ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 24 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4953).
ILLUSTRATION extraites de nos archives ou clichés personnels
FÊTES : On fête ce jour les DONATIEN en souvenir du saint éponyme, mort en 259 avec Lucius, Montanus, Julien, Victoric, Victor et leurs compagnons, martyrs à Carthage, sous l’empereur Valérien, fêtés le 24 mai en Occident et le 24 février en Orient.
Selon une autre version, ce serait en 484, qu’en Afrique du Nord, le roi Vandale Hunéric, chrétien mais arien, aurait persécuté les chrétiens attachés à la foi romaine du concile de Nicée et fait arrêter leurs évêques les plus influents dont Donatien, Praesidius (Préside), Mansuetis (Mansuet), Germain, Fusculus (Fuscule) et Laetus (Létus). Il les aurait envoyés en exil, après leur avoir infligé cent cinquante coups de bâton qui les brisèrent. Parmi eux était aussi Laetus, évêque de Nepte en Byzacène, homme courageux et très érudit, qui, après une détention longue et infecte, souffrit le supplice du feu.
D’autres saints ont porté le nom de Donatien : un évêque de Reims (mort en 389), un évêque de Châlons (au IVe siècle), un martyr de Nantes (mort vers 304).
C’est aussi le jour du CANARD ou 5e du mois de prairial An II. (Moi, je l’aime bien, mais avec des oranges !)
Les 24 et 25 mai, c’est la fête des SAINTES MARIES et l’anniversaire de MARIE JACOBE. La légende veut que, peu après la mort du Christ, un bateau sans autre voile que l’écharpe de Marie Magdeleine, ait conduit les saintes femmes, accompagnées de quelques disciples, sur le rivage de Camargue.
Au cours du Bas Empire, il y eut un pèlerinage aux Saintes-Maries de la Mer. La tradition n’a pas été perdue et le 24 mai, les saintes châsses sont toujours descendues de la chapelle haute dans l’église, au milieu d’un grand estrambord. Le 25, c’est la procession à la mer. La barque des Saintes est portée sur l’eau un instant. Les boumians, qui ont pris pour patronne SARAH la Noire, portent par ailleurs depuis 1935 sa statue à la mer dès le 24 et l’aspergent d’eau salée. La remontée des châsses a lieu dans le même enthousiasme.
DICTON : « le 24 mai, la vendange sera bonne si le temps est clair et serein. Le contraire arrivera s’il est obscur et pluvieux. ».
LOCUTION PROVENÇALE : Mel en boca / Fel dins lo cor ou Meu en bouco / Fèu din lou couer (Miel en bouche / Fiel dans le cœur). Locution à laquelle j’ajoute ce texte d’un acte rédigé en provençal à Ollioules le 24 mai 1513 : L’an 1513, et lo 24 de le mes de may, en nostra bastida de Darbosson, fon encartada nostra Margota de Anthony Barles d’Yeras. [encartada signifie fiancée par contrat). Pour la traduction, voir dans les éphémérides de ce jour à la date donnée (rappelons que le 10 août 1439 et par l’acte de Villers -Cotterets, François Premier, imposera le français au lieu du latin pour la rédaction des actes officiels avec, pour la Provence (alors « province étrangère »), le droit de les rédiger en provençal ou en français).
PENSÉE : « La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents. » (Ernest Hemingway).
ÉPHÉMÉRIDES :

(2010 12 18 Sospel )
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
LA SEYNE-SUR-Mer : 226e livraison : –1619 – 23 mai : PROCES-VERBAL D’UNE OPERATION PAR LAQUELLE LA CARGAISON D’UN VAISSEAU EST BRÛLEE a La Seyne – Il y eut ensuite les pestes de 1619, 1621, 1630 et de 1665 ; parmi ces dernières, retenons celles de 1619 et de 1621 qui faillirent désoler La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 212).
Le vaisseau nommé Saint Pierre, commandé par capitaine Pierre Guigou, étant arrivé au port de Sepet, ayant la contagion dedans, et le capitaine décédé, Monsieur maître Gaspard de Glandeves, conseillé du roi en la Cour du Parlement, commissaire à cette partie député pour l’exécution de l’arrêt de ladite Cour du 13 mai 1619. Suivant l’ordonnance dudit Sieur commissaire, du 17 dudit mois, portant que toutes les marchandises qui étaient dans la chambre de poupe dudit vaisseau, seraient brûlées, Sieur Pierre Vidal, premier consul, Barthelemy Aycard et Charles Vidal, intendants, se seraient portés, avec Maître André Denans, notaire, audit quartier de Sepet, port de mer, où le vaisseau était ancré. Et ils auraient fait brûler toutes les marchandises qui étaient à ladite chambre, désignées et mentionnées par le verbal qui fut dressé par ledit Maître Denans, notaire, le 24 dudit mois de mai. Cette année-là arrivait au port de Saint-Mandrier (Jean Denans (1713) écrivait « port de Saint-Mandrier »)(presqu’île de Cépet, alors partie intégrante de la commune de Six-Fours), le vaisseau le Saint-Pierre, capitaine Guigou, qui déclara avoir la peste à bord ; son commandant, atteint par le terrible mal, venait de décéder. Prévenu aussitôt, M. Gaspard de Glandevès, conseiller du roi en la Cour du Parlement, ordonna que la cargaison du Saint-Pierre fût brûlée. Dans ce but, les sieurs Pierre Vidal, premier consul, B. Aycard et Gh. Vidal, intendants de la Santé de la commune de Six-Fours, se rendirent, avec Me André Denans, notaire royal, à Saint-Mandrier où le bateau était ancré, et firent livrer au feu toutes les marchandises qui avaient été rassemblées dans la chambre de poupe après en avoir dressé l’inventaire. Le procès-verbal de cette opération fut établi par le notaire Denans, le 23 mai 1619.
La Seyne n’eut, heureusement, pas trop à souffrir de cette indésirable visite ; il y eut pourtant quelques cas ainsi qu’à Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 212-213, dont le texte est fort proche de celui de Denans hormis le fait que Denans note que l’enregistrement se fit le 24 mai et Baudoin le 23 mai).
Lorsque le « Saint-Pierre » accoste à l’île de Cépet (actuellement Saint-Mandrier) la peste est déjà déclarée à bord et le commandant y a succombé. Le navire est alors mis en quarantaine et la cargaison brûlée, mesures qui permettent de limiter le nombre de décès. Une épidémie de peste se déclara à Cannes, après l’arrivée d’un navire en provenance du Levant. En 1619, à Saint-Mandrier, des cas de peste furent signalés. De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).
SANARY – 328e livraison :–1793 – 23 mai : LETTRE DE REQUISITION DE NOUVEAUX GARDES NATIONAUX DANS LE VAR – Le 9 mai 1793, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire imprimée, pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient requis le commandant de l’année d’Italie de mettre en état de réquisition permanente le dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et le vingtième de ceux des côtes et frontières. La lettre d’envoi est du 23 mai. Conformément à ses prescriptions, le dimanche 3o mai, à 10 heures du matin, le maire, Pardigon, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Sanary se rendirent sur la place, revêtus de leurs écharpes. La garde nationale, composée des personnes de seize à cinquante ans en état de porter les armes, s’y trouvait convoquée. Après un ban, la circulaire du directoire fut lue en langue vulgaire, c’est-à-dire en provençal. Les 6 compagnies comprenaient 264 volontaires, dont 99 étaient exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux. Sur i65 hommes, formant la différence entre les deux nombres précédents, 40 se trouvaient en service permanent aux batteries de Portissol et de la Cride, 64 servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, 8 étaient chefs de pièce et 3 autres canonniers; 5o hommes seulement restaient disponibles. Ces derniers déclarèrent que le recrutement désiré était impraticable à raison de la situation stratégique de Saint-Nazaire et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
OLLIOULES : 238e livraison. 1702– 22 mai : La Reppe déborde et noie par deux fois le béal des moulins d’Ollioules ; curage du béal, réparation de l’écluse de la Bonnefont et nouvelle recherche des eaux pour les moulins : le 22 mai 1702, le Maire donne connaissance que la rivière ayant débordé aurait engravé pendant deux fois le béal des moulins à moudre le blé de Trisse Rate, La Tour et Clappier, empêchant ceux-ci de travailler. Le valet de ville, Pierre Sevère loue 2 hommes pour dégraver le béal. Le Conseil approuve et ordonne au trésorier de payer la somme. Il délibère en même temps de faire une nouvelle recherche des eaux et de faire réparer l’écluse de la porte de la Bonnefont qui donne l’eau au moulin de la Tour. Mise aux enchères du prix fait pour le creusement de recherche des eaux et la construction de la grotte commencée pour la conduite des eaux des moulin (Castellan, 1937, p. 100).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 528e livraison.-1875 – 23 mai : Korzeniowski est de retour à Marseille. À la fois pour raisons de santé, et parce qu’il est attiré par la carrière maritime, Józef part en 1874 pour Marseille, où il embarque comme mousse sur un voilier. Il fait ainsi pendant près de quatre ans son apprentissage en France pour entrer ensuite dans la marine marchande britannique, où il va demeurer plus de seize ans. Il obtient son brevet de capitaine le 10bovembre 1886, prend la même année la nationalité britannique, sous le nom de Joseph Conrad et commence à écrire. Conrad parlait avec une égale facilité le polonais, l’allemand, le français et l’anglais ; mais il décida d’écrire dans la langue de sa nouvelle patrie.

