ÉPHÉMÉRIDES DU 27 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 27 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 5000).

ILLUSTRATIONS : souvenirs d’Egypte. Aurore sur le Sinaï.

FÊTES : Le 27 juillet, nous fêtons les quelques 400 000 Nathalie de France, dont le prénom, très porté en Russie, vient du latin « Natalia » qui signifie « naissance » en référence à celle de Jésus Christ. Son diminutif affectueux, Natacha, est devenu populaire en France. Sainte Nathalie est morte décapitée avec son mari, Aurèle, en 852 à Cordoue parce qu’elle refusait de renier sa foi chrétienne pour embrasser la religion musulmane. C’est l’un des prénoms les plus portés en France où il est au huitième rang.

C’était un 27 juillet aussi que les amis de « Vos souvenirs de Sanary », étaient aux côtés de Nathalie Roussillon qui venait de perdre sa maman.

Au calendrier républicain, le 9 thermidor An I était dédié à la mûre.

LE MOT DU JOUR : renvoie au souvenir de la belle époque où «L’homme descendait du songe » (Antoine Blondin) et « que si elle avait pas existé, il aurait fallu l’inventer » (dixit John L. Asher, Mémoires, v. 01, nov 43, p. 4 et 11, repris l’an passé à la même date).

ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer :255e livraison. –1616 – 27 juillet : lettres patentes de fondation d’un marché à La Seyne – Comme l’indique la transaction passée entre Pierre Martinenq, écuyer, Laurent Martiny et Etienne Tortel, consuls de la communauté de Six-Fours, d’une part, et Michel de Tortel, seigneur de Ramatuelle, Joseph Beaussier, bourgeois, et autres notables, de l’autre, les Seynois purent établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie sous la réserve du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 15 00 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant (Louis BAUDOIN, 1965, op. cit., pp. 127-128.). Cette décision épargnait aux habitants du quartier de La Seyne de se rendre au four et à l’abattoir communs se trouvant au chef-lieu (Marius AUTRAN, 2001, op. cit. tome VIII). Toutefois, il leur faudrait se déplacer chaque jeudi à Six-Fours pour acheter au marché forain les marchandises qui leur étaient nécessaires. Les lettres patentes de fondation de ce marché furent enregistrées aux archives d’Aix-en-Provence le 27 juillet 1616.

OLLIOULES : 255e livraison. –1477 – 27 juillet : OLLIOULES – Fiançailles de Marguerite Deydier, sœur de Jaume Deydier. Charles de Ribbe, 1898 : le 27 juillet 1477, 4 mois après la mort de son père, avaient lieu les fiançailles de Marguerite Deydier avec Guilhem Jolian ; et le 22 septembre, étaient célébrées les épousailles  selon le rite du temps : d’abord par la datio corporum, puis par la subarratio suivie de la bénédiction nuptiale. Ce jour-là, faisant sa renonciation sur les biens paternels et maternels, elle se déclarera suffisamment et convenablement dotée. De son côté son mari lui fera reconnaissance de son apport mobilier : une ceinture d’argent avec son tissu rouge (4 fl.), un frontier avec cinq tours de perles (4 fl.), deux années d’or, plus un autre en argent muni de quatre perles (2 fl.), quatre voiles en soie (1 fl .), une copa (houppelande) de couleur pers obscur, un peu usée, doublée de toile rouge (4 fl. 7 gros), une robe ou colle de drap blanc, tirant sur le gris (4 fl.), six chemises neuves, en toile sebenque. Trousseau modeste ne dépassant pas 20 florins, donc. Le deuil interdit la robe nuptiale. 

SANARY – 355e livraison. –-1650 – 27 juillet – Arrivée à Sanary des reliques de Saint Nazaire venant de Milan. Bénédiction de la chapelle du Bon Repos. Bien des personnes ont épilogué sur Saint ­Nazaire, patron de notre Cité. Un document trouvé aux archives de Draguignan, relate l’arrivée des reliques de Saint-Nazaire de Milan en 1650. « L’an mil six cent cinquante et le 27 juillet veille de Saint-Nazaire, Monseigneur Joseph Lambert, prêtre, docteur en droit, protonotaire appliqué Sacristain de 1’Eglise Cathédrale de Tholon, prieur prébendé d’Ollioules, a bénit la châsse de Saint ­Nazaire pour dans icelles les sainctes reliques du dit Saint-Nazaire que Sieur Joseph Maltranque, hérault, a apporté de la ville de Milan, approuvé par l’attestation du seigneur Archevêque de Tholon et par les originaux qui sont au pouvoir des marguillers de la Confrairie du dit Saint-Nazaire. » C’est ce même jour qu’eut lieu la bénédiction de la chapelle du Bon-Repau dont nous avons parlé plus haut.  Le tout est signé par Blanc prêtre et curé du lieu (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS. 554e livraison : –1900 – 27 juillet : Le futur écrivain Gabriel Audisio naît à Marseille dans une famille d’artistes liés au monde du théâtre. Il passe les dix premières années de son enfance dans la cité phocéenne puis déménage pour Alger, où son père, Victor Audisio, est nommé Directeur de l’opéra. Il y fréquente l’école française mais étudie en même temps les lettres, le droit, l’histoire et la civilisation musulmanes. Il rentre en France en 1916, au moment où son père est chargé de diriger l’opéra de Marseille. Il poursuit ses études à Paris avec comme professeur Jules Romains, qui deviendra un ami, et dont les théories l’influenceront. En 1917, Gabriel Audisio rencontre Louis Brauquier au Lycée Thiers né la même année que lui, puis Francis Ponge à Strasbourg. Démobilisé en 1919 après s’être engagé volontaire comme hussard, il retourne en Algérie pour passer le concours de Rédacteur de Préfecture : il est nommé à Constantine. De 1921 à 1922, il est Rédacteur au Gouvernement général de l’Algérie où il collabore aux Cahiers du Sud. Délégué de l’Office algérien d’action économique et touristique, il voyage en Tunisie d’où il rapporte son essai Sel de la mer. Ce faisant, il rencontre Jean Prévost, Albert Camus et Jean Grenier. En 1943, il est incarcéré à Fresnes pour faits de Résistance. En 1958, il est nommé Conseiller Culturel auprès du Secrétariat d’État chargé des Affaires culturelles algériennes. Il prend sa retraite en 1966. De 1924 à 1976, Gabriel Audisio entretient une correspondance hebdomadaire avec son ami Louis Brauquier dont il se chargera de publier l’ouvrage posthume Hivernage. Gabriel Audisio meurt à Issy-les-Moulineaux le 25 janvier 1978. Cette même année sera publié son dernier recueil de poèmes, De ma nature.

EPHEMERIDES (L’INTEGRALE)

1214 – 27 juillet : BATAILLE DE BOUVINES – Philippe Auguste bat l’empereur Otton IV de Brunswick, allié du roi d’Angleterre Jean sans Terre, et les coalisés flamands à Bouvines (Nord). Contre toute attente, la bataille se déroule un dimanche, jour du Seigneur, car Otton est l’ennemi du pape. Il a été excommunié et déposé par le souverain pontife au profit de son rival, Frédéric II. Les deux camps s’affrontent de midi jusqu’au coucher du soleil et face à la débâcle des ses troupes, Otton préfère fuir plutôt que d’être capturé. Ses alliés, les comtes de Flandres, de Boulogne et de Salisbury sont faits prisonniers. Pour la France la victoire est totale : elle écarte définitivement la coalition et confère au règne de Philippe Auguste une justification divine.

1308 – 27 juillet : Rochacaucha (charte aux archives de la Major). Moulin de Sartan, moulin à eau alimenté par les eaux du Jarret, commune  de Marseille, quartier de la Rose. Première mention : Rocha Casucha, 8 janvier 1290 (charte aux archives municipales).

1340 – 27 juillet : La Val – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (charte aux archives de la Major).

1343 – 27 juillet : Fons Cadi (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Dombey, bastide, commune de Marseille, quartier  de la Palud. Première mention : El Cader, 5 février 1286 (charte  aux archives municipales).

