ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 19 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4996)
Bonjour à tous ! Ayant pris un congé de quelques jours, je vous adresse un remake de l’an dernier avec quelques éléments de mise à jour. Bon mois de juillet à tous !
ILLUSTRATIONS : Bories (suite) 5 mars 1991, à Ceyreste (BduRh) borie de l’arboretum (cl. H. ribot).
LES FÊTES : Salut aux six mille Arsène dont c’est la fête !
Savent-ils que « arsen » veut dire « mâle » en grec ? Veinards ! Leur prénom vient de celui d’un grand homme, Arsène le Grand, qui fut – et reste – un saint des églises catholique et orthodoxe. Né en 350, il vécut 95 ans et mourut dans le désert de Scété, en Egypte, après avoir donné l’exemple des vertus monastiques.
Le 19 juillet, les communautés de Callian et de Montauroux se rendaient autrefois à la chapelle de saint Donat réputé guérir l’épilepsie. Au pied de l’autel, il y avait un espace entièrement dépavé large de 0,50 m sur lequel on déposait les malades atteints de ce mal (Pierre Provence, 1942).
Profitons aussi de ce 1er jour de thermidor au calendrier républicain An 2 pour célébrer l’épeautre – ou blé des Gaulois -, une céréale considérée comme une sous-espèce de blé tendre.
DICTON : « A saint Arsène, met au sec tes graines ».
PENSEE : « Nous défendre quelque chose, c’est nous en donner envie » (Montaigne en 1580, « Essais », II, xv .
EPHEMERIDES

Saint-Cyr-sur-Mer (Var) : Borie carrée près du carrefour de St Côme (Cl. H. Ribot).
–64 – 19 juillet : Dans la nuit, un feu immense éclate près du « Circus Maximus » et ravage toute la ville de Rome. L’incendie est d’une telle ampleur qu’il faudra six jours pour le maîtriser. L’empereur Néron, en séjour à la campagne, regagne précipitamment la capitale. Sur les hauteurs de Rome, il observe la ville en flammes en récitant des vers. Après ce terrible incendie, il fera construire un nouveau palais aux dimensions nettement supérieures au précédent. La plèbe l’accusera d’avoir lui-même provoqué le feu pour faire reconstruire Rome selon son goût. Néron rejettera la responsabilité sur la minorité chrétienne.
–711 – 19 juillet : Les troupes berbères commandées par Tarik ibn Ziiad et concentrées à Gibraltar prennent Algésiras dont la chute conduit le roi wisigoth Rodéric (Rodrigue) à intervenir. La bataille décisive entre Wisigoths et Musulmans a lieu sur les rives du Rio Barbate, le Wâdi Bekka, également dénommé rio Guadalete (Miquel 1979, p. 71 ; Durliat, EU 1, p. 1023), où Rodéric est tué et ses troupes écrasées. Tariq prend alors Ecija. Cette victoire des troupes du califat omeyyade de Cordoue sur celles du royaume wisigoth d’Espagne permet la conquête de la péninsule ibérique par les musulmans.
–975 – 19 juillet : Riculf devient évêque de Fréjus (LEP, diocèse de Fréjus, n. 2)
–1248 – 19 juillet : Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). Marignelle – quartier rural, commune de Marseille, entre Arène et le Cannet.
–1304 – 19 juillet : Au commencement du XIVe siècle, la tour de Mazargues appartenait à Raimond de Soliers (acte notarié du 19 juillet 1304) ; elle passa dans la maison de Boniface et plus tard (vers 1500),dans celle de Pontevès, par le mariage de Marguerite de Boniface avec Durand de Pontevès, seigneur de Flassans ; celui-ci ayant établi un juge au lieu de Mazargues et interdit le droit de chasse, les Marseillais, sous la conduite de Philippe Altoviti, consul en 1580, démolirent les murailles et la tour dudit lieu; mais ils furent condamnés à les rétablir par arrêt du Parlement. Ensuite une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues. C’était Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon.
-1331 – 19 juillet : Saint-Zacharie. Transaction entre Bronde de Trets, prieure du monastère de Saint-Zacharie, fille de Burgondion, seigneur de Trets et Roquefeuille, et Raimond Geofroi son cousin germain, fils de Isnard d’Entrevennes, seigneur de Trets et d’Ollières, d’une part, et l’abbaye de Saint-Victor d’autre part (H. de Gérin-Ricard, acte 643 des vicomtes de Marseille ; charte n° 82 de St Victor). Première mention de St Zacharie en 989 : Donation de Segalarie à Aicard [fils du vicomte Arlulfe] par Guillaume, comte de Provence, et sa femme adélaïde (H. de Gérin-Ricard, acte 15 des vicomtes de Marseille, 1926 ;Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n°17 ; b. L. Blancard, Charte de donation de Segalarie, dans les Mémoires de l’Académie de Marseille, 1887, p. 223).
–1352 – 19 juillet : Tasium, (charte aux archives municipales). Fontaine de l’Evêque – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Just. Première mention : La Font de l’Evesque, 11 janvier 1272 (charte aux archives municipales).