(Anduse, arrivée du train)
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).
1136 – 24 mai : L’ORDRE DU TEMPLE PERD SON FONDATEUR – Mort de Hugues II de Payns, chevalier champenois, fondateur et premier grand maître de l’ordre du Temple.
1162 – 24 mai : décision arbitrale rendue par les évêques de Carpentras et d’Antibes entre Pierre, évêque de Marseille, et le chapitre de la Major – (L’acte est daté du 8 des calendes de juin 1163 de l’incarnation, G. Doublet a rectifié cette date, en en donnant les raisons.,. Marseille). Hugues Geofroi de Marseille et son frère Bertrand, Geofroi de Marseille le Jeune (Ce Geofroi, dit le Jeune ici seulement, était le mari de Sarde) et Hugues Geofroi, son frère (D’après Raybaud (Histoire de Saint-Gilles, t. Il, p. 289 à 293), cet Hugues Geofroi, maître du Temple pour la Provence et l’Aragon en 1166, fut remplacé en 1167, mais paraît encore comme Templier en 1174 et 1176. Cet auteur le croit fils du vicomte Raimond Geofroi, qui eut bien un fils de ce nom, mais qui ne semble pas avoir été Templier, tous les Hugues Geofroi de cette famille s’étant mariés. Peut-être appartenait-il à la branche de Trets, seigneurs de Pourrières. Le Cartulaire des Templiers, édité par le marquis d’Albon, ne renferme aucun éclaircissement sur ce personnage.), sont témoins à la décision arbitrale rendue par les évêques de Carpentras et d’Antibes entre Pierre, évêque de Marseille, et le chapitre de la Major, à la tête duquel se trouvait le prévôt Aicard de Marseille.
(Acte 252 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 1. — C. Evêché de Marseille, Livre vert, fol. 11. a. Belsunce, l’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 486-491. — b. Gallia Christian a 9 t. III, col. 1153 (d’après B). — c. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° LXXXI. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, nos 162 et 1097).
Le chapitre est ici la communauté des chanoines de la cathédrale qui conseillent l’évêque.
1278 – 24 mai : ALLAUCH – bastida Alaudii (Baratier, Démographie provençale…). Le comte d’Avelin, seigneur des Baux, tenait en fief la bastide d’Allauch (bastida Alaudii) située en face du castrum entre 1164 et 1178, sous la mouvance du prévôt. Cette bastide passa plus tard entre les mains des seigneurs de Trets (actes des 24 mai 1278 et 17 septembre 1349, aux archives de la Major) ; il n’en reste aujourd’hui aucun vestige (Toponymie de l’arrondissement de Marseille, Mortreuil, 1872).
1342 – 24 mai : lieux-dits de marseille – Las Molieras, 19 septembre 1329 (acte notarié). Molières, quartier rural du quartier de Menpenti (1872). Mention :En règle générale, ce toponyme désigne des terres humides. Première mention : Molerias, 31 mars 1292 (charte aux archives municipales).
1490 – 24 mai : Le roi ordonne « la recherche générale des feux », autrement dit le dénombrement général du royaume. Les résultats en semblent perdus, mais l’idée révèle le sentiment d’une pléthore démographique dont la fiscalité doit pouvoir profiter (Lobrichon G., 2001).

(2007 – La Seyne Six Fours : le Cap Sicié)
1513 – 24 mai : L’an 1513, et lo 24 de le mes de may, en nostra bastida de Darbosson, fon encartada nostra Margota de Anthony Barles d’Yeras. [Encartada signifie fiancée par contrat ; or ce contrat montre à quel point est parvenu Jaume Deydier. Celui-là même que nous avions vu en 1475 épouser Catherine Marin avec la petite dot de 160 florins, dont il ne devait toucher la dernière annuité qu’en 1490, ce bailli laboureur et planteur,… est en situation de promettre à sa Margota 650 florins. Incontinent, après le mariage, il paiera à Antoine Barles, son gendre, un premier acompte de 150 florins, avec engagement de se libérer des 500 autres dans le cours de 1514. En outre de ses vêtements nuptiaux, Marguerite apportera à son mari des abillamens lanis, linis et juyels, pour la somme de 48 florins 10 gros (de Ribbe, 1898, p. 452 et suiv. ).
1524 – 24 mai : UN GIGANTESQUE INCENDIE DÉTRUIT 1500 HABITATIONS A TROYES.
1619 – 13 au 24 mai : LA PESTE DÉSOLE SIX-FOURS – Il y eut les pestes de 1619, 1621, 1630 et de 1665 ; parmi ces dernières, retenons celles de 1619 et de 1621 qui faillirent désoler La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 212).
1. Le vaisseau nommé Saint Pierre, commandé par capitaine Pierre Guigou, étant arrivé au port de Sepet, ayant la contagion dedans, et le capitaine décédé, Monsieur maître Gaspard de Glandeves, conseillé du roi en la Cour du Parlement, commissaire à cette partie député pour l’exécution de l’arrêt de ladite Cour du 13 mai 1619. Suivant l’ordonnance dudit Sieur commissaire, du 17 dudit mois, portant que toutes les marchandises qui étaient dans la chambre de poupe dudit vaisseau, seraient brûlées, Sieur Pierre Vidal, premier consul, Barthelemy Aycard et Charles Vidal, intendants, se seraient portés, avec Maître André Denans, notaire, audit quartier de Sepet, port de mer, où le vaisseau était ancré. Et ils auraient fait brûler toutes les marchandises qui étaient à ladite chambre, désignées et mentionnées par le verbal qui fut dressé par ledit Maître Denans, notaire, le 24 dudit mois de mai.
2. Cette année-là arrivait au port de Saint-Mandrier, presqu’île de Cépet, alors partie intégrante de la commune de Six-Fours (Jean Denans,1713), le vaisseau « Saint-Pierre », capitaine Guigou, qui déclara avoir la peste à bord ; son commandant, atteint par le terrible mal, venait de décéder. Prévenu aussitôt, M. Gaspard de Glandevès, conseiller du roi en la Cour du Parlement, ordonna que la cargaison du Saint-Pierre fût brûlée. Dans ce but, les sieurs Pierre Vidal, premier consul, B. Aycard et Gh. Vidal, intendants de la Santé de la commune de Six-Fours, se rendirent, avec Me André Denans, notaire royal, à Saint-Mandrier où le bateau était ancré, et firent livrer au feu toutes les marchandises qui avaient été rassemblées dans la chambre de poupe après en avoir dressé l’inventaire. Le procès-verbal de cette opération fut établi par le notaire Denans, le 23 mai 1619. La Seyne n’eut, heureusement, pas trop à souffrir de cette indésirable visite ; il y eut pourtant quelques cas ainsi qu’à Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 212-213 (le texte est fort proche de celui de Denans hormis le fait que Denans note que l’enregistrement se fit le 24 mai et Baudoin le 23 mai).
3. Lorsque le « Saint-Pierre » accoste à l’île de Cépet (actuellement Saint-Mandrier) la peste est déjà déclarée à bord et le commandant y a succombé. Le navire est alors mis en quarantaine et la cargaison brûlée, mesures qui permettent de limiter le nombre de décès. Une épidémie de peste se déclara à Cannes, après l’arrivée d’un navire en provenance du Levant. En 1619, à Saint-Mandrier, des cas de peste furent signalés. De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).
1763 – 24 mai : Pierre-Gaspard Chaumette, dit Anaxagoras Chaumette, né à Nevers (Nièvre), le 24 mai 1763 et mort à Paris le 13 avril 1794, fut procureur de la Commune de Paris pendant la Révolution française. Porte-parole des sans-culottes, il lutta pour l’Abolition de l’esclavage et fut condamné à la guillotine avec les Hébertistes.