1382 – 27 juillet : GUERRE CIVILE EN PROVENCE – mort de la reine Jeanne – De la sédition de Charles de Duras à la mort de la reine Jeanne, daté de 1370 au 27 juillet 1382 (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

Le temps des troubles. – Vers 1370, la menace des routiers s’éloigne. Mais la situation à Naples se dégrade. Les intrigues se compliquent ; héritier désigné par Jeanne toujours sans enfants, Charles de Duras, inquiet du remariage de la reine avec Othon de Brunswick, se rapproche du clan hongrois. Le Grand Schisme précipite la crise. Jeanne prend le parti de Clément VII contre un pape issu de ses Etats. Des troubles éclatent à Naples, facilitant l’offensive de Charles de Duras qui bénéficie de la bénédiction d’Urbain VI et de l’appui des troupes hongroises. Privée de soutiens sur place, la reine fait appel à Clément VII qui suggère le recours à Louis d’Anjou. En échange du secours qu’il doit lui porter, Jeanne adopte le duc d’Anjou le 29juin 1380. Louis tarde à s’embarquer pour l’Italie. Lorsqu’il arrivera à Aquila en septembre 1382, Charles de Duras, investi du royaume de Naples par Urbain VI en juin 1381, s’est rendu maître du pays, a capturé la reine et l’a fait mettre à mort dans sa prison, le 27 juillet 1382.

Le retard de Louis d’Anjou s’explique, pour une part, par son désir de ne s’embarquer qu’une fois « asseuré des Provençaux », comme l’écrit son chancelier Jean le Fêvre. Aux Etats d’Apt (16-17 avril 1382), les nobles et les prélats opinent unanimement en faveur du duc, mais les délégués des communautés se séparent sans conclure. Bien vite deux camps se dessinent d’un côté Marseille qui prend parti pour Louis d’Anjou par fidélité à Jeanne; de l’autre la majorité des villes du comté regroupées autour de la capitale dans l’Union d’Aix. Une fois la mort de Jeanne connue (27 juillet 1382), cette ligue se déclare pour Charles de Duras. Aix, Toulon, Tarascon, Draguignan, Fréjus, Hyères, Saint-Maximin, tenaient pour Duras. Marseille et Arles pour Anjou, ayant comme alliés Cuges, Signes, Ollioules, Six-Fours, la Cadière, La Ciotat, Ceyreste, Cassis, Aubagne, Le Beausset, Roquefort et le Castellet… (Castellari, 1945).

Les Marseillais firent appel au Roi de France Charles VI. Celui-ci envoya des troupes en Provence ; Marseille y joignit 200 arbalétriers. La guerre qui s’ouvre est un conflit entre villes où le campanilisme joue son rôle. C’est aussi un affrontement entre les villes, fortes de leur nouveau poids politique et la grande noblesse provençale. Pendant que Louis 1er poursuit en Italie du Sud des opérations militaires difficiles, la nouvelle de la mort de la Reine se répand en Provence où elle provoque une véritable guerre civile. Le pape Clément VII soutient le parti Angevin appuyé par le sénéchal Foulque d’Agoult et la ville de Marseille ; Aix, au contraire, prend la tête d’une union favorable à Charles de Duras. La guerre fait rage entre le Rhône, la Durance et l’Etang de Berre (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

Louis d’Anjou se fit couronner roi de Naples par le pape Clément VI en Avignon (1382), et prit ensuite la route de l’Italie à la tête d’une brillante armée (Paul Maurel P., 1945).

1477 – 27 juillet : OLLIOULES – Fiançailles de Marguerite Deydier, soeur de Jaume Deydier. Charles de Ribbe, 1898 : le 27 juillet 1477, 4 mois après la mort de son père, avaient lieu les fiançailles de Marguerite Deydier avec Guilhem Jolian ; et le 22 septembre, étaient célébrées les épousailles  selon le rite du temps : d’abord par la datio corporum, puis par la subarratio suivie de la bénédiction nuptiale. Ce jour-là, faisant sa renociation sur les biens paternels et maternels, elle se déclarera suffisamment et convenablement dotée. De son côté son mari lui fera reconnaissance de son apport mobilier : une ceinture d’argent avec son tissu rouge (4 fl.), un frontier avec cinq tours de perles (4 fl.), deux années d’or, plus un autre en argent muni de quatre perles (2 fl.), quatre voiles en soie (1 fl .), une copa (houppelande) de couleur pers obscur, un peu usée, doublée de toile rouge (4 fl. 7 gros), une robe ou colle de drap blanc, tirant sur le gris (4 fl.), six chemises neuves, en toile sebenque. Trousseau modeste ne dépassant pas 20 florins, donc. Le deuil interdit la robe nuptiale. 

1577 – 27 juillet : arrêt du Parlement portaNT QUE SAINT-NAZAIRE serait pourvu d’un prêtre par la cité d’Ollioules –  Vers 1570, le bourg de Saint-Nazaire comprenait trente-six maisons et était peuplé par deux cents familles. En 1570, fut construite l’église paroissiale (…) sur les restes de ce qui fut aux siècles précédents le « cellam Sancti Nazarii » dont elle prit le vocable, Saint Nazaire. C’est pourquoi, pendant très longtemps, en échange du terrain du « cellam » disparu, les moines de Saint-Victor furent co-décimateurs des revenus de l’église. Ce qui leur fera par la suite obligation de contribuer aux dépenses faites pour l’église, notamment l’entretien du toit et de la sacristie. D’abord église rurale dépendante de l’église paroissiale d’Ollioules, elle ne deviendra succursale que beaucoup plus tard, après la séparation d’Ollioules et de Saint-Nazaire. Dès sa construction en 1570, cette église manque de prêtre. Une sommation faite par les habitants de Saint-Nazaire le 28 octobre 1570 au sacristain de l’église de Toulon et prieur d’Ollioules fut faite dans les termes ci-après :] «  Nous soubs marqués assavoyr Pierre Bernard, Anthoine Fabre dit Alexandre, Jehan Vacon, Peirou Vacon, Anthoine Mathieu, Honnorat Mathieu, (Demien) Bernard, Anthoine Bernard, Balthezart Guigo, Jean Cabre, Claude Tournaire, Jean Bernard, Peiron Bernard, Honnorat Bernard, Jaumet Anthelme, Anthoine Curet, Jullian David, Jacques Estève, Claude Cabre, Laurens Mathieu, Pierre Mathieu, Claude Coffre, Estève Sicard, Jehan Guerin, Simon Rogier, Nicollas Viguier, Claude Viguier, Laurens Lambert, et hoyrs de feu Anthoine Esteve, caps de maisons, manans, habitans du quartier de  la tour et habitation de Saint-Nazaire, juridication du lieu d’Olliolis, diocèse de Thollon, port de mer, faisant en nombre de trente-trois caps, sommons et requerons vous messire Fouquet Sauvaire, sacristain de la esglise cathedrale de la ville de Thollon et prieur prébandé de la esglise, perrochiale d’Olliolis et prenant la dixme des manans et habitans du dit Saint Nazaire, accoustumé à prendre que en la dite habitation Saint-Nazaire il y a  trentre trois caps et soixante-quatre maisons avec une esglise appelée Saint Nazaire avec simentière, distant la dite habitation du dit lieu d’Olliolis de environ une lieue, et vouldraientlesdits requerans que, attendu le grand nombre de caps et habitans estant en la dite habitation de Saint Nazaire, que y feust pourvu d’un prestre aux fins de avoyr une messe tous les jours, tant pour l’augmentation de l’honeur de Dieu que pour évicter scandal ausdits manans et habitans, que, à faulte de prestres souventes foys les caps et aultres meurent sans confession et les petits enfans que nayssent au dit lieu viennent souventes foys à moryr sans Baptesmes a faulte de prestre, qu’est contre le commandement de Dieu et de notre saincte mère esglise, et scandal popullaire au grand dommage et interest desdits pauvres habitans. A ceste cause, les susdits nommés et icy après souls marqués, somment et requièrent vous messire Fouquet Sauvaire prieur susdit, que vous ayés pourvoyr d’un prestre au dit lieu tant pour cellebrer messe tous les jours, que ly administrer les sacremens de notre saincte mère esglise, comme estant membre suffisant, aultrement et à faultre de ce, ont protesté et protestent contre de vous despens dommage et intérests que pourroyent endurer et fouffryr et de soy pourvoyr par provision, par devant la sainsteté de notre sainct père le pape, ou aultres qu’il appartiendra et de vostre reponce ou sans responce, ensemble de la présente sommation réquisition et protestation ont requis acte à vous Maïtre Jehan Tassy notaire royal du dit Thollon pour lui valloyr et servir en temps et lieu et en foy de ce que sont soulignés (suivent 34 marques domestiques). L’an mil cinq cent septante et le vingtième jour du moys de décembre açachent tous en la présence de moy notaire royal de Thollon soubsigné et de tesmoings cy après nommés les susdites sommations réquisitions et protestations ont esté faictes intimées et signifiées…[Le prieur, sacristain de la cathédrale de Toulon et prieur d’Ollioules, influencé par les syndics d’Ollioules, ne manifesta pas un grand enthousiasme à satisfaire cette demande. Il faudra attendre un arrêt du Parlement de Provence pour que les responsables soient contraints dêt du Parlement de Provence pour que les responsables soient contraints d’exaucer les prières des « pauvres habitans et manans » du bourg de Saint-Nazaire. Cet arrêt du Parlement, en date du 27 juillet 1577 porta qu’il serait pourvu d’un prêtre par la cité d’Ollioules au dit lieu de Saint-Nazaire pour le service divin et administrer les sacrements aux habitants.]

