ÉPHÉMÉRIDES DU 25 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 25 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4899)

ILLUSTRATION. 1972 Moulin à huile de la Piole avec son mur-poids.

FÊTES :
Le 25 mars, 5e jours du mois de germinal dédié à la POULE, souhaitons une bonne fête aux EVANGELINE et aux HUMBERT.

DICTONS :
« S’il gèle un 25 mars, pas de grain ni de vin ».
« Le 25 mars le compagnon rend la chandelle au patron »

Rappelons qu’en 1581, on souhaita pour la dernière fois le jour de l’an le 25 mars. A partir de l’année suivante, il fut souhaité le 1er janvier.

LOCUTION PROVENÇALE : « chasper », tâter, palper, avec, en provençal, le plus souvent un sens érotique. Substitut populaire du français « peloter ». « Arreste-ti de mi chaspa » (arrête de me peloter).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Jean-Pierre GUIOL – Evocation de la construction navale à La Seyne-sur-Mer des origines à nos jours. La Thune Marseille, 2011, 240 p., n° d’enregistrement

PENSEE :
« Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible » (Aldous Huxley, « Le meilleur des mondes », livre qu’il écrivit alors qu’il s’était installé à Sanary avec sa famille).

ÉPHÉMÉRIDES.

-924 – mars: L’invasion hongroise n’a fait qu’effleurer la Provence où les destructions qu’ils auraient commises sont du domaine de l’hypothèse. Après avoir incendié Pavie en 924, ils sont passés au nord de la Provence pour se rendre en Languedoc où ils semblent avoir commis des dégâts. Le moment est enfin venu où, au palais viennois, on se soucie d’empêcher les pirates de nuire (Poly 1976).

-963 – mars : mention du PAGUS MASSILIE, le pays de Marseille (cartulaire de Saint-Victor, n° 29).

(Le mas d’Espaïmé ou moulin du Lançon à Sanary en 1939. On voit nettement le mur-poids du moulin à huile inclus dans le bâtiment principal)

-965 – mars : ARLES ET MARSEILLE –

  1. Romagnac, Ligus Pinis et Fabias. A Arles. Restitution par Boson, comte de Provence, au monastère de Saint-Victor, sur la prière de l’évêque Honorât II, des localités de Romagnac, Ligus Pinis et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille. Parmi les témoins : Pons, vicomte (Fils d’Arlulfe Ier, alors défunt) ; Arlulfe (Probablement l’un des petits-fils d’Arlulfe Ier), etc. (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 10 v°. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 108, n° VII. — b, Guérard, n° 29. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 66. IND. : G. de Manteyer, La Provence du Ier au Xe siècle, p, 200, 224.
  2. Fluvium Vuelne, mars 965 (cartulaire de Saint-Victor, n° 29) ; c’est la dénomination la plus généralement usitée dans les actes des XIe et XIIe siècles pour désigner l’HUVEAUNE, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la com¬mune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous.

-1191 – mars : MARSEILLE. Barral, seigneur de Marseille et vicomte, procureur du roi d’Aragon en Provence, prend sous sa sauvegarde Guillaume de Villeneuve et Jean de Couches ; il leur garantit, moyen¬nant une redevance annuelle d’une livre de poivre, la liberté d’accès et de séjour au port de Marseille. (acte 291 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : A. Arch. de la Couronne d’Aragon. Pergamens Alfonso I. n° 576).

-1207 – mars : GARNABANT (charte aux archives de la Major). GARLABAN – montagne (714 m), commune d’Aubagne. Première mention : Montera magnum Guarnaban vocitatum, 1056 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1073).

-1209 – mars : PORTS DE TRINQUETAILLE, DU PETIT RHONE, DU BOURG, DE SAINT-GILLES – à Arles : Privilège accordé par Hugues de Baux, vicomte de Mar¬seille, et sa femme Barrale, au prieur de Saint-Gilles et aux frères de Saint-Jean-de-Jérusalem, pour le libre trafic de leurs marchandises dans les ports de Trinquetaille, du Petit Rhône, du Bourg, de Saint-Gilles, et dans tous les autres étant sous leur domination. (acte n° 335 : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Ordre de Malte, Authentique de Trinquetaille, fol. 56. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 134).

(2011 février 2023 : La-Valette-du-Var – chapelles d’un moulin à huile dont la poussé vers le haut nécessitait la présence d’un mur poids (comme nous l’avons montré supa).

(intérieur d’un moulin à huile avec les chapelles en place. Coll. H. Ribot)

-1209 – 25 mars : Acte n° 269, cartulaire de Montrieux, bulle de protection de Montrieux par Innocent III (Boyer R., 1980, 1980, p. 635 ; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux) : LE PAPE DECIDE DE PRENDRE SOUS SA PROTECTION DIRECTE LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX A MEOUNES – En pleine lutte contre le catharisme dans le Midi de la France, le pape décide de prendre sous sa protection directe la chartreuse de Montrieux à Méounes, comme le prouve le document suivant : « Latran – Le Pape Innocent III adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle, en vue du maintien de la discipline érémitique, il déclare placer leur monastère sous la protection apostolique, interdire à tout étranger l’accès du domaine de Montrieux, prohiber toute activité préjudiciable à la paix des religieux et à leur patrimoine, soustraire le monastère aux conséquences d’un interdit éventuel et son prieur aux ingérences de l’évêque diocésain, faciliter la libre entrée des clercs et des laïcs dans l’ordre et en défendre l’abandon aux profès, exempter les chartreux du paiement des dîmes, enfin interdire à tout autre établissement religieux la construction d’une maison à moins d’une demi-lieue du domaine de Montrieux » (Boyer R., 1980, 1980, p. 635 ; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux).

-1236 – mars : MENTION DE LA COMUNE DE MARSSEILLE (privilège d’Henri, roi de Chypre, archives municipales)

(1990 – La Cadière du Var – Mur-poids du moulin à huile de La Roquette).

-1257 – 25 mars : DONS A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Adalasis Dalmas de Méounes donne aux chartreux de Montrieux la part s’élevant à 7 deniers, qui lui revient sur le cens annuel versé par le monastère à l’évêque de Marseille pour les pâturages de Méounes. En outre, en sa qualité de légataire universelle de son frère, Dalmas, elle reconnaît que celui-ci a fait don aux chartreux de sa part personnelle de 7 deniers sur le même cens. Témoins : Bertrandus Alberti, Stephanus Alberti, Martinus Barri, Gaufridus Verdacha. [Notaire :] Guillelmus Lamberti (Boyer R., 1980, p. 645 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)

-1304 – 25 mars : PREMIERE MENTION DE LA TOUR DU PIN – Tor de la Pineda, 25 mars 1304 (acte notarié), , tour aujourd’hui détruite qui s’élevait sur une des collines du Roucas-Blanc, commune de Marseille.

(Autrefois, le port de Toulon n’avait pas de quai en pierre (voir ci-dessous)

-1310 – 25 mars : LE PORT DE TOULON NE POSSÈDE PAS DE QUAI EN PIERRE – A Toulon, il y avait une simple plage de sable au fond de la rade, le long des remparts, avec des débarcadères. Un premier document du 25 mars 1310 montre le souci des Toulonnais de construire deux ponts de bois pour faciliter le débarquement des marchandises. Ces deux ponts étaient formés de pieux plantés dans la vase… Quant au quai en pierre, il ne fut dressé qu’en 1605 (P.-A. Février, 1964, p. 185).

