ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 31 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 5004).
ILLUSTRATIONS : ancien musée du Caire (cliché H. Ribot).
FÊTES : Le 31 juillet, saint Germain était encore fêté en 1942 aux Grands Carmes de Marseille par les Tailleurs de pierre dont il était le patron.
Aujourd’hui, c’est la fête des Ignace, du nom d’Ignace de Loyola, exactement Inigo Lopez de Loyola), mort le 31 juillet 1556 à Rome. Il fut le fondateur et le premier général de la Compagnie de Jésus ou Jésuites, congrégation catholique reconnue par le pape Paul III en 1540 et qui prit une importance considérable dans la réaction de l’Eglise catholique romaine aux XVIe et XVIIe siècles face à l’ébranlement causé par la Réforme protestante.
Bonne fête donc aux quelques 1520 Ignace que compte notre pays.
Pour rester de saison, le calendrier républicain dédia le 13e jour de Thermidor An II à l’abricot qui appartient au sous-genre “prunus” – un régal pour le palais !
DICTON : “Le jour de la saint Ignace, moissonnez quelque temps qu’il fasse !”
ÉPHÉMÉRIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer :260e livraison. –1720 – 31 juillet : face à l’épidémie de peste de Marseille – La peste régnait en juillet 1720 dans le grand port phocéen, et les barques des fuyards marseillais, après avoir accueilli les premières au Lazaret, ne peuvent alléguer la surprise. La politique de quarantaine renforcée, efficace si elle est réellement hermétique, pose d’entrée de lourds problèmes: le Parlement de Provence, qui autorise des notables d’Aix à faire quarantaine au Lazaret, fait se couvrir la rade de barques infestées, que la marine, sans craindre le conflit, pourchasse et refoule. Mais voilà le Lazaret infecté : on prépare des hôpitaux; à Saint-Mandrier puis au quartier Saint-Roch à Toulon…

OLLIOULES : 258e livraison. –1720 – 31 juillet : L’arrêt rendu par les seigneurs du Parlement et de la Chambre d’AIX, pris dans sa séance du 31 juillet a été adressé aux consuls d’OLLIOULES. Cet arrêt porte inhibition et défense à toute sorte de personne de quelque état, condition et qualité qu’elle soit d’aborder de la ville de MARSEILLE à AIX et autres villes et lieux de la province pour s’y réfugier attendu le soupçon de peste qu’il y a dans ladite ville et à ceux de la même ville et autres d’y « venir à peine de la vie« .

SANARY – 358 livraison. –1892 – 31 juillet : c’est la bénédiction de la nouvelle église de Sanary, par le vicaire général AGARRA T, en présence du nouveau curé de la paroisse, Monsieur BREMOND. Une grande foule assistait à la cérémonie à laquelle prirent part le Conseil de Fabrique, le Conseil Municipal, le Syndic de la Marine avec la prud’homie des pêcheurs en robe. Il y avait pour le clergé, le chanoine JAUFFRET, curé doyen de LA SEYNE, le chanoine GUIOL, curé de St-Joseph de MARSEILLE, le chanoine ARNAUD, curé doyen d’Ollioules, le chanoine BOUISSON de TOULON, le chanoine FABRE du diocèse de Constantine, natif de St Nazaire, et bien d’autres membres du clergé de Toulon et des villes voisines. Les chants étaient interprétés par la Maîtrise de LA SEYNE, et l’excellente musique « La Saint-Nazairienne » a exécuté divers morceaux de circonstance avec un « rare bonheur » (Rotger B. 1984).
L’église actuelle, construite entre le 27 avril 1891 et le mois de juillet 1892, sur les plans de l’architecte Page de Toulon, est bénite le 31 juillet 1892. La démolition de l’église de 1570 et la reconstruction de la nouvelle ont été faites aux frais de Marius Michel dit Michel Pacha (Delattre G., Saliceti P.).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 558e livraison : –49 av. J.-C. – 31 juillet : Bataille navale de Tauroentum – « Les Marseillais avaient radoubé de vieux vaisseaux tirés des chantiers et les avaient armés avec le plus grand soin […] : ils y avaient ajouté des bateaux de pêche qu’ils avaient ponté de façon à protéger les rameurs contre les projectiles ; ils les remplirent d’archers et d’artillerie […]. Profitant d’un vent favorable, ils sortirent du port et atteignirent Tauroentum, place forte (castellum) appartenant aux Marseillais ; ils y joignirent Nasidius, prennent les dispositions de combat, se fortifient encore dans la résolution d’engager la bataille et discutent du plan d’attaque. L’aile droite est attribuée aux Marseillais, la gauche à Nasidius. Brutus cingle vers le même port après avoir augmenté sa flotte. Car, aux vaisseaux qui avaient été construits à Arles sur ordre de César, étaient venus s’ajouter ceux qu’il avait pris au Marseillais au nombre de six […]. L’action engagée, les Marseillais firent preuve d’une bravoure à laquelle rien ne manquait […].les vaisseaux ennemis, lancés à toute allure, s’abordèrent avec tant de violence que tous deux souffrirent terriblement de la collision et que l’un même, la proue brisée, fut complètement fracassé. […]. De la flotte marseillaise, cinq furent coulés, quatre pris, et un s’enfuit avec ceux de Nasidius, qui gagnèrent tous l’Espagne citérieure. »
EPHEMERIDES

-L’INTÉGRALE.
