ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 23 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4952).
ILLUSTRATIONS extraites de nos archives ou clichés personnels.
FÊTES :Souhaitons une bonne fête à nos amis prénommés Didier car c’est aujourd’hui la saint Didier, du nom d’un archevêque de Vienne assassiné en 596 (ou 608 ou 612) sur ordre de la reine Brunehilde (Brunehaut, en latin Brunichildis), elle-même exécutée en 613 à Renève actuelle Côte-d’Or). Bonne fête à tous les Didier.
Saint-Didier est le nom d’une commune du canton de Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse. A la fin du XIe s., Sanctus Desiderius, village du Comtat Venaissin au cœur des Etats pontificaux, appartenait au diocèse de Carpentras. De 10 feux (autrement dit 10 familles) en 1270, l’agglomération compta 193 habitants lors de premier recensement de sa population en 1566 ; ses limites avec Le Beaucet furent fixées en 1587, elle passa à 349 habitants au milieu du XVIIIe, 711 en 1851, 891 en 1962 et 1971 en 2022. Aujourd’hui, elle appartient à la Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat-Venaissin. Son château est toujours visible.
Dimanche dernier, j’ai omis de parler des festivités de la PENTECÔTE : autrefois en Provence, les Pénitents blancs de Marseille lâchaient une colombe dans leur chapelle.
Aux Accoules, toujours à Marseille, c’était la fête de l’Hôpital Saint-Esprit. Fête aussi des tapissiers et tisseurs. Les pénitents blancs, détenteurs de la chapelle du Saint-Esprit, jetaient des pétales de roses pour imiter les langues de feu. A Vence, ils jetaient des pétales de pivoine pendant la Consécration.
En Haute-Provence, les Confréries du Saint-Esprit distribuaient du pain et des fèves (à Champmercier), du vin de Saint-Esprit et partageaient un bœuf (La Palud de Moustiers), des pains (Fours et Larche).
A Guillestre, la confrérie parait de rubans deux bœufs et fleurissaient un veau. Les bêtes défilaient et étaient ensuite dépecées et mangées dans un festin fraternel.
C’est enfin le jour de l’angélique au calendrier républicain An 2.
DICTON : « A la saint Didier, soleil joyeux nous annonce un été joyeux ». Soyons angéliques et acceptons-en l’augure.
LOCUTION PROVENÇALE : « je me languis de partir », employé pour dire : « il me tarde de partir »..
PENSÉE : « Le premier acte, conscient ou non, du peintre comme de tout artiste, c’est de changer la fonction des objets. » (André Malraux).
ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
LA SEYNE-SUR-Mer : 226e livraison : –1619 – 23 mai : PROCES-VERBAL D’UNE OPERATION PAR LAQUELLE LA CARGAISON D’UN VAISSEAU EST BRÛLEE a La Seyne – Il y eut ensuite les pestes de 1619, 1621, 1630 et de 1665 ; parmi ces dernières, retenons celles de 1619 et de 1621 qui faillirent désoler La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 212).
Le vaisseau nommé Saint Pierre, commandé par capitaine Pierre Guigou, étant arrivé au port de Sepet, ayant la contagion dedans, et le capitaine décédé, Monsieur maître Gaspard de Glandeves, conseillé du roi en la Cour du Parlement, commissaire à cette partie député pour l’exécution de l’arrêt de ladite Cour du 13 mai 1619. Suivant l’ordonnance dudit Sieur commissaire, du 17 dudit mois, portant que toutes les marchandises qui étaient dans la chambre de poupe dudit vaisseau, seraient brûlées, Sieur Pierre Vidal, premier consul, Barthelemy Aycard et Charles Vidal, intendants, se seraient portés, avec Maître André Denans, notaire, audit quartier de Sepet, port de mer, où le vaisseau était ancré. Et ils auraient fait brûler toutes les marchandises qui étaient à ladite chambre, désignées et mentionnées par le verbal qui fut dressé par ledit Maître Denans, notaire, le 24 dudit mois de mai. Cette année-là arrivait au port de Saint-Mandrier (Jean Denans (1713) écrivait « port de Saint-Mandrier »)(presqu’île de Cépet, alors partie intégrante de la commune de Six-Fours), le vaisseau le Saint-Pierre, capitaine Guigou, qui déclara avoir la peste à bord ; son commandant, atteint par le terrible mal, venait de décéder. Prévenu aussitôt, M. Gaspard de Glandevès, conseiller du roi en la Cour du Parlement, ordonna que la cargaison du Saint-Pierre fût brûlée. Dans ce but, les sieurs Pierre Vidal, premier consul, B. Aycard et Gh. Vidal, intendants de la Santé de la commune de Six-Fours, se rendirent, avec Me André Denans, notaire royal, à Saint-Mandrier où le bateau était ancré, et firent livrer au feu toutes les marchandises qui avaient été rassemblées dans la chambre de poupe après en avoir dressé l’inventaire. Le procès-verbal de cette opération fut établi par le notaire Denans, le 23 mai 1619.
La Seyne n’eut, heureusement, pas trop à souffrir de cette indésirable visite ; il y eut pourtant quelques cas ainsi qu’à Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 212-213, dont le texte est fort proche de celui de Denans hormis le fait que Denans note que l’enregistrement se fit le 24 mai et Baudoin le 23 mai).
Lorsque le « Saint-Pierre » accoste à l’île de Cépet (actuellement Saint-Mandrier) la peste est déjà déclarée à bord et le commandant y a succombé. Le navire est alors mis en quarantaine et la cargaison brûlée, mesures qui permettent de limiter le nombre de décès. Une épidémie de peste se déclara à Cannes, après l’arrivée d’un navire en provenance du Levant. En 1619, à Saint-Mandrier, des cas de peste furent signalés. De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).
SANARY – 328e livraison :–1793 – 23 mai : LETTRE DE REQUISITION DE NOUVEAUX GARDES NATIONAUX DANS LE VAR – Le 9 mai 1793, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire imprimée, pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient requis le commandant de l’année d’Italie de mettre en état de réquisition permanente le dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et le vingtième de ceux des côtes et frontières. La lettre d’envoi est du 23 mai. Conformément à ses prescriptions, le dimanche 3o mai, à 10 heures du matin, le maire, Pardigon, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Sanary se rendirent sur la place, revêtus de leurs écharpes. La garde nationale, composée des personnes de seize à cinquante ans en état de porter les armes, s’y trouvait convoquée. Après un ban, la circulaire du directoire fut lue en langue vulgaire, c’est-à-dire en provençal. Les 6 compagnies comprenaient 264 volontaires, dont 99 étaient exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux. Sur i65 hommes, formant la différence entre les deux nombres précédents, 40 se trouvaient en service permanent aux batteries de Portissol et de la Cride, 64 servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, 8 étaient chefs de pièce et 3 autres canonniers; 5o hommes seulement restaient disponibles. Ces derniers déclarèrent que le recrutement désiré était impraticable à raison de la situation stratégique de Saint-Nazaire et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
OLLIOULES : 238e livraison. 1702– 22 mai : La Reppe déborde et noie par deux fois le béal des moulins d’Ollioules ; curage du béal, réparation de l’écluse de la Bonnefont et nouvelle recherche des eaux pour les moulins : le 22 mai 1702, le Maire donne connaissance que la rivière ayant débordé aurait engravé pendant deux fois le béal des moulins à moudre le blé de Trisse Rate, La Tour et Clappier, empêchant ceux-ci de travailler. Le valet de ville, Pierre Sevère loue 2 hommes pour dégraver le béal. Le Conseil approuve et ordonne au trésorier de payer la somme. Il délibère en même temps de faire une nouvelle recherche des eaux et de faire réparer l’écluse de la porte de la Bonnefont qui donne l’eau au moulin de la Tour. Mise aux enchères du prix fait pour le creusement de recherche des eaux et la construction de la grotte commencée pour la conduite des eaux des moulin (Castellan, 1937, p. 100).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 528e livraison.-1875 – 23 mai : Korzeniowski est de retour à Marseille. À la fois pour raisons de santé, et parce qu’il est attiré par la carrière maritime, Józef part en 1874 pour Marseille, où il embarque comme mousse sur un voilier. Il fait ainsi pendant près de quatre ans son apprentissage en France pour entrer ensuite dans la marine marchande britannique, où il va demeurer plus de seize ans. Il obtient son brevet de capitaine le 10bovembre 1886, prend la même année la nationalité britannique, sous le nom de Joseph Conrad et commence à écrire. Conrad parlait avec une égale facilité le polonais, l’allemand, le français et l’anglais ; mais il décida d’écrire dans la langue de sa nouvelle patrie.

