ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 24 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4898).
ILLUSTRATIONS. Architecture provençale (suite) En en-tête du jour : maison du hameau des Olivières (commune du Revest, Var)n vue prise par les Excursionnistes toulonnais en 1947.
FÊTES :
Aujourd’hui 24 mars, 4e jour de germinal dédié à la TULIPE, nous fêtons CATHERINE de Suède qui se consacra à Dieu, comme sa mère, Brigitte de Suède, la « prophétesse du Nord ». Ensemble, elles firent un pèlerinage en Terre sainte. Bel exploit vu qu’au XIVe siècle, il n’existait ni vaccins, ni charters, ni Europ Assistance. Catherine de Suède n’a rien à voir avec celle que coiffent par tradition, le 25 novembre, les jeunes filles en fleur.
Ce jour, nous fêtons également les ADEMAR dont le saint éponyme fut diacre de l’abbaye du Mont-Cassin puis abbé de Saint-Laurent de Capoue après avoir évangélisé le diocèse de Chieti.
C’est la Journée internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des Droits de l’Homme et pour la dignité des victimes.
DICTON : « S’il gèle un 24 mars, les poiriers diminueront d’un quart ».
LOCUTION PROVENÇALE : « lou mes de mars es tantost nivo, tantost clar », soit « le mois de mars est tantôt nuageux tantôt clair ». A bon entendeur !

(Septembre 1969, le mas de la Verrerie à Méounes, Var, cl. H. Ribot)
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Philippe JAENADA – La désinvolture est une bien belle chose. Editions Mialet-Barrault, Paris, 2024, 485 p. Pourquoi, un matin d’automne, une si jolie jeune femme, intelligente et libre, entourés d’amis, admirée, une fille que la vie semblait amuser, amoureuse d’un beau soldat américain qui l’aimait aussi, s’est jetée à l’aube par la fenêtre d’une chambre d’hôtel, à 20 ans ? J’aimerais savoir, comprendre. (Offert par Isabelle pour mon anniversaire, le 1er anniversaire 2024).
.
PENSEE DU JOUR (toujours d’actualité) : « C’est une mauvaise action, et fréquemment commise, que d’inventer des torts à la société pour s’arroger le bénéfice illusoire de les redresser. » ( Maurice Druon, Remarques, Julliard, 1952.
ÉPHÉMÉRIDES :

(Cochonnier au Plan du Castellet, Var. Cliché H. Ribot)
-1163 – 24 mars : A l’occasion des fêtes de Pâques, le pape Alexandre III se rend à Paris. Il va consacrer le chevet de la grande abbaye de Saint-Germain-des-Prés, reconstruit dans le nouveau style gothique, mis en œuvre pour la première fois vingt ans plus tôt à l’abbaye de Saint-Denis. Des historiens supposent qu’il a pu saisir l’occasion pour bénir aussi le chantier de la future cathédrale Notre-Dame de Paris, destinée à remplacer sur l’île de la Cité l’ancienne basilique Sainte-Marie. Après ces mondanités, le pape va se consacrer à la véritable raison de son voyage en France, la réunion d’un concile à Tours en vue de condamner l’empereur Frédéric 1er Barberousse et l’antipape désigné par celui-ci.
-1180 – 23 mars au 24 mars 1181 : (Emilie-Romagne 2) PLAISANCE – pluies continues pendant toute l’année du 23/03/1180 au 24/03/1181
-1207 – mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Vallis Calvinorum (charte aux archives municipales). ARENES, lieu-dit, quartier de Pierre-de-l’Etau (1872). Les Aréniers, en 1691 (cadastre d’Allauch).
-1278 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – AMIGAS, première mention dans un acte notarié. Amiguas, 29 novembre 1300 (charte aux archives municipales) ; Migos, 24 décembre 1666 (registre aux archives de la Major). Amigas, quartier rural dépendant du quartier Ste Marthe en 1872.
-1279 – 24 mars : LIEUX-DITS D’AURIOL – Tenementum de Restons (charte aux archives de Saint-Victor). MOULIN DE REDON, hameau, moulin et fabrique (1872). Première mention : Valle Restones, 18 août 950 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1041).

(Four à cade d’Auriol. Cliché pris au moment des travaux d’étude du vestige).
-1319 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives municipales de Marseille) –
- Buca Lansoli. Le Cangel, en 1872, lieu-dit dans les collines de la Gardiole. Première mention : Boca Cansol, 30 juillet 1290 (acte notarié).
- Massilia veyra. MARSEILLEVEYRE – montagne qui borne au sud le golfe de Montredon. Première mention : Farossium in loco de Masselha veyra, 30 juin 1302 (registre Rubey de la Cour des Comptes, pl. 78). Nom écrit MARSILLAVEIRE en 1872.
-1365 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Massilia vetus (délibération du Conseil municipal). MARSEILLEVEYRE – montagne qui borne au sud le golfe de Montredon, commune de Marseille. Première mention : Farossium in loco de Masselha veyra, 30 juin 1302 (registre Rubey de la Cour des Comptes, pl. 78). MARSILLAVEIRE en 1872.
-1369 – 24 mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Las Retrachas, 24 mars 1369 (acte aux archives municipales). LA RETRACHE – lieu-dit. Première mention : Retracha, 4 janvier 1301 (délibération du Conseil municipal de Marseille).

(Tour-de-l’enceinte-dAllauch, BdRh, cliché Masson)
-1487 – 24 mars : A OLLIOULES PLANTATION D’UNE VIGNE A DARBOUSSAN,– A Ollioules, s’il n’est laboureur qu’à l’occasion, Jaume Deydier est surtout planteur selon ses écrits : 1487, 24 mars, aven plantat nostra vinha de Darbosson, ambe l’arayre, et a costat ung florin. Soit une petite plantation n’ayant exigé qu’un florin et l’emploi de l’araire (Charles de Ribbe, 1898, p. 430 et suiv).
Petite plantation n’ayant exigé qu’un florin et l’emploi de l’araire ; plus tard, sans être riche encore, Jaume Deydier n’aura plus ces calculs :] Jaume Deydier regroupe dix-huit jardins en un seul, en 1484
[De Ribbe, 1898, p. 410-411 : Ollioules n’est pas uniquement peuplé d’orangers et d’oliviers. A ces cultures arbustives, il en joint, des maraichères. Tout au long de la Reppe, ce sont moins des jardins que des jardinets formant un inextricable fouillis… Cahier de Jaume Deidier : 24 mars 1484, en la luna vielha de febvrier, ay yeu plantat de ma man los oliviers joves, en la dicta possession, et fach derrabar las soquas, et fach moore huna paret intra la dicta possession et la miena ? N’ay deborsat … 6 florins. 1487, 24 mars, aven plantat nostra vinha de Darbosson, ambe l’arayre, et a costat ung florin. [Il en est dont la valeur marchande ne va pas au-delà de 5 florins. Si rare est alors le numéraire que souvent ils tiennent lieu de monnaie dans les transactions. Jaume Deydier est un grand producteur d’huile… (lorsque) Pierre de Morteriis, … (notaire) du pays lui en demande un jour deux millerolles… (ce dernier le paye) en un jardinet de onze florins. Autre service que rendent ces jardinets minuscules : ils sont matière à des cadeaux qu’on échange entre amis… Mais, … tel est leur enchevêtrement qu’ils sont sujets à d’incessantes contestations. (D’où les nombreux arbitrages de Jaume Deydier avant même d’être bailli) !… (on plante des termes)] si son plantat dos termes [En fait de bornage, la Provence avait gardé beaucoup de vieux symboles juridiques d’époque romaine. Dans le Livre des termes, la partie relative aux agachons ou « témoins du terme » rappelait les pratiques religieuses par lesquelles l’agrimensor chargé de déterminer les limites de la proproété, donnait à son ministère un caractère auguste en lui prêtant la sanction des dieux mêmes . Du plâtre, des matières colorées, du verre brisé, des cendres , des débris de poterie, trouvés sous le terme, sont autant de témoins de l’ancienneté de la possession. Jaume Deydier, pour son compte, n’a eu ni paix, ni repos, qu’il ne se soit soustrait à tous ces embarras, et que, par des échanges, des achats, il n’ait formé un vrai jardin d’une multitude de fragments. Dès 1484, il a entrepris un travail d’agglomération qui, de proche en proche, lui en a fait réunir dix-huit. (Finalement, en 1514, il en comptera dix-neuf, la dix-neuvième, surpayée, lui ayant coûté trente-un florins). … Quelle est la contenance exacte (du jardin ainsi formé) ? … il lui a suffi de compter le nombre de pas… une centaine en long et en large. Dix-neuf jardinets, rien que sur une étendue d’environ un hectare ! cela dit tout.]Notice concernant ce lieu-dit dans la Toponymie de l’ouest varois (2009) :
Darboussan : 1794 (Faiden William 1794), carte au 1/50 000, 1937 (Castellan E. 1937), com. d’Ollioules (pente sud-est de la Courtine ; ferme) ;
bastide Darbosson 1490 (de Ribbe, 1898) ;
Darbosson 1492 (Roux P. 1983 : La terre de Darboussan appartenait à la famille Deydier depuis le milieu du XIIIe siècle De 1490 à 1492, Jaume Deydier y fit construire sa bastide près du vallon de Faveyrola. Plus tard, elle reçut le nom de Marine. D’après Ch. de Ribbes, en 1898, elle s’ appelait la ferme des Palmiers) ;
Darboussous 1909 (Bottin C. 1909) et 1977 (Brun J-P., 1977) ;
batterie de Darbussan 1944 (Gaujac P. 1984 : le Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten » implanté à Sainte-Barbe avait ses batteries disposées sur les hauteurs de la Vaconne (observatoire : la Baume), le Castellas (observatoire : le Cerveau) et Darboussan. Ce groupe d’artillerie, équipé d’obusiers fut transféré en Normandie après le 6 juin 1944.