–49 av. J.-C. – 31 juillet : Bataille navale de Tauroentum – [J.-P. Brun, 1999 : César né vers 100 et mort en 44 av. J.-C. (P.-M. Duval, 1971, n°72). La Guerre Civile décrit la bataille navale de Tauroentum qui eut lieu le 31 juillet 49 au large du Brusc…]
F. Brien, 1982, p. 158 : En 49 av. J.-C., César lui attribue (à Tauroentum) l’importance d’un castellum, reprenant la même idée que ses prédécesseurs d’un site donné comme défensif pour tenir la mer. Les deux récits de la bataille navale de Tauroentum par César (De Bello Civili) et par Lucain (La Pharsale, livre III, vers 530,…) n’apportent aucun renseignement sur l’agglomération proprement dite.]
Traduction P. Fabre, 1936, cité par J.-P. Brun, 1999, p. 79 : « Les Marseillais avaient radoubé de vieux vaisseaux tirés des chantiers et les avaient armés avec le plus grand soin […] : ils y avaient ajouté des bateaux de pêche qu’ils avaient ponté de façon à protéger les rameurs contre les projectiles ; ils les remplirent d’archers et d’artillerie […]. Profitant d’un vent favorable, ils sortirent du port et atteignirent Tauroentum, place forte (castellum) appartenant aux Marseillais ; ils y joignirent Nasidius, prennent les dispositions de combat, se fortifient encore dans la résolution d’engager la bataille et discutent du plan d’attaque. L’aile droite est attribuée aux Marseillais, la gauche à Nasidius. Brutus cingle vers le même port après avoir augmenté sa flotte. Car, aux vaisseaux qui avaient été construits à Arles sur ordre de César, étaient venus s’ajouter ceux qu’il avait pris au Marseillais au nombre de six […]. L’action engagée, les Marseillais firent preuve d’une bravoure à laquelle rien ne manquait […]. Peu à peu, nos bâtiments s’étaient écartés les uns des autres ce qui permettait aux ennemis d’utiliser tant l’habileté de leurs pilotes que la maniabilité de leurs bâtiments […]. Mêlés aux Albiques, ils tenaient bon d’ailleurs dans le combat au corps à corps et leur courage n’était guère inférieur à celui de nos troupes. En même temps, les bâtiments plus petits tiraient de loin une grande quantité de projectiles qui causaient aux nôtres, surpris à l’improviste et occupés ailleurs, de nombreuses blessures. Et voici que deux trirèmes, ayant repéré le vaisseau de D. Brutus, que l’insigne de commandement rendait aisément reconnaissable, se lancèrent sur lui par chacun de ses flancs. Mais Brutus vit la manœuvre et poussa la vitesse de son bâtiment de façon à prendre une légère avance ; les vaisseaux ennemis, lancés à toute allure, s’abordèrent avec tant de violence que tous deux souffrirent terriblement de la collision et que l’un même, la proue brisée, fut complètement fracassé. Voyant ce qui se passait, les navires de l’escadre de Brutus qui étaient à proximité attaquent ces bâtiments et les coulent tous deux rapidement. Quant aux vaisseaux de Nasidius, ils ne jouèrent nulle part un rôle utile et abandonnèrent rapidement la lutte […]. De la flotte marseillaise, cinq furent coulés, quatre pris, et un s’enfuit avec ceux de Nasidius, qui gagnèrent tous l’Espagne citérieure. »
Note : Lucain, Marcus Annaeus Lucanus, poète latin né à Cordoue en 39, mort à Rome en 63 ; neveu de Sénèque et compagnon de Néron qui le contraignit à se donner la mort à l’âge de 26 ans. Il est l’auteur de la Pharsale, récit de la guerre civile entre César et Pompée.
–1183 – 31 juillet : Guillaume Martin, coseigneur d’Orvès, accorde aux chartreux de Montrieux tout ce qu’ils peuvent acquérir dans le territoire d’Orvès – (Boyer R. p. 452) : Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume Martin, coseigneur d’Orvès, annule la réserve qu’il avait faite concernant la paisson des porcs, dans la vente aux chartreux de Montrieux de sa part des droits seigneuriaux sur un quart du territoire d’Orvès. Il accorde d’autre part aux chartreux la faculté de posséder tout ce qu’ils peuvent acquérir dans le territoire d’Orvès.]
Willelmi Martini de pastura glandium.