–1362 – 19 juillet : Guerre de Cent ans – La Guyenne devient principauté anglaise – Le 19 juillet 1362, Edouard III, roi d’Angleterre, fait de la Guyenne la principauté d’Aquitaine à la tête de laquelle il place son fils Edouard. Le prince de Galles, surnommé le Prince Noir, règne sur un territoire acquis par les Anglais en 1360 par le traité de Brétigny. Les principautés d’Aquitaine seront reconquises entre 1369 et 1372 par le duc d’Anjou, frère du roi Charles V.
–1372 – 19 juillet : Guerre de Cent ans –Alliance de Jean IV de Montfort, duc de Bretagne et d’Édouard III d’Angleterre.
–1374 – 19 juillet : Mort de Pétrarque – Pétrarque, de son vrai nom Francesco Petrarca, décède à Arqua à la suite d’une crise d’apoplexie. Il est considéré comme l’un des premiers grands auteurs de la littérature italienne au même titre que Dante Alighieri et Boccaccio. Né à Arezzo le 20 juillet 1304, il fit ses études à Carpentras puis à Montpellier. Ce poète toscan du Moyen Âge est l’auteur du « Canzioniere » (Le Chansonnier) ou des « Trionfi », variation en 366 poèmes autour d’un sujet unique, l’amour qu’il porte à Laure de Sade qui aurait été sa femme, cette femme qui pour certains, ne serait qu’une muse de papier n’ayant servi qu’à promouvoir Pétrarque au plus haut sommet de la reconnaissance poétique. Mais il reste un pilier de la littérature italienne avec Dante Alighieri, tous deux pères de la langue moderne. Si son recueil a totalement occulté ses autres textes, il a également rédigé une longue épopée sur la guerre entre Rome et Carthage. Ainsi, au cours des siècles il fut le modèle de Du Bellay, Chateaubriand, Hugo, Verlaine… Mais Voltaire le méprisait.
–1561 – 19 juillet : PEU après la mort de François II, les troubles recommencèrent. Catherine de Médicis, la Régente, inaugurant cette politique de bascule qui devait être si funeste au pays, venait, sur les conseils du chancelier de l’Hôpital, de promulguer, le 19 juillet 1561, un édit de tolérance qui semblait autoriser le libre exercice des deux cultes. Les catholiques provençaux, irrités de cette concession qu’ils qualifiaient de monstrueuse et prévoyant que l’heure approchait où chacun devrait tirer l’épée pour défendre sa croyance, formèrent alors une union, premier essai de la Ligue de funeste mémoire, et choisirent pour chef de Pontevès-Flassans, fana tique capable de compromettre toutes les causes par son ardeur, sa dureté et sa violence. Aussitôt se groupent autour de lui quelques gentilshommes ruinés et sans crédit, des moines libertins que les joies de l’émeute font sortir de leurs couvents, et tous- les déclassés qui, aux heures de trouble, prêtent leurs fureurs aux partis. Ces forcenés prennent pour emblème une croix blanche et des plumes de coq, et organisent la terreur. Surtout à Aix, ils se signalent par d’horribles cruautés. Toute dénonciation est avidement accueillie par la populace, qui, par une sanglante ironie, choisit pour théâtre des exécutions le champ où se dressait le pin de Gênas. Tons les jours, aux branches de ce gibet improvisé, sont suspendues de nouvelles victimes, « de quoi riaient les catholiques de Flassans, disant que l’arbre merveilleux des protestants produisait tous les jours des fruits nouveaux. » (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence.)

Saint-Cyr-sur-Mer : Borie circulaire près du carrefour de St Côme (Cl. H. Ribot)
–1571 – 19 juillet :
1. Camp de Lours (registre aux archives de l’Evêché). Camp de Lours – lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole.
2. La Parronquelle (registre aux archives de l’Evêché). La Peroquelle – propriété, commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole. Première mention : La Perroquela, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).
3. Pourroumiou, (registre aux arch. de l’Evêché). Portmiou, anse étroite et profonde, commune de Cassis. Durant l’Antiquité : Portum mines (Æthicus, et d’après lui, Valois, Not. Gall.).Inséré dans la série des mouillages du XIVème s – [selon Brion, qui écrivait en 1757 :] Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (la Garde-Freinet), Frezur (Fréjus), Agam (Agay), … (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois), cf. Rotger 1996, p. 34)
4. Vallon de ValTorte (registre aux arch. de l’Evêché). Val-Torte lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Carpiagne. Première mention : Font de Val Torte, 23 octobre 1480 (registre aux arch. de l’Evêché).
–1574 – 29 mars -1584 : Julien de Médicis, cardinal, 10ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 61ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier.
Fils de Pierfrancesco de Médicis le Jeune et de Maria Soderini, Il se rendit à Rome en 1561 pour entrer dans l’état ecclésiastique, et à son retour en France il fut nommé, le 14 avril de la même année, évêque de Béziers, prenant la succession de son cousin Laurent Strozzi. Toujours à la suite de son cousin Laurent Strozzi, il devint abbé de Saint-Victor de Marseille et archevêque d’Aix, le 29 mars 1574 (J.H. Albanès, Gallia Christiana Novissima, Province d’Aix, Paul Hoffmann, Montbéliard, 1895, col. 124).
cardinal julien de médicis, 1574-1584. Bulles de provisions du 29 mars 1574, évêque de Béziers, puis archevêque d’Aix et d’Albi ; avec la permission du roi résigna son abbaye en faveur de son neveu Robert Frangipani le 19 juillet 1584. Mort le 28 juillet 1588 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
–1585 – 1er juin -1622 – 19 mai : Robert Frangipani, 11ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 61ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier.
