ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 31 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4905)
ILLUSTRATIONS : Architecture provençale (suite)
FÊTES.
N’oublions pas de souhaiter une bonne fête aux quelques 135 000 BENJAMIN de France. Le prénom, d’origine biblique, signifie « fils de la main droite » ou de bon augure. Benjamin était un diacre perse du Ve siècle qui avait eu l’audace de prêcher l’Évangile aux prêtres mazdéistes. Il fut empalé sur ordre du roi sassanide.
C’est aussi la saint HUGUES de Grenoble.
Le calendrier révolutionnaire An II dédiait ce jour à la PERVENCHE, (Vinca L.), un genre de plantes vivaces herbacées de la famille des Apocynacée dont les différentes espèces forment un couvre sol à feuillage persistant. Elles sont remarquables par leur floraison printanière, généralement d’un bleu bien particulier, toutefois les cultivars créés par les horticulteurs peuvent présenter d’autres teintes.
DICTON. Pluie de Saint Hugues à Sainte Sophie, remplit granges et fournils.
LOCUTION PROVENÇALE. « Chasper » : tâter, palper, avec, le plus souvent, un sens érotique.
PENSÉE. « En politique, la sagesse est de ne pas répondre aux questions. L’art, de ne pas se les laisser poser. »
ÉPHÉMÉRIDES.

–1079 – 31 mars : Une bulle de Grégoire VII menace d’excommunication tous ceux qui ne rendraient pas les biens du monastère (archives de Saint-Victor). Le comte promet, à son tour, de rendre au pape toutes les abbayes et tous les évêchés (Magnani). Détail de l’affaire : Grégoire VII écrit au clergé et au peuple de l’église d’Arles et leur envoie Laugier, évêque de Gap, pour élire un nouveau prélat . Dans une lettre adressée au pape, le comte Bertrand II déclare que lui et les moines de Montmajour ont expulsé l’abbé Bermond à cause de sa dépravation et surtout parce qu’il avait acheté sa charge à l’archevêque. L’abbé Bermond est remplacé alors par l’abbé Guillaume que le comte envoie au pape pour qu’il soit consacré et investi (Bibl. Arles ms. 163, p. 80 (copie XVIIIe s., L. BONNEMANT), édité dans RHGF, XIV, p. 657-658). Le comte demande également que le pape confirme les biens de l’abbaye et les privilèges de ses prédécesseurs. Une bulle de Grégoire VII datant de 31 mars 1079 menace d’excommunication tous ceux qui ne rendraient pas les biens du monastère (Das Register Gregors VII., VI, 31.). Le comte promet, à son tour, de rendre au pape toutes les abbayes et tous les évêchés (Magnani). Cette bulle répond à une lettre adressée au pape par le comte Bertrand II déclarant que lui et les moines de Montmajour ont expulsé l’abbé Bermond à cause de sa dépravation et surtout parce qu’il avait acheté sa charge à l’archevêque. L’abbé Bermond est remplacé alors par l’abbé Guillaume que le comte envoie au pape pour qu’il soit consacré et investi (Bibl. Arles ms. 163, p. 80 (copie XVIIIe s., L. BONNEMANT), édité dans RHGF, XIV, p. 657-658). Le comte demande également que le pape confirme les biens de l’abbaye et les privilèges de ses prédécesseurs
–1146 – 31 mars : APPEL DE SAINT BERNARD A UNE NOUVELLE CROISADE – Saint Bernard, abbé de Clairvaux et conseiller des souverains, lance sur la colline de Vézelay, en Bourgogne, le jour de Pâques 1146 (31 mars), un appel aux chevaliers d’Occident. C’est le signal de ce que les historiens considèrent comme la deuxième croisade.
–1210 ou 1211 – 31 mars : DONATIONS A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX.
- DODON DE MAZAUGUES DONNE AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX SA PART DU PASQUERIUM DE MAZAUGUES (Acte n° 190, cartulaire de Montrieux, daté 31 mars 1210 ou 1211, cf. R. Boyer, 1980, p. 585) – Montrieux, in claustro monachorum – Dodon de Mazaugues donne aux chartreux de Montrieux sa part du pasquerium de Mazaugues, soit la trentième partie]. Dodonis, de pasquerio de Masalgis. … Ego, Dodonus de Masalgis, … dono et concedo Deo et beate Marie Montis Rivi et tibi, Petro, priori, … in perpetuum pasquerium ad alenda vestra peccora et vestra animalia in omni territorio de Masalgis, quantum ad me pertinet, scilicet tricesimam partem. …
- GUILLAUME AICARD DE MAZAUGUES DONNE AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX SA PART DU PASQUERIUM DE MAZAUGUES (Acte n° 201, cartulaire de Montrieux, daté 31 mars 1210 ou 1211, cf. R. Boyer, 1980, p. 597-598) : Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume Aicard de Mazaugues donne aux chartreux de Montrieux sa part du pasquerium de Mazaugues, soit la seizième partie]. Carta Guillelmi Aicardi de Masalgis.
–1234 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – CAP DE LA LAMPEA – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel (acte notarié).
–1292 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – (charte aux archives municipales)
- Caminus longus. CHEMIN-LONG – lieu-dit au quartier de Saint-Mître (1872).
- Molerias. MOLIERES – Quartier rural (1872), quartier de Menpenti. Une moliera, molhera [mouliero], moulière.. (nom composé de mol + aria) désigne un terrain humide, gorgé d’eau, un champ où sourdent les eaux ou un terrain bas où les eaux croupissent (Arnaud Cl. 1996 ; Levy E. 1909 ; Nouvel A. 1981).
–1298 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Cavalhons (charte aux archives municipales). CAVAILLON – lieu-dit, quartier des Séon (1872). Autre mention : Cavalhoni, 16 juin 1298 (acte notarié). Cavaillon provient de la racine pré-indoeuropéenne K–B- d’où est issue la base KaB- (hauteur), retranscrite CAV-, à laquelle nous devons « Cavares », « Cavale » et, bien sûr, « Cavaillon ». Ce dernier toponyme est fréquent et désigne toujours un lieu élevé, un quartier haut d’agglomération, comme, par exemples, au Beausset (rue haute du village, près des Aires), à La Cadière (quartier du Château), à Gémenos (deux sommets voisins), à La Seyne (quartier le plus élevé de l’agglomération), à Signes (partie haute du village) et à Marseille (partie haute du Panier).
–1310 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Val de Miquel (acte notarié). VAL DE MICHEL – lieu-dit, quartier de Saint- Just. Première mention : Vallis dels Michaëls, 17 avril 1292 (acte notarié).
–1321 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum Aquæ de Caravella (charte aux archives municipales). MOULIN DE CARAVELLE – quartier rural au quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Molen¬dinum apud Caravellam, 13 août 1302 (ibid.).
–1351 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Banquieres (dans une charte aux archives de Saint-Victor). LE CAMAS – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Cap Mars, 1er août 1254 (charte aux archives municipales).
–1492 – 31 mars : EXPULSION DES JUIFS D’ESPAGNE – La reine Isabelle de Castille et son mari Ferdinand d’Aragon signent un édit par lequel ils laissent aux juifs d’Espagne jusqu’au 31 juillet pour se convertir ou quitter le pays. Plus d’une centaine de milliers de juifs et de marranes (faux convertis) choisissent l’exil. Ils s’établissent dans les États musulmans d’Afrique du Nord, à Salonique, cité grecque sous souveraineté ottomane, ou encore au Portugal voisin ou dans les États du pape, où leur sécurité est assurée ! Ils restent connus sous le nom de « sépharades », mot qui désigne l’Espagne en judéo-espagnol, une langue dérivée de l’hébreu et parfois appelée ladino. Quelques marranes du Portugal s’installeront plus tard dans le Bordelais (parmi eux les ancêtres de l’écrivain Michel de Montaigne), d’autres en Hollande (parmi eux les ancêtres du philosophe Spinoza). Le décret d’Isabelle et Ferdinand sera aboli le 5 juin 1869 par un article de la Constitution espagnole.
–1504 – 31 mars : LA 2e CAMPAGNE D’ITALIE S’ACHEVE le 31 mars 1504, lorsque Louis XII malade prend acte de la perte de Naples. Il recevra de Maximilien 1er l’investiture du duché de Milan en juillet 1505. (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 444-451). Ainsi se trouvent posées les bases des futures guerres d’Italie menées par François Premier voulant récupérer le duché de Milan et Naples
–1510 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Volpellieras, 31 mars 1510 (acte notarié). ORPILLIERES lieu-dit, quartier de la Loubière.
–1513 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Roqua de Garin (registre aux archives de l’Evêché). ROCHE DE GARIN – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près du château de Forbin. Première mention : Roca dan Garin, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor).
–1531 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Saint-Loup (acte aux archives de Saint-Victor). Hameau (1835) puis village (1872). Premières mentions : Eccl. sancti Tyrsi, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 53) et Sanctus Tirsus, 1070 (cartulaire de Saint-Victor, n° 92).