(le château de Forcalqueiret. Cl. H. Ribot)

-1349 – 25 mars : CHATEAUX DE TRETS ET DE FORCALQUEIRET – Naples. Donation par Jeanne, reine de Sicile, et son mari Louis, à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets et de Forcalqueiret, de tous les droits de justice dans ses châteaux, en compensation des sommes dues par la cour à son frère Reforciat, décédé sénéchal de Piémont, seigneur de Trets et de la vallée de Rians. (Acte 664 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 3 fol. 112).

chapelle Saint Jean, à La Cadière (cl. JMT)

-1398 – 25 mars : LA FEMME DU NOTAIRE DE LA CADIERE VEUT ETRE ENTERREE DANS LE CIMETIERE DE SAINT-JEAN – Par son testament du 25 mars 1398, Bertrand Guillaume, de Marseille, femme de Gaufridi Bermundi, notaire à la Cadière, déclare vouloir être enterrée dans le cimetière de Saint-Jean :] eligo meam sepulturam ad corpus meum sepeliendum et inthumulandum in cemeterio ecclesie beati Johannis territorij castri de caderia, videlicet ante altare dicte ecclesie juxta capellam. [de plus elle lègue annuellement à cette chapelle une livre d’huile, pour laquelle elle oblige tous ses biens :] item lego pro amore dei ecclesie beati Johannis territorij dicti castri annuatim unam libram olei, pro qua quidem libra annuatim solvenda obligo omnia bona mea ubique sint (Magloire Giraud – Statistique religieuse de la Cadière, nd).

-1516 – 25 mars : MENTION DU CAMP D’ARENE, lieu-dit de la commune de Marseille au quartier de St-Marcel, près du pont de la Barasse (1872) – Pierre d’Arène reconnaît à l’Evêché de Marseille une terre audit lieu Camp d’Arène, le 25 mars 1516 (Registre des archives de l’Évêché).

-1581 – 25 mars : ON SOUHAITE POUR LA DERNIERE FOIS LE JOUR DE L’AN LE 25 MARS. A partir de l’année suivante, il sera souhaité le 1er janvier.

(2013-11 juin : la frégate Chevalier Paul D-621)

-1654 – mars : CHEVALIER PAUL (1598-1667) – Né en rade de Marseille, en 1598, d’une lavan¬dière protégée par le gouverneur du château d’If, Paul de Fortia, qui était peut-être son père. Il commença à naviguer au commerce à l’âge de douze ans. Lieutenant-général en mars 1654, il fit une nouvelle cam¬pagne dans les eaux napolitaines et protégea le débarquement à Castellamare. Après une dernière campagne en Méditerranée en 1666, malade, il se retira à Toulon où il mourut le 20 décembre 1667, laissant e souvenir d’un marin d’une audace et d’une maîtrise exceptionnelles.

(Le château de la Mole, Var, en 1972)

-1715 – 25 mars : INTERDICTION DE FAIRE PAÎTRE DE TROUPEAUX LE LONG DE LA RIVIERE DE LA Mole – Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 25 : 25 mars 1715 – Requête présentée à la chambre des eaux et forêts par Mme de Guivau, dame de la Molle, pour obtenir une défense de faire paître des bestiaux le long de la rivière, d’y couper des peupliers. Significations faites aux consuls de la Garde-Freinet, de Cogolin et de Grimaud les 7, 8 et 9 octobre 1715

-1841 – 25 mars : A Saint-Cyr, dans la basse chapelle inauguré à cette date, on peut voir une descente de croix due au pinceau de Serre, tableau qui décorait autrefois l’église des oratoriens de La Ciotat (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

-1767 – 25 mars : LE REGLEMENT DE 1767 POUR LES PATRONS PECHEURS DE SANARY PREVOYAIT DES RESTRICTIONS POUR CERTAINS JOURS ; ENTRE AUTRES, ETAIT FERIE « le jour de la Vierge du 25 mars durant lequel il ne leur était pas permis d’aller visiter les filets. Les tonnaires (filets pour la pêche au thon) pouvaient cependant rester callées mais jamais visitées, sous peine de 10 livres d’amende et poisson confisqué. Les patrons ne pouvaient sortir qu’à 9 heures du soir sonnées, sous peine de 10 livres d’amende. » (Patania L., Guillaume J., 2002).

-1789 – 25 mars :

  1. EMEUTES A AIX-EN-PROVENCE DUES A LA DISETTE – . Famine engendrée par les grands froids de janvier et mentionnée aux archives de toutes les communes : ainsi, le 25 mars, on assiste à des émeutes à Aix-en-Provence dues à la disette lors de la réunion des Etats généraux.
  2. PUBLICATION DU REGLEMENT ELECTORAL – Dans une France intellectuellement agitée, le roi fait publier le règlement régissant l’exécution de ses lettres de convocation aux États Généraux, dans la ville, la prévôté et la vicomté de Paris. La capitale, que les journaux et les clubs maintiennent dans une perpétuelle effervescence poli¬tique, possède enfin son règlement électoral (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 25 MARS).
  3. LE CAHIER DE DOLEANCES DE SAINT-NAZAIRE (SANARY) CONTIENT 44 ARTICLES, il est établi pour être porté à l’assemblée préliminaire qui se tient le 25 mars 1789 à Toulon. Entre autres articles :
    1° – assiette foncière ;
    2° – abolition des charges de l’Etat non nécessaires ;
    3° suppression des gabelles, de l’exclusivité de la vente du tabac, des droits d’entrée, tous les impôts à ferme ou en régie ;
    4° – taxe unique de 15 sous remplaçant une série de droits ;
    5° – suppression du vingtième ;
    6° et 7° – répartition des impôt adaptée aux communautés, et paiement de ceux-ci par les nobles, le clergé et le Tiers ;
    9° et 10° – Responsabilité des ministres qui rendront compte de leur administration, et traduction devant les tribunaux des ministres coupables d’infidélité envers l’Etat ;
    12° et 14° – convocation des états généraux de manière périodique ; comptage des voix par tête et non par ordre ;
    16° – liberté de la presse ;
    17° – La dîme due au Clergé doit être considérée comme un don volontaire de la part des fidèles ;
    18° – Congrue des curés fixée à 1800 livres pour tout le royaume et à 800 livres pour les vicaires ;
    20° – Choix des curés par les communautés ;
    21° – rachat des banalités par les communautés. Suppression des droits féodaux tenus par les seigneurs ;
    22° – Les communauté proposeront des personnes comme juge, lieutenant de juge, procureur, puis le seigneur choisira entre 3 d’entre elles pour chaque office ;
    25° – Les communauté doivent pouvoir payer les dépenses de moins de 12 livres, sans en demander l’autorisation ;
    26° – Réforme du code civil ;
    27° – Les sénéchaussées pourront juger les affaires ne dépassant pas 500 livres ;
    28° – Il ne peut être porté atteinte au droit de propriété ;
    30° – pour que l’agriculture ne manque pas de bras : exemption de la milice garde-côte pour les enfants des ménagers et paysans destinés à l’agriculture, que les ménagers et paysans ayant 2 enfants soient exemptés de la moitié de la capitation, et ceux qui ont 3 en soit exempté en totalité ;
    31° et 32° – à l’assemblée des états provinciaux, le Tiers aura autant de représentants que les deux autres ordres réunis, et qu’à l’assemblée des états de Provence, organisés comme ceux du Dauphiné, les voix soient comptées par tête et non par ordre ;
    35° – le Procureur du pays devra être choisi en dehors des seuls consuls d’Aix ;
    36° – Le compte du trésorier de la Province doit être rendu public ;
    37° – Chaque communauté doit envoyer des députés aux états provinciaux ;
    39° – Chaque communauté aura la gestion des chemins de viguerie passant sur son territoire, mais ne participera pas à l’entretien de ceux des autres vigueries ou de la province ;
    40° – Si la communauté participe à la levée de la garde-côte, qu’elle soit exempte de toute autre levée qui se fait dans d’autres communautés ;
    42° et 43° – Les deux consuls et les 6 conseillers doivent être élus pour deux années et que le remplacement des sorties de charge se fasse chaque année par moitié afin qu’il y ait toujours quelqu’un au courant des affaires ; id. pour les greffiers ou archivaires ;
    44° – la communauté de Saint-Nazaire n’est presque que de marins et de pêcheurs, son terroir est très borné, l’excès des impositions qui la frappe réduit les habitants à la plus affreuse indigence, et les expose à manquer de tout à la fin d’une vie de labeur. Ils osent espérer de cette révolution un soulagement à leurs maux.
    (Il est évident qu’une grande partie de ces doléances restera lettre pieuse et que les habitants seront souvent déçus dans leurs espérances).

