ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 20 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4997)
Bonjour à tous ! Ayant pris un congé de quelques jours, je vous adresse un remake de l’an dernier avec quelques éléments de mise à jour. Bon mois de juillet à tous !
ILLUSTRATIONS : quelques ouvrages sur la Provence extraits de notre bibliotèque.
LES FÊTES : En ce jour du bouillon-blanc au Calendrier républicain de l’An II, nous fêtons les 20 000 Elie de France dont le prénom se réfère à un prophète hébreu du IXe siècle avant notre ère, héraut de YHWH, dieu d’Israël, face au dieu des Cananéens, Baal, dont la reine Jézabel s’était fait l’ardente missionnaire.
Nous fêtons également Marina, patronne des paysans et l’une des voix entendues par Jeanne d’Arc.
A ceux qui se demandent ce qu’est le bouillon-blanc, nous répondons que c’est le nom porté par une très ancienne plante médicinale employée essentiellement en tisanes pectorales. Il s’agit de molènes appartenant toutes au genre Verbascum, famille des Scrofulariacées. Et toc !
En 1844, le 20 juillet, on effectuait la cueillette des prunes hâtives (enquête de 1844 dans le canton d’Ollioules).
DICTON : Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.(Brillat-Savarin)
PENSEE « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Judas, par exemple, il avait des amis irréprochables » (Paul Verlaine)
EPHEMERIDES

–1217 – 20 juillet : Bertrand de Signes, seigneur de Néoules, donne des biens à Montrieux – Acte 276 du cartulaire de la chartreuse de Montrieux, Bertrand de Signes, seigneur de Néoules, donne à Montrieux tout ce qu’il possède à l’intérieur des limites territoriales (termini possessionum) du monastère (Boyer R., 1980, p. 637 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1343 – 20 juillet : La Crota, 20 juillet 1343 (charte aux archives de l’Evêché). Les Crotes – hameau, commune de Marseille (1872). Première mention : Molendium de Crota, mars 1299 « littéralement « moulin de la grotte » (acte notarié).
–1380 – du 20 juillet au 15 janvier 1381 : Guerre de 100 ans – Chevauchée de Thomas de Woodstock dans l’Aisne, la Champagne, le Vendômois, pour pénétrer finalement en Bretagne.

–1501 – 20 juillet :
1. La Berça (archives de l’Évêché). La Bergue – colline, commune d’Aubagne, quartier de Languilar (1872).
2. Fenestrella sive al valon dels Gavots – littéralement « le vallon des Gavots » – (acte aux archives de l’Evêché). Fenestrelle – hameau, commune d’Aubagne, quartier des Goutelles. Première mention le 8 septembre 1453: Fenestrelle (acte aux archives de l’Evêché).
3. Gachium – littéralement « la guette » – (registre aux archives de l’Evêché). La Gâche – l’un des sommets des montagnes qui dominent le territoire d’Aubagne du N.-O. au S.-E.; il appartient à la branche de Roquefort (1872). Première mention : La Gacha, 20 août 1501 (ibid.). A ne pas confondre avec La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel (1872).
4. Las Linieras, littarement « champs de lin » (registre aux archives de l’Evêché). Les Lignières – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Lineriœ, 23 août 1247 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1126).
–1575 – 20 juillet – Bastide de la Pichone Crotte – littéralement « la petite grotte » – (délibération du Conseil). Les Crotes – hameau, commune de Marseille (1872).Première mention : Molendium de Crota, mars 1299 – littéralement « Moulin de la grotte » – (acte notarié).
–1576 – 20 juillet : Cars – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural. Dénommé Quartuns le 17 juin 1219, littéralement « quatrième mille en partant de Marseille » (cartulaire de Saint- Victor, n° 912). Le cours du ruisseau de Cars a été changé dans le XVIe siècle ; un acte du 20 juillet 1576 (ibid.) appelle l’ancien lit du ruisseau Maire vieille littéralement « vieux ruisseau » (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille).
–1589 – 20 juillet : La tour de garde en pierres sèches, construite sur la crête de Sicié en1530, fut remplacée par une autre tour solidement maçonnée, incorporée dans un massif rocheux. Il en reste encore, aujourd’hui, le soubassement circulaire et quelques vestiges ; cette partie ruinée de tour de guet, située à l’est et au bas de la terrasse de la chapelle, se trouve en terre de La Seyne. La tour dont il s’agit s’élevait encore au XVIIIe siècle à sept à huit mètres de hauteur, avec ses marches d’escalier à l’extérieur (Louis Baudoin, 1965, p. 107 : délibération de la communauté de Six-Fours du 20 juillet 1589).
« Le 20 juillet 1589, étant consuls de la Communauté, Hugues Denans, Cyprien Fabre et Peiron Vidal, avaient proposé au Conseil que les gardiens du Cap Sicié étaient souvent empêchés par les corsaires de faire de la fumée sur le dit cap, ce qui était un signal aux bâtiments de mer de ne point passer à cause qu’il y avait des corsaires. Sur quoi pour la sûreté des personnes des dits gardiens et pour qu’on pût continuer à faire des signaux, le dit conseil délibéra de faire bâtir la tour qui est sur le dit cap, ce qui fut exécuté et depuis lors, au lieu de faire de la fumée, le gardien lorsqu’il découvre quelque bâtiment de mer suspect d’être corsaire, élève le jour sur une bigue au plus haut de la dite tour un grand rameau de bois de pin et sur l’entrée de la nuit après avoir fait le feu d’assurance, il allume consécutivement l’un après l’autre autant de feux comme il a découvert de vaisseaux ou autres bâtiments de mer qu’il croit être corsaires » (Jean Denans, 1713, cité par Marius Autran, tome 1, 1987).