(île d’Aix, Charentes maritimes, 1948)
1778 – 24 mai : EN SOUTIEN AUX INSURGENTS AMERICAINS, LA FRANCE DÉCLARE LA GUERRE A L’ANGLETERRE. Après la victoire des insurgents à Saratoga (16 octobre 1777) le roi s’était décidé à entrer en guerre contre l’Angleterre. La France aura à ses côtés l’Espagne (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). Nous aidâmes alors à créer contre l’Angleterre une Angleterre rivale. Quoique celle-ci ait prouvé qu’elle en gardait peu de souvenir, jamais argent ne fut mieux employé. On ne pouvait trop payer les dernières victoires navales de la France, et la création de Cherbourg. C’était alors un curieux moment de confiance et d’enthousiasme. La France enviait Franklin à l’Amérique ; notre jeune noblesse s’embarquait aux croisades de la liberté (Jules Michelet, Précis de l’histoire moderne, 6ème édition, Paris, Hachette, 1840, 320 p).
1789 – 24 mai : LES DÉPUTÉS QUI N’ONT PAS ENCORE ÉTÉ PRÉSENTÉS AU ROI LE SERONT, CE SOIR, A 6 HEURES, DANS LE SALON D’HERCULE, A VERSAILLES. Ce retard s’explique par le fait que les élections ont été retardées dans quelques — rares — bailliages. Quoi qu’il en soit, les Chambres ne sont toujours pas constituées, et les États Généraux sont bloqués avant même qu’il ait été procédé à la vérification des pouvoirs des députés. On annonce la mort de M. de Lamoignon, auteur d’une série de libéralisations en mai 1788 (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 24 MAI).
1792 – 24 mai : LE DIRECTEUR DU JURY DU TRIBUNAL DU DISTRICT DE TOULON SE REND AU BEAUSSET – Le 24 mai, vers midi, le directeur du jury du tribunal du district de Toulon qui se rendait au Beausset y avait été accueilli aux cris de « ça ira, ça ira, les aristocrates la lanterne ». Descendu à l’auberge de Portal, (autre jacobin notoire !) des personnes « bien intentionnées » lui avaient fait comprendre « qu’il ferait bien de ne pas rester ». Il avait suivi le conseil et était reparti pour Toulon. Il n’était resté que trois quarts d’heure au Beausset…. Etrange comportement de cet homme qui avait le pouvoir de quérir la force publique, donc l’aide des 1.000 hommes de la garnison provisoire du Beausset. Mais peut-être se méfiait-il de la garnison semblait fraterniser avec la population, puisque « les citoyens buvaient avec la garnison soit dans les maisons particulières, soit dans rues »… Le même jour « vers deux heures de l’après-midi, une grande farandole avait commencé, composée de la majorité des habitants, auxquels s’étaient joints environ 80 gardes nationaux et soldats de la garnison ». Cette farandole avait duré plusieurs heures. Décidément cela devenait une habitude au Beausset ! Après chaque trouble grave on faisait la farandole. Peut-être pour amadouer la force publique ? (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)
1795 – 24 mai (5 prairial an III) : PACTOD ARRIVE DE MARSEILLE AVEC 1800 HOMMES ET ATTAQUE LES 6 A 700 REBELLES DE TOULON : C’EST LA BATAILLE DU BEAUSSET.
1. Les détails mêmes de 1’échauffourrée sont mal connus. Masson parle de 300 prisonniers, 40 à 50 morts chez les émeutiers toulonnais, un hussard tué chez 1es conventionnels ; un journaliste toulonnais parle de 9 canons pris, 7 à 800 morts, 300 prisonniers et interprète l’attitude de Hamel comme une trahison. Il est certain que la Convention a traité cette échauffourée comme une grande victoire puisque Pactod et Charton sont passés d’adjudants, généraux de brigade. Fréron, dans son mémoire historique sur la réaction royale et les massacres du midi, prétend que Cadroy se vante d’un triomphe qui paraît plus brillant que la reprise de Toulon sur une malheureuse bande d’ouvriers presque nus, mal armés, à pied et sans chef. Le 5 déjà, des ouvriers ont repris le chemin des chantiers (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. Le 24 mai 1795 (5 prairial), les « terroristes », en un mot les derniers jacobins, encore appelés « scélérats » par leurs adversaires, prennent le contrôle de Toulon ( ?). Ils sortent de la ville au nombre de 3.000 hommes, avec 12 pièces de canon, et marchent sur Le Beausset, en direction de Marseille. Le représentant du peuple Chiappe avait néanmoins pu sortir de Toulon, et s’était rendu à Marseille, prévenant ses collègues de la situation toulonnaise. Nul doute que les « rassemblements séditieux et à main armée dans les communes avoisinantes du Beausset » dont parlait l’arrêté des représentants du peuple en date du 4 avril, concernait les préparatifs de l’insurrection jacobine. Au Beausset était cantonné, on l’a vu, un détachement de l’armée républicaine, fidèle à la Convention, à cette date commandé par l’adjudant-général Charton. Celui-ci remplaçait le général Hamel qui, accouru à Toulon dès l’annonce de la révolte, avait été fait prisonnier par les rebelles. Charton n’avait sans doute pas eu le temps de mettre en défense les gorges d’Ollioules. Se jugeant trop exposé au Beausset (et craignant peut-être les sentiments pro-jacobins de la population en cas de bataille dans le village ?), Charton se replie avec ses troupes entre Le Beausset et Cuges, sur des positions défensives en hauteur, vraisemblablement échelonnées sur la montée menant au plateau du Camp, par la route de Sainte Anne du Castellet. Il contrôlait donc la route de Marseille, objectif des jacobins. C’est là que se déroula ce que l’historien Lauvergne a intitulé la « bataille du Beausset ». Charton, attaqué par les rebelles, supporte le premier choc. Il est renforcé en cours de bataille par le général Pactod qui accourait depuis Marseille avec toutes les troupes disponibles dans cette garnison. Les rebelles jacobins combattent pendant cinq heures avec acharnement, avant de battre en retraite, laissant sur le champ de bataille 50 morts, 300 prisonniers et toute leur artillerie. La cavalerie régulière charge les rebelles en fuite, pendant plus de trois heures, et les disperse. Trois jours après cette bataille du Beausset, l’armée républicaine fait son entrée à Toulon. Dans le Var aussi, c’en était fini de la cause des jacobins. Le calvaire allait commencer pour les 300 prisonniers faits lors de cette bataille. 52 d’entre eux devaient être fusillés à Marseille, où on les conduisit. Les pertes de l’armée républicaine se seraient limitées à un seul hussard ! … Cela paraît peu vraisemblable, mais si c’est véridique, rappelons « qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Et pourtant, les représentants du peuple en mission osaient comparer « l’affaire du Beausset » aux opérations des généraux Hoche et Dugommier. Leur rapport disait : « Nous vous recommandons les officiers généraux Pactod et Charton (que nous avons cru devoir élever provisoirement à ce grade supérieur), ils en sont dignes, ils justifient en tout notre choix, mais nous n’oublierons pas les autres braves militaires qui se sont rendus recommandables dans la journée du 5 qui a sauvé le Midi et, nous osons le dire, la France entière. C’est surtout aux chasseurs du 25ème régiment et aux hussards du 1er régiment que nous devons davantage :ces braves gens ont chargé les rebelles pendant plusieurs heures, à travers les rochers, les bois et les précipices, et les auraient tous exterminés si la nuit ne les eût dérobés à leur bravoure. Nous ne devons pas oublier l’infanterie qui a donné dans cette affaire avec le même courage que la cavalerie, et qui a contribué au succès partout où elle a pu se porter. C’est un chasseur du 25ème qui a enlevé le drapeau des rebelles. Salut et Fraternité. Chambon. Chiappe. Niou. Guérin. Isnard. Gadroy. » Vidal, Portai et les jacobins beaussétans faisaient assurément partie de la troupe des rebelles. On retrouvera bientôt Vidal « dans le maquis » du côté de Rougiers. Qui sait si le drapeau des rebelles dont parlent les conventionnels, n’était pas le drapeau du « bataillon du Beausset », exposé à la mairie, et récupéré par les jacobins au passage (aller) dans notre village ? La victoire assurée, les éloges étaient désormais à la mesure de la crainte que l’on avait éprouvée…
3. A Paris, à la tribune de l’Assemblée nationale, le représentant du peuple Doulcet pouvait dire : « … Toulon a eu, comme Paris, son 1er prairial ; mais comme Paris, Toulon a eu son 4 prairial. Les républicains triomphent dans le Midi ; le terrorisme y est abattu. Plusieurs rebelles ont mordu la poussière, 300 d’entre eux ont été faits prisonniers ; quelques-uns se sont réfugiés dans les communes voisines ; ils n’auront pas le temps de les empoisonner ; ils seront poursuivis ; ils seront atteints et la loi les frappera… » Après l’audition du rapport des représentants du peuple en mission, la Convention nationale décrète : « Article I : la Convention nationale approuve la conduite des représentants en mission dans les départements du Var et des Bouches-du-Rhône, près l’armée navale et près l’armée d’Italie, et toutes les mesures qu’ils ont prises pour la réduction des rebelles de Toulon. Article II : les gardes nationales et les troupes de ligne qui, à la voix des représentants du peuple, ont marché vers Toulon et ont concouru à la défaite et à la réduction des rebelles, ont bien mérité de la Patrie. Article III : …la Convention nationale confirme la nomination faite par le représentant du peuple, des citoyens Pactod et Charton au grade de généraux de brigade. Article IV : le Comité de salut public est chargé de procurer de l’avancement au chasseur du 25ème régiment qui a enlevé le drapeau des rebelles ».
Les défaites du Beausset et de Paris sonnaient le glas des dernières espérances jacobines. C’était la faillite des ultimes soulèvements populaires de la Révolution de 1789. La France n’en connaîtra plus d’autre avant 1830 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française.. ; pour plus de détails sur la bataille du Beausset, voir, du même auteur : Prairial An III La bataille du Beausset et autres récits révolutionnaires, Municipalité du Beausset, 1995, 168 p.).
Quoi qu’il en soit, une bande d’émeutiers Toulonnais demande la paix. Chambon exige la remise des armes, le retour des ouvriers à l’arsenal, la livraison des chefs rebelles. L’indiscipline peut compromettre le sort de la place de Toulon. Or, le général Bizannet est malade. Poultier et Guérin rentrés le 3 à Toulon pour prêcher le calme, en sont sortis par ruse sous le prétexte de se disculper auprès de leurs collègues de toute complicité avec les insurgés, Leur attitude paraît suspecte à certains (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
4. « La bataille du Beausset » : Portal accuse réception le 5 prairial de l’ordre du général Collaudet de l’arrêté des représentants du peuple. Quant à l’effet produit, un subalterne de Portal, le chef de bataillon Joussault en rend compte : « citoyen général, j’ai reçu l’arrêté que vous m’avez remis des représentants du peuple Poultier et Guérin, en date de ce jour, qui ordonne aux citoyens de déposer dans les arsenaux de la République les armes et munitions qu’ils ont enlevées,. après en avoir fait lecture à toutes les compagnies du bataillon que je commande, ils m’ont répondu qu’ils désapprouvaient l’arrêté des représentants et qu’ils ne le suivraient pas! »… L’insurrection toulonnaise devient une rébellion contre la Convention Nationale. Après cet acte d’insubordination caractérisée, la troupe des rebelles, semble-t-il sous le commandement de Bonhomme aîné*, quitte Toulon et marche en direction de Marseille. Il y a là de 3 000 à 12 000 hommes, selon différents avis, ainsi que douze pièces de canon. Pendant ce temps, que fait la République pour s’opposer aux rebelles ? Il ne fallait bien sûr plus compter sur la garnison de Toulon, qui ne bougeait pas, soit par peur, soit par sympathie avec les insurgés. De Nice, Kellermann (le vainqueur de Valmy!), général en chef de l’armée d’Italie, donnait des ordres pour faire marcher depuis Avignon les 9ème et 20ème régiments de dragons, le 5ème de cavalerie, le 10ème bataillon de l’Isère avec deux canons. Jean-Louis Bonhomme aîné, ancien administrateur du district du Beausset, était une vieille connaissance de Joseph Xavier Portal. Au plus fort de la déchristianisation, il avait « jacobinisé » son prénom en lui substituant celui de « Rousseau ». Mais le gros des forces répressives fidèles à la Convention allait venir des Bouches-du-Rhône. A Marseille, le représentant du peuple Chambon organise une garde nationale. A Aix, les représentants du peuple Cadroy et le varois Isnard lèvent eux aussi des bataillons de gardes nationaux qui se dirigent sur Toulon. Le girondin Isnard, celui qui voulait rayer le Paris jacobin des berges de la Seine en 1793, fidèle à ses convictions antijacobines, va désormais s’ acharner contre ses compatriotes varois.
L’armée régulière était commandée par le général Hame ! Celui-ci, négligeant le verrouillage des gorges d’Ollioules, se rend à Toulon et ne peut plus en sortir… Son adjoint, Charton, prend le commandement, et « craignant que ses troupes ne fussent pas en nombre et craignant plus encore que l’esprit de ses soldats ne fût d’accord avec l’esprit des insurgés, s’était retiré du Beausset et s’était porté entre Le Beausset et Cuges ». Un combat de rue dans un village hostile ne le tentait manifestement pas. C’est dire aussi combien l’état d’esprit jacobin des beaussétans était connu, et que l’on se méfiait d’eux… De plus, en se retirant au-delà du Beausset sur les contreforts du plateau du Camp du Castellet, l’armée régulière occupait une position en hauteur qui lui permettait de dominer tout mouvement des rebelles assaillants. Le 5 prairial au matin, les rebelles toulonnais ont dépassé Le Beausset et arrivent au contact des troupes fidèles à la Convention. Il semble que l’initiative de l’attaque revienne aux toulonnais. Dès le début de l’engagement, Charton reçoit en renfort le général Pactod avec la garnison de Marseille. Les rebelles n’ont pas le temps, ou l’opportunité, de mettre en batterie leur artillerie et ne tirent pas un seul coup de canon! Le combat se résume en fait à un assaut initial d’une infanterie inorganisée contrée par une infanterie organisée et retranchée, relayée par des charges de cavalerie légère… Selon le représentant du peuple Chambon présent sur les lieux, « l’ affaire fut chaude et dura cinq heures ».
5. En fait, en considérant les pertes respectives des deux camps, il ne dut pas vraiment y avoir combat :
– du côté des troupes régulières: un hussard tué.
– du côté des rebelles: 50 morts, 300 prisonniers, et la perte de toute leur artillerie et de leur drapeau…
Après quelques échanges de mousqueterie initiaux, les chasseurs du 25ème régiment et les hussards du 5ème régiment ont dû s’en donner à cœur joie contre les rebelles, en les sabrant pratiquement sans riposte, puisque ceux-ci étaient débandés et ne disposaient pas de cavalerie. Ensuite, ce fut l’hallali et la chasse à l’homme, le jour du combat et les jours suivants…
Plus tard, on appela cette rencontre du 5 prairial an III (24 mai 1795) : « la bataille du Beausset ». Ce « haut fait d’armes » remporté par les armées de la République, pour la première fois, contre un mouvement populaire devait valoir moult récompenses à ses acteurs: Charton et Pactod sont nommés généraux de division. On donne de l’avancement au chasseur à cheval qui s’est emparé du drapeau des rebelles, et la Convention Nationale déclare que les gardes nationales et les troupes de ligne ont bien mérité de la Patrie. C’est mieux qu’une victoire contre l’ennemi extérieur! C’est moins dangereux et c’est bien mieux récompensé…
A Toulon, ça n’allait pas fort pour les autorités légales… Ceux qui s’étaient montrés faibles, sinon complices, craignaient désormais pour eux. Le général Bizanet « était indisposé au point de ne pouvoir sortir ni se soutenir en marchant ». Bref, cet homme était mort d’angoisse! Les représentants du peuple Guérin et Poultier prennent le 5 prairial un arrêté de suspension réciproque des hostilités (Delaforge G., 1995, p. 110).
1798 – 24 mai : A Sanary, la chapelle de Sainte-Trinide est achetée par Jean Pivot-Cadet de Toulon le 5 prairial An VI (24 mai 1798) pour 185 F, puis revendue à Antoine Soleillet de Sanary, le 15 brumaire An VII (1er novembre 1798) pour 300F. Cette manipulation pourrait faire penser à un accaparement de biens nationaux par des gens de la ville, Toulon en l’occurrence, pour faire de gros bénéfices à la revente comme il s’en est produit ailleurs (Rotger B., sd ; Delattre G., Saliceti P., 2002).
1811 – 23 et 24 mai : DES NAVIRES ANGLAIS MOUILLENT DEVANT BANDOL – Alerté de la présence de navires anglais mouillés devant Bandol, le maire de Sanary envoie la Garde sur place et demande à Six-Fours de lui envoyer des renforts dont une partie compléta les batteries de côte. 40 navires furent mis à couvert à Sanary. Toulon envoya un détachement d’infanterie (Rotger B., 1984, p. 360-361).