–1547 – 31 mars : MORT A RAMBOUILLET, A 53 ANS, DU ROI FRANÇOIS PREMIER dit le Père et restaurateur des lettres, le Roi chevalier, le Roi guerrier, le grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au grand nez, roi depuis le 25 janvier 1515. Il est considéré comme le monarque emblématique de la Renaissance. La mort de François 1er amène sur le trône de France le deuxième fils qu’il a eu avec Claude de France : Henri II (28 ans tout juste). Marié à 14 ans à Catherine de Médicis, le nouveau roi lui préfère néanmoins Diane de Poitiers, de vingt ans plus âgée que lui. Elle a su le consoler d’une pénible captivité à Madrid, comme otage de l’empereur Charles Quint..
–1587 – mars : L’EPIDEMIE DE PESTE DE MARS 1587 FUT L’UNE DES PLUS MEURTRIEREES ET ELLE SEVIT DANS TOUT LE PROVENCE. La peste attaqua Toulon et Ollioules entre autres (F.T., 2020). Nous ne pouvons savoir, à défaut de registre des sépultures si Sanary fut touché par ce fléau en 1587. Nous le savons par un testament de Julie Boyer qui épousa Jehan de Vintimille seigneur de Cabries, capitaine pour le roi à la forteresse de Toulon. Un de ses oncles, le capitaine Etenne Boyer, se trouvait en quarantaine au Beausset depuis les fêtes de la Pentecôte. Le président de Coriolis du Parlement d’Aix lui avait remis une lettre pour les Consuls d’Ollioules mais ceux du Beausset ne voulurent pas qu’il se rende plus loin que les limites du Beausset et il dut transmettre son message oralement et à bonne distance. Nous ne pouvons savoir, à défaut de registre des sépultures si Saint-Nazaire fut touché par ce fléau (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
–1685 – 31 mars :
- POUR FAIRE FACE A SES DEPENSES, PIERRE-FRANÇOIS HYACINTHE DE VINTIMILLE DOIT VENDRE SON DOMAINE DE LA TOURELLE AU SIEUR ANTOINE DE CUGES, PROCUREUR AU SIEGE DE MARSEILLE : « Transaction passée le 31 mars 1685 entre P François Hyacinthe de Marseille des comtes de Vintimille d’Agout, seigneur d’Ollioules et Saint-Nazaire, en qualité d’héritier par inventaire de Messire François, son père, en faveur de Maître Antoine de Cuges, procureur au siège, cour et juridiction de la ville de Marseille du bien roturier du dit terroir d’Ollioules et consistant en l’arrière fief du Domaine et propriété appelée ‘La Tourelle ».
[id., le domaine de LA TOURELLE, avait été vendue au Procureur DECUGES par le seigneur d’OLLIOULES et SAINT¬NAZAIRE, Pierre François Hyacinte, des Comtes de Marseille et de Vintimille, le 31 mars 1685. Cette propriété, arrière-fief était exempte de taxe cadastrale. L’acheteur. par le démembrement de la moyenne et basse juridiction soumettant le sous feudataire au ban et arrière-ban, et le rangeant sous l’étendard des nobles, le sépare des roturiers, et l’exempte de la contribution à la taille. La maison de la Tourelle, avec Sa chapelle Saint Louis se trouve en terre d’Ollioules, mais une partie des terres est sur le terroir de Saint Nazaire, ce qui avait motivé la demande du Consul de St Nazaire. Le sieur DECUGES (ou DECUGIS) de La Tourelle, eut pour armes un blason sinople portant un bras armé venant de senestre. Un autre membre de la famille, Pierre Decuges, notaire, eut un. blason « d’azur au griffon. d’or » - HYACINTHE DE VINTIMILLE S’INSTALLE A CHÂTEAU VERT, SUR LA COMMUNE DE SANARY – Après avoir vendu le château de la Tourelle à Antoine Decugis le 31 mars 1685, Hyacinthe de Vintimille, mécontent des relations que sa famille entretient avec Ollioules, décide de faire construire sa nouvelle résidence au Châteauvert, près de la source de Mortier à Sanary, dans l’actuel quartier de l’Huide, au carrefour de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat et de celui dit des Roches qui mène à la plage de la Gorguette.
La source avait été surcreusée sous la roche en 1661. On y descendait par un escalier étroit de quatre marches en accédant à un bassin d’environ un mètre sur deux qui alimentait un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir. Les coordonnées Lambert du Châteauvert sont 881,200 et 3098,75 pour une altitude de 50 m. La source était à environ 100 m dans le sud-est.
Dans un passé récent, les terres ont été vendues ainsi : d’abord celles au sud du Chemin des Roches pour constituer le lotissement dit du Châteauvert, puis au nord du même chemin pour le lotissement dit des Belles Terres. La source qui s’y trouvait a été comblée par le lotisseur, ainsi qu’un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir, les deux étant au sud-est de l’ancienne bastide. Les propriétaires se sont en revanche réservé l’usage d’un autre puits situé immédiatement au nord de la construction (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary). - Delattre G., ms : LE CHATEAUVERT se trouve à Sanary, actuel quartier de l’Huide à l’angle de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat et de celui dit des Roches qui mène à la plage de la Gorguette. Ses terres ont été vendues d’abord celles du sud du. Chemin des Roches pour constituer le lotissement dit du Châteauvert, puis au nord du même chemin pour le lotissement dit des Belles Terres. La source qui s’y trouvait a été comblée par le lotisseur, ainsi qu’un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir, les deux étant au sud-est de l’ancienne bastide. Les propriétaires se sont en revanche réservé l’usage d’un autre puits situé immédiatement au nord de la construction. La source avait été surcreusée sous la roche comme l’indique un paragraphe de l’histoire de Sanary en 1661. On y descendait par un escalier étroit de quatre marches en accédant à un bassin d’environ un mètre sur deux qui alimentait le souterrain cité. Les coordonnées Lambert du Châteauvert sont 881,200 et 3098,75 pour une altitude de 50 m. La source était à environ 100 m dans sud-est. Description – C’est une maison carrée presque cubique, ne comprenant en façade qu’une fenêtre de chaque côté de la porte d’entrée au rez-de-chaussée et trois fenêtres à l’étage noble. Le deuxième étage de plafond moins élevé possède aussi trois fenêtres mais moins hautes. Le toit est à quatre pans sur double génoise. Il n’y a pas de tourelles. C’est donc une maison toute simple, qui n’est en fait qu’un pied à terre.
- DELIBERATION DU CONSEIL D’OLLIOULES POUR ESTIMER LES BIENS, SUJETS A INDEMNITE ENVERS LE SEIGNEUR DU LIEU, SUIVANT LA TRANSACTION DU 31 MARS 1685 – [Castellan, 1937 ? P. 120-121 :] 1713 – Délibération du Conseil d’Ollioules pour estimer les biens, sujets à indemnité, envers le seigneur du lieu, suivant la transaction du 31 mars 1685, et dresser un rapport – Les experts désignés, Antoine Decoreil et Laurent Andrieu, commis en même temps par le seigneur, firent l’estime et appréciation du moulin des graignons, du jas de la ville du côté de Toulon, démoli en 1680 environ, et des dépendances ; du coin de terre et des maisons du dit lieu d’Ollioules, appartenant à la Communauté, appelés le semetière des huguenots, et d’en faire verbalement leur rapport au Conseil ordinaire, avec pouvoir à celui-ci d’accepter ou de rejeter l’estimation après transaction… Le Conseil délibère de payer au dit seigneur 250 livres de rente par an et ce pendant 20 années, pour indemnité.
–1693 – 31 mars : LE ROI MET EN VENTE LA CHARGE DE MAIRE ; EXEMPLES DE LA SEYNE ET DE SANARY – Ordonnance de l’intendant de Provence portant agrément de Messire André Guigou, du lieu de La Seyne, comme maire de cette ville (du 31 mars 1693) (Louis Baudoin, 1965, p. 193). A Sanary, l’office de maire sera acheté par la communauté en 1694. Louis XIV a besoin d’argent pour ses guerres. Toutes les charges et les offices divers sont mis en vente. La communauté comme beaucoup d’autres en Provence, pour éviter que des étrangers ne les achètent, va s’endetter pour être maîtresse chez elle ; les créations d’offices furent un grand fardeau pour les communautés. On verra également apparaître les offices de Lieutenant de Maire et de greffier, charges que, comme les précédents, la communauté s’obligera à acheter pour éviter que des personnes étrangères à la communauté ne se rendent acquéreurs (Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; partiellement repris dans Rotger B., 1990, p. 14 ; Rotger B., 1984, p. 140. Delattre G., Saliceti P., 2002, t. II, Sanary.)
–1694 – 31 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastides des Mourencs et Vallon des Mourres (registre de l’Ecritoire, archives municipales). LES MOURENS – quartier des Château-Gombert (1872). Première mention : Vallon des Mourens, 16 septembre 1595 (registre n° 40, fol. 107, aux archives de la Major, où l’on peut lire : Tous les Mourens au valon des Mourens).