–1633 – 20 juillet : L’aumônier de Saint-Victor ayant élevé des prétentions sur la seigneurie de Mazargues, en alléguant que le seigneur de ce lieu n’était qu’emphytéote, il fut débouté par sentence du lieutenant principal. Le seigneur de Mazargues fut reconnu seigneur direct, avec droit de juridiction et un juge a fonctionné en son nom jusqu’à la Révolution. Première mention : Vallis de Marsanges, 1096 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor) littéralement « vallée du domaine de Martius ».
-1700 – 20 juillet: Les Armoiries de Six-Fours sont enregistrées par le conseiller du Roi Charles D’HOZIER »garde de l’Armorial général de France ». (Serge Sappino)
–1707 – 20 juillet – INVASION DE LA PROVENCE PAR LES TROUPES DU DUC DE SAVOIE : M. de Sailly se replia assez rapidement sur Toulon, pour ne pas se laisser envelopper par les Coalisés et sans défendre les défilés de l’Estérel. A Cuers, piqué de la sécurité que l’ennemi affectait, il fit un retour offensif, surprit l’avant-garde de cavalerie et lui tua beaucoup de monde. A La Valette ses soldats, mécontents de l’accueil peu empressé des paysans, qui avaient tout cache, pillèrent le village, qui fut pillé de nouveau par la cavalerie de l’avant-garde ennemie. Le 20 juillet M. de Sailly arriva à Toulon. La garnison de la Ville, même avec ce renfort de 7 bataillons était insuffisante (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).
A l’annonce du mouvement des troupes ennemies vers la Provence, le maréchal de Tessé avait donné ordre à ses troupes, de descendre, par échelons, la vallée de la Durance parSisteron, Riez et Tavernes. Les premiers bataillons arrivèrent à Tavernes le 20 juillet à 9 heures du soir. L’armée du Duc de Savoie ce jour-là était à Fréjus où elle était arrivée la veille. Elle avait donc mis huit jours pour venir du Var à cette ville. Les Coalisés avaient d’abord pris la route du bord de mer par Cannes ; mais le capitaine Lamothe-Guérin, commandant le château de l’île Sainte-Marguerite, malgré les menaces de la flotte anglaise, fit un tel feu sur l’armée qui défilait devant lui, que celle-ci dut rebrousser chemin et passer par l’Estérel. Ce passage fut pénible à cause du manque d’eau et de la chaleur, à tel point que plusieurs soldats allemands se suicidèrent. Donc le 20 juillet, d’une part les troupes françaises, ayant déjà fourni une longue route, avaient à parcourir pour arriver à Toulon 14 lieues à vol d’oiseau, à travers des régions accidentées et montagneuses, alors que les alliés reposés avaient 20 lieues à parcourir sur une belle route en plaine. C’était une course au clocher dont l’enjeu était la possession de la ville de Toulon. Quels étaient les itinéraires, qui s’offraient à l’armée française? Le premier était Tavernes, Barjols, Brignoles, Cuers, Solliès et Toulon. Il exposait les troupes à rencontrer l’ennemi et à ne pouvoir passer ou à être accablées par des forces supérieures. Le deuxième itinéraire : Tavernes, Saint-Maximin, Saint-Zacharie, Roquevaire, Le Beausset, Toulon était sûr : les troupes ne risquaient pas de mauvaises rencontres, mais elles risquaient d’arriver trop tard, le 25 ou le 26 juillet. Mais le vieux comte de Grignan avait pensé à tout. Sur son ordre un officier de cavalerie provençal, le chevalier Bernard de Guénot était parti reconnaître lui-même à cheval les routes et sentiers et sur ses indications les troupes d’avant-garde du maréchal de Tessé, 7 bataillons commandés par M. de Quëbriant, prirent l’itinéraire suivant. De Tavernes les troupes gagnèrent La Roquebrussanne. Là les habitants leur distribuèrent des provisions, des viandes rôties, du vin (id.).
–1758 – 20 juillet – Ferme du prieuré de Sainte Madeleine de la Môle – Rière Me Féraud, notaire de Collobrières, la ferme du prieuré de la Molle a été donnée à Michel Perrin, boulanger du lieu de Cogolin, pour le temps et terme de six années complètes révolues qui ont commencé à la récolte de l’année 1659 et finiront à pareil tems de 1764 moyennant la rente annuelle de 425 lb payables au jour de Saint Michel de chaque année et sous les pactes et conditions suivants :
1. payera chaque année au fermier du chapitre de Fréjus, résidant à Cogolin, 4 charges 8 panals bled mezure du dit chapitre pour pension annuelle du susdit prieuré au dit chapitre, desquelles 4 charges 8 panals bled il apportera à l’acquit de la Chartreuse.
2. faira porter toutes les années à la chapelle de Sainte Madeleine le jour de la fête 2 barils bon vin de 25 pots chacun pour être distribués à la manière accoutumée.
3. le droit de dixme des agneaux et des chèvres appartiendra pour moitié à la Chartreuse.
Suivent les comptes jusqu’en 1764. (« Livre des rentiers de la Verne »commencé en 1761 et trouvé à la ferme des Campaux par le chanoine Marès. Ce livre est aujourd’hui conservé à la Chartreuse de la Verne (Maurel M., 1974).
Sauze E., 1974 : Registre manuscrit provenant de la Chartreuse de la Verne, actuellement à la Chartreuse de Montrieux. Ce manuscrit a été retrouvé par le chanoine Marès, curé de Fréjus, dans les circonstances qu’il décrit ainsi – J’ai remis à madame Mireille Maurel, en la priant d’en faire don à la Chartreuse de Montrieux, le livre des rentiers de la Chartreuse de la Verne. Ce livre, qui fait suite à celui des emphytéotes ou accatans de la Verne, précédemment remis à Dom J. Rosne (il y a peut-être trente ans), … je le découvris vers 1913 dans une maison de campagne de la commune de Bormes, dénommée « la Baronne Sainte-Marie ». Le timbre apposé à la page de garde, est celui du premier propriétaire séculier de la chartreuse que celui-ci, Martin Roquebrune, avait acquis à la vente des biens nationaux. Il était Maire de Saint-Tropez.)

–1790 – du 6 au 20 juillet : (Alain ROBERT, 1979) L’Assemblée départementale se réunit donc à Toulon le 5 juillet 1790 et du 17 nu 20 de ce même mois discuta du problème du chef-lieu du département. L’alternat fut finalement repoussé. Mais on ne parvint pas à choisir un siège unique, les orateurs les plus influents argumentant chacun en faveur de leur ville. En définitive, l’affaire fut renvoyée devant l’Assemblée nationale. Celle-ci, par décret du 4 septembre 1790, désigna Toulon.
–1793 – 20 juillet (2 thermidor an II) : Disparition dans le Pacifique d’Antoine Raymond Joseph Bruny, chevalier d’Entrecasteaux. Ce navigateur était parti en 1791 à la tête de deux frégates, « La Recherche » et « L’Espérance », à la recherche de l’expédition de La Pérouse. Il avait exploré tour à tour les rivages de la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, les îles Tonga et les côtes australiennes.
–1794 – 20 juillet (2 thermidor an II) : Saliceti remet à la commune du Beausset le drapeau de son bataillon – Par un arrêté pris au Port de la Montagne le 2 thermidor an II (20 juillet 1794), soit une semaine avant la chute de Robespierre, Saliceti remet à la commune du Beausset le drapeau de son bataillon. « Saliceti… accepte le drapeau du bataillon du Beausset offert par son commandant et ses officiers ; arrête que le drapeau sera transmis à la municipalité du Beausset, encadré (conformément à la loi), et ce pour qu’elle ait à le conserver comme le monument de la valeur que les citoyens de cette commune déployèrent en août dernier en marchant à l’armée d’Italie, sans se laisser effrayer par les dangers dont les menaçaient la rébellion de l’infâme Toulon et celle de Marseille ». Août-septembre 1793-juillet 1794, ce sont donc les dates extrêmes d’existence de ce fameux second bataillon beaussétan. Quant au drapeau du bataillon, aucun document ne précise quel en était le dessin, ni ce qu’il a pu en advenir, lui qui devait être « le monument de la valeur » des beaussétans… Portal a vraisemblablement veillé sur « son » drapeau jusqu’en prairial an III. Mais après la « bataille du Beausset » de juin 1795, ce drapeau a très certainement disparu dans la tourmente qui emportait les derniers jacobins varois en général, et beaussétans en particulier (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française… Archives Nationales. AF II 144).
–1795 – 20 juillet (2 thermidor) : Discours de Sieyès à la Convention – très critique envers le projet de constitution, il développe ses vues sur le système représentatif. Il s’oppose au mécanisme des « contrepoids » et prône une division du travail réelle et non factice comme celle imaginée par Daunou et Boissy d’Anglas. (…)Thibaudeau s’oppose à Sieyès et notamment d’avoir refusé son concours à la commission à partir du moment où ses membres refusaient de le suivre entièrement (Yann Fauchois, 2001).
–1799 – 20 juillet (2 thermidor an VII) :
1. De Courtives Paul, commis, condamné à mort par la Commission militaire de Toulon (selon la liste établie par Mongin L., « Toulon ancien et ses rues » et citée par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. EXPEDITION D’EGYPTE – Abd-al-Rahman al-Jabarti (Journal d’un notable du Caire 1798 – 1801). [Les Turcs à Aboukir] Samedi 16 du mois de Safar : – On apprend qu’Uthmân Khojâ est arrivé à la forteresse d’Aboukir en compagnie d’al-Sayyid Mustafâ Pacha8. Ils ont attaqué la forteresse, tué des Français qui s’y trouvaient et ont fait prisonniers les survivants. Cet ’Uthmân Khojâ avait eu Rosette en commandement sous les ordres de Sâlih Bey, avec qui il avait fait le pèlerinage et était revenu en Syrie. Quand Sâlih Bey mourut, ‘Uthmân Khojâ partit pour les territoires grecs et revint ensuite avec Mustafâ Pacha.
[Attitude de la population au Caire] Lorsque les nouvelles furent confirmées, les langues se délièrent, les gens ne cachèrent pas leur joie et maudissaient ostensiblement les chrétiens (…). Dans la suite, les chheikhs des rues et de quartiers furent rassemblés et mis en prison. [Lettre de Bonaparte au Dîwân] dont nous donnerons l’intégralité demain.