1825 – 24 mai : LOI AUTORISANT LES CONGREGATIONS DES FEMMES – Comme l’ancienne monarchie, le gouvernement de la Restauration ne semble pas considérer l’instruction primaire au titre d’un service d’Etat. Il n’a que 50 000 francs sur son budget pour l’enseignement populaire et s’en remet à la bonne volonté des communes, comptant sur les congrégations qui se multiplient rapidement : les congrégations d’hommes, à la faveur de la loi de 1818 accordant la dispense de service militaire aux instituteurs ayant contracté l’engagement de servir pendant dix ans dans l’enseignement ; celles des femmes, grâce à la loi du 24 mai 1825 ; les unes et les autres bénéficiant d’ailleurs de la loi du 2 janvier 1817 relatives aux dons et legs faits aux établissements ecclésiastiques (Bourrilly, 1894, p. 104 et 1895b, p. 2).
1859 – 24 mai : TOUR DE FORCE DES F.C.M. DE LA SEYNE – En 1859, les chantiers seynois vont faire la Une de toutes les gazettes. Le 24 mai, devant les difficultés que rencontre en Lombardie l’armée française, Napoléon III demande au ministre de la Marine de lui fournir deux batteries flottantes démontables pour les fleuves ; munies d’un canon de 120 mm et ayant 1 m de tirant d’eau maximum pour 20 m de long, elles doivent être protégées par un blindage capable de résister aux boulets de 113 mm des Autrichiens. A l’arsenal, en sept jours, Dupuy de Lôme crée les plans d’un bâtiment en fer de 22 m sur 7,70 m, tirant d’eau 1 m, déplacement 142 tonnes, propulsé par deux hélices activées par deux machines à vapeur de 32 ch. Le blindage est constitué par une ceinture en fer de 5 cm d’épaisseur. Le bâtiment est armé de deux canons de 150 mm protégés par un bouclier blindé de tôle de 60 mm. La construction doit être réalisée en soixante jours. Le remontage prend huit jours. Le 31 mai 1859, leur nombre étant porté à cinq, les batteries flottantes sont commandées à la S.N.F.C.M. 300 puis 600 ouvriers participent à la construction sous les ordres de M. Verlaque, le directeur. Le 7 juillet 1859, la première batterie est construite puis démontée et embarquée sur le Cacique pour Gênes. En trente-sept jours, un bâtiment à vapeur cuirassé de 142 tonnes est construit, les quatre autres vont suivre (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne et Saint-Mandrier).
1867 – 24 mai : SANARY – Toujours grand Mistral très froid. Si ce Mistral venait à cesser pendant la nuit, on craindrait une gelée qui ferait grand mal. (Agenda 1867-1869 de Jean Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire Marius Michel).