(2012 05 11 Villa Borghese Pauline Borghese)
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).
–1163 – 23 mai : AUBAGNE – La possession du château d’Aubagne et celle de l’église, sous le titre de S. Salvatoris de Albanea, furent cédées au Chapitre de la Major. Les vicomtes de Marseille n’ont possédé cette localité que sous la suzeraineté de ce Chapitre, à charge d’hommage et de redevance censuelle. Les aliénations partielles qui en ont été faites n’ont été consenties qu’avec droit de retour. Le prévôt du Chapitre était seigneur d’Aubagne et de sa vallée ; l’archidiacre était prieur prébendé de l’église. Aubagne – chef-lieu de canton , arrondissement de Marseille , comprend quatre communes : Aubagne, Cuges, Gémenos et La Pêne. Première mention : Albanio au IXe siècle (Polyptique de Wadalde). L’ancienne cité d’Aubagne était primitivement sur la hauteur où existe encore aujourd’hui l’église paroissiale ; elle est désignée dans les actes du XVe siècle sous le titre de Villa superior. La ville basse est d’origine plus moderne.
–1248 – 23 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Monte oliveus (charte aux archives municipales. Montolivet, quartier rural, quartier de Saint- Julien. Première mention : Mons olivetus, 13 juin 1289 (charte aux archives municipales).

(1974 Taradeau : nos fouilles sur l’oppidum du Fort à Taradeau)
–1314 – 23 mai : LIEUX-DITS D’AUBAGNE ET DE CARNOUX –
1. La Volta (charte aux archives de l’Evêché). Loute, quartier rural.
2. Molendinum Naulencorum (charte aux archives de l’Evêché). Moulin du Chapitre, moulin à eau sur le béal. — Molendinum de Canonica, 17 avril 1311 (charte aux archives de l’Evêché).
3. Vallis Pinorum (charte aux archives de l’Evêché). Pin de la Roquette – lieu-dit, quartier de Carnoux, en 1872. Démembrement de Carnoux en 1966 érigé en commune distincte (AHP, 1926).
4. Planterium (acte aux archives de l’Evêché). Le Plantier – lieu-dit, sur le chemin de Toulon.
–1363 – 23 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Lo Baus de Cars (charte aux archives de la Major). Cars – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural.
2. Aigaladas sive Peireria (charte aux archives municipales). Les Aygalades – hameau en 1872. Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor, n° 946). On voit d’après les indications anciennes que le mot Eygalades, quoique officiel au XIXe siècle, doit bien être écrit Aygalades, le seul qui réponde à son étymologie.

(1915 – Mon grand-père maternel à Bizerte)
–1430 – 23 mai : GUERRE DE 100 ANS – Jeanne d’Arc, qui a joué un rôle décisif dans la libération d’Orléans un an plus tôt, est capturée par un mercenaire au service du duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, et vendue aux Anglais pour 10 000 livres. Déférée devant le tribunal d’Inquisition de Rouen, elle subira sans défenseur un procès pour hérésie et sera brûlée vive en 1431. Elle sera réhabilitée en 1456.
–1434 – 23 mai : Passage de Marguerite de Savoie à Toulon – En 1434, Toulon s’apprête à fêter le passage dans ses murs de Marguerite de Savoie, fille d’Amédée VIII, laquelle se rend à Tarascon pour la solennisation de son mariage avec Louis III d’Anjou, qui doit s’y célébrer en présence des représentants du pays. Le 23 mai, le conseil, après avoir voté l’achat d’un manteau de soie pour lui être offert lorsqu’elle descendra de sa galée, délibère de lui donner en présent] un bon veau, plus un muid de vin rouge, et un muid de vin blanc. [Mais après réflexion faite, ce veau unique ne sera pas jugé suffisant, et le don sera porté à deux.] (De Ribbe, 1898, p. 39)
–1498 – 23 mai : Savonarole est exécuté à Florence. Dès la fin du règne de Laurent de Médicis, le prieur dominicain avait voulu assainir les mœurs florentines. Il a 46 ans. Des voix s’élèvent encore aujourd’hui pour réclamer sa réhabilitation.
–1500 – 23 mai : Les juifs de Provence dovent choisir entre la conversion et l’exil – Edit royal du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil. 31 juillet 1501 – Lettre royale renouvelant l’édit du 23 mai 1500 ordonnant aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 447).

(2009- avec les anciens de Beaussier : Cathy, Henri, Joseph Santa, Gérard, Serge)
–1522 : c’est parmi les Vaudois du grand et du petit Luberon que la Réforme recruta ses premiers adéptes – Dans un pays où, par lettre royale datée du 31 juillet 1501 renouvelant un édit royal daté du 23 mai 1500, il est ordonné aux juifs de Provence de choisir entre la conversion et l’exil, des chrétiens comme les Vaudois ne pouvaient être que suspects. On en voulait surtout à leurs pasteurs, les Barbes, qu’on accusait volontiers d’immoralité, parce qu’ils se recrutaient surtout parmi les prêtres qui avaient rompu avec l’église officielle ; mais, en somme, on n’avait rien de sérieux à leur reprocher et on les aurait laissés tranquilles, si les prédications de la Réforme, les doctrines luthériennes, n’avaient rencontré là un terrain bien préparé, fournissant un aliment à des haines latentes et à des convoitises inavouées. Car c’est parmi ces Vaudois du grand et du petit Luberon que la Réforme recruta ses premiers adhérents vers 1522 (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).
–1534 – 23 mai : c’est l’inspection des pharos de la côte. Feux de jour et de nuit sur les points élevés (F.T., 2020).
-1575 – 23 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Basse de Cancel, 23 mai 1575 (registre aux archives de l’Evêché). Le Cancel – lieu-dit, commune de Marseille, dans les montagnes de la Gardiole. Première mention : Boca Cansol, 30 juillet 1290 (acte notarié). Le « cabsel » ou « chancel » marque en général les limites d’un territoire.

(Amis en 1965 : René, Nicole, Alain)
-1619 – 23 mai : PROCES-VERBAL D’UNE OPERATION PAR LAQUELLE LA CARGAISON D’UN VAISSEAU EST BRÛLEE a La Seyne – Il y eut ensuite les pestes de 1619, 1621, 1630 et de 1665 ; parmi ces dernières, retenons celles de 1619 et de 1621 qui faillirent désoler La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 212).