Il succède à Julien de Médicis, cardinal, 10ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille, évêque d’Albi depuis le 28 mars 1576. Le 19 juillet 1584, Julien de Médicis obtint du roi Henri III l’autorisation de résigner l’abbaye de Saint-Victor en faveur de son cousin Robert Frangipani, son neveu, patrice romain et clerc du diocèse de Rome ; ce dernier eut ses bulles le 1er juin 1585. robert frangipani, 1585-1622. Bulles de provisions du 1er juin 1585, mise en possession du 16 août 1585. Mort le 19 mai 1622 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium…).
–1595 – 19 juillet : Testament de Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille , p. 974, n° 599 : « Aubagne, 19 juillet 1595 – Testament de Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille. … Et pour ce qu’il y a plusieurs debtes, assavoir à Signes de la somme de environ neuf mille escus, qu’ils me doivent depuis sept ans, de mes revenus, et dont ilz sont condempnés par arrest de la Cour, et y a conte attesté… et encores, André et Jacques Panouze, heretiers de leur père Jehan Panouze, jadis rantier de Signes, Meaulnes, et Neaulnes ; les feront constraindre et payer, par toutes les voyes… raisonnables… ». Frédéric Ragueneau mourut assassiné dans sa maison de Signes, le 26 septembre 1603 (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille, Valence, Montbeliard, 1899).
–1597 – 19 juillet :
1. La Fumade, (acte aux archives de l’Evêché). La Fumade – propriété, commune de Cassis, quartier du Piquier. Première mention : La Femade, 5 mars 1481 (acte aux archives de l’Evêché).
2. Belive ou Baume, (acte aux archives de l’Evêché).Le Belieu – quartier rural, commune de Cassis. Première mention : Belieu, 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché).
1599 – 19 juillet – Le Peinier (registre aux archives de l’Evêché). Le Pignier – commune de Cassis, coteau qui domine le Lombard. Première mention : Le Pinchier, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

Borie à Eguilles (Bouches-du-Rhône)
–1603 – 26 septembre : Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille, meurt assassiné dans sa maison de Signes (Note de G. Delattre, à la suite de la notice du Testament de F. Ragueneau, cf. 19 juillet 1595).
–avant 1622 : diverses transactions sont passées entre Michel Tortel, sieur de Ramatuelle, propriétaire à Six-Fours, et autres particuliers, d’une part, et le seigneur-abbé Robert de Frangipani, de noblesse romaine, clerc du diocèse de Rome, neveu de l’archevêque d’Aix Julien de Médicis, qui avait résigné entre ses mains l’abbaye de Saint-Victor de Marseille à la fin du XVIe siècle (autorisation royale du 19 juillet 1584 et bulles pontificales du 1er juin 1585) (Louis Baudoin, 1965, p. 120 date cet événement d’avant 1624. En fait, Robert Frangipani, 11ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille, occupe cette charge jusqu’en 1622).
–1688 – 19 juillet : Lettre du seigneur Bernard de Marseille aux syndics de Saint-Nazaire (Sanary), datée du 19 juillet 1688 : « Victoire. Messieurs, (…) votre arrêt a été donné au Conseil du 10 du courant et vous l’avez gagné en tous les chefs, vous avez obtenu plus que vous ne demandiez (…) et vous qualifie consuls et administrateurs de la communauté de Senary » (Albert Place, Henri Ribot, Barthélemy Rotger, 1982 ).
–1697 – 19 juillet : Saint-Jean-du-Désert (registre de l’Ecritoire), hameau, commune de Marseille. Eglise dont le vocable était Saint Jean dans le désert, succursale de Saint-Martin.

(Borie avec linteau de chêne entre Vénasque et Le Beausset. D.R.)
-1765 – 19 juillet : Tour du Collet (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque – propriété, quartier. de Château-Gombert, commune de Marseille.
–1789 – 19 juillet : Dans les campagnes, la révolution, qui couvait depuis le printemps, éclate avec violence : les paysans armés attaquent châteaux et abbayes et brûlent leurs titres de servitude. En vérité, c’est la famine qui dresse cette partie importante de la population contre les prélèvements seigneuriaux. Dans les campagnes, l’insécurité devient dramatique, à tel point même que les bourgeois ne sont pas toujours épargnés. Le phénomène marquant demeure cependant la «Grande Peur», dans les régions où l’insurrection paysanne n’est pas aussi manifeste : les mentalités populaires et l’insuffisance d’informations donnent aux événements parisiens des allures d’Apocalypse et activent la panique villageoise (Agenda du Bicentenaire DIMANCHE 19 JUILLET),
–1793 – 19 juillet :
1. Le fédéralisme s’étend sur toutes les Bouches-du-Rhône, les sections d’Aix coopèrent activement avec Marseille, en Arles le triomphe des sections a été enlevé de haute lutte entre les 14 et 19 juillet (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969). C’est ainsi que du 16 au 19 juillet la révolte touche toutes les Bouches du Rhône et le Var (Toulon fraternise avec Marseille) et prend Avignon. L’amiral anglais Hood observe.