–1815 – 20 juillet :
1. A TOULON, UNE PARTIE DE L’ARMEE REFUSE DE SE RENDRE AU NOUVEAU REGIME – Du côté de la commune de La Seyne, le 20 juillet, vers 2 heures du soir, le colonel du 17° de marine rendit compte, dans les termes suivants, au préfet maritime : « J’ai pris dispositions et détaché 70 hommes pour couvrir les forts du Bau-Rouge et du Brégart (Fabrègas) avec l’ordre d’y tenir ferme le plus longtemps possible, et de se replier sur Saint-Elme si on y était contraint par des forces supérieures. Je me suis ménagé une retraite sur le camp retranché. Au jour, la compagnie de voltigeurs du 35e m’a rejoint mais il reste que Saint-Mandrier en est affaibli ; je n’ai pas, auprès de moi, 250 hommes sous les armes et il en faudrait 2.300 pour garder la presqu’île. » En outre des renforts, le capitaine de vaisseau Martinenq avait réclamé des chevaux pour traîner son artillerie mobile et former les attelages de quatre pièces et de quatre grands caissons. Il demandait au préfet maritime de parler de sa situation critique au maréchal Brune en lui faisant observer que les troupes stationnées à La Seyne avaient reçu l’ordre de sa part de se replier sur lui en cas d’attaque ; il ajoutait que quelques dragons lui seraient nécessaires comme ordonnances. Enfin, dans un post-scriptum : « J’ai fait former une ligne d’embossage par des canonnières et des caïques pouvant battre la plage des Sablettes. » (Louis Baudoin, 1965, p. 455)
2. La nouvelle administration demande au maire de Sanary de faire rentrer sans retard le montant des contributions sous peine de se voir imposer une nombreuse garnison à loger et à entretenir aux frais de la commune – Les régimes changent, les finances demeurent. Un délai de 24 heures est fixé comme limite à la rentrée de l’impôt. Les fonds communaux serviront à faire l’avance pour les habitants et leur éviter ainsi des frais bien plus importants. On achète deux nouvelles écharpes. GUIGOU et OURDAN sont maintenus dans leurs fonctions de maire et d’adjoint. La bourrasque est passé (Rotger B., 1984, p. 365).

–1830 – 20 juillet :
1. CONQUETE D’ALGER – LES NAVIRES FRANçAIS EMPORTENT LE TRESOR DE LA REGENCE D’ALGER – Après que le palais du Dey d’Alger fut occupé par les troupes françaises en juillet, des bâtiments de guerre quittèrent la Baie d’Alger le 19 et le 20 juillet, emportant le trésor de la Régence d’Alger dans des caisses et des sacs scellés et étiquetés portant chacun la valeur exacte du contenu, ainsi que les canons, les munitions, les matières de toutes sortes contenues dans les magasins de l’Arsenal d’Alger. Les 47.700.000 francs constituant le trésor de l’ex-Dey d’Alger furent ainsi embarqués sur les vaisseaux «Duquesne», «Scipion », «Marengo» et la frégate «Astrolabe» sous le contrôle de M. Lechenet, payeur adjoint de M. Firino, payeur général de l’armée d’Afrique. M. Lechenet prit passage sur le «Duquesne» afin de suivre les opérations de transport et de débarquement de ces valeurs au port de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 59).
2. COMMANDE DE NAVIRES A ROUE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – La remontée du Rhône étant possible, Church peut utiliser les chantiers de La Seyne pour la construction d’une série de cinq navires en bois de 39 m de long, 0,65 de tirant d’eau, machines anglaises de 50 ch, roues à aubes, baptisés Ville de, Valence, Ville d’Avignon et Rhône réceptionnés à Arles le 23 mai 1830, suivis le 20 juillet 1830 de la réception des deux derniers, Ville d’Arles et Ville de Lyon. Church avait réussi son pari (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
–1838- 20 juillet – Délibérations du Conseil municipale de Toulon (série D, fol. 53v. Délibérations du Conseil municipal, 1805-1852. Analyses, notes et tables par Eugène Coulet, archiviste de la ville de Toulon, imprimerie de la Liberté, Toulon, 1946, 294 p, p. 131) :
— Demande du sieur Mathieu en autorisation de construire une martelière au mur du béal et un aqueduc sur le chemin de St-Roch, afin de faire arriver l’eau du béal dans sa propriété ; approuvée par le Préfet du Var, le 28 août 1838.
— Mesures à prendre relativement à l’entreprise de la Direction du Théâtre.
— Prorogation en faveur du jeune Hubac du bénéfice de la bourse dont il jouit au collège de Toulon.
— Vote d’un crédit additionnel pour fournir à la dépense de l’éclairage de la ville pendant l’année 1838.
— Nomination de la Commission qui aura à examiner le projet de budget de 1839 et les autres matières de comptabilité qui doivent être soumises à la délibération du Conseil pendant la session d’Août (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789.
-1844 – 20 juillet : Statistique du département du Var ; chapitres se rapportant à Sanary, année 1844 – Récoltes dans le Var – au 20 juin, les abricots hâtifs et les avant-pêches ; au 20 juillet, les prunes hâtives ; au 1er août, l’abricot-pêche, et successivement le chasselas, le muscat ordinaire et quelques figues coucourelles blanches et noires (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, par ***, chef de Division à la Préfecture du Var. Draguignan, impr. Bernard, 1844, p. 303-310).
-1849 – 20 juillet : TAYLOR ACHETE LE CHANTIER LOMBARD-CRASSOUS DE LA SEYNE – Le 20 juillet 1849, à La Seyne, le chantier Lombard Fils et Crassous est entièrement acheté pour 80.000 F par Taylor qui conserve à son poste Noël Verlaque qui depuis 1842 travaille sur le site.