Le vaisseau nommé Saint Pierre, commandé par capitaine Pierre Guigou, étant arrivé au port de Sepet, ayant la contagion dedans, et le capitaine décédé, Monsieur maître Gaspard de Glandeves, conseillé du roi en la Cour du Parlement, commissaire à cette partie député pour l’exécution de l’arrêt de ladite Cour du 13 mai 1619. Suivant l’ordonnance dudit Sieur commissaire, du 17 dudit mois, portant que toutes les marchandises qui étaient dans la chambre de poupe dudit vaisseau, seraient brûlées, Sieur Pierre Vidal, premier consul, Barthelemy Aycard et Charles Vidal, intendants, se seraient portés, avec Maître André Denans, notaire, audit quartier de Sepet, port de mer, où le vaisseau était ancré. Et ils auraient fait brûler toutes les marchandises qui étaient à ladite chambre, désignées et mentionnées par le verbal qui fut dressé par ledit Maître Denans, notaire, le 24 dudit mois de mai. Cette année-là arrivait au port de Saint-Mandrier (Jean Denans (1713) écrivait « port de Saint-Mandrier »)(presqu’île de Cépet, alors partie intégrante de la commune de Six-Fours), le vaisseau le Saint-Pierre, capitaine Guigou, qui déclara avoir la peste à bord ; son commandant, atteint par le terrible mal, venait de décéder. Prévenu aussitôt, M. Gaspard de Glandevès, conseiller du roi en la Cour du Parlement, ordonna que la cargaison du Saint-Pierre fût brûlée. Dans ce but, les sieurs Pierre Vidal, premier consul, B. Aycard et Gh. Vidal, intendants de la Santé de la commune de Six-Fours, se rendirent, avec Me André Denans, notaire royal, à Saint-Mandrier où le bateau était ancré, et firent livrer au feu toutes les marchandises qui avaient été rassemblées dans la chambre de poupe après en avoir dressé l’inventaire. Le procès-verbal de cette opération fut établi par le notaire Denans, le 23 mai 1619.
La Seyne n’eut, heureusement, pas trop à souffrir de cette indésirable visite ; il y eut pourtant quelques cas ainsi qu’à Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 212-213, dont le texte est fort proche de celui de Denans hormis le fait que Denans note que l’enregistrement se fit le 24 mai et Baudoin le 23 mai).
Lorsque le « Saint-Pierre » accoste à l’île de Cépet (actuellement Saint-Mandrier) la peste est déjà déclarée à bord et le commandant y a succombé. Le navire est alors mis en quarantaine et la cargaison brûlée, mesures qui permettent de limiter le nombre de décès. Une épidémie de peste se déclara à Cannes, après l’arrivée d’un navire en provenance du Levant. En 1619, à Saint-Mandrier, des cas de peste furent signalés. De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1673 – 23 mai : UNE NOUVELLE EGLISE POUR LA SEYNE ? La population de La Seyne continuant de s’accroître rapidement, par délibération du 23 mai 1673, la communauté décide de construire une nouvelle église encore plus vaste (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).
–1683 – 23 mai : IL EST ENCORE QUESTION DE LA SOURCE DE BERTHE A LA SEYNE – un accord est effectivement passé entre le Conseil avec Honoré Gillet (délibération du 4 avril 1683). Mais entre-temps, pour compliquer un peu plus l’affaire, Jacques Sallomé, venu voir la source, la trouve « fort basse et presque tarie, de manière qu’il n’y a pas apparence de la pouvoir conduire au lieu destiné » (délibération du 14 mars 1683) et il se démet de son offre et de la délivrance qui a été passée en sa faveur. Et c’est pourtant bien en faveur de « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon », qui a semble-t-il changé d’avis, que les consuls « passent acte de prix » le 31 mai 1683 pour « la conduite des eaux de la fontaine de Berte » (délibération du 13 juin 1683) ! Pourtant, une ou deux semaines avant, de nouveaux problèmes se sont présentés : à cause de la grande sécheresse (dès le mois de mai !) la source de Berthe est presque tarie. Des maîtres fontaniers disent qu’en « baissant le fossé de ladite source encore de deux pans », elle rejaillira (délibération du 23 mai 1683). Le Conseil délibère sur ces nouveaux travaux, puis les accepte : « lequel Conseil, sans préjudice de la délivrance qui a été faite de la conduite de la susdite source pour la faire exécuter quand il sera à propos, a délibéré que ‘pour un cependant’ (= en attendant) lesdits sieurs Consuls feront faire la mère de ladite source avec le pied de poule conformément aux articles qui en ont été dressés, et conduire icelle par un bornelage jusqu’au fossé du côté du midi du pré de Michel Collomby prêtre » (23 mai 1683). Et il accepte aussi les frais supplémentaires : « et parce que les propriétaires des terres auxquelles les fossés ont été ouverts demandent leur dédommagement, donnent pouvoir aux dits sieurs Consuls de les payer à l’estime des experts qui par eux en seront convenus » (ibid.)

–1733 – 23 mai : LA SEYNE DELIBERE DE CONSTRUIRE UNE PLUS GRANDE EGLISE QUE CELLE QUE LA COMMUNAUTE POSSEDE – Le Conseil de La Seyne délibère d’élever une plus grande église que celle de Notre-Dame de Bon Voyage qui existe et dont la pose de la première pierre a eu lieu en 1674 (Marius Autran, Chronologie de La Seyne ; Adolphe Meyer, 1859, 144).
–1766 – 23 mai :
1. CHARTREUSE DE LA VERNE – En 1768, la commission des Réguliers, créée par décret par Louis XV le 23 mai 1766, publie : La Verne, diocèse de Fréjus, commune de Collobrières, a onze religieux et possède 8515 livres de revenu (Maurel M., 1974).
2. ABBAYE DE BOSCODON – Le 5 mai 1768, un décret royal accrédite les conclusions de la commission dite « des Réguliers » du 23 mai 1766, qui préconise la suppression au profit du diocèse, des abbayes comptant moins de 16 religieux ; Boscodon n’en compte que 12 (Roger Cézanne, 2017).
–1768 – 23 mai : La chartreuse de la Verne compte onze religieux et possède 8515 livres de revenu – La commission des Réguliers, créée par décret par Louis XV le 23 mai 1766, publie en 1768 : La Verne, diocèse de Fréjus, commune de Collobrières, a onze religieux et possède 8515 livres de revenu (Maurel M., 1974).
–1785 – 23 mai : DEBUT DU CREUSEMENT DU PORT DE SAINT-NAZAIRE – En 1785, la vase comblait le port de Saint-Nazaire à un point tel que des bateaux de forte jauge ne pouvaient plus y entrer. Jacque Dussueil, maire et consul, obtint du maréchal de Castries, ministre de la Marine, après autorisation de l’Intendant et du commandant de la Marine de Toulon, le prêt d’une machine à creuser mise à disposition de la communauté par M. Vidal, chevalier de Saint-Louis, directeur de l’arsenal. Le ponton commença son creusement le 23 mai 1786. L’entrepreneur des travaux, un nommé Baralier, dégagea grâce à cet engin 69 salopes de vase, le cubage étant contrôlé par Jean Granet, désigné par l’Intendant. L’entrepreneur se fit également régler quelques réparations qui entraînèrent quelque retard dans des travaux d’urgence extrême, car seuls pouvaient prétendre à l’autorisation de commercer avec les colonies les ports répondant à certains critères (Rotger B., 1984, p. 260).
–1789 – 23 mai : NOUVEAU REFUS DE CREATION D’UN COMITE DE REDACTION – Une nouvelle fois, la création d’un comité de rédaction a été proposée. Elle a été refusée par 387 voix contre 28… Pendant ce temps, la chambre de la noblesse a autorisé ses commissaires à annoncer aux Communes qu’elle était prête à renoncer à tous ses privilèges, lorsque chaque ordre aura établi les principes constitutionnels sur une base solide (Agenda du Bicentenaire ; SAMEDI 23 MAI).