1871 – 24 mai : COMMUNE DE PARIS, LA SEMAINE SANGLANTE – LES VERSAILLAIS REPRENNENT LES GARES DU NORD ET DE L’EST. Les fédérés tiennent solidement les Buttes-Chaumont. Plus au Sud, les troupes versaillaises atteignent la Bourse, et plus à l’Est l’Hôtel de Ville en flammes. Elles poursuivent également leur progression d’Ouest en Est sur la rive gauche. Incendie de la Préfecture de police et du Palais de justice. Plusieurs théâtres, celui de la Porte-Saint-Martin et le Théâtre-Lyrique, sont également en flammes. Au soir, les fédérés tiennent encore les XIe, XIIe, XIXe et XXe arrondissements, et une parte des IIIe, Ve et VIIIe. Six otages, dont Mgr Darboy et quatre prêtres, sont extraits de la prison de la Roquette et fusillés sur l’ordre de Ferré. Les versaillais exécutent Rigault (Patrice Guéniffet, 2001).
1873 – 24 mai : THIERS RENOUVELLE SA PROFESSION DE FOI DANS LA NÉCESSITÉ D’UNE RÉPUBLIQUE CONSERVATRICE » DONT IL TRACE LES GRANDES LIGNES – Le 23 mai, le duc de Broglie avait déclenché l’offensive parlementaire contre Adolphe Thiers en réclamant un gouvernement capable de faire barrage aux progrès électoraux des radicaux et de conduire « une politique résolument conservatrice ». Le 24, Thiers renouvelle sa profession de foi dans la nécessité d’une République conservatrice » dont il trace les grandes lignes : suffrage universel, système bicaméral, président élu conjointement par les Chambres et les conseils généraux et possédant le droit de dissolution. Il répète que la République est l’unique solution « parce que pratiquement la monarchie est impossible (…) dans les masses, la République a une immense majorité. » Thiers est mis en minorité par 360 voix contre 344. Patrice de Mac Mahon, le chef de l’armée versaillaise, devient président de la République française par 390 voix sur 391 votants. A la présidence du conseil, il remplace Jules Dufaure par le monarchiste Albert de Broglie, projetant ainsi une restauration de la monarchie.
1881 – 24 mai : AJELLO’S SAGA– Naissance à Saint-Mandrier de Bianco Louis Adelin, fils de Bianco Joseph, 32 ans, et Ajello Carmella (Etat-civil de Saint-Mandrier, d’après les actes lus par Hélène et Thierry Bianco).

1884 – 24 mai : LE GOUVERNEMENT DE JULES FERRY DÉPOSE UN PROJET DE RÉVISION DES LOIS CONSTITUTIONNELLES : interdiction de toute proposition de modification de la forme républicaine des institutions ; suppression des sénateurs inamovibles ; augmentation du nombre des électeurs communaux pour les élections sénatoriales, proportionnel au nombre des conseillers municipaux ; limitation des compétences budgétaires du Sénat. Le projet prévoit également la suppression de l’article premier de la loi du 16 juillet 1875 qui ordonne des prières publiques pour la rentrée des Chambres. Le projet sera adopté le 3 juillet par la chambre des Députés. Le Sénat s’y opposera, puis, le parlement votera cette loi qui sera promulguée le 14 août. Nous en reparlerons.
1885 – 23 et 24 mai :
1. LES SOCIALISTES SE DIVISENT – Pour faire barrage au danger boulangiste, les socialistes « possibilistes » conduits par Allemane acceptent de se rallier aux radicaux. Au contraire, Blanquistes et guesdistes refusent.
2. SOCIETE DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN – Au même moment, au siège du Grand Orient de France, Clemenceau préside la fondation de la société des Droits de l’Homme et du Citoyen.

1887 – 24 mai : MISE A L’EAU DU CUIRASSE « MARCEAU » A LA SEYNE – S’il n’est pas le premier cuirassé construit à La Seyne pour la Marine nationale, le « Marceau », construit sur les plans fournis par l’ingénieur du Génie Maritime Huin, est, en revanche, le premier projet modifié avec l’accord de la Marine par Amable Lagane à l’occasion de plusieurs marchés complémentaires concernant la coque et les machines. L’armement est également fourni par les F.C.M. qui viennent de développer au Havre un atelier spécialisé dans la construction de pièces d’artillerie, dirigé par Gustave Canet. Cet ingénieur de Centrale a inventé le système du berceau supprimant les tourillons pour soutenir l’affût ; il propose également, pour la rotation de l’affût, une couronne dentée actionnée par une vis sans fin mue par un moteur électrique ; proposition refusée par la Marine qui ne sera mise en place par les F.C.M. qu’en 1890 sur les croiseurs chiliens, Présidente Errazuris et Présidente Pinto (Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne et Saint-Mandrier).
1895 – 24 mai : MARIAGE DE MICHEL-PACHA – Le 24 Mai, de Tamaris, MICHEL PACHA adresse au maire de Sanary, pour être transmis à la population, ses remerciements pour « les témoignages de sympathie que la municipalité et la population ont bien voulu lui donner à l’occasion de son mariage et assure qu’il conservera le meilleur souvenir de la soirée du 22 Mai » (Rotger B., 1984, p. 465 ; Ortolan, 1989).
l908 – 24 mai : ENTENTE CORDIALE – Reçu à Londres par le roi Edouard VII, le Président Fallières inaugure l’exposition franco-anglaise. Tous deux souhaitent voir l’Entente cordiale devenir permanente.
l912 – 24 mai : PROPOSITION DE LOI INSTITUANT UNE FETE NATIONALE DE JEANNE D’ARC – Une commission parlementaire de 11 membres est chargée d’étudier une proposition de loi instituant une fête nationale de Jeanne d’Arc. Peu à peu, la petite Lorraine devient l’incarnation de la France.
l915 – 24 mai : LA FRANCE APPREND L’ENTRÉE EN GUERRE DE L’ITALIE AUX CÔTES DES ALLIES – Dans la journée du 24 mai, les Alliés apprennent que le Parlement italien a voté la veille les crédits pour la mobilisation et que l’Italie entre en guerre à leur côté.
l916 – 24 mai : BATAILLE DE VERDUN – Entre les 23 et 24 mai, les troupes coloniales du général Mangin ont enlevé le fort de Douaumont aux Allemands. Le 24, ces derniers reprennent l’initiative et s’emparent du Mort-Homme et de la cote 304. La bataille de rupture du front de Verdun, qu’ils ont engagée en mars, se transforme en bataille d’usure.
l918 – 24 mai : FIN DE LA GREVE DES USINES FRANÇAISES D’ARMEMENT– On annonce la fin des grèves des usines d’armement de la région parisienne qui ont duré du 13 au 23 mai et avaient rallié 100 000 grévistes, ainsi que celle du bassin minier de la Loire déclenchée le 18.

l925 – 24 mai : GUERRE DU RIF – L’extension des combats au Maroc conduit le maréchal Lyautey à réorganiser le commandement français. Le général Daugan prend la tête des opérations.
l928 – 24 mai : PROCES DE QUINZE AUTONOMISTES ALSACIENS – Débuté le 1er mai, le procès intenté à Colmar contre 15 autonomistes alsaciens se termine le 24 par leur condamnation à un an de prison et à cinq ans d’interdiction de séjour pour les principaux accusés. Parmi ceux-ci, on relève les noms des députés Joseph Rossé et le pasteur Riscklin (ce dernier défendu par l’avocat communiste André Berthon). Pendant les débats, autonomistes et communistes ont manifesté ensemble. Les condamnés seront graciés le 17 juillet par le Président de la République.