2. les citoyens de Toulon se sont constitués en assemblée permanente de sections pour veiller aux grands intérêts de la République – Il semble que ce soit seulement le 19 juillet, que le conseil municipal du Beausset apprend du maire, Joseph Eynaud, que « les citoyens de Toulon se sont constitués en assemblée permanente de sections pour veiller aux grands intérêts de la République, et que la section de l’Egalité en a donné connaissance à la municipalité par une lettre du 13 juillet ». Immédiatement le conseil a répondu en manifestant « les sentiments d’estime que les citoyens du Beausset portaient aux toulonnais, et qu’il convenait de marcher sur les traces de nos frères et amis ». N’oublions pas que ce sont les toulonnais qui nous approvisionnaient en blé. Ceci explique peut-être aussi « l’alignement » de la municipalité sur Toulon… Gageons que la société patriotique du Beausset ne devait pas être du même avis. Et le conseil de la commune, « considérant que le vœu de les bons français est déformer une famille de frères, de se réunit par les liens indissolubles de l’Amitié pour s’opposer aux ennemie de la République tant du dedans que du dehors ; considérant que\ nous devons marcher sur les traces des citoyens de Toulon que plus grand civisme caractérise ; considérant encore les grands i rets de la République auxquels nous devons veiller, et que les citoyens du canton que la plus étroite union et concorde réunit, présents à la séance et consultés à ce sujet manifestent ouvertement leur intention là-dessus, a unanimement délibéré qu’à compter de ce jour il sera formé dans le canton une section qui se constituera en assemblée permanente de section pour veiller aux grands intérêts de la République et la maintenir une et indivisible contre toutes les attaques du dehors et du dedans, que l’ouverture en sera faite à son de trompe… que la séance se tiendra à la chapelle des ci-devant Pénitents Bleus, et qu’extrait de la présente sera transmis au comité central des huit sections de Toulon ». Si Philippe Fabre a, prudemment, cessé de signer les procès-verbaux d’assemblée générale de la commune, et donc d’assister à ces mêmes assemblées générales depuis le 13 juillet, on trouve à la suite de ce document les signatures de Laugier, curé constitutionnel et notable du conseil, ainsi que celle de Portal, secrétaire-greffier et membre influent (ancien président) de la société jacobine des Amis de la Constitution du Beausset. Cela est étonnant, pour Portal, compte tenu du fait que l’assemblée de section avait pour but de s’opposer à l’influence de la société populaire jacobine sur la municipalité. Mais Portal et Laugier se reprendront bien vite, et sauront se rattraper… Quoi qu’il en soit, voilà donc Le Beausset assemblé en section permanente. Et des députés du village se rendent à Toulon auprès du comité général des sections, afin de faire cause commune avec les toulonnais (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
3. punition à infliger à Barthélémy Granet – Le commandant d’armes de Toulon demanda l’avis de la municipalité et de la section, dite l’amie des lois, au sujet de la punition à infliger à Barthélémy Granet, enseigne de vaisseau non entretenu et conduit à bord du vaisseau-amiral avec ordre de le garder à vue. La suite de l’affaire n’est pas connue (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 – Archives de Sanary, I2 et D4).).
4. Les Anglais cherchaient un point de débarquement au Sud de la France car certains facteurs augmentaient l’intérêt de la Méditerranée : alliance anglo-espagnole, insurrection partielle du Midi, convois de blés, leurs chances de succès semblaient nulles à cause de la proximité de l’armée d’Italie, quand la ville de Toulon soulevée contre la Convention après la chute des Girondins, affolée par l’approche des troupes, appela l’ennemi qui bloquait la rade (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime (1ère année), , n°356, professé à l’Ecole Navale par M. Louis Nicolas, p. 176.).
A la date du 19 juillet, un canot anglais, qui avait été envoyé en parlementaire à Toulon, avait été mis dans l’obligation d’amener le pavillon blanc qu’il arborait et de remplacer ce dernier par un pavillon tricolore pour pouvoir être autorisé à aborder la terre (Louis Baudoin, 1965, p. 341).
Le 19 juillet, l’amiral Hood fit prendre contact avec les autorités toulonnaises. C’était simplement en vue d’un échange de prisonniers. Le lieutenant Cook, neveu de l’amiral, vint remettre une lettre au commandant de la place. On devait plus tard trouver une allusion à cette démarche dans un rapport de Hood aux lords de l’Amirauté : « Etant extrêmement désireux de me procurer un état exact de la force de l’ennemi à Toulon, j’envoyai le lieutenant Cook, de la Victory, avec un pavillon parlementaire sous le prétexte d’un échange de prisonniers, ce qui sera, j’espère, approuvé par vos Seigneuries. » (Georges Blond, Toulon, 1937). Le 19 juillet, se présenta en rade de Toulon une embarcation parlementaire envoyée par l’amiral Hood, commandant ladite flotte anglaise, forte de vingt-quatre vaisseaux, et qui venait de mettre en panne en vue de la côte. L’amiral ennemi offrait un échange de prisonniers… alors que nous ne détenions pas d’Anglais dans cette situation et l’amiral Trogoff pensa, qu’en réalité, l’adversaire cherchait à s’informer de la situation locale. Cette dernière était, effectivement et « socialement » parlant, des plus troubles, les autorités locales elles-mêmes s’avouant incapables d’y voir clair! (Contre-amiral Lepotier, Toulon porte du Levant, 1972, p. 252 )Le même jour, D’Elbée est élu généralissime de l’armée catholique et royale vendéenne tandis que le royaliste Louis-François Perrein de Précy prend la tête des forces lyonnaises (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1183).
