ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 2 AOÛT 2025 – 13e ANNÉE (n° 5006).
ILLUSTRATIONS. Egypte : Phyllae – Le kiosque de Trajan (cliché d’en-tête). Puis églises de Santa Barbara, église copte et divers clichés ou cartes postales coll. H. Ribot).
LES FÊTES : Le 2 août, nous fêtons les quelques 300 000 personnes à se prénommer JULIEN et 25 000 à porter Julien comme nom de famille !
En fait JULIEN désigne plusieurs saints des Églises chrétiennes. Rien que pour le martyrologe de Rome, on trouve 35 personnages nommés ainsi.
Relevons cependant que JULIEN L’HOSPITALIER est le patron des hôteliers et des charpentiers, et que JULIEN-EYMARD est celui des Bateliers.
Dans le calendrier républicain, c’était le 15e jour du mois de thermidor An II, celui que Fabre d’Eglantine a dédié à la BREBIS.
LE MOT DU JOUR :
« Le désespoir a souvent gagné des batailles », Voltaire (La Henriade, X, 25, 1723).
DICTON : «Chaleur d’août, c’est du bien partout»
LE MOT DU JOUR est d’auteur inconnu mais cité par Jean-Loup Chiflet : « Il faisait si chaud que sur le thermomètre on pouvait lire : voir colonne suivante ».
Qu’on se le dise !
ÉPHÉMÉRIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

(La Seyne-sur-Mer : Institut Michel Pacha, Tamaris. Cl. H. Ribot)
LA SEYNE-SUR-Mer :261e livraison. –1802 – été : le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.

Ollioules-Evenos : le tramway à impériale au niveau de la roche percée dans les gorges. Coll. H. Ribot)
OLLIOULES : 259e livraison. XVe s. : à Ollioules, train de vie et de maison de Jaume Deydier d’après De Ribbe, 1898, p. 422 et suiv. [Tout est organisé pour l’agriculture. A son service est toujours un valet remplissant l’office de muletier ou de bouvier, lequel est employé au labourage et à tout faire . La pièce qui suit contient un accord rédigé en provençal daté du 18 août 1488, dans lequel Anthony Felix accepte de servir et de gérer les mules pour une période d’un an. En échange, il recevra un salaire de 18 florins, payables en trois termes.] (Pour la pièce complète, voir le texte infra).

(Sanary – Ecole de Sainte-Trinide, 1972)
SANARY – 359 livraison –1899 – 2 août : MORT DU GÉNÉRAL ROSE – Le 2 août 1899, le Général ROSE, restaurateur du domaine de la MILLIERE, et un des créateurs des Vins de BANDOL, meurt. Il est inhumé à SANARY dans un tombeau qu’il a fait construire depuis peu par l’entreprise GERMAIN. La rue de l’HOTEL DE VILLE prend le nom de Général ROSE le dimanche 21 novembre 1899. Il laisse 100F au Bureau de Bienfaisance et son buste à la Mairie. Sa légataire universelle, Madame de LA PERELLE, acceptera ce leg fait à SANARY.

(Editions-de-France-1003-Marseille-Fontaine-Cantini)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 559e livraison –1299 – 2 août : commune de Marseille (charte aux archives municipales de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Aquade Malopasseto. MALPASSET – hameau en 1872, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Malpassetum, 11 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
2. Passum de Rodeill. PAS DE RODEL – quartier rural, entre Mal-Passetet la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires).
3. Vallis dels Ricartz. VAL DE RICARD – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Autre mention Vallis Ricardorum, 21 mai 1303 (acte notarié)..
4. Val Monezil (charte aux archives municipales). VAL-MONNIERE – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).
EPHEMERIDES