(Boyer R., 1980, p. 419. Original perdu ; copie de 1597, A.V. 1H2317, d’après l’original perdu ; copie XVIe s., A.V. 1H2311 , fol. 2 ; copie Capus p. 262 ; IND. Teissier, fol. 23 ; Dubois, p. 33).
–1243 – 31 juillet : A Marseille. Hommage de Barral des Baux, fils de feu le vicomte Hugues, à l’évêque et au chapitre de Marseille, pour Cuges, Roquefort, Jullians et les deux-tiers d’Aubagne (de Gérin-Ricard : B. Expédition contemporaine mutilée à son début: Arch. comm. de Marseille, CC 1686; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 286. Boyer R., 1980, p. 419. Original perdu ; copie de 1597, A.V. 1H2317, d’après l’original perdu ; copie XVIe s., A.V. 1H2311 , fol. 2 ; copie Capus p. 262 ; IND. Teissier, fol. 23 ; Dubois, p. 33).
–1243 – 31 juillet : D’après R. Manetti (livre non daté) « La reine Jeanne révoque toutes ses donations comme par exemple celle de Brégançon faite à Jacques Galbert au moment de son passage au château ». En fait, cette décision eut bien lieu mais le 25 mai 1365 : « révocation par la reine Jeanne de toutes le ventes, dons, aliénations du domaine royal en Provence, faits par elle ou son aïeul le roi Robert » (Cortez, 1921, p. 240).

–1501 – 31 juillet : Lettre royale renouvelant l’édit du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil (Lobrichon G., 2001). Par lettre, le roi François 1er renouvelle l’édit du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 447). Des chrétiens comme les Vaudois ne pouvaient dès lors être que suspects. On en voulait surtout à leurs pasteurs, les Barbes, qu’on accusait volontiers d’immoralité, parce qu’ils se recrutaient surtout parmi les prêtres qui avaient rompu avec l’église officielle ; mais, en somme, on n’avait rien de sérieux à leur reprocher et on les aurait laissés tranquilles, si les prédications de la Réforme, les doctrines luthériennes, n’avaient rencontré là un terrain bien préparé, fournissant un aliment à des haines latentes et à des convoitises inavouées. Car c’est parmi ces Vaudois du grand et du petit Luberon que la Réforme recruta ses premiers adhérents vers 1522 (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisations).
1650 – 31 juillet : La Ciotat – « Le 31 juillet, M. Brunet, premier consul, se trouva atteint du mal et on lui assigna un chirurgien gagé de cent écus par mois pour conserver la personne du sieur Brunet. Comme ce chirurgien n’était pas tant expert en cette maladie, il crut que ce n’était pas la peste et permit aux autres consuls et autres messieurs de la ville d’entrer dans la maison du malade pour le visiter. (Marius DEIDIER – Histoire La Ciotat, 1965)
–1697 – 31 juillet : LE BEAUSSET – Chapelle Saint-Dominique. C’était un modeste oratoire, aujourd’hui disparu au quartier de la Rode (auj. rue du Puits). Elle fut bénite le 31 juillet 1697 : les prêtres fidèles y célébrèrent pendant la Révolution (Chanoine Bouisson, 1936).
–1720 – 31 juillet :
-Toulon face à l’épidémie de peste de Marseille – La peste de Toulon, on le sait, est une importation marseillaise : elle régnait en juillet 1720 dans le grand port phocéen, et les Toulonnais qui ont refoulé les barques des fuyards marseillais, après avoir accueilli les premières au Lazaret, ne peuvent alléguer la surprise. Dès le 31 juillet 1720 le corps de ville, dirigé par le premier consul d’Entrechaux, a convoqué un conseil général extraordinaire, élargi aux notables et aux autorités militaires; on y a pris les précautions, raisonnables, que les connaissances du temps permettaient: assainissement et propreté. clôture surtout de la ville, qui se protège des arrivées suspectes par terre et par mer, formation d’un bureau, augmentation à six du nombre des intendants de santé. Telle politique de quarantaine renforcée, efficace Si elle est réellement hermétique, pose d’entrée de lourds problèmes: le Parlement de Provence, qui autorise des notables d’Aix à faire quarantaine au Lazaret de Toulon, fait se couvrir la rade de barques infestées, que la marine, sans craindre le conflit, pour-chasse et refoule. Mais voilà le Lazaret infecté: Toulon à demi résignée déjà prépare des hôpitaux; à Saint-Mandrier puis au quartier Saint-Roch… Les premiers cas éclatent en ville en octobre: guettée par la mer, la peste est venue d’à côté, de Bandol lourdement infectée, d’où un patron de barque a ramené les germes. Les premiers morts datent de la mi-octobre: les cas resteront isolés et contenus jusqu’à l’hiver dans une ville que l’énergique politique du consul Jean d’Entrechaux fait quadriller, visiter maison par maison, approvisionner par des achats parfois lointains (Auvergne), parfois proches, grâce aux vieilles solidarités de voisinage (Lorgues).]