5. Les membres du comité de correspondance de Toulon invitèrent la municipalité de Sanary à renforcer les batteries et à placer 8 hommes par « canon », d’après « les avis » reçus (19 juillet) (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914, rééd. 2001).
6. Selon une singulière légende, de véritables théories de Sanaryens auraient abandonné ce lieu à l’approche de l’armée républicaine pour chercher leur salut à Toulon. Cette tradition est manifestement fausse pour quiconque est tant soit peu au courant de l’histoire locale. Bandol fut sous la domination des fédéralistes du 19 juillet au 26 août et sa section fut sous l’influence des sections de Toulon, tout en conservant l’ancienne municipalité. Or, si la municipalité de Sanary correspondit avec ces dernières sections, aucun pouvoir fédéraliste ne fut constitué dans cette ville, où les représailles politiques, en cas de succès des troupes républicaines, n’étaient dès lors guère à craindre (Roger Vallentin du Cheylard, id).
7. Malgré le cours anti-conventionnel que prenaient les événements survenus au chef-lieu du Var, la municipalité du Beausset s’aligna sans discuter sur les décisions prises par ses représentants à Toulon car c’était de ce port que lui parvenait le ravitaillement en blé. De plus, la section du Beausset, réunie en en assemblée permanente, tâchait de faire en sorte que les autres communes fassent cause commune avec Toulon. Ollioules suivit en désarmant ses sans-culottes (19 juillet). Bandol fut sous la domination des fédéralistes du 19 juillet au 26 août et sa section fut sous l’influence des sections de Toulon, tout en conservant l’ancienne municipalité. Si la municipalité de Sanary correspondit avec ces dernières sections, aucun pouvoir fédéraliste ne fut constitué dans cette ville où les représailles politiques, en cas de succès des troupes républicaines, n’étaient dès lors guère à craindre
–1798 – 19 juillet – (1er thermidor an VI) : Le 1er thermidor, des évasions paraissent s’être effectuées à l’arsenal du côté de la grille – Le 1er thermidor, des évasions paraissent s’être effectuées à l’arsenal du côté de la grille. Trois égorgeurs sont arrêtés le matin : Solliès, acolyte de Marquisan, Bourgarel et Vidal, orfèvre. Le soir, Pierre François le Provost dont la maison était un repaire d’égorgeurs et de contrerévolutionnaires, François Melchior Guiol ex-capitaine Grenadier, Thérèse Estelle, dénonciatrice du républicain Boulogne, pendu pendant l’occupation, Louis Durand, employé de marine, congédié pour incivisme, Gasquet née Reboul femme etmère d’émigrés, dont la maison est un foyer de réaction, Gueit, signataire de la vente de Toulon aux anglais, vont grossir le flot des détenus. Faute de décision du département, tous les machinateurs resteront en état d’arrestation (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). Le même jour, Jugardy Jean-Baptiste notaire 49 ans Brignoles, et Martin Jean propriétaire de St-Tropez, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après la liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani).

(La Ciotat , en limite de La Cadière :borie double (cl. H. Ribot, 1994)
–1815 – nuit du 19 juillet ; le maréchal BRUNE CEDE MAIS DECLARE QUE L’ENNEMI NE FOULERA JAMAIS LE SOL TOULONNAIS – L’amiral Ganteaume, rallié au roi, vint, en qualité de délégué du marquis de Rivière, trouver le maréchal Brune pour l’engager à se soumettre et à accepter le drapeau blanc ; ils discutèrent là-dessus pendant toute la nuit du 19 juillet. Le maréchal finit par céder tout en posant la condition impérative suivante : « L’ennemi ne foulerait pas le sol de Toulon. » (Louis Baudoin, 1965 , p. 456)
–1830 – 19 et 20 juillet : CONQUETE D’ALGER – LES NAVIRES FRANçAIS EMMENENT LE TRESOR DE LA REGENCE D’ALGER – Après que le palais du Dey d’Alger fut occupé par les troupes françaises en juillet, des bâtiments de guerre quittèrent la Baie d’Alger le 19 et le 20 juillet, emmenant le trésor de la Régence d’Alger dans des caisses et des sacs scellés et étiquetés portant chacun la valeur exacte du contenu, ainsi que les canons, les munitions, les matières de toutes sortes contenues dans les magasins de l’Arsenal d’Alger. Les 47.700.000 francs constituant le trésor de l’ex-Dey d’Alger furent ainsi embarqués sur les vaisseaux «Duquesne», «Scipion », «Marengo» et la frégate «Astrolabe» sous le contrôle de M. Lechenet, payeur adjoint de M. Firino, payeur général de l’armée d’Afrique. M. Lechenet prit passage sur le «Duquesne» afin de suivre les opérations de transport et de débarquement de ces valeurs au port de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 59).