(Ollioules, Var, regard donnant sur la galerie de l’aqueduc du Labus. Cliché H. Ribot)
-1513 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons dantinhana (charte aux archives de Saint-Victor). ANTIGNANE – cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872). Première mention : Antignana.— Palus de Antinana, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
-1516 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ollivette (acte aux archives des Prêcheurs). L’OLIVETTE – bastide, quartier de Saint- Pierre (1872). La traverse de l’Olivier, près la plaine Saint- Michel, en a gardé le nom. Cette propriété appar¬tenait aux Dominicains ; elle fut vendue comme bien national le 18 janvier 1791.
-1531 – 24 mars : LIEUX-DITS D’AURIOL – Roca Ruby (acte de Pierre Doloni, notaire à Auriol). CARUBI – colline au sud-est d’Auriol sur le chemin de la Sainte-Baume (1872). Lou Baou Rougé (à cause de sa couleur rougeâtre). Déjà mentionné Roca Ruby le 26 août 1331 (ibid.).
-1603 – 24 mars : Mort de la reine d’Angleterre Elizabeth 1ère, fille de Henri VIII, qui a donné son nom à l’État de Virginie.
-1617 – 24 mars : FONDATION A SIX-FOURS DE LA CONFRERIE DU SAINT-ROSAIRE – Le 24 mars 1617, le révérend-père Louis Tournery, docteur en sainte théologie, religieux de l’ordre Saint Dominique, du couvent de Grace, en suite de la permission de l’Illustrissime et Révérend père Séraphin Sicas de Pavie, général de tout l’ordre Saint Dominique, de fonder la confraternité de Notre Dame du Saint Rosaire, par tous les lieux où il jugera à propos, ainsi qu’il a fait aparoir par les lettres patentes, signées dudit père général, et scellées, en date du 24 février 1616, données à Boulloigne (Boulogne ?), a fondé et institué, à l’église paroissiale Saint Pierre, dudit Six-Fours, ladite confrérie de Notre Dame du Saint Rosaire, à perpétuité, pour jouir, par les confrères, des prérogatives, pardon et indulgence, portées par les bulles concédées à cet effet. Laquelle fondation a été acceptée par Messire Jacques Lombard, curé de ladite église, tant pour lui, que pour l’église d’icelle, ainsi qu’apert de l’acte reçu par maître Lieutaud, notaire, du susdit jour (Jean Denans 1713).

-1733 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier de Château-Gombert
- Barre d’Evesque ou Paredasse (charte du greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque, propriété au quartier rural de Château-Gombert, en 1872. Première mention : Affar de l’Evesque. Mention : 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major)
- Baume Loubière (registre aux archives de la Major). Baume-Loubière ou Nouguière, grotte, quartier rural de Château-Gombert, en1872. Première mention : La Baume, 26 sep¬tembre 1595 (registre aux archives de la Major).
- Le Grand Vallat (registre aux archives de la Major). LE GRAND VALLON – chemin et ruisseau qui se jette dans le Jarret (1872).

(Architecture complexe à Château-Gombert, Bouches du Rhône).
-1776 – 24 mars : MEMOIRE DU PARLEMENT D’AIX ADRESSE AUX CHARTREUX DE LA VERNE. Pour obtenir que les Chartreux s’acquittent de leurs obligations religieuses sur le terroir de la Molle, le baron de Fonscolombe s’était adressé à l’évêque de Fréjus, mais également au Conseil du Parlement. La réponse de ce dernier est signée de Pascalis et Miollis. En résumé, elle dit que les Chartreux ont obligation de fournir des secours spirituels à la communauté de la Molle en qualité de décimateurs ; qu’un dilemme est à faire : ou il y avait cure ou il n’y en avait pas. Dans les deux cas, les Chartreux se doivent de faire fonctionner ou de faire une cure ; qu’il importe peu que la cure ait été ou non dissociée du prieuré ; que l’importance de la dîmerie et les 120 habitants de la Molle exigent un pasteur ; que la construction d’une église serait un bienfait du Baron. Délibéré à Aix le 24 mars 1776 (Mireille Maurel).
-1789 – 23 au 29 mars :