–1867 – 20 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) : 20. Samedi. Sainte Marguerite. Vent d’ouest, bonne brise, moins fort qu’hier. Arrivée à Paris du roi et de la reine du Portugal. Suspension des travaux de la tranchée des eaux jusqu’après les fêtes de Saint-Nazaire ? Ces jours-ci on nettoiera les galeries nouvelles et anciennes ; on nettoiera aussi les tuyaux de la fontaine à partir de la mère-fontaine d’Hilarion Flotte.
–1870 – 20 juillet : Les partisans de Garibaldi prennent Rome qui va devenir la capitale de l’Italie unifiée.
-1882 – 20 juillet : Les bataillons scolaires. Comme tous les autres maires, Barré fut averti le 20 juillet 1882 par le préfet de l’existence du décret ministériel du 6 juillet précédent et de l’arrêté sur les exercices de tir dans les établissements scolaires. Le décret se référait à la loi du 27 janvier 1880 précitée et à la batterie des lois militaires de 1872 à 1875 sur l’organisation générale et le recrutement de l’armée. La direction du bataillon seynois fut confiée à Alexis Porre, un ferme républicain laïque qui avait été sanctionné sous l’Ordre moral. Etant un des rares instituteurs à être officier de réserve, il pouvait apprendre aux enfants les exercices de l’école de compagnie dont l’exécution était indispensable pour bénéficier de l’autorisation préfectorale. Les « petits soldats en herbe » participaient aux grands événements républicains. Par exemple, le 14 juillet 1883, précédé de «La Seynoise», société musicale, et suivi par les autorités, le bataillon a transporté le buste de la République de l’Hôtel de Ville à l’école laïque où il a été placé. S’est posé le problème du financement de l’équipement : fusil scolaire en bois, uniforme (qui n’était pas obligatoire). On quêta et on donna des concerts d’amateurs au Cercle des Travailleurs. En Octobre 1882, une demande de l’Inspection académique de fusion avec le bataillon de Six-Fours fut repoussée. On ne connaît ni son fonctionnement au quotidien ni la date de sa dissolution (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
-1883 – juillet : déluge de 80 mm en une demi-heure à Bordeaux – 16 juillet 8°C à Paris. 20 juillet : déluge de 80 mm en une demi-heure à Bordeaux. 28 juillet : pas plus de 17°C à Paris (la climatologie).
–1889 – 20 juillet : Le port de Saint-Elme date officiellement du 20 juillet 1889, comme nous l’apprennent les délibérations municipales de ce temps où le maire Saturnin Fabre veillait attentivement à la satisfaction des besoins de la population travailleuse. L’adjudication des travaux maritimes prévoyait l’érection de la jetée de Saint-Elme et aussi le dragage de fond de la baie du Creux Saint-Georges à Saint-Mandrier. Bien antérieurement à l’édification de la jetée qui apporta un réconfort considérable aux pêcheurs, quelques familles de ces travailleurs de la mer s’étaient établies dans de misérables cabanes en bois entre la mer et la pinède dans la perspective d’exploiter la vaste étendue poissonneuse depuis Marégau jusqu’aux « Deux Frères » dont les fonds inexploités offrirent aux premiers humains de ces rivages des richesses extraordinaires. Dans les herbiers de posidonies géantes, dans les failles profondes des côtes rocheuses de Sicié, grouillaient des variétés infinies de poissons, de crustacés, de mollusque (Marius Autran, Glossaire du tome 6, chapitre 1).
–1894 – 20 juillet : Marius Michel démissionne de sa charge de Maire de Sanary. Marius MICHEL, maire, décide de démissionner de ses fonctions municipales; il l’écrit au préfet dans ces termes:
« dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus exercer mes fonctions de Maire avec tout l’ascendant que le premier magistrat d’une cité doit légitimement posséder sur ses administrés. Je viens donc, .Monsieur le Préfet, vous prier d’agréer ma démission de maire et de Conseiller municipal de SANARY. »
Cette lettre est datée du 20 Juillet 1894.
Le Conseil Municipal unanime, la Prud’homie des pêcheurs, tous adressent aussi la démission de leurs fonctions.
Cette démission du Maire sera longue à être acceptée, il sera contraint de la renouveler le 22 Août.
Joseph SOLEILLET, resté à sa place à la demande de Marius MICHEL, écrit le 20 Août au Ministre de la Marine. Il essaie encore d’obtenir une modification de l’injuste partage des eaux et propose au Ministre la communauté des eaux de pêche pour les deux prud’homies :
« Ce serait, dit-il, un moyen d’apaiser le mécontentement des pêcheurs et des habitants de SANARY. Tout est suspendu dans la commune, rien ne va plus. Au nom de la paix et de la tranquillité, veuillez, Monsieur le Ministre, prendre ma demande en considération » (Rotger B., 1984, p. 462-463).
Voici une autre version de cette affaire, nous la devons à Georges Ortolan :
Marius Michel éprouva de nouvelles déceptions qui le poussèrent à abandonner son second mandat de Maire de Sanary. En voici les raisons : un conflit opposait les pêcheurs de son village à ceux du Brusc pour la fixation des zones de pêche. Il défendit âprement la cause des siens, convaincu de leurs bons droits. N’ayant pu réussir à fléchir les autorités dans le sens qu’il souhaitait, il préféra donner sa démission par une lettre dont voici le texte intégral. « J’apprends aujourd’hui 24 Juillet 1894 que les réclamations des Sanaryens ont été rejetées et qu’il ne reste plus aucun espoir de faire revenir le ministre sur sa décision, qui paraît lui avoir été dictée par certaines influences. Dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus assurer une fonction de Maire avec tout l’ascendant et l’autorité que le premier magistrat doit légitimement posséder sur ses administrés. Je vous prie, M. le Préfet, de bien vouloir agréer ma démission de Maire et de Conseiller municipal » (Ortolan, 1989 donne le 24 juillet pour cette démission).
–1894 – 20 juillet : programmes des deux écoles de mécaniciens de Brest et de Toulon – Un arrêté du 20 juillet 1895 modifiait les programmes en mécanique, physique, électricité, etc. des deux écoles de mécaniciens de Brest et de Toulon (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE).

–1904 – 20 juillet : GREVE A CLUSES : TROIS MORTS, UNE USINE INCENDIEE – La presse rapporte que, la veille, à Cluses (Haute-Savoie), au cours d’un rassemblement de grévistes de leur entreprise, les quatre fils de l’« usinier » Créttiez ont tiré dans la foule. On a relevé trois morts. Leur usine est incendiée (Jean-Louis Panné, 2001).
–1909 – 20 juillet : FIN DE LA STABILITE GOUVERNEMENTALE – Par suite de la perte presque simultanée des navires « Iéna », « Algésiras » et « Couronne », Delcassé présente son rapport sur la Marine française. Clemenceau s’en prend violemment à lui, mais l’incident se retourne contre Clemenceau qui doit démissionner. C’en est fini de la longue période de stabilité gouvernementale.
–1910 – 20 juillet : Sortie du premier numéro de « La Démocratie », organe du Sillon de Marc Sangnier qui avait déjà lancé en octobre 1905 «L’Eveil démocratique ». Quelques mois plus tard, le pape condamnera le Sillon dont l’action sociale « n’est plus catholique », ce qui conduira Marc Sangnier à faire sa soumission à l’Eglise.

–1914 – 20 juillet : L’Allemagne sait que l’Autriche-Hongrie a fixé au 23 juillet à 18 heures la remise de l’ultimatum à la Serbie – Le gouvernement allemand a connaissance que le Conseil des ministres d’Autriche-Hongrie vient, la veille, de fixer au 23 juillet à 18 heures la remise de l’ultimatum à la Serbie. Le jour et l’heure sont soigneusement fixés : Poincaré et Viviani seront alors en Russie, ce qui devrait empêcher une réaction rapide de la part de la France.
–1915 – du 20 juillet au 16 octobre : La bataille du Linge (prononcer « Lingue ») oppose du 20 juillet au 16 octobre 1915, l’Armée française à l’Armée allemande dans le massif du Linge qui se situe dans le département du Haut-Rhin. Elle s’inscrit dans une série de combats dans les Vosges déclenchés par l’Armée française afin d’obtenir des positions dominantes pour une attaque future dans la plaine d’Alsace. Ces combats et notamment la bataille du Linge sont particulièrement meurtriers pour des gains territoriaux minimes. Le site fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1921. Le secteur protégé a toutefois été modifié en 1932 afin de permettre la remise en état du site (Ministère de la Culture, base Mérimée, Champ de bataille du Linge).
–1916 – 20 juillet : La Roumanie entre en guerre au côté des Alliés. Le 17, elle avait signé un traité d’alliance et une convention militaire par laquelle ceux-ci promettaient de lui accorder la souveraineté sur le Banat, la Transylvanie et la Bukovine.
–1917 – 20 juillet :
1. DES SOUS-MARINS CONSTRUITS POUR LE JAPON INTEGRENT LA MARINE FRANçAISE – Les chantiers Schneider ont construit des sous-marins pour les Japonais qui les ont baptisés 14 et 15, les numéros de construction de Schneider étant respectivement SD1 et SD2. Seuls le SD2 fut livré au Japon, lancé le 7 avril 1916 et achevé le 20 juillet 1917, il fut rebaptisé HA 10 en 1924 et démoli en 1929. Le SD1 réquisitionné en 1915 prendra le nom d’Armide dans la Marine Nationale.
2. On prévoit la création d’un Etat yougoslave – Un compromis signé à Corfou entre les représentants serbes et croates prévoit la création d’un Etat yougoslave placé sous l’égide d’une dynastie serbe accordant une large autonomie à la Croatie.
–1918 – 20 juillet : On apprend par la presse que la seconde bataille de la Marne a débutÉ deux jours plus tôt. 1000 chars d’assaut – la plupart de marque Renault – sont utilisés ainsi qu’une division aérienne. Non seulement l’offensive qui devait aboutir à une victoire allemande est contenue mais la contre-attaque de la Xe armée du général Mangin autour de Villers-Cotterêts, provoque le retournement de situation en faveur des Alliés qui s’apprêtent à encercler l’ennemi.
–1919 – 19 et 20 juillet : Les milieux intellectuels français sont en effervescence. La veille, le Figaro a publié le manifeste des intellectuels de droite intitulé « Pour un parti de l’intelligence » rédigé par Henri Massis qui répondait à celui de Romain Rolland paru le 26 juin.