–1721 – 31 mars : OLLIOULES FACE A L’EPIDEMIE DE PESTE : Enterrement de la troisième fille de la dame Oraly, et mort de Laurent Guitard, du dernier enfant de la dame Oraly, de Christol Lambert, tous morts de la peste. Les derniers parfums sont donnés à un grand nombre de familles : Charles Coulomb, Sicard, Fournery, Soleillet, Aliberte, Gourdon,…. Les chèvres de Louis Martelly seront conduites par le valet de Joseph Gravier au jas de la demoiselle Décoreis. Le jas sera purifié par un corbeau. De Vivelle déclare que ces chèvres seront gardées à vue par un garde qui empêchera toute communication avec le troupeau et le berger, et qu’elles ne pourront s’approcher d’Ollioules. [Une vingtaine de ces chèvres seront mortes avant le 31 mai 1721]. Vivelle de la Millière propose de lever les scellées de la boutique de Robert, regrettier, seul endroit où le sel était encore vendu aux habitants. Les intendants de la santé lui répondent que ce n’est pas de leur ressort et qu’ils n’empêchent pas la levée des scellées. Opposition aux scellées placées sur une chambre de la maison des hoirs Arnoux, à la requête de la veuve Arnoux qui y a fait enfermer ses meubles les plus précieux. Jacques Lardier, intendant du quartier de Notre-Dame d’Espérance, fait connaître que, les corbeaux n’ayant pas creusé assez profond pour le corps de Magdeleine Pélissière, des animaux auraient déterré le cadavre. Les corbeaux seront interrogés « en les tenant à distance pour leurs réponses ». Les lits, matelas, paillasses, couvertures, linge et ameublement ou ustensiles de l’hôpital St-Jean-Baptiste sont transférés à la bastide de St-Roch qui sert d’infirmerie. La cour de Notre-Dame de la Miséricorde et le rez-de-chaussée de l’hôpital St-Jean-Baptiste ,n’étant pas assez vastes, tous les mendiants du lieu seront enfermés chacun dans leurs maisons, et il leur sera fourni par la Communauté vivres et aliments pour leur subsistance. L’archevêque d’Aix fait parvenir 1000 livres pour être distribuées par le curé et le commandant aux pauvres de la ville. Distribution de blé aux habitants qui offriront de le rendre à la prochaine récolte, contrat public passé devant notaire. Deux charges de blé sont accordées aux R.P. de l’Observance (Castellan, 1937, p.143-144).
–1789 – 31 mars :
- UNE TRES FORTE PROPORTION DE FRANÇAIS SURVIVENT DANS UNE MISERE DRAMATIQUE – L’égalité face aux impôts, proposée par la noblesse et le clergé, fait naître un grand enthousiasme dans tous les bailliages de France qui placent tous leurs espoirs dans cette éventualité… Mais, en marge de ce désir de changement, une très forte proportion de Français survit dans une misère dramatique (Agenda du Bicentenaire, MARDI 31 MARS),
- LES REPRESENTANTS S’ASSEMBLERENT DANS L’EGLISE DU COUVENT DES FRERES PRECHEURS DE TOULON POUR ENGAGER LA PROCEDURE DES CAHIERS DE DOLEANCES ET LA DESIGNATION DES DEPUTES AUX ÉTATS GENERAUX DE VERSAILLES – Comme dans le reste de la France, des délégués des communautés, des corporations de métiers et arts libéraux, se réunirent, dans leurs paroisses, afin d’élire leurs représentants à l’assemblée des trois ordres de la sénéchaussée de Toulon dans le ressort de laquelle se trouvait notre ville de La Seyne. Une fois nommés, ces représentants s’assemblèrent le 31 mars 1789, dans l’église du couvent des frères Prêcheurs de Toulon, sous la présidence de Charles-Laurent de Burgues de Missiessy, sénéchal d’épée, pour désigner leurs députés aux Etats généraux de Versailles. Pour La Seyne, les délégués, à l’assemblée de la sénéchaussée de Toulon, furent : Louis Daniel, commissaire de la Marine, représentant la noblesse ; Beaumont, curé, représentant le clergé ; les citoyens Guigou, Beaussier, Beyliet et Abé, représentant le tiers état. Tous ces délégués, dans un serment solennel reçu par le sénéchal, promirent et jurèrent de procéder fidèlement à la rédaction du cahier général des doléances et à la nomination des députés qui seraient choisis pour Versailles (Louis Baudoin, 1965, p. 306).
En l’église du couvent des frères prêcheurs de Toulon, les délégués des communautés se réunirent pour engager la procédure des Cahiers de doléances et la désignation des députés aux États Généraux. Les délégués seynois furent : Louis Daniel, Commissaire de la Marine, représentant la Noblesse ; Beaumont, curé, représentant le Clergé ; les citoyens Guigou, Beaussier, Beyliet et Abé représentant le Tiers État. Il ne semble pas que ces représentants se soient manifestés avec éclat à l’Assemblée Constituante. Fort heureusement avec Mirabeau, la Provence y fut vigoureusement défendue (Pour ce qui est de l’action des représentants, voir ce qu’écrit Louis Baudoin à la date du 6 avril (car il s’agit en fait des représentants de la circonscription de Toulon – qui ne comportaient aucun seynois – et non de ceux de La Seyne sur lesquels le jugement est porté) (Marius Autran, tome 3, 1990).
-TOULON – Les délégués étant élus, les députés le seront le 6 avril et le long cahier du Tiers Etat de Toulon (95 articles et 7 chapitres sera confié aux députés élus (F.T. 2020).
–1794 – 31 mars (11 germinal an II) :
- BARRAS PRETEND QU’A TOULON TOUT LE MONDE EST TRAITRE – et les juges de la commission révolutionnaire instituée le 1er janvier sont aussi impitoyables pour les hommes que pour les femmes dont onze sont guillotinées le 31 mars 1794 et quatre autres le lendemain (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
- LA GARDE NATIONALE DU BEAUSSET RAPPELLE À L’ORDRE LES ABSENTS – Le 11 germinal an II, 31 mars 1794, le bataillon qui est à Brignoles, écrit à la municipalité du Beauté. « Ça ira » Portal (chef de bataillon), Jean Baptiste Imbert (adjudant major), Sicard (lieutenant), Claude Nen (caporal) et Jean Joseph Antelme s’adressent en leur qualité de membres du conseil d’administration du bataillon du Beausset aux « citoyens maire et officiers municipaux du Beausset » pour leur rappeler l’ordre de faire rejoindre le bataillon par les « volontaires » de la réquisition qui sont encore chez eux. Et à titre d’exemple, ils joignent une liste de 21 membres de la compagnie n°5 de la garde nationale du Beausset qui sont absents (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
- LE CURÉ DU BEAUSSET QUITTE LA SOUTANE ET PASSE À L’ADMINISTRATION DU DISTRICT – C’est sans doute la raison pour laquelle Laugier, jusqu’alors curé du Beausset, réitère, le 31 mars, son abdication de la cure du Beausset et demande de « n’être plus compris à l’avenir parmi le nombre des ecclésiastiques en activité de service ». Laugier quitte sans regret la soutane, et passe (comme il a déjà été signalé) à l’administration du district. Il continue à faire une belle équipe avec son compère Guignon, prêtre au Beausset depuis 1792, qui le suit dans cette voie administrative (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1795 – 31 mars (11 germinal an III) : LE TRIBUNAL DE GRASSE LIBÈRE UN ÉMIGRÉ – BLANC Louis, cultivateur, citoyen de La Seyne émigré, est mis en liberté par le Tribunal criminel de Grasse le 11 germinal an III (Louis Baudoin, 1965).