(La Cadière, Var, mas de La Roquette avec le mur-poids du moulin à huile. Cl. H. Ribot)
- FAMINE ENGENDREE PAR LES GRANDS FROIDS DE JANVIER et mentionnée aux archives de toutes les communes : nombreuses révoltes de paysans et d’ouvriers du 23 au 29 mars (Louis Honoré, 1929, p. 214-224 ; 1925, p. 85).
Le 25 mars, on assiste à des émeutes à Aix-en-Provence dues à la disette lors de la réunion des Etats généraux.
Les 23 et 24 mars, à Toulon, comme à La Seyne, des foules où les femmes sont nombreuses, s’attaquent aux postes de perception du droit sur les farines, le « piquet », rendu responsable de la vie chère et de la disette. L 24 mars, les ouvriers de l’arsenal de Toulon réclamèrent à hauts cris le paiement de leurs saleires – en retard comme d’habitude – ce qui leur offrait un prétexte parfaitement justifié de profiter de la sédition qui venait de révéler, la veille, maîtresse de la rue. Le ministre, aussi le ministrea lerté, fit répondre qu’il n’avait pas de crédits ! Ce que voyant, l’ordonnateur Malouet prit sur lui d’emprunter une forte somme à l’armateur Mallard afin de donner aux ouvriers un acompte d’un mois de paye. En même temps, les employés municipaux firent proclamer et afficher une forte diminution des prix du pain, du vin et de l’huile, cependant que les chefs locaux de la marine décidaient de faire délivrer du pain aux ouvriers du port par la boulangerie de la marine qui en envoya même aux villages voisins.
Les consuls bourgeois de Toulon, l’archevêque, sont menacés. Une partie du peuple confond dans la même haine les privilégiés de la naissance et ceux de la fortune. Les bourgeois modérés, réformistes, laissent faire dans un premier temps, tandis que l’armée, Régiments du Barrois et de Dauphiné, n’intervient guère. Puis, très vite, les bourgeois organisent la Garde bourgeoise au service du pouvoir communal. Cependant que les autorités représentant le Roi se reprennent (…) Trois pouvoirs se disputent Toulon : celui du Roi, appuyé sur la Marine, l’Armée, et une partie des Elites, celui de la bourgeoisie réformatrice modérée, celui des foules populaires, dont les ouvriers de l’arsenal fournissent les gros contingents. Dans ces conditions, le contrôle des masses est décisif, et chacun va s’y employer. (Pour l’étude générale de ces problèmes de l’écrit provençal aux débuts de la Révolution, nous renvoyons aux Cahiers Critiques du Patrimoine, 2, 1986.)
Dans son Histoire de la Révolution dans le département du Var, 1839, Lauvergne écrivait des bourgeois de Toulon, qui saluent dans l’enthousiasme les débuts de la Révolution et les idées nouvelles : « On entendit alors des bourgeois expliquer ces énigmes en idiome provençal à ce pauvre peuple devant qui on les posait pour la pre¬mière fois, et sans s’en douter, ils réchauffèrent les serpents engourdis de la foule, les envenimèrent contre les aristocrates. »
De cette propagande orale, il ne nous reste pas de traces ; en revanche, Toulon est avec Aix la seule ville de Provence où nous avons le texte d’une intervention en provençal des Autorités royales : « De la part doou Rei, comte de Prouvenço. Sa Majesta es infourmado que leis Habitans de fouasso vilagis d’aquesto Prouvinço s’assembloun senso la permissien de seis Consous, & se rendoun en troupos dins leis Villos deis marquas publis, ounte demandoun ce que n’es pas poussible de li accourdar ; & coumo de pareilles sedi-tiens countraris à l’ooubeissenço qu’es degudo oou Rei, ooucasiounarien la famino, & la mouer d’un grand noumbre d’habitans, que pouedoun susistar que per l’ordre publi que deou estre establi per leis Counseous de Villo, lou Rei, ben persuadât que seis sujets Prou-vençaoux soun trop fidèles à soun ooubéissenço per se pourtar en d excès capables de destruire per la famino la plus grande partido deis habitants de la Prouvenço, li ourdouno expressamen sous lei penou pourtado per leis Ordonnance per lei crimes semblables, de cessar aquelleis attroupamens & assemblados sediciousos, & li coumando de presentar seis demandes eis Administrateurs de la Prouvinço, per seis Consous, & per de memoris escrits, eisquaux li respoundran. « De Coincy, Lieutenant Général des armées du Roi, Commandant dans Toulon & les environs. » (Texte in Bulletin Société d’Etudes de Draguignan, 1900-1901, p. 18.) (René Merle, 1986). - DECIDEMENT, L’EGALITE FISCALE EST LE MAITRE MOT DE CES PREMIERS MOIS DE L’ANNEE 1789 : la noblesse du bail¬liage d’Orléans a décidé de participer aux impôts, subsides et autres contributions pécuniaires, tout comme les autres ordres… (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 23 MARS).
- La noblesse et le clergé du bailliage de Char¬tres, réunis, ont formé le vœu général de renoncer également à tous leurs privilèges pécuniaires et de participer, dans une éga¬lité parfaite, aux impôts qui seront votés lors des États Géné¬raux. Mais il n’est toujours pas question de l’égalité d’accès, pour les trois ordres, aux charges ecclésiastiques, civiles ou mili¬taires (Agenda du Bicentenaire, MARDI 24 MARS).

(Le mas d’Espaïmé au Lançon, à Sanary, avec moulin à huile et fronton barroque coiffant le mur pignon occidental. Cl. 1939).
-1793 – 24 mars : SANARY RENCONTRE DES DIFFICULTES POUR MAINTENIR LA GARDE DE LA CÔTE – Le 24 mars, le corps municipal de Sanary réclama un renfort de 5 hommes par batterie et protesta contre l’envoi irrégulier de gargousses du calibre de 4, adressées par méprise au lieu de cartouches à balle. 1200 cartouches de cette nature furent ensuite partagées entre les deux batteries, conformément au vœu de la Société des amis de la liberté et le surplus fut déposé « à la grosse tour du village ». Un corsaire espagnol croisait d’ailleurs aux abords de Bandol. Combis, maréchal de camp, approuva immédiatement le « renforcement » des postes (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 (Archives de Sanary)).
-1794 – 24 mars [4 germinal] : EXECUTION DES HEBERTISTES (Georges Duby, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, 1997). La Révolution mange ses propres défenseurs.
-1795 – 24 mars (4 germinal an III) : DATE LIMITE POUR LE RETOUR DES EMIGRES – Le 4 germinal (25 mars 1795, date donnée par H. Trojani), le délai pour la rentrée en France des ouvriers et laboureurs sortis après le 1er mai 1793 est expiré. Ceux qui ont négligé de profiter du bénéfice de cette loi sont dits émigrés. Tout individu qui ne peut justifier de sa résidence dans les formes prescrites par la loi est arrêté et amené auprès du tribunal à moins qu’il n’ait un passeport d’étranger en règle. C’est une date cruciale (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). C’est ainsi que nous trouvons, entre le 23 et le 24, le retour des émigrés varois suivants :
- ARGENTERY Laurent, charpentier, citoyen de La Seyne émigré, rentré en France le 4 germinal an III, mis en liberté le 23.
-ARGENTERY Catherine, née SICARD, citoyenne de La Seyne émigré, rentrée en France le 4 germinal an III, mise en liberté le 23. - SICARD Antoine, dit « Le Grand », calfat. « A fui à Gênes, a-t-il déclaré, le jour où le fer et la flamme comprimaient de toute part la place de Toulon ». Rentré le 4 germinal an III, avec sa femme et ses trois enfants (Trib. crim. de Grasse . Louis Baudoin, 1965).
-1797 – 24 mars (4 germinal an III) : ORGANISATION CIVILE ET MILITAIRE DE SANARY – Le Capitaine BALP, précédemment capitaine de ligne au 3e bataillon du Jura (5e Armée) prit le comman¬dement de SANARY, BANDOL, SIX FOURS avec LE BRUSC, pour exécuter les lois et les ordres des généraux de concert avec les municipa¬lités ; il fut désigné à ce poste par le Général de brigade MOYNAT-DAUXXON, commandant le 1er arrondissement du Var, le 4 Germinal An 5 (24 mars 1797). Après l’élection de Jean Antoine GRANET, président nommé, Paul Joseph CHARTIER, Antoine VIAL, au conseil de canton, il faut aussi nommer un trésorier. Ce sera le citoyen Pierre HEDOUIN « artiste » et propriétaire à La Gorguette. Nous le retrouverons plus tard qualifié d’homme de lettres (Rotger B., 1984, p. 313)
-1799 – 24 mars : LE GENERAL JOURDAN EST BATTU à Stokach par l’archiduc Charles (Pierre Goubert, Initiation…).
-1799 – 24 mars ou dimanche 17 du mois de Shawwâl 1213 (Extrait du « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 », cf. référence donnée le 10 février) : [Ordonnances au sujet de la peste]
Affichage, dans les souqs, d’ordonnances concernant, l’une l’épidémie de peste, l’autre l’hospitalité accordée aux étrangers. Voici le texte de la première ordonnance avec ses articles.
« Avis aux populations du Caire, de Bûlâq, du Vieux-Caire et environs. La population est invitée à se conformer strictement aux ordres suivants.
« Sera poursuivie avec la plus grande sévérité, y compris la peine capitale, toute infraction aux mesures concernant la protection contre l’épidémie de peste.
« Quiconque a la certitude ou des doutes, ou simplement des soupçons d’être atteint de la peste dans quelque lieu que ce soit, chambre, hôtel ou logement, doit de toute nécessité être mis en quarantaine. La demeure devra être fermée et le cheikh du quartier ou du souq en question devra avertir immédiatement le garde français, commandant de ce quartier, lequel officier avertira le shaykh al- Balâd qâ’im maqâm du Caire ou des provinces. Cela doit être fait immédiatement, par toute communauté (milia) du Caire, des provinces ou des environs.
« Quant aux médecins, quand ils sont assurés de cas de peste, ils doivent informer le qâ’im maqâm des meilleures mesures de protection à prendre contre l’épidémie.
« Quiconque possède des informations soit des chefs de quartier ou des cheikhs de zones ou des gardes de secteur et n’en informe pas les autorités sera puni à la convenance du qâ’im maqâm. En cas de retard, le chef de quartier sera battu de 100 coups de cravache.
« En cas d’atteinte d’épidémie pour soi ou pour quelques membres de la famille ou de la parenté, quiconque se transporte d’une maison à l’autre sera passible de mort. Tout déplacement entraîne une culpabilité.
« Tout chef d’une confession religieuse (milia) qui n’informe pas sans délai sur l’épidémie sévissant dans son quartier ou sur les décès éventuels, sera passible de mort.
« Si le laveur de morts — homme ou femme — ayant constaté ou douté que le cadavre soit celui d’un pestiféré, n’en informe pas les autorités dans les 24 heures, il sera passible de mort.
« Ces consignes sont impératives. Aghâs des janissaires et commandants français ou musulmans de la ville doivent en avertir et alerter la population. Il s’agit, en effet, de choses dangereuses. Qui ne se conforme pas à ces consignes mérite un châtiment exemplaire de la part du qâ’im maqâm.
« Aux gardes revient le soin de mener des enquêtes sur cette périlleuse maladie, en vue d’en protéger la population de la ville.
« Tout contrevenant s’expose à des sanctions.
« Salut. »
Texte de la seconde ordonnance :
« Le texte précédent émane du général Dugua, wakîl, commandant de la ville d’Esneh, qâ’im maqâm.
« Il importe que les conseillers du Dîwân fassent connaître ces consignes et en avertissent la population. Tout contrevenant s’expose à une lourde sanction.
« Tout responsable de cabaret, hôtel ou appartement recevant des hôtes, des voyageurs ou des étrangers venant d’une ville ou de la province a l’obligation d’en informer immédiatement le commandant dans les 24 heures et de faire connaître sur le visiteur : son lieu d’origine, le motif de sa venue, la durée de son séjour, son groupe d’origine et préciser s’il s’agit d’un hôte, commerçant, visiteur, ou de quelque demandeur. Il est requis la plus grande clarté de la part du responsable du lieu d’hébergement. Prudence et prudence devant toute situation équivoque ou douteuse.
« Si les informations requises ci-dessus au sujet de tout nouveau venu ne sont pas fournies intégralement dans les 24 heures, le responsable de son hébergement sera considéré en faute, accusé de trahison, de duplicité et assimilé aux mamlûks.
« Nous informons la population, les maîtres de cabarets, d’hôtels qu’[en cas d’infraction] ils sont passibles d’une amende de 20 riyâl farânsa, la première fois, et du triple la seconde fois.
« Nous vous informons que la soumission à ces consignes concerne aussi bien les musulmans que les Français, tenant cabaret ou hôtel ou [louant] des chambres.
« Salut. »
(à suivre)