-1792 – 25, 26 mars et 5 avril : ETABLISSEMENT OFFICIEL AU BEAUSSET DES TROIS PREMIERS « ARTISANS-BOUCHERS » LIBREMENT INSTALLES EN VERTU DE LA LOI LE CHAPELIER – Le 25 mars voit l’installation officielle au Beausset des trois premiers « artisans-bouchers » librement installés en vertu de la loi Le Chapelier. Ils ont pour nom : Joseph Vachier (du Beausset), Claude Richaud (de Vitrolles), et Jean Baptiste Rabattu (d’Allauch). Deux boulangers ont fait de même : Louis Blond (bien sûr ! depuis le temps qu’il voulait exercer librement au Beausset…) et Dominique Massot. Le 26 mars, deux nouveaux commerçants prennent une patente : Marie Claire Giraud veuve Marquand, boulangère, et Pierre Palis, boucher. Ce sera le tour de Jean Eynaud, boucher, le 5 avril (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

-1793 – 25 mars : LE GENERAL DUMOURIEZ EST MIS EN ACCUSATION PAR LA CONVENTION.

-1795 – 25 mars (4 germinal an III) : LE DELAI POUR LA RENTREE EN FRANCE DES OUVRIERS ET LABOUREURS AYANT EMIGRE APRES LE 1er MAI 1793 EST EXPIRE – Le 4 germinal (25 Mars 1795, date donnée par H. Trojani), le délai pour la rentrée en France des ouvriers et laboureurs sortis après le 1er Mai 1793 est expiré. Ceux qui ont négligé de profiter du bénéfice de cette loi sont dits émigrés. Tout individu qui ne peut justifier de sa résidence dans les formes prescrites par la loi est arrêté et amené auprès du tribunal à moins qu’il n’ait un passeport d’étranger en règle. C’est une date cruciale (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1798 – 15 au 25 mars : LES AUTORITES DE TOULON EFFECTUENT DES PRELEVEMENTS DE CANONS ET DE MUNITIONS DANS LES OUVRAGES DE LA PLACE – La répercussion de ce qui se passait en Italie – où les armées françaises subissaient de notables revers – obligèrent les autorités de Toulon à effectuer des prélèvements de canons et de munitions dans les ouvrages de la place. L’ordonnateur de la Marine à Toulon fut invité par le ministre (15 mars 1798) à prélever d’urgence les canons de 24 livres et les mortiers de 12 et 8 pouces à la gonière des forts de l’Eguillette, de Balaguier et de la Grosse Tour, et à les expédier en Italie. Ces prescriptions furent satisfaites le 25 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 418). Après le 25 mars, en raison des progrès de l’ennemi sur les frontières du Piémont et son avance vers le Var, il fallait prendre des mesures pour assurer la sécurité de Toulon. Dans ce but, un conseil de guerre réunissant des autorités militaires et civile se tint à la mairie de Toulon. Après une visite par une commission, les ouvrages de Balaguier et de l’Eguillette furent entièrement réarmés, savoir : Balaguier par cinq canons de 36 livres, trois de 24, trois de 12, un mortier et un obusier ; quant à l’Eguillette, ce fort reçut dix pièces de 36 et deux obusiers (Louis Baudoin, 1965, p. 418).

-1799 – 25 mars : EXPEDITION D’EGYPTE (suite) [La fuite du katkhudâ du Pacha]
Ce jour, réunion du Dîwân ; discussion sur le cas de Mustafâ Bey, katkhudâ du Pacha, émir du pèlerinage. Lorsque Mustafâ Bey partit avec le général [Bonaparte], en compagnie du cadi, des cheikhs désignés, de la milice et des tujjâr, il s’en sépara à Bilbays, et se rendit à al-Sâlihiyya. [Ses compagnons] se transportèrent à al-‘Arîn. Là, des Français de l’expédition, qui avaient besoin de montures, leur prirent leurs chameaux. Quand le général arriva à son quartier général, il leur fit dire de se rendre auprès de lui ; mais, n’ayant plus de montures pour le transport des bagages et la route étant interceptée par les Bédouins, il leur fut impossible de le rejoindre. Ils restèrent donc à al-‘Arîn plusieurs jours, laissant tomber l’ordre du général.
Mais les cheikhs Sâwî, al-‘Arîshî, al-Dawâkhilî et d’autres redoutèrent les conséquences d’une telle situation. Ils se séparèrent donc du groupe et se rendirent à al-Qurayn. C’est alors qu’al-Dawâkhilî fut atteint d’une indisposition et retourna au Caire, comme nous l’avons déjà dit. Mustafâ Bey, le cadi, le cheikh al-Fayyûmî et d’autres parmi la milice ainsi que les tujjâr se transportèrent à Kafûr Najam, où ils restèrent quelques jours.
Or, il arriva qu’al-Sâwî écrivit chez lui une lettre, dans laquelle il donnait la raison de leur séparation : il avait noté, disait-il, des choses peu régulières de la part du katkhudâ du Pacha. Quand cette lettre arriva à destination, les Français résidant au Caire demandèrent d’en avoir connaissance. Ils questionnèrent sur ces choses peu régulières. Des cheikhs leur expliquèrent qu’on avait manqué d’égards envers eux.
Les Français ne dirent rien ; ils se mirent à poursuivre leurs investigations. Pour eux, la trahison et la perfidie de Mustafâ Bey étaient évidentes. Celui-ci avait, en effet, rassemblé des gens des montagnes et des Bédouins insoumis ; il les avait bien accueillis et leur avait fait des cadeaux. Il s’était rendu avec eux à Maniat Ghamr, à Daqdûs et à Bilâd al-Waqf. Il se mit à leur soutirer de l’argent. Une fois que lui et ses compagnons naviguaient sur le Nil, ils rencontrèrent des embarcations transportant des denrées et de la farine pour les Français à Damiette. Ils interceptèrent les barques et les pillèrent9. Les bateliers furent convoqués au Dîwân pour déposer. Ils rapportèrent les faits et confirmèrent la trahison et la rébellion de Mustafâ Bey. On expédia un exprès à chameau pour en informer le général [Bonaparte]. Le messager revint avec Tordre d’envoyer des soldats pour arrêter Mustafâ Bey. Un groupe de soldats fut envoyé avec ordre de l’arrêter, de mettre les scellés à sa maison et d’emprisonner toute sa suite.
[Recherche du katkhudâ du Pacha] Dimanche 24 [31 mars 1799]
Des soldats ont été désignés pour se rendre à la demeure [de Mustafâ Bey]. Des wakîl les accompagnaient. Ils arrêtèrent son aide de camp, qui était en train de surveiller la confection de la kiswa, ainsi que son neveu et ceux qui étaient là. Tous furent emprisonnés à Guizéh. Les soldats saisirent ce qu’ils trouvèrent chez lui et ce que Békir Pacha avait laissé en chantier. Ils déposèrent le tout à la Citadelle. Ils trouvèrent la plupart des affaires du Pacha, son burquh, ses vêtements et tout un équipement de cavalerie avec des selles et beaucoup d’autres choses. Ils trouvèrent aussi des chevaux et des chameaux ; ils les prirent également.
Les gens furent assez affectés par tout cela. Ils étaient habitués à [Mustafâ Bey] et au cadi ; ils recouraient à ces deux personnalités pour intervenir auprès des Français, car leur parole était écoutée et leurs suggestions agréées.
Après, les Français envoyèrent une garantie aux cheikhs, à la milice et aux tujjâr pour qu’ils puissent retourner au Caire en toute tranquillité.
[Arrivée d’Egyptiens venant de Jaffa]
Ce jour, on a appris l’arrivée à Damiette d’al-Sayyid ’Amr Efendî, naqîb al-ashrâf]0 ; il était accompagné d’un groupe d’efendî des finances, qui avaient fui. Il y avait parmi eux ’Uthmân Efendî al-‘Abâsî, Hasan Efendî, secrétaire des adjudications (?), Muhammad Efendî, deuxième qalfa et bâsh jâjart, le cheikh Qâsim al- Mawsulî, etc. Ils étaient tous dans la citadelle de Jaffa. Quand les Français en firent le siège, puis s’en emparèrent avec la ville, ils ne firent aucune difficulté aux Egyptiens ni à leur requête. Ils leur reprochèrent seulement de s’être transportés [jusqu’ici] et d’avoir quitté le Caire. Des habits leur furent remis et on les embarqua pour Damiette par voie maritime.