–1920 – 19 juillet : DEUXIEME CONGRES DE LA TROISIEME INTERNATIONALE A MOSCOU – On y rencontre des délégués représentatifs de 37 pays. Le congrès, qui prendra fin le 7 août, adoptera les « 21 conditions » nécessaires pour être admis dans l’Internationale. A Tours, le Congrès du Parti socialiste réuni du 25 au 30 décembre, votera l’adhésion aux « 21 conditions » par 3240 mandats contre 1120 et décidera d’appeler dorénavant le Parti socialiste, Parti communiste. Les minoritaires décideront de « continuer le Parti socialiste ». La scission sera définitivement consommée.
–1925 – du 20 juillet au 12 août : En Syrie sous mandat français, au Djébel Druze, une compagnie de soldats français est massacrée par des rebelles. Le 3 août, une colonne française envoyée en expédition punitive sera battue à son tour.
–1926 – 20 juillet : Le franc français s’effondre face à la livre britannique (une livre vaut 240 francs).
–1929 – 20 juillet : VOTE FAVORABLE A LA RATIFICATION DES ACCORDS SUR LA DETTE ET LE PLAN YOUNG – Le débat sur la ratification des accords sur les dettes et le plan Young, ouvert à l’assemblée le 17, s’achève le 20 juillet par un vote favorable de 300 voix contre 292. Poincaré obtient ainsi son premier succès. Mais la victoire est relative car une motion réunissant 282 voix contre 274 stipule que les « charges imposées au pays du fait desdits accords doivent être couvertes par les sommes que l’Allemagne aura à payer à la France au titre des dettes ».

–1931 – 20 juillet : Ouverture de la conférence de Londres au cours de laquelle doit être examinée la situation financière internationale.
–1932 20 juillet : Décès de René Bazin à Paris, écrivain français, juriste et professeur de droit né le 26 décembre 1853 à Angers.
–1935 – 20 juillet : des manifestants ont été arrêtés et sanctionnés – La presse rapporte que, la veille, après la manifestation du Cartel confédéré des services publics contre le prélèvement de 10% sur le salaire des fonctionnaires certains des manifestants ont été arrêtés et sanctionnés.
–1938 – 20 juillet : International – les Britanniques demandent au gouvernement tchèque d’accepter leur médiation dans l’affaire des Sudètes. Le même jour, le ministre français des Affaires étrangères, Georges Bonnet, réitère ses avertissements à l’ambassadeur tchèque Stefan Osyky : la France, qui n’a pas obtenu le soutien de la Pologne ni celui de la Roumanie, ne fera pas la guerre pour défendre la Tchécoslovaquie, elle s’en tiendra à favoriser une « solution pacifique et honorable » du problème des Sudètes.
-1939 – 20 juillet : MISE EN RESERVE D’UNE UNITE DE LA MARINE NATIONALE – DM 909 EMG 3 du 20 juillet 1939 – « par suite de l’affectation de l’aviso-dragueur Elan à C.E.P.D de Brest le 26 juillet 1939, l’aviso Somme sera placé en réserve le 1er août 1939 avec possibilité à la fin septembre d’être basé à St. Nazaire comme bâtiment caserne pour les équipages des navires en construction » (Gérard Garier, L’aviso de 630 t Elan).