–1841 – 19 juillet : Ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Fréjus qui nomme conseillers de la Fabrique de Saint-Mandrier les sus dits M. M. Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. (Gisèle Argensse, 1989, p. 63).
–1867 – 19 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) : 13. Vendredi S. Vincent de P. Vent d’ouest très fort.
–1870 – 19 juillet : Napoléon III déclare précipitamment la guerre à la Prusse à la suite à la dépêche d’Ems. Bismark, qui a besoin d’une guerre pour renforcer l’unité Prussienne et aboutir au IIème Reich, avait déformé les propos de cette dernière pour provoquer Napoléon III. Ce-dernier, loin d’avoir la clairvoyance de son oncle, réagit vivement alors que son armée n’est pas prête. L’alliance germano-prussienne mobilise 800 000 hommes contre seulement 250 000 pour la France. La guerre de 1870 sera expéditive. En un mois et demi, les armées prussiennes captureront Napoléon III à Sedan et marcheront sur Paris.
–1897 – 19 juillet : PREMIER RAVITAILLEMENT EN MER D’UN BÂTIMENT DE LA MARINE NATIONALE – Au cours des grandes manœuvres, naviguant de conserve avec le vapeur « Gallia », ex-Loch Nagar, de la Compagnie Française de Navigation à Vapeur Cyprien Fabre, à la vitesse de huit nœuds, le cuirassé « Carnot » embarque cent quatre-vingts tonnes de charbon à l’aide de l’appareil Tempey : c’est, en ce 19 juillet, le premier ravitaillement à la mer. Mais ce fut une expérience sans lendemain, car la manipulation des briquettes de charbon n’est pas chose facile. Les ravitaillements à la mer seront remplacés par des ravitaillements sur rade foraine bien abritée où le charbonnier et le navire ravitaillé s’amarrent à couple. Dans son long chemin de croix entre la Baltique et le Pacifique, l’amiral Rojestvensky, commandant de la 2ème Escadre russe du Pacifique, fera ravitailler certains de ses navires en marche, ravitailleur et ravitaillé faisant route amarrés à couple ! la technique du ravitaillement à la mer acquerra ses lettres de noblesse lors des mazoutages des escadres étatsuniennes durant la 2ème Guerre Mondiale dans le Pacifique (Gérard Garier, Le cuirassé Carnot).

La Cadière d’Azur, quartier Vaussiers : Borie cl. H. Ribot
-1900 – 19 juillet : La ligne numéro 1 du métro parisien reliant la porte Maillot à la porte de Vincennes est mise en service. Construite en 17 mois sous la direction de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Fulgence Bienvenüe, le nouveau moyen de transport remporte un succès immédiat. La ligne transportera jusqu’au 31 décembre près de 16 millions de passagers.
-1903 – 19 juillet : ARRIVEE DU PREMIER TOUR DE France CYCLISTE – Partie le 1er juillet de Montgeron dans l’Essonne, la plus grande course cycliste jamais organisée en France arrive à Paris au parc des Princes. C’est le coureur français d’origine italienne Maurice Garin, surnommé « Le ramoneur », qui l’emporte. L’idée de créer le Tour de France vient du directeur du quotidien sportif « l’Auto », futur « l’Équipe », Henri Desgrange. Sur les 60 concurrents présents au départ, seuls 20 arriveront jusqu’à Paris. Par le biais de cette course, le magazine l’Auto connaît une ascension fulgurante.
-1909 – 19 juillet : LATHAM ECHOUE DANS SA TRAVERSEE DE LA MANCHE EN AVION – A l’aube du lundi 19 juillet 1909, L’Antoinette, un monoplan Voisin de style hirondelle, est sorti de son hangar improvisé sur la falaise de Sangatte. Hubert Latham, l’élégant habitué de Maxim’s, l’ancien élève d’Oxford, va essayer de traverser la Manche pour la première fois. Que de questions les journalistes ne se posent-ils pas ? Jamais un aviateur ne s’est élevé au-dessus des flots. On ignore ce qui se passera dans ces conditions nouvelles. Le brouillard, l’état de saturation de l’air nr nuiront-ils pas à la marche du moteur ? Les courants aériens nr pourront-ils faire dévier l’oiseau de sa route ?
Au milieu du détroit, le moteur s’arrête net et l’Antoinette tombe à la mer… Tandis que l’appareil s’enfonce tout doucement, Latham allume une cigarette en attendant les sauveteurs qui le ramèneront à Calais. Il attend avec élégance. Il fait d’ailleurs tout avec élégance. L’année suivante — à moins que ce ne soit l’année précédente — pendant les grandes manœuvres il avait été félicité par le président Fallières à la descente de l’Antoinette.
– Et que faites-vous dans le civil, jeune homme ?
– Homme du monde, monsieur le Président, répond Latham (André Castelot, 1962).

