ÉPHÉMÉRIDES DU 30 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 30 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4904)

Pensez à avancer vos aiguilles d’une heure

ILLUSTRATIONS : Architecture provençale (suite)

FÊTES.

Le 30 mars, nous fêtons les AMEDEE, nom porté par nombre de ducs de Savoie qui furent princes puis roi de Piémont, comtes d’Aoste, de Maurienne, de Nice et de Sardaigne. Saint-Amédée IX de Savoie (1435-1472), est né à Thonon. Fils du duc de Savoie, son règne débute en 1455. Epileptique, il exerce néanmoins le pouvoir de manière à se faire aimer par ses sujets jusqu’à ce qu’il soit obligé d’abdiquer en faveur de sa femme Yolande, petite-fille de Charles VII, roi de France.
C’était le prénom de mon père qui me permit ainsi, durant ses 91 ans d’existence, d’éclairer ce jour de l’un des plus beaux dictons français : « Souvent Saint AMEDEE est de mars la plus belle journée » !

Au calendrier républicain, c’était le 10e jour de germinal ou jour du COUVOIR (ou INCUBATEUR).

DICTON.
« Souvent Saint AMEDEE est de mars la plus belle journée »

LOCUTION PROVENCALE.
« La colle », mot géographique venu du provençal pour désigner une colline. Ex. la Colle Noire, la Colle d’Artaud).

PENSÉE.
La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences (Maurice Druon, Remarques).
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EN DIRECT DE LA BIBLIOTHEQUE de Freddy et Danièle Guglielmi) :
Ludovic Slimak – Le dernier néandertalien. Editions Odile Jacob, 2023, 296 p. Un récit brillant qui nous emmène, par-delà les millénaires, à la rencontre de notre première humanité. Un regard dissonant, dérangeant, qui interroge profondément la nature de ette humanité tout auant que notre manière de la concevoir et les raisons de son étonnante extinction.

ÉPHÉMÉRIDES.

La noria de Lagoubran, à Ollioules.

1015 – 30 mars : Mort de Pons 1er, évêque de Marseille, frère du vicomte Fouques. Lui succède son neveu Pons II, fils du vicomte Guillaume. Il s’agit des frères Guillaume et Foulques, vicomtes de Marseille mariés respectivement à Etiennette de Baux-Rians, et Odile de Vence. (Henri de Gérin-Ricard, Acte n° 4 6 : Martyrologium ecclesiae Massiliensis, bibl. bat., lat. 12702, fol. 138 v° ; Albanès et Chevalier – Gallia… Marseille, n° 83. ; Baratier Edouard – Documents de l’Histoire de la Provence dir. E. Baratier, Privat, 1971)

1213 – 30 mars : MARSEILLE – Vente, pour le prix de 600 livres de royaux coronats, par Roncelin, vicomte de Marseille, aux recteurs de la confrérie du Saint-Esprit de Marseille, agis¬sant pour la communauté des habitants de Marseille, de son huitième de la seigneurie de cette ville, qu’il tient de Raimond Geofroi de Trets. (acte des vicomtes de Marseille n° 365, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie presque contemporaine faite par ordre du podestat Spino de Sorresina : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a, F. Portai, La république marseillaise, p. 334).

1282 – 30 mars : VEPRES SICILIENNES. En ce lundi de Pâques, les cloches sonnent pour les vêpres à Palerme et le rêve angevin se brise. « Les Vêpres siciliennes », nom que l’événement portera dans l’histoire, donnent le signal du massacre. Les 8 000 Français qui occupent l’île pour y soutenir les prétentions de Charles Ier d’Anjou sont passés au fil de l’épée par les Siciliens soutenus par les Aragonais. Désormais, Charles 1er d’Anjou, comte de Provence et frère de Louis IX – le futur Saint Louis – s’épuisera à lutter contre le roi d’Aragon (M. Agulhon, N. Coulet, 1987 ; « Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

1288 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Turris Argillerii le 30 mars 1288 (acte notarié). LES ARGILIERS – quartier rural (1872) au quartier de Ste Marthe, vers Sainte-Mitre (1872). Première mention : Turris Rissendis de Argileriis , le 7 juin 1286 (acte notarié).

1302 : des lettres de Ricard ou Richard de Gambatesa, sénéchal de Provence, prescrivirent la création de phares sur les bords de la Méditerranée :
« Item debet fieri farossium, sive gardia, in dicto loco de laquila, quod respondere debet als Rauzels, alias vocato Plumassa (Plumassa a complètement disparu), quod est in territorio de Oliolis ».
« Un autre devait être établi « in dicto loco dels Rauzels, quod respondere debet al cap de Sesiech, quod est in territorio de Sex Furnis » (Archives départementale s des Bouches-du-Rhône, B. 5, f° 227.).
« Essayons d’interpréter ce texte intéressant pour l’histoire de la Provence en général. L’Aquila doit être identifié avec le Bec de l’Aigle situé sur le territoire de la Ciotat, où ont été établis successivement au cours des temps les plus modernes un sémaphore et un poste de télégraphie sans fil.
« […] (Note HR : les Rauzels et Plumasa se rapportent aux Rouveaux).
« Ces farossia sive gardiae ne sauraient rappeler ni de près ni de loin les phares de nos jours. C’étaient surtout des vigies. De même à la date de 1419, l’autorité décida l’installation d’un farot et gardia à Toulon, sur la montagne bien connu du Faron (Bulletin de la Société etc. du département du Var, 1849, p. 166.). Des investigations, même sommaires, permettraient de retrouver des dénominations provençales rappelant la situation de phares et existant antérieurement à 1302, car les Romains connaissaient les phares munis d’un feu, construits en forme de tour et disposés à l’entrée des ports. Dans tous les cas, la vigie du Rosaire ne dut pas subsister longtemps, car le cadastre de Sanary n’en n’a pas conservé la moindre trace (En 1308, l’inventaire des biens des Templiers â Ollioules fui dressé, (Archives des Bouches du-Rhône, B. 433). Avaient-ils des droits à Sanary ?).
« Quant au cap Sicié que les météorologistes vantent volontiers, les pêcheurs l’évitent avec soin, car il y vente par trop ». (Raoul Vallentin du Chaylard « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914). Je précise que je duplique l’exemplaire original de ma bibliothèque (1913, date fautive) tombé dans le domaine public et non l’une des copies publiées il y a quelques années).

1344 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major).

  1. Pico ( Jarretum de Pico). PIE-PICOUN, quartier rural au quartier de Saint-Pierre (1872). Première mention : Tor Picon, 31 mai 1332 (acte notarié).
  2. Sanctus Genecius. SAINT-GINIEZ – hameau (1872). Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde, puis il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possé¬daient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. Première mention en 1044 : Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).

