N’ayant que peu de temps à consacrer aux éphémérides, j’ai pensé bon de vous parler d’un ouvrage que je viens de lire et qui m’a permis de mieux comprendre certains événements de ce vingtième siècle qui ont des répercussions de nos jours.
Il s’agit de livre de Laure Adler, « Dans les pas de Hannah Arendt », publié par la NRF Gallimard en 2005, un volume de 645 p.
Hannah Arendt est l’une des intellectuelles les plus importantes du XXe siècle. Son œuvre irrigue tant la philosophie que la politique et l’éthique.
Penseuse des chaos du monde et militante antinazie de la première heure, elle fut à la fois une combattante des droits de l’homme, une théoricienne des périls qui menacent la démocratie, une penseuse de l’antitotalitarisme et une femme engagée dans les principaux combats du siècle. Avant de lire cet ouvrage, j’avais déjà apprécié de Laure Adler son « Margerite Duras », également punlié chez Gallimard en 1998.
Pour ce qui est d’Hannah Arendt, j’avais été fasciné – déboussolé même – par son étude sur « Le système totalitaire », publié au Seuil en 1932, puis réédité en 1972.
Penseuse de l’événement, philosophe de la fragilité humaine, elle a vécu dans sa chair ce qu elle a théorisé. C’est sans doute aussi pour cette raison que son œuvre nous bouleverse trente ans après sa mort.
Laure Afler a tenté de mettre ses pas dans les siens, de reconstituer son itinéraire, de rencontrer ses amis et, grâce à des correspondances inédites, d’éclairer ses relations amoureuses — en particulier Martin Heidegger, avec qui elle a vécu, selon Jacques Derrida, une nouvelle histoire d’Héloïse et Abélard.
Ce livre se veut une enquête qui cherche à comprendre cette femme généreuse, politiquement incorrecte, d’un courage exceptionnel, qui pratiquait le culte de l’amitié comme un éros et la philosophie comme un art du savoir-vivre.
Une lecture nécessaire !

Laisser un commentaire