1937 – 24 mai :
1. BAN DE SAINT-MANDRIER – Le 4 mai, l’escadrille 7B2 embarque sur le « Commandant Teste » et le 10 les Levasseur mis à l’eau à Bizerte décollent pour El Mellah. Le 14 c’est Oran et ses environs qui sont les objectifs de missions photo obliques. Le 24 l’escadrille est de retour à St. Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. ALBERT LEBRUN INAUGURE A PARIS L’EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS ET DES TECHNIQUES DE PARIS. L’Expo 37 illustre les difficultés gouvernementales. En arrivant à Matignon, Léon Blum avait trouvé ce dossier. Un projet plutôt grandiose axé sur la Seine. De part et d’autre du fleuve, de l’île des Cygnes à la Concorde, il fallait bâtir cent hectares de pavillons représentatifs de cinquante nations, élargir le pont d’Iéna, édifier le Palais de Chaillot. Tout cela supposait un rythme de travail exempt d’épreuves. Le président du Conseil se tourna vers les responsables de la CGT. Il en obtint les assurances nécessaires. L’Expo 37 n’allait-elle pas donner une impulsion formidable à cette corporation du bâtiment qui comptait 80 000 chômeurs dans la région parisienne ? Un calendrier est dressé. Il sera sans cesse remanié. Pour respecter la législation sur les 40 heures, on double les équipes. La main d’œuvre employée sur les chantiers de l’Exposition grimpe jusqu’à dix mille salariés. Finalement, le chef de l’Etat, Albert Lebrun, procède à l’ouverture le 24 mai… dans les gravats (Charles Galfré, 2003).
Bernadette Massini, de Saint-Mandrier, est choisie par sa directrice comme élève la plus méritante dans la section « industrielle » (école Curie) pour aller à l’Exposition internationale de Paris en compagnie de dix autres élèves (Gisèle Argensse, 1989, p. 206).
l938 – 24 mai : LA LOI DES 40 HEURES EST ASSOUPLIE – Une série de décrets-lois entre en application. Onze milliards seront investis dans les grands travaux, la loi des 40 heures est assouplie.

(Népal, 2019)
1939 – 24 mai : ACCIDENT SUR LE PORTE-AVIONS « BEARN » – Du 23 au 31 mai, autres exercices « des escadrilles du « Béarn », où le 24 un bombardier P.L. 101 tombe à l’eau mais peut être repêché (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
l940 – 24 mai :
1. ON ÉVOQUE POUR LA PREMIÈRE FOIS LA POSSIBILITÉ D’UN ARMISTICE – Alors que les Allemands viennent d’encercler les troupes britanniques à Boulogne (23 mai) et que l’on apprend le massacre de civils en Artois et de prisonniers français dans le Pas-de-Calais (22 mai) par des éléments de la Wehrmacht et de la SS (division Totenkopf), à l’heure où l’on s’apprête à contrattaquer en direction de Cambrai, le président Lebrun a convoqué pour le 25 le comité de guerre où il va évoquer pour la première fois la possibilité d’un armistice.
2. LE TRISTE DÉFILÉ DES RÉFUGIÉS COUVRE LES ROUTES. L’EXTRAORDINAIRE DÉVOUEMENT QUI PARTOUT SE DÉPENSE POUR ACCUEILLIR CES MALHEUREUX LES ÉMEUT PROFONDÉMENT – Dans l’Ouest, 24 mai. Toutes les cloches de la grande ville annonçaient de bonne heure, ce matin, les premières communions. Dans leur campement, inévitablement sommaire malgré tant de dévouement, les pauvres réfugiés sortaient de la torpeur douloureuse et confuse qui remplaçait leur sommeil. Quelques heures plus tard, parmi les cortèges entourant la robe blanche d’une petite fille ou le garçonnet fier de son costume neuf et de son brassard, les regards s’apitoyaient. Le grand défilé des évacués continue, dont tout crie l’immense, la profonde désespérance. Beaucoup de ces malheureux ont gardé dans leurs yeux les terrifiantes visions de leur départ hallucinant. Les avions allemands ont mitraillé jusqu’à l’épuisement de leurs munitions ces femmes et ces enfants — dont le crime était de fuir, sans armes, sans défense, vers la France généreuse. Ils ont commis les pires assassinats et les plus stupides, ces aviateurs qui paraissent se saouler du sang qu’ils répandent. Un réfugié raconte qu’il a vu un avion descendu à cent mètres du sol pour être sûr de tuer une paysanne qui était en train de traire une vache ! Ces réfugiés ont dû non seulement tout abandonner de leurs biens, tout ce qu’une vie plus ou moins longue, mais toujours laborieuse, leur avait permis d’amasser, mais encore des familles connaissent-elles les affres de la dispersion. Quelle angoisse de chaque instant pour ceux qui ne savent rien d’un parent qui n’a pu partir en même temps qu’eux ! Pour tenter d’obtenir des nouvelles, un nom est écrit à la craie : celui de l’indication du pays, sur les carrosseries d’autos particulières ou des camions. Cette publicité donne parfois des résultats. Deux familles amies se sont ainsi retrouvées, ici, par le plus grand des hasards. Hélas! un enfant manquait. (Petit Parisien, du samedi 25 mai).
3. NOTRE MARINE EN MÉDITERRANÉE ET DANS L’ATLANTIQUE – Le 24 mai, l’aviso-dragueur Commandant Bory quitte Brest pour Alger où il arrive le 31 ; il est envoyé en Méditerranée pour contrecarrer la probable menace sous-marine italienne. Au même moment, l’aviso-dragueur Commandant Delage quitte Brest pour rallier l’Amiral Nord et Dunkerque (Gérard Garier).
4. TROTSKI ECHAPPE A ATTENTAT (Petit Parisien, du samedi 25 mai) – « Mexico, 24 mai (dépêche United Press). Une vingtaine d’individus ont commis un attentat contre Trotski dans le but de l’assassiner ce matin vers 4 heures. Ils ont tiré avec des mitrailleuses sur sa chambre à coucher pendant un quart d’heure. La femme de Trotski, Natalia, a expliqué comment elle et son mari ont par extraordinaire pu échapper à une mort certaine, car il s’agissait d’une attaque bien préparée. Trotski lui-même a déclaré que c’était l’ouvre de la Guépéou aux ordres de Staline. ».
l941 – après le 21 mai : LA LÉGION DES COMBATTANTS FAIT ANNULER UNE CONFÉRENCE D’ANDRÉ GIDE A NICE – Après l’annulation par la Légion française des combattant de la conférence que Gide devait tenir à Nice sur Henri Michaux, Gide s’apprête à transformer son propos en « Découvrons Henri Michaux », livre qui paraîtra en juillet.