(Egypte 2022)
-L’INTÉGRALE.
–1165 – 2 août : Acte n° 240, cartulaire de Montrieux, limites des possessions de Montrieux . [Boyer R., p. 628 : Le pape Alexandre III adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il prend le monastère sous sa protection, ordonne aux religieux qui vivent selon la règle de saint Benoît et l’observance cartusienne (ordo monasticus qui secundum Deum et beati Benedicti regulam et curtusiensium fratrum observantiam) de leur être fidèles, et confirme la donation faite au monastère de Montrieux par Fredol d’Anduse, abbé de Saint-Victor de Marseille ; il confirme également les limites des possessions de Montrieux, savoir :] gurges Cirban, Vidilium, agulle Montis Rivi, castellum Bucca Unche, sanbula Rotunda, podium Rigaios, Alaire, vertex montis Aramberti, rivus Gapelli, sclausa Gaufredi de Signa, vertex Belli Montis, Costa Orphanella..
–août 1178 – Bertrand de Marseille et ses neveux, Guillaume le Gros et Raimond Barral, seigneurs de Marseille, exemptent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de toute redevance de quai et autres droits de mer et de terre ; ils leur donnent le droit de faire pâturer leurs propres animaux sur les terres qu’ils possèdent. (IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 175).
–1209 – 2 août : CHÂTEAU DE LANçON – Fait à Arles – Serment donné par Hugues de Baux et Raimond, son neveu, qu’il livrera à la première réquisition du légat Milon le château de Lançon, tenu au nom de l’Eglise (acte des vicomtes de Marseille n° 341, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Epistolae Innocenta III. édit. Baluze, 1. II. p. 37. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n“ 143).
–1273 – 2 août : Actes 354, cartulaire de Montrieux (droits de pacage de Montrieux sur le territoire de Mazaugues), daté du 2 août 1273 [Boyer, p. 654 : Mazaugues – Guillaume Rostan, chevalier, et Béatrice, son épouse, accordent aux chartreux de Montrieux des droits de pacage sur le territoire de Mazaugues. Témoins :] magister Pontius, scriptor de Podio Lupario ; Aycadrus de Masalgis, clericus ; Jacobus Melle de Bellojencerie, Guielmus de Masalgis, domina Mateuda de ejusdem castri. [Notaire :] P. Taloni…
–1299 – 2 août : commune de Marseille (charte aux archives municipales de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Aquade Malopasseto. MALPASSET – hameau en 1872, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Malpassetum, 11 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
2. Passum de Rodeill. PAS DE RODEL – quartier rural, entre Mal-Passetet la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires).
3. Vallis dels Ricartz. VAL DE RICARD – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Autre mention Vallis Ricardorum, 21 mai 1303 (acte notarié)..
4. Val Monezil (charte aux archives municipales). VAL-MONNIERE – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).
–1356 – août : RESISTANCE DES VILLES A AMIEL DES BAUX ET A SES LIEUTENANTS – Août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers. (Encyclopédie des Bouches du Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).
–1361-1364 : GUILLAUME GRIMOARD (futur URBAIN V), 45e ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 38e selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. GUILLAUME GRIMOARD, 2 août 1361-1364. Elu pape le 28 septembre 1362, il confie alors le gouvernement de l’abbaye à des vicaires généraux : Guillaume de l’Orme, 23 déc. 1362 et Pons de l’Orme, 13 février 1364 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–XVe s. : à Ollioules, train de vie et de maison de Jaume Deydier [d’après De Ribbe, 1898, p. 422 et suiv.) Tout est organisé pour la culture. A son service est toujours un valet remplissant l’office de muletier ou de bouvier, lequel est employé au labourage et à tout faire . La pièce qui suit contient un accord passé devant témoin, rédigé en provençal daté du 18 août 1488, dans lequel Anthony Felix accepte de servir et de gérer les mules pour une période d’un an. En échange, il recevra un salaire de 18 florins, payables en trois termes.:] 1488, die 18 d’ahost – Ay acordat Anthony Felix, loqual a demorat ben tres ans passas per mullatier ambe nos ; et aras, de present, si torna acordar a nos servir et governar nostres mulles, a lavorar, a totas fazendas lecitas et honestas (ceci pour couper court à des abus de pouvoir de la part des maîtres), per lo temps et spasi de hun an… Et li doni de guages deddich an … 18 florins, paguadors per ters de temps : present mon compayre Vina.

–1501 – 2 août : COMMUNE D’AUBAGNE (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Las Aulbos. LES AUBES – quartier rural (1872), près de Baudinard. Amansus , premier supérieur de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune, fonda dans ce quartier de Las Albas (charte aux archives de l’Evêché) un hospice qui retint le nom de Domus Ybelne (Achard, Dictionnaire Géographique). PREMIERE MENTION : 15 mai 1476, Las Albas (charte aux archives de l’Evêché).
2. Bercemut. BAUX DE GOUTTE – lieu-dit, près de Ruissadel (1872). Première mention : Baus de Gote alias Gota, 30 juillet 1501 (registre aux archives de l’Évêché).
3. Vallatum de Bercennut. BEC-CORNU, sommet d’une des collines qui dominent le territoire d’Aubagne, près de Ruissadel. Première mention : Bouc cornut, 13 juillet 1501 (acte aux archives de l’Evêché).
4. Vallon de Corp. BELLE-VISTE – lieu-dit, quartier de Solans. Première mention : Belleria, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
5. Four de Campis. Le CAMPIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Campier, 4 août 1501 (acte aux archives de l’Evêché). Première mention : Camps, le 5 août 131 (ibid.).
6. La Julhenta (acte aux archives de la Major). LA JULIANE – bastide, quartier de Camp-Major (1872).
7. Nego-Pouilhin ou Nega-Polhim – lieu-dit, quartier des Paluds (acte aux archives de l’Evêché).
8. Pasquerium. LE PESQUIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Première mention : Al Pesquier, 13 mai 1476 (ibid.).
–1569 – 2 août : GUERRES DE RELIGION – La ville de Saint-Gaudens est pillée par les Huguenots du comte de Montmorency.
–1589 – 2 août : MORT DE HENRI III, ROI DE FRANCE, Henri de Navarre lui succède sous le nom de Henri IV.
–1625 – 2 août : MARIN, curé de Sanary (Rotger B., 1984).