-1940 – 20 juillet :
A. La C.G.T. modifie ses statuts : la notion de « lutte de classes » est supprimée (André Rossel, 1985). Reniant son anticapitalisme, le comité national de la CGT réuni à Toulouse supprime de ses statuts toute référence à la disparition du patronat et du salariat. Il approuve le document consacré à la communauté française du travail que Léon Jouhaux a fait parvenir le 24 juin au maréchal Pétain. Au même moment, l’Etat français présente un premier projet de réforme du syndicalisme dans un sens corporatiste (Jean-Louis Panné, 2001).
B. Les Nouvelles Hébrides déclaraient par plébiscite, leur ralliement au Général de Gaulle.
-1942 – 20 juillet : BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 13, à 00 h 14, attaque menée par le Spey et le Pélican (par 25° 56 Nord et 21° 53 Ouest). L’aviso-dragueur Commandant Duboc a eu à cette occasion un contact à l’asdic vers 03 h 00, mais ce contact a été perdu à 03 h 30. Arrivée à Freetown le 20 juillet 1942 à 10 h 30 (Gérard Garier, L’aviso de 630 t Commandant Duboc).
–1944 – 20 juillet :
1. ARTICLE PUANT APRES L’ASSASSINAT DE GEORGES MANDEL – Paul Riche, article paru dans L’Appel, daté du 20 juillet 1944 – (après la mort de Georges Mandel) La seule chose dont on puisse s’étonner, en l’an V de la Révolution nationale, c’est que ce dénouement ait tant tardé. Mandel, en effet, aurait dû être exécuté avec Léon Blum, Jean Zay et quelques autres, au lendemain même de l’armistice. Ce qui eût donné à réfléchir à ceux qui, déjà comme Darlan, Giraud et consorts, préparaient de futures trahisons. Quoi qu’il en soit, sa fin tragique, qui va mettre en deuil la Comédie-Française, est accueillie comme un simple prélude. D’autres responsables doivent payer. Et ils paieront.
2. ATTENTAT CONTRE HITLER : Le 20 juillet 1944, Hitler échappe à la bombe qui devait le tuer tandis qu’il examinait des cartes avec ses généraux au Grand Quartier Général de Rastenburg, en Prusse orientale, dans son repaire dit la Tanière du Loup («Wolfsschanze»). Les conjurés de l’opération «Walkyrie» veulent tuer Hitler pour renverser le régime et établir à sa place une dictature conservatrice en rétablissant éventuellement la monarchie. Ils espèrent faire la paix avec les Anglo-américains tout en continuant la guerre contre l’Union soviétique. Parmi eux figurent plusieurs hauts gradés dont le général à la retraite Ludwig Beck et le général Hans Speidel, chef d’état-major du prestigieux maréchal Erwin Rommel, lequel est informé du complot mais ne s’y associe pas. L’un des plus actifs est le comte Claus von Stauffenberg (36 ans), qui a découvert en Russie, pendant l’hiver 1941/1942, la brutalité des SS. Bien que catholique fervent, opposé à la violence illégitime, il s’est alors convaincu de la nécessité d’assassiner Hitler. Il a combattu ensuite aux côtés du maréchal Rommel en Afrique, où il a perdu un œil et une main. Nommé en juillet 1944 chef d’état-major de l’armée de réserve du général Fromm, Claus von Stauffenberg participe aux conférences militaires de la Tanière du Loup. Au moment propice, Stauffenberg dépose une valise piégée sous la table, près de Hitler. Puis il quitte la pièce sous le prétexte de donner un coup de fil. Stauffenberg a vu le chalet se volatiliser et des corps expulsés par les ouvertures. Il est convaincu qu’il ne reste plus personne de vivant à l’intérieur et, sans perdre une minute, se rend à Berlin dans l’intention de participer au soulèvement. À son arrivée à l’aéroport, trois heures plus tard, il téléphone aux autres conjurés et apprend, consterné, que ceux-ci n’ont pas osé déclencher le soulèvement faute de certitude sur le sort de Hitler. Cependant, à Paris, Heinrich von Stülpnagel a fait arrêter 1200 membres de la SS et de la police. En fait, si beaucoup de participants à la conférence ont été tués ou grièvement blessés, Hitler et le général Keitel qui se tenait à ses côtés ont eu une chance inouïe et s’en sont tirés… Quand Mussolini arrive pour ce qui sera la dernière rencontre des deux dictateurs, il est accueilli sur le quai de la gare par un Hitler surexcité, les cheveux roussis, le bras partiellement paralysé, qui l’amène sans attendre visiter le lieu de l’explosion… Les deux hommes, après une phase d’agitation, s’installent pour le thé (d’après plusieurs témoignages).
3. BATAILLE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le 20 juillet, un orage d’une rare violence s’abattit sur la Normandie. La lueur des éclairs, au milieu des éclats du tonnerre, illumina les ruines de tant de villes et de villages. La grêle et la pluie firent de la région un vaste marécage, les ruisseaux s’enflèrent, les routes elles-mêmes devinrent de véritables torrents. Au milieu de ce déchaînement des éléments se répandit l’annonce « d’un attentat contre le Führer ». Le général Bayerlein résume d’un mot l’état d’esprit des divisions rassemblées à l’époque autour de Saint-Lô : — Nous avions les yeux fixés bien davantage sur les Jabos que sur le G.Q.G. du Führer. La phrase montre à quel point les unités combattantes étaient épuisées ; elles n’avaient plus qu’une pensée en tête : essayer de survivre (Paul Carell, Ils arrivent).
4. Après le 20 juillet A la radio, parlant dès une heure du matin, Hitler a retourné la situation. 7000 personnes seront arrêtées et 5000 exécutées. Certains accusés auront droit à un simulacre de procès (Jean-Louis Panné, 2001). Même les personnes averties du complot mais restées en position d’attente sont exécutées de la même manière. Seul le maréchal Rommel est autorisé à se suicider, du fait de son glorieux passé
5. TOULON ET L’ATTENTAT CONTRE HITLER – L’attentat contre Hitler, le 20 juillet, passe presque inaperçu à Toulon. Le Kommandantur de la division doit prescrire à tous la lecture attentive du journal local, le Wacht am Mittelmeer dans lequel la confiance de l’armée dans le parti nazi est une fois de plus exaltée. Les hommes, d’ailleurs, sont beaucoup plus préoccupés par les nombreux accidents. – un sous-officier du Feld Ersatz-Btl. 242 vient encore d’être tué par l’explosion d’une mine – 12 soldats sont blessés – et les attaques aériennes en Allemagne ou dans la région (Gaujac P.).
–1945 – 20 juillet : Mort de Paul Valéry de qui je possède « Variété III », Paris, Gallimard NRF, 1936, 310 p., « Mélange », NRF, Paris, Gallimard NRF, 1941, 248 p., « Regards sur le monde actuel », NRF, Paris, Gallimard, 1945, rééd. Gallimard/idées, n° 9, 1967, 384 p., « Mon Faust » (Ebouaches), Paris, NRF, Gallimard, 1946, 150 p., Cahiers XXIII, NRF, Paris, Gallimard, 1960.
–1946 – 19 juillet : Hô Chi Minh fait entrer des non-communistes dans son gouvernement (vietminh) de la République populaire du Vietnam et, quelques jours plus tard accepte de collaborer avec l’ancien empereur Bao Daï (Frédéric Gugelot, 2001).
–1949 – 20 juillet :
1. Le breton Jean Robic file vers la victoire et la célébrité en remportant le premier Tour de France de l’après-guerre.
2. DEPUIS LE 19, Le Laos EST DEVENU un état indépendant associé à l’Union française, gouverné par le roi Sisavang et dirigé par le prince Boun Oum. L’année suivante, le prince Souphanouvong, proche du Vietminh, établira au Laos le gouvernement procommuniste du Pathet Lao.
–1951 – 20 juillet : La presse fait état de la condamnation à cinq ans de réclusion, de Henri Martin, matelot communiste arrêté en mai 1950 pour avoir distribué des tracts contre la guerre d’Indochine. Les communistes font campagne pour lui. En 1953, Sartre, Prévert et Vercors publieront « L’affaire Henri Martin ». Celui-ci sera gracié en août 1953 par le Président Vincent Auriol.

–1952 – 20 juillet : LA SFIO S’OPPOSE AU GOUVENEMENT PINAY – Le comité directeur de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) condamne l’expérience Pinay du projet de loi sur l’échelle mobile des salaires voté, grâce à la question de confiance, le 8 juillet.
–1954 – 20 et 21 juillet : Les accords de Genève sur l’Indochine impliquent un armistice et un cessez-le-feu signé seulement par la France et le Vietminh. Le Vietnam sera partagé en deux sur le 17e parallèle. L’exécution de l’accord sera contrôlée par une commission internationale.
Le cessez-le-feu interviendra le 27 au Nord-Viet Nam, le 1er août dans le Centre-Viet Nam, le 6 août au Laos et le 7 au Cambodge. Les combats cesseront le 11 dans le Sud-Viet Nam
–1955 – 20 juillet : ASSEMBLEE GENERALE DES PRUDHOMIES DE PÊCHE A BANDOL – 300 piadiers par bateau (Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001, cit. dans Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv).
–1956 – 20 juillet : La haute cour de Justice condamne l’amiral Auphan, ancien secrétaire d’Etat à la Marine du gouvernement de Vichy, qui s’est constitué prisonnier en janvier, à cinq ans de prison et cinq ans de dégradation nationale dont il est aussitôt relevé.
–1957 – 20 juillet : La presse relate le vote des pouvoirs spéciaux au gouvernement par 280 voix contre 183.

–1969 – 20 juillet : l’astronaute américain Neil Armstrong est le premier homme à marcher sur la lune. Le module lunaire Eagle, transportant Armstrong et Edwin Aldrin Jr. s’était posé sur le sol lunaire pendant que Michael Collins restait dans Apollo 11. Les premiers pas d’Armstrong ont été suivi par une grande partie du monde et ses premiers mots sur la lune sont restés célèbres : « C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité ». Les Américains n’ont pas réussi à être les premiers dans l’espace. Mais la mission Apollo, lancée en 1966, a réussi le pari du président Kennedy de faire marcher un homme sur la lune avant la fin de la décennie.
–1976 – 20 juillet : « Casse du siècle » à la Société Générale de Nice par une équipe de malfaiteurs qui utilisent les égouts pour s’emparer d’un butin d’environ 25 millions d’euros.