(Sanary : premières villas construites au quartier des Baux tel qu’il se présentait au début du XXe siècle, après l’abandon de la carrière de pierres).
-1804 – 24 ma
rs (1er Germinal An XII) : PLANTATION DE PLATANES A SANARY – Le premier germi,al an IV, le conseil municipal de Sanary décida de tenter la plantation sur la place d el’église de 6 platanes « couverts d’une caisse en bois et des épines nécessaires pour les garantir de la malveillance. » La plantation, effectuée en 1809 en fut le complément. Trente francs, puis vingt francs, furent successivement dépensés en 1810 et 1812 dans le même but (Registre des délibérations, f° 101, 332, 340).
-1808 – 24 mars : RAPPORT DU GUETTEUR DE LA VIGIE DE CEPET qui signale qu’il a vu un gros chebek à trois mâts, vraisemblablement barbaresque, accosté en pleine mer auprès d’une tartane marchande présumée capturée par ce pirate (Rapport du 24 mars 1808, cité par Louis Baudoin, 1965).
-1829 – 24 mars : EMANCIPATION DES CATHOLIQUES BRITANNIQUES – Le parlement britannique vote l’acte d’émancipation des catholiques en abolissant le « Test Act » de 1672. Il met fin à une discrimination remontant au XVIIe siècle
-1842 – 23 mars : RETOUR SUR LE DECES DE STENDHAL – Marie Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal, meurt à Paris. Cet écrivain a eu d’autres pseudonymes, tels que Louis Alexandre Bombet ou Anastase de Serpière. Auteur de « Le Rouge et le Noir » (1830), « La Chartreuse de Parme » (1839), « Lucien Leuwen » (resté inachevé) qui ont fait de lui un des grands représentants de la littérature française au XIXe siècle. En ma bibliothèque, nous possèdons également de lui : « Napoléon », publié par Gründ en 1955 (192 p) et « Rome, Naples et Florence en 1817 » (journal), Arcadia Editions, 2004, 128 p.
-1843 – 24 mars : COMMENT SANARY A-T-IL REAGI A L’ANNONCE D’UN TREMBLEMENT DE TERRE AUX ANTILLES – A cette date, nous relevons une délibération prise par le premier adjoint de Sanary, Faustin BONNIFAY, au cours d’une séance extraordinaire. On venait d’apprendre « que par l’effet d’un tremblement de terre qui venait de se faire sentir dans les Antilles, colonie française, l’Isle de la Guade¬loupe venait d’être le théâtre du plus triste et du plus cruel événement qu’une population puisse subir; la POINTE-A-PITRE, ville commer¬çante de cette île venait d’être détruite de fond en comble, le 8 février dernier, par le tremblement de terre et par le feu. Une grande partie de la population était restée ensevelie sous les décombres et ceux qui avaient pu échapper à ce fléau étaient réduits à une extrême misère. Malgré les faibles revenus de la commune, le conseil dans un grand élan unanime, vota un secours de cent francs pour être mis à la disposition des infor¬tunés qui avaient échappé à ce cruel désastre. On voit combien déjà on se sentait solidaire des hommes vivant dans des lieux éloignés. Il est vrai que les Sanaryens, presque tous marins et navigateurs, comptaient parmi eux des hommes qui avaient, au cours de leurs voyages dans les Améri¬ques, connu ces îles lointaines. Cela aurait peut-être moins touché une population terrienne et sédentaire (Rotger B., 1984, p. 390).
-1860 – 24 mars : LE ROYAUME DE SARDAIGNE CEDE LE COMTE DE NICE ET LA SAVOIE A LA FRANCE. Par le traité de Turin, le comté de Nice et la Savoie reviennent à la France. Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l’Autriche, aux côtés du Piémont, et en échange de l’annexion de l’Italie centrale par le Piémont…