–1793 – 23 mai :
1. LETTRE DE REQUISITION DE NOUVEAUX GARDES NATIONAUX DANS LE VAR – Le 9 mai 1793, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire imprimée, pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient requis le commandant de l’année d’Italie de mettre en état de réquisition permanente le dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et le vingtième de ceux des côtes et frontières. La lettre d’envoi est du 23 mai. Conformément à ses prescriptions, le dimanche 3o mai, à 10 heures du matin, le maire, Pardigon, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Sanary se rendirent sur la place, revêtus de leurs écharpes. La garde nationale, composée des personnes de seize à cinquante ans en état de porter les armes, s’y trouvait convoquée. Après un ban, la circulaire du directoire fut lue en langue vulgaire, c’est-à-dire en provençal. Les 6 compagnies comprenaient 264 volontaires, dont 99 étaient exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux. Sur i65 hommes, formant la différence entre les deux nombres précédents, 40 se trouvaient en service permanent aux batteries de Portissol et de la Cride, 64 servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, 8 étaient chefs de pièce et 3 autres canonniers; 5o hommes seulement restaient disponibles. Ces derniers déclarèrent que le recrutement désiré était impraticable à raison de la situation stratégique de Saint-Nazaire et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
2. A Ajaccio, la maison de la famille Bonaparte est mise à sac par les partisans de Paoli.
3. L’AMIRAL HOOD APPAREILLE D’ANGLETERRE A DESTINATION DE LA MEDITERRANEE – Alors que l’Angleterre ne décidera le blocus des côtes françaises que le 10 juin (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1179), l’amiral Hood avait appareillé de Spithead le 23 mai à bord de la Victory avec dix-neuf bâtiments de guerre à destination de la Méditerranée, où il doit rejoindre deux autres escadres anglaises. Trogoff ne dispose, lui, que de quinze à seize navires de guerre en état de combattre (Georges Blond, Toulon, 1967).
Samuel Hood, premier vicomte de Hood, né à Butleigh le12 décembre 1724 – mort à Londres le 27 janvier 1816. Pair d’Irlande en 1783, il est ensuite député de Westminster pour plusieurs mandats et membre du conseil de l’Amirauté en 1788. Commandant en chef en Méditerranée en 1793, Hood occupe Toulon que lui ont livrée les royalistes et s’empare des vaisseaux français. Il doit cependant l’abandonner face au siège des troupes de Dumourier mais un de ses commodores William Sidney Smith détruit en partant 8 vaisseaux et en emporte quatre. Il occupe brièvement la Corse livrée par Paoli mais échoue en raison des vents défavorables dans une attaque de la flotte de Toulon en cours de reconstitution début 1794. Critiqué sur la façon dont il a mené les opérations en Méditerranée, il est rappelé. Bien que promu amiral et vicomte en 1796 il n’exercera plus de commandement.). Les Anglais cherchaient un point de débarquement au Sud de la France car certains facteurs augmentaient l’intérêt de la Méditerranée : alliance anglo-espagnole, insurrection partielle du Midi, convois de blés ;leurs chances de succès semblaient nulles à cause de la proximité de l’armée d’Italie (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime (1ère année), , n°356, professé à l’Ecole Navale par M. Louis Nicolas, p. 176).
–1795 – 23 mai (4 prairial) :
1. Les troupes de Menou reprennent le contrôle de l’Est parisien au nom de la Convention : le faubourg Saint-Antoine est désarmé. Les Thermidoriens peuvent ainsi à la fois se débarrasser des députés Montagnards conservant des nostalgies jacobines susceptibles de les gêner et réduire durablement à l’impuissance le mouvement populaire parisien (Yann Fauchois, 2001).
2. les Jacobins perdent le contrôle de Toulon (Yann Fauchois, 2001). A Toulon, tout bascule. Sur la rumeur qu’on égorge à Marseille des prisonniers jacobins au Fort St Jean et que la Garde Nationale de Marseille marche sur Toulon, les bataillons de la Garde Nationale toulonnaise, commandée par Joseph Xavier Portal, prennent les armes. Ils demandent à la municipalité, puis aux représentants du peuple, l’ordre de marcher sur Marseille. Ces derniers ont beau expliquer aux rebelles que cette démarche déclencherait la guerre civile, ils ne sont pas écoutés. Vers dix-sept heures, ils sont débordés. Les émeutiers forcent la porte d’un magasin d’artillerie de l’arsenal et s’emparent de caissons et de pièces d’artillerie. Les représentants du peuple prennent un arrêté sommant les émeutiers de remettre à l’arsenal les armes dérobées. Les généraux Collaud et Bizanet, accompagnés de trois membres de la commission municipale se rendent alors à la porte du magasin d’artillerie désormais gardé par la Garde Nationale toulonnaise. Au nom de la loi, ils somment les insurgés de se retirer et de rendre les armes dont ils se sont emparés. Rien n’y fait, la foule s’arme et décide de marcher contre Marseille et les émigrés « qui, chaquejour, menacent des patriotes ». Le général Collaud, ne sachant plus que faire, s’adresse alors directement au chef de la Garde Nationale, le beaussétan Joseph Xavier Portal: « le général Collaud au citoyen Portal, commandant de la Garde Nationale. J’ai lu, à la tête de plusieurs bataillons, l’arrêté des représentants Poultier et Guérin, qui ordonne, au nom de la loi, à tous les citoyens de déposer à l’arsenal de la République les caissons, les munitions ou canons. Ils ont été sourds àma voix et à celle des magistrats. Je t’ordonne, au nom de la loi, defaire une seconde lecture de leur arrêté et de me rendre compte de son effet. Le général de division, Collaud » (Delaforge G., 1995, p. 110).
–1799 – 23 mai : la Commission militaire de Toulon dans ses oeuvres – Beaumier Joseph – apothicaire – 34 ans d’Aubagne, et Lafferière Antoine – chirurgien – 44 ans de Paris, sont condamnés à mort par la Commission militaire de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

(Le Caire – cliché Isabelle)
–1800 – 23 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber écrit au général Menou : « Je reçois votre lettre, citoyen général. Tel est l’état de ma stupeur qu’aujourd’hui encore je ne crois pas plus que la convention d’El-Arich ait été une faute politique, que je ne pense que la victoire remportée par l’armée soit un sujet d’ivresse ; qu’aujourd’hui encore, je suis dans la conviction la plus intime que, par ce traité, j’étais parvenu à donner une issue raisonnable à l’entreprise la plus extravagante, qu’aujourd’hui encore je suis persuadé que nous n’avons aucun secours à espérer de la France, et que jamais, ou du moins pendant cette guerre, nous ne formerons de colonies en Égypte, à moins toutefois que les cotonniers et les palmiers ne produisent bientôt des soldats et du fer coulé. D’après cet excès de bêtise de ma part, vous voyez, citoyen général, combien, pour l’amour de votre patrie, je dois insister sur la proposition que je vous ai faite ce matin. Dans tous les cas, nous terminerons ici nos discussions politiques. Vous avez, général, la face tournée vers l’Orient, moi vers l’Occident ; nous ne nous entendrions jamais. »
–1811 – 23 mai : à vingt-trois heures, le maire de BANDOL, par courrier spécial demandait au maire de SAINT-NAZAIRE de lui envoyer tout de suite la Garde nationale pour renforcer ses postes, parce que l’ennemi, fort de deux vaisseaux était mouillé devant le port de sa commune. Sachant que BANDOL ne pouvait, avec ses seules forces, s’opposer à un débarquement ennemi, il décida sans le moindre délai qui aurait pu être funeste, de faire battre la générale pour rassembler la Garde nationale. Le maire eut la satisfaction de voir tous les citoyens composant la Garde se réunir dans un instant, ayant leurs officiers à leur tête, pour percevoir ses ordres. Il ordonna aussitôt à Pierre OURDAN, son adjoint municipal, de partir avec la Garde pour BANDOL. Ce qui, dit plus tard le maire, Joachim GAUTIER, fut « exécuté avec la plus grande célérité et avec le désir le plus manifeste de la part des citoyens, de pouvoir combattre l’ennemi juré du Continent ». Par ailleurs, pour mettre notre commune à couvert des insultes de l’ennemi qui aurait pu avoir l’intention de se rappropcher de notre port, il s’empressa d’envoyer une dépêche aux Maires de SIX-FOURS et d’OLLIOULES, pour les prier de nous envoyer des forces à l’effet de remplacer celles qu’il avait dû envoyer à BANDOL. Dès le lendemain, à 21 h, on eut la douce satisfaction de voir arriver tous ces braves ayant à leur tête leurs maires et adjoints, soit plus de trois cents hommes bien armés. Cette force paraissant trop importante pour SAINT-NAZAIRE, de concert avec les maires, il fut décidé d’envoyer une partie de cette troupe en renfort à BANDOL. Ce qui resta fut mis à la disposition de monsieur CARTIER, capitaine de la 82e compagnie des garde-côtes, pour renforcer les batteries. Pendant ce temps, Monsieur Roch GRANET, préposé à l’inscription maritime, travaillait de son côté à mettre à couvert de l’ennemi, quarante bâtiments qui avaient relâché dans notre port. Avec l’activité la plus louable, il avait réuni 130 hommes, patrons et matelots de ces bâtiments, armés de fusils et auxquels il avait fait délivrer des cartouches. Ce détachement embusqué près du môle était décidé à offrir à l’ennemi la plus vive résistance. Au grand regret de tous, l’ennemi ne parut point et l’attente générale fut trompée. A BANDOL, Monsieur CARTIER, capitaine des garde-côtes, avait pris toutes les mesures qui étaient en son pouvoir. Une ordonnance à cheval, adressée à Monsieur MICAL, général, à TOULON, nous permit de voir arriver, vers minuit, un fort détachement du 60e Régiment d’Infanterie, commandé par Monsieur le chef de bataillon LE HEPROU. Il ne lui manquait que du bois pour faire chauffer les boulets. Quatre mulets furent envoyés par les soins du maire pour le transport de ce combustible. Malheur, dit le maire GAUTIER, si l’ennemi avait l’audace d’entreprendre quelque chose contre nous ! Tout était prêt pour le recevoir: la troupe du 60e régiment d’Infanterie, les canonniers garde-côtes, les Gardes nationales et les marins. Tous passèrent la nuit à attendre l’ennemi et tous eurent « la douleur d’être, trompés ». L’ennemi ne parut point. Au petit jour, les Gardes nationales se retirèrent chez elles, consternées de n’avoir pu combattre. Le matin du 24, l’ennemi était toujours dans la même position, c’est-à-dire mouillé hors de la portée des canons. Tout était tranquille. Le 60e Régiment d’Infanterie resté à BANDOL continuait à l’observer. On reçut un renfort de neuf hommes de la Garde départementale. Un peu plus tard, l’ennemi s’en alla. Ainsi se termina cette chaude alerte qui du moins avait permis de voir avec quelle rapidité, on pouvait s’opposer à un éventuel débarquement.