1355 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE charte aux archives de la Major) –

  1. La Mota (LA MOUTTE, château au quartier de Saint-Marcel (1872). Première mention, Mota, en 1045 puis la Moute en 1731. La Moutte appartenait au monastère de Saint- Sauveur ; elle était tenue, en 1486, par le baron de Cannet (registre n° 55 de l’Evêché) et entra plus tard dans la famille de M. le conseiller Dupuy de La Moutte.
  2. Paraders, 30 mars 1355 (ibid.). PADEAUX – quartier rural. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municipales)

1344 – 30 mars : Jarretum de Pico, le 30 mars 1344 (charte aux archives de la Major). PIE-PIGOUN, quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre. Première mention : Tor Picon, 31 mai 1332 (acte notarié) puis Jarretum de Pico, le 30 mars 1344 (charte aux archives de la Major) -Tor de Piquon le 1er août 1360 (charte aux archives municipales de Marseille) et Pueypicon, 1423 (acte notarié).

1392 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE -Val de Clapet (charte aux archives de Saint-Victor). VAL DE GAPEL lieu-dit, quartier de Saint- Julien, près Beaumont.

Tourves (Var), colonnade du château des Valbelle vers 1960

1444 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Buyere ou Scaumaire, Buyere sive Milhiere (registre aux archives de la Major) . LA MILLIERE, hameau (1872). Mention Escamaire, le 9 mars 1546 (ibid.). Etrangement, on trouve écrit par ailleurs que le 27 janvier 1483, soit près de 40 ans plus tard, on trouve la Terre de Claude Milliere (ibid.). Claude Millière, hôtelier à Marseille, achète une propriété à laquelle il donne son nom. Le domaine passa ensuite à la famille Diodé, apparentée aux de Forbin. Etait-ce le même lieu ou un autre ? Sources : Archives départementales.

1463 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’évêché –

  1. bastida de Cars. CARS – cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, et qui a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n°912).
  2. Vallis de Falcherio. VAL DE FAUCHIER – lieu-dit, quartier des Eygalades, près du Cars. Première mention : Vallonus de Fouchier, de Folchier, 7 mars 1324 (registre aux archives de l’Evêché).

1483 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE -Aïgos vivos, 30 mars 1483 (archives de l’Evêché). EAUX-VIVES, ruisseau qui prend naissance dans les collines de Saint-Cyr et qui se jette dans le vallon de la Barasse.

-1484 – du 15 janvier au 30 mars : Les Etats généraux d’oc et d’oil se réunissent pour la première fois, à l’initiative de Louis d’Orléans ; ils s’achèvent sur un consensus national du peuple –noblesse et bourgeoisie-, et un renforcement de l’autorité royale (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 426).

1485 – 30 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’évêché) –
-Lo Fouge. LE FOUGE, hauteur d’une des collines de Saint-Marcel (1872).
-Val arenoa. VAL D’ARENE – lieu-dit, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège. Première mention : Larena, 14 janvier 1440 (registre aux archives de l’Evêché).

(La-Seyne-sur-Mer : Tamaris Pavillon réalisé en 1881 par François Roustan)

1548 – 30 mars -1565 : JULES FELTRI DE LA ROVERE, CARDINAL, 7ème ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE et 59ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 52ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL JULES FELTRI DE LA ROVERE, 1548-1565. Bulles de provisions du 30 mars 1548, prise de possession le 12 juillet 1549. Le roi avait nommé en 1549 Laurent Strozzi, qui apparaît dans quelques actes avec le titre d’abbé vers 1553-1555 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il est également seigneur majeur de Six-Fours.

(Saint-Cyr-sur-Mer, Var : La bastide La Brémone)

1685 – 30 mars : DROIT DE CHASSE DES HABITANTS D’OLLIOULES ET DE SAINT-NAZAIRE – Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particulier, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. Après intervention d’un avocat, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre (Castellan E., 1937, p. 95-97).

1707 – 30 mars : Décès de Sébastien Le Prestre de Vauban, connu sous le seul nom de VAUBAN, qui fut architecte et ministre de Louis XIV. Ouvrages de Vauban dans notre bibliothèque :
1.) Nouveau traité de géométrie et Fortification, à Paris, chez Sébastien Mabre Cramoisy, M DC XCV ;
2) Projet de la dîme royale, 1707, présentation Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, Imprimerie Nationale, collection « Acteurs de l’Histoire » dirigée par G. Duby, 1992, 298 p. ; texte complet reprenant celui de l’Association des amis de Vauban, édité en 1988 ;
3) « Mémoires », dans : Octave Teissier – Histoire des divers agrandissements et des fortifications de la ville de Toulon, Paris, 1873

(Pigeonnier du mas d’Auge à Fontvieille XVIe s.)

1721 – 30 mars : Par une lettre du 30 Mars, Monsieur DECUGIS de la TOURELLE écrivant au sieur GAUTIER, premier consul, lui avait fait part de la nomination de monsieur de LA MIL¬LIERE au commandement d’OLLIOULES, le 30 mars 1721.] « Vous apprendrez par ce billet que sur le trouble arrivé à OLLIOULES il y a vingt jours au sujet de la réception de monsieur de la MILLIERE comme commandant, Monsieur le Marquis de CAILUS a confirmé le dit sieur de la MILLIERE et otd6nné que le sieur Olivier SECOND consul et GILLY greffier et intendant soient emprisonnés dans les prisons d’OLLIOULES jusque à nouvel ordre, au moyen de quoi nous n’avons plus rien à faire avec le Bureau d’OLLIOULES. Monsieur de la MILLIERE, seul, conviendra de tout. Il doit être ici demain matin, je lui écris de nous attendre l’après dîné. Cette nouveauté a aplani beau¬coup de difficultés qu’il y avait eues. Je vous attends à l’heure que nous avons prise et vous souhaite le bonjour – signé DECUGIS ». [Le premier consul LAYET s’opposait à cette nomination. Le Mar¬quis DU PONT commandant la ville de TOULON avait quand même nommé Joseph VIRELLE de LA MILLIERE. Le second consul et le greffer avaient, malgré ses ordres, convoqué abusivement le conseil. Ils furent mis en prison. Les habitants d’OLLIOULES et surtout leurs consuls eurent donc à se soumettre, ce fut assez long pour arriver à leur faire entendre raison.

1789 – 30 mars : LA FAMINE SÉVIT DANS LES CAMPAGNES ET PROVOQUE DE VIOLENTS MOUVEMENTS POPULAIRES, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX. Cependant, le climat d’agitation qui entoure les élections aux États Généraux masque à beaucoup la situation extrêmement dangereuse qui règne dans les provinces et menace, à tout moment, d’exploser (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 30 MARS).