–1707 – 2 août : SIÈGE DE TOULON PAR L’ARMÉE DU DUC DE SAVOIE – Pendant la nuit du 2 août, l’ennemi établit une parallèle pour se protéger du feu de la place de Toulon. Ce retranchement réunit la hauteur d’Artigues à Ste-Catherine, descend dans la plaine, passe au pont de l’Eygoutier et va jusqu’à la hauteur de Lamalgue. Les Alliés établirent derrière ce retranchement et sur les hauteurs de Lamalgue des batteries au nombre de quatre d’abord, puis de huit ensuite. Elles couvrirent de projectiles le rempart et la ville. Les forts de Ste-Marguerite et St-Louis furent aussi battus en brèche (Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms.).
–Du 2 au 8 août 1720 : PESTE – 50 morts par jour : gratuité des soins, on enterre de nuit, fuite des Marseillais, chômage ; Toulouse et Nîmes se ferment aux Marseillais.
–1768 – 2 août : La CAMPANE – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (mention au registre aux archives de la Major).
–1788 – 2 août : Brienne annonce la convocation des états généraux pour le 1er mai 1789 mais, contraint de suspendre les paiements de l’Etat, il doit démissionner (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1789 – 2 août : L’ASSEMBLÉE SE TROUVE DEVANT UN CHOIX DIFFICILE – elle peut certes rétablir l’ordre, en brisant l’union du 14 juillet et en rassemblant le roi et la bourgeoisie contre les campagnes ; elle peut également apaiser les troubles en prêtant davantage l’oreille aux réclamations paysannes. Mais elle serait alors contrainte de dépasser ses objectifs originels en ce qui concerne l’expropriation de la noblesse et du clergé. L’alternative est délicate, mais, à présent, l’Assemblée doit aller très vite (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 2 AOÛT).
–1791 – 2 août : Le clergé s’insurgeait contre les nouvelles lois le régissant et, le 2 août, jour du renouvellement du serment, le curé et trois de ses » vicaires n’acceptèrent pas de reconnaître l’évêque élu et refusèrent de prêter serment. Ils remirent les clefs de la maison curiale au maire. Le vicaire Icard porta le serment suivant la formule et sans restriction. Il fut ainsi déclaré prêtre assermenté et nomme pro-curé de la paroisse tandis que le curé Boyer et ses collègues, non assermentés, étaient avisés qu’ils avaient cessé d’être fonctionnaires publics et considérés comme réfractaires. Les révolutionnaires de La Ciotat avaient orné la statue de la Vierge de la paroisse d’une écharpe tricolore en bandoulière. Tandis que le curé officiel exerçait ses fonctions dans l’église des pères Servîtes, les insermentés étaient tolérés dans l’église des Minimes. (Marius DEIDIER – Histoire La Ciotat, 1965).
–1793 – 2 août : A La Ciotat, la municipalité girondine Magloire Olivier célébra à la paroisse, par un Te Deum, la fête nationale du 14 Juillet puis, avec le clergé constitutionnel, la cérémonie continua à la Tasse à l’autel de ta Patrie où le citoyen président prononça un discours dans lequel il exprimait son mécontentement pour l’abstention des gens de son parti aux cérémonies du 14 Juillet. Magloire Olivier les blâma publiquement, le 2 août, dans une proclamation écrite dans le style du temps ampoulé et rempli d’allégories et de réminiscences antiques. On engageait les citoyens retirés depuis le commencement des troubles à leurs maisons de campagne et n’en sortant plus que pour des affaires très importantes, à revenir en ville parmi leurs concitoyens (Marius Deidier, Histoire de La Ciotat,1965).
–1793 – 15 juillet : Armée – Guerre – Population – Société – le 15, Carteaux s’installe au camp du Pontet à deux kilomètres d’Avignon, où le capitaine Bonaparte se présente à lui. Ce jeune capitaine d’Artillerie qui a quitté Nice le 8 juillet devait se rendre à Avignon pour organiser un convoi de poudre à destination de l’armée d’Italie, mais il n’a pu dépasser Cadenet, et le voilà bien embarrassé. Il est vraisemblable que Ca
–1793 – 2 août : A La Ciotat, la municipalité girondine Magloire Olivier célébra à la paroisse, par un Te Deum, la fête nationale du 14 Juillet puis, avec le clergé constitutionnel, la cérémonie continua à la Tasse à l’autel de ta Patrie où le citoyen président prononça un discours dans lequel il exprimait son mécontentement pour l’abstention des gens de son parti aux cérémonies du 14 Juillet. Magloire Olivier les blâma publiquement, le 2 août, dans une proclamation écrite dans le style du temps ampoulé et rempli d’allégories et de réminiscences antiques. On engageait les citoyens retirés depuis le commencement des troubles à leurs maisons de campagne et n’en sortant plus que pour des affaires très importantes, à revenir en ville parmi leurs concitoyens (Marius Deidier, Histoire de La Ciotat,1965).
–1794 – 2 août (15 thermidor de l’an II) : Lors de la séance du 15 thermidor an II de la République française une et indivisible (2 août 1794), il n’y a aucune allusion du conseil général du Beausset aux événements parisiens qui ont entraîné la chute de Robespierre et de ses partisans. Trois sujets sont à l’ordre du jour. Tout d’abord, l’achat de onze moutons par la commune. Ensuite un certificat de civisme est établi pour deux beaussétans qui l’ont demandé depuis les frontières du nord de la France. Il s’agit de François Pélissier, sous-lieutenant du 4ème bataillon du Var, et Victor Prébois, lieutenant de ce même bataillon. Enfin, la troisième délibération nous confirme qu’il y a au Beausset à cette date un » comité de surveillance » en activité. Les membres de ce comité sont invités à désigner un concierge pour son local. Ce concierge recevra comme appointements 300 livres par an.
–1795 – 2 août (15 thermidor)
La Convention ordonne la célébration du 10 août dans toutes les communes de France et aux armées.
Le 27 juillet (9 thermidor), avec l’entrée en fonctions des commissions militaires formées par Tallien et Blad pour juger les émigrés capturés à Quiberon, sur 751 émigrés condamnés, 748 ont été fusillés. Le 2 août, la Convention rappelle à Paris ses deux représentants (Yann Fauchois, 2001).