–1991 – 20 juillet : Décès à Marseille de Henri Marius Roger Bourelly dit Rellys, né le 15 décembre 1905 à Marseille ; acteur français, surnommé « la brioche ». Filmographie « Manon des sources » en 1952 – « Cocagne » en 1960 – « Crésus » en 1960 – « Heureux qui comme Ulysse » en 1969 – « Les Cinq dernières minutes » en 1973.
–2006 – 20 juillet : décès de Gérard Oury, né le 29 avril 1919) à Paris. De mère journaliste à Paris Soir et de père violoniste classique, il était comédien et cinéaste. Nous lui devons, entre autres les films suivants : « Le corniaud » – « Rabbi Jacob » – « La grande vadrouille » – « La folie des grandeurs« .
–2012 – 20 juillet : Etats-Unis, fusillade meurtrière dans le Colorado, un tueur solitaire tue au moins 12 personnes et fait une soixantaine de blessés dans un cinéma à Aurora, près de Denver dans le Colorado. La tragédie s’est déroulée lors de l’avant-première du dernier Batman « The Dark Night rises ». Le tueur a été arrêté sans opposer de résistance.
–2018 – 20 juillet : EXPOSITION PAUL PAGE A LA SEYNE – Ce jeudi 19 juillet, a eu lieu, à la Maison du Patrimoine de La Seyne, l’inauguration d’une excellente exposition portant sur la vie et l’œuvre de l’architecte Paul Page, architecte conseil départemental mort en 1923 et auteur d’un très grand nombre d’édifices dans le Var.
–2019 – 20 juillet : RAPHAËL A PARIS – A 7 h10, Raphaël arrivera tout seul à Paris à l’issue de son premier voyage en avion. Le petit bout de chou de six ans aura franchi toute la Méditerranée pour venir passer quelques temps parmi nous. Dès demain, accompagné de son oncle et de ses cousines, il sera à Sanary. Sa maman, Isabelle, et son frère, Olivier, n’arriveront qu’en cours de semaine prochaine. Sois le bienvenu, mon petit !

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 300e livraison : La Révolution : 1. des origines à la fin de la Terreur.

(suite) Sanary après le siège de Toulon
Le site de Sanary, stratégiquement bien implanté, lui impose encore une fois de participer à la défense de la côte. La batterie de Portissol, installé de 1794 à 1814, est sous les ordres d’un officier d’artillerie stationné dans la localité. Il semble que sa seule présence ait empêché la flotte anglaise basée aux îles d’Hyères de tenter des coups de main sur cette partie de la côte. En revanche, les navires républicains se réfugient dans son port lorsqu’ils sont pressés par la flotte ennemie au large de Toulon, telle la tartane « La République » armée en guerre et son convoyeur, le 11 pluviôse an II (30 janvier 1794).
Pour produire la poudre nécessaire à l’artillerie, une fabrique de salpêtre est installée le 25 germinal An II (14 avril 1794) sur la place, près du Temple de la Raison (ex-paroisse) « pour la raison que l’on pourrait profiter de l’eau de la fontaine pour le lavage du salpêtre ».. (à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 500e livraison :

–1954 – 10 octobre : naissance de l’actrice Ariane Ascaride À Marseille. D’une famille d’immigrés napolitains dont le père exerce alors un emploi de représentant chez L’Oréal. Amateur de théâtre, il fait découvrir celui-ci a ses enfants Ariane, Pierre et Gilles. Faisant des études de sociologie à l’université d’Aix-en-Provence Ariane Ascaride rejoint les rangs de l’UNEF. C’est là qu’elle rencontra Robert Guédiguian qui devint par la suite sont metteurs en scène attitré, son mari et le père de ses 2 filles.
–1954 – 20 septembre : Inauguration la station marseillaise de télévision de la R.T.F., Télé Marseille-Provence qui diffuse ses programmes en décrochage du programme national de la R.T.F. La première émission de la télévision régionale, Provence Magazine, fut diffusée à partir du 2 octobre tous les samedis à 13 heures pendant une demi-heure et abordait les sujets les plus variés. De 1958 à 1962, la station réalisa pour le réseau national un dimanche sur quatre, en alternance avec Télé-Lille, Télé-Lyon et Télé-Strasbourg, la série « Dimanche en France », initiée par Jean d’Arcy, le directeur de la télévision de la R.T.F. Ces émissions étaient réalisées en film, en noir et blanc, alternativement par Max Leclerc ou par Charles Paolini et diffusées de 12 h 30 à 13 heures (réf. Tourisme-Marseille.com).
–1955 – 29 juillet : Naissance à Marseille du footballeur Jean-Luc Ettori.
–1955 – 21 décembre : Le film « Trois de la Canebière » de Canonge sort en salles.
–1991 – 20 juillet : Décès à Marseille de Henri Marius Roger Bourelly dit Rellys, né le 15 décembre 1905 à Marseille ; acteur français, surnommé « la brioche ». Filmographie « Manon des sources » en 1952 (film dans lequel il crie à corps perdu « Manon ! je t’aime ! » – « Cocagne » en 1960 – « Crésus » en 1960 – « Heureux qui comme Ulysse » en 1969 – « Les Cinq dernières minutes » en 1973.
LA SEYNE-SUR-MER. 206e livraison :