1791 – 30 mars : LA SEYNE
Le Directoire départemental du Var propose aux Capucins de la Seyne qui voudraient continuer la vie commune de se rendre à Montrieux ou la Verne (Maurel M., 1974).
Cote 1D1 – Approbation des réparations à exécuter au four dit de la mer.
Déclaration du sieur Curet qui reconnaît avoir reçu des officiers municipaux différentes pièces relatives à la contribution patriotique.
Décharge des pièces mentionnées dans l’article précédent.

(Sanary-sur-Mer : le mas de Cécile Sorel à la Cride).

1800 – 30 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre d’Osman Kiaya Bey à Moustafa Pacha. Le 4 zei el-Cadé (30 mars 1800) – « Je reçois à l’instant le billet que votre excellence vient de m’écrire pour m’apprendre que le général Kléber doit nous envoyer Hassan Agha. Comme vous nous l’indiquez, nous planterons un drapeau devant l’hôtel de Cheikh Belcri et par ce signal nous demanderons Hassan Agha. Après la conférence nous le renverrions à votre excellence. Vous nous marquez que le général Kléber allait donner ordre à ses soldats de ne plus tirer à compter de ce moment. Nassouf Pacha va donner le même ordre à nos troupes.

-1814 – 30 mars :
-CAMPAGNE DE France [Viguier, 1993 : 1814 – Les victoires de Champauben, Montmirail, Montereau ne sauvent pas la France. 30 mars les coalisés entrent dans Paris. 6 avril abdication de Napoléon. Traité de Paris, la France retrouve les frontières de 1792. L’Empereur est envoyé à l’île d’Elbe près de la Corse.]
-LES COALISÉS ENTRENT DANS PARIS (Viguier, 1993) après la capitulation de Marmont. Pour l’anecdote, le mot bistrot ou bistrot (« vite » en russe) entre dans le vocabulaire français à ce moment comme synonyme de débit de boissons : après avoir saccagé plusieurs estaminets sous l’emprise de l’alcool et sans moyens suffisants pour régler le prix des consommations, mais aussi suite aux réclamations des tenanciers, les troupes russes d’occupation se virent infliger par leurs autorités l’interdiction absolue d’entrer et de consommer de l’alcool dans les débits de boissons parisiens. Toutefois, bien que revêtus de leurs uniformes, certains bravaient l’interdiction, entraient et, tapant sur le comptoir en zinc, exigeaient d’être servis le plus vite possible en criant à plusieurs reprises : « бictpo » (bistro).

1842 – 30 mars : DÉCÈS DE ELISABETH VIGEE LE BRUN, peintre. Son art et sa carrière exceptionnelle en font un témoin privilégié des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antonette et de Louis XVI, du Royaume de Naples, de la Cour de l’empereur de Vienne, de l’empereur de Russie et de la Restauration. On lui connaît aussi plusieurs autoportraits, dont deux avec sa fille.

1844 – 30 mars : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 64ème de ligne : 8 officiers, 259 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1856 – 30 mars :

  1. UN TRAITÉ DE PAIX CONCLUT LA GUERRE DE CRIMEE. L’ar¬mée française commence son rembarquement pour Toulon, où l’animation est colossale. Les pertes du corps expéditionnaire sont considérables : 83000 morts (26,6 %) + 78,6 % des chevaux, 132 bâtiments de guerre et de commerce ont fait les navettes et 905 voyages (F.T., 2020).
  2. IMPACT DE LA FIN DE LA GUERRE DE CRIMEE SUR LES PROJETS DE MARIUS MICHEL – La guerre de Crimée cessant le 30 mars 1856, l’urgence du projet de construire 111 phares disposés sur les côtes de la mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale ne se posait plus avec la même nécessité. Cependant le Sultan manifesta le désir de le reprendre. L’intelligence des affaires allait pousser le Directeur des phares et balises vers des entreprises audacieuses. Il lui apparut qu’une situation de fonctionnaire ne lui permettait pas de réaliser de grandes choses. Il décida de s’associer à un homme d’affaires spécialiste des problèmes maritimes, un armateur bordelais, du nom de Camille Collas. Une merveilleuse aventure allait commencer pour lui. La Société Collas-Michel se mit à l’ouvrage, fit des emprunts relativement importants et réalisa les premiers phares. Chaque navire qui entrait dans un port devait payer des taxes non négligeables. L’administration du Sultan n’encaissait rien, mais ne dépensait rien non plus. En quelques mois, les associés touchèrent d’importantes sommes qui permirent le remboursement des emprunts. La rentrée des capitaux s’accélérait avec la poursuite des travaux. Le nombre des phares construits passe de 15 à 27. Ces résultats grandement appréciés, le Sultan envisagea bientôt d’étendre le système de protection des côtes à tout son empire. Entre 1855 et 1864, 111 feux seront vendus à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Et lorsque les travaux du Canal de Suez entrèrent dans leur phase finale, et que le Pacha d’Egypte en accorda la concession à Ferdinand de Lesseps, la Société Michel et Collas dut fournir tous les feux nécessaires à la sécurité maritime des côtes d’Egypte et du canal (Ortolan G.).

1862 – 30 mars : CHANGEMENT DE CURÉ A LA SEYNE – VIAN Eugène-Louis, précédemment curé de Saint-Maximin, devient curé de La Seyne le 30 mars 1862. Il sera remplacé le 1er juillet 1880 par RAYMONDIS Ambroise, précédemment curé de Barjols (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1867 – 30 mars : LA RUSSIE CÈDE L’ALASKA AUX ETATS-UNIS pour 7,2 millions de dollars.

(Arrondissement de la toiture à ses angles, bastide d’Aix).

1902 – 30 mars : GRAMOPHONE – Une séance divertissante de musique et de chant est donnée dans la salle du Casino Ardissone. «Le gramophone» sera le principal acteur de la soirée. «C’est un instrument reproduisant les discours avec une parfaite netteté ; les mots sont perçus à une très grande distance, de même que la musique instrumentale et vocale. On a l’illusion complète de la voix naturelle». La soirée est donnée au profit des Ecoles Laïques, M. Ardissone a gracieusement prêté la salle. On a pu entendre «l’étonnant gramophone» de M. Prade de huit heures du soir à minuit. Au programme on a trouvé des airs d’opéras, d’opérettes, des monologues, des danses, des romances et des chansonnettes (Gisèle Argensse, 1989, p. 129).

1907 – 30 mars : CATASTROPHE DU CUIRASSE « IENA » – Une messe est donnée en l’église Saint-Louis, toute proche de la place d’Armes où le convoi solennel est formé, en hommage aux morts de la catastrophe du cuirassé « Iéna » survenue le 12 du même mois. Messe réclamée par les familles malgré l’anticléricalisme qui fait que le président de la République n’assiste pas à la messe (FT, 2020).