[A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 : A l’époque de l’édification de l’église, le bourg comprenait environ trente-six maisons et deux cents familles.]

Le prieur, sacristain de la cathédrale de Toulon et prieur d’Ollioules, influencé par les syndics d’Ollioules, ne manifesta pas un grand enthousiasme à satisfaire cette demande. Il faudra attendre un arrêt du Parlement de Provence pour que les responsables soient contraints d’exaucer les prières des « pauvres habitans et manans » du bourg de Saint-Nazaire. Cet arrêt du Parlement, en date du 27 juillet 1577 porta qu’il serait pourvu d’un prêtre par la cité d’Ollioules au dit lieu de Saint-Nazaire pour le service divin et administrer les sacrements aux habitants (B. Rotger, 1984). Nota : rappelons que Saint-Nazaire (Sanary auj.) est doté d’une église depuis 1570.

1616 – 27 juillet : lettres patentes de fondation d’un marché à La Seyne – Comme l’indique la transaction passée entre Pierre Martinenq, écuyer, Laurent Martiny et Etienne Tortel, consuls de la communauté de Six-Fours, d’une part, et Michel de Tortel, seigneur de Ramatuelle, Joseph Beaussier, bourgeois, et autres notables, de l’autre, les Seynois purent établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie sous la réserve du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 15 00 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant (Louis BAUDOIN, 1965, op. cit., pp. 127-128.). Cette décision épargnait aux habitants du quartier de La Seyne de se rendre au four et à l’abattoir communs se trouvant au chef-lieu (Marius AUTRAN, 2001, op. cit. tome VIII). Toutefois, il leur faudrait se déplacer chaque jeudi à Six-Fours pour acheter au marché forain les marchandises qui leur étaient nécessaires. Les lettres patentes de fondation de ce marché furent enregistrées aux archives d’Aix-en-Provence le 27 juillet 1616.

1643 27 juillet : BLANC Isnard, curé de Sanary.

1650 – 27 juillet – Arrivée à Sanary des reliques de Saint Nazaire venant de Milan. Bénédiction de la chapelle du Bon Repos. Bien des personnes ont épilogué sur Saint ­Nazaire, patron de notre Cité. Un document trouvé aux archives de Draguignan, relate l’arrivée des reliques de Saint-Nazaire de Milan en 1650. « L’an mil six cent cinquante et le 27 juillet veille de Saint-Nazaire, Monseigneur Joseph Lambert, prêtre, docteur en droit, protonotaire appliqué Sacristain de 1’Eglise Cathédrale de Tholon, prieur prébendé d’Ollîoules, a bénit la châsse de Saint ­Nazaire pour dans icelles les sainctes reliques du dit Saint-Nazaire que Sieur Joseph Maltranque, hérault, a apporté de la ville de Milan, approuvé par l’attestation du seigneur Archevêque de Tholon et par les originaux qui sont au pouvoir des marguillers de la Confrairie du dit Saint-Nazaire. » C’est ce même jour qu’eut lieu la bénédiction de la chapelle du Bon-Repau dont nous avons parlé plus haut.  Le tout est signé par Blanc prêtre et curé du lieu (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

1656 – 27 juillet – SPINOZA : S’intéressant aux philosophies de Descartes et Hobbes et fréquentant des Chrétiens, le jeune Baruch de Spinoza s’attire les foudres des fanatiques juifs. Les rabbins d’Amsterdam décident de l’excommunier. Libre penseur ne se souciant guère des traditions, Spinoza poursuivra sa route et développera seul son système philosophique panthéiste, à côté de son travail alimentaire : le polissage du verre. Toutefois, il subit également une tentative de meurtre et ne pourra jamais diffuser librement son savoir. Son œuvre majeure, « l’Ethique », ne sera publiée qu’après sa mort sans mention de son nom et il faudra attendre un siècle pour qu’un apaisement religieux permette de lire ses œuvres.

1668 – 27 juillet – Arnoul, intendant général des Galères, demande aux habitants du bourg de rechercher deux galériens évadés. Puis, à la suite du dernier Conseil général de Sanary, il accepte de faire un nouveau rapport,  le 27 juillet 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89).

[Rotger, 1984 : Il semble que la protestation de Saint-Nazaire eut un effet positif puisque les deux premier experts se récusèrent. Seul Arnoul, intendant général des galères accepta de faire un nouveau rapport. La communauté avait confiance en lui depuis l’arrestation des 4 Turcs à la suite de laquelle il avait manifesté son désir de rendre service à Saint-Nazaire. Il avait lui-même fait appel aux habitants pour une autre affaire d’évasion :] « deux forçats nommés La Motte Le Hardy et Dumesnil (…) prévenus de grands crimes (…) Il faut faire en sorte de les découvrir (…) je vous en serai infiniment obligé. »

1675 – 27 juilletTurenne, maréchal des armées, participe À la guerre de Hollande menée par Louis XIV. Après le succès de la bataille de Turckheim en début d’année, Turenne cherche à répéter l’exploit face à Raimondo Montecuccoli. Le 27 juillet 1675, il prend part à la bataille de Salzbach qui l’oppose aux troupes impériales. Il est tué par un boulet de canon sur le lieu de la bataille. Le roi Louis XIV fera enterrer le corps aux côtés des rois de France, dans la basilique Saint-Denis.

1703 – 27 juillet : Le Logisson (registre de l’Ecritoire), bastide, commune de Marseille, quartier de Mazargues.

1707 – 27 juillet – GUERRE DE 1707 – SIEGE DE TOULON – RÖLE DE LA TOUR DE SANARY – Le 27, le duc de Savoie et son état major inspectèrent la place et constatèrent que le camp de Sainte-Anne et le retranchement allant d’Artigues à Ste-Catherine empêchaient l’investissement en passant entre la ville et la montagne (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

Le 27 juillet également une flotte anglo-batave de 22 navires mouillée dans la baie de Sanary-Le Brusc, canonne la ville pendant trois jours et demi, faisant des dégâts, mais la tour de la ville résiste et intimide suffisamment l’ennemi pour empêcher tout débarquement, ce qui aurait pris la place de Toulon à revers. Les habitants avaient été évacués dans l’arrière-pays. Pour permettre aux canons de la tour de tirer plus aisément, le parapet a été à cette occasion, abaissé de 0,50 m pour permettre un tir en barbette.

1724 – 27 juillet : Arrêt adjugeant à la Môle la succession de Jean Baptiste de Guiran à M. de Suffren (Catalogue des titres de la terre de la Molle, 29).

1787 – 27 juillet : LE ROI ET LE PARLEMENT – Rappel du Parlement qui refuse d’entériner les Edits de répartition des charges. Il est exilé à Troyes. Émeutes à Paris (Georges Duby, 1987 ; Viguier O., 1993).

1789 – 27 juillet : PROJET DE REDACTION D’UNE DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN – L’insurrection parisienne était suivie de la grande peur et d’un soulèvement généralisé des paysans contre leurs seigneurs et contre le régime féodal. Le président de l’Assemblée nationale donna connaissance de deux informations : l’abbé de Calonne avait été arrêté à Nogent alors qu’il tentait de s’enfuir à Spa. L’abbé Maury, lui, avait été intercepté à Péronne, pendant qu’il voulait quitter la France. L’Assemblée demanda cependant que les deux abbés fussent libérés. On lut ensuite une lettre de Necker assurant qu’il serait à Versailles mercredi ou jeudi pour se ren­dre à l’Assemblée dans l’espoir d’apaiser la révolte. La Constituante décidait donc le 27 juillet de travailler d’abord, à l’exemple des assemblées américaines, à une « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » (Jacques Godechot, Les Institutions de la France ; Agenda du Bicentenaire,  LUNDI 27 JUILLET).