–1798 – 1er et 2 août : La flotte française est vaincue à Aboukir par Nelson (Pierre Goubert, Initiation…). La flotte française est détruite par Nelson à Aboukir (E. Cavaignac, Chronologie de l’histoire mondiale, 1934). Le premier août à 02h30 après-midi l’escadre anglaise apparut à l’horizon d’Aboukir toutes voiles dehors. Il ventait grands frais nord-ouest. L’amiral était à table avec ses officiers ; une partie des équipages et des chaloupes était à Alexandrie, à Rosette ou à terre sur la plage d’Aboukir. Son premier signal fut d’ordonner le branle-bas ; son 2nd, ordre aux chaloupes qui étaient à Alexandrie, à rosette et à terre de rejoindre leur vaisseau ; le 3e, ordre fut aux équipages des bâtiments de transport qui étaient à Alexandrie de se rendre par terre à bord de ces vaisseaux pour en renforcer les équipages ; le 4, ordre de se tenir prêt à combattre ; le 5e, ordre de se tenir prêt à appareiller ; le 6e à 05h 10 min, ordre de commencer le feu. L’escadre anglaise arrivait avec la plus grande rapidité mais elle ne montrait que 11 vaisseaux de 60, un de 50 et une petite corvette. Il était 5 h après-midi et il ne paraissait pas possible qu’avec des forces si inférieures l’amiral anglais voulût attaquer la ligne, mais 2 autres vaisseaux étaient à l’ouest d’Alexandrie hors de vue, ils n’arrivèrent sur le champ de bataille qu’à 8 h du soir. La ligne d’embossage de l’armée française était composée :
la gauche par le Guerrier, le Conquérant, le Spartiate et l’Aquilon, tous les quatre de 74, la Sérieuse frégate de 36 était derrière le Guerrier,
le centre par le Peuple souverain de 74, le Franklin du 80, L’Orient de cent vingt, le Tonnant de 80, l’Artémise frégate de 40, l’Alerte et le Castor 2 petites corvettes mouillaient derrière l’amiral ;
la droite était composée de l’Heureux de 74, le Timoléon de 74, le Guillaume Tell de 80 que montait l’amiral de Villeneuve, le Mercure de 74, le Généreux de 74, derrière le généreux étaient mouillées les frégates la Diane et la Justice, chacune de 44, les meilleures de la flotte.
L’escadre anglaise marchait dans l’ordre suivant: Le Culloden en tête, Le Goliath, le Zélé, l’Orion, l’Audacieux la Thésée, le Vanguard vaisseau amiral, le Minotaure, le Bélérophon, la Défense, le Majestueux, tous de 74, le Léandre de 50 et la Mutine corvette de 14 canons, l’Alexandre, le Swiftsure deux vaisseaux hors de vue à l’ouest d’Alexandrie. […] L’ordre de Nelson fut d’attaquer vaisseau par vaisseau, chaque vaisseau se plaçant par le travers de la proue du vaisseau français […] . Après des échanges, les vaisseaux anglais avaient plus souffert que les vaisseaux français par la supériorité du feu de l’Orient du Franklin et du Tonnant. Il est probable que le feu se soutiendrait ainsi toute la nuit et qu’enfin l’amiral Villeneuve prendrait part à l’action. Mais sur le coup de 9h du soir le feu prit à Lorient ; à 10h, il sauta, ce que décida la victoire en faveur des Anglais. Son explosion fut épouvantable ; pendant une demi-heure le combat cessa. La ligne française recommença de feu et la canonnade fut vive jusqu’à 3 h du matin le 2 août (à suivre). Référence : « Les batailles célèbres des armées françaises – 1796 à 1815 – écrites à Sainte-Hélène sous la dictée de l’Empereur. Nouvelle édition revue. Limoges, vers 1860).