1910 – 30 mars : SEPT CHAUFFEURS REFUSENT LE SERVICE POUR PROTESTER CONTRE LA PRESENCE DE CHAUF¬FEURS SOMALIS A BORD DE LEUR NAVIRE – Le 30 mars, à Marseille, au moment du départ pour Tunis du paquebot postal « Djurjura », de la compagnie Fraycinet : sept chauffeurs refusent le service pour protester contre la présence à bord de chauffeurs Somalis, et le paquebot subit un retard (Charles ROUX. Journal de la marine, 9 avril 1910).

(Barbentane : ancienne maison des Barbentane Cabassole, v. 1930).

1912 – 30 mars : LE SULTAN DU MAROC SIGNE AVEC LA FRANCE UN TRAITE FAISANT DE SON PAYS UN PROTECTORAT FRANÇAIS. Par ce traité, le gouvernement chérifien — le sultan et ses vizirs — perd la pleine souveraineté sur une bonne partie de son territoire, celle-ci passant sous la dépendance et le protectorat de la France. Le 15 juillet 1912, une loi en portant approbation est adoptée par le Parlement français et promulguée par le président de la Troisième République française de l’époque : Armand Fallières. Concernant la présence de l’Espagne au Maroc, il évoque une concertation future entre les gouvernements français et espagnol à propos des intérêts de ce dernier, en raison « de sa position géographique et de ses possessions territoriales sur la côte marocaine. Presque cinq mois plus tard (12 août 1912), Moulay Hafid, en place depuis 1908, abdiqua et fut remplacé par Moulay Youssef (13 août 1912), son frère, père du futur sultan Sidi Mohammed (1927), alors âgé de trois ans et futur roi Mohammed V, peu après la fin des protectorats français et espagnol, en 1956.

1915 – 30 mars au 3 avril : ACCIDENT DU SOUS-MARIN « FRESNEL » – A la suite d’une avarie de machines, le Fresnel limite sa croisière à la partie sur de l’Adriatique où il croise le 30 mars, le 1er et le 2 avril. Le 3, il rejoint le Du Chayla qui le remorque vers Navarin, et fait route ensuite sur Bizerte.

1920 – 30 mars : LETTRE DE LOUIS BROQUIER A GABRIEL AUDISION – Louis Broquier fut rédacteur au Radical. Il est mort en 1976 : « Marseille, le 30 mars 1920. Je t’écris du café Riche. Il est onze heures. Nuit, des femmes. Ma solitude et l’angoisse du soir. J’ai passé la soirée chez Marin, puis je suis sorti seul et j’ai fait notre voyage. Je suis monté ce matin à bord du Duc d’Aumale ; j’ai vu le lieutenant. Je fume tes cigarettes. La courroie de transmission que j’ai portée chez toi m’a permis d’apprendre que tu étais nommé à Constantine. Est-ce que tu as une opinion là-dessus ? Administre donc ! « Tandis que vous dormez parmi les cartons verts » comme a dit V. Hugo. Je vais écrire un poème sur la rue Beauvau. Un poème qui commencera comme ça : « Cent mètres de la rue Beauvau, Comme vous grandissez le monde ! » Tu sais les compagnies, Anchor Line, F. Barry consi¬gnataire, W.O. Temple, Union Castle Mail, Rangoon, Calcutta, Nippon Yusen Kaïsha. Seulement il y a une chose qui me peine, sans pour ça me gêner, mais qui me peine tout de même : la rue Beauvau a réellement 169,70 mètres. Or la poésie est une science exacte. Avant de faire ce poème il faut que je possède aussi la largeur de la rue et sa hauteur moyenne. Ensuite je ferais le cube -be, je dis be- cube, et mon poème sera fini. Car, en somme, en quoi consiste la poésie de la rue Beauvau ? Seulement en la comparaison entre la puis¬sance de cette rue sur le monde et les dimensions de cette même rue et de ce même monde. Une égalité suffirait pour exprimer cela. Tout le monde (sauf toi., moi et quelques privilégiés) peut établir une égalité mathématique . Mais établir ce rapport avec des mots, voilà le dur ! Tu as tort de défendre «Pleine Mer ». Je t’ai froissé Gaby ? Non, c’est un poème que tu regretteras. Il est lâche, d’un grain insuffisamment chargé (…). Je lis Darwin « De l’Origine des espèces « . Est-ce que tu connais « Le Sentiment tragique » » de la vie par Miguel de Unamuno. N.R.F. ? Réponds ! La pensée l’amitié est ma jointure avec les hommes. Si je ne t’aimais pas, je ne pourrais en voir aucun. Tu es ma raison de croire qu’il y en a qui pourront m’aimer. Oh ! les négresses. Caillé m’a apporté tes amitiés. Plusieurs petits fragments. Je ris. Je t’embrasse. Louis » (Marseille, revue municipale, n°126, troisième trimestre 1981, p. 96).

(avant 1957 : Avignon – Les remparts du XIVe siècle)

1939 – 30 mars – PRISE DE COMMANDEMENT DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER PAR LE CAPITAINE DE CORVETTE FERNAND BERGOT ; le lavoir est en service. A la base on fête le départ du Commandant, M. le Capitaine de Corvette Foisolle, remplacé par le Capitaine de Corvette Bergeot commandant la base d’Aspretto (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1942 – 30 mars : le train spécial 767 Paris-Auschwitz emmène des Juifs. À 05h33 ce matin, ce train est entré en gare du camp et 1112 juifs en provenance de Paris en sont descendus. Leur voyage avait commencé il y a 3 jours et demi à partir des camps de Drancy et de Compiègne. Après leur arrivée ils devront s’habituer au nouveau camp. Peu y survivront longtemps. Les chambres à gaz et les fours crématoires sont bientôt prêts à Birkenau. La plupart mourront avant l’automne (chronique de la 2nde guerre mondiale).

(Pernes – Vaucluse – disposition des portes d’entrée d’une maison, ver 1930)

1950 – 30 mars : DÉCÈS DE LEON BLUM qui fut l’un des dirigeants de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) et président du conseil en 1936-1937 (Front populaire), 1938 et 1946 (gouvernement provisoire). Ses réformes ont représenté de grandes avancées sociales (congés payés, femmes au gouvernement, réduction du temps de travail,…)

1952 – 30 mars : DES ÉMEUTES ANTI-FRANÇAISES ÉCLATENT A TANGER, AU MAROC. « Il y a quarante ans exactement, en 1912, le protectorat français s’est installé au Maroc et depuis nous ne sommes plus libres ! » entendait-on. Le 30 mars 1952, lors du quarantième anniversaire du traité instaurant le Protectorat, des heurts éclatent à Tanger entre des manifestants et des forces de police. Durant l’année1952, à Fès, à Casablanca, ainsi que dans d’autres villes marocaines, des manifestations sont violemment réprimées, alors que l’avenir du Protectorat marocain est débattu à l’ONU.