-1791 – 20 janvier : Un décret de l’Assemblée constituante du 20 janvier 1791, sanctionné pm le Roi le 25 février suivant créa un tribunal criminel par département. Le siège en fut fixé à Toulon, d’abord au Palais de justice, ensuite mi couvent des Capucins. Ce tribunal entra en fonctions le 1« janvier 1702, cl poursuivit son activité jusqu’au 27 juillet de la même année. Après les troubles survenus à Toulon durant ce mois de juillet, un tribunal criminel provisoire fut installé le 15 septembre et il cessa d’exister à la fin du mois de novembre. La Convention ayant décrété le renouvellement des corps judiciaire» le 22 septembre, un nouveau tribunal criminel fut élu, qui siégea du <i décembre 1702 au 17 juillet 1703 (Robert Alain, 1979).

-1792 – 27 juillet : les Minimes de Toulon avaient loué certaines parties de leur couvent et des jardins pour une durée de dix ans, à l’effet de servir de caserne et d’entrepôt (Arch. comm. Révolution P. 2). Il y avait aussi un dépôt de poudre qui fit l’objet d’une motion de la section Mirabeau le 27 juillet 1792 (an IV de la Liberté et 1er de l’Egalité) demandant une garde plus vigilante (chanoine Bouisson, 3 janvier 1935).

1793 – 27 juillet :

1. Robespierre entre au Comité de salut public (Georges Duby, 1987).

2. PEINE DE MORT CONTRE L’AGIOTAGE, L’ACCAPAREMENT ET LA DISSIMULATION DES PRODUITS DE CONSOMMATION – Le 27 juillet, cédant aux exigences des sans-culottes et cherchant à s’appuyer encore plus fermement sur eux, la Convention décréta la peine de mort contre l’agiotage, l’accaparement et la dissimulation des produits de consommation. C’était là une mesure transitoire, conduisant au maximum général (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).

3. Un arrêté de représentants en mission transfère le chef-lieu du Var à Grasse.

4. TOULON ET LA CONVENTION – En matière de répression, les sectionnaires imitèrent la Convention. Les jacobins étant définitivement vaincus à Toulon, la guillotine fonctionna sans arrêt du 27 juillet au 27 septembre. A partir de ce jour, les condamnés « durent périr lentement suspendus à un double et quelquefois à un triple gibet suivant le nombre de patients ». Fréron et Barras, qui avaient remplacé Bayle et Beauvais, incarcérés, accompagnés du général Lapoype, de sa femme (sœur de Fréron) et de sa fille âgée de 5 ans passèrent à Pignans, se rendant à Saint-Tropez. La municipalité du lieu voulut les arrêter. Les deux représentants et La Poype mirent sabre au clair, et, bien que sur six dragons de leur escorte quatre se fussent tournés contre eux, ils parvinrent à s’échapper (Jean François Cornu de La Poype, né le 31 mai 1758, à Lyon, mort le 27 janvier 1851 à Brosses. Il s’engage très tôt dans l’armée, et reçoit le grade de maréchal de camp avant 1789. Partisan des idées nouvelles, il épouse la fille du fameux conventionnel Fréron. Il se distingue au siège de Toulon. Il contribue puissamment à la reprise de la place ; il dirige ensuite l’attaque du fort Pharon, puis est chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur. Le général Lapoype ne s’associe pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Il reste sans emploi sous le Directoire et sert en Italie après le 18 brumaire. Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploie autant de capacité que de courage, fait un traité avec Dessalines et s’embarque pour la France en 1803, mais il tombe aux mains des Anglais, qui l’emprisonnent à Portsmouth. Il est échangé, mais reste sans emploi jusqu’en 1813. Il est nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l’Elbe. Il se distingue dans sa lutte, avec une poignée d’hommes d’élite, contre des forces décuples à l’extérieur et contre l’esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Il avait pris ses mesures pour faire sauter la ville plutôt que de céder. Il sort de Wittemberg les armes à la main et après la cessation des hostilités. En 1814, il a la croix de Saint-Louis et le commandement d’Agen. En 1815, Napoléon Ier le nomma commandant de la place de Lille. Il y fait respecter le pouvoir impérial, malgré l’exaspération des habitants, qui s’étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fait placer à la porte de l’intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c’était le quartier général qu’il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains sur le dos par les rues de Lille. À la seconde Restauration, il fut mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés en 1822, il vote constamment avec l’extrême gauche. En 1824, il est condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique). Fréron, Barras et Lapoype se rendirent à l’armée d’Italie pour revenir bientôt avec les forces républicaines devant Toulon. La femme du général La Poype, sœur du conventionnel Fréron, et sa fille, faites prisonnières, furent emmenées à Toulon et gardées comme otages (Paul Maurel, Histoire de Toulon, 1945).

C’est avec beaucoup de difficultés que Barras réussit à gagner Saint-Tropez, peu sûr lui aussi, où ils trouvent une barque sur laquelle ils regagnent discrètement Nice. Là, il prend les mesures nécessaires pour établir un embargo de fait sur Toulon, destitue le général Brunet commandant de l’Armée d’Italie, trop mou et soupçonné de complicité avec les royalistes, et le remplace par le général Dumerlion (Paul de Saint-Stéban, Le vicomte Paul de Barras, 1995).

Voici ce qu’écrit Barras : « Arrivé à Pignans, je reconnus que les bruits avaient acquis de la réalité. J’appris qu’on avait arrêté à Toulon mes deux collègues Bayle et Beauvais, méconnu la Convention nationale, mis ma tête à prix et envoyé des commissaires pour entamer des négociations avec les amiraux des escadres anglaise et espagnole, croisant devant Toulon (…) (Mory Fernand, 1972).

E. Masse nous dit : « les sections de Toulon envoyèrent du inonde à leur poursuite. Mais les paysans du Beausset, à la première nouvelle du danger couru par les commissaires partirent au milieu de la nuit au nombre de 500 hommes avec deux pièces de canon qu’ils avaient. Ils parvinrent en se jetant tout à coup entre Toulon et les fugitifs, à déranger les poursuivants ». Ce fut là vraisemblablement le premier fait d’armes de ce qui allait devenir le second bataillon beaussétan (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

Lors du mouvement contre-révolutionnaire toulonnais, Lucien Bonaparte s’enfuit et obtient l’emploi de garde-magasin à Saint-Maximin. C’est le jour même de l’entrée des Anglais dans Toulon que la famille quitte La Valette ; elle passe par Méounes, Brignôles, Saint-Maximin, sans y séjourner, et vient se fixer à Marseille, où elle est soutenue pécuniairement par Bonaparte. Les Clary, amis recueillent les Buonaparte à Marseille, tandis que le jeune capitaine rejoint son régiment. Bonaparte rejoint son régiment à Nice.

1794 – 27 juillet :

1. CHUTE DE ROBESPIERRE – 27-28 juillet I794â (9 thermidor an II), des représentants en mission qui craignaient, pour leur tête et les députés de la Plaine réussirent à éliminer Robespierre et ses amis, aussitôt guillotinés (Lucien Bély, 1997).

27-28 juillet : chute et exécution de Robespierre (Jean-Charles Volkmann, 1997).

Le 9 thermidor, la Convention décrète Robespierre d’accusation. Le 10, Robespierre, Couthon, Saint-Just et 19 de leurs partisans sont guillotinés. Le club des Jacobins est fermé (Yann Fauchois, 2001 p. 132).

Le 9 thermidor marque aussi la fin de la Révolution. L. Blanc y voit une tragédie sacrificielle : la Passion d’un nouveau Christ. Chargeant Robespierre de leurs crimes et d’un despotisme imaginaire, les révolutionnaires renoncent en fait à la Révolution, dont l’Incorruptible incarnait au plus haut l’Idée : Mais le prophète lègue son message aux générations du XIXe siècle, à charge de l’accomplir (Jean-François Jacouty, « Robespierre selon Louis Blanc, … », p. 103-125).

2. LES GIRONDINS A NOUVEAU AU POUVOIR – Après la chute de Robespierre, les Girondins, ou leurs suppléants, revinrent au pouvoir. Ils ne parurent pas pressés d’appliquer la Constitution de 1793 qui développait certains principes auxquels ils étaient hostiles, notamment les « droits sociaux ». D’ailleurs la guerre continuait, et il avait été convenu que la nouvelle Constitution ne serait appliquée qu’à la paix. Aussi l’attitude de la Convention à l’égard de la Constitution de 1793 n’évolua-t-elle que lentement. La majorité — modérée — pensa, sans doute, que d’habiles lois organiques pourraient annuler, en fait, les dispositions politiques et sociales de la Constitution, qui heurtaient les « thermidoriens » (ainsi appelait-on les députés qui avaient provoqué la chute de Robespierre) (Jacques Godechot, Les constitutions).