–1796 – 31 mars (11 germinal an IV) : TOULON, STIGMATISEE POUR SA FIDELITE AU ROI, VA L’ETRE AUSSI POUR SA FIDELITE A LA REPUBLIQUE – Le discours d’Isnard au Conseil des Cinq Cents provoque à Toulon une réaction curieuse. Un « recueil de pièces, imprimé par souscription, servant de « réponse aux diatribes et calomnies d’Isnard contre les républicains de Toulon, et de preuves de la rébellion, de la trahison et de l’aliénation authentique de cette ville et de ses dépendances en 1793 par les autorités contre-révolutionnaires et autres individus actuellement émigrés qu’lsnard a eu l’imprudence de nommer « Républicains du 31 Mai » est adressé par l’administration au citoyen Merlin ministre de la police générale, le 11 germinal an IV» Il contient le plan de la fête de la jeunesse organisée avec tous les généraux et chefs d’administration de terre et de mer et célébrée dans la décence, l’enthousiasme de la liberté et de la fidélité à la République
Merlin (Philippe Antoine, comte dit Merlin de Douai) né à Arleux, (Nord) le 30.10.1754 , mort à Paris le 21.12.1828 – Conventionnel vote pour la mort du roi. Nombreuses et délicates fonctions au sein de différentes assemblées politiques. A grande autorité comme jurisconsulte – Membre de l’Institut – Un des hommes les plus estimables de la Révolution). Tous les citoyens y ont offert à la jeunesse l’image d’une immense et brillante famille. Quoique la place soit en état de siège, il n’y a pas de garde municipale formée. La loi règne dans le canton où n’existé ni club, ni association, ni corporation. Le paiement des ouvriers de l’arsenal se fait dans la plus grande tranquillité quoiqu’en assignats, ce qui réfute les reproches faits à la commune. D’autre part des témoignages de la bonne volonté générale ont été réunis – Généraux, juges de paix, commissaires, ont été priés de donner tous renseignements sur la situation de l’esprit public. Depuis trois mois, époque de la formation d’une réunion littéraire. 7 pièces ont été recueillies et adressées au Conseil des cinq cents. – Une lettre du Général Mouret commandant la 8e région militaire affirme que rien ne lui est jamais parvenu contre la réunion littéraire où la lecture des papiers nouvelles remplissait les séances et dont la clôture a été faite aussitôt que l’autorité militaire l’a demandée. Les habitants vivent dans la paix, la soumission, la sécurité. – Le Général Gardanne qualifié d’injurieuse calomnie, l’affirmation de l’existence d’une société jacobine où serait prônée La Montagne, et rend justice aux Toulonnais dévoués à la république, respectueux des actes du pouvoir législatif, confiants dans le gouvernement. Lorsque la suspension des réunions a été ordonnée à Paris, les membres de la Société littéraire ont spontanément remis les clefs de leur local et cessé leurs réunions. L’ordre et la tranquillité règnent depuis trois mois. Najac, agent maritime, arrivé plein de prévention et d’inquiétude, affirme que toutes mesures ont été prises par la municipalité pour déjouer les manœuvres de la malveillance quand des agitateurs obscurs ont tenté d’égarer les ouvriers de l’arsenal à l’occasion du paiement en assignats. Tandis qu’ à Brest les ouvriers ont refusé le paiement, à Toulon la paie s’est faite avec calme et tranquillité. Les ouvriers ont supporté leur misère avec courage. La confiance, le dévouement et la résignation sont dus à l’effort soutenu de la municipalité. La bonne intelligence, l’union, règnent entre les autorités constituées à qui Najac rend hommage. – Le vice-amiral Thévenard, commandant d’armes, ignorait lui, l’existence même de la Société littéraire, mais assure que la tranquillité et la sûreté publiques règnent à l’intérieur de la ville et dans le port et que rien n’a été prôné de contraire à la constitution (Thévenard (Antoine, Jean, Marie, comte de) né à St-Malo le 7.12.1733, mort à Paris le 9.2.1815 – 1754 : lieutenant d’un navire marchand -1769 : capitaine de port – 177O : capitaine de frégate et de vaisseau , préfet maritime à Toulon en l’an IX. Vice-amiral en 1792 – Grand officier de la Légion d’Honneur en l’an 12.
Les juges de paix assurent qu’Isnard calomnie lorsqu’il appelle Toulon un repaire de brigands. Il n’y a pas de société jacobine, on n’y prône pas la montagne, les coupe têtes n’y dominent point, les assassins y sont poursuivis de quelque genre qu’ils soient.
Le commissaire du directoire exécutif traite le discours d’Isnard de tissu de calomnies. La société jacobine dont il parle ne peut être que la Société littéraire réunie pour la lecture des lois et des papiers, pour demander aussi un édifice public où s’exercerait le culte voué au grand Tout. La Société s’est démise lorsqu’elle a connu l’arrêté du Directoire contre certaines réunions de Paris.
Le 1er bataillon de la 1/2 brigade , ci-devant bataillon des Pyrénées Orientales, assure aussi que dans la réunion littéraire on ne faisait que lire les journaux tels que la sentinelle, le journal des patriotes de 1789, les hommes libres, l’ami des lois, le rédacteur. Il n’y avait ni discussion politique, ni appel à la constitution de 1793, ni provocations sanguinaires. Tous les actes du gouvernement étaient approuvés
Officiers, sous-officiers, soldats ont signé le témoignage. Suivent dans le même recueil l’acte de reddition de Toulon en 1793, le jugement contre le patriote Gueit et la proclamation des rebelles aux Toulonnais. Fréron, tout de même rappelé, se justifiera plus tard dans un mémoire historique, soutenant que les premiers promoteurs et exécuteurs d’assassinats et de violence sont pour la plupart des émigrés de 1791, pleins de haine pour la Révolution, accusant le Comte de Provence de régler la contre-révolution de Vérone à l’aide d’émigrés rentrés comme fugitifs du 31 mai, accueil lis, protégés, remis en possession de leurs biens. Il prétend que, organisés en Compagnie de Jésus et du Soleil, il vont à la chasse des Républicains, pillent, dévastent, tuent, excités par des prêtres venus d’Italie, que l’armée d’Italie est minée par la désertion encouragée et salariée, et se targue d’avoir neutralisé l’anarchie, garanti les personnes, protégé la propriété, poursuivi les véritables émigrés, les prêtres réfractaires, les traîtres qui vendirent Toulon, rentrés en foule par une protection spéciale sur le territoire français, et rallié les cœurs à la Constitution de 1795 (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
La commune de Toulon se défend contre les inculpations de Maximilien Isnard au Conseil des Cinq-Cents. (…) Mais quelle attitude avoir après une trahison qu’on n’a pas eu assez de mots pour flétrir ? La Commission municipale est chargée d’organiser la vie de pauvres prolétaires à qui la Révolution a donné tous les espoirs. Elle ne peut exister que par eux et en fonction de leurs aspirations les plus profondes. Elle ne cessera de protester de son attachement à la République avec une ardeur quelquefois teintée de romantisme mais toujours vive et sincère. Déjà en juillet 1794 (Thermidor an II), un de ses membres ayant dit que des traîtres et des scélérats voulaient par des menées perfides créer un triumvirat et faire perdre le fruit de 5 années de révolution, elle envoie une adresse à la Convention Nationale dans laquelle elle exprimera les sentiments de la municipalité de Port la Montagne et vouera une haine implacable à ceux qui oseraient abattre le gouvernement républicain (Archives municipales de Toulon L 68 – D 10 – Délibérations du Conseil municipal).
Il y a dans ce souci de loyalisme un désir évident de rachat, désir qui dans la lutte contre les émigrés sera souvent générateur de violences. Si bien que Toulon, stigmatisée pour sa fidélité au roi, va l’être aussi pour sa fidélité à la République. Pays des passions, pays des extrêmes, c’est toute une cité qui se recrée et qui se cherche.
–1798 – 31 mars (11 germinal an VI) :
- PREPARATION DE L’EXPEDITION D’EGYPTE – Pour donner le change aux espions ennemis sur le but de l’expédition, un arrêté du Directoire, du 31 mars 1798, diffuse la nouvelle que Bonaparte devait se rendre à Brest pour y prendre le commandement d’une armée en formation ayant pour objectif une descente en Irlande ou sur la côte sud de l’Angleterre (Louis Baudoin, 1965, p. 407-408).
- LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES OEUVRES – Escrivant François – ouvrier verrier La Roquebrussanne, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – 31 mars :
- LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES OEUVRES – Callaman Jean – père pêcheur Saint-Chamas, et Callaman Jean – fils – distributeur de vivres de la marine 27 ans, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
- L’EXPEDITION D’EGYPTE – Dimanche 24 du mois de Shawwâl 1213 (Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 », cf. référence donnée le 10 février) : [Recherche du katkhudâ du Pacha] Des soldats ont été désignés pour se rendre à la demeure [de Mustafâ Bey]. Des wakîl les accompagnaient. Ils arrêtèrent son aide de camp, qui était en train de surveiller la confection de la kiswa, ainsi que son neveu et ceux qui étaient là. Tous furent emprisonnés à Guizéh. Les soldats saisirent ce qu’ils trouvèrent chez lui et ce que Békir Pacha avait laissé en chantier. Ils déposèrent le tout à la Citadelle. Ils trouvèrent la plupart des affaires du Pacha, son burquh, ses vêtements et tout un équipement de cavalerie avec des selles et beaucoup d’autres choses. Ils trouvèrent aussi des chevaux et des chameaux ; ils les prirent également.
Les gens furent assez affectés par tout cela. Ils étaient habitués à [Mustafâ Bey] et au cadi ; ils recouraient à ces deux personnalités pour intervenir auprès des Français, car leur parole était écoutée et leurs suggestions agréées.
Après, les Français envoyèrent une garantie aux cheikhs, à la milice et aux tujjâr pour qu’ils puissent retourner au Caire en toute tranquillité. - [Arrivée d’Egyptiens venant de Jaffa] Ce jour, on a appris l’arrivée à Damiette d’al-Sayyid ’Amr Efendî, naqîb al-ashrâf ; il était accompagné d’un groupe d’efendî des finances, qui avaient fui. Il y avait parmi eux ’Uthmân Efendî al-‘Abâsî, Hasan Efendî, secrétaire des adjudications (?), Muhammad Efendî, deuxième qalfa et bâsh jâjart, le cheikh Qâsim al-Mawsulî, etc. Ils étaient tous dans la citadelle de Jaffa. Quand les Français en firent le siège, puis s’en emparèrent avec la ville, ils ne firent aucune difficulté aux Egyptiens ni à leur requête. Ils leur reprochèrent seulement de s’être transportés [jusqu’ici] et d’avoir quitté le Caire. Des habits leur furent remis et on les embarqua pour Damiette par voie maritime. (à suivre).