(24 juin 2012 : Maison de villégiature, quartier Saint Elme, La Seyne, construite avant 1939)
-1905 – 24 mars : MORT DE L’ECRIVAIN JULES VERNE. Lorsque j’arrivais à La Seyne en 1953, je fus inscrit à l’école Martini dans la classe de M. Staufer. Il y avait là une bibliothèque abondante et j’y ai dévoré toute l’œuvre de Jules Verne qui s’étalait sur les rayonnages au milieu de livres de la Bibliothèque verte. Depuis, je lis et relis ces aventures qui m’ont donné le goût de l’aventure et l’envie de porter le regard sur l’environnement : « Cinq semaines en ballon », « Voyage au centre de la Terre », « Les enfants du Capitaine Grant », « Un capitaine de quinze ans », « Vingt mille lieues sous les mers », « Autour de la Lune », « Les forceurs de blocus », « Maître Zacharius », « Le Tour du Monde en quatre-vingts jours », « Aventures de trois Russes et de trois Anglais », « Le docteur Ox », « Michel Strogoff », « Les Indes Noires », « Un hivernage dans les glaces », « Hector Servadac », « Les cinq cents millions de la Bégum », « Les tribulations d’un Chinois en Chine », « Martin Paz », « La maison à vapeur », « Le rayon vert », « L’Etoile du Sud », « L’archipel en feu », « Robur, le conquérant », « Un drame dans les airs », « Claudius Bombarnac », « Le château des Carpathes », « Un drame au Mexique », « Clovis Dardentor », « Les révoltés de la Bounty », « Le Maître du Monde », « La chasse au météore », « L’île à hélice », « Paris au XXème siècle « (liste non exhaustive rassemblant les ouvrages que nous possèdons en bibliothèque). Notre dernière acquisition : « L’île mystérieuse », dans sa version originale.
-1908 – 24 mars : ACCIDENT DU SOUS-MARIN VENTÔSE (Q 52, type Pluviôse) ; abordage avec le garde-côtes cuirassé Amiral Tréhouart. Le tube d’étrave du sous-marin est endommagé et les réparations dureront 6 semaines.
-1915 – 24 mars : DEVELOPPEMENT DE L’OPERATION ANGLO-FRANÇAISE CONTRE LES DARDANELLES – Depuis le 24 mars, les opérations ont repris après avoir été interrompues par le mauvais temps. Soutenus par le feu des cuirassés, les dragueurs sont à l’œuvre à l’entrée des Dardanelles. La percée par voie de mer présentant de trop gros risques pour des résultats nuls, Winston Churchill met sur pied une attaque terrestre pour emporter la décision.
-1944 – 24 mars :
- ITALIE – REPRESAILLES MEURTRIERES A LA FOSSE ADREATINE – Rome, 24 mars : Le massacre auquel se sont livrés les Allemands à Rome aujourd’hui mettra-t-il fin aux actions de la Résistance dans la capitale ita¬lienne ? Depuis quelque temps déjà, celle-ci ne se contente plus de s’or¬ganiser clandestinement. Certains groupes plus impatients commet¬tent déjà des sabotages ou même des attentats, et n’hésitent pas à agir en pleine rue et en plein jour. Hier après-midi, Via Rasella, un balayeur a arrêté son chariot conte¬nant 18 kg d’explosif au milieu de la chaussée. Sur un signe d’un com¬plice posté au bout de la rue, il a allumé la mèche. La charge a ex¬plosé juste au passage d’une co¬lonne d’Allemands. Les soldats survivants ont alors été pris sous le feu de partisans postés aux fenêtres. La lutte a duré deux heures. Une fois informé, le commandant en chef allemand pour l’Italie, le géné¬ral Kesselring, a ordonné de fusiller dix Italiens pour chaque Allemand tué. La Gestapo a fait son choix parmi ses prisonniers et les habi¬tants de la Via Rasella raflés et a demandé les autres otages à la po¬lice italienne. Le total s’est finale¬ment élevé à 335, dont des Juifs, un prêtre, des magistrats, des prison¬niers de droit commun, deux en¬fants de quatorze ans et le colonel de Montezemolo, chef présumé des partisans, qui n’a jamais parlé. Ils ont été sauvagement mitraillés dans les grottes de la fosse Ardéatine.
- LES MINEURS ANGLAIS SIGNENT UN ACCORD – Grande-Bretagne, 24 mars : Les syndicats de mineurs ont signé un accord avec les propriétaires des sociétés minières, qui sera valable pendant quatre ans. Il vise à stabi¬liser l’emploi et à augmenter la productivité de l’extraction de charbon en Grande-Bretagne. Les salaires seront plus directement liés au rendement. De plus, un mineur sur vingt sera promu ouvrier spé¬cialisé, avec un salaire hebdoma¬daire de plus de 5 livres. Les syndicats ont également obtenu la réintégration des 60 000 mineurs en grève du Yorkshire.
-1944 – 24 mars :
- LES ALLIES FRANCHISSENT LE RHIN EN NOMBRE – Ce n’est qu’à l’extrémité gauche du flanc que la résistance est farouche. « Les Allemands se battent comme des fous ! » ont rapporté les Canadiens. Trois têtes de pont sont maintenant établies sur le Rhin : Wesel au nord (Montgomery), Nierstein (Patton) et Remagen (1ère armée américaine).
- L’ARMEE ROUGE PRETE A MARCHER SUR BERLIN – Moscou, 24 mars : l’Armée rouge prépare soigneusement sa dernière campagne : la bataille de Berlin. Le maréchal Joukov, après avoir pris la place de Küstrin, élargit sa tête de pont sur l’Oder en vue de l’ultime offensive. C’est au général Schoerner, évacué de la Courlande où ses troupes sont piégées, qu’est revenue la lourde tâche de reprendre le commandement du groupe A. Pour l’Armée rouge, la route de Berlin est grande ouverte.
-1945 – 24 mars : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Par beau temps, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » a remorqué un M.F.V de Toulon à Naples à la vitesse moyenne de 10,5 nœuds. Passage au bassin à Alger du 24 mars au 3 avril, puis indisponibilité du 16 au 25 avril (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, le Commandant Dominé).
-1948 – 24 mars : NOTRE MARINE DANS L’ATLANTIQUE – Le 24 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille de La Pallice et rejoint Brest le 25 (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, le Commandant Dominé).
-1952 – 24 mars :
- NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 25 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est de surveillance du Tonkin où il a participé à l’opération TONNEAU (du 8 février au 13 mars) qui a permis une implantation dans le quadrilatère délimité par le canal des Bambous, le fleuve Rouge, le Song-Thai-Binh et la mer, en réunissant les deux zones déjà pacifiées au nord par l’opération DIABOLO, au sud par l’opération ANTHRACITE (novembre) et donné ainsi un contrôle continu des côtes de Phat Diem à la frontière chinoise. Du 25 mars à la fin du trimestre, le bâtiment est à Saigon. De son côté, l’aviso « Commandant Dominé » est à Saigon jusqu’au 25 mars, date de son départ vers la métropole. Il fera escale à Singapour du 27 au 29 mars, à Colombo le 3 avril et arrivera à Toulon le 29.
- Les mineurs anglais signent un accord –
-1953 – 24 mars puis 8, 9 et 10 mai : ENLEVEMENT DES MINES CONTENUES DANS UNE PENICHE ECHOUEE A SAINT-MANDRIER – La préfecture maritime de la 3e région communique : « Les opérations qui ont commencé le 24 mars dernier en vue de l’enlèvement des mines contenues dans la péniche Sainte-Geneviève, échouée dans la baie du Lazaret, seront reprises les jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 mai, à dix heures trente. La phase critique sera annoncée aux populations de La Seyne et Saint-Mandrier quinze minutes à l’avance par les sirènes de la ville de La Seyne et de la base d’aviation maritime de Saint-Mandrier, qui émettront deux sons modulés. La police interrompra immédiatement toute circulation dans une zone de deux cents mètres de rayon autour de l’emplacement où se trouvent les mimes immergées. Deux voitures avec haut-parleurs circuleront dans cette zone pour inviter les habitants à laisser ouvertes les portes et fenêtres et à se tenir chez eux à l’abri, en dehors de l’axe des ouvertures et dans la partie inférieure de leur habitation. Le signal en fin d’alerte sera donné par les mêmes sirènes qui émettront un son continu. Pour la circulation des pêcheurs, des avis identiques à des avis de tirs seront diffusés à l’Inscription maritime et à la presse, en temps utile sur l’initiative de la marine. Pendant les opérations présumées dangereuses, toute baignade, même partielle, sera formellement interdite sur certaines parties du littoral. Ces arrêtés municipaux préciseront les lieux et la durée de ces interdictions ». Nota : il s’agissait de neutraliser vingt et une mines allemandes toujours présentes dans l’épave de l’embarcation coulée à petit fond. La charge totale de ces engins avoisinait les quinze tonnes ! Des experts estimèrent au moment des faits qu’une explosion accidentelle entraînerait « la destruction de toute vie dans un périmètre d’un à deux kilomètres et, sans doute, un formidable raz-de-marée dans la baie de Tamaris ».
On comprend un peu mieux aujourd’hui l’attentisme patent (1944-1953) des autorités de l’époque. Une société spécialisée en travaux sous-marins « plus que délicats » entreprit une brèche dans la péniche (Ken Nicolas, vol. 1, p. 139-141). « Les mines extraites une à une furent déplacées et pétardées au large du Canier. Deux hommes d’exception furent les acteurs principaux de cette opération spectaculaire, le scaphandrier Manfredini et son aide, un ancien patron tartanier, Auguste Dolla. Durant vingt et un jours, ils vécurent avec la mort en face » (Var-Matin du 7 mars 1999.
Nota (Ken Nicolas, vol. 1, p. 140-141) : le dénommé Auguste Dolla, originaire de Saint-Tropez, habitait la presqu’île au moment des faits. Dominique Davin se souvient de l’avoir embauché quelque temps à bord du lesteur Côte d’Azur, avant sa reconversion professionnelle. Le déminage du territoire mandréen avait débuté en janvier 1945. Le quartier du Canier demanda alors un travail plus important du fait de la forte croissance de sa végétation. Pour terminer ce sujet…explosif à plus d’un titre, sachez qu’entre les années 1944 et 1957 les artificiers de la pyrotechnie de Toulon neutraliseront, dans le Var, plus de six mille mines terrestres et douze mille six cent quatre-vingt-treize bombes, au prix de plusieurs vies humaines).
-1980 – 24 mars : UN ARCHEVÊQUE EST ABATTU AU SALVADOR – Monseigneur Oscar A. Romero est tué d’un coup de fusil en pleine poitrine alors qu’il célèbre la messe dans l’hôpital de la Divine-Providence, à San Salvador, capitale du Salvador. Cet archevêque de 62 ans était connu pour ses sermons en faveur des droits de l’Homme, dans un contexte de guerre civile et de guérillas touchant toute l’Amérique centrale. La veille de son assassinat, il avait osé appeler les soldats salvadoriens à désobéir à des ordres injuste : « Un soldat n’est pas obligé d’obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu »…
-1999 – 24 mars : UN SEMI-REMORQUE S’EMBRASE DANS LE TUNNEL DU MONT-BLANC : Le bilan humain est très lourd : trente-neuf victimes dont trente-sept par asphyxie. Le drame met au jour une série accablante de dysfonctionnements.
Mercredi, à 10h52, la cabine d’un semi-remorque frigorifique s’enflamme alors que le véhicule est au milieu du tunnel du Mont-Blanc (d’une longueur de 11,6 km). Le poids lourd conduit par Gilbert Degrave, un chauffeur routier belge, prend feu six kilomètres après l’entrée française du tunnel. Les autres véhicules se sont retrouvés prisonniers derrière lui, sans visibilité. Le tunnel a très vite été envahi par des fumées épaisses, «comparables à des nuées ardentes volcaniques», décrit un expert chargé de retracer la propagation de l’incendie.
Condamnations après procès : 30 mois de prison, dont six ferme pour le responsable français de la sécurité du tunnel ; 4 mois de prison avec sursis pour le chauffeur routier ; 100 000 euros d’amende pour La société française ATMB (Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc), concessionnaire du tunnel avec son homologue italienne SITMB) ; 6 mois avec sursis et 1 500 euros d’amende pour Michel Charlet, maire de Chamonix, il est relaxé en appel ; 16 mois avec sursis pour le régulateur côté français, 1 an avec sursis pour son homologue italien. En 2006, un accord d’indemnisation a permis aux familles des victimes de se partager 27 millions d’euros.
La procédure a permis de faire prendre conscience que les tunnels étaient dangereux. Après le drame la sécurité de tous les tunnels a été vérifiée. Avec des centaines de millions d’euros d’investissements à la clef dans tout le pays.
-2006 – 24 mars : CLAP DE FIN POUR LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Les clés de la BAN Saint-Mandrier sont définitivement rendues aux travaux maritimes. Un détachement logé dans la tour, qui était notamment responsable du simulateur, avait été maintenu jusqu’à cette date (Sources : Carnets de marche de la BAN St Mandrier).