Quartier des Pompiens, Solliès-ville (Var), borie intacte (cl. H. Ribot, avril 1973)
-1940 – 19 juillet :
1. Darlan fait le déplacement de Vichy à Toulon. Il rencontre l’amiral Gensoul à bord du Strasbourg. Glacial et distant, l’amiral de la Flotte, ne lui pose aucune question sur Mers el-Kébir et “ ne fait pas le moindre commentaire ”, malgré la tentative de Gensoul d’aborder le sujet.
2. UN PAQUEBOT FRANçAIS EST SAISI PAR LES BRITANNIQUES EN EGYPTE– Le paquebot de 11 900 tx jb « Président Doumer » construit en 1934 pour les Messageries Maritimes participa à l’expédition de Norvège en avril 1940 (époque de la photo). Saisi par les Britanniques le 19 juillet 1940 dans les lacs Amer du canal de Suez, affecté au Ministry of War transport, il fut transformé en transport de troupe et géré par la Biby Line Ltd. utilisé sur le rail Suez-Aden-Bombay-Calcutta. Le 13 août 1942, à Dubaï, il embarquera des volontaires de Madagascar. Il sera coulé par le sous-marin allemand U 604, au large de Madère, le 30 octobre à 21 h 29. Le 8 août 1947, il sera cité à l’ordre du Corps d’Armée (Gérard Garier, L’aviso Commandant Duboc).
-1941 – 19 juillet : RECENSEMENT OFFICIEL DES JUIFS de France – En juin 1941 une circulaire est adressée au maire de Six-Fours afin de constituer une liste de juifs en préalable au recensement officiel du 19 juillet.
-1942 – 19 juillet :
1. ECHEC DE LA RAFLE DES JUIFS A NANCY – La rafle de Nancy, qui s’intégrait dans l’opération « Vent printanier », devait aboutir à l’arrestation de plus de 350 juifs dans cette ville. Cependant, grâce à Édouard Vigneron, chef du service des étrangers de la police de Nancy, la rafle, qui devait avoir lieu le 18 juillet 1942, a été un fiasco complet pour les Allemands. En effet, la police de Nancy a organisé une vaste opération de résistance, permettant aux juifs de fuir la ville et d’atteindre la zone libre.
2. LE PREMIER TRAIN DE LA HONTE ET DE LA MORT QUITTE DRANCY POUR AUSCHWITZ le 19 juillet 1942. Ce seront ainsi 75 000 déportés juifs qui seront exterminés malgré les appels de personnalités et des Eglises qui, en dehors de quelques fanatiques de l’antijudaïsme, condamnent au nom de la charité, de la justice du Christ les traitements inhumains infligés aux juifs (Max Gallo, « Une histoire de la 2e guerre mondiale, 3 – Le jour se lève », XO Editions, 2011),
-1944 – 19 juillet :
1. BATAILLE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le 19 juillet, les Américains réussissent à prendre la ville de Saint-Lô après une lutte sans merci. Selon le journal de marche de la 29e division d’infanterie US, « ce ne fut que pas à pas, par petits groupes de cinq à six hommes soutenus par un char, que nous avons pu nous emparer des ruines des dernières maisons et progresser par les rues obstruées de décombres. ». Le chef du détachement de pointe, major Thomas Howie, gisait enseveli sous ces décombres, comme celui de son rival le commandant de la 30e brigade légère allemande, le baron von Aufsess (Paul Carell, Ils arrivent).
2. Au Castellet (Var), monument de la Rouvière 19 juillet 1944 (panneau routier) rappelant le maquis de la Rouvière et l’exécution de ses membres par les Allemands.
–1945 – 19 juillet : Le PORTE-AVIONS « Béarn » se rend de Casablanca à Gibraltar (La Revue Maritime, n° 284, février 1971, p.261)
-1948 – 19 juillet : Chute du gouvernement Robert Schuman suivie d’une instabilité ministérielle jusqu’en 1951 (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Ceyreste (BduRh) : borie de l’arboretum (H. Ribot, 5 mars 1991).
-1952 – 19 juillet : le vice-amiral Ortoli quitte le commandement des Forces maritimes d’Extrême-Orient qu’il exerçait depuis le 25 avril 1949. Le vice-amiral Auboyneau le remplace à la tête des 10 000 marins de tous grades qui arment les bâtiments, les commandos, les formations aéronautique et les bases navales et fluviales des F.M.E.O. et qui apportent aux forces terrestres franco-vietnamiennes leur appui constant. Cet appui se manifeste non seulement à la mer, le long des côtes, mais aussi sur les fleuves, les canaux et les moindres rivières qui font ressembler le delta du Tonkin et la Cochinchine tout entière à d’énormes archipels où la voie d’eau est essentielle. Aussi s’e-il ajouté aux bâtiments de type classique de nombreux petits navires utilisables pour les débarquements et les patrouilles fluviales (Gérard Garier, L’aviso Commandant Duboc).