-1802 – 25 mars : TRAITE D’AMIENS AVEC L’ANGLETERRE. Paix générale qui met fin à la seconde coalition (Jean-Charles Volkmann, 1997)

-1803 – 25 mars : MORT DE LAUZET DIT L’AINE, RESIDANT A SANARY – En Germinal an VIII (mars 1800), on apprend la mort de LAUZET dit l’aîné, résidant à SANARY, enseigne de vaisseau commandant de chasse-marée de la république « LE TAPAGEUR », au combat qu’il livrait contre les autrichiens à l’embouchure du PO dans la mer Adriatique, le 4 avril 1799. La Municipa¬lité donnera son nom à l’ex-rue Notre-Dame. Il fut enterré dans l’église de Sainte-Marie de la Centura. Le 17 octobre 1799, le capitaine de vaisseau Sibille atteste et certifie que « Le citoyen Lauzet aîné, enseigne, commandant le chasse-marée Le Tapageur, faisant partie de la division, navale sous mes ordres est mort dans le mois de Germinal, au combat contre les autrichiens. Il fut digne d’emporter les regrets de tous ceux qui savent rendre au mérite militaire un hommage. Je délivre le présent pour que la famille de ce marin mort au champ d’honneur puisse jouir de tous les bienfaits que la loi accorde aux défenseurs de la patrie. » Mourir pour la patrie n’est cependant un mérite suffisant pour être pardonné de son émigration. Lauzet Aîné ne sera amnistié que quatre ans après sa mort, le 25 mars 1803 (Rotger B., 1984, p. 325).

-1829 – 25 mars : MADAGASCAR – Les Français reprennent l’île de Madagascar aux Hovas soutenus par les Anglais (F.T., 2020).

-1852 – 25 mars : DECRET DE DECENTRALISATION RENFORÇANT LES POUVOIRS DES PREFETS.

-1854 – 25 mars : DEBUT DE LA GUERRE DE CRIMEE – La France et l’Angleterre déclarent la guerre à la Russie. C’est le début de la guerre de Crimée.

-1865 – mars : ACCIDENT MORTEL SUR LE PORT DE MARSEILLE – Un coupé renfermant trois dames et un jeune homme est emporté par le cheval et entraîné dans le vieux port de Marseille ; on a à déplorer la mort des trois dames ; le cocher ayant réussi à se sauver, est mis en état d’arrestation comme prévenu d’homicide par imprudence.

-1874 – 25 mars : LANCEMENT A LA SEYNE DU PORTEUR « SAINT-LOUIS » – Le 25 mars 1874, est lancé à La Seyne le Saint-Louis de 124 m sur 11,60 m, super porteur du Rhône. Le navire doit être le premier d’une série de dix à construire pour la Compagnie Générale de Transport par eau qui vient d’être créée par le baron Haussman. Parmi les actionnaires figure Dupuy de Lôme, vice-président de la S.N.F.C.M depuis 1869 et concepteur du projet (Serge Razzaanti, 2012).

-1876 – 25 mars : INONDATIONS DANS LE BASSIN DE LA SEINE – Risques majeurs – Inondations à Paris (Herage / histoire climat5). Inondations dans le bassin de la Seine de Montereau à Rouen (la climatologie / intemperies / tableau4).

-1886 – 25 Mars : SATURNIN FABRE ELU MAIRE DE LA SEYNE – Après la démission du Maire, l’élection au sein du Conseil municipal donna les résultats suivants : – Saturnin Fabre : 24 voix ; – M. Audibert, adjoint : 1 voix ; (Il y eut 2 absents ce jour-là). Saturnin Fabre devient Maire de La Seyne (Marius Autran, tome 2, 1988).

-1897 – 25 mars : BENEDICTION DE LA CHAPELLE DE MAR VIVO A LA SEYNE – C’est à la fin du XIXe siècle que la première chapelle est construite très près du bord de mer, à Mar Vivo. Le constructeur, propriétaire du quartier la cède à l’évêché pour qu’elle serve au culte. Elle est bénite le 25 mars 1897 par Mgr Mignot, et dédiée à l’origine au Sacré-Cœur. La façade comprend une porte encadrée de fausses colonnes, surmontée d’un arc en forme de fronton, et d’un oculus. Les angles de la façade étaient ornés de pinacles qui ont dû être abattus vers 1979, car menaçant de tomber et devenant dangereux. Elle comporte une nef voûtée à deux travées plus le chœur, terminée par une petite abside semi-circulaire, orientée au Sud-Est (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).

-1914 – 25 mars : MORT DE FREDERIC MISTRAL à Maillane. Cf. la photo du jour ainsi que la liste de quelques-uns de ses ouvrages au chapitre « En direct de ma bibliothèque ».