[G. Delattre : A Toulon, la ville est close depuis le 31 juillet 1720, car on craint des navires venant de Marseille (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980 ; G. Delattre, ms inédit. Un historien (il s’agit de Pierre Viatte) a découvert en 1977 un document indiquant que des ballots d’étoffe auraient été déchargés par le Grand St-Antoine près de Toulon avant son arrivée à Marseille. Il est possible aussi que des Marseillais contaminés soient partis pour Toulon (note de l’auteur, p. 18). Cf. à la date du 4-10 mai 1720 (Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol – Marseille ville morte – La peste de 1720, Ed. Jean-Michel Garçon, 1988, 360 p., postface citant Pierre Viatte « La peste à Sainte-Marguerite, 1721 », 1977)
– Décisions prises par le conseil de Sanary pour lutter contre la contagion – Lors de l’assemblée du Conseil de STNAZAIRE, le neuf août, VIGUIER François, premier consul, fait part de l’arrêt rendu par les seigneurs du Parlement et de la Chambre d’AIX, pris dans sa séance du 31 juillet dont une copie a été- fournie par les consuls d’OLLIOULES. Cet arrêt porte inhibition et défense à toute sorte de personne de quelque état, condition et qualité qu’elle soit d’aborder de la ville de MARSEILLE à AIX et autres villes et lieux de la province pour s’y réfugier attendu le soupçon de peste qu’il y a dans ladite ville et à ceux de la même ville et autres d’y « venir à peine de la vie« . Comme il est très nécessaire de pourvoir à la sûreté de notre lieu à l’exemple de celui de la ville d’AIX, il serait nécessaire d’avoir un nombre d’intendants de la Santé car il n’y a actuellement que deux intendants seulement établis à ce jour et qui seraient insuffisants pour subvenir aux nécessités et précautions présentes, ce qui a été pratiqué par nos pères en 1664. Comme l’affaire requiert célérité, il. faut au plus tôt procéder à ces désignations. Le Conseil nomme aussitôt comme Intendants: François VIGUIER, Joseph BROUTIN, François ANDRAQ, Jacques DUSSUEIL, Anthoine JAUFFRET, lesquels entrent en fonction immédiatement. Ils sont chargés de résoudre toutes les affaires concernant la santé publique; ils doivent « accomoder » les chemins, en ouvrir de nouveaux s’il le faut pour faciliter le passage des étrangers et des habitants; faire fermer les portes et les avenues; et Si nécessaire ordonner la quarantaine à ceux qui viennent de MARSEILLE ou autres lieux soupçonnés de peste; ils pourront diminuer ou augmenter les gardes des portes Si besoin est; établir cinq compagnies de garde bourgeoise commandées par Joseph GAUTIER, Blaise. GRANET, Jean GIBOIN, Jacques AYCA RD, Joseph CHAUDOUL; ils devront aussi fournir des gardes à ceux qui seront en quarantaine. On voit que la besogne ne leur manqua pas. Tout cela entraîna des dépenses dont il fallait tenir un compte exact. La fermeture du bourg nécessitait la fabrication de palissades car le bourg ne possédait qu’une porte au bout de la rue appelée du Portail, (aujourd’hui rue Gabriel Péri). De plus, il fut décidé que les compagnies bourgeoises seraient astreintes à un service de garde, jour et nuit, pour la sûreté du lieu et la garde <du port. Pour la nuit, on les munit de fanais. Les gens des compagnies qui n’étaient pas de garde devaient continuer à faire leur métier ou remplir leurs fonctions. De plus, certains jardins donnant à l’intérieur du bourg, sur la campagne, devaient être interdits. On tiendra en permanence un officier avec deux sentinelles à la porte de TOULON et OLLIOULES pendant tout le jour et la relève en sera faite comme le Capitaine de ville décidera. Leur râle est de vérifier Si les arrivants ont le billet de santé. Également, un Intendant parmi ceux désignés prendra sa garde tout le jour au bureau de santé. Celui-ci devra connaître tout ce qui abordera et particulièrement ceux arrivant de MARSEILLE. Etant donné qu’il n’y a pas assez d’hommes pour monter la garde et assurer des relèves normales, les veuves, les femmes dont le mari est absent et qui ont leur famille dans le lieu, seront obligées de contribuer au service de garde car bien souvent sont compris dans la garde de pauvres « peizarits tout à fait mendiant ». Pour éviter toute absence à la garde pour ceux qui sont désignés les absents seront punis d’une amende de cinq livres et resteront enfermés dans leur maison jusqu’au paiement de celle-ci, les insolvables seront. punis de trois jours de prison. Il ne sera reçu dans le bourg aucune voiture, passant, bâtiment de mer, venant de MARSEILLE sous quelque prétexte que ce soit. Les bâtiments de MARSEILLE devront mouiller hors du port et après leur avoir donné ce dont ils ont besoin, ils devront faire voile