1954 – 30 mars : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – la majorité des enseignants fera grève demain pour obtenir une diminution de 10% des traitements. (Aurore, 30 mars 1954).

1957 – 30 mars : «EN PANNE DE MOTEUR, UN HÉLICOPTÈRE DE LA BASE DE SAINT-MANDRIER TOMBE A LA MER. AUCUNE VICTIME…». Vers 9 h 00, un hélicoptère HUP2 appartenant à la flottille 23F décolle de sa base. Son équipage se compose de trois officiers mariniers. Leur mission consiste à effectuer des réglages radar avec un escorteur. 10 h 00 : retour dans la presqu’île. Soudain, au large de Tamaris, les moteurs tombent en panne. L’aéronef commence alors à descendre verticalement, en autorotation. A peine a-t-il touché les flots, qu’il s’y s’enfonce, imperturbablement. « Le drame n’a duré pas plus de trois minutes ». Les trois militaires arrivent à s’extraire sans encombre de la carlingue. Une vedette de la base les repêche indemnes. L’après-midi, une équipe spécialisée remonte l’épave qui gît par vingt-trois mètres de fond. D’après l’enquête technique diligentée par la préfecture maritime, l’appareil ne prendra pas, pour l’instant du moins, la direction de la casse (République de Toulon et du Var du samedi 30 mars 1957 ; Ken Nicolas, vol. 1, p. 309).

(Solliès Pont, Var, Château de Forbin : Façade du corps de logis côté cour)

1963 – 30 mars : DÉFENSE DES LIBERTÉS COMMUNALES, AMÉLIORATION DES FINANCES LOCALES, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET SECOURS AUX MINEURS GRÉVISTES – «Le samedi 30 mars, le Conseil municipal (de Saint-Mandrier) a voté à l’unanimité la résolution adoptée au 47eme congrès national des maires de France, concernant la défense des libertés communales, l’amélioration des finances locales et la réforme relative à l’aménagement du territoire. Dans la même séance (à l’unanimité), le Conseil municipal a accordé un secours sous forme de subvention de deux cents francs aux familles des mineurs en grève » (Le Petit Varois du mercredi 2 avril 1963).
Ces « gueules noires » sont en grève depuis la fin du mois de mars. Grâce à leur opiniâtre détermination, ils ont obtenu du gouvernement une augmentation substantielle de leur salaire (6,50 % à compter du 1er avril 1963, et 12,50 % au 1er avril 1964). La reprise du travail ne saurait tarder (Ken Nicolas, vol. 2, p. 156).

1967 – 30 mars : LE QUARTIER GÉNÉRAL MILITAIRE DE L’OTAN EN FRANCE EST OFFICIELLEMENT FERMÉ, après le déplacement vers d’autres pays membres de l’OTAN des quelque 30 000 militaires encore présents au milieu des années 1960.

1981 – 30 mars : LE PRÉSIDENT RONALD REAGAN EST BLESSE D’UNE BALLE A LA POITRINE DANS UN ATTENTAT. L’auteur du coup de feu, John Hinckley, est immédiatement arrêté.

1988 – 30 mars : DÉCÈS D’EDGAR FAURE, ancien président du Conseil et académicien.

(Marseille – Rue de la Loge)

1994 – 30 mars : ACCIDENT MORTEL A BORD DU SOUS-MARIN « ÉMERAUDE » (SNA type Améthyste) Alors que le bâtiment participait à un exercice de chasse anti sous-marine au large de Toulon, dix hommes présents à ce moment-là dans le compartiment turbo-alternateurs à l’occasion d’une inspection de locaux, étaient tués à la suite d’une explosion et du dégagement accidentel de vapeur.
Un témoignage de l’accident posté le 11 avril 2004 sur la toile…! « C’est une suite de réactions qui a provoqué la catastrophe cela a commencé ainsi: Lors de la fameuse inspection une entrée d’eau en nappe de brouillard est détectée dans le fond du compartiment sur le collecteur de refroidissement du condenseur vapeur, ne pouvant quantifier celle-ci et comme nous l’avons appris cette entrée d’eau est annoncée « voie d’eau  » par diffusion sur un interphone du compartiment, conditionné par un entrainement rigoureux les gars du pcp actionnent les fermetures d’urgence dont, bien sûr, celle du fameux collecteur et en même temps envoient toute la sauce pour remonter rapidement. Mais l’arrivée de la vapeur dans le condenseur non refroidi provoque l’éclatement d’une tape prévue pour ce genre de situation (mais pas avec dix gars dans le compartiment)10 des onze gars se précipitent sur l’arrière du compartiment et se retrouvent dans l’impossibilité d’ouvrir cette lourde porte blindée à cause de l’assiette prise par le navire et restent en plan devant et sont ébouillantés….. Le onzième gars a le réflexe de se précipiter sur l’avant du compartiment en restant le nez à ras de terre protégé par un renfoncement dans la coursive à cet endroit mais lui aussi incapable d’ouvrir la porte. Une fois en surface l’infirmier fera tout son possible pour en sauver quelques-uns mais hélas tous périront dans les minutes qui suivront. Voilà vous savez à peu près tout, ce que je viens de dire est tiré du rapport d’enquête que j’avais lu à l’époque. Dix ans déjà je n’avais pas réalisé, quand on repense à ces moments c’est très pénible surtout lorsque l’on y a perdu un bon camarade. J’ai entendu beaucoup d’histoires sur cette inspection beaucoup ne m’ont pas fait rire, mais sachez que les inspections ont continué par la suite. Il y a seulement eu la construction d’un simulateur voie d’eau à Toulon et Brest et un toilettage des consignes générales H.P ».

(Pavillon de la reine Jeanne, Les Baux de Provence).

2008 – 30 mars : D’après L’Osservatore Romano « L’ISLAM DEPASSE LE CATHOLICISME EN NOMBRE D’ADEPTES, devenant la plus importante religion du monde avec 19,2% de la population de la planète », a déclaré Mgr Vittorio Formenti, responsables des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien avec le journal L’Osservatore Romano. Selon lui, les catholiques représentent 17,4 % de la population mondiale, un chiffre qui reste stable, alors que les musulmans sont désormais à 19,2 %. Il a précisé que les chiffres datent de 2006 et ont été fournis par les pays musulmans aux Nations unies. Mgr Formenti a ajouté que les chrétiens, catholiques et autres, représentent 33 % de la population mondiale.