-1918 – 25 mars :

  1. CONFERENCE D’ABBEVILLE ENTRE LES GENERAUX WILSON ET FOCH ET LE MARECHAL HAIG.
  2. MORT DU COMPOSITEUR CLAUDE DEBUSSY de qui nous sommes redevables de
  • La mer, Nocturnes.Orchestre National de l’ORTF, direction Charles Munch, Guilde Internationale du Disque, SMS 2579, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1972. Cote : D 9791
  • Oeuvres pour piano : Deux arabesques (1888), Clair de Lune (1890), Estampes (1903, Nocturne (éd. 1907), Coin pour enfants (1908), Préludes (1910), Valse pour piano (1910). Peter Schmalfuss, piano, PILZ Vienna master’s series, 160 130, 1 CD DDD, 1989. Cote : D 8207
  • Prélude à l’après-midi d’un faune, dans Les plus grands chefs d’œuvre classiques, coffret n° 30, vol. 1 Concert Dominical vol. II. Süddeutsche Philharmonie, dir. Hanspeter Gmür, PILZ Vienna master’s series, 160 150, 1 CD DDD, 1990. Cote : D 8170

-1919 – 25 mars : GRIPPE ESPAGNOLE – Décès du Lieutenant-colonel SIMON François, directeur du Génie de Toulon, à Toulon (hôpital Saint-Mandrier) / Var (Maladie).

-1940 – 25 mars : MORT DU PHYSICIEN EDOUARD BRANLY.

-1941 – 25 mars :
NOUVELLES DES FNFL – L’aviso-dragueur FNFL Commandant Duboc est à Durban avec l’aviso Savorgnan de Brazza (tableau ci-dessus) et le cargo Fort Binger qu’il vient d’escorter depuis Cape Town.
YOUGOSLAVIE ; Après la signature le 25 mars à Vienne d’un pacte entre la Yougoslavie et l’axe, le peuple yougoslave renverse le gouvernement. Dès l’annonce de la nouvelle à la radio, Le roi Pierre 2 a été acclamée par la foule qui a déferlé dans les rues de la capitale pendant : « nous sommes libres ! ».

-1942 – 25 mars : ESCORTE DE CONVOI PAR DES UNITES FNFL – Le 19 mars à 17 h 43, l’aviso-dragueur FNFL Commandant Dominé (clcihé ci-dessus) a appareillé d’Aden pour retourner sur les lieux de l’attaque du 14 février afin de repérer l’épave du sous-marin supposé coulé et la disloquer par de nouveaux grenadages. Il y est arrivé le 20 à 06 h 00, a retrouvé le contact, placé des bouées pour le marquer avec l’aide du chalutier Loch Melfort et s’en est allé mouiller à Périm pour la nuit. Revenu sur place le lendemain 21, il a mouillé à côté des bouées et pris des dispositions, toujours avec l’assistance du Loch Melfort pour placer sur le fond quatre grenades avec mise de feu à distance. Cette mise de feu n’ayant pas fonctionné, le Commandant Dominé a appareillé à 17 h 00 pour Suez, quittant définitivement ce théâtre d’opérations. – La traversée est contrariée par un fort coup de vent de noroît qui oblige le bâtiment à réduire sa vitesse de 15 à 8 et même 5 nœuds pendant trente-six heures les 23 et 24 mars. Un paquet de mer défonce la porte du sas avant. Il arrivera à Suez le 26 mars en même temps que La Moqueuse venant du Royaume-Uni et qui est partie directement d’Aden le 21 mars (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, le Commandant Dominé.).

-1943 – 23 et 25 mars : CRIME CONTRE L’HUMANITE – DEPORTATION DES JUIFS ARRÊTES A MARSEILLE : les 23 et 25 mars 1943, les juifs arrêtés à Marseille, qui ont été envoyés le 8 et le 9 mars de Compiègne à Drancy, sont déportés dans les convois n° 52 et 53 pour le camp d’extermination de Sobibor, aucun survivant (Henri Ribot, Ephémérides).

-1944 – 25 mars :

Arsenal du Mourillon – Bombardement Collection Jacques Lahitte – http://www.le-minot.com
  1. BOMBARDEMENT DE TOULON PAR LES ALLIES : 300 IMMEUBLES DETRUITS. Au total entre les 3 bombardements : 575 morts, plus de 1000 immeubles détruits (Blond G.).
  2. ECRASEMENT DU MAQUIS DU PLATEAU DES GLIERES – Ecrasement par les Allemands de la résistance sur le plateau des Glières (Jean-Charles Volkmann, 2003).
  3. DEUX IMMEUBLES SONT DEMOLIS A SANARY PAR ORDRE DES AUTORITES ALLEMANDES (Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944. Estimation contradictoire de l’une de ces maisons : Kommandantur Sanary (Copie conforme) :] « Délibération – Les maisons désignées ci-dessous ont été estimées aujourd’hui par l’expert allemand (lieutenant Steffen de l’Unité 58.799 A) et l’expert français (M. Fornari Georges, route de Bandol à Sanary). Objet : Maison de Monsieur Boussac, quartier de la Cride à Sanary. L’estimation de l’expert allemand est de 240 000 francs. L’estimation de l’expert français est de 320 000 francs. » (Archives de Sanary)

-1945 – 25 mars : ARRIVEE DU « BEARN » A CASABLANCA, complément des travaux effectués à Punta-Delgada (Açores), (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

-1946 – 25 mars : CONDAMNATION DU SOUS-MARIN « ARETHUSE » – Le sous-marin de 2e classe « Aréthuse » effectua toute la guerre à Bizerte, au Maroc puis en 1942 à Toulon en gardiennage d’armistice. Réarmée, il fut envoyé à Casablanca et Dakar en novembre 1942. Puis il se retrouve en Afrique du Nord avec les Alliés. Il torpilla un cargo dans le golfe de Gènes, participa à la libération de la Corse et débarqua en 1943 des agents secrets sur les côtes de Provence. En 1944, l’ « Aréthuse » servait encore à l’Ecole d’écoute de Dakar. En juillet 1945, elle rejoignait la base de La Pallice où elle fut condamnée le 25 mars 1946.

-1952 – 25 mars :

  1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 25 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est de surveillance du Tonkin où il a participé à l’opération TONNEAU (du 8 février au 13 mars) qui a permis une implantation dans le quadrilatère délimité par le canal des Bambous, le fleuve Rouge, le Song-Thai-Binh et la mer, en réunissant les deux zones déjà pacifiées au nord par l’opération DIABOLO, au sud par l’opération ANTHRACITE (novembre) et donné ainsi un contrôle continu des côtes de Phat Diem à la frontière chinoise. Du 25 mars à la fin du trimestre, le bâtiment est à Saigon. De son côté, l’aviso « Commandant Dominé » est à Saigon jusqu’au 25 mars, date de son départ vers la métropole. Il fera escale à Singapour du 27 au 29 mars, à Colombo le 3 avril et arrivera à Toulon le 29.
  2. AU LARGE DE BANDOL, DEUX LESTEURS DE SAINT-MANDRIER « PECHENT » CENT CINQUANTE MILLIONS DE FRANCS DE CIGARETTES AMERICAINES. Ces épaves ont été sans doute abandonnées par un navire qui en faisait la contrebande ». Les deux lesteurs sont Henri-Angeline, de Dominique Davin, et Côte d’Azur, du capitaine Bani. Il s’agit de l’affaire du Combinati. A cette époque, le bureau du service des douanes de Saint-Mandrier se trouvait à l’emplacement actuel de l’établissement « Tuc », quai Jean-Jaurès. A sa tête se trouvait M. Difraya. La brigade se composait de MM. Pons, Chaumetton et « Chiquitou » dit « Touitou » (République de Toulon et du Var du 25 mars 1952. Ken Nicolas, vol. 1, p. 65).