vers TOULON ou autre endroit. Il sera payé à chaque personne de garde cinq sols par jour de garde. Se fermer, c’était une mesure prudente, mais comme tous les villages et villes des alentours se fermaient depuis la peste de MARSEILLE, maintenant à AUBAGNE, les vivres vinrent à manquer. On ne pouvait plus entrer dans le DAUPHINÉ, ni dans le PIEMONT, et tous les lieux de la montagne de la province avaient enfermé tous leurs grains. De plus, on manquait d’argent car le commerce s’ était pratiquement arrêté et les impositions ne rentraient pas. On décida de faire un emprunt pour acheter cent charges de blé et deux cents moutons, ouà défaut des bœufs. Quelques temps après, les deux personnes désignées pour aller acheter des moutons, à savoir, Pierre ROUNARD, boucher, Jean GRANET, berger, revinrent de RIEZ. Ils ramenaient 82 moutons et trois menons (béliers). On avait pu acheter des moutons, les consuls de TOULON acceptèrent de laisser sortir du blé. Un marchand de TOULON, BLANCARD, vendit cent soixante charges d’un « beau bled du Levant ». Une fois payé le droit de « table de mer », une tartane vint apporter ce blé au port. (Rotger B., 1984 )
–du 31 juillet au 15 octobre 1721 : des Sanaryens dévoués se sont offertes comme « Corbeaux » – A la menace de contagion, quatre personnes dévouées se sont offertes comme « Corbeaux » pour ensevelir les morts. Ce sont des citoyens qu’il faut absolument citer pour conserver leur mémoire: Jean AYCARD, Jean COUREY, Joseph AUBERT, Jean FLOTTE. De plus, pour nourrir les malades dans les infirmeries, deux autres volontaires seront pourvoyeurs, ce sera: Jacques ESPANET et Jean CHARPIN. On loge les « corbeaux » dans un séchoir à PQRTISSOL appartenant à Joseph FULGONIS, bourgeois du BEAUSSET. Ils exerceront leur fonction avec un grand dévouement du 31 juillet au 15 octobre 1721. Nous n’avons pu savoir s’il s’agissait des membres de la Confrérie des Pénitents blancs (Rotger B., 1984 ).
–1789 – 31 janvier : – M. de Lally-Tollendal a lu devant l’Assemblée nationale un discours prononcé par Necker devant l’Assemblée des représentants des districts de Paris. Necker conjure les représentants de la Commune de Paris de cesser les exécutions capitales ; en ce mois de juillet, la Révolution triomphe dans un bain de sang qui excite davantage encore les plus extrémistes.

–1815 – 2 août : ASSASSINAT DU MARÉCHAL BRUNE– Appelé à Paris par le ministre de la Guerre, le maréchal Brune adressa, le 31 juillet, un ordre du jour à ses troupes et, le lendemain, à 3 heures du matin, il prenait la route de la capitale. En chemin, l’infortuné maréchal devait trouver une mort horrible car il fut assassiné à Avignon le 2 août 1815 par une bande de forcenés et de fanatiques. Mais la promesse qui lui avait été faite fut tenue ; les alliés n’entrèrent pas à Toulon qui ne connut pas ainsi, grâce à ce soldat de l’Empereur, la honte de l’occupation étrangère (Louis Baudoin, 1965, p. 455).
–1849 – 31 juillet : Blaise Jean Marius MICHEL marié à Marie-Louise Augustine SERIS, née le 16 Décembre 1830 à MARSEILLE. Il a deux enfants, Marie Joséphine Amélie, née à CONSTANTINOPLE, le 25 Janvier 1857, et Alfred Pierre Marie, né le 25 janvier 1860, à MARSEILLE. Il est le fils de Jean Antoine MICHEL, lieutenant de vaisseau dans la marine royale, et de Joséphine LAUTIER, tous deux de SAINT-NAZAIRE
–1867 – 31 juillet : agenda de Jean Baptiste Hermitte, 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 31. Mercredi – S. Germ. L’Aux. Beau temps – calme l’après-midi – Aujourd’hui, on se repose des émotions et des fatigues de ces jours-ci. Les tambours sont partis le matin et l’on n’entend plus ce brouhaha de la population tant exotique qu’indigène. Quelques foires sont parties. Les étrangers qui sont venus voir notre fête, chez des amis, s’en vont chez eux.
–1892 – 31 juillet : c’est la bénédiction de la nouvelle église de Sanary, par le vicaire général AGARRA T, en présence du nouveau curé de la paroisse, Monsieur BREMOND. Une grande foule assistait à la cérémonie à laquelle prirent part le Conseil de Fabrique, le Conseil Municipal, le Syndic de la Marine avec la prud’homie des pêcheurs en robe. Il y avait pour le clergé, le chanoine JAUFFRET, curé doyen de LA SEYNE, le chanoine GUIOL, curé de St-Joseph de MARSEILLE, le chanoine ARNAUD, curé doyen d’Ollioules, le chanoine BOUISSON de TOULON, le chanoine FABRE du diocèse de Constantine, natif de St Nazaire, et bien d’autres membres du clergé de Toulon et des villes voisines. Les chants étaient interprétés par la Maîtrise de LA SEYNE, et l’excellente musique « La Saint-Nazairienne » a exécuté divers morceaux de circonstance avec un « rare bonheur » (Rotger B. 1984).