2010 – 30 mars : 3,1 MILLIONS DE PERSONNES TOUCHÉES PAR L’ILLETTRISME EN FRANCE. Le ministre de l’Education Luc Chatel a annoncé lundi au Salon du Livre plusieurs initiatives pour lutter dès l’école maternelle contre ce qui reste une « réalité dans notre pays »).

2017 – 30 mars : LA PHRASE DU JOUR EST DE PAUL-HENRI SPAAK, AU 2e CONGRES DE « FRATERNITÉ MONDIALE », BRUXELLES, 1955 « A mes yeux, la tolérance est la plus belle et la plus noble des vertus. Elle est une condition préalable à tout contact humain. La tolérance ne fait renoncer à aucune idée et ne fait pas pactiser avec le mal. Elle implique simplement qu’on accepte que d’autres ne pensent pas comme vous sans les haïr pour cela. » Je crois que je vais la conserver cette fois encore car le monde en a bien besoin.

2018 – 30 mars :

  1. AIR-FRANCE PRÉVOIT UN TRAFIC PERTURBE en raison du préavis de grève déposé par plusieurs syndicats de personnels Air France pour la journée du vendredi 30 mars 2018.
  2. NORDHAL LELANDAIS AVOUE LE MEURTRE DU CAPORAL ARTHUR NOYER, d’après France Info.
  3. L’INDUSTRIE ALLEMANDE EST-ELLE AUSSI FIABLE QU’ON LE CLAME ? Si l’on en croit le magazine LOS ! Dans sa 37e livraison (mars-avril 2018), La très récente frégate « Bade-Würtemberg » déçoit la marine allemande. D’après la presse d’outre-Rhin, c’est la première fois que l’Agence allemande d’acquisition de matériel de défense refuse un navire peu après sa livraison pour des problèmes de CONCEPTION. Il est à espérer que ces derniers soient des aléas inhérents à la mise au point d’un nouveau bâtiment (note HR : on avait entendu de pareilles critiques lors des essais du « Charles de Gaulle », rappelez-vous!). Car trois frégates du même type doivent être livrées d’ici 2020. Pour le moment, on ignore quand le « Bade-Würtemberg » sera en mesure de reprendre la mer.
  4. METEO SANARYENNE : A 7h 35, je note 12°. La météo prévoit 15° maximum dans la journée et un risque de pluie.

2019 – 30 mars : METEO SANARYENNE – A 3h, la nuit est claire, sans nuages avec un vent de nord-est à 5 km/h. A partir de 7h, le vent changera et passera au sud-est dans la matinée, mais il ne devrait pas dépasser les 15 km/h. Le soleil devrait être présent jusqu’à 16h où des nuages devraient apparaître. Les minimales sont de l’ordre de 8° à 3h. Les maximales devraient atteindre 17° à 18° dans la journée.

(Bastide aux Martigues ayant appartenu à Charles Maurras)

2020 – 30 mars : METEO SANARYENNE – Eclaircies annoncés jusqu’à 14h où une dégradation devrait apporter de la pluie durant une heure. Nouvelles éclaircies jusqu’à 20 h. Le vent, de secteur nord-est puis sud-ouest à est, ne devrait pas dépasser 10 km/h. Températures : 9° pour les minimales, 15° pour les maximales.

2022 – 30 mars :

  1. UKRAINE – RUSSIE : Les nouvelles (6 h 18) Moscou a annoncé « réduire radicalement » sa présence militaire près de Kiev et Tcherniguiv. Selon le renseignement américain, il pourrait ne s’agir que d’un redéploiement, et pas d’un retrait. Le président Zelensky a toutefois vu « des signaux positifs » dans les négociations. Sur le terrain, l’accalmie espérée se fait attendre. Les sirènes d’alerte ont été entendues à plusieurs reprises à Kiev dans la nuit de mardi à mercredi avant d’être annulées, signe de l’inquiétude qui règne toujours dans la capitale. Zelensky a accusé mardi les Russes de « crime contre l’humanité » à Marioupol, où environ 160.000 personnes seraient toujours coincées. A la suite d’un échange téléphonique avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a posé comme condition à une évacuation des civils la reddition des forces ukrainiennes qui défendent la ville.
  2. METEO – En début de matinée quelques pluies circulent sur le quart sud-est du pays, puis se cantonnent essentiellement à la Corse en journée où elles prennent un caractère de fortes averses et peuvent s’accompagner d’orages ponctuels. Des précipitations touchent également les Alpes avec une limite pluie-neige à 1600 m et peuvent revenir le soir vers la Côte d’Azur, tandis que le temps devient plus sec dans le golfe du Lion et la vallée du Rhône. La tramontane souffle modérément avec des rafales à 60/70 km/h. Du Sud-Ouest au Massif Central et au Nord-Est le ciel est très chargé, ponctué de pluies éparses le matin, d’averses l’après-midi. La neige tombe à 1600 m sur les Pyrénées. Au Nord-Ouest on a encore un ciel d’averses le matin avec des éclaircies qui gagnent peu à peu par les Flandres et la Manche, tandis que les averses s’enfoncent en direction du Centre et de la Nouvelle-Aquitaine. Les températures minimales sont le plus souvent comprises entre 6 et 9 degrés. Les maximales atteignent 10 à 14 degrés au nord, sauf en plaine d’Alsace où elles peuvent localement dépasser 16 degrés. Plus au sud, on attend 11 à 15 degrés au Sud-Ouest, et 16 à 19 au Sud-Est.

2024 – 30 mars : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon- La Seyne – Sanary)

  1. Photocopieurs à prix d’or dans le Var – 500 000 euros d’amende requis contre l’ex-patron qui assume (p. 6).
  2. La contrebande fait un tabac – Une vaste opération nationale a permis de saisir 27 tonnes de tabac de contrebande. Le phénomène est en hausse dans le Var comme partout en France, notamment en raison du prix élevé des cigarettes (p. 2 et 3).
    Toulon : La ville cède du terrain pour conserver a clinique Saint-Jean (p. 9).
    Rugby – Toulon : avec Serin, le RCT a récupéré bien plus qu’un leader (p. 38).
    Pages intérieures :
    A la Région, Muselier et le RN s’écharpent sur l’Europe.
    La politique culturelle du Var à l’heure du débarquement de Provence.
    La Seyne : l’intersyndicale d’Auchan maintient la pression.
    Toulon : Il y a trente ans, le drame du sous-marin « Emeraude » (p. 11).
    Le fort du Grand Saint-Antoine a été vendu (p. 11).
    Sud-Sainte-Baume : Ligne nouvelle – le collectif ne baisse pas les bras (p. 16).
    France/monde : Diên Biên Phu : 70 ans après, sox corps français rapatriés (p. 22)

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

(îlot des pêcheurs, Sanary : il n’en reste plus rien depuis l’explosion qui l’a détruit)

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 231e livraison :