3. JEAN-FRANÇOIS CARTEAUX – Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, Jean-François Carteaux se vit confier par le gouvernement le commandement d’un corps d’observation en Normandie, destiné à soutenir l’armée du général Hoche dans l’Ouest.

1795 – 27 juillet (9 thermidor) : JUGEMENT DES EMIGRES CAPTURES A QUIBERON – Alors que l’on célèbre la chute de Robespierre, entrent en fonctions des commissions militaires formées par Tallien et Blad pour juger les émigrés capturés à Quiberon : sur 751 émigrés condamnés, 748 sont fusillés. Le 2 août, la Convention rappellera à Paris ses deux représentants (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 27 juillet : EXPEDITION D’EGYPTE – Victoire des Pyramides (suivie de l’entrée au Caire) (Pierre Goubert, Initiation).

1798 – 26 juillet : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française  1798-1801 (‘Abd-al-Rahmann al-Jabartî)  Dimanche 15 du mois de Rabî 1216 [26 juillet 1801]. Un firman est publié interdisant aux chrétiens de porter des habits de couleur autre que le bleu et le noir. Dès que la mesure fut publiée et connue, des gardes épièrent les chrétiens qui passaient et, s’ils portaient quelque chose de couleur, ils s’emparaient de leur tarbouch ou de leurs chaussures rouges, ne leur laissant que la taqiyya (voile sur la tête) et le cordon noir pour la tenir. De la part de ces gardes, ce n’était pas fanatisme religieux mais désir de rapine et de vol de vêtements. Les chrétiens se plaignirent aux autorités. Il fut alors interdit de les arrêter, chaque groupe étant finalement laissé à ses usages propres.

1798 – 26 juillet : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française  1798-1801 (‘Abd-al-Rahmann al-Jabartî)  Lundi 16 du mois de Rabî 1216 [27 juillet 1801] . Le vizir demanda aux tujjâr 100 kîs, dont 10 kîs à valoir sur la dîme des épices. Il les obligea à fournir cette somme dès le lendemain. Alors se réunirent ceux qui avaient travaillé à la collecte de l’argent pour la taxe (firda) du temps des Français, comme al-Sayyid Ahmad al-Zarû, le secrétaire des épices ; ils voulaient répartir la somme demandée sur les artisans comme d’habitude. Mais ceux-ci se rassemblèrent et s’adressèrent à la maison du vizir et au daftardâr ; ils implorèrent tant qu’on les exonéra de la taxe, les riches y étant seuls astreints. Ce jour, nomination de Muhammad Aghâ Qâsim Bey Mûsqû al- Ibrâhîmî comme gouverneur à la place de ‘Alî Aghâ al-Sha’râwî.

1830 – 27 juillet :

1. DEBUT DE LA REVOLUTION DE JUILLET – Face aux ordonnances de Charles X, la réaction de la bourgeoisie et de la population s’est avérée très vive. Dès le lendemain, sous l’influence de Thiers, les journalistes rédigent des appels à l’insurrection. Le 27, les boutiques et ateliers sont fermés tandis que les rues se remplissent et que les barricades bloquent les petites rues. C’est la première journée des « Trois glorieuses ».

2. CONQUÊTE D’ALGER – EXPEDITIONS DE BÔNE, BOUGIE ET ORAN – L’échec de Blidah (Blida), et la retraite rapide mais en ordre des troupes françaises, eut pour conséquence la reprise du combat du bey de Titery contre la France. Toutefois, alors qu’en France se déroulaient les Trois glorieuses qui mirent fin au règne de Charles X, en Algérie, Anaba (Bône) faisait sa soumission le 26 juillet. L’expédition de Bône, menée par le général Danrémont avait eu un plein succès avec entre autres la participation de Jules de Lesseps, fils du consul de France à Tripoli, Ferdinand de Lesseps. Le 27, les Français débarquaient à Mers el-Kébir et le capitaine Louis de Bourmont entamait des pourparlers avec le bey d’Oran. Le même jour, une expédition commandée par M. De Quatrebarbes, Bejaia (Bougie) se soumettait à son tour.

1860 – 27 juillet : CONSTRUCTION NAVALE A LA SEYNE – mise en service des chaloupes démontables n° 26 et n°27, type Arc, construites par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (dossiers marine).

1867 – 27 juillet : SANARY – Agenda d’Henri Flotte – samedi 27 saint Pantaléon – Premières régates de Sanary à l’occasion de la fête de Saint Nazaire. Les cartes d’invitation à participer à ces régates ont été envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus. Le vent d’ouest qui est très fort empêche l’arrivée de plusieurs bateaux de Toulon qui sont déjà inscrits, mais du côté de Marseille une véritable petite escadrille nous est arrivée pendant toute la journée. On signale aussi de La Ciotat plusieurs bateaux qui viennent concourir ; ceux-là probablement ne viendront que demain dimanche. Le bateau à vapeur de l’Etat « Le Favori » commandé par le lieutenant de vaisseau Cailler nous annonce pour demain l’arrivée d’un autre bateau à vapeur de l’Etat commandé par monsieur le baron Roussin ; ils viennent assister aux régates.

1876 : Été caniculaire (histoire climat 5).

21 juin : à Paris il a fait jusqu’à 34,60°C.

Dès le 5 juillet, il a fait très chaud, 34°C à Carcassonne.

On note 39,30°C le 27 juillet, 40,20°C le 28 juillet.

Cela persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installe. 13 août : canicule avec 36,20°C à Paris! Il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août.

25/08/1876 : 7°C à Paris (la climatologie).

1879 – 27 juillet : Arrêté du maire de Figanières – Nous maire de la commune de Figanières (…) Considérant que les manifestations de culte hors de l’église sont de nature à provoquer des manifestations contraires et par suite des troubles(…) Arrêtons : Article 1er : Toutes manifestations religieuses faites en dehors des édifices consacrés au culte sont interdites dans la commune de Figanières. Article 2e Le garde champêtre de la commune de Figanières est chargé de l’exécution du présent arrêté. Figanières le 27 juillet 1879

1884 – 27 juillet :

1. LOI NAQUET RETABLISSANT LE DIVORCE : Supprimé en 1816 pour incompatibilité avec le catholicisme, le divorce rétabli grâce à la loi Naquet. Dorénavant, il est possible de se séparer, mais uniquement pour fautes, et à condition d’en apporter les preuves. De plus, chaque faute fait l’objet d’une sanction, qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement. Il faudra attendre la loi de 1975 pour que le divorce par consentement mutuel soit autorisé.

2. Des cas de choléra sont signalés à La Seyne et aux Sablettes. Des mesures sont prises : un certificat médical est exigé pour les objets mobiliers apportés à La Seyne. Le passage par la ville des matières provenant de l’hôpital de Saint-Mandrier est formellement interdit. Les environs de La Seyne présentent « un aspect tout militaire» ; partout des tentes de campement sont dressées. Cependant la population sédentaire aussi bien à La Seyne qu’au hameau de Saint-Mandrier, est calme. L’hôpital de Saint-Mandrier, où est soigné tout le personnel de la Marine et de l’armée n’a, en dehors des 113 cholériques, que 198 malades, dont 6l blessés et 137 fiévreux (Gisèle Argensse, 1989, p. 79).

1890 – 27 juillet : SUICIDE DE VINCENT VAN GOGH – Souffrant de crise de démence et rongé par l’angoisse, le peintre hollandais Vincent Van Gogh se tire une balle en pleine poitrine dans un champs de blé à Auvers-sur-Oise. Soigné par le docteur Gachet, Vincent ne meurt pas sur le coup. Il s’éteindra deux jours plus tard. Son frère Théo, avec lequel il entretient une correspondance assidue depuis 1872, trouvera dans sa poche son ultime lettre. Vincent Van Gogh n’aura vendu qu’un seul tableau de son vivant.

1899 – 27 juillet : DEBUT DE L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE A SANARY : Fin de l’éclairage au gaz et début de l’installation de l’éclairage à l’électricité à Sanary par la Société de distribution d’eau, de lumière, de force de Monte Carlo supérieure et extension, de Nice. Le 27 juillet, veille de Saint-Nazaire, ce furent 35 lampes électriques qui illuminèrent pour la première fois les points principaux de la ville. Dès le 1er septembre, 40 lampes en tout furent installées (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 467).