–1842 – 23 mai : le Conseil Municipal de La Seyne propose à l’administration des domaines l’achat d’un terrain pour y construire l’église de Saint-Mandrier – Dans la délibération du 23 mai 1842, après la lecture de la lettre du directeur des domaines au président du conseil de Fabrique de Saint-Mandrier, dans laquelle il signifie que les principes de la législation domaniale s’opposent à la cession gratuite d’une portion quelconque d’immeubles appartenant à l’état, le Conseil Municipal propose à l’administration des domaines l’achat du dit terrain pour y construire l’église. Le Conseil s’engage à payer la valeur de ce terrain d’après l’estimation qui en sera faite par experts, cette cession étant demandée pour cause d’utilité publique (Gisèle Argensse, 1989, p. 65).
–1848 – 23 mai : Abolition de l’esclavage en Martinique par le gouverneur Rostoland.
–1861 – 23 mai : Georges Sand, Le voyage dit du Midi : « 23 mai (jeudi) GRES de STE-ANNE D’EVENOS. Je sors en voiture avec lui et nous allons aux grès de Sainte-Anne. C’est toujours superbe, très frais, habité par les rossignols, jonché de fleurs. Cette fois, je traverse toute la gorge en suivant au milieu du bois un sentier d’abord assez bon ensuite assez rude. Je fais ma dinette et nous repartons. Nous sortons enfin du fourré et nous montons vers des grès pour voir l’ouverture de la gorge. C’est très beau. A droite on a la continuation des grès couronnés d’une crête calcaire redressée de l’autre une montagne calcaire à pic toute desséchée qui se prolonge311 à perte de vue en s’abaissant peu à peu. Au loin, les hautes montagnes bleues de la Sainte-Baume312. Matheron déjeune en nous charmant de sa conversation et nous revenons par des sentiers qui n’en sont pas, lesquels nous conduisent à des espèces de sentiers et enfin à une voie de charrettes. Cette voie tourne à gauche et devient très jolie, très unie et ombragée de vrais arbres. Elle aboutit à la grande route, mais pour ne pas trop nous éloigner de la voiture, nous coupons en deux la distance en prenant un sentier qui à travers les foins fraîchement coupés nous ramène à la carrière point de départ. Nous nous remballons, mais arrivés au petit pont d’Evenos, Matheron s’aperçoit qu’il a oublié mon manteau chez les tireurs de sable. Nous retournons, nous le rapportons et nous gagnons Ollioules, mais au lieu de revenir par le petit chemin direct, nous suivons par le Pont du Las la grande route de Marseille à Toulon, ceci à l’effet de déposer Poney qui est obligé de rentrer, à l’entrée du Faubourg. Je rentre à 6 h ½. »
–1866 – 23 mai : le thermomètre chute brutalement – En début mai il y a une de forte chaleur, la température a atteint 28°C. Mais le thermomètre a chuté brutalement. Le 23 mai : il a neigé abondamment et il a gelé.
–1867 – 23 mai : SANARY – Grand mistral très fort (Agenda 1867-1869 d’Henri Flotte).
-1869 – 23 mai : Aux élections législatives, l’opposition gagna du terrain – Aux élections législatives, en dépit des pressions exercées par les préfets en faveur des candidats officiels, l’opposition gagna du terrain. Battu à Paris, Emile Ollivier fut élu au deuxième tour dans le Var, grâce aux attaches qu’il y avait conservées, contre le candidat républicain, Clément Laurier (Paul Maurel, 1945, p. 162).

–1871 – 23 mai : La « Semaine sanglante ». En milieu de journée, les troupes versaillaises occupent la butte Montmartre. Deux divisions, entrées par la porte de Saint-Ouen, progressent lentement, l’une en direction de la place Vendôme, l’autre vers la rue du Faubourg Montmartre. A la nuit tombée, les versaillais ont dégagé les accès à la place de la Concorde et de la rue de Rivoli. Sur la rive gauche, le général Cissey occupe le VIIe arrondissement et progresse jusqu’à la rue Vavin où il se heurte à une barricade âprement défendue. Les incendies se multiplient : les fédérés incendient les maisons qui bordent les barricades afin de retarder la progression de leurs ennemis. Ils incendient également des immeubles et des édifices publics dans les zones qu’ils doivent évacuer. Dans la soirée du 23, Raoul Rigault fait fusiller quatre otages détenus à Sainte-Pélagie. Dans la nuit du 23 au 24, les fédérés mettront le feu aux Tuileries, au Louvre, au Palais-Royal, à l’Hôtel de la Légion d’Honneur, à la Cour des Comptes et au Conseil d’Etat (D’après Patrice Guéniffey, 2001).
–1875 – 23 mai : Korzeniowski est de retour à Marseille. À la fois pour raisons de santé, et parce qu’il est attiré par la carrière maritime, Józef part en 1874 pour Marseille, où il embarque comme mousse sur un voilier. Il fait ainsi pendant près de quatre ans son apprentissage en France pour entrer ensuite dans la marine marchande britannique, où il va demeurer plus de seize ans. Il obtient son brevet de capitaine le 10bovembre 1886, prend la même année la nationalité britannique, sous le nom de Joseph Conrad et commence à écrire. Conrad parlait avec une égale facilité le polonais, l’allemand, le français et l’anglais ; mais il décida d’écrire dans la langue de sa nouvelle patrie.
–1880 – 23 mai : Manifestation au cimetière du Père-Lachaise pour commémorer la « semaine sanglante ». Le conseil municipal de Paris blâme des arrestations opérées par la police (id.).