–1800 – 31 mars : L’EXPEDITION D’EGYPTE – Sir Sidney Smith au général Lanusse, commandant d’Alexandrie. « À bord du Tigre, le 31 mars 1800
« Monsieur le général,
« Je me suis acquitté envers les deux armées en présence l’une de l’autre, en engageant le Vizir à continuer la trêve par les assurances que tous les moyens qui dépendaient de moi, seraient employés pour que la convention ait sa pleine et entière exécution et en prenant sur moi la responsabilité grave de ne pas exécuter les ordres contraires dans les limites de mon commandement. Mais j’apprends avec le plus vif regret que mes instances n’ont pas réussi à empêcher le renouvellement de hostilités. Quoique la lettre du général Kléber au Vizir, datée du 28 ventôse (19 mars 1800), qui nous remet en état de guerre, ne m’étonne pas, je compte toujours sur la modération qu’il a manifestée pour que les affaires s’arrangent convenablement quand les difficultés survenues de notre côté seront levées. J’ai fait là-dessus tout ce qui dépendait de moi de tout côté avant de m’éloigner d’ici pour remplir mes autres devoirs.
À mon retour, que des vents contraires ont retardé, j’ai l’honneur de recevoir vos deux lettres du 28 ventôse (19 mars 1800) et du 5 germinal (26 mars 1800) par lesquelles je vois avec peine que je ne me suis pas fait comprendre au sujet des bâtiments chargés de blessés et hommes de lettres. Je plains sincèrement les souffrances de ces malheureuses victimes de la guerre et le retard qu’ont éprouvé ces personnes respectables et je répète que je ne mettrai moi-même aucun obstacle à l’exécution de ce qui a été conclu, mais je dois vous déclarer que j’ai la certitude que tout bâtiment français ayant des Français à bord venant de l’Egypte y sera ramené par les vaisseaux qui croisent dans la Méditerranée sous les ordres de lord Keith, ainsi si je vous encourageais à regarder le passage comme libre, ce serait vous induire en erreur et exposer de braves gens à des souffrances plus grandes que celles qu’ils éprouvent maintenant.
La preuve que j’admets vos raisonnements, c’est que je les ai employés, ayant fait précéder les bâtiments que je croyais pouvoir déjà être en route, d’un rapport au contre-amiral lord Nelson et de nouvelles représentations propres à l’engager à les considérer comme n’étant pas sujets aux difficultés apportées à l’exécution de la convention, nonobstant que sa dernière lettre ne me donne pas à espérer qu’il admettra cette exception. Ainsi, monsieur le général, tout bien calculé, ne croyez-vous pas qu’il serait mieux d’attendre jusqu’à l’arrivée des ordres définitifs du gouvernement que j’ai sollicité vivement et qui ne peuvent pas tarder, pour ne pas faire voyager inutilement sur mer des personnes qui n’y étant pas accoutumées ne peuvent qu’y souffrir. D’ailleurs la flotte turque est en mer pour venir ici et vu le recommencement des hostilités, elle ne pourra manquer d’agir hostilement pendant mon absence que la disposition des forces dans la Méditerranée rend indispensable pour quelque temps.
Pour copie conforme, le général Lanusse.
–1814 – 31 mars : LES TROUPES DE LA SIXIEME COALITION OCCUPENT PARIS.
-1817 – 31 mars : STENDHAL : « FLORENCE, 30 MARS 1817. – Je sors d’Evelina chanté par les Mombelli. Cette musique divine a chassé tout le noir que m’avaient donné mes compagnons de voyage anglais et la politique. Soirée délicieuse quoique je fusse bien fatigué.
“31 mars 1817. – D’ordinaire, l’on entend de la musique sublime mal chantée. L’Evelina est une anecdote d’Ossian, revêtue d’une musique imitée de Rossini (par Coccia) et assez commune, mais si divinement chantée qu’elle atteint aux plus grands effets que puisse produire cet art.
Esther Mombelli est la fille du roi d’une des îles d’Écosse. Il la marie au chef d’une île voisine, guerrier sanguinaire et puissant, et lui ordonne d’oublier le jeune Sivar. Anna Mombelli, qui fait le jeune amant, débarque, il est surpris par son rival, et condamné à mort ; les amants ont une entrevue. Anna Mombelli chante à sa sœur :
“Non e ver, mio ben, ch’ io mora S’ io rivivo in te.
“Ce sont les mouvements les plus beaux et les plus tendres d’une âme généreuse qui va à la mort, peints avec une fidélité, et je dirais même une clarté dont je n’avais pas d’idée : cela seul vaut le voyage en Italie. Je ne sais comment peindre la sensation de bonheur vive et profonde dont j’ai été pénétré.
Je suis bien intimement convaincu, d’après l’exemple de mes Anglais, qu’hors de l’Italie on dirait, en voyant les deux Mombelli : « N’est-ce que ça ? » Se méfiant du public, ces pauvres petites filles n’auraient plus ces élans sublimes. Je les ai vues en société ; comme Mozart, elles sont bien faibles et bien maigres, et n’y portent que du silence et de la modestie. » (Stendhal, 1817)
–1849 – 31 mars (fol. 61). HOSPICE DE LA CHARITE, TOULON : le Maire demande au Conseil municipal l’autorisation de signer la soumission exi¬gée par le Génie militaire pour les reconstructions de murs qui ont eu lieu à l’Hospice de la Charité (délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852).
–1861 – 31 mars : GEORGE SAND A TAMARIS : « A LA MAISON. Il pleut et repleut avec des intervalles. Je ne sors pas. J’ai été malade de l’estomac après m’être couchée et j’ai mal à la gorge aujourd’hui. Décidément je ne peux pas mettre le nez dehors sans me détraquer. Je travaille. Maurice flâne. Je fais diète jusqu’au dîner, et je mange à dîner un peu de poulet. Ça passe bien jusqu’à présent. Lucien et Boucoiran vont à Toulon et visitent la Bretagne (vaisseau amiral de la flotte de la Méditerranée). Ils reviennent contents. Tous les Poncy viennent. Ce soir tempête, tonnerre et grêle à 10 h du soir. Tout s’appaise [sic]. Dans la nuit pas un souffle de vent. Lucien et Boucoiran jouent au piquet. Je joue au bésig avec Manceau. Maurice fait des trompe-l’œil sur le bois blanc de la table – patiences – Je travaille jusqu’à 2 h. je finis la première partie de l’Homme de campagne (qui deviendra « La famille de Guermandre »), j’ai très mal à la gorge.
“Poncy apporte un polygala rouge. Boucoiran spécifie la globularia… Lucien veut apprendre la botanique, il se bat avec Manceau à s’éreinter tous les deux.” (Georges Sand, 2012).
–1867 – 31 mars ; SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du Marius Michel, maire de Sanary – 31. Dimanche, Laetare – C’est demain l’ouverture de la grande exposition universelle (de Paris).
–1886 – 31 mars : LES CHANTIERS DE LA SEYNE LIVRENT UN CARGO MINERALIER – livraison à la SGTM par les chantiers de La Seyne du cargo minéralier Artois, de la série dite Talabot, du nom de l’Ingénieur (Marine-marchande / moment histoire).
–1889 – 31 mars : INAUGURATION DE LA TOUR EIFFEL, en avant-première de l’Exposition universelle de Paris qui commémore le centenaire de la Révolution française. Elle a été construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours sur les plans audacieux de l’ingénieur Gustave Eiffel. Elle mesure 318 mètres et pèse 10.100 tonnes, avec 18000 pièces de fer et 2500000 rivets. Prévue pour être détruite après l’exposition, elle doit sa survie à l’installation à son sommet d’un émetteur radio qui a rendu sa conservation indispensable. Si elle n’est plus depuis longtemps le plus haut édifice du monde, la « vieille dame » conserve toujours les faveurs du public et l’amour des Parisiens. À preuve les illuminations et le feu d’artifice qui ont salué l’entrée dans le troisième millénaire.
–1895 – 31 mars :
-LA SEYNE CONTRE LE PROJET D’ASSAINISSEMENT DE TOULON – Saturnin Fabre, maire de La Seyne, informa son Conseil municipal de son intention d’intervenir auprès du ministre de l’Intérieur au sujet du projet d’assainissement de la ville de Toulon. Il dit que le Conseil Supérieur de l’Hygiène et la Chambre des Députés devaient se prononcer. En présence d’une agitation haineuse qui allait croissant, alimentée par ses adversaires politiques, M. Fabre dut accepter qu’une délégation de personnalités influentes soit entendue au plus haut niveau pour affirmer les droits de la commune et son opposition résolue au projet d’assainissement de la ville de Toulon. Cette délégation, désignée le 12 mai 1895, conduite par le Maire, fut composée de M. Divisia, Conseiller municipal, de M. Lagane, directeur des Forges et Chantiers, de M. Morris, Ingénieur en Chef des Câbles Sous-marins, de M. Michel Pacha, propriétaire, et de M. le docteur Loro, président du Comité de protestation. Elle obtint des assurances que ce projet n’aurait pas de suites favorables. Saturnin Fabre souhaitait avant tout que soient présentées les garanties que la population seynoise ne subirait aucun inconvénient. Ses adversaires s’ingénièrent à démonter ses explications administratives, financières et techniques en les entachant d’incertitude (Marius Autran, tome 1, 1987)
-PROJET DE TRAMWAYS RELIANT LA GARE A LA SEYNE-VILLE – Un projet de tramways au lieu d’un chemin de fer à vapeur reliant la gare à La Seyne-ville fut présenté à la séance du 31 mars 1895. Il n’aura aucune suite. En octobre de la même année un autre projet de voie ferrée pour une liaison la gare à La Seyne-ville sera mis à l’étude. Il s’agira d’assurer à la fois le transport des marchandises et des voyageurs. Éventuellement, la voie ferrée sera prolongée jusqu’aux nouveaux ateliers de chaudronnerie et au dépôt de dynamite et de la Marine au quartier de l’Éguillette. On envisagea également le transport des minerais en provenance de Saint-Raphaël, pour être embarqués à La Seyne sur des steamers qui trouveront un abri sûr dans le port (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1895 – 31 mars : PROJET DE L’ECLAIRAGE AU GAZ A SANARY ET A OLLIOULES – A SANARY, en même temps qu’à OLLIOULES, on discute du projet de l’éclairage au gaz et on se voit proposer une voie ferrée dite étroite, destinée au fonctionnement d’un « tram à vapeur », par M. ANTELME, ingénieur civil, domicilié à REYNIER-SIX FOURS ; celui-ci demande l’autorisation exclusive et gratuite pour un délai de 18 mois, de procéder aux études nécessaires dans le but d’établir sur le territoire de la commune « une voie ferrée dite étroite, destinée au fonctionnement d’un « tram à vapeur ». Cette proposition n’aura pas de suite et nous ne connaîtrons pas les services de ce moyen de transport (Rotger B., 1984, p. 466).