Il est prévu que quarante autres lampes pour l’éclairage de la ville rentreront en service en septembre. L’éclairage municipal comprend quarante lampes de un carcel (dix bougies décimales). L’éclai­rage fonctionne du 15 Octobre au 15 Mars, à partir du coucher du soleil, et du 15 Mars au 15 Octobre, une heure après le coucher du soleil. L’extinction a lieu à minuit les jours de semaine, et à une heure du matin, samedi, dimanche et fêtes légales. Cependant, pas d’éclairage prévu les jours de clair de lune, sans toutefois dépasser 90 jours par an. Pour les abonnés, le prix de l’abonnement à l’heure est fixé à 5 cen­times par lampe de dix bougies, à 4 wats par bougie. On peut avoir jusqu’à quatre lampes pour lesquelles existe un tarif dégressif pour l’ins­tallation. L’installateur fournit abat-jour, tulipes, griffes, appliques, etc.]

1900 – 27 juillet : Le futur écrivain Gabriel Audisio naît à Marseille dans une famille d’artistes liés au monde du théâtre. Il passe les dix premières années de son enfance dans la cité phocéenne puis déménage pour Alger, où son père, Victor Audisio, est nommé Directeur de l’opéra. Il y fréquente l’école française mais étudie en même temps les lettres, le droit, l’histoire et la civilisation musulmanes. Il rentre en France en 1916, au moment où son père est chargé de diriger l’opéra de Marseille. Il poursuit ses études à Paris avec comme professeur Jules Romains, qui deviendra un ami, et dont les théories l’influenceront. En 1917, Gabriel Audisio rencontre Louis Brauquier au Lycée Thiers né la même année que lui, puis Francis Ponge à Strasbourg. Démobilisé en 1919 après s’être engagé volontaire comme hussard, il retourne en Algérie pour passer le concours de Rédacteur de Préfecture : il est nommé à Constantine. De 1921 à 1922, il est Rédacteur au Gouvernement général de l’Algérie où il collabore aux Cahiers du Sud. Délégué de l’Office algérien d’action économique et touristique, il voyage en Tunisie d’où il rapporte son essai Sel de la mer. Ce faisant, il rencontre Jean Prévost, Albert Camus et Jean Grenier. En 1943, il est incarcéré à Fresnes pour faits de Résistance. En 1958, il est nommé Conseiller Culturel auprès du Secrétariat d’État chargé des Affaires culturelles algériennes. Il prend sa retraite en 1966. De 1924 à 1976, Gabriel Audisio entretient une correspondance hebdomadaire avec son ami Louis Brauquier dont il se chargera de publier l’ouvrage posthume Hivernage. Gabriel Audisio meurt à Issy-les-Moulineaux le 25 janvier 1978. Cette même année sera publié son dernier recueil de poèmes, De ma nature.

1914 – 27 juillet : JEAN JAURES DENONCE LES « MASSACRES A VENIR » – Venu le 25 juillet soutenir Marius Moutet, candidat socialiste à une élection partielle à Vaise, dans la banlieue de Lyon, Jean Jaurès dénonce dans un discours les « massacres à venir ». Ainsi qu’il le confesse à Paul-Boncour, directeur de cabinet de Viviani, le pessimisme le gagne quand il s’exprime fataliste : « Ah! Croyez-vous, tout, tout faire encore pour empêcher cette tuerie ?… D’ailleurs, on nous tuera d’abord, on le regrettera peut-être après. » Croyant pouvoir encore faire pression sur le gouvernement, il garde une certaine réserve vis-à-vis de la manifestation organisée le 27 juillet à Paris par la CGT. La direction du parti socialiste qui se réunira le 28 juillet, à l’instigation de Jaurès, exprimera à nouveau son soutien au gouvernement (d’après un article de Michel Vovelle publié dans L’Humanité du 24 avril 2004).

1923 – 27 juillet : Sanary devient Sanary-sur-Mer – Décret du 27juillet 1923, date à laquelle Sanarv deviendra Sanary-sur-Mer (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

-1934 – 27 juillet : MORT DU MARECHAL LYAUTEY – Résumé du texte qui suit :

  • Carrière militaire : Lyautey a été le premier résident général du protectorat français du Maroc en 1912 et a été nommé maréchal de France en 1921 1.
  • Décès et funérailles : Il est décédé à Nancy le 27 octobre 1935, mais a souhaité être enterré au Maroc. Ses restes ont été transférés à Casablanca à bord du Dupleix 1.
  • Retour en France : En 1961, les cercueils de Lyautey et de son épouse ont été rapatriés en France et déposés aux Invalides à Paris 1 2.
  • Hommages : De nombreuses personnalités ont rendu hommage à Lyautey lors de diverses cérémonies, notamment à Toulon et à Paris 3 4.
  • Autres faits marquants : Lyautey a visité l’hôpital de Saint-Mandrier en 1923 et a organisé l’exposition coloniale internationale en 1931

Mort du maréchal Lyautey à Thorey, en Lorraine, où il avait choisi de s’installer après l’incendie et le pillage par les troupes allemandes de la propriété familiale à Crévic, effectués en représailles du traité de protectorat du Maroc. Officier pendant les guerres coloniales, il fut le premier résident général du protectorat français du Maroc en 1912, ministre de la guerre lors de la Première guerre mondiale, maréchal de France en 1921, académicien et président d’honneur des Scouts de France. Thorey adjoindra à son nom celui de son célèbre résident. Le nom de Port-Lyautey sera donné à Kénitra, au Maroc. Le 27 octobre 1935 -Lyautey l’Africain- comme on le surnommait, décède à Nancy sa ville d’origine, mais ayant désiré reposer sur la terre marocaine qu’il avait tant aimée, ses restes seront transférés, à Marseille d’où ils seront embarqués à bord du Dupleix en direction de Casablanca. Le Maréchal Lyautey aura un mausolée dans la Vallée du Chellah. La Chapelle du G.E.M. reçut en avril 1961, les cercueils du Maréchal Lyautey et de son épouse, qui inhumés au Maroc, transitèrent, avec les honneurs, par Saint-Mandrier avant de rejoindre les Invalides à Paris. Le Maroc n’étant plus terre française, les cendres de ce grand homme reviennent dans sa Lorraine natale. Lors du transfert, une escale avait été prévue à Toulon. Le cercueil fut amené en France à bord du croiseur amiral Colbert et déposé dans la chapelle de l’Ecole des Apprentis mécaniciens à Saint-Mandrier en attendant le voyage par la route (Gisèle Argensse, 1989 , p. 241).

Les cendres du maréchal de France Louis Hubert Lyautey, et de Madame, quittent Casablanca pour notre la France. Elles embarquent à bord du « Colbert » pour rallier, dans un premier temps, Toulon. Le croiseur amiral est bien arrivé à destination, mardi 23 avril, mais en plein putsch des généraux. Les autorités ont donc pris la décision de déposer les cercueils dans la chapelle de l’école des mécaniciens de Saint-Mandrier, en attentant des « jours meilleurs » aussi bien en France qu’en Algérie (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).

Le 26 avril les honneurs sont rendus à la dépouille mortelle du grand soldat que fut Lyautey. De nombreuses personnalités, dont Monsieur Triboulet, ministre des Anciens Combattants, assistent à l’événement dans la vaste cour de l’E.A.M.F. Puis, le cortège emprunte un petit sentier pentu qui mène vers la chapelle toute proche… (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).

Le mardi 9 mai, le cercueil quitte la chapelle de l’école des mécaniciens pour la base aéronavale du Palyvestre, à Hyères. Après deux cérémonies religieuses dans la capitale, à l’Arc de Triomphe et sur l’esplanade des Invalides, le maréchal Lyautey et son épouse reposeront enfin en Lorraine, leur terre natale (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).

En 1923, le maréchal Lyautey s’était rendu à l’hôpital de Saint-Mandrier pour y rendre visite à l’un de ses seconds alité (Ken Nicolas, vol. 2, p. 61).

Un paquebot de 8 256 tonneaux de jauge brute, construit en 1924 pour la Compagnie Paquet, était appelé « Maréchal Lyautey » ; saisi par les Allemands en janvier 1943 à Marseille, il sera sabordé par eux le 22 août 1944 dans le bassin Wilson où il sera dépecé ultérieurement. En 1931, ce fut Lyautey qui organisa l’exposition coloniale internationale dans le bois de Vincennes. En 1951, un hydravion basé à Saint-Mandrier s’écrasera en flammes près de Port-Lyautey au Maroc : « Le pilote ayant constaté que la houle rendait difficile la prise de contact avec l’eau, a remis les gaz pour amorcer un nouvel amerrissage. Mais au moment où il décrivait un vaste virage au-dessus des rives de l’oued Sebou, l’appareil a heurté un câble à haute tension, percuté le sol et a pris feu. Les treize militaires qui se trouvaient à bord ont péri carbonisés » (République de Toulon et du Var du 28 juin 1951).