  • La chapelle Notre-Dame de Pitié a été construite en 1560, par les pêcheurs d’après la tradition. De 1561 à l’an IV, elle fut desservie par un « hermitte » dont l’une des fonctions était de prévenir les pécheurs du mauvais temps ou de la présence de vaisseaux douteux. Elle a dépendu de la cure d’Ollioules jusqu’en 1805, longtemps après l’indépendance de Sanary. C’était le curé dOllioules qui désignait le desservant. Mais il n’y avait pas de titulaire à bénéfice sur cette chapelle. Durant la peste de 1720, la chapelle sert d’infirmerie pour les pestiférés, et il faut la désinfecter on 1721. De la troupe y séjourne en 1756. Pendant la Révolution, des troupes y cantonnèrent et y causèrent des dégats. La cloche et tout le fer, 150 livres de rampes et de balustrades furent saisies. La chapelle est vendue comme bien national et achetée le 29 ventose An II par le Capitaine Ferrante, commandant l’artillerie côtière de Sanary, qui envisage un moment d’en faire son habitation. Elle sert encore de cantonnement aux troupes. Elle est récupérée aussitôt que possible, et remise en état en 1805 et 1811 ; elle servit aussi d’ambulance militaire de septembre 1870 à mars 1871. Autrefois, le porche était ouvert par des arcades. Les grilles actuelles datent du début du siècle.] (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 36 ; Rotger B., 1990, p. 6. Patania L., Guillaume G., 2002, p. 48).
    [B. Rotger, 1984 : consécutivement à l’augmentation de la population du liue, des édifices de culte commencent à apparaître. Il semble que c’est bien en 1561 que fut érigée la chapelle de Notre-Dame de Pitié dont le desservant était désigné par le curé d’Ollioules. Il est dit que ce sont les pêcheurs qui la firent élever et la confièrent à la garde d’un ermite chargé de l’entretien et de sonner la cloche pendant un orage ou un brouillard intense afin de permettre ainsi aux marins de rejoindre le port. Quelques noms d’ermites : Jean Gras ou Gros (†1562), Balthazar Dailloz (†1660), Louis Chauvet (†30 juillet 1721 en soignant les pestiférés), Joseph Michel, né à Saint-Nazaire en 1683 (†19 février 1773), Joseph Dieu (†9 mai 1783), Comigale (†An IV).]
    [Rotger B., 1990 : En 1560, la chapelle de Notre-Dame de Pitié fut édifiée par les habitants (de Sanary). Un ermite en assurait la garde et il avait en outre la charge de faire sonner la cloche en cas de mauvais temps ou d’apparition de navires suspects. Ce rôle fut presque toujours rempli par un étranger. Le nom de quelques-uns d’entre eux est parvenu jusqu’à nous. Il fut décidé aussi de désigner trois personnes pour médiateur de paix et pour conserver l’union et l’amitié entre les particuliers, car une certaine animosité régnait entre les deux communautés (d’Ollioules et de Sanary).]
    [Delattre G., Saliceti P., 2002 : CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE située au sommet de la colline de Portissol, sa titulaire est la Vierge sous le nom de Note-Damne de Pitié. La fête particulière en est le 8 décembre jour de l’immaculée-Conception. une procession avait lieu aussi le 15 août, jour de l’Assomption. Actuellement, le jour de leur communion solennelle, les communiantes et communiants s’y rendent en procession pour remercier la Vierge. Cette chapelle a été construite en 1560 à l’initiative des habitants de Saint¬-Nazaire, mais l’habitude a été prise d’en faire une chapelle privilégiée des pêcheurs. La garde en était confiée à un ermite. le religieux qui l’habitait devait l’entretenir, et sonner la cloche pendant un orage ou un brouillard intense pour permettre aux marins et aux pêcheurs de rentrer au port. Cette chapelle renferme aussi de nombreux ex-voto, et on particulier ceux des gens de mer.] [selon Patania L. et Guillaume G., 2002 , « l’institution de la Confrérie de St-Pierre remonte à 1661, et le registre de St-Pierre, jalousement conservé et défraîchi par les siècles, porte la mention suivante : Pour servir de mémoire à la postérité Dieu soit loué éternellement. », ce n’est donc pas la Confrérie qui a pu élever l’édifice, peut-être des pêcheurs, peut-être aussi l’ensemble de la population de Sanary qui était tout à la fois composée de pêcheurs, d’agriculteurs et de commerçants.]

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 432e livraison :
-1920 – 30 mars : LETTRE DE LOUIS BROQUIER A GABRIEL AUDISION – Louis Broquier fut rédacteur au Radical. Il est mort en 1976 : « Marseille, le 30 mars 1920. Je t’écris du café Riche. Il est onze heures. Nuit, des femmes. Ma solitude et l’angoisse du soir. J’ai passé la soirée chez Marin, puis je suis sorti seul et j’ai fait notre voyage. Je suis monté ce matin à bord du Duc d’Aumale ; j’ai vu le lieutenant. Je fume tes cigarettes. La courroie de transmission que j’ai portée chez toi m’a permis d’apprendre que tu étais nommé à Constantine. Est-ce que tu as une opinion là-dessus ? Administre donc ! « Tandis que vous dormez parmi les cartons verts » comme a dit V. Hugo. Je vais écrire un poème sur la rue Beauvau. Un poème qui commencera comme ça : « Cent mètres de la rue Beauvau, Comme vous grandissez le monde ! » Tu sais les compagnies, Anchor Line, F. Barry consi¬gnataire, W.O. Temple, Union Castle Mail, Rangoon, Calcutta, Nippon Yusen Kaïsha. Seulement il y a une chose qui me peine, sans pour ça me gêner, mais qui me peine tout de même : la rue Beauvau a réellement 169,70 mètres. Or la poésie est une science exacte. Avant de faire ce poème il faut que je possède aussi la largeur de la rue et sa hauteur moyenne. Ensuite je ferais le cube -be, je dis be- cube, et mon poème sera fini. Car, en somme, en quoi consiste la poésie de la rue Beauvau ? Seulement en la comparaison entre la puis¬sance de cette rue sur le monde et les dimensions de cette même rue et de ce même monde. Une égalité suffirait pour exprimer cela. Tout le monde (sauf toi., moi et quelques privilégiés) peut établir une égalité mathématique . Mais établir ce rapport avec des mots, voilà le dur ! Tu as tort de défendre «Pleine Mer ». Je t’ai froissé Gaby ? Non, c’est un poème que tu regretteras. Il est lâche, d’un grain insuffisamment chargé (…). Je lis Darwin « De l’Origine des espèces « . Est-ce que tu connais « Le Sentiment tragique » » de la vie par Miguel de Unamuno. N.R.F. ? Réponds ! La pensée l’amitié est ma jointure avec les hommes. Si je ne t’aimais pas, je ne pourrais en voir aucun. Tu es ma raison de croire qu’il y en a qui pourront m’aimer. Oh ! les négresses. Caillé m’a apporté tes amitiés. Plusieurs petits fragments. Je ris. Je t’embrasse. Louis » (Marseille, revue municipale, n°126, troisième trimestre 1981, p. 96).