–1897 – 31 mars : SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Fromage (1,20), une boîte pour argenterie (1,50), brosse à bouteille (0,75), brosse pour argenterie (1,75), mois (60). Réglé 65,20 f par le général Rose.
–1898 – 31 mars :
-APRES 24 JOURS DE GREVE, AUCUNE SOLUTION N’APPARAIT A LA SEYNE. On décide d’envoyer une délégation à Paris, 3 ouvriers sont désignés. Cent commerçants réunis au sous-sol des écoles désirent dépêcher à Paris deux des leurs, accompagnant la délégation ouvrière. Mais l’argent manque : une marchande de légumes s’engage à compléter le prix du voyage à Paris 3 elle est applaudie, embrassée. Les grévistes continuent à se déclarer prêts à aller jusqu’au bout et à mourir de faim. Le 31 mars, une chanson envahit les rues, intitulée la victime manquée ; imprimée, elle est en vente et devient le support du soutien au comité (Martinenq Patrick, 1983). Après 24 jours de grève, on sentit que ce mouvement s’essoufflait. Des Italiens se faisaient rapatrier, des Seynois allaient s’embaucher ailleurs, car la solidarité ne pouvait suffire à faire vivre toutes les familles. Puis, de profonds désaccords apparurent parmi les syndicalistes. Les durs qui parlaient toujours de grève générale se trouvaient de plus en plus isolés. Il était temps d’arrêter. Une délégation ouvrière obtiendra seulement qu’à la reprise du travail, des sanctions ne soient pas prises contre les grévistes (Marius Autran; vol. 5).
-SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Facture de Mérégalli (33,50), banane et galettes (2,10), mois (70). Réglé 107,60 f par le général Rose.
–1899 – 31 mars : SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Le mois 70 f par Thérèse Brégou pour le général Rose empêché. Carnet de la cuisinière (Th. Folco) : nourriture (32,40), couverture (8,50), le mois (50). 91,60 f, réglés par Thérèse Bégou, général Rose empêché.
–1905 – 31 mars : L’EMPEREUR D’ALLEMAGNE GUILLAUME II DEBARQUE SPECTACULAIREMENT A TANGER, au Maroc. Par ce « coup de Tanger », il tente de s’opposer aux visées de la France sur le pays. Son initiative n’a d’autre résultat que de réveiller la germanophobie des Français.
–1910 – 31 mars : SEIZE HOMMES DU PONT ET DE LA MACHINE DU VAPEUR FELIX- TOUACHE, REFUSENT DE PARTIR AU MOMENT DE LARGUER LES AMARRES – « Le 31 mars, à Marseille, seize hommes du pont et de la machine du vapeur Félix- Touache, de la compagnie Fraissinet, refusent de partir au moment de larguer les amarres. Ils sont remplacés séance tenante. Le navire prend la mer avec deux heures de retard et se rend à Alger. Dans ce port, nouvel incident : l’équipage réclame une gratification de 100 francs par homme sous menace d’empêcher le départ du bâtiment » (CHARLES ROUX. Journal de la marine, 9 avril 1910).
–1911 – 31 mars : NAISSANCE DE TOUSSAINT MERLE A LA SEYNE au n° 76 de la rue Victor Hugo. Ses ascendants, du côté paternel avaient travaillé dans les chantiers de la construction navale. Son arrière-grand-père y exerça le métier de charpentier. Son grand-père Laurent y fut outilleur. Les plus anciens de nos concitoyens l’ont connu vers la fin de sa vie comme concierge du patronage laïque établi avant la guerre sur l’emplacement de la Mairie sociale, rue Renan. Son père, Antonin, passa lui aussi la majeure partie de sa vie parmi les constructeurs de navires comme chef-ouvrier à l’atelier de serrurerie. Sa mère Gabrielle Parenti, originaire de Buti (Toscane), était venue à La Seyne dans le courant migratoire italien qui s’affirma puissamment vers la fin du siècle dernier. Occupée essentiellement à des tâches ménagères elle sacrifia beaucoup comme son mari, pour donner à leur unique enfant les moyens de s’élever dans la société (Marius Autran, tome 2, 1988). Toussaint Merle est né à la Seyne en 1911 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).
–1926 – 31 mars : MONUMENTS HISTORIQUES – inscription par arrêté du 26 mars 1926 :
- BRIGNOLES – HOSPICE SAINT-JEAN, rue de l’Hôpital : Porte datée de 1547 :.
- HYERES – CITE GRECO-ROMAINE D’OLBIA-POMPONIANA : Saint Pierre d’Almanarre Fragments des remparts grecs situés dans la propriété de M. Teisseire et fragments des remparts voisins. Note HR : seront classés ultérieurement : Vestiges situés dans le quartier Saint-Pierre d’Almanarre, cad. K 553p, 555, 556, 558, 559, 567) : classement par arrêté du 23 septembre 1947. Vestiges du rempart grec, dans le quartier Saint-Pierre d’Almanarre (cad. K 549 à 551) : classement par arrêté du 10 décembre 1951.
- SAINT-TROPEZ – CHAPELLE DE LA MISERICORDE, rue Miséricorde : Porte du XVIIe s. (vantaux compris). Note HR : la totalité de la chapelle sera inscrite par arrêté du 20 octobre 1947.
- SAINT-TROPEZ – MAISON, 26 RUE GENERAL ALLARD : Porte du 16e siècle sur rue.
–1938 – du 5 au 31 mars : LA 14e BRIGADE INTERNATIONALE EST ENVOYEE D’URGENCE EN ARAGON. Le chef d’état-major d’un corps d’armée a trahi. Le front est ouvert à Alcaniz et l’ennemi dévale à grande allure vers la mer, vers Barcelone. La 14e brigade est jetée sur Caspé. Pendant dix-sept jours, elle arrêtera toutes les attaques ennemies, détruisant les tanks, faisant des prisonniers bien qu’elle n’ait à sa disposition en tout et pour tout que quatre pièces d’artillerie et quatre antitanks. Cependant, l’ennemi réussit à s’infiltrer. La brigade bat en retraite, défendant pied à pied chaque crête. Le 31 mars, devant Gandessa, presque tournée, elle réussit à se dégager encore une fois. Une compagnie protège la retraite : tous ses officiers et tous ses commissaires sont tués ou blessés. C’est Pierre Georges qui prend le commandement. Toujours la même tactique : contre-attaque immédiate à chaque avance ennemie. Il est en tête, montrant l’exemple. Une rafale de mitrailleuse l’atteint en plein ventre. Marcel Sagnier, le commandant de la brigade, s’approche du brancard où on vient de l’étendre, le nomme lieutenant et le décore de la médaille de l’Indépendance. Quand le brancard s’en va, pendant quelques secondes, sous la mitraille, les combattants, jeunes et vieux, Français et Espagnols, se découvrent et saluent ce héros de dix-neuf ans. A l’hôpital de Barcelone, on parvient à le sauver malgré la gravité de ses blessures et une pneumonie double. Mais il ne pourra plus combattre en Espagne. En juin 1938, le cœur serré, Pierre Georges rentre en France. Quelques mois plus tard l’ensemble des Brigades internationales seront retirées (Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, 1968, p. 22)
–1941 – 31 mars : UN SANARYEN A LONDRES – Amiral Jubelin – « Marin de métier, pilote de fortune ». « j’ai établi l’ordre suivant :
« la cérémonie des couleurs n’aura plus lieu à bord du « Courbet » à partir de demain premier avril, le pavillon sera halé bas ce soir en présence de tous ce qui restent d’équipage à bord. Une garde fournie par l’Arras rendra les honneurs demain matin au jour. Le pavillon français sera hissé à poste fixe en tête du mât arrière. »
« La brève cérémonie a été poignante. Au coucher du soleil une bise glaciale nous faisait grelotter. En bas, tout est inhabitée ; le poêle est froid. J’écris à la lueur de 4 bougies vacillantes , il est 8h du soir, les sirènes hurlent l’alerte en ce moment même. Je n’ai jamais rien entendu de plus lugubre ; je suis seul mais il ne me reste plus que deux jours à attendre pour prendre le chemin de Pembroke-Docks au pays de Galles où je dois faire un stage de perfectionnement sur les hydravions anglais » (p. 72).