(Bastide aux environs de Fontvieille. Coll. H. Ribot)
-2019 – 24 mars : METEOROLOGIE SANARYENNE : bis repetita ! même type de temps qu’hier. Un soleil abondant, peu de vent, des températures plus que clémentes (20° dans l’appartement sans aucun appareil de chauffage en route alors qu’il est 4h du matin. Que demander de plus sinon que la faucheuse arrête de moissonner à tort à travers et qu’elle nous laisse un peu en paix !
-2020 – 24 mars : CORONAVIRUS DERNIERES –
A. CE QUE L’ON PEUT FAIRE :
- Les supermarchés et épiceries considérés comme “utiles à la vie de la nation” seront ouverts et les Français pourront s’y rendre pour se fournir en produits alimentaires. Le gouvernement a écarté tout risque de pénurie et l’approvisionnement des magasins en produits alimentaires et de premières nécessités seront “garantis dans les jours et les semaines à venir”, avait déjà indiqué Bruno Le Maire. Désormais, les boulangeries ont le droit d’ouvrir 7 jours sur 7.
- L’exécutif a vivement encouragé le recours au télétravail. Toutefois, si cette solution alternative n’est pas possible et “lorsque ces déplacements sont indispensables pour des activités ne pouvant être interrompues, ni organisées sous forme de télétravail”, les déplacements seront “tolérés” pour aller travailler. Il faudra néanmoins une attestation sur l’honneur.
- Sortir son chien est possible. Ce déplacement devra être bref, ”à proximité du domicile”, et là encore, il faudra se munir de la fameuse déclaration sur l’honneur. ″Ça doit être dans un rayon d’un km de chez soi au maximum, pour une heure, et évidemment tout seul, et une fois par jour”, a détaillé le Premier ministre ce lundi. Il faudra dater et donner l’horaire de sortie sur l’attestation de déplacement dérogatoire que tout Français doit porter sur lui lorsqu’il sort de son domicile.
- Elles aussi catégorisées comme “utiles à la vie de la nation”, les pharmacies seront ouvertes et les déplacements pour s’y rendre autorisés. Pendant la période de confinement, une femme peut toujours avoir accès à ce moyen contraceptif en se rendant à la pharmacie avec une ancienne ordonnance. Dans un communiqué diffusé par Marlène Schiappa, il est bien précisé que “les pharmaciens sont autorisés à délivrer la pilule contraceptive aux femmes dans l’impossibilité de faire renouveler leur ordonnance, sur simple présentation de leur ancienne ordonnance”. De même, comme l’a rappelé le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, les pharmacies accepteront “jusqu’au 31 mai 2020” les ordonnances périmées “dans le cas d’un traitement chronique”.
- Faire son jogging à condition de le faire seul(e) et “autour de votre domicile”, c’est également autorisé. Attention toutefois de ne pas vous éloigner et de rester dans un périmètre d’un pâté de maisons afin de ne pas écoper d’une amende. En revanche, oubliez l’idée d’un footing à travers la ville ou la campagne avec vos amis, c’est non.
- Les parents séparés pourront se déplacer pour récupérer leurs enfants. “Il faut que les cellules familiales puissent rester constituées”, selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Les enfants de couples séparés en garde alternée pourront passer d’un parent à l’autre suivant les règles de cette garde alternée.
- Les parents devant garder des enfants de moins de 16 ans et ne pouvant recourir au télétravail ont droit à un arrêt maladie avec indemnités journalières dès le premier jour. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail a confirmé la chose dès le 12 mars sur LCI.
- Il est évidemment recommandé d’éviter les contacts avec les personnes les plus fragiles, dont les personnes âgées. Toutefois, le ministre de l’Intérieur a autorisé les déplacements pour “assister les personnes vulnérables” et “pour venir en aide à un proche dépendant”.
- Enterrer ses proches “en petit comité”. “Nous aurons à préciser ce qu’il en est pour les cérémonies funéraires”, a indiqué Sibeth Ndiaye. “À ce stade”, elles ne sont pas interdites, “mais il faut que tout le monde soit raisonnable et le fasse dans une configuration qui soit la plus restreinte possible”. Toutefois, lors de son passage au JT de 20H sur France 2, Édouard Philippe, interrogé par une téléspectatrice se demandant si elle pouvait se rendre aux obsèques d’un de ses amis, a répondu par la négative.
B. CE QUE L’ON NE PEUT PAS FAIRE : - Les images des Français dans les parcs dimanche ont choqué et le président de la République y a fait allusion dans son discours. Ces déplacements sont désormais interdits.
- Il va falloir apprendre à s’occuper seul. Les déplacements pour se rendre chez des amis sont interdits à compter de mardi, tout comme les déjeuners en famille ou entre amis.
- Les rassemblements sont désormais interdits, y compris pour constituer une équipe de foot.
- Les cinémas, centres commerciaux, bibliothèques, salles de spectacles, musées et établissements sportifs ferment boutique jusqu’au 15 avril (parution dimanche 15 mars au Journal officiel).
- Le Premier ministre a annoncé lundi 23 mars sa décision de “fermer les marchés ouverts”. “Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger cette interdiction” lorsque le marché, dans certains villages, est “le seul (moyen) parfois” d’avoir “accès à des produits frais”. Décret applicable dès ” mercredi, a insisté le Premier ministre qui ne veut pas généraliser le couvre-feu, déjà en vigueur dans certaines communes, ”à l’échelle de tout le pays”.
6 . Les restaurants ont fermé leurs portes samedi 14 mars à minuit, tout comme les bars, brasseries, cafés et discothèques, “jusqu’à nouvel ordre”. - Écoles, collèges, lycées et universités du pays ferment lundi, au moins jusqu’aux vacances de printemps, ce qui concerne plus de 12 millions d’élèves et 2,6 millions d’étudiants. Cependant, les étudiants ne sont pas en vacances pour autant. Trois à quatre heures d’enseignement par jour -exercices en ligne, “classe virtuelle” en visioconférence- doivent leur être proposées.
- Les concours qui devaient se tenir dans l’enseignement supérieur durant les trois prochaines semaines sont reportés, tant pour accéder aux grandes écoles (Polytechnique, HEC, CentraleSupelec…) que pour l’Éducation nationale (agrégations et Capes). Les concours postbac (pour certaines écoles de commerce, d’ingénieur, des instituts d’études politiques…), seront remplacés par des examens des dossiers, dans le calendrier de Parcoursup.
- Depuis mercredi 18 mars, il n’est désormais plus possible d’acheter du paracétamol sur internet. En pharmacie, le nombre de boîtes est limité à une boîte par personne sans symptôme ou deux boîtes en cas de fièvre ou douleurs. Ces mesures s’appliquent aux boîtes de 500 mg et de 1000 mg. L’Agence du médicament (ANSM) s’inquiète en effet des risques de “stockage inutile” au détriment de ceux qui en ont besoin.
-2025 – 24 mars : METEOROLOGIE MARINE pour SANARY : – Un faible flux assez irrégulier de secteur Nord-Est prédomine sur l’Ouest du bassin. Sur le Sud-Est il est faible et instable de secteur Sud. Sur le Nord-Est il est faible et particulièrement instable de secteur Ouest. Pas d’avis de coup de vent pour Sanary. Éclaircies de plus en plus larges le matin, ciel se couvrant avec évolution orageuse l’après-midi. Pas de précipitations en matinée, possibilité d’averses l’après-midi. Le soir, larges éclaircies prédominantes. La fiabilité de la situation est limitée à 85%, parce que les averses pourraient être plus fréquentes que prévu.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
-SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 290e livraison :

