ÉPHÉMÉRIDES DU 18 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 18 MARS 2025, 14e ANNÉE (4892)

ILLUSTRATIONS : Quelques éléments caractéeistiques de l’architecture provençale ! (coll. et clichés H. Ribot)

FÊTES : En ce 28e jour du mois de ventôse, jour de la capillaire dans le calendrier républicain, nous fêtons les CYRILLE, CIRYL, CYRIL, CYRILE, CYRILL, CYRIEL, CYRIELE, CYRIELLE, CYRILLA, CYRILLIA, nom porté depuis 1900 par 1310 personnes et prénom par 36800 dont près de 34 000 vivent encore aujourd’hui avec un âge moyen de 44 ans. Le prénom fut populaire dans les années 1970.
Rappelons que CYRILLE, mot d’origine grecque signifiant « seigneur » fut évêque de Jérusalem de 350 et 386 et qu’il est reconnu comme l’un des Pères de l’Eglise.
Plus tard, au IXe s., deux moines, Méthode et son frère Constantin (qui recevra sur son lit de mort l’habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d’abord chez les Khazars, peuple venu de l’Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s’installaient en maîtres. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident. Ce n’est pas l’actuel alphabet cyrillique qu’un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes bibliques et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C’est d’ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Église latine et les Églises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d’une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l’œuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l’ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l’Église indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils.

(Château de Montauban, Ollioulesn Var)

DICTONS :
« A la saint Cyrille, une fleur blanche pour mille. »
« En mars, quand le merle a sifflé, l’hiver s’en est allé. »

LOCUTION PROVENÇALE : « lo cors », « lou cours », voire « lou cous » (le cours, le boulevard) – toute ville de Provence a son cours planté de platanes, orné de cafés et autres vitrines de magasins. On va promener sur le « cours » ; à cinq heures, sur le cours (prononcer le « s » final). A Marseille, le « cours », c’est le cours Belzunce ; à Aix c’est le « cours » Mirabeau ; à Toulon, le « cours » Lafayette ; à La Seyne, le « cours » Louis Blanc.

(Roustan-Francois-Louis-Le-quai-Cronstadt-a-Toulon-aquarelle-1914)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Jean-Bernardini-Soleillet – « Vogue la galère ! », histoire des galères de l’Antiquité à 1748. Académie Européenne du Livre, 1989, 218 p. Réf. H 20420 B 85 A.
Avec une grande sobriété, cet ouvrage se lit comme un roman.

PENSÉE ô combien sensée : La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. » (James Freeman Clarke).

(Le château de Valbelle, à Tourves, Var, en 1770)

ÉPHÉMÉRIDES :

1457 – 18 mars : Deydier Olivier quitte Toulon pour être soldat (De Ribbe, 1898, p. 80) – (Les conditions de vie à Toulon sont telles que )des trois fils de Geoffroy Deidier, Johan, Olivier, et Guigues, le premier à quitter la ville fut Olivier, en 1457, en se faisant soldat. Il testa le 18 mars 1457 avant de s’embarquer, et mourut à Gênes le 18 juillet 1458.

1459 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Montagne des Estrech, Montagne des Estreilla (registre aux archives de l’Evêché). TOURRETTE SAINT-MARCEL, colline entre la Valentine et les Caillols, commune de Marseille. Première mention : Als Stres, 28 novembre 1399 (charte aux archives municipales).

1460 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Laureguier, 18 mars 1460 (registre aux archives de l’Evêché). LAUDIGUIER lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Laudiguier, 20 mars 1453 (registre aux archives de l’Evêché).

(Le Petit Mas Blanc, St Etienne du Grès, Tarascon, avant 1928)

1477- 18 mars : Des huit enfants que Catherine Marin avait donné à Jaume Deydier, seuls trois fils et une fille avaient survécu. … Jacques, citoyen toulonnais dès le lendemain de son mariage, et devenu syndic de la ville dès 1516, eut en partage les biens de Toulon, et cela par une sorte de privilège d’aînesse, … (Jaume) le plaça en quelque sorte sous la tutelle morale de Johan, un oncle prêtre, l’ancien Johannet du testament du 18 mars 1477 qui avait été placé lui-même à l’époque sous la tutelle de Jaume. Honorat avait la charge de continuer la famille dans (ses) biens d’Ollioules. … (de Ribbe, 1898, p. 453-454

1494 – 18 mars : CHARLES VIII DEVIENT ROI DE SICILE ET DE JERUSALEM – Roi de Naples à compter du 13 mars, les documents officiels de Provence et d’Italie désignent Charles VIII, père du futur François Premier, comme Roi de Sicile et de Jérusalem, à partir du 18 mars 1494 (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 432).

1506 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Arenas (acte aux archives de l’Evêché). CAMP D’ARENE lieu-dit, communede Marseille, quartier de Saint- Marcel, près le pont de la Barasse. Le nom actuel de Camp d’Arène vient de Pierre d’Arène qui reconnaît à l’Evêché de Marseille une terre audit lieu, le 25 mars 1516 (registre n” 61 des archives de l’Evêché). Par déformation, le nom deviendra Camp d’Aren, au cadastre de 1790.

1586 – 18 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LE COLLOMBIER – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de la Millière (registre aux archives de l’Evêché).

1613 – 18 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Les Plantiers (acte aux archives de l’Evêché). LE PLANTIER – lieu-dit, commune d’Aubagne, sur le chemin de Toulon. Première mention : Planterium, 23 mai 1314 (acte aux archives de l’Evêché).