–1890 – 23 mai : AJELLO’S SAGA – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr, matelot de 3ème classe, non paginé. « Une demande de congédiement comme soutien de famille a été refusée au matelot de 3èmr classe Aiello, François Cyr, par décision ministérielle du 23 mai 1890. A bord de la Provençale, le 27 mai 1890. Le commandant comptable M. de Bourdon (Livret de solde pour officier et marin de Aiello François Cyr, archives familiales)).
–1897 – 22 mai : 1. Violences antisémites à Oran (Patrice Guéniffey, 2001).
2. les Prudhomies de la Seyne et de Six-Fours se rappellent mutuellement leurs règlements locaux sous peine de poursuites – 18 mai et 23 mai 1897, par échange de lettres les Prudhomies de la Seyne et de Six-Fours se rappellent mutuellement leurs règlements locaux sous peine de poursuites. Un patron de Toulon est condamné le 11 juillet 1890 pour avoir utilisé le gangui en période interdite dans les eaux de Sanary et du Brusc. Les mêmes Prud’homies de Sanary et du Brusc interdisent le 13 mai 1902 la pêche aux garbelles (langoustières) car cette technique dépeuple la côte. Des patrons du Brusc sont condamnés pour n’avoir pas assisté à des obsèques (9 juillet 1900 et 9 novembre 1902). Le 1er prud’homme du Brusc se plaint le 1er mars 1914 au Ministre de la Marine que des torpilleurs et des sous-marins font journellement des dégâts aux thonaires, escombières et battudes, en manœuvrant sans avis préalable dans la baie du Brusc et de Sanary ; il demande que les postes de pêche du Grand Rouveau, de Casserlane, du Petit Rouveau, de l’Aire, du Canouguier, de la Pointe du Ryolet, de la Vaïre, du Cap Nègre, soient portés sur les cartes marines. Jusqu’en 1926, dans les nombreux différents, on relève le plus souvent des infractions relatives à l’exercice de la pêche au gangui contre l’usage duquel – entre le 1er avril et le 30 septembre – s’opposent les pêcheurs du Brusc le 9 mai 1926 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).
–1898 – 22 mai : Ouverture du second procès Zola devant la cour d’assises de Seine-et-Oise. Les avocats de Zola plaident l’incompétence du tribunal. L’audience est ajournée dans l’attente de la décision du tribunal de cassation (Patrice Guéniffey, 2001).

(Iran 2008)
–1908 – 23 mai : Décès du poète François Coppée qui fut également dramaturge et académicien.
–1915 – 23 mai : l’Italie entre en guerre aux côtés des Alliés. qui lui promettent, en cas de victoire, de nombreuses îles sur l’Adriatique, la Dalmatie et l’Istrie. Jusqu’alors, l’occupation de ces côtes, avec leurs îles et leurs chenaux, donnait à l’Autriche la maîtrise de cette mer grâce à ses excellents ports bien abrités, Pola, Srebenitsa et Cattaro. Ainsi, l’Italie déclare la guerre à une puissance à laquelle elle était liée un an plus tôt : l’Autriche-Hongrie. Ce revirement face à un allié qu’elle n’a d’ailleurs jamais porté dans son cœur est permis par des accords passés un mois plus tôt à Londres avec la Triple-entente. Cette dernière a su tirer parti des ambitions régionales de l’Italie concernant certaines régions d’Autriche-Hongrie, notamment l’Istrie. Initialement membre de la Triple-Alliance, l’Italie n’était jusqu’ici pas entrée en guerre : jugeant que ces alliés étaient les agresseurs, elle n’avait aucune obligation envers eux.

–1934 – 23 mai : Mort de Bonnie Parker et Clyde Barrow, 24 et 25 ans, qui tombent dans un guet-apens tendu par les policiers sur une petite route de Louisiane. Ils sont tués par balles sans sommation et on compte 167 impacts dans la carrosserie de leur voiture. Ainsi s’achève la vie des deux célèbres amants criminels du Texas, une vie d’attaques à main armée, de cambriolages et de fuite incessante, durant les années de misère qui suivirent la crise économique de 1929
–1940 – 23 mai : Le Petit Parisien du jeudi 23 mai, publiait, sous la plume de Lucien Bourgues, le bobard suivant : “Les énormes pertes de l’armée d’invasion causent en Allemagne un trouble profond – Les nouvelles que l’on reçoit en Allemagne des combats gigantesques qui se déroulent dans les Flandres et en Picardie ne doivent pas remplir les populations allemandes d’un enthousiasme débordant, puisque la presse et les agences d’outre-Rhin jugent bon de doper leur public avec des récits absolument fantaisistes sur la situation générale en France. A les entendre, notre pays, si calme et vaillant dans la tempête, serait en proie à la famine et à la rébellion. Les détails les plus grotesques et les plus absurdes sont lancés avec un imperturbable sérieux. Ce luxe de mensonges est certainement déployé pour faire croire aux Allemands que l’ère des sacrifices va être close et que la guerre éclair sera bientôt terminée. Le moral du peuple allemand, d’après des sources sûres, paraît en effet sérieusement atteint. Le correspondant à Berlin d’un journal du Sud-Est européen — que nous ne nommerons pas pour ne pas lui créer d’ennuis —, téléphonant hier à son journal, a été fort surpris de l’anxiété exprimée par son interlocuteur balkanique au sujet de la position des Alliés. «Si vous étiez à Berlin, lui a-t-il répliqué, vous penseriez autrement. » Le peuple allemand est absolument atterré par les énormes pertes subies par l’armée d’invasion. Le chiffre de 500.000 morts et blessés allemands court de bouche en bouche dans les villes du Reich. Les interminables convois sanitaires qui affluent de la zone des combats sont difficiles à cacher.” (Le Petit Parisien du jeudi 23 mai 1940)
–1941 – 23 mai : L’aviation allemande attaque la flotte britannique en Grèce : quatre croiseurs, six destroyers et un porte-avions sont coulés ou endommagés (Alain Rossel, 1985).
-1943 – 23 mai :
1. ON PASSE ENCORE LE CERTIFICAT D’ETUDES A SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, malgré les difficultés et grâce au dévouement de M. Mabily pour les garçons et de Mlle Fauchon pour les filles, étaient reçus au Certificat d’Etudes primaires : Coppola François ; Aponte Madeleine, Barachi Marie, Esposito Jeanine, Flour Lucette (Gisèle Argensse, 1989, p. 218).
2. Jour noir pour la Résistance en Catalogne françaisE – Jean Larrieu, 1994 : « Un jour noir pour la Résistance en Catalogne française, les Allemands ont obtenu les renseignements sur les M.U.R. par un agent double qui avait réussi à devenir l’agent de liaison de Joseph Rous. Cela leur permit de confondre l’archiviste pris l’avant-veille et une série d’arrestations décapita le mouvement : à Arles, la famille Puigmal, passeurs : Jean, 48 ans et Henri, 19 ans morts en déportation ; Joséphine, 45 ans et Joseph, 15 ans, internés à Fresnes ; à Perpinyà: Cdt. Viaud, chef départemental des M.U.R., Rous, Pomarola, ancien policier, barman aux Deux Salles, agent de réseau, l’ex-député Delcos, le Cdt. Fety, du GJVI.R. et sa fille qui seront déportés, Blinval, Tixador, Parsuire, Gilbert Brutus, le Col. de Bussy, Nicolle. Delpont est arrêté à I Tautahull, mais grâce à sa « couverture » de responsable du Colis du j Prisonnier et du Foyer de la Légion, il pourra se disculper.
« Quelques responsables ont pu s’échapper : à Sant Esteve, Louis Torcatis, grâce au sang-froid de son épouse et à son esprit de décision échappe à l’arrestation de même que Fourquet, grâce à un coup de chance. Également Joseph Balouet, Martin Vives, Mathieu Py, Bories et Gineste n’ont pas été inquiétés, l’ennemi ignorant leur adresse. Et, lors de la confrontation entre les deux arrêtés du 21 mai et leurs camarades, l’archiviste malgré la torture « n’en reconnut » aucun. Plusieurs furent libérés mais durent cesser toute activité résistante (ainsi le Cdt. Viaud). L’archiviste fut envoyé il Fresnes et fut fusillé comme otage au Mont Valérien, quelques mois après. En tout il y eut 44 arrestations dans l’ensemble du département.