(Sanary, hameau de la Gorguette let ses habitants au début du XXe siècle).
-1804 – 24 mars (1er Germinal An XII) : PLANTATION DE PLATANES A SANARY – Le premier germi,al an IV, le conseil municipal de Sanary décida de tenter la plantation sur la place d el’église de 6 platanes « couverts d’une caisse en bois et des épines nécessaires pour les garantir de la malveillance. » La plantation, effectuée en 1809 en fut le complément. Trente francs, puis vingt francs, furent successivement dépensés en 1810 et 1812 dans le même but (Registre des délibérations, f° 101, 332, 340).
-MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 490e livraison :
-1319 – 24 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives municipales de Marseille) –
(1924 – Marseille – Maison Castel – Salle à manger. Cliché Daspet 1989)

- Buca Lansoli. Le Cangel, en 1872, lieu-dit dans les collines de la Gardiole. Première mention : Boca Cansol, 30 juillet 1290 (acte notarié).
- Massilia veyra. MARSEILLEVEYRE – montagne qui borne au sud le golfe de Montredon. Première mention : Farossium in loco de Masselha veyra, 30 juin 1302 (registre Rubey de la Cour des Comptes, pl. 78). Nom écrit MARSILLAVEIRE en 1872.
-OLLIOULES : 199e livraison :
-1487 – 24 mars : A OLLIOULES PLANTATION D’UNE VIGNE A DARBOUSSAN,– A Ollioules, s’il n’est laboureur qu’à l’occasion, Jaume Deydier est surtout planteur selon ses écrits : 1487, 24 mars, aven plantat nostra vinha de Darbosson, ambe l’arayre, et a costat ung florin. Soit une petite plantation n’ayant exigé qu’un florin et l’emploi de l’araire (Charles de Ribbe, 1898, p. 430 et suiv).
Petite plantation n’ayant exigé qu’un florin et l’emploi de l’araire ; plus tard, sans être riche encore, Jaume Deydier n’aura plus ces calculs :] Jaume Deydier regroupe dix-huit jardins en un seul, en 1484

[De Ribbe, 1898, p. 410-411 : Ollioules n’est pas uniquement peuplé d’orangers et d’oliviers. A ces cultures arbustives, il en joint, des maraichères. Tout au long de la Reppe, ce sont moins des jardins que des jardinets formant un inextricable fouillis… Cahier de Jaume Deidier : 24 mars 1484, en la luna vielha de febvrier, ay yeu plantat de ma man los oliviers joves, en la dicta possession, et fach derrabar las soquas, et fach moore huna paret intra la dicta possession et la miena ? N’ay deborsat … 6 florins. 1487, 24 mars, aven plantat nostra vinha de Darbosson, ambe l’arayre, et a costat ung florin. [Il en est dont la valeur marchande ne va pas au-delà de 5 florins. Si rare est alors le numéraire que souvent ils tiennent lieu de monnaie dans les transactions. Jaume Deydier est un grand producteur d’huile… (lorsque) Pierre de Morteriis, … (notaire) du pays lui en demande un jour deux millerolles… (ce dernier le paye) en un jardinet de onze florins. Autre service que rendent ces jardinets minuscules : ils sont matière à des cadeaux qu’on échange entre amis… Mais, … tel est leur enchevêtrement qu’ils sont sujets à d’incessantes contestations. (D’où les nombreux arbitrages de Jaume Deydier avant même d’être bailli) !… (on plante des termes)] si son plantat dos termes [En fait de bornage, la Provence avait gardé beaucoup de vieux symboles juridiques d’époque romaine. Dans le Livre des termes, la partie relative aux agachons ou « témoins du terme » rappelait les pratiques religieuses par lesquelles l’agrimensor chargé de déterminer les limites de la proproété, donnait à son ministère un caractère auguste en lui prêtant la sanction des dieux mêmes . Du plâtre, des matières colorées, du verre brisé, des cendres , des débris de poterie, trouvés sous le terme, sont autant de témoins de l’ancienneté de la possession. Jaume Deydier, pour son compte, n’a eu ni paix, ni repos, qu’il ne se soit soustrait à tous ces embarras, et que, par des échanges, des achats, il n’ait formé un vrai jardin d’une multitude de fragments. Dès 1484, il a entrepris un travail d’agglomération qui, de proche en proche, lui en a fait réunir dix-huit. (Finalement, en 1514, il en comptera dix-neuf, la dix-neuvième, surpayée, lui ayant coûté trente-un florins). … Quelle est la contenance exacte (du jardin ainsi formé) ? … il lui a suffi de compter le nombre de pas… une centaine en long et en large. Dix-neuf jardinets, rien que sur une étendue d’environ un hectare ! cela dit tout.]Notice concernant ce lieu-dit dans la Toponymie de l’ouest varois (2009) :
Darboussan : 1794 (Faiden William 1794), carte au 1/50 000, 1937 (Castellan E. 1937), com. d’Ollioules (pente sud-est de la Courtine ; ferme) ;
bastide Darbosson 1490 (de Ribbe, 1898) ;

(Ollioules, rue Marceau :fenêtre avec consoles et pilastres)
Darbosson 1492 (Roux P. 1983 : La terre de Darboussan appartenait à la famille Deydier depuis le milieu du XIIIe siècle De 1490 à 1492, Jaume Deydier y fit construire sa bastide près du vallon de Faveyrola. Plus tard, elle reçut le nom de Marine. D’après Ch. de Ribbes, en 1898, elle s’ appelait la ferme des Palmiers) ;
Darboussous 1909 (Bottin C. 1909) et 1977 (Brun J-P., 1977) ;
batterie de Darbussan 1944 (Gaujac P. 1984 : le Heeres-Artillerie-Abteilung 1195 « Laierkasten » implanté à Sainte-Barbe avait ses batteries disposées sur les hauteurs de la Vaconne (observatoire : la Baume), le Castellas (observatoire : le Cerveau) et Darboussan. Ce groupe d’artillerie, équipé d’obusiers fut transféré en Normandie
-LA SEYNE-SUR-MER. 184e livraison :