L’église actuelle, construite entre le 27 avril 1891 et le mois de juillet 1892, sur les plans de l’architecte Page de Toulon, est bénite le 31 juillet 1892. La démolition de l’église de 1570 et la reconstruction de la nouvelle ont été faites aux frais de Marius Michel dit Michel Pacha (Delattre G., Saliceti P.).
–1897 – 31 juillet : SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Dépêche (0,50), mois (70). Réglé 70,50 f par le général Rose.
–1898 – 31 juillet : SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Le mois (70). Réglé 70 f par le général Rose.

–1914 – 31 juillet : ASSASSINAT DE JEAN JAURÈS – Alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris et à deux pas du siège de son journal, L’Humanité, Jean Jaurès est atteint par deux coups de feu tirés pat Raoul Villain : une balle lui perfore le crâne et l’autre se fiche dans une boiserie. Jaurès s’effondre, mortellement atteint. Ce meurtre met un terme aux efforts désespérés que le tribun socialiste avait entrepris depuis l’attentat de Sarajevo pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Il précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre. Cette Union sacrée n’existera plus en 1919 lorsque son assassin sera acquitté. Le transfert des cendres de Jaurès au Panthéon, en 1924, soulignera une autre rupture politique intervenue au sein de la gauche, entre communistes et socialistes

–1943 – 31 juillet :
1. LIBERATION DE LA CORSE – Cinquième mission du sous-marin « Casabianca » (suite et fin) – Le 31 juillet à 15 h 25, le « Casabianca » se pose sur le fond en face de la plage de Saleccia. Il fait surface à 23 h 35 par calme plat. Le lieutenant de vaisseau Bellet se rend à terre pour effectuer la reconnaissance préalable. Il prévient après une minutieuse exploration des environs que la plage est claire de tout danger. Le débarquement commence alors avec l’aide du youyou métallique et 12 tonnes, sont mises à terre et camouflées soigneusement. Le 1er août à 04 h 00, toute l’équipe de plage a rallié et le sous-marin plonge après avoir laissé un Anglais avec un poste radio pour assurer la surveillance de la plage. A 22 h 35, le « Casabianca » prend contact avec l’officier anglais et le débarquement commence aussitôt. Pour hâter le mouvement, le commandant L’Herminier envoie trente hommes à terre, le reste aide à la manutention des paquets à bord du sous-marin. L’opération terminée, le Casabianca plonge et remonte en surface la nuit suivante pour prendre le large et prévenir l’organisation en lui donnant l’emplacement des dépôts de matériel débarqué. Le « Casabianca » fait route sur Alger où il arrive le 10 août, après avoir effectué une courte patrouille. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel avant d’avoir été prévenue du changement de programme (Commandant L’Herminier, « Casabianca »).
2. Conférence de Québec – ouverture d’un second front en Europe : Le 1er août 1943, à la Conférence de Québec, l’ouverture d’un second front en Europe est à l’ordre du jour. La conquête de l’Italie n’apportant pas les résultats escomptés, l’opération Anvil, prélude à Overlord, est envisagée pour la première fois par Roosevelt et Churchill. Son objectif : la France du Sud, avec la prise d’une tête de pont sur Toulon-Marseille suivie d’une avancée vers le nord en liaison avec des opérations de guérilla et un fort appui aérien. Ce plan se heurte immédiatement à l’opposition des Anglais qui envisagent une action dans les Balkans (Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur, 1969).