« A Banyuls également, les Allemands arrêtèrent l’adjudant de gendarmerie Céleste Poncet, qui aidait aux passages et était un agent du réseau Alibi, Jean de Vienne. Ils confisquèrent son récepteur radio sous le prétexte qu’il pouvait contenir un émetteur. Malgré tous leurs efforts, ils ne purent rien prouver contre Poncet, qui fut transféré le 7-9-1943, à la prison militaire de Montpellier. Relâché il reprendra ses activités au SA. Marine. » (A.D.P.O., Versement Cabinet, 29-12-1956, L. 65, Fonds Fourquet, CHG, L1 et dossier 6387, CVR, Moselle, Archives CHG AN.-BCRA 392, pièce 89, p 3).
–1944 – 23 mai : Groupe d’armées G, le général von Blaskowitz et l’amiral Ruhfus inspectent le secteur Côte d’Azur, dont Bandol, Sanary et La Seyne, tenu par la 19è armée allemande.
1. Artillerie allemande (conduite des tirs à terre, Toulon ; PC à La Farlède, L.-C. Morgenroth) :
batteries à l’Ouest de Toulon , ouvrages de 3 x 138 (La Cride), et de 3 x 164 (au Brusc, en achèvement) (Gaujac P.) ; batteries du groupe de campagne II/242 allemand (ouest Toulon) de la 242è div., PC (Six-Fours) ; Six-Fours dirige les feux des batteries de Bassaguet, Camp-Laurent et La Farlède de La Seyne (100 italiens), Pierredon à Sanary (propriété Cistol, 105 français) ; Unité d’artillerie d’armée, à Ollioules, entre La Rouvière, La Baume et le Plan (pièces de 152 russes) ; Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten », à Ollioules, à Sainte-Barbe avec batteries sur les hauteurs de la Vaconne (observatoire : la Baume), le Castellas (observatoire : le Cerveau) et Darboussan (Groupe d’artillerie, équipé d’obusiers transféré en Normandie après le 6 juin 1944) ; 3 Batteries couvrant le centre de la grande rade de Toulon, Batteries de Ste-Marguerite et de la Croupe Lamalgue ; réduit principal à St-Mandrier (Croix-des-Signaux, 4 x 164 ; Cépet, 2 x 340).
2. DCA allemande Toulon (Commandant Flak, PC Fort d’Artigues), 14 batteries de défense éloignée, 10 rapprochée, quelques mobiles ; Marine Flak Abteilung 819 (Commandant Luftwaffe Flak, PC Le Pradet), Saint-Mandrier et quasi toutes batteries légères ; Flak Luftwaffe, groupe mixte 355 (Commandant Luftwaffe Flak, PC Croix Faron), 10 batteries ;
Batteries DCA lourdes port de Toulon, 10 batteries : 3 avec 88 (Brégaillon, Malbousquet, La Rode, avec 5 batteries légères) ; 4 batteries lourdes (10 x 105, 11 x 88) et 2 légères (10 x 37 ou 20) à St-Mandrier ; 6 batteries lourdes de 6 x 88 aux forts de Six-Fours (I/918) et du Peyras (II/918) ; Position Kondor à Sainte-Musse (4 x 105, 3 x 88 mobiles) (Gaujac P.) ; Pin-de-Galle (4 x 105) (Gaujac P.) ; Sainte-Marguerite (4 x 105, en achèvement) ; Cap Brun (4 x 88 remplacent les 90 du Foch) ; Cap Brun (4 x 88 remplacent les 90 du Foch) ; PC Flak Abteilung 355 Croix Faron (4 x 100 du Commandant-Teste).
3. Infanterie : Régiment de genadiers allemands 918, bataillons I/918 à Six-Fours, II/918 à Saint-Mandrier, III/918 à Porquerolles (Commandeur L.-C. Grundmann, PC La Valette).
4. Surveillance radar : Commandement air, PC à Siblas), 4 stations Seetakt portant jusqu’à 300 km (Bénat, Saint-Mandrier, Sicié, La Ciotat) ; 1 station MER-AIR (Carqueiranne).
5. Les travaux de défense terrestre : ils sont conduits par la 242e dividion, en liaison étroite avec la Marine ou l’Aviation, et le support technique du 14ème EM du Génie. L’effort d’aménagement du terrain a d’abord porté sur la bande côtière d’Agay à Sanary. Chaque régiment du génie prenant à sa charge un secteur du littoral : le 765 sur la gauche jusqu’à Cavalaire, le 917 au centre, puis le 918 à partir de l’embouchure du Gapeau. Les travaux entrepris par les Italiens dans le secteur toulonnais ont été poursuivis. Ils devaient être achevés vers le mois de juillet. (…)
Le secteur occidental de la 242 ID constitue le secteur défensif de Toulon, Vereidigungsbereich Toulon, sous la responsabilité du général Kattner installé à la Tour Blanche, Toulon (2 compagnies de garde et d’instruction de la Luftwaffe à Cuers-Pierrefeu, 3 compagnies de garde dépendant de Hako Toulon, le commandant du port, le Grenadier Regiment 918 de la 242ème Div). Le L-C Grundmann, Kommandeur du GR 918 est installé au nord de la Valette. Son 1er bataillon est à Six-Fours et le 2ème à St-Mandrier. (…) Tous les éléments du 918 participent activement à l’édification des fortifications vers Sanary ou La Crau. Le gros ouvrage est assuré par le groupe I/14 du Génie de forteresse installé à La Plâtrière près de La Valette (2 compagnies de pionniers), en liaison avec l’organisation Todt (Bauleitung Hauffmann) qui emploie de nombreux ouvriers occasionnels étrangers (Italiens, Malgaches, Indochinois, Français requis, etc.) (Gaujac P). (…) Le 3ème groupe de campagne de la 242ème Div. participe directement à la défense du littoral en direction de Sanary. Trois batteries dotées de 100 mm italiens sont en position à Bassaguet, au nord du Camp Saint-Laurent et à La Farlède de La Seyne; la quatrième équipée de 105 Français est du côté de Sanary, sur la propriété Cristol au sud de Pierredon. Les tirs sont coordonnés depuis le PC du 11/242 installé à Six-Fours. Une unité d’artillerie d’armée est également en position aux alentours d’Ollioules, vers La Rouvière, La Baume et Le Plan. Son armement hétéroclite comprend essentiellement des canons de 152 mm d’originè russe.
L’état-major de la division installé récemment à Brignoles, a maintenu à Solliès-Pont un P.C. avancé, les moyens de la compagnie de transmissions étant répartis entre ces deux points et Besse et La Roquebrussane. Une partie des services divisionnaires est implantée dans la vallée de Sauvebonne au sud de Pierrefeu. Le 2ème bureau, logé aux Censiés de l’autre côté de la nationale 7, confirme le « calme général régnant parmi la population civile que l’on peut jusqu’à maintenant. considérer comme loyale vis-à-vis des troupes d’occupation ».
Des incidents très révélateurs sont toutefois à signaler entre la Milice et la police française.
Le seul sujet d’inquiétude est l’accroissement du nombre de marins en uniforme servant dans la région. Seeko Riviera et le commandant de l’E.M. de liaison transféré à Draguignan en ont déjà fait la remarque aux autorités maritimes françaises, mais celles-ci ont beau jeu de démontrer leur utilité, notamment lors des bombardements de Carnoules, Toulon ou Anthéor. Sans doute pour apaiser les craintes du commandement allemand, le secrétaire d’Etat à la Marine à Vichy vient d’ailleurs de prescrire qu’en aucun cas les formations de la Marine française ne devront participer aux combats dans l’éventualité d’une attaque du littoral. Il est raisonnable de penser que ces ordres seront exécutés.