(La-Seyne : Tamaris – villa L’Orientale. Cliché H. Ribot du 25-avril 2014).
-1953 – 24 mars puis 8, 9 et 10 mai : ENLEVEMENT DES MINES CONTENUES DANS UNE PENICHE ECHOUEE A SAINT-MANDRIER – La préfecture maritime de la 3e région communique : « Les opérations qui ont commencé le 24 mars dernier en vue de l’enlèvement des mines contenues dans la péniche Sainte-Geneviève, échouée dans la baie du Lazaret, seront reprises les jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 mai, à dix heures trente. La phase critique sera annoncée aux populations de La Seyne et Saint-Mandrier quinze minutes à l’avance par les sirènes de la ville de La Seyne et de la base d’aviation maritime de Saint-Mandrier, qui émettront deux sons modulés. La police interrompra immédiatement toute circulation dans une zone de deux cents mètres de rayon autour de l’emplacement où se trouvent les mimes immergées. Deux voitures avec haut-parleurs circuleront dans cette zone pour inviter les habitants à laisser ouvertes les portes et fenêtres et à se tenir chez eux à l’abri, en dehors de l’axe des ouvertures et dans la partie inférieure de leur habitation. Le signal en fin d’alerte sera donné par les mêmes sirènes qui émettront un son continu. Pour la circulation des pêcheurs, des avis identiques à des avis de tirs seront diffusés à l’Inscription maritime et à la presse, en temps utile sur l’initiative de la marine. Pendant les opérations présumées dangereuses, toute baignade, même partielle, sera formellement interdite sur certaines parties du littoral. Ces arrêtés municipaux préciseront les lieux et la durée de ces interdictions ». Nota : il s’agissait de neutraliser vingt et une mines allemandes toujours présentes dans l’épave de l’embarcation coulée à petit fond. La charge totale de ces engins avoisinait les quinze tonnes ! Des experts estimèrent au moment des faits qu’une explosion accidentelle entraînerait « la destruction de toute vie dans un périmètre d’un à deux kilomètres et, sans doute, un formidable raz-de-marée dans la baie de Tamaris ».
On comprend un peu mieux aujourd’hui l’attentisme patent (1944-1953) des autorités de l’époque. Une société spécialisée en travaux sous-marins « plus que délicats » entreprit une brèche dans la péniche (Ken Nicolas, vol. 1, p. 139-141). « Les mines extraites une à une furent déplacées et pétardées au large du Canier. Deux hommes d’exception furent les acteurs principaux de cette opération spectaculaire, le scaphandrier Manfredini et son aide, un ancien patron tartanier, Auguste Dolla. Durant vingt et un jours, ils vécurent avec la mort en face » (Var-Matin du 7 mars 1999
-TOULON : 173e livraison.

(Carte Gensolen-77-Toulon-Place-dArmes-et-Prefecture-maritime au début du XXe siècle – coll. H. Ribot)
Les 23 et 24 mars, à Toulon, comme à La Seyne, des foules où les femmes sont nombreuses, s’attaquent aux postes de perception du droit sur les farines, le « piquet », rendu responsable de la vie chère et de la disette. L 24 mars, les ouvriers de l’arsenal de Toulon réclamèrent à hauts cris le paiement de leurs saleires – en retard comme d’habitude – ce qui leur offrait un prétexte parfaitement justifié de profiter de la sédition qui venait de révéler, la veille, maîtresse de la rue. Le ministre, aussi le ministrea lerté, fit répondre qu’il n’avait pas de crédits ! Ce que voyant, l’ordonnateur Malouet prit sur lui d’emprunter une forte somme à l’armateur Mallard afin de donner aux ouvriers un acompte d’un mois de paye. En même temps, les employés municipaux firent proclamer et afficher une forte diminution des prix du pain, du vin et de l’huile, cependant que les chefs locaux de la marine décidaient de faire délivrer du pain aux ouvriers du port par la boulangerie de la marine qui en envoya même aux villages voisins.
Les consuls bourgeois de Toulon, l’archevêque, sont menacés. Une partie du peuple confond dans la même haine les privilégiés de la naissance et ceux de la fortune. Les bourgeois modérés, réformistes, laissent faire dans un premier temps, tandis que l’armée, Régiments du Barrois et de Dauphiné, n’intervient guère. Puis, très vite, les bourgeois organisent la Garde bourgeoise au service du pouvoir communal. Cependant que les autorités représentant le Roi se reprennent (…) Trois pouvoirs se disputent Toulon : celui du Roi, appuyé sur la Marine, l’Armée, et une partie des Elites, celui de la bourgeoisie réformatrice modérée, celui des foules populaires, dont les ouvriers de l’arsenal fournissent les gros contingents. Dans ces conditions, le contrôle des masses est décisif, et chacun va s’y employer. (Pour l’étude générale de ces problèmes de l’écrit provençal aux débuts de la Révolution, nous renvoyons aux Cahiers Critiques du Patrimoine, 2, 1986.)
CHRONIQUE CATALANE : 35e livraison (L’INDEPENDANT du 23 juin 1991)

“Cosmos i caos”, de Joan Tocabens
Per Sant Jordi, enguany, les lletres catalanes han tingut un especial vigor. Hi ha hagut, en particular, els actes que celebraven Jordi Pere Cerdà com a escriptor del mes. Fa plaer de veure que un dels nostres escriptors sigui finalment reconegut en el conjunt de Ird terres catalanes. Avui, tanmateix, voldriem parlar d’un altre poeta, Joan Tocabens, que ha publicat un nou conjunt de poemes.
Vet aci, doncs, si no ens descomptem, el quart recull poètic de Joan Tocabens. Arriba al seu moment, amb regularitat, segons un rithme bi o triennal, entre els llibres de narrative (que els porten tanmateix un petit avantatge en nombre). Aixô ens demostra una bella puntualitat en el trevall, que és el pa de cada dia de l’escriptor com de qualsevol persona que posa el coll a la feina en una societat ben organitzada.
Es, a més a més, una marca de bell equilibri en la creaciô, la poesia implicant un esforç més gran sobre la forma, la prosa acatant més l’imperatiu del fons, el vers sent objectiu de les màximes tensions i entusiasmes, la prosa fent tocar de peus a terra, que també és molt convenient.
Per tôt plegat ens estimem Joan Tocabens, que s’ha afegit a la llista dels autors nord-catalans en marxa cap a una normalitzaciô literària del pais. I no ens estranya que hagi fet companyia amb Jordi Barre, entre altres coses per uns mémorables Angelets de la Terra que van constituir darrerament un espectacle sonat i ric de significacions. De manera que, si considerem que l’escriptor es guanya la vida com a professor especialment encarregat dels mestres que ensenyen el català à l’escola primària, vet aci un home que es bat sobre tots els fronts de la causa.
de « Cosmos i caos », només direm que ens permet de fer un viatge de la via làctia a les muntanyes de la Terra, amb les quals el poeta voldria fondre’s, una mica a la manera d’un Micromegas que hauria paît la rehabilitaciô de la natura realitzada per un romanticisme que posa l’home enmig de la natura sense provocaciô i com la cosa més natural del môn.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Cinq français dans une Audi Quattro arrivent à la frontière franco-belge.
Un douanier belge les arrête et leur dit :
- Vous n’avez pas le droit de rouler à 5 dans une Quattro…
- Mais non, Quattro, c’est le type du véhicule. Regardez les papiers. Cette voiture peut transporter 5 personnes, répond le chauffeur.
- Arrêtez de me prendre pour un idiot. Quattro ça veut dire quatre. Descendez du véhicule…
Furieux le conducteur descend de voiture et lance : - Vous êtes trop bête. Appelez-moi votre supérieur.
- Ah non, il ne peut pas venir… Il est occupé avec les deux types dans la Uno.

Tout comme hier, je vous souhaite le meilleur premier lundi de printemps possible.
Toutes nos pensées vont vers Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
.

Laisser un commentaire