(Yvon !)
1941 – 24 mai : LE BÂTIMENT DE LIGNE ALLEMAND « BISMARCK » PULVÉRISE LE « HOOD » ET FONCE DANS L’ATLANTIQUE – Nous avons laissé le 22 mai 1941, le bâtiment de ligne allemand « Bismarck » et le croiseur lourd « Prinz Eugen » s’apprêtant à franchir le détroit du Danemark qui sépare le Groënland de l’Islande.. A l’annonce de la découverte des deux navires par les croiseurs HMS « Suffolk » et « Norfolk », le croiseur de bataille « Hood » et le navire de ligne « Prince of Wales », escortés par six destroyers,
C’est en vain que l’amiral allemand essaya de « semer » ou d’égarer ses suiveurs par des changements de route et de vitesse, durant la nuit.
Désormais, il fallait s’attendre à rencontrer, au jour, une force d’interception guidée par leurs signaux.
C’est presque avec soulagement, qu’à l’aube du 24 mai, les équipages se précipitèrent à leurs postes de combat, à l’appel des hauts-parleurs.
Les deux plus puissants navires cuirassés de la Royal Navy s’approchaient dans l’Est. Le croiseur de bataille Hood, portant le même armement principal que le Bismarck et le nouveau « 35 000 tonnes » Prince of Wales, armé de dix pièces de 356 mm… encore en essais.
Le Hood, portant la marque du vice-amiral L.E. Holland, menait l’équipe britannique. Le Prinz-Eugen se tenait devant le Bismarck, à bord duquel l’amiral Lütjens ordonna l’ouverture du feu à 22 000 mètres.
L’amiral Holland fit concentrer le feu de ses deux navires sur le bâtiment « de tête » adverse qu’il prit — à tort — pour le Bismarck, lequel put à loisir régler alternativement son tir sur l’un ou l’autre des adversaires.
Soudain, alors qu’ils attendaient, à la jumelle, le résultat d’une nouvelle salve tirée sur le Hood, les officiers allemands virent se substituer à l’immense navire une éruption noire striée de flammes et de gerbes d’eau, projetant dans les airs des débris de toutes sortes.
En une seconde, le mastodonte… et ses 2 400 hommes — sauf trois miraculés repêchés plus tard par des destroyers — disparaissaient…
Le Prince of Wales lui-même, fortement touché, sa vitesse réduite à 24 nœuds et son artillerie principale hors de service par suite d’incidents techniques, rompit le combat et tenta de se dérober derrière un nuage de fumée… sans espoir, car les navires ennemis étaient plus rapides que lui!
A la stupéfaction de tous les officiers qui l’entouraient, l’amiral Lütjens ordonna sèchement :
– Nous continuons vers le Sud,.
Puis il rendit compte à son Amirauté de sa victoire et de son intention de gagner Saint-Nazaire.
Dans l’après-midi, le Bismarck parvint à refouler momentanément les teneurs de contact afin de permettre au Prinz Eugen de faire route clandestinement vers un des navires ravitailleurs.
Au crépuscule, le cuirassé fut attaqué par des avions de l’Illustrious et sa cuirasse subit, sans avarie, l’explosion d’une de leurs torpilles.
La nuit suivante, le Suffolk perdit le contact radar. La consternation fut grande chez les Anglais, mais… Lütjens ignora la dernière chance qui lui était offerte d’échapper à la concentration inévitable de toutes les forces adverses vers lui… en remettant le cap vers le Nord-Est, entre Islande et Feroë, zone désertée par les forces anglaises!
Au contraire! il émit un long compte rendu radio qui permit aux stations radiogoniométriques britanniques de prendre des relèvements de sa position…
Malheureusement, pour les Anglais — à leur tour — ces relèvements furent mal portés sur la carte, au P.C. de l’amiral Sir John Towey, à bord du King Georges V — frère du Prince of Wales — et indiquèrent une position erronée d’après laquelle le Bismarck aurait fait demi-tour vers le passage Islande-Feroë, précisément libre! Cela paraissait tellement logique que tous les poursuivants furent lancés dans cette direction… sans espoir de pouvoir rattraper le navire ennemi si l’on ne parvenait pas à le ralentir par des attaques aériennes.
Ce n’est que le 26 mai, vers 10 heures 30, qu’un hydravion Catalina retrouva le Bismarck, très au Sud, en route, visiblement, vers les côtes françaises…
Heureusement, pour les Anglais, cette fois, la fameuse « Force H » de Gibraltar, composée alors du croiseur de bataille Renown, du porte-avions Ark Royal et du croiseur Sheffield — qui, depuis le soi-disant demi-tour du Bismarck, avait perdu tout espoir d’intervenir, mais avait néanmoins poursuivi sa route vers le Nord-Ouest — se trouva, tout à coup, seule à portée immédiate d’intervention (d’après l’amiral Lepotier, 1967). Nous y reviendrons !

1943 – 24 mai :
1. Maurice Korzec et son groupe détruisent, en posant des bombes, six locomotives dans la gare d’Arenc (Marseille).
2. RETRAIT DES SOUS-MARINS ALLEMANDS DE LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – En mai, jusqu’au 22, 31 sous- marins n’ont plus donné signe de vie et doivent être considérés comme perdus. Effectivement le total des pertes du mois « de mai noir » de 1943 se monte à 41 U-Boote. Le 24 mai, Dœnitz en tire la conséquence et rappelle tous les sous-marins restants. Dans ses messages aux officiers des U-Boote, il donne comme raison « la supériorité actuelle des appareils de détection ennemis » et parle d’une période de transition jusqu’à ce que des armes plus puissantes puissent être données aux sous- marins.
1944 – 24 mai :
1. MAX JUVENAL SIGNE DES ACCORDS AVEC LA RESISTANCE ITALIENNE – En compagnie de Maurice Plantier son adjoint régional, Max Juvenal gagne l’Italie, franchissant de nuit la ligne dangereuse, celle des postes où les patrouilles allemandes circulent. Il se rend à Acceglio, où il rencontre la Résistance italienne et le 24 mai 1944 il signe les accords de Saretto qui scellent la ferme volonté de deux peuples de poursuivre, ensemble, une même lutte (Gisèle Argensse, 1989, p. 220).
2. « NAISSANCE DE JEAN-CLAUDE AUTRAN DANS LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX ! » (réf. Jean-Claude Autran himself !).
1949 – 24 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 2 avril jusqu’au 24 mai, et à partir du 12 juin jusqu’au 25 juillet, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est de surveillance du Mékong. Il effectue des relevés hydrographiques et capture 18 jonques, 190 sampans. Une grenade explose à 30 mètres de son avant au mille 152 du Mékong et le Viet Minh lance deux grenades au milieu de ses embarcations (Gérard Garier)
1950 – 24 mai : UNE LOI FIXE LA FÊTE DES MÈRES AU DERNIER DIMANCHE DE MAI.
1954 – 24 mai : ARTICLE DU MAIRE DE SAINT-MANDRIER DANS LA « RÉPUBLIQUE DE TOULON ET DU VAR » – La municipalité de Saint-Mandrier devait 3.795.015 francs à celle de La Seyne. Un calendrier avait été établi par les deux parties pour le paiement échelonné de cette somme. Voici une lettre de Louis Clément écrite à l’attention de ses administrés, parue dans République de Toulon et du Var. « En réponse à un tract, votre maire donne les précisions suivantes : les engagements ont été tenu. L’accord intervenu à la sous-préfecture était le suivant : paiement d’une somme de 3.264.650 francs. Il a été payé : mandat n° 796 : 1.500.000 francs, mandat n° 797 : 60.000 francs, mandat n°265 : 1.466.697 francs, mandat n° 269 : 215.753 francs, Total : 3.264.650 francs. Si les deux derniers mandats ont été faits avec un léger retard, la faute en incombe uniquement au maire de La Seyne qui n’a pas encore répondu à mes deux lettres du 17 mars et 2 avril derniers. Le reste à payer : Marine : 532.365 de 1952, dès la rentrée des fonds (d’accord avec le maire de La Seyne). Le premier trimestre 1954, non exigible immédiatement, est en cours de recouvrement et sera payé au fur et à mesure d’encaissements importants. Je m’étonne que le maire d’une commune voisine s’intéresse aux affaires de notre commune, qui ne le regardent nullement. Il m’est parfaitement égal de savoir ce qui se passe chez lui et notamment s’il n’a pas payé les indemnités de logement aux instituteurs depuis 1951, ni les contributions d’assistance et que le budget de 1954 n’est pas encore établi avec un trou de quarante et un millions. Je n’irai certainement pas faire de réunion pour le dire à ses administrés. Cette façon d’opérer est-elle la menace de fermer l’eau pendant l’été comme l’an dernier ? Ou bien le début prématuré de la campagne électorale de l’an prochain ? La population intelligente de notre commune qui m’a fait confiance sait donc à quoi sans tenir sur les mensonges répétés de ce curieux maire. Louis Clément, maire de Saint-Mandrier-sur-Mer » (République de Toulon et du Var le 24 mai 1954 cité par Ken Nicolas, vol. 1, p. 221-222).
1962 – 24 mai : ACCIDENT DU SOUS-MARIN DAPHNÉ (type Daphné) – Talonnage.
1964 – 24 mai : FOOTBALL – Pérou : 320 spectateurs sont tués et 800 blessés dans une bousculade à la fin d’un match de football Pérou-Argentine.
1968 – 24 mai : Le général de Gaulle, président de la République, annonce l’organisation d’un référendum. La CGT défile et une nouvelle nuit d’affrontements particulièrement violents se prépare à Paris et en Province. Dans la soirée, parmi la foule des manifestants, on peu lire une revendication « visionnaire » : la semaine de 35 heures. Barricades à la Bastille.
1969 – 24 mai : DÉCÈS DE TOUSSAINT MERLE, MAIRE DE LA SEYNE.
Il est 14 heures. Toussaint Merle passe à son bureau pour quelques instants. Il en repart pour rendre visite aux anciens du foyer-restaurant qui fonctionnait alors rue Jacques Laurent (centre culturel d’aujourd’hui). On l’accueille chaleureusement, comme toujours. Il s’enquiert de la santé des uns, du montant de la retraite des autres. Mais, diront des témoins, il avait l’air pressé. Après avoir serré beaucoup de mains, il se dirige vers la rue Cyrus Hugues et gagne rapidement le parking des Esplageoles où sa voiture est garée. Il ouvre la portière. Il s’effondre. Des ouvriers de l’E.D.F. travaillant tout à côté l’ont vu étendu sur le sol. Ils accourent. Les secours s’organisent : quelques minutes après il est à l’Hôpital. On tente une ranimation. En vain ! Toussaint est mort ! Collapsus cardiaque, diront les médecins. La nouvelle se répandit avec la rapidité de l’éclair. De toutes parts on entendait » Ce n’est pas possible ! « . Les gens se refusaient à y croire et attendaient d’autres sources d’information. Est-il besoin de dire l’immense douleur de Malou et de ses enfants. Jusqu’à la nuit tombante ce fut le défilé interminable des camarades, des amis, des personnalités atterrées par la nouvelle de cette mort brutale et qui voulaient saluer Toussaint une dernière fois dans sa petite chambre de Mar-Vivo (Marius Autran, tome 2, 1988). Travailleur infatigable au service de sa ville (22 ans), de son canton et de son département, en conflit permanent depuis 1950 avec les municipalités mandréennes, Toussaint Merle décède d’un arrêt cardiaque (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).