En 1952, les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, livreront le paquebot Lyautey à la Compagnie de Navigation Paquet pour la ligne régulière de Marseille à Dakar. Le navire avait été lancé en présence de la Maréchale Lyautey.

-1938 – 27 juillet : MARINE – Cale de Lanester à Lorient, lancement de l’aviso-dragueur « Èlan » (Gérard Garier, L’aviso de 630 t Elan).

1940 – 27 juillet : GUERRE ET URBANISME – LES VILLES OÙ LA GUERRE A PASSÉ : Épinal et la région des Vosges. La ville d’Épinal a cruellement souffert de la guerre. La plupart des maisons de la rue Aubert, de la rue de l’Ancien-Hospice, de la place du Marché et de la place des Vosges ont été atteintes par des obus. Sur le quai des Cordeliers, quelques maisons détruites dont le Crédit Lyonnais. En revanche, le quai des Bons-Enfants est intact. Des ponts, il ne reste guère que le grand pont de pierre. Tous les autres ont été sacrifiés aux nécessités de la défense. Au sud d’Épinal, Aillevillers a été l’objet de sévères bombardements qui ont détruit en partie la gare et causé de sérieux dégâts sur les maisons d’alentour. À l’ouest d’Épinal, Neufchâteau, où se déroulèrent de violents combats, a été très éprouvé. Mais la ville n’est pas rasée contrairement au bruit qui avait couru. Par un phénomène curieux, elle offre presque son aspect habituel car les façades des maisons sont souvent intactes. Mais, hélas! elles abritent des ruines (Le Figaro, samedi 27 juillet).

1943 – 27 juillet :

1. LIBERATION DE LA CORSE – Cinquième mission du sous-marin FNFL « Casabianca ». Les succès obtenus par le « Casabianca » incitent les services secrets alliés à tenter un débarquement record de munitions et d’armes en Corse. Le sous-marin réussit à absorber 20 tonnes de matériel en paquets de 35 kg et il est prêt à appareiller le 27 juillet à 19 h 00. Mais il devient nécessaire de débarquer des armes dans un lieu différent pour les faire parvenir plus facilement dans le centre de la Corse après en avoir approvisionné le nord de l’île. Aussi, à la demande du commandant Colonna d’Istria, le Casablanca ira déposer sa cargaison dans le golfe de Porto. La crique de Gradella est choisie après une reconnaissance aérienne des Anglais. Rendez-vous est pris avec l’organisation, en Corse, le 30 juillet à 20 h 30. Quatre Anglais se joignent à l’équipe du « Casablanca ».

2. AVISO FNFL « SAVORGNA DE BRAZZA » A MADAGSCAR – Arrivé ce matin devant Anjouan, dont la cime, le M’Tingui, est noyée dans les nuages. La ville de Mutsamudu s’étire sur la plage étroite. Le chef de l’île nous attend, le gouverneur et moi, près du débarca­dère. Nous nous hissons dans des filanzanas portés par huit bourjanes. Ils reprennent, tout le long du chemin, une* mélopée où reviennent toujours les mêmes mots. Des relèves de porteurs courent à leurs côtés. Après quelques kilomètres couverts dans des sentiers escarpés à une allure époustouflante, nous arrivons à l’étape sous un arc de triomphe de verdure. Je m’approche d’un Français qui habite l’île et lui demande s’il peut me traduire les paroles de la chanson. Les voici :

« Ah ! qu’il est merdeux le bâton que je porte, ah ! qu’il est merdeux celui qui est dessus. »

Nous avons déjeuné d’un méchoui aux piments, sur des tapis précieux, à l’intérieur d’une vieille mosquée désaf­fectée.

L’île entière est coupée de toute navigation depuis plusieurs années. Les colons nous montrent les richesses dont regorgent leurs magasins : essence de niaouli, d’ylang-ylang, fagots de vanille, amas de cordages de sisal. L’île est soumise à un système d’esclavage bien­veillant. Les indigènes semblent heureux, leurs enfants sont beaux et souriants.

Au retour, à bord, un message me signale la présence d’un sous-marin dans notre proche voisinage. Cela ne semble pas vrai ! (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, 1951)


1944 – 27 juillet :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Vers midi, le 27 juillet, le général allemand Bayerlein et le reste de son état-major sont à leur poste de commandement sur les rives du ruisseau de Soulles. Ils tentent encore de regrouper quelques hommes de la Panzer-lehr. Tard dans la soirée, des chars US prennent le poste sous leur tir. Un à un les officiers s’échappent, Bayerlein restant le dernier dans la maison en flamme. Il parvient à s’échapper à son tour. C’en est fini de la Panzer-lehr qui devait rejeter à elle seule les Anglo-américains à la mer (dixit Guderian). Au grand quartier général du Führer, sur l’immense carte de situation, on retira un petit drapeau. Mais cette disparition venait de créer une brèche gigantesque qu’il sera difficile de colmater (Paul Carell, Ils arrivent).

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : De nombreux jeunes, refusant le service du travail obligatoire, rejoignent le maquis F.T.P.F FAITA qui va devenir un camp d’instruction. Ces jeunes sont ensuite affectés aux maquis que le Front National a créé à SIGNES (au lieu dit “Les Limattes”) ou Bessillon (entre BARJOLS et COTIGNAC) et dans la région d’AUPS.

Les maquis FTP auront à soutenir de durs combats contre les forces de répression (Waffen SS et milice de PETAIN), le 2 Janvier 1944 à SIGNES, le 22 Juillet 44 à AUPS, le 27 Juillet 44 à BESSILLON (Delperrie de Bayac J., 1969, p. 482).

Ce dernier, le plus sinistre, se déroule à Brignoles, le 27 juillet. Des miliciens commandés par le chef Requin et des Allemands arrêtent 8 maquisards du détachement Battaglia (FTP) et dix otages extraits de la prison de Brignoles soupçonnées d’appartenir à la Résistance. Les corps de ces malheureux seront retrouvés quelques jours plus tard dans un charnier à Ponteves, dans le Gard. Le chef Requin sera fusillé à la Libération (Joseph Bessone, La Résistance dans le Var, le mouvement ouvrier varois dans la Résistance).

       3. Sanary, une bombe tombe sur la maison d’un cultivateur tuant Alphonsine CORLET – Le 27 juillet 1944, des tirs de tous les côtés, les batteries de canon se répondaient. Le soir, on entendit un grand bruit provenant du côté de la Millière : une bombe était tombée sur la maison d’un cultivateur et de sa famille, tuant la mère. Quatre ou cinq fois déjà, des obus étaient tombés dans ces parages (Rotger B., 1994 ; Cahier du patrimoine n°10, Sanary). Archives de Sanary : Année 1944, n° 70 – Le 27 juillet 1944 à 20 h 20, est décédée quartier de l’Huide Alphonsine CORLET.« Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 23/03/1945. »

-1949 – 27 juillet : LA France INTEGRE L’O.T.A.N. – Le 27 juillet 1949, la France adhère l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (O.T.A.N.) créée le 4 avril précédent (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1950 – 27 juillet : liste des Italiens inhumés « dans le carré H en entrant à gauche par l’Ecole des MécaniciensDE Saint-Mandrier – Un réaménagement progressif de la nécropole dans les années d’après-guerre : vers la création du cimetière italien.Les années d’après-guerre sont marquées par une restructuration des cimetières militaires sur l’ensemble du territoire français et par un vaste mouvement de translation des corps. La nécropole de Saint-Mandrier comportant des espaces non occupés offre ainsi des possibilités. Dès 1947, on l’a vu, les autorités américaines, plaçant devant le fait accompli, les autorités maritimes, y ont transféré 82 corps d’Allemands  provenant de Draguignan (Transférés par la suite vraisemblablement au cimetière militaire allemand de Dagneux, Ain, regroupant les corps de près de 20 000 soldats allemands tués dans le sud de la France de 1940 à 1945. Douze soldats italiens inhumés à Saint-Mandrier ont été transférés de ce cimetière). A la même époque, le maire de Saint-Zacharie demande le regroupement à Saint-Mandrier des militaires français décédés en 1944 au cours des combats de la Libération et inhumés dans le cimetière communal. 16 corps sont exhumés et transférés à Saint-Mandrier l’année suivante (D. I. A. C. Personnes décédées à l’hôpital d’évacuation 401 de Saint Zacharie (3ième Bataillon Médical).    Deux ans plus tard, au cours de l’été 1950 sont inhumés « dans le carré H en entrant à gauche par l’Ecole des Mécaniciens » (D. I. A. C. document émanant du Comité du Souvenir français de Saint-Mandrier.) plus de 200 Italiens morts pendant la guerre et en provenance de tout le sud-est de la France (D. I. A. C. liste des Italiens inhumés : -au 27 juillet 1950 : 64). Inhumations faisant suite vraisemblablement à l’application de l’accord franco-italien du 20 juin 1950 sur les sépultures de guerre (Jacqueline Viollet-Repêtto, Cahier du patrimoine ouest-varois n°15, La Seyne-Saint-Mandrier).