–1799 – 2 août :
1. JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) – « Vendredi 26 [2 août 1799] Arrivée d’une lettre des Français relatant ce qui est arrivé. Je n’ai pu être en mesure de la reproduire. »
2. MEMOIRE DE NAPOLEON – « Alexandrie, le 15 thermidor an 7 (2 août 1799)
-courrier du général en chef Bonaparte au général dugua. Le fort d’Aboukir ; citoyen général, oui l’ennemi avait sa réserve pendant la bataille, et qui avait été renforcé par quelques fuyards, vient de se rendre. Nous n’avons pas cessé de lui jeter des bombes avec 7 mortiers, et nous l’avons entièrement rasé avec 8 pièces de 24. Nous avons fait 2500 prisonniers, parmi lesquels se trouve le fils du pacha et plusieurs de leurs grands. Indépendamment de cela, il y a un grand nombre de blessés et une quantité infinie de cadavres. Ainsi, de 15 à 18000 hommes qui avait débarqué en Egypte, pas un homme n’a échappé ; tout a été tué dans les différentes batailles, noyés ou fait prisonniers, le reste file sur le Caire. Le 18, nous serons tous à Ramaiah. Faites mettre les anglais au fort de Sullowski ; Préparer un logement à la citadelle pour le pacha, son fils, le grand trésorier, une trentaine de grands, et à peu près 200 officiers du grade de colonel jusqu’à celui de capitaine. S’il est nécessaire, vous pourrez mettre les prisonniers arabes dans un autre fort. Quant au soldat, j’en enverrai du Caire à Damiette, Belbeis, Salabieh, pour les travaux. 18 vaisseaux de guerre et l’escadre de Brest sont depuis 2 mois à Toulon ; ils sont bloqués par l’escadre anglaise. Les marins prétendent ici qu’ils arriveront en toute sûreté au mois de novembre. Il doit vous être arrivé des cartouches et beaucoup d’artillerie que j’ai ordonnées d’envoyer de rosette au Caire. »
-Courrier de Bonaparte au général Menou. […] Je désire que vous restiez encore quelques jours à aboutir pour mettre les travaux en train et réorganiser tout dans cette partie. Ordonner à l’adjudant général Jullien de se rendre à Aboukir. Au lieu de laisserait le commandement lorsque vous verrez les choses dans un état satisfaisant. »

–1802 – été : le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.
—1802 – 2 août (4 août ?) : CONSULAT A VIE – sénatus-consulte instituant le Consulat à vie après un plébiscite (Jean-Charles Volkmann, 1997). La marche vers l’Empire a commencé pour Bonaparte (cf. le 2 août 1804).
Le 14 thermidor an 10 (2 Août 1802), le Sénat proclame BONAPARTE, Cambacérès et Lebrun, Consuls à vie. Le 16 thermidor, la Constitution de l’an 10 nomme Bonaparte Premier Consul à vie[1]
Gueniffrey P., 2001 : Le 14 thermidor an 10 (2 Août 1802), par plus de 3 568 885 oui contre 8374 non, le Sénat proclame BONAPARTE, Cambacérès et Lebrun, Consuls à vie. Le 16 thermidor, la Constitution de l’an 10 nomme Bonaparte Premier Consul à vie.]
–1804 – 2 août : ETABLISSEMENT DE L’EMPIRE – Proclamation des résultats du plébiscite sur l’établissement de l’Empire, qui est approuvé par 3 521 675 oui contre 2579 non (Gueniffey P., 2001, p. 1327).
–1815 – 2 août : ASSASSINAT DU MARÉCHAL BRUNE– Appelé à Paris par le ministre de la Guerre, le maréchal Brune adressa, le 31 juillet, un ordre du jour à ses troupes et, le lendemain, à 3 heures du matin, il prenait la route de la capitale. En chemin, l’infortuné maréchal devait trouver une mort horrible car il fut assassiné à Avignon le 2 août 1815 par une bande de forcenés et de fanatiques. Mais la promesse qui lui avait été faite fut tenue ; les alliés n’entrèrent pas à Toulon qui ne connut pas ainsi, grâce à ce soldat de l’Empereur, la honte de l’occupation étrangère (Louis Baudoin, 1965, p. 455).
–1823 – 2 août : MORT DE LAZARE CARNOT qui fut successivement mathématicien, physicien, général (« l’organisateur de la victoire ») et homme politique.
–1830 – 2 août : ABDICATION DU ROI – A la suite des Trois glorieuses, le roi Charles X abdique. Louis-Philippe lui succède.