Un grand Seynois disparaît. Toussaint Merle, premier magistrat de La Seyne, « bête noire » des quatre municipalités Clément qui se sont succédé depuis 1950, vient de mourir en pleine force de l’âge. Ses obsèques se dérouleront mardi 27 mai. Philippe Giovannini le remplacera en juillet. Toussaint Merle est né à La Seyne en 1911. Dès 1940, alors jeune instituteur en poste à Chamonix, il entre dans la Résistance active. En 1945, de retour au pays, il adhère au Parti communiste français, puis remporte l’élection cantonale à La Seyne (idem en 1953). Ce fils d’ouvrier devient maire de la Seyne en 1947 ; il est réélu en 1953,1959 et 1965. En 1956, il fait son entrée à l’Assemblée nationale ; il est réélu député en mars 1967 (Ken Nicolas, vol. 2, p. 310).
1973 – 24 mai : « A la suite d’un léger refroidissement », Georges Pompidou annule les engagements qu’il avait pris pour la fin de la semaine, notamment l’inauguration du salon de l’aéronautique et la réception prévue pour la fête des mères. C’est le cinquième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).
1974 – 24 mai : MORT DU MUSICIEN DE JAZZ DUKE ELLINGTON.
2015 – 24 mai : J’ECRIVAIS A SERGE MALCOR : « Un petit mot cependant à Grizzly bricoleur : hier j’ai déjeuné au château de l’Aumérade avec un ami de longue date, Grizzly, de la 1 de Toulon (J.-Paul Foret). Nous avons beaucoup parlé de toi. » Depuis, Grizzly bricoleur, hélas, s’en est allé, besognant sous d’autres cieux, bien loin de notre Terre devenue folle. Il nous a laissés bien seuls. Eliane, nous pensons à toi, à toute sa famille et à tous ceux qui l’ont connu ! Depuis, Grizzly (Foret) est parti lui aussi laissant un vide insondable dans ma mémoire.
2018 – 24 mai : SOUTIEN A MANCHESTER ! « Tous les gens qui étaient de l’autre côté de la salle de concerts où le « boum’ » a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu’il pouvait trouver le plus rapidement possible. C’était la panique ».
Majid Khan, 22 ans, a raconté à l’agence britannique Press Association le mouvement de foule et le choc à la fin du concert d’Ariana Grande ce mardi 22 mai vers 22h30 au Manchester Arena après qu’un bruit ressemblant à une explosion a retenti.
La police locale, qui traite cet « incident grave » comme un acte « terroriste », a annoncé qu’il y avait 19 morts et plus de 50 blessés. Sur les réseaux sociaux, l’appel à venir en aide aux personnes venues assister à la performance a été immédiat.
2019 – 24 mai : MÉTÉO SANARYENNE – Ciel voilé annoncé avec un vent d’est à sud-est soufflant à 20 km/h maximum. Températures : minima 15° à 5h, maxima 21° à 14h. Le soleil se lèvera à 6h 04 et se couchera à 21h 01.

(Poitiers, ma caserne)
2020 – 24 mai : Depuis que c’est devenu un souvenir, voici ce que j’écrivais ce jour-là dans la page Facebook de « Vos souvenirs de Sanary ». « Deux camps s’affrontent : ceux qui sont de Sanary et pour Sanary et ceux qui ne sont pas de Sanary et qui n’ont pas leur mot à dire. Autrement dit : « dehors les étrangers ! ». N’étant pas né à Sanary – ni même en Provence – , je me sens particulièrement touché par ce type d’attaque que je connais depuis longtemps. Je reste sur le site, évidemment. Mais avec une certaine amertume, croyez-moi ! ».
2023 – 24 mai : A LA UNE DE VAR-MATIN
1. Soignants meurtris –
L’assassinat de l’hôpital de Reims scandalise la France.
Insultes, violences : une soignante raconte son quotidien.
Développements : « Il faut tout signaler, tout sanctionner ». Comment les hôpitaux font face (CHU de Nice ; Hôpital de Cannes).
2. Saint-Mandrier : nouveau navire pour les îles Paul Ricard.
3. Toulon : une épicerie sans personnel débarque.
4. Var : appel à témoin après l’accident du TGV.
5. Sport : Grand Prix de Monaco : Charles Leclerc met le contact. Handball – LFH : Les Toulonnaises dans la course au maintien avant le derby.
Pages intérieures :
France :
Deux nationalistes corses arrêtés par l’antiterrorisme.
Le fils de Nadine Morano en garde à vue après un accident de la route sous l’emprise de cocaïne.
L’extrême droite tisse sa toile sur les réseaux soucieux.
Le sous-marin nucléaire Perle a bien repris la mer.
–2024 – 24 mai : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Sanary).
La Seyne : Vos idées pour transformer l’atelier mécanique (p. 8 et 9)
La valse des enseignes. Les supermarchés et hypermarchée Casino changent ou vont changer de mains, redessinant la carte de la frande distribution dans le Var (p. 2 et 3).
Toulon : Clap de fin pour la grande roue de la place Monsenergue (p. 11).
Six-Fours : les obsèques du proviseur ont eu lieu aujourd’hui (p. 6).
Lemag.du festival : Pierre Niney s’aventure dans « Monte-Cristo », p. 36)

(UKRAINE : des-civils-ukrainiens-evacues-a-irpin-dans-la-banlieue-ouest-de-kiev-le-8-mars-2022)
CHRONIQUE CATALANE –

Bages (P.-Oles), ville de naissance de mon père)
58e livraison. – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 30/12/0991 (archives de mon père). Eliana Comelada i la Coca – L’altre dia va tenir lloc la presen- taciô del darrer llibre de l’Eliana Comelada, que és dedicat a la coca. Se n’ha fet càrrec la casa Loubatières, de Tolosa, la quai ha realitzat un treball magnifie, sobre pasper « couché » i amb nombroses fotografies en color. Es en francès, perô té molta cosa en català també. Diu el titol « Les coques catalanes », que s’escriu exactament igual en les dues llengües. La presentaciô es va fer al CEDACC, on Pere Becque va dir corn la cuina forma part del nostre patrimoni i de la nostra cultura, i on s’havia desplaçat un ait responsable de la casa edi- tora. El public, nombrôs i intéressât, va poder comprovar a continuaciô les afirmacions de l’autora, ja que hi havia una bona selecciô de delicioses coques amb els vins que hi correS- ponien. Hom els va fer honor, tant a les primeres com als segons, el llibre, que recomanem, s’obre per un estudi histôric en què es demostra que la coca és la forma catalana que correspon a aquesta nécessitât econômica i popular de preparar un menjar complet a base de farina i d’un acompanyament, un compa- natge. A Itàlia se’n diu pizza, a França i ha la crêpe , a Mexic la « tortilla ». Els diversos moments de l’any son marcats per la corresponent coca. Com diu Manuel Vasquez Montalban, « en arribar Sant Joan, Sant Pere
- Sant Jaume, i també d’altres diades assenyalades, no pot mancar a cap casa coca, sigui de pinyons, de llardons o de fruita confitada ». Hi ha tôt un calen- dari (que el llibre detalla). I aixô ja a l’edat mitjana. El que passa avui és que si hom ha prou ben conservât la coca dolça, en canvi hom sol ignorar la coca salada.
Pere Torres, que ha fornit regu- larment aquesta mena de complément als diversos llibres de l’autora, explica quins vins del Rossellô poden ser servits amb cada coca. I després ve la part r pràctica, amb l’estudi de les diverses pastes (pasta fullosa, de tortada, de pa de pessic, etc ), i K les diferent coques, (amb formatée de cabra fresc, amb gambes i tomata, amb pernil i raïm, amb peix, amb cebes, amb olives, ventresca, amb fetges, amb albercocs i avellanes, amb po- mes, amb ametlles, amb lli- mona…). I, no poda faltar, la coca médiéval ! N’hem comptât una setantena. Bon profit ! (P.V.)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Dans la chambrée, un militaire écrit une lettre.
-À qui tu écris » demande un copain ?
-J’écris à ma mère
-Et pourquoi tu n’écris pas plus vite ?
-Tu sais, ma mère elle lit très lentement ! »

Ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite un bon samedi. Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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