-1954 – 25 mars : GRAVE ACCIDENT D’HELICOPTERE A LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER –
«En difficulté mécanique, un hélicoptère s’écrase sur un groupe d’apprentis mécaniciens de Saint-Mandrier. Un jeune élève de quinze ans est décapité. Un maître instructeur a les jambes sectionnées. Les deux pilotes sont blessés. En signe de deuil, le drapeau tricolore de l’hôtel de ville a été mis en berne » (République de Toulon et du Var du vendredi 26 mars 1954).
Jeudi 25 mars, neuf heures trente : un hélicoptère de type Bell, appartenant à la base aéronavale de Saint-Mandrier, rentre de mission. Arrivé à proximité de la piste d’atterrissage, côté village, l’aéronef effectue sans raison apparente un stationnaire au-dessus de la mer, à faible altitude. Manifestement quelque chose ne tourne pas rond dans la mécanique (on apprendra plus tard que l’hélice compensatrice et directrice de l’appareil s’était arrêtée pour une cause inconnue). Le commandant de bord décide, sans tarder, de se poser sur le terrain de football situé à deux pas de l’entrée de l’école des mécaniciens. Soudain, l’hélicoptère devient totalement ingouvernable. Malgré tous les efforts des pilotes (un chevronné et un élève), le Bell s’écrase lourdement sur le coin d’un atelier, le bâtiment Enault, tout près du stade. Au même moment, un groupe d’apprentis appartenant au contingent incorporé le 9 mars dernier fait mouvement en direction de cette fameuse aire de sport. Le bâtiment précité leur masque le crash de l’engin fou.
« L’appareil, en perte d’équilibre à la suite de ce choc brutal, fut déporté sur la droite, tandis que tournoyaient encore les pales du rotor. L’engin, d’un bond, vint s’écraser sur le toit d’une traction appartenant au médecin de l’école. Le toit fit office d’amortisseur et quand l’appareil vint heurter le mur de clôture, seul le capot en Plexiglas vola en éclats. Hélas, dans son ultime trajet du bâtiment au mur de clôture, une dizaine de mètres, les longues élytres de l’appareil, en tournoyant, faisaient des victimes ».
L’arrivée immédiate des moyens de sécurité de la marine permet de secourir les deux pilotes coincés dans un amas de ferraille, mais aussi, et surtout, d’éviter l’embrasement de l’essence qui s’échappe des réservoirs crevés. Dix minutes après l’accident, le maître instructeur aux jambes sectionnées, rapatrié depuis peu d’Indochine, est opéré à l’hôpital Saint-Anne. Il sera sauvé…
Le samedi 27 mars, nous apprendrons que l’état de santé des trois blessés, bien que demeurant préoccupant, est jugé relativement satisfaisant. De l’avis des autorités militaires compétentes, nous sommes passés très près d’une véritable catastrophe (Ken Nicolas, vol. 1, p. 198-199).

-1957 – 25 mars : SIGNATURE DES TRAITES DE ROME CREANT LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE (C.E.E.) ET L’EURATOM (Jean-Charles Volkmann, 2003)

-1977 – 25 mars : JACQUES CHIRAC EST ELU MAIRE DE PARIS.

-1982 – 25 mars : UNE ORDONNANCE ABAISSE L’AGE DE LA RETRAITE A 60 ANS.

-1987 – 25 mars : MORT DU BATTEUR DE JAZZ MOUSTACHE, de son vrai nom François Alexandre Galepides. En 1979, il avait enregistré deux disques avec Georges Brassens :

  • I. Georges Brassens et Moustache, Philips, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo, 1979. Cote : D 9777.
  • II. Georges Brassens et Moustache, Philips, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo, 1979. Cote : D 9778

-1991 – 25 mars : MORT DE MONSEIGNEUR LEFEBVRE, archevêque qui avait été excommunié par Jean Paul II.

-2018 – 25 mars : C’ETAIT LE DIMANCHE DES RAMEAUX – Le dimanche des Rameaux, les rameaux d’olivier et de laurier sont bénis dans les églises de basse Provence ; dans les vallées de haute Provence, ce sont des rameaux de lauriers. A Nice, de petites croix tirées de la fibre du palmier. Aux enfants, on offre – on offrait ? – des rameaux de branches naturelles ou bien des bâtons ornés de fruits confits. Dans le Haut pays, une pomme caramélisée ou une orange, fruit rarissime autrefois, sur un bâtonnet. A Toulon, des cavaliers et des chevaux. A Saint-Bonnet (Champsaur), les enfants défilaient avec les rameaux chargés. A Aiguilles-en-Queyras, on donnait des « tourtillas », galettes fichées sur des rameaux de pin. A Briançon, des « remoulivo ». A Nice, des « couliandri ». A Aix, on tirait une carte d’un jeu étalé. Si elle était bonne, on emportait le « ramau » (en occitan : « rampal »), le rameau. Marseille quêtait des friandises pour le rameau de l’hôpital. Tous les Provençaux mangeaient ce jour-là des pois chiches (des « cese »). Aux Chartreux, les Marseillais envoyaient des gavots recevoir des marmites de ces « cese ». ON se moquait d’eux, évidemment ! Pourquoi ces pois chiches ? Parce que Jésus, ce jour-là, avait traversé un champ ensemencé de cette légumineuse. Ce non è vero è ben trovato !

-2019 – 25 mars : METEO SANARY – Si le soleil est au rendez-vous de ce premier lundi de printemps, en revanche la météo prévoit une légère baisse des températures (18° au lieu des 20° que nous avions eus hier) ainsi qu’un retour du vent d’ouest virant franchement au nord-ouest dans l’après-midi pour atteindre les 40 km/h avec des pointes à60 km/h.
-2020 – 25 mars : MÉTÉO SANARY – Eclaircies annoncées avec soleil et nuages pouvant donner quelques rares averses à partir de 10h. Le vent est variable : d’est jusqu’à 10h, de sud-est jusqu’à 13h, de sud-ouest en début d’après-midi et de nord à partir de 16h jusqu’à 1h du matin.
-2021 – 25 mars : : Bon ! comme dirait Renaud « je m’les gèle sur mon scooter » ! avec 3° à 5h30 du matin ce n’est pas très fort car nous sommes 2° en dessous de la moyenne ; en revanche pour ce qui est de du maximum attendu nous sommes un petit peu au-dessus de la moyenne avec 18 degrés Toutefois, le vent d’ouest va continuer de souffler aujourd’hui surtout dans l’après-midi où il atteindra 25 kilomètres par heure en moyenne mais 40 en rafales donc attention car c’est du mistral. D’une manière plus générale, les maximales atteignent 12 à 15 degrés dans la moitié nord de la France, 14 à 17 degrés dans le sud et même jusqu’à 21 du Roussillon jusqu’au Var.