LA SEYNE-SUR-MER. 141e livraison :
-1791 – 30 mars : LA SEYNE
Le Directoire départemental du Var propose aux Capucins de la Seyne qui voudraient continuer la vie commune de se rendre à Montrieux ou la Verne (Maurel M., 1974).
Cote 1D1 – Approbation des réparations à exécuter au four dit de la mer.
Déclaration du sieur Curet qui reconnaît avoir reçu des officiers municipaux différentes pièces relatives à la contribution patriotique.
Décharge des pièces mentionnées dans l’article précédent.

TOULON : 179e livraison.
-1302 : des lettres de Ricard ou Richard de Gambatesa, sénéchal de Provence, prescrivirent la création de phares sur les bords de la Méditerranée :
« Item debet fieri farossium, sive gardia, in dicto loco de laquila, quod respondere debet als Rauzels, alias vocato Plumassa (Plumassa a complètement disparu), quod est in territorio de Oliolis ».
« Un autre devait être établi « in dicto loco dels Rauzels, quod respondere debet al cap de Sesiech, quod est in territorio de Sex Furnis » (Archives départementale s des Bouches-du-Rhône, B. 5, f° 227.).
« Essayons d’interpréter ce texte intéressant pour l’histoire de la Provence en général. L’Aquila doit être identifié avec le Bec de l’Aigle situé sur le territoire de la Ciotat, où ont été établis successivement au cours des temps les plus modernes un sémaphore et un poste de télégraphie sans fil.
« […] (Note HR : les Rauzels et Plumasa se rapportent aux Rouveaux).
« Ces farossia sive gardiae ne sauraient rappeler ni de près ni de loin les phares de nos jours. C’étaient surtout des vigies. De même à la date de 1419, l’autorité décida l’installation d’un farot et gardia à Toulon, sur la montagne bien connu du Faron (Bulletin de la Société etc. du département du Var, 1849, p. 166.). Des investigations, même sommaires, permettraient de retrouver des dénominations provençales rappelant la situation de phares et existant antérieurement à 1302, car les Romains connaissaient les phares munis d’un feu, construits en forme de tour et disposés à l’entrée des ports. Dans tous les cas, la vigie du Rosaire ne dut pas subsister longtemps, car le cadastre de Sanary n’en n’a pas conservé la moindre trace (En 1308, l’inventaire des biens des Templiers â Ollioules fui dressé, (Archives des Bouches du-Rhône, B. 433). Avaient-ils des droits à Sanary ?).
« Quant au cap Sicié que les météorologistes vantent volontiers, les pêcheurs l’évitent avec soin, car il y vente par trop ». (Raoul Vallentin du Chaylard « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914). Je précise que je duplique l’exemplaire original de ma bibliothèque (1913, date fautive) tombé dans le domaine public et non l’une des copies publiées il y a quelques années).

CHRONIQUE CATALANE :

Perpignan – Le Castillet

42e livraison (L’indépendant du 19 juillet 1991).
Sobre les empreintes del temps

No son cap fenomen, perquè no tenen pas res d’estrany. No calen d’altres pautes que uns fets remémorants succeits en el passât que hagin deixat una empremta en la nostra sensibilitat, perquè une efemèride ens recordi se sobte tristament o tellement, segons la seva natura, tanmateix pero, sempre amb una certa nostalgia, no fora que pel fet de comprovar el curs del temps que passa rabent en avaluar-lo i, doldre’ns cada vegada amb més motiu, puix que les xifres son més en més elevades. On les dates quan no han afectat massa la fibra sentimental moites d’elles, segons una llei indefugible, s’esfumen. Potser per a donar més claretat a d’altres.
En allo a què ens proposem de recordar, en principi, els esdeveniments marquants massa d’ordre personal no podriem interessar a ningu, per tant només citarem algunes efemèrides de fets historiés notables occoreguts en la nostra contemporaneitat. Hi ha une vella i justa dita que afirma que recordar-se és reviure. En tôt cas l’evocacio sempre ens deixa uns instants vagarejants que ens fan tocar dempeus a terra. Es curios, vegeu : hi ha cinquanta-dos anys que s’acaba la guerra (dita) civil espanyola i, quaranta-set que els aliats desembarcaren a Normandia. Fa trenta anys que Gagarin realitzà el primer vol orbital en torn de la terra. I, vingt-i-dos que els Americans Amstrong i Aldrin trepitjaren la lluna. Voingt-i-sis que va morir Churchill, vint-i-u De Gaulle, setze Franco, quatorze Chariot al mateix any es va restaurar la Generalitat de Catalunya. Ara fera dos anys que va caure el mur de Berlin (seguia la caiguda de Ceausescu), ja els ha fet de la mort de Dali. Hi ha un any i mig que hom frena la independèneia als països bàltics. D’ençà un mes hom fa el mateix als balcans. Hi haurà un any que el català fou reconegut com a llengua oficial d’Europa per la C.E. d’Estrasburg.
Permeteu que aquesta columna en forma de record vagi dedicada a una grand dama, veina d’un servidor, que acaba de deixar-nos, la qual li feia l’honor de seguir els seus petits articles. In memoriam E.P.D. Pere GRATACOS

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Deux amis sirotent tranquillement un café lorsque la sirène des pompiers se met à retentir.
Brusquement l’un deux se lève et dit :

  • Excuse-moi, le devoir m’appelle …
  • Mais tu n’es pas pompier volontaire.
  • Moi non, mais le mari de Sylvie oui !

J’en ai terminé.
Bon dimanche de printemps à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui se trouvent dans la peine.

One response to “ÉPHÉMÉRIDES DU 30 MARS”

  1. Avatar de Michel Pasqualini
    Michel Pasqualini

    Bravo de nous ramener vers Louis Brauquier. « Je connais des îles lointaines » publié à la Table Ronde en 1996, avait fait l’objet d’une émission de Claude Villers sur France-Inter. Je lis et relis sans cesse. « L’homme passe sa vie à lancer des amarres,/Puis, quand il est saisi dans le calme du port,/Pour peu qu’à l’horizon une fumée l’appelle,/Il regrette à nouveau la liberté des mers. »
    Dans un autre registre, même si je ne suis pas un inconditionnel, merci de rappeler le souvenir de Léon Blum. Ses mémoires sont brèves mais édifiantes (l’Archipel 2021). Tout le monde devraient les lire.

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