–1942 – 31 mars : A LA SEYNE, LES RESISTANTS, LOUIS MEUNIER ET MARIUS AUTRAN, SONT ARRETES pour distribution de tracts alors que le domicile de Paul Pratali est fouillé sans résultat (A.D.Var : 2W30. Répression des menées antinationales et communistes du 31 mars 1942, et Site Internet Marius Autran, dictionnaire du mouvement ouvrier seynois, cit. Claude Majastre, Cahier du patrimoine ouest varois , n°15)..
–1943 – du 16 au 31 mars : LE POINT SUR LES RENFLOUEMENTS DE NAVIRES SABORDES A TOULON – A Toulon, la société Serra Roma renflouera le sous-marin « Sirène » sabordé le 27 novembre 1942. En revanche, la société Serra Giacoma abandonnera le renflouement des contre-torpilleurs Cassard et Tartu entre le 16 et le 23 mars. Au cours du mois de mars, seront remis à flot les sous-marins « Thétis », « Diamant », « Naïade » et « Sirène », les avisos « Chamois » et « Dédaigneuse » le croiseur « La Galissonnière », le contre-torpilleur « Valmy », le transport « Champlain » et le mouilleur de filet « Gladiateur ».
–1944 – 31 mars :
- LE SEYNOIS ALEXANDRE JULIEN GHIBAUDO MEURT EN DEPORTATION – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, parmi eux Alexandre Julien GHIBAUDO (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Patriote, né le 9 décembre 1922 à La Seyne, mort en déportation le 31 mars 1944 à Brunswick (Allemagne).
- TROIS IMMEUBLES SONT DEMOLIS PAR ORDRE DES AUTORITES ALLEMANDES DANS LA COMMUNE DE SANARY (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944). cf. récapitulatif à la date du 26 avril 1944.
–1945 – 31 mars : LA PREMIERE ARMEE FRANÇAISE DU GENERAL DE LATTRE DE TASSIGNY FRANCHIT LE RHIN. Dans cette armée, se trouvait Jacques Glade, le père du docteur Glade de Sanary, qui participa en août 1944 à la libération de Toulon, puis à celle de Sanary où il défila au sein de la 1ère compagnie du 13e Régiment de Tirailleurs Sénégalais avant de passer au 23ème régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre 1944. Il participa à l’épopée Rhin et Danube jusqu’au 8 mai 1945, fut cité à l’ordre du régiment le 11 mai 1945 et reçut la croix de guerre 1939-1945 avec étoile bronze (témoignage de Marie Glade).
–1952 – 31 mars : CONDAMNATION DE L’AVISO COMMANDANT BORY – Le 4 décembre 1951, l’escorteur (ex-aviso-dragueur) « Commandant Bory » part de Toulon, arrive à Bizerte le 8, où il est placé en réserve spéciale A. Ce désarmement, après moins de douze ans de service où le bâtiment a été sans doute très actif, témoigne de son degré d’usure et de décrépitude – Les fonds de l’escorteur sont trouvés dans un état lamentable que le directeur de l’Arsenal impute au laxisme du commandant sortant. Les travaux de remise en état s’achèvent le 31 mars 1952 « limités à l’indispensable » En clair, il n’y aura pas de seconde vie pour le Commandant Bory (Gérard Garier, les avisos de 630 tW).
–1971 – 31 mars : « SWEET SWEETBACK BAADASSSSS SONG » SORT LE CINEMA NOIR DE SON GHETTO – C’est un mardi, au Grand Circus, un cinéma un peu délabré de Detroit. Depuis quinze ans la mezzanine n’est plus utilisée. Un jeune cinéaste noir, Melvin Van Peebles, observe la foule qui entre : « Les premiers spectateurs étaient deux vieilles dames. Après vingt minutes, elles sont ressorties et ont demandé le remboursement de leurs billets. Ce fut le moment le plus déprimant de ma vie. » Moment de courte durée puisque, peu de temps après, attirée par les propos du cinéaste venu défendre son film sur les radios locales et par un titre alléchant qui promet la naissance d’un folk noir, la communauté noire s’est précipitée. La file d’attente fait le tour du cinéma. On ouvre la mezzanine, on est à court de hot-dogs et de popcorn, on refuse du monde. Le bouche à oreille s’amplifie. Le vendredi suivant, le film est projeté au Concord, à Atlanta : il y restera dix-neuf semaines. A l’automne, Sweet Sweetback Baadasssss Song est programmé dans cent cinquante salles : le montant total des recettes s’élève à quatorze millions de dollars. « Mais il a fallu attendre que le film fasse huit millions pour que le premier Blanc aille le voir », gouaille Van Peebles. C’est le public noir qui fait le succès du film. « Un soir, à New York, deux flics sont entrés dans le cinéma l’arme au poing : ils avaient entendu un immense rugissement dans la salle et avaient cru à une émeute. C’étaient tout simplement les spectateurs qui s’exclamaient de joie au moment de la scène où la voiture de police explose ! » La presse se scandalise. Time Magazine et The Daily News refusent de rendre compte du film. Le critique du New York Times le trouve « quasi psychotique ». Ebony, l’organe de la bourgeoisie noire, attaque sa « trivialité » et son « manque de goût » (Bérénice Reynaud, Cahiers du Cinéma, 1995).
–1966 – 31 mars : FRANÇOIS JOUGLAS – SAINT-MANDRIER, SON HISTOIRE, SA LEGENDE, conférence faite aux Amis du Vieux-Toulon, le 3 novembre 1966, et aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne, le 31 mars 1966.
–1967 – 31 mars : L’ex-porte-avions « BEARN » EST CONDAMNE, DANS SA 54e ANNEE, étant le doyen des bâtiments français à flot, et numéroté Q 419 (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1976 – 31 mars : MONUMENTS HISTORIQUES – GRIMAUD – CHAPELLE DES PENITENTS (cad. G 7), place des Pénitents. Inscription par arrêté du 31 mars 1976.
–1979 – 31 mars : ATTENTAT AU JOURNAL « MATIN DE PARIS », revendiqué par la Ligue des combattants contre l’occupation juive (un groupe d’extrême droite). Rappelons qu’en mars de cette année-là, outre le 31, il y eut :
le 25, quatre attentats contre des commissariats parisiens, revendiqués par le Groupe d’Offensive pour la Radicalisation des Luttes, lié au mouvement autonome,
le 27. une bombe contre un foyer d’étudiants juifs à Paris, revendiqué par le Collectif autonome d’intervention contre la présence sioniste en France et la paix israélo-égyptienne (33 blessés).
-1995 – 31 mars : MORT DE L’ACTRICE MADELEINE SOLOGNE, l’inoubliable Yseult de « L’Eternel Retour », le film de Jean Cocteau et Jean Delannoy (1943). Elle joua avec Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Sacha Guitry, Tino Rossi, Par son jeu dans Yseult, elle devint la figure de mode de son époque et, du jour au lendemain, la vedette la plus populaire du cinéma français. Malheureusement, elle ne trouva pas, par la suite, de scénarios ni de réalisateurs susceptibles de lui donner des rôles à la hauteur de son talent, de son charme et de sa popularité (Roger Boussinot, 1986).