«La grande rade est couverte par les quatre 105 modèle 97 de la batterie de Sainte-Marguerite – qui abrite aujourd’hui le GISMER – et les quatre 75 m/m de la coupe Lamalgue. Le réduit principal est constitué par la presqu’île de Saint-Mandrier ; là se trouve le P.C. du Kapitanleutnant Schmitz, commandant le M.A.A. 682 à la Croix des Signaux ; il dispose de trois batteries : Saint-Elme (quatre 138 m/m), La Croix des Signaux (quatre 164 m/m) et les deux canons de 340 sous tourelle, récupérés sur le cuirassé Provence sabordé dans le port, et installés après bien des difficultés à Cépet (+ la batterie de La Renardière dotée de quatre canons de 105 mm) (Ken Nicolas, vol. 2, p. 45 précise que sous l’occupation allemande (1942-1944), la batterie de La Renardière avait pour mission principale la protection de Toulon et de Saint-Mandrier contre les raids aériens alliés. Elle était dotée de quatre canons de 105 mm. La batterie de Saint-Elme, située face au fort du même nom, était prévue pour parer à toute velléité d’attaque de la flotte alliée. Pour cela, l’occupant l’avait pourvue de trois pièces de 138 mm. Le personnel était constitué de deux officiers, dix-huit sous-officiers et de deux cent quatre artilleurs. Cette infrastructure côtière possédait également une section d’éclairage composée de cinq canons mis en batterie aux Sablettes, soit deux de 75 mm, trois de 100 mm). Des radars de surveillance maritime ont été installés à Bénat, au Gros Baou de Saint-Mandrier, à Notre-Dame de la Garde du Cap Sicié et vers La Ciotat. Dans la presqu’île se trouve aussi le 2e bataillon de la 242e division infanterie (Gisèle Argensse, 1989, p. 223).
–1945 – 23 mai :

(exercice de tir d’Honest Jones. J’étais alors sous-lieutenant d’artillerie)
1. Dissolution du gouvernement allemand. Arrestation des amiraux Dönitz, von Friedburg et du général Jodl (Alain Rossel, 1985).
2. NAISSANCE DU Front uni de la renaissance française – A Lyon, lors de son congrès départemental, le Mouvement de Libération Nationale du Rhône décide de fusionner avec le Front National pour former un Front uni de la renaissance française. Conduite par le socialiste André Ferrat, la minorité opposée à la fusion reconstitue l’organisation départementale MLN (Jean-Louis Panné, 2001).
–1947 – 23 mai : le gouvernement négocie avec la CGT – Sous la menace de conflits sociaux, le gouvernement négocie avec la CGT et décide l’exonération fiscale pour les bas revenus et l’attribution de primes à la production (Frédéric Gugelot, 2001).
–1956 – 23 mai : Le contre-amiral Douguet inspecte l’aviso Commandant Duboc avant le départ de ce bâtiment pour Diego Suarez. L’amiral exprima ses vœux et remerciements à l’équipage du navire. Le Commandant Duboc appartenait depuis 1947 à la division navale d’Extrême-Orient. Il accomplit de nombreuses missions de surveillance, appui feu, débarquement puis recueil de réfugiés du Nord-Vietnam. La paix revenue, il poursuit son entraînement seul ou à la tête de la division d’escorteurs côtiers. Ce même 23, le Commandant Duboc quitte Saigon pour Diego Suarez où il va subir un grand carénage. Au cours de la traversée il fait escale à Brunei et Jesselton (Bornéo britannique), à Surabaya (Java), à Port Louis (Maurice) et à Port des Galets (La Réunion).
Récit de la traversée Saigon – Diego-Suarez par un témoin, le médecin de 1ère classe Labouche (Extrait des Cols Bleus n° 458 du 28 juillet et n° 459 du 4 août 1956). « Le 23 mai à 15 heures, l’aviso Commandant Duboc appareillait de Saigon pour se rendre en grand carénage à Diego-Suarez. Mais voici déjà Saigon qui s’éloigne, et c’est la rivière avec ses rives tant de fois contemplées, puis le cap Saint-Jacques profile sous un joli couchant (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, L’aviso Commandant Duboc).
–1992 – 23 mai : TERRORISME EN Italie – Le juge italien Giovanni Falcone, symbole de la lutte anti-mafia, est tué avec trois de ses gardes du corps dans un attentat à l’explosif commis près de Palerme, en Sicile. Deux mois plus tard, c’est son successeur, le juge Paolo Borsellino, qui est victime d’un attentat à la voiture piégé. Ces deux meurtres briseront l’omerta (loi du silence) et entraîneront une mobilisation populaire sans précédent contre « la pieuvre » en Italie.

–2024 – 23 mai : L’acteur Alain Emery, né le 5 août 1940 à Marseille, « a rejoint Folco au Paradis des gardians !« , a fait savoir dans un post Instagram ce jeudi 23 mai Aldo Bastié, directeur du château de Tarascon, impliqué dans la défense de la culture provençale. Alain Emery a été une étoile filante du cinéma, incarnant à 11 ans le petit pêcheur Folco qui devient l’ami de Crin-Blanc dans le film magnifique d’Albert Lamorisse (1953), une ode à la liberté, à l’enfance et à la nature.
CHRONIQUE CATALANE –
58e livraison. – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 24/03/1992 (archives de mon père).

(1954 – mon frère Guy avec sa fille aînée Yvette. Espira-de-l’Agly)
JORDI SAVALL – Amb l’èxit del film « Tous les matins du monde », on un cop més s’ha distingit Depardieu, ha sortit repetidament un nom català, el de Jordi Savall, responsable de la müsica. Savall va obtenir a la recent nit dels Césars la recompensa per la part musical. Voldriem aprofitar l’ocasiô per assenyalar que Jordi Savall va venir fa un pareil d’anys a la Universitat catalana d’estiu de Prada on va donar un concert a Sant Miquel de Cuixà, i per anunciar que, si no hi ha res de nou, tornarà a venir a la sessiô de l’agost d’enguany. Perquè els espectacles de la manifestaciô cultural sôn a l’altura dels cursos i conferències. Era aixi al temps de la resistència, i, arribada la democràcia a la Penînsula ibèrica, Max Cahner, que en torna a ser el president, hi ha invitât gent com el Flotats.
Perô tornen a Jordi Savall, que té uns nom i cognom ben catalans. Savall, en efecte, vol dir « La vall » ; amb l’article salat sa, vingut del llati ipsa, encara usât a Mallorca i que ha restât en molts topônims i patrônims fins i tôt a la Catalunya del Nord on tenim Sacase, Descatllar, una poetessa com Isabel Comter de Sagarriga… Al sud tothom conneix la vila de Sagarô, a la Costa Brava. Jordi Savall va néixer el 1941 a Igualada, al peu de Montserrat, i és un especialista de la viola de Gamba, parenta del violoncel. Va estudiar al Conservatori superior de müsica de Barcelona, i a la Schola Cantorum basiliensis. En 1974 va esdevenir director d’aquesta darrera. Va fundar el grup Hesperion XX (és el que va venir a Prada fa un pareil d’anys) i, el 1987, la Capella Reial, grup instrumental i vocal especialitzat en la interpretaciô de müsica religiosa. Ha enregistrât molts discos i és conegut com a intèrepret i com a musticôleg arreu del mon. L’èxit dels darrers Césars francesos no eau pas, doncs, sobre un il.lustre desconegut. Pero és clar que ens en felicitem. I ens fem una festa de la seva presència entre nosaltres a la propera Universitat catalana d’estiu de Prada. (P.V.)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

« Ecoute, dit la maman chameau à son petit, si tu n’est pas sage, tu seras privé de désert »».
Je vous souhaite une bon vendredi à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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