1951 – 27 juillet – SEMAPHORE ET TIRS D’ENTRAINEMENT À CEPET – Des tirs en mer sont effectués au polygone de la Renardière de 8 h à midi et de 13 h à 18 h, site appartenant à l’arsenal de terre. Les zones dangereuses sont délimitées ainsi : Au nord : la terre entre la pointe du Marégau et le Cap Cépet. A l’est : alignement Gros-Cerveau – batterie haute de Cépet, au 312e. A l’ouest : alignement batterie nord du Lazaret – îlot du Frère sud, au 48e. Signal d’avertissement : un pavillon carré rouge hissé en tête mât du sémaphore de Cépet, ainsi qu’à celui de la batterie. Situé au point culminant de la presqu’île, à 130 mètres d’altitude, le sémaphore est « l’ange Protecteur » non seulement de Saint-Mandrier mais aussi de Toulon et des environs. La Croix des Signaux a un rôle prépondérant : surveiller la mer, le ciel et la terre ainsi qu’assurer les relais-radio entre ces trois éléments. Les marins qui animent cette station sont des collaborateurs de la Météo : ils ne font pas de prévisions mais des observations qu’ils transmettent à la météo toutes les trois heures. Le Sémaphore fonctionne 24 heures sur 24, alors que les autres sémaphores fonctionnent du lever au coucher du soleil (Gisèle Argensse, 198p, p. 245).

1952 – 27 juillet : MORT D’EVA PERON – Evita Peron, femme du président Juan Peron, meurt de leucémie. Pendant quinze jours, le peuple argentin défilera pour lui rendre un dernier hommage.

1953 – 27 juillet : FIN DE LA GUERRE DE COREE – Les belligérants, à savoir la Corée du Sud, les forces des Nations Unies, la Corée du Nord et la Chine signent l’armistice de Pan Mun Jom. L’accord prévoit la division de la Corée en deux zones à la hauteur du 38e parallèle, où une zone démilitarisée sera installée. Durant les trois ans de guerre, on dénombrera entre un et trois millions de morts et de disparus, le tout pour revenir au statu quo ante bellum.

1954 – 27 juillet : LU DANS « PARIS-NORMANDIE » : Le travail du dimanche et des jours fériés étant suspendu du dimanche premier août au premier décembre à l’exception du jour de Toussaint, les vaches venant en chaleur le dimanche seront inséminés en priorité le lundi matin.

1955 – 27 juillet : INCENDIE DE FORËT A SAINT-MANDRIER – « Un incendie s’est déclaré vers 11 heures dans une forêt de pins à Saint-Mandrier. Le feu a pris à proximité de la rue Pasteur. Heureusement, pour une fois, le vent n’était pas de la partie et le feu fut rapidement circonscrit vers douze heures, grâce à la promptitude des pompiers de la B.A.N. de Saint-Mandrier, de la Seyne, de Toulon et de Six-Fours, ainsi que par une bonne partie de la population. Une enquête est ouverte. Les pompiers de Toulon sont restés sur les lieux jusqu’à quatorze heures trente pour finir de noyer les petits foyers de cendres » (République du samedi 27 juillet 1955).

1952 – 27 juillet : L’HOMOSEXUALITE N’EST PLUS UN DELIT EN FRANCE. Sur une proposition de ministre de la Justice, Robert Badinter, l’Assemblée Nationale vote la dépénalisation de l’homosexualité. Avec l’abrogation de l’article 332-1 du code pénal, l’homosexualité n’est plus considérée comme un délit. Elle sera retirée de la liste des maladies mentales de l’OMS. (Organisation Mondiale de la Santé) neuf ans plus tard, en 1991

1990 – 27 juillet : Citroën arrête la production de la « Deux Chevaux ».

1994 – 27 juillet : SAINT-TROPEZ, villa La Hune, avenue Paul Signac. La villa en totalité, les façades et toitures du logement de gardien, le jardin d’agrément (cad. AL197) sont inscrits à l’inventaire des Monuments historiques par arrêté du 27 juillet 1994/

1998 – 27 juillet : AIME JACQUET QUITTE SA PLACE – Paris, Aimé Jacquet laisse sa place de sélectionneur de l’équipe de France de Football à son adjoint Roger Lemerre..

1999 – 27 juillet : 27 MORTS EN SUISSE – Dans le canton de Berne, 21 touristes amateurs de canyonning sont emportés et tués par un torrent en crue.

2014 – 27 juillet : INITIATIVES POUR LA PAIX EN ISRAËL – PALESTINE – Mgr Georges Pontier, président de la conférence des évêques de France, a proposé que ce dimanche 27 juillet, des initiatives de prière pour la paix en Israël-Palestine soient prises dans tous les diocèses de France, tout spécialement lors de la prière universelle des messes célébrées. Il veut répondre aussi, ce faisant, à l’appel du Saint-Père, qui invite régulièrement à prier pour la paix en Terre sainte, entre Israël et les Palestiniens (Édité par la Conférence des évêques de France).

2016 – 27 juillet : IN MEMORIAM, Père Jacques Hamel – Texte lucide et plein d’humanité que Robert Beneventi, Maire d’Ollioules, a publié sur le Net : « Ce soir je suis particulièrement horrifié et sidéré par le drame qui touche l’église de France. Avec tous les Ollioulais, j’ai mes pensées et mes prières pour tous les Catholiques qui viennent au 21e siècle, de compter un Martyr de plus avec le Père Jacques Hamel. Ensemble nous nous recueillons pour honorer sa mémoire et pour partager sa foi chrétienne. La République c’est le respect de toutes les religions qui prônent l’amour de son prochain et respectent les droits de l’homme et du citoyen. La France, notre Patrie est en guerre contre l’EI et nous savons que quelques milliers d’ennemis de l’intérieur sont connus des services de renseignements. Notre gouvernement doit agir très rapidement et avec des mesures efficaces pour mettre d’une manière ou d’une autre hors d’état de nuire ces traîtres. »

2019 – 27 juillet : LA METEO DU JOUR N’AVAIT RIEN DERASSURANT POUR UNE JOURNEE DE PLEIN ETE – Une perturbation pluvieuse et localement orageuse, présente ce matin du Sud-ouest au nord du pays pivotera progressivement vers les régions de l’est. Les pluies seront orageuses, le matin, de Rhône-Alpes jusqu’aux Hauts-de-France, puis vers le Nord-est, l’après-midi, où l’on attend quelques bons orages, de grosses pluies, parfois de la grêle et des rafales de vent, notamment sur les départements en vigilance orange.  

Autour de la Méditerranée, les conditions seront plus calmes malgré les débordements nuageux donnant un risque d’ondées. Toutefois, les pluies parfois orageuses installées sur le Sud-ouest, finiront par toucher le pourtour du golfe du Lion . La tramontane et le mistral se renforceront à partir de la soirée.

Enfin, après ce passage pluvio-instable, les conditions se calmeront par le Nord-ouest.

Le ciel restera assez chargé avec seulement quelques ondées et cette accalmie gagnera vers l’Aquitaine, le Centre du pays et la Normandie.

Les températures minimales varieront entre 12 et 18 degrés en général, 18 à 22 autour de la Méditerranée et vers l’Alsace. Les températures maximales continueront leur rafraîchissement avec 20 à 23 degrés sur une grande partie ouest du pays, 25 à 28 sur le Nord-est, et jusqu’à 29/32 sur l’extrême Sud-est.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE !

Une dame très snob entre chez un antiquaire et dit :

-Ce vase bleu qui est en vitrine, il est bien du dix-septième siècle, cher ami ?

-Hélas ! non, madame, répond l’antiquaire. Je ne veux pas vous tromper, il est de 1950 …

-Quel dommage ! Il était si joli !

A demain !

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