3. [B. Valloton, 1945 : SANARY – Coup de théâtre ! un matin de fin juillet 1943, au lever du soleil (…) le bois voisin est en rumeurs. (…) – Abbasso Mussolini ! Finita la guerra ! (…) Les Lupi viennent d’apprendre la chute du dictateur (…). Les sous-officiers restent à l’écart. (…) Nous partons (…) On ferme la porte (sur laquelle on cloue) Maison suisse placée sous le protectorat du consulat suisse de Marseille. (…) Jusqu’à la mi-août, les troupes italiennes ne sont plus de ques masses (…) le ressort est cassé. (…) Des centaines d’hommes piétinent autour de la gare, couchent sur le ballast (…) Pas de train (…). Alors, dans certains corps de troupe, débandade. (…) on se défile. (…) D’autres, les plus nombreux, restés autour de leurs officiers, campent dans les bois, mitrailleuses braquées. De grands gestes repoussent les civils. (…) Les Allemands ne réagissent qu’avec lenteur. (Puis), décision prise, l’exécutent avec la dernière rigueur. Mort à qui cache un Italien. (…) Les Lupi des collines (…) se rendent (…). Spectacle lamentable offert à la population civile : (…) les Italiens désarmés (…) défilent sur la route de la mer en direction de Toulon, sous la garde hautaine de quelques grenadiers allemands. (…) Quelques groupes demeurent (…), ils remueront la terre sous le regard (d’un gardien). Quelques officiers, ralliés au nazisme, se promènent en liberté (…) Et ceux qui ont gagné la Brousse ? (…Ainsi) l’alpini Joseph Arduini (un quasi-compatriote de B. Valloton) vient d’échouer exténué dans une maison de Sanary où l’on ne sait que faire de lui. – On a filé direction la Suisse (…). Trois semaines de trotte (…) en civil. (…) une patrouille allemande (…) Pan ! Pan ! zzz zzz ! Cheville foulée (…) je m’aplatis dans l’herbe. (…) Clopinant je suis revenu à Sanary où j’ai des connaissances. (…) : je portais sur une épaule, au bout d’un bâton, une bottée d’herbe (…) Les Allemands m’ont dévisagé : rien dit (…) Au port après l’orage. Ils sont bien gentils ici, ils me nourrissent, m’offrent des vêtements, seulement ils ne peuvent pas me garder à cause des perquisitions. (…) (Et B. Valloton lui propose de se cacher dans le garage de la maison qu’il vient d’abandonner puis de reprendre le large dès que sa cheville ira mieux). Cela dure 5 jours (…) comment l’escapade s’est-elle terminée ? Je n’ai jamais eu signe de vie de l’alpini malgré lui. Et la page italienne fut tournée.]
–1944 – 31 juillet :
1. Archives de Sanary,
-Lettre de la Feldkommandantur 800 au général Guichard, traduite le 31 juillet 1944 et transmise au maire de Sanary le même jour. Arrivée en Mairie le 3 août 1944 :] « (…) Evacuation et destruction. Commune de Sanary. Maison route de la gare du Sud – coopérative vinicole ; maison Bd Maréchal Pétain – Ch Lautier ; Villa et pavillon et maison bd Maréchal Pétain, Vve Boyer ; Maison « La Mignonne », bd Maréchal Pétain ( Aragon) ; Garage et Granges, bd Maréchal Pétain (Sté Autos Cars) ; Villa, bd Maréchal Pétain (Vve Maillet) ; Maison, id. (Lesnard Georges), Maison, id. (Lautier Jules). »
–Travaux imposés à des civils en relation avec les opérations militaires de l’ennemi : des requis civils ont été mis à la disposition des T.O.A. pour des travaux de préparation de la défense côtière (60 par jour au début, et 130 par jour en juillet-août 1944.
–Une douzaine d’habitants de Sanary ont été déportés à Modane en juillet 1943 et internés pendant environ un mois.
2. FRONT DE NORMANDIE : Le 31, les Allemands pulvérisaient les nids de résistance américains aux abords de la ville et tenaient en respect les chars que le plafond nuageux très bas empêchait l’aviation de protéger. Malheureusement, vers midi, le temps s’éclaircit. En moins d’une heure, les chasseurs bombardiers US étaient de retour et les chars américains pouvaient se ruer et refouler vers le sud et l’ouest le groupe de combat allemand. La percée d’Avranches fut le moment décisif de la bataille de Normandie. Dans une entreprise téméraire, le général US Patton lança sur un pont unique, sa troisième armée dans le goulet d’Avranches pour la faire déboucher en France, dans de grands espaces libres. En 72 heures, pas moins de sept divisions, soit plus de 100 000 hommes et plus de 1500 véhicules s’engouffrèrent ainsi. Un tour de force sans précédent ! Après quoi, les forces américaines s’étalèrent en éventail dans la campagne française.
Agissant selon les principes de Guderian, Patton fonçait, laissant à l’infanterie le soin de protéger les flancs de son armée blindée, lui-même n’ayant qu’un seul objectif « … en avant ! », alors qu’au même moment, le général von Choltitz dira au commandant de la VIIe armée allemande, le général Hausser, « si la porte d’Avranches n’est pas refermée sur le champ, tout le front allemand en France va s’effondrer. »
3. FRONT SUD : Toulon – [Gaujac P. : Un bataillon de marche destiné au front de Normandie où les Alliés ont débarqué début juin, est mis sur pied par la 19ème armée allemande, le 31juillet : chaque compagnie de grenadiers doit désigner pour cette unité trois ou quatre sous-officiers ou soldats ayant l’expérience du combat.]