-2024 – 25 mars : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Ollioules) :

  • Hubert FALCO de retour devant la justice (p. 2et 3)
  • Les yeux grands ouverts sur la Méditerranée : basé à La Garde, le Centre régional opérationnal de surveilla,ce et de sauvetage s’agrandit pour renforcer plus encore ses actions en mer (p. 4) .
    -Rugby – Toulon : Les premiers mots de la recrue Paolo Garbisi (p. 42).
    -La Seyne : odeurs insupportables autour d’Amphitria (p. 17)
  • Toulon ; ça va bouger du côté du boulevard Bazeilles (p. 7).
    -lemag.éco : le dirigeable électriqe d’A-NSE bientôt dans le ciel de Pourrières (p. 32)/
    Pages intérieures :
    -Six-Fours : une nouvelle croix installée à la chapelle de Pépiolze (p. 13).
    -Russie : l’heure du deuil , »Tout le pays a observé une journée de recueillement après le massacre dans une salle de concert près de Moscou qui a fait 137 morts et 182 blessés (p. 21)

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

-SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 291e livraison :

(Sanary : mas au quartier Boucène, coll. H. Ribot)


-1789 – 25 mars : LE CAHIER DE DOLEANCES DE SAINT-NAZAIRE (SANARY) CONTIENT 44 ARTICLES, il est établi pour être porté à l’assemblée préliminaire qui se tient le 25 mars 1789 à Toulon. Entre autres articles :
1° – assiette foncière ;
2° – abolition des charges de l’Etat non nécessaires ;
3° suppression des gabelles, de l’exclusivité de la vente du tabac, des droits d’entrée, tous les impôts à ferme ou en régie ;
4° – taxe unique de 15 sous remplaçant une série de droits ;
5° – suppression du vingtième ;
6° et 7° – répartition des impôt adaptée aux communautés, et paiement de ceux-ci par les nobles, le clergé et le Tiers ;
9° et 10° – Responsabilité des ministres qui rendront compte de leur administration, et traduction devant les tribunaux des ministres coupables d’infidélité envers l’Etat ;
12° et 14° – convocation des états généraux de manière périodique ; comptage des voix par tête et non par ordre ;
16° – liberté de la presse ;
17° – La dîme due au Clergé doit être considérée comme un don volontaire de la part des fidèles ;
18° – Congrue des curés fixée à 1800 livres pour tout le royaume et à 800 livres pour les vicaires ;
20° – Choix des curés par les communautés ;
21° – rachat des banalités par les communautés. Suppression des droits féodaux tenus par les seigneurs ;
22° – Les communauté proposeront des personnes comme juge, lieutenant de juge, procureur, puis le seigneur choisira entre 3 d’entre elles pour chaque office ;
25° – Les communauté doivent pouvoir payer les dépenses de moins de 12 livres, sans en demander l’autorisation ;
26° – Réforme du code civil ;
27° – Les sénéchaussées pourront juger les affaires ne dépassant pas 500 livres ;
28° – Il ne peut être porté atteinte au droit de propriété ;
30° – pour que l’agriculture ne manque pas de bras : exemption de la milice garde-côte pour les enfants des ménagers et paysans destinés à l’agriculture, que les ménagers et paysans ayant 2 enfants soient exemptés de la moitié de la capitation, et ceux qui ont 3 en soit exempté en totalité ;
31° et 32° – à l’assemblée des états provinciaux, le Tiers aura autant de représentants que les deux autres ordres réunis, et qu’à l’assemblée des états de Provence, organisés comme ceux du Dauphiné, les voix soient comptées par tête et non par ordre ;
35° – le Procureur du pays devra être choisi en dehors des seuls consuls d’Aix ;
36° – Le compte du trésorier de la Province doit être rendu public ;
37° – Chaque communauté doit envoyer des députés aux états provinciaux ;
39° – Chaque communauté aura la gestion des chemins de viguerie passant sur son territoire, mais ne participera pas à l’entretien de ceux des autres vigueries ou de la province ;
40° – Si la communauté participe à la levée de la garde-côte, qu’elle soit exempte de toute autre levée qui se fait dans d’autres communautés ;
42° et 43° – Les deux consuls et les 6 conseillers doivent être élus pour deux années et que le remplacement des sorties de charge se fasse chaque année par moitié afin qu’il y ait toujours quelqu’un au courant des affaires ; id. pour les greffiers ou archivaires ;
44° – la communauté de Saint-Nazaire n’est presque que de marins et de pêcheurs, son terroir est très borné, l’excès des impositions qui la frappe réduit les habitants à la plus affreuse indigence, et les expose à manquer de tout à la fin d’une vie de labeur. Ils osent espérer de cette révolution un soulagement à leurs maux.
(Il est évident qu’une grande partie de ces doléances restera lettre pieuse et que les habitants seront souvent déçus dans leurs espérances).

-MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 491e livraison :
Le 25 mars 2018 – C’ETAIT LE DIMANCHE DES RAMEAUX – Le dimanche des Rameaux, les rameaux d’olivier et de laurier sont bénis dans les églises de basse Provence ; dans les vallées de haute Provence, ce sont des rameaux de lauriers. A Nice, de petites croix tirées de la fibre du palmier. Aux enfants, on offre – on offrait ? – des rameaux de branches naturelles ou bien des bâtons ornés de fruits confits. Dans le Haut pays, une pomme caramélisée ou une orange, fruit rarissime autrefois, sur un bâtonnet. A Toulon, des cavaliers et des chevaux. A Saint-Bonnet (Champsaur), les enfants défilaient avec les rameaux chargés. A Aiguilles-en-Queyras, on donnait des « tourtillas », galettes fichées sur des rameaux de pin. A Briançon, des « remoulivo ». A Nice, des « couliandri ». A Aix, on tirait une carte d’un jeu étalé. Si elle était bonne, on emportait le « ramau » (en occitan : « rampal »), le rameau. Marseille quêtait des friandises pour le rameau de l’hôpital. Tous les Provençaux mangeaient ce jour-là des pois chiches (des « cese »). Aux Chartreux, les Marseillais envoyaient des gavots recevoir des marmites de ces « cese ». ON se moquait d’eux, évidemment ! Pourquoi ces pois chiches ? Parce que Jésus, ce jour-là, avait traversé un champ ensemencé de cette légumineuse. Se non è vero è ben trovato !