–1589 – 20 juillet : La tour de garde, en pierres sèches, construite sur la crête de Sicié en1530, fut remplacée par une autre tour solidement maçonnée, incorporée dans un massif rocheux. Il en reste encore, aujourd’hui, le soubassement circulaire et quelques vestiges ; cette partie ruinée de tour de guet, située à l’est et au bas de la terrasse de la chapelle, se trouve en terre de La Seyne. La tour dont il s’agit s’élevait encore au XVIIIe siècle à sept à huit mètres de hauteur, avec ses marches d’escalier à l’extérieur (Louis Baudoin, 1965, p. 107 : délibération de la communauté de Six-Fours du 20 juillet 1589). « Le 20 juillet 1589, étant consuls de la Communauté, Hugues Denans, Cyprien Fabre et Peiron Vidal, avaient proposé au Conseil que les gardiens du Cap Sicié étaient souvent empêchés par les corsaires de faire de la fumée sur le dit cap, ce qui était un signal aux bâtiments de mer de ne point passer à cause qu’il y avait des corsaires. Sur quoi pour la sûreté des personnes des dits gardiens et pour qu’on pût continuer à faire des signaux, le dit conseil délibéra de faire bâtir la tour qui est sur le dit cap, ce qui fut exécuté et depuis lors, au lieu de faire de la fumée, le gardien lorsqu’il découvre quelque bâtiment de mer suspect d’être corsaire, élève le jour sur une bigue au plus haut de la dite tour un grand rameau de bois de pin et sur l’entrée de la nuit après avoir fait le feu d’assurance, il allume consécutivement l’un après l’autre autant de feux comme il a découvert de vaisseaux ou autres bâtiments de mer qu’il croit être corsaires » (Jean Denans, 1713, cité par Marius Autran, tome 1, 1987).
–1815 – 20 juillet :
1. A TOULON, UNE PARTIE DE L’ARMEE REFUSE DE SE RENDRE AU NOUVEAU REGIME – Du côté de la commune de La Seyne, le 20 juillet, vers 2 heures du soir, le colonel du 17° de marine rendit compte, dans les termes suivants, au préfet maritime : « J’ai pris dispositions et détaché 70 hommes pour couvrir les forts du Bau-Rouge et du Brégart (Fabrégas) avec l’ordre d’y tenir ferme le plus longtemps possible, et de se replier sur Saint-Elme si on y était contraint par des forces supérieures. Je me suis ménagé une retraite sur le camp retranché. Au jour, la compagnie de voltigeurs du 35e m’a rejoint mais il reste que Saint-Mandrier en est affaibli ; je n’ai pas, auprès de moi, 250 hommes sous les armes et il en faudrait 2.300 pour garder la presqu’île. » En outre des renforts, le capitaine de vaisseau Martinenq avait réclamé des chevaux pour traîner son artillerie mobile et former les attelages de quatre pièces et de quatre grands caissons. Il demandait au préfet maritime de parler de sa situation critique au maréchal Brune en lui faisant observer que les troupes stationnées à La Seyne avaient reçu l’ordre de sa part de se replier sur lui en cas d’attaque ; il ajoutait que quelques dragons lui seraient nécessaires comme ordonnances. Enfin, dans un post-scriptum : « J’ai fait former une ligne d’embossage par des canonnières et des caïques pouvant battre la plage des Sablettes. » (Louis Baudoin, 1965, p. 455)
2. La nouvelle administration demande au maire de Sanary de faire rentrer sans retard le montant des contributions sous peine de se voir imposer une nombreuse garnison à loger et à entretenir aux frais de la commune – Les régimes changent, les finances demeurent. Un délai de 24 heures est fixé comme limite à la rentrée de l’impôt. Les fonds communaux serviront à faire l’avance pour les habitants et leur éviter ainsi des frais bien plus importants. On achète deux nouvelles écharpes. GUIGOU et OURDAN sont maintenus dans leurs fonctions de maire et d’adjoint. La bourrasque est passé (Rotger B., 1984, p. 365).
–1830 – 20 juillet : COMMANDE DE NAVIRES A ROUE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – La remontée du Rhône étant possible, Church peut utiliser les chantiers de La Seyne pour la construction d’une série de cinq navires en bois de 39 m de long, 0,65 de tirant d’eau, machines anglaises de 50 ch, roues à aubes, baptisés Ville de, Valence, Ville d’Avignon et Rhône réceptionnés à Arles le 23 mai 1830, suivis le 20 juillet 1830 de la réception des deux derniers, Ville d’Arles et Ville de Lyon. Church avait réussi son pari (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
-1849 – 20 juillet : TAYLOR ACHETE LE CHANTIER LOMBARD-CRASSOUS DE LA SEYNE – Le 20 juillet 1849, à La Seyne, le chantier Lombard Fils et Crassous est entièrement acheté pour 80.000 F par Taylor qui conserve à son poste Noël Verlaque qui depuis 1842 travaille sur le site.
–1889 – 20 juillet : Le port de Saint-Elme date officiellement du 20 juillet 1889, comme nous l’apprennent les délibérations municipales de ce temps où le maire Saturnin Fabre veillait attentivement à la satisfaction des besoins de la population travailleuse. L’adjudication des travaux maritimes prévoyait l’érection de la jetée de Saint-Elme et aussi le dragage de fond de la baie du Creux Saint-Georges à Saint-Mandrier. Bien antérieurement à l’édification de la jetée qui apporta un réconfort considérable aux pêcheurs, quelques familles de ces travailleurs de la mer s’étaient établies dans de misérables cabanes en bois entre la mer et la pinède dans la perspective d’exploiter la vaste étendue poissonneuse depuis Marégau jusqu’aux « Deux Frères » dont les fonds inexploités offrirent aux premiers humains de ces rivages des richesses extraordinaires. Dans les herbiers de posidonies géantes, dans les failles profondes des côtes rocheuses de Sicié, grouillaient des variétés infinies de poissons, de crustacés, de mollusque (Marius Autran, Glossaire du tome 6, chapitre 1).
–2018 – 20 juillet : EXPOSITION PAUL PAGE A LA SEYNE – Ce jeudi 19 juillet, a eu lieu, à la Maison du Patrimoine de La Seyne, l’inauguration d’une excellente exposition portant sur la vie et l’œuvre de l’architecte Paul Page, architecte conseil départemental mort en 1923 et auteur d’un très grand nombre d’édifices dans le Var.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 27e livraison. (suite) Rue Cancelade (avec des précisions provenant du livre du Dr Henri Grégoire, Les impôts en Provence avant la Révolution, Toulon, 1882).
– (suite) Quelques explications sur le service de la boulangerie à Toulon depuis la fin du XIIIe siècle permettent d’aborder la question des deniers des communautés, des rêves et des monopoles municipaux.
Les rêves constituaient pour certaines communautés, et principalement pour les villes, un important revenu. Elles représentaient exactement nos octrois actuels. C’était une taxe mise sur telle ou telle marchandise. Elles étaient affermées en adjudication publique comme le sont aujourd’hui les octrois de la plupart de nos communes rurales. Rarement les rêves étaient administrées en régie.
Les communautés étaient libres d’imposer telles rêves qu’elles jugeaient convenables. Un statut de 1432 leur en reconnaissait formellement le droit. Julien remarque que cette forme d’imposition «c va au soulagement des terres. Elle est très » favorable aux cultivateurs, et toutes les communautés qui » peuvent payer leurs charges par ce moyen, en ressentent » l’utilité et les avantages. Ce sont les plus riches particuliers » qui font les plus grandes consommations; les étrangers qui » viennent dans le lieu et y consomment ou y achètent des denrées » et des marchandises sur lesquelles l’imposition est faite, y » contribuent comme sujets à temps de la cité où ils font cette a demeure passagère. » Le même auteur remarque, en outre, qu’à la différence des provinces appelées pays d’octroi, nos communautés provençales n’avaient pas besoin de la permission préalable du prince pour établir ces sortes d’impositions. Leurs conseils délibéraient souverainement à cet égard. Les denrées généralement imposées étaient la viande, le vin, l’huile, la farine, etc.
Les droits de mouture, de piquet et de souquet peuvent être rangés parmi les rêves.
A Toulon, le plus ancien document des archives relatif à cette matière ne date que de 1282 ; c’est un règlement qui fixe le droit que peuvent exiger les «furnerii » (fourniers) pour « enforner le pain » des particuliers (Arch. Com., HH. 44).
La question du pain a joué un grand rôle dans l’histoire de notre cité. Plusieurs fois elle suscita de graves désordres et faillit même causer des désastres. Le pain ayant toujours constitué l’alimentation principale de la population, le conseil de ville ne cessa jamais d’exercer une surveillance très active sur les boulangers et de leur recommander « de fabriquer le pain comme s’il était « pour eux-mêmes » (Arch. Com., AA, 98).
Il fut même un temps où les magistrats municipaux se faisaient un devoir de visiter fréquemment les boulangeries afin de se rendre compte de la qualité du blé et du poids du pain. Cette préoccupation constante de la part des administrateurs de la cité de veiller au bon fonctionnement du service la boulangerie était des plus naturelles. De toutes les denrées de consommation, c’était le pain qui supportait l’impôt le plus lourd, car il était imposé trois fois sous des taxes différentes : droit de mouture, rêve sur la farine, rêve sur le pain.
Les seigneurs possédant des biens nobles avec juridiction ne devaient pas les rêves établies pour suppléer aux tailles dont ils étaient exempts. Mais lorsqu’ils possédaient des biens roturiers, ils devaient la rêve pour ces biens, et alors ces propriétés roturières payaient une imposition particulière qui la remplaçait.
Le droit de mouture était exigé pour tous grains et blés moulus et convertis en farine. Le piquet était une imposition qui portait aussi sur les farines consommées dans le pays. « En vertu de » la perception du droit de piquet, on pesait le blé avant de le » porter au moulin, et au retour la farine qui en sortait était » vérifiée au moyen d’expériences comparatives de son poids à » celui du blé. » En 1773, le droit de mouture était à Toulon du 20e en nature sur tous les grains convertis en farine, et le droit de piquet de 25 sous par quintal sur tous les blés et grains consommés dans la ville et son terroir. En 1715, ce droit de piquet était de 16 sous 8 deniers par quintal.
(A suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Lu sur un panneau fixé à un arrêt d’autobus :
« En raison d’une pénurie de personnel, il n’y aura plus, sur cette ligne, de dernier autobus. »
Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bonne journée et à demain pour fêter les Victor.

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