–1867 – 2 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vendredi, St Etienne – Vent d’ouest – bonne brise – pendant la nuit dernière, il y a eu un orage violent accompagné de tonnerres et de grêle mais l’eau n’a pas été bien abondante.
En sondant le terrain de la campagne, j’ai trouvé une épaisseur mouillée d’un travers de doigt environ. C’est égal, les arbres et les plantes ont été contents de boire par les feuilles à défaut des racines, car depuis le mois de janvier, il n’est pas tombé assez d’eau pour les satisfaire.
(à suivre).
–1885 – 2 août : ÉCLAIRAGE AU PÉTROLE A SAINT-MANDRIER – Pour la section de Saint-Mandrier, le conseil municipal de La Seyne adopte un projet d’éclairage au pétrole comportant onze becs. Le conseil autorise l’administration à faire confectionner les réverbères suivant le croquis exécuté par M. Audemard. Lorsqu’on remplaça l’huile par le pétrole, il y eut des réticences dans le hameau. Le pétrole coûtait cher et représentait le «modernisme». En 1885, M. Giraud, grand-Père de Mme Pascalin, tenait la Boulangerie de «La Vieille-, et s’éclairait encore avec la lampe à huile pour faire le pain. Son fils insistait pour le voir utiliser la lampe à pétrole, mais il ne voulait pas de peur que le pain ait le goût du pétrole (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).
–1891 – 1er et 2 août : Fête nationale suisse – Le 1er août est le jour de la fête nationale suisse. La première fête dura deux jours, les 1er et 2 août 1891. La Suisse officielle se rassembla le 1er août pour une grande représentation théâtrale à Schwytz avec 960 figurants qui représenta toute l’histoire suisse par des tableaux vivants et des chants patriotiques. La seconde partie, le 2 août, au Grütli était une partie plus émouvante avec la cantate de Tell, promenade en bateau et illumination des sommets alentour avec des feux. D’autre part, pour les fêtes cantonales, locales et des Suisses de l’étranger un programme commun minimum est édicté : 1er août « Sonnerie de toutes les cloches à 19 heures puis feux de joie sur les hauteurs » et pour le 2 août « Service divin avec allocution et caractère patriotique », tout autre événement est laissé à l’appréciation des cantons et communes. La colonie suisse de Paris organisa une fête grandiose dont la date fut avancée au 12 juillet 1891.
–1891 – 2 août : LE PETIT VAR STIGMATISE L’ATTITUDE XENOPHOBE DE CERTAINS COMITES DES FÊTES : « Le lauréat perpétuel [Estienne] n’est , paraît-il, accepté nulle part dans les concours et cependant son nom s’inscrit parmi les concurrents d’un jeu suffisant à attirer un millier de spectateurs en plus dans la localité où il était organisé […]. On invoque dans certaines communes des raisons de nationalité qui n’ont rien à voir avec de telles questions. Le « grand Estienne » est d’origine italienne mais dans les grands tournois organisés en France, régates ou courses de chevaux, l’internationalité n’est jamais un motif d’exclusion. Nous osons dire que c’est quelquefois ce caractère cosmopolite qui consacre le charme de ces tournois nautiques ou hippiques. Les Espagnols ne furent-ils pas admis à nos régates à l’aviron l’année dernière lors des fêtes locales. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour le jeu de paume ? Le « grand Estienne » qui, jadis choyé, recherché par toutes les localités, se voit refuser les portes aujourd’hui, prétextant qu’il est étranger ! [ … ]. »
Quatre jours plus tard, la localité du Beausset le mit hors concours en lui décernant une médaille commémorative de son mérite et de son adresse mais l’écarta des gains de la victoire. L’allusion de l’article précité montre que la crispation nationaliste ne touchait pas les pratiques sportives qui avaient encore un caractère mondain et moderne affirmé et qui développaient une sociabilité ouverte incluant les étrangers mais qui gardaient une nette distance sociale.(d’après « Le Petit Var » du 2 août 1891, cité par Jean-Pierre Gauguin, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1894 – 2 août : Le cuirassé Brennus est envoyé à Brest pour y poursuivre ses essais. D’importants travaux d’allégement des superstructures ont été décidés qui débutent le 1er décembre.
–1899 – 2 août : MORT DU GÉNÉRAL ROSE – Le 2 août 1899, le Général ROSE, restaurateur du domaine de la MILLIERE, et un des créateurs des Vins de BANDOL, meurt. Il est inhumé à SANARY dans un tombeau qu’il a fait construire depuis peu par l’entreprise GERMAIN. La rue de l’HOTEL DE VILLE prend le nom de Général ROSE le dimanche 21 novembre 1899. Il laisse 100F au Bureau de Bienfaisance et son buste à la Mairie. Sa légataire universelle, Madame de LA PERELLE, acceptera ce leg fait à SANARY. Né à Toulon le 25 septembre 1812, le général ROSE était le fils de Hugues et de Anne Thérèse Fany CALLENES. Veuf en premières noces de Gracieuse DARRICARERE qui décéda en 1864, il se remaria avec Caroline MINVIELLE en 1869. Le général ROSE acheta une partie du château et des terres de la Millière appartenant à Jean-Baptiste FLOTTE . Il rénova le domaine pour venir y finir ses jours. Sa seconde épouse acheta en juillet 1874 une autre partie de cette propriété à Jean-Louis GRANET afin de lui redonner sa superficie ancienne. La carrière militaire du général ROSE dura 38 ans, en France, en Algérie, en Italie, et Orient. Il eut de nombreuses citations. Il légua la somme de 1000 francs ainsi que son buste en marbre. Il fit du bien autour de lui, jusqu’à sa mort, le 2 août 1899 en son château de la Millière. Sa dépouille, ainsi que celle de sa femme, sont au vieux cimetière de Sanary. Son nom fut donné à la rue de l’Hôtel de Ville le dimanche 21 novembre 1899.