-OLLIOULES : 200e livraison :
-vers le milieu du XIe siècle : Situation d’Ollioules, de son château, de son domaine et d’éventuelles voies de communication: [Ribot H., 2003 : A l’image d’Ollières, dont le castrum est cité dès 1010, peut-être de Toulon vers 1020 lorsque reparaît l’évêché, et de Marseille qui étend son enceinte en 1040, les vicomtes vont établir assez rapidement des forteresses sur certains de ces domaines, tout particulièrement à Ollioules où un texte daté de 1044 fait état d’un château (castellum) et d’un domaine (villa) (J.-P. Poly, id. : à Ollioules (Breve de Olivulas, Guérard, n° 32), avec la moitié des 3/4). Le seigneur qui tient celui-ci, et beaucoup d’autres alentours, est justement ce Fouque des vicomtes de Marseille, qui, blessé au combat en 1019, avait donné à l’époque des terres et des droits en faveur de l’abbaye de Saint-Victor, mais tout en en conservant l’usufruit, il est vrai ! A présent rétabli, il amplifie sa donation en y ajoutant des terres sises à Marseille, et des droits à Solliès, Belgencier, Mazaugues, Rougiers, le cens des deux tiers de Six-Fours, ainsi que les trois-huitièmes des droits paroissiaux et des dîmes des moulins de tout le territoire du château et du domaine d’Ollioules (castellum cum villa) (Guérard, 1857, Acte n° 32 : Fouque, vicomte, confirme la donation précédente à Saint-Victor, et ajoute des droits à Six-Fours, Ollioules, …, daté de 1044). Mention tardive certes, mais qui n’est pas dépourvue d’intérêt, tout d’abord parce que ce texte fera l’objet d’âpres discussions entre le monastère de Saint-Victor et les héritiers de Fouque et d’Odile, problèmes tranchés seulement cent dix ans plus tard, mais aussi parce qu’il permet de poser la question de la nature et de la fonction d’un tel château au tout début du Moyen Âge féodal, alors que les limites d’Ollioules ne sont pas encore clairement définies – elles ne le seront avec Six-Fours qu’en 1156 et avec Toulon qu’en 1235 -. Si la première mention d’un chemin médiéval d’Ollioules à Toulon ne date que de 1235 (voir la planche couleur n°3, haut), il est indéniable qu’il avait dû voir le jour beaucoup plus tôt car son rôle premier était d’ordre stratégique. C’était évidemment un lien entre Toulon et les domaines occidentaux de son comté (selon le sens administratif de ce mot au Xème siècle, et jusqu’en 1281 où sera créé le bailliage de Toulon par le comte Charles 1er), mais aussi avec Marseille, ville vicomtale par excellence …. Des Quatre-Chemins des Routes (Toulon) jusqu’à Faveyrolles (Ollioules), l’itinéraire reprenait sur plusieurs kilomètres un decumanus secondaire du cadastre impérial romain Toulon b que nous avons analysé précédemment, ce qui permet de supposer que les alignements antiques étaient encore visibles. D’ailleurs, ce cadastre jouera encore un rôle important au cours des siècles suivants lors de la mise en place des limites territoriales et de la création d’autres axes de circulation. A ce titre, Ollioules apparaît plus comme une création ex nihilo de Six-Fours vers le nord que comme une déduction de celui-ci, et résulterait d’une mise en valeur des terres lourdes situées de part et d’autre de la Reppe, conjuguée avec le nécessaire besoin de contrôler un axe de passage obligé. Cette situation en périphérie du castrum de Six-Fours marque également une étape dans la colonisation des hautes terres que sont les contreforts des collines du Gros-Cerveau et du Croupatier, sorte de clairière nouvellement conquise sur la forêt dont le château de 1044 serait le centre, et la racine pré-indo-européenne à sens oronymique Ol- d’Ollioules représenterait l’un des vestiges les plus anciens. De plus, l’absence de mention d’une chapelle ou d’une église sur le territoire d’Ollioules avant 1095, date d’apparition de l’église paroissiale, laisse supposer que le service du culte devait être dévolu à l’un des prieurés de Saint-Victor, voire à la paroisse de Six-Fours nommément citée dans le même acte (Les édifices religieux élevés dans l’enceinte du château (Notre-Dame, dans la basse-cour, et une autre chapelle à l’intérieur de la partie haute ; voir les travaux de Gérard Delattre et Pierre Saliceti, 1996 et 2002), appartiennent à une phase largement postérieure au XIe siècle, et ne sauraient être prises en compte lors de l’émergence d’Ollioules et de sa première forteresse).]

-LA SEYNE-SUR-MER. 187e livraison :


-1897 – 25 mars : BENEDICTION DE LA CHAPELLE DE MAR VIVO A LA SEYNE – (cf? Ckiché avec la vue de la chapelle en 1900) C’est à la fin du XIXe siècle que la première chapelle est construite très près du bord de mer, à Mar Vivo. Le constructeur, propriétaire du quartier la cède à l’évêché pour qu’elle serve au culte. Elle est bénite le 25 mars 1897 par Mgr Mignot, et dédiée à l’origine au Sacré-Cœur. La façade comprend une porte encadrée de fausses colonnes, surmontée d’un arc en forme de fronton, et d’un oculus. Les angles de la façade étaient ornés de pinacles qui ont dû être abattus vers 1979, car menaçant de tomber et devenant dangereux. Elle comporte une nef voûtée à deux travées plus le chœur, terminée par une petite abside semi-circulaire, orientée au Sud-Est (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).

-TOULON : 174e livraison.


-1310 – 25 mars : LE PORT DE TOULON NE POSSEDE PAS DE QUAI EN PIERRE – A Toulon, il y avait une simple plage de sable au fond de la rade, le long des remparts, avec des débarcadères. Un premier document du 25 mars 1310 montre le souci des Toulonnais de construire deux ponts de bois pour faciliter le débarquement des marchandises. Ces deux ponts étaient formés de pieux plantés dans la vase… Quant au quai en pierre, il ne fut dressé qu’en 1605 (P.-A. Février, 1964, p. 185).

CHRONIQUE CATALANE : 36e livraison (L’INDEPENDANT du 7 juillet 1991)

Perpignan – Le Castillet

UCE : Beques per als joves – La universitat catalana d’Estiu se celebrarà enguany del 15 al 24 d’agost al liceu Renouvier de Prada. L’oferta de cursos, de seminaris, de conferències, de débats, de tallers, d’espectacles, d’excursions, és com de costum enorme. Els que volen inciar-se o perfeccionar-se en la llengua catalana, en la literatura, o en la coneixença dels Països Catalans no sôn oblidats, i fins i tôt hi haurà enguany una icidiaciô à l’àrab ! Recordem, com els altres anys, el curs especific de « Coneixement de la Catalunya del Nord », on intervenen molts especialistes de casa nostra. L’àrea de ciències pren el tema general enguany de l’estudi dels liquids i dels biofluïds, des de l’aigua en la natura als problèmes de la contaminaciô i de l’ecologia, des de la saba de les plantes a la llet dels animals.
L’àrea d’humanitats pren per tea general les cultures en conflicte en aquesta fi de segle, que constitueixen de fet el nucli dur i irréductible de la problemàtica, entre altres, de les immigracions i de les integracions. Perd no és, évidentment, l’unic aspecte de la qüestiô : per exemple Miquel Porter parlarà del cinéma com a vehicle de comunicaciô intercultaral, i Ricard Gili de la projecciô intercultural del jazz, Vicent Partal dissertarà sobre el mercat cultural i les noves formes del colonialisme polftic, mentre Antoni Estradé ho farà sobre l’oposiciô de l’universalisme i del localisme. Josep Enric Gargallô farà una geografia de les llengues romàniques i de la cultura en el Mediterrani.
Cal afegir a aquesta base els vint-i-tres tallers, que van de l’esport, el muntanyisme i la dansa, a l’anàlisi de textos sociolingüistics passant per la cuina i la nutriciô, el disseny, la ràdio, el teatre, el cant coral, la ceràmica, el video, la müsica electrônica, el socorrisme i l’astronomia. Sense comptar les excursions que explorar an tots els racons del departament, i els espectacles que tindran lloc cada vespre sigui a Cuixà, sigui a la Halle dels esports, sigui a la plaça de la vila.
El cost dels deu dies és de 1.900 F, que cobreixen totes les despeses. Pensant en el nostre jovent, l’ajuntament de Prada, ajudat pel Conseil régional, atribuirà beques de 1.000 F. Hi poden postular els joves de menys de vint-i-cinc anys, que siguin estudiants o obrers (o persones sense feina, ai las) ; per aixô han d’escriure à UCE, BP 50, 6650 Prada. (P.V.)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : PERDUS ET TROUVES ! (selon Pierre DAC, 28 mars 1946).


Perdu énorme chien-loup forte musculature. Caractéristiques : front bas, œil dur, mâchoire large, denture terrible. Signe particulier : très irritable. Bonne récompense à personne pouvant ne pas le ramener.

J’en ai terminé pour aujourd’hui, et sur cette superbe ùpntée d’escalier du château d’Astros à Vidauban, je vous souhaite un bon mardi et plein d’amour et d’espoir pour tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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