4. Le 31 juillet 1944, le commandant Antoine de Saint-Exupéry disparaissait lors d’une mission aérienne sur le sud-est de la France, laissant derrière lui une œuvre riche d’esprit qui nous fait encore rêver. Le 31 juillet 1944, à 8h 30, ou 8h 45, le commandant Antoine de Saint-Exupéry s’élance sur la piste de l’aérodrome de Bastia, à bord de son appareil, un Lightning P-38, pour ce qui doit être une mission de reconnaissance au-dessus de Lyon. Le radar du Cap Corse suit l’avion jusque dans le midi de la France. Il aurait dû être de retour à 12h 30. On ne le reverra jamais. En octobre, il rejoindra la liste des écrivains français tombés durant la guerre, tels Crémieux, exécuté par les Allemands, et Jean Prévost victime d’une embuscade dans le Vercors. Considéré comme disparu, il ne sera officiellement reconnu mort pour la patrie qu’en avril 1948.
Comme l’a si bien résumé Stacy de La Bruyère en 1994, si son œuvre est mince – sa vie fut si courte -, en partie datée, souvent incomplète, elle est riche d’esprit et nous fait aller au-delà de nous-mêmes. Elle nous fait rêver. La liste de ses livres s’étend de Courrier Sud, Gallimard, 1929, rééd. Livre de Poche, 1959 et 1962, 190 p. jusqu’aux ouvrages posthumes tels Citadelle, Gallimard NRF, 1948, rééd. 1958, 531 p. ou Ecrits de guerre 1939-1944, préface de Raymond Aron, Gallimard, 1982, rééd. Folio 2573, 1994, 520 p. sans oublier « Le Petit Prince » enregistré avec la voix de Gérard Philipe (un disque vinyle 33 tours 25 cm, 1962). Quant aux biographies, elles font florès telles celles écrites par Consuelo de Saint-Exupéry, Simone de Saint-Exupéry, Virgil Tanase, Paul Webster, Renée Zeller, R.M. Albères, Pierre Chevrier – Antoine de Saint-Exupéry,
Stacy de La Bruyère, Luc Estang, Joseph Kessel, Jacques Pradel, Luc Vanrell, …
–1945 – juillet : Par suite des dommages importants causés à l’hôtel par l’explosion des quais et le bombardement du 29 avril 1944, l’hôtel n’a pu être réoccupé qu’en juillet 1945 (Le Maire, signé : J. Cavet. ).

–1955 : Été caniculaire (histoire climat 5).
–1971 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).
–1983 – été : Été caniculaire (histoire climat 5) Canicule qui a connu la vague la plus longue. Elle s’est produite en juillet et a duré 23 jours. Mais pour son intensité, la canicule de 1983 se situe, comme le mémorable été 1976, loin des épisodes les plus étouffants de 2003, 2019 et 2022
–1990 – été : Été caniculaire, avec 38,8° en juillet à Bordeaux (histoire climat 5).
-2003 – été : la canicule la plus meurtrière. Pour Météo France, une canicule est un épisode de températures élevées de jour comme de nuit sur une période prolongée d’au moins 3 jours. Celle d’août 2003 reste à ce jour la plus sévère jamais enregistrée en France. La plus meurtrière aussi, avec 15 000 morts estimées. L’événement a mis en évidence des dysfonctionnements dans les services de santé et l’isolement des personnes âgées, principales victimes. Cela a entraîné la création d’un « plan canicule », désormais en place chaque année du 1er juin au 15 septembre.
-2019 – été : l’année des records. L’été 2019 a connu deux vagues. Un record absolu de chaleur pour la France est établi le 28 juin : 46 ’C à Vérargues dans l’Hérault Cette température demeure la plus haute jamais atteinte dans l’Hexagone. Durant la seconde vague, fin juillet, 42,6 ’C sont atteints à Paris, faisant tomber un vieux record de chaleur dans la capitale. Le 25 juillet 2019 a été la journée la plus chaude enregistrée à l’échelle nationale, avec une température moyenne de 29,4 °C (à égalité avec celle du 5 août 2003). Cette canicule a été plus courte que celle d’août 2003, mais d’une intensité équivalente.
–2022 : canicule la plus précoce. Elle a débuté le 15 juin 2022, avec un pic à 43 « C le 18 juin à Arcachon (Gironde). Cette année-là la France traverse trois canicules qui se soldent par une surmortalité importante, évaluée à 2 816 « décès en excès », selon Santé publique France C’est aussi en 2022 que la France a enregistré sa température moyenne annuelle la plus élevée (14,5° C).

UNE BLAGUE (qui n’en est pas une) POUR LA ROUTE.
La parole est à Jean-Charles : « Dans tous les pays du monde, les policiers procèdent à des confrontations. À Bruxelles, on plaça comme c’est la règle un suspect au milieu d’une demi-douzaine d’inspecteurs de police. Le témoin n’hésita pas. Il désigna un des policiers. Le suspect fut donc libéré mais avant de partir il demanda au commissaire :
« si le témoin m’avait désigné, aurais-je été arrêté ?
« Oui certainement !
« Alors pourquoi n’arrêtez-vous pas votre inspecteur ? »

Excellente journée à tous !

Laisser un commentaire