–1900 – août : MARSEILLE – JOSEPH GARIBALDI. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours.
–1914 – 2 août : GUERRE – MOBILISATION GÉNÉRALE –
1. LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DÉCRÈTE LA MOBILISATION GENERALE. La France et l’Allemagne vont entrer en conflit.
Le dimanche 2 août, ayant recensé les sources les plus diverses, les Français se situent « à peu près à égale distance de la consternation et de l’enthousiasme, amalgamant en quelque sorte la résignation et le sens du devoir ».
À la salle Wagram, le 2 août, à la réunion du Parti socialiste qu’avait convoquée Jaurès, Edouard Vaillant, le vieux révolutionnaire de la Commune, déclare :
« En présence de l’agression, les socialistes rempliront tout leur devoir. Pour la Patrie, pour la République, Pour l’Internationale ».
Beaucoup d’habitants de la section de Saint-Mandrier étant marins sont incorporés dans la marine nationale dont une armée navale puissante était basée à Toulon sous le commandement de l’amiral Boué de la Peyrière qui avait son pavillon sur le cuirassé Courbet. Le chantier du Creusot à Saint-Mandrier va fonctionner un peu au ralenti jusqu’au 20 août 1915. (Gisèle Argensse, 1989, p. 146 et 149).
2. MORT DE JULES ANDRE PEUGEOT, premier tué de la première Guerre mondiale.
3. LES DIFFERENTS ÉTATS-MAJORS ESCOMPTAIENT UNE GUERRE COURTE, FONDÉE SUR DE RAPIDES MOUVEMENTS D’ARMÉES : nul n’avait mesuré combien la puissance de feu des armes modernes modifiait les conditions de la stratégie. La tentative de débordement de la France par le nord, menée par l’armée allemande au prix de la violation de la neutralité belge, sera bloquée sur la Marne en septembre 1914 après des succès initiaux.
–1914 après le 2 août : Saint-Mandrier – Louis Clément, qui appartient à l’administration des PTT, est mobilisé pendant la guerre, il est incorporé dans le service des transmissions de l’amirauté implanté à Toulon. Le jeune militaire rencontre celle qui deviendra son épouse dans un bureau de la Poste centrale où elle exerce comme standardiste. Marie-Léontine Hasselot, née en 1890, est une réfugiée lorraine (Ken Nicolas, vol. 1).
La grande porte de bois va être remplacée par un portail en fer (Gisèle Argensse, 1989, p. 146 et 149).
–du 2 août 1914 au 11 novembre 1918 : Le nombre de corps inhumés dans le cimetière de l’hôpital de Saint-Mandrier, pendant la période du 2 août 1914 au 11 novembre 1918, s’est élevé à 1821, dont 128 ennemis, ainsi répartis : Allemands: 50 ; Autrichiens : 30 ; Bulgares : 36 et Turcs : 3 ;
–1922 – 2 août : Chine – Le typhon Swatow, accompagné d’un tsunami, frappe la ville de Shantou. Environ 50 000 personnes périssent et une grande partie du delta du fleuve Han est dévastée. Des bateaux sont emportés jusqu’à 3,5 kilomètres plus au nord.
–1929 – 2 août : ALAIN GERBAULT – Le 2 août 1929, Alain Gerbault reçoit la Légion d’honneur à bord du torpilleur « L’Adroit ».
–1934 – 2 août : MYSTÈRE AUTOUR DE LA MORT DU MARÉCHAL VON HINDENBURG – Un mystère élucidé ? A la fin de juillet 934, le vieux maréchal von Hindenburg demandant à son médecin :
– L’ami Heinz est-il déjà dans la maison ? ».“ L’ami Heinz ”, c’est ainsi que l’on appelle parfois la Mort en Allemagne.
-Non, répondit le médecin, mais il rôde dans le jardin.
Et le 2 août, à neuf heures du matin, “ l’ami Heinz ’’ quittait le jardin, entrait dans la maison et emportait avec lui l’âme du “ vieux monsieur ” — der alte Herr. Or, à midi, en même temps que l’annonce de la mort, on faisait savoir au Reich qu’une loi avait réglé la succession du maréchal : Hitler cumulerait ainsi les fonctions de chancelier avec celles du président de l’État.
Ce même matin, l’armée, la marine et, bien entendu, les membres du Parti, prêtèrent serment au chef suprême de l’Allemagne. – N’était-ce pas un peu précipité peut-on raisonnablement se demander ?
Si l’on se réfère à l’avis de M. François-Poncet, ambassadeur de la France à Berlin, il n’est pas plausible qu’une révolution de cette portée ait été accomplie en trois heures. Il est même plus que probable que le maréchal était mort le 1er août et qu’on a caché la nouvelle pendant vingt-quatre heures pour se donner le temps de rédiger la nouvelle loi et de faire prêter serment.
Pourquoi ce scénario ? Le “ vieux monsieur ” attendant depuis plusieurs semaines la visite de « l’ami Heinz”, rien de surprenant à ce que tout ait été minutieusement préparé. Et cette préparation aurait pu être tenue secrète direz-vous ? Cela paraît plus aisé que de cacher la mort du chef d’État durant vingt-quatre heures. Le secret est encore plus grave. A la mort du “vieux monsieur”, Goebbels, ministre allemand de la Propagande, déclara que le défunt n’avait laissé aucun message post mortem. Or, deux semaines après la visite de “ l’ami Heinz ”, on retrouve un testament approuvant l’action menée par Hitler qui avait permis à l’Allemagne de franchir “ un pas décisif ” et souhaitant que cette action puisse continuer à se développer. Chacun sait avec quelle répugnance Hindenburg haïssait le chancelier qu’il avait été obligé d’accepter. Or, ce document a miraculeusement été retrouvé et publié la veille du plébiscite par lequel on invitait le peuple allemand à donner son accord à la réunion des fonctions de Chancelier et de Président du Reich entre les mains de Hitler. N’est-il pas vraisemblable que le testament ait été fabriqué de toutes pièces ? (d’après André Castelot, 1962)
–1936 – 2 août : MORT DE LOUIS BLERIOT.
–1940 – 2 août : CONDAMNATION À MORT DU GÉNÉRAL DE GAULLE – «L’ex-général de Gaulle», précédemment mis à la retraite avec le grade de colonel à titre disciplinaire, puis condamné à quatre ans de prison, est condamné à mort pour « trahison » (Le Petit Journal du 2 août 1940). Le tribunal militaire le condamne aussi à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens pour atteinte à la sûreté de l’état et désertion à l’étranger en temps de guerre (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).
–après le 2 août ? : Les démobilisés reviennent au village et touchent une prime de démobilisation de 800 F (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).
–après l’armistice : Démobilisé, Toussaint Merle reprend son poste d’instituteur à la rue Messine. Dès la mise en place de la Municipalité vichyssoise, il prend des contacts avec les vieux militants locaux du Parti communiste : François Cresp, Georges Monaco, Odiardo, Giraudeau,… Il n’envisage même pas de rencontrer les socialistes seynois dont il condamne le manque de réaction contre les pouvoirs du nouveau régime politique. Au cours d’une réunion clandestine chez le garagiste Monaco, le Parti communiste est reconstitué avec des éléments nouveaux, la plupart des anciens se trouvant dans les camps et les prisons de France et d’Algérie. Toussaint Merle y adhère donc dans une période particulièrement dangereuse, celle de la clandestinité (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1944 – 2 août : CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE :
La percée d’Avranches fut le moment décisif de la bataille de Normandie. Dans une entreprise téméraire, le général US Patton lança sur un pont unique, sa troisième armée dans le goulet d’Avranches pour la faire déboucher en France, dans de grands espaces libres. En 72 heures, pas moins de sept divisions, soit plus de 100 000 hommes et plus de 1500 véhicules s’engouffrèrent ainsi. Un tour de force sans précédent ! Après quoi, les forces américaines s’étalèrent en éventail dans la campagne française.
Agissant selon les principes de Guderian, Patton fonçait, laissant à l’infanterie le soin de protéger les flancs de son armée blindée, lui-même n’ayant qu’un seul objectif « … en avant ! », alors qu’au même moment, le général von Choltitz dira au commandant de la VIIe armée allemande, le général Hausser, « si la porte d’Avranches n’est pas refermée sur le champ, tout le front allemand en France va s’effondrer. »
Le 4 août, Rennes tombait ouvrant la porte en direction de Paris. (Paul Carell, Ils arrivent).
–1945 – 17 juillet – 2 août : Conférence de Potsdam à laquelle Charles de Gaulle n’est pas invité (Jean-Charles Volkmann, 2003).