–1955 – 19 juillet : LE MAIRE DE SAINT-MANDRIER DEMANDE AUX CONSEILLERS GENERAUX DU VAR DE L’AIDER aupres du ministre AFIN QUE CESSENT LES TIRS SUR LE LITTORAL – « Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier, a adressé à tous les conseillers généraux du département une lettre leur demandant d’intervenir auprès du ministre des Forces Armées pour interdire les tirs, quels qu’ils soient sur le littoral et à la Renardière. Monsieur Merle, conseiller général, lui a fait parvenir la réponse suivante (datée du 22 juillet 1955) : «…J’ai reçu votre lettre du 19 juillet et je vous en remercie. Je me permets de vous indiquer que déjà, à la Commission du Tourisme, le 2 juin, et à la séance publique du 3 juin, je suis intervenu en faveur de Saint-Mandrier en ces termes : «…II est exact que la presqu’île voit utiliser, depuis longtemps d’ailleurs, des engins moins puissants mais téléguidés qui effraient la population. A tel point que si vous avez eu la curiosité de lire le programme que j’ai présenté aux élections, vous avez constaté que nous demandons la suppression des essais de tirs téléguidés. Il est vrai aussi que la Marine Nationale interdit l’accès du bord de mer de la presqu’île, ce contre quoi, surtout, la population proteste violemment parce qu’elle constate exactement le même processus qu’à l’île du Levant : on commence à mettre le petit doigt dans l’engrenage et puis le corps y passe tout entier… » À la session du 25 juillet, je ne manquerai pas de revenir sur ces questions importantes. Je vous tiendrai au courant… ». La population peut constater que tous ces problèmes n’ont pas échappé à notre camarade Toussaint Merle. Nous sommes certains que le 25 juillet, grâce à sa sérieuse documentation, le Conseil général soutiendra l’action de notre représentant cantonal » (Le Petit Varois du samedi 23 juillet 1955).

La Cadière d’Azur, quartier de La Barbarie Borie (H. Ribot, 8 juin 1991 06 08).
–1961 – 19 juillet : Les troupes tunisiennes envahissent la base navale de Bizerte, occupée par les Français. La réplique française, deux jours plus tard, sera particulièrement violente, faisant plus d’un millier de victimes. Sous la pression des Nations Unies, les deux camps cesseront le feu et entameront des discussions plus pacifiques. Ce n’est qu’en octobre 1963 que la France se décidera à évacuer la base.
–1979 – 19 juillet : Simone Veil est la première femme à présider le parlement européen.
–1981 – 19 juillet : Le gendarme Massié, ainsi que toute sa famille, est retrouvé assassiné à Auriol, près de Marseille. Rapidement, l’enquête rapprochera ce crime du Service d’Action Civique, le SAC, dont les meurtriers sont des membres actifs. Mouvement de soutien non politique et non syndical pour les Gaullistes, le SAC avait perdu depuis quelques années ses prérogatives initiales pour devenir une organisation parallèle douteuse. La gauche, arrivée au pouvoir peu auparavant, décidera de le dissoudre en août 1982.
–1985 – 19 juillet : MORT D’ALAIN BOMBARD, médecin et biologiste français. Il était né le 27 octobre 1924. Plus orienté vers la recherche appliquée que vers le soin direct auprès des patients, il est connu pour sa traversée en solitaire de l’océan Atlantique en 65 jours, à bord d’un canot pneumatique, en 1952. Son expérience lui a permis d’énoncer différentes règles de survie en mer, qui ont fait l’objet de vives critiques. Il a été fait Gloire du Sport. De son vivant, son patronyme est devenu un nom commun, le « Bombard » désignant un canot pneumatique de survie auto-gonflable et insubmersible qui équipe les navires du monde entier. De nombreux naufragés doivent leur survie à la démonstration d’Alain Bombard, « membre éminent du club très fermé, et restreint, de ces explorateurs utiles du siècle dernier ». Au-delà de son rôle dans la connaissance du naufrage, Bombard s’illustra dans l’écologie et la protection de la mer. En 1963, on le vit notamment se mobiliser au côté de Paul Ricard et d’une quarantaine d’élus provençaux dans l’affaire des « boues rouges » de Cassis. Il s’agissait pour l’usine Pechiney de Gardanne, de déverser dans la Méditerranée ses déchets issus du traitement de la bauxite (les « boues rouges ») nécessaires à la fabrication de l’aluminium. La mobilisation a échoué. Le pipeline a été construit. Sa rencontre avec Paul Ricard, qui finance un « Observatoire de la Mer » en Méditerranée (à travers la fondation océanographique Ricard), lui permet de rebondir. De 1967 à 1985, il est délégué général du laboratoire de biologie marine de cet Observatoire de la mer. Il se lance par la suite en politique. En 1975, un an après son adhésion, il est nommé conseiller à l’environnement au Parti socialiste français. Il est conseiller général du canton de Six-Fours-les-Plages de 1979 à 1985. Il est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Environnement dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (22 mai – 23 juin 1981). Il quitte le gouvernement à la suite de déclarations sur la chasse à courre qu’il souhaitait abolir. Il est également député européen (liste Majorité de progrès pour l’Europe) de 1981 à 1994, année où il devient député européen honoraire.

1978 Gordes (Vaucluse) Village de Bories (cl. H. Ribot)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
A la question de son professeur « quelle est la différence entre une pie et un corbeau », Oui-Ouin répond :
« La différence entre une pie et un corbeau, c’est qu’ils n’ont pas les pattes de la même longueur, surtout la gauche et surtout le corbeau. »

Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bonne journée et à demain pour fêter les MARINA.

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