–2014 – 31 mars : LA GAUCHE A PERDU 171 VILLES DE PLUS DE 9000 HABITANTS A L’ISSUE DU SECOND TOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES. « Après Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) la semaine dernière, dès le premier tour, le Front national a remporté neuf nouvelles victoires, dimanche 30 mars, lors du second tour des élections municipales, notamment à Fréjus (Var), Béziers (Hérault) et Mantes-la-Ville (Yvelines). En revanche, deux figures du FN – Florian Philippot à Forbach (Moselle) et Gilbert Collard à Saint-Gilles (Gard) – ont été battues » (Ila Caro, à France Télévisions), cette dernière phrase est à mon sens des plus encourageantes : rien n’est écrit à l’avance ! « Le FN sortait de 2008 avec 60 conseillers municipaux. Ce soir, il a 1 200 ou 1 300 conseillers municipaux élus. C’est une dizaine de villes qui vont permettre au FN de démontrer ce que nous sommes capables de faire, c’est un objectif totalement rempli » (Marine Le Pen sur TF1). « Si l’on ajoute à ces chiffres les trois victoires de la Ligue du Sud dans le Vaucluse et celle du FN dans le 7e secteur de Marseille, l’extrême droite » (et pas seulement le FN) « remporte ainsi 14 mairies à travers la France » (Ila Caro, à France Télévisions). C’est oublier un peu vite que à Béziers, ce n’est pas le FN qui a gagné, mais « Robert Ménard, le candidat non encarté mais soutenu par le parti frontiste (…) à l’issue d’une triangulaire avec 47,3% des voix, selon une estimation Ipsos/Steria. Le maire sortant UMP, Elie Aboud, n’a recueilli que 33,8% des suffrages. Le candidat socialiste Jean-Michel du Plaa, qui a perdu l’investiture de son parti pour avoir refusé de se désister à l’entre-deux-tours, obtient, lui, 18,9% (Ila Caro, à France Télévisions). Le FN remporte les mairies de Beaucaire (Gard), Hayange (Moselle), Le Luc (Var), Cogolin (Var), Le Pontet (Vaucluse) et Villers-Cotterêts (Aisne). Est-ce assez pour dire que la machine à perdre a joué à plein régime ? Peut-être, puisque des candidats se sont maintenus alors qu’ils étaient sûrs ainsi de laisser passer le FN, comme à Fréjus, à Camaret-sur-Aigues, à Mantes-la-ville et dans le 7e arrondissement de Marseille. Malgré ses bons résultats dans l’ensemble, le Front national subit la défaite de trois de ses principaux ténors. Ainsi, Gilbert Collard perd son pari à Saint-Gilles (Gard), battu de justesse par l’UMP Eddy Valadier. (…) A Forbach (Moselle), la quadrangulaire n’a pas profité à Florian Philippot (35,17%), très largement battu par le maire sortant PS Laurent Kalinowski (47,73%). Louis Aliot échoue à Perpignan (Pyrénées-Orientales) face au maire sortant, Jean-Marc Pujol (55,11%). Enfin,, et j’en ai touché un mot plus haut, la Ligue du Sud de Jacques Bompard remporte des victoires dans trois villes du Vaucluse Orange, Bollène et Camaret-sur-Aigues. « Si la « vague bleue » de l’UMP se confirme, le PS malgré la claque, garde Paris, Lyon, Lille et Strasbourg et, si le FN remporte neuf mairies au total, ses ténors sont battus » (FranceTVinfo). La Seyne a tenu bon, Six-Fours aussi, Perpignan également ! (Jean-Louis Asher, 2014).
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(Sanary : les villas des Baux avant 1914)
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 232e livraison :
-1685 – 31 mars : HYACINTHE DE VINTIMILLE S’INSTALLE A CHÂTEAU VERT, SUR LA COMMUNE DE SANARY – Après avoir vendu le château de la Tourelle à Antoine Decugis le 31 mars 1685, Hyacinthe de Vintimille, mécontent des relations que sa famille entretient avec Ollioules, décide de faire construire sa nouvelle résidence au Châteauvert, près de la source de Mortier à Sanary, dans l’actuel quartier de l’Huide, au carrefour de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat et de celui dit des Roches qui mène à la plage de la Gorguette.
La source avait été surcreusée sous la roche en 1661. On y descendait par un escalier étroit de quatre marches en accédant à un bassin d’environ un mètre sur deux qui alimentait un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir. Les coordonnées Lambert du Châteauvert sont 881,200 et 3098,75 pour une altitude de 50 m. La source était à environ 100 m dans le sud-est.
Dans un passé récent, les terres ont été vendues ainsi : d’abord celles au sud du Chemin des Roches pour constituer le lotissement dit du Châteauvert, puis au nord du même chemin pour le lotissement dit des Belles Terres. La source qui s’y trouvait a été comblée par le lotisseur, ainsi qu’un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir, les deux étant au sud-est de l’ancienne bastide. Les propriétaires se sont en revanche réservé l’usage d’un autre puits situé immédiatement au nord de la construction (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).
- Delattre G., ms : LE CHATEAUVERT se trouve à Sanary, actuel quartier de l’Huide à l’angle de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat et de celui dit des Roches qui mène à la plage de la Gorguette. Ses terres ont été vendues d’abord celles du sud du. Chemin des Roches pour constituer le lotissement dit du Châteauvert, puis au nord du même chemin pour le lotissement dit des Belles Terres. La source qui s’y trouvait a été comblée par le lotisseur, ainsi qu’un souterrain d’une cinquantaine de mètres qui menait à un puits réservoir, les deux étant au sud-est de l’ancienne bastide. Les propriétaires se sont en revanche réservé l’usage d’un autre puits situé immédiatement au nord de la construction. La source avait été surcreusée sous la roche comme l’indique un paragraphe de l’histoire de Sanary en 1661. On y descendait par un escalier étroit de quatre marches en accédant à un bassin d’environ un mètre sur deux qui alimentait le souterrain cité. Les coordonnées Lambert du Châteauvert sont 881,200 et 3098,75 pour une altitude de 50 m. La source était à environ 100 m dans sud-est. Description – C’est une maison carrée presque cubique, ne comprenant en façade qu’une fenêtre de chaque côté de la porte d’entrée au rez-de-chaussée et trois fenêtres à l’étage noble. Le deuxième étage de plafond moins élevé possède aussi trois fenêtres mais moins hautes. Le toit est à quatre pans sur double génoise. Il n’y a pas de tourelles. C’est donc une maison toute simple, qui n’est en fait qu’un pied à terre.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 434e livraison :
-1910 – 31 mars : SEIZE HOMMES DU PONT ET DE LA MACHINE DU VAPEUR FELIX- TOUACHE, REFUSENT DE PARTIR AU MOMENT DE LARGUER LES AMARRES – « Le 31 mars, à Marseille, seize hommes du pont et de la machine du vapeur Félix- Touache, de la compagnie Fraissinet, refusent de partir au moment de larguer les amarres. Ils sont remplacés séance tenante. Le navire prend la mer avec deux heures de retard et se rend à Alger. Dans ce port, nouvel incident : l’équipage réclame une gratification de 100 francs par homme sous menace d’empêcher le départ du bâtiment » (CHARLES ROUX. Journal de la marine, 9 avril 1910).
LA SEYNE-SUR-MER. 142e livraison :
1911 – 31 mars : NAISSANCE DE TOUSSAINT MERLE A LA SEYNE au n° 76 de la rue Victor Hugo. Ses ascendants, du côté paternel avaient travaillé dans les chantiers de la construction navale. Son arrière-grand-père y exerça le métier de charpentier. Son grand-père Laurent y fut outilleur. Les plus anciens de nos concitoyens l’ont connu vers la fin de sa vie comme concierge du patronage laïque établi avant la guerre sur l’emplacement de la Mairie sociale, rue Renan. Son père, Antonin, passa lui aussi la majeure partie de sa vie parmi les constructeurs de navires comme chef-ouvrier à l’atelier de serrurerie. Sa mère Gabrielle Parenti, originaire de Buti (Toscane), était venue à La Seyne dans le courant migratoire italien qui s’affirma puissamment vers la fin du siècle dernier. Occupée essentiellement à des tâches ménagères elle sacrifia beaucoup comme son mari, pour donner à leur unique enfant les moyens de s’élever dans la société (Marius Autran, tome 2, 1988). Toussaint Merle est né à la Seyne en 1911 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).
–TOULON : 180e livraison.
-1943 – du 16 au 31 mars : LE POINT SUR LES RENFLOUEMENTS DE NAVIRES SABORDES A TOULON – A Toulon, la société Serra Roma renflouera le sous-marin « Sirène » sabordé le 27 novembre 1942. En revanche, la société Serra Giacoma abandonnera le renflouement des contre-torpilleurs Cassard et Tartu entre le 16 et le 23 mars. Au cours du mois de mars, seront remis à flot les sous-marins « Thétis », « Diamant », « Naïade » et « Sirène », les avisos « Chamois » et « Dédaigneuse » le croiseur « La Galissonnière », le contre-torpilleur « Valmy », le transport « Champlain » et le mouilleur de filet « Gladiateur ».
CHRONIQUE CATALANE : 43e livraison (L’Indépendant du 21 novembre 1991).
Els “Quadres catalans” honoren la poesia.
La nostra collaboradora i amiga Palmira Bardés-Raynaud acaba d’obtenir el primer premi de poesia catalana als Jocs florals de Tolosa, « Le Midi chante ».
Els Quadres catalans de Perpinyà promovem la regiô amb el nostre saver i el nostre volontarisme, provem d’aportar una expansio més gran per al nostre pais. Posem en relleu aqui, que es pot ésser Quadre català i fer la prova que en el nostre grup de treball hi ha també valors culturals molt diversificats. Fa pocs temps el nostre amic Albert Bueno amb la cançô catalana i avui amb la poesia de Na Palmira, ja premiada vàries vegades. El dissabte 23 de novembre a les cinc de la tarda ens trobaren tots en el quadre prestigios de l’associaciô-fundaciô Firmin Bauby a Sant Vicens. Podreu adquirir els reculls de Na Palmira i sobretot el seu darrer sortit, titulat : « He encontrat l’Homo Tautavelensis », escrit conjuntament amb el seu amie de Taltahull, Roger Grazeilles.
La coral de Taltahull serà amb nosaltres. I qui sap ? Potser també aquell home d’un altre temps, mes tan célébré i que la nostra amiga ha posât en relleu amb els seus escrits, que podreu fer dedicar.
Us agrairiem la vostra presència. Junts brindarem !
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Mot d’enfant à son professeur des écoles : « Ma mère est mince, mon père est maigre ! ».

A tous, bon lundi et à demain, mardi 1er avril.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine.

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