–1954 – 2 août :
-MORT DE COLETTE dans son appartement. Voici, en vrac, quelques-uns de ses livres présents dans ma bibliothèque : « Claudine à Paris », Albin Michel, 1931, 250 p. ; « Mitsou ou comment l’esprit vient aux filles », Paris, Arthème Fayard, 1946, rééd. Paris, Livre de Poche, n° 630, 1960, 182 p. ; « L’entrave », Flammarion, rééd. J’ai Lu 106, 1969, 248 p. ; « Le blé en herbe », Flammarion, 1969, rééd. Famot, Genève, 1975, 252 ; etc.
-LA REALITE DÉPASSE LA FICTION – Les jeunes filles ayant passé le C.A.P., qui ont versé les 200 francs réglementaires, sont priées de retirer leur corsage dans un délai maximum de 8 jours au bureau des H.L.M. (vu dans Progrès du 2 août 1954).
–1965 – du 29 juillet au 2 août : Déroulement de la fête locale de Saint-Mandrier clôturée par la célèbre bouillabaisse populaire préparée par les pêcheurs. Participent le Bagad et la fanfare du Groupe des écoles des mécaniciens, la clique locale « l’Echo de la Presqu’île » dont le président Marcel Levesque et le chef de musique Michel Calone assurent la bonne marche, la société folklorique « La Respelido », dont M. Roger Portal assure la direction, entraîne les tambourinaires MM Jean Clément, Jean Marie Braxmeyer, Edouard Pescio. Un professeur de danse s’occupe clés danseurs et danseuses, Mme Sophie Pascalin s’occupe des costumes, M, Sage et Melle Fauchon président le groupe avec une grande compétence (Gisèle Argensse, 2000, p. 78).
–1973 – 2 août : MORT DU RÉALISATEUR JEAN-PIERRE MELVILLE.
–1980 – 2 août : TERRORISME, 80 MORTS EN ITALIE : A Bologne, un attentat terroriste d’extrême-droite fait 80 morts à la gare.
–1992 – 2 août : MORT DE MICHEL BERGER, auteur, compositeur et interprète.
–1996 – 2 août : MORT DE MICHEL DEBRE, l’un des fondateurs de la Cinquième République, qui fut également académicien.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

La scène se passe au bureau ou un type appelle son collègue :
« Dis-moi Jean, je peux compter sur ta discrétion ?
-Ben oui, pourquoi ?
-Ben parce que j’ai besoin d’argent et de façon pressante.
-compte sur moi… c’est comme si tu ne m’avais rien dit ! »

Je vous souhaite un bon samedi à tous et vous donne rendez-vous demain.

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