1638 – 18 mars : LOGES OU GARDETTES FAITES A LA COTE DE LA MER : Les turcs continuant leur course à la cote de Provence et singulièrement à celle de Six-Fours, les consuls dudit lieu, pour se garantir de leur ravage et donner un meilleur moyen de faire la garde avec moins d’incommodité, par acte reçu par Maître Lieutaud, notaire, le 18 mars 1638, aurait donné à prix fait, à Jacques Jougla et Honoré Beaussier, maçons, de faire quatre loges pour y faire la garde aux avenues de la mer, de 10 pans de long, huit de large et neuf de hauteur, chacune crottées (voûtées) par-dessus et aplanies de mortier, avec leurs portes. Savoir : la première au Passage (auj. Les Sablettes), la seconde à Fabregat, la troisième à la Gardiolle et la quatrième à Camegie. Et parce que ceux qui étaient commandés pour faire la garde au rivage de la mer, lors qu’ils découvriront quelques bâtiments de mer qui leur paraissait suspect, ils en donnaient le signal à un garde qu’on mettait vers la chapelle Saint Roc, par un feu qu’il allumait. Et pour lors, le garde qui était vers ladite chapelle, qui est hors des murs et proche dudit Six-Fours, en donnait avis à tous les habitants du terroir en faisant battre le tambour. Et comme audit endroit de St Roc, n’y avait point de loge pour mettre à l’abri le gardien, lors que du mauvais temps et des pluies, en l’année 1556, fut fait aux frais de la communauté, la halle qui est devant ladite chapelle, pour servir de loge au gardien, lors du vent et pluie (Jean Denans, 1713).

1771 – 18 mars : ABBAYE DE BOSCODON – Suite au décès de l’Abbé d’Amat, de Leyssin nomme son frère Joseph comme abbé de Boscodon (Roger Cézanne, 2017).

(La-Ciotat-près-de-La-Cadière-borie-double)

1778 – 18 mars : Louis XVI, par son ordonnance du 18 mars 1778, supprime toutes sortes de droits pendant guerre: de l’Indépendance d’Amérique pour tout ce qui devait servir à la construction, armement et ravitaillement des vaisseaux destinés à la « course ». Cet encouragement donna la plus grande activité ci nos chantiers. Ce fut ainsi que les chantiers de La Ciotat construisirent deux très belles frégates et plusieurs autres vaisseaux corsaires. (Marius DEIDIER – Histoire La Ciotat, 1965)

1781 – 18 mars : MORT DE ANNE ROBERT JACQUES TURGOT, HOMME POLITIQUE ET ECONOMISTE. Souvent appelé Turgot, il était né à Paris, le 10 mai 1727. Il mourut d’ailleurs. C’était un homme politique et un économiste français qui essaya de mettre en place sous le régime monarchique une politique de la raison et de libéralisme économique. Il supprima les frontières intérieures du royaume de France, les maîtrises et les jurandes afin d’établir une liberté de commerce et d’industrie.

1789 – 18 mars : LA NOBLESSE DU BERRY DECIDE QUE SON CAHIER DE DOLEANCES SERA FONDU DANS CELUI DU TIERS ETAT – Les élections aux États Généraux pro¬voquent un désir des ordres privilégiés de rallier le Tiers Etat. Sans pour autant que leur but soit toujours clair… Ainsi, la noblesse du Berry a décidé que son cahier de doléances serait fondu dans celui du Tiers Etat (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 18 MARS).

-1792 – 18 mars :

(Hôtel de ville de Couirthézon, Vaucluse, le 2 décembre 2011)

  1. ELECTION DES OFFICIERS, SERGENTS ET CAPORAUX DE LA GARDE NATIONALE – Le dimanche 18 mars, se déroule, au Beausset, l’élection des officiers, sergents et caporaux de la garde nationale. L’élection se passe « dans le plus grand ordre » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française ).
  2. LES FEMMES DE TOULON ORGANISENT, POUR ELLES, UN BANQUET qui est dévoré par les hommes pendant qu’elles défilent dans les rues (F.T., 2020).

1793 – 18 mars : DEFAITE FRANÇAISE DE NEERWINDEN. La Belgique est envahie (Jean-Charles Volkmann, 1997). Le général Dumouriez chassé de de Belgique, on était loin de Valmy, de Jemmapes et de l’hiver conquérant de 1792. La trahison s’en mêlera car Dumouriez passera à l’ennemi, cependant qu’à l’Est la rive gauche du Rhin sera perdue, de précieuses troupes françaises s’enfermant dans Mayence (H ? Ribot).

-1794 – 18 mars (28 ventôse An II) :

  1. Arrestation de CHAUMETTE, procureur de la commune de Paris (Jean Mayet).
  2. UN NOUVEAU SECOURS FUT DEMANDE PAR SANARY.

1796 – 18 mars : LES MANDATS TERRITORIAUX REMPLACENT LES ASSIGNATS, AVEC LE MÊME RÉSULTAT – Création des mandats territoriaux de cinq cents, deux cent cinquante, cent et vingt-cinq francs (Jean-Charles Volkmann, 1997). L’assignat ayant disparu, le Directoire tente de lancer un nom nouveau, le mandat, en remplacement des assignats, mais il échoue comme pour l’assignat. En février 1797, le mandat ne vaut plus que 1 % de sa valeur monétaire initiale.

(1928 Château de Valbonnette, territoire de Lambesc).

-1798 – 18 mars (28 Ventôse an VI) :

  1. LA FUTURE ARMEE D’EGYPTE SE MET EN ROUTE POUR TOULON – La division Meynard (1re de l’armée d’Italie), qui était rentrée d’Italie, fut mise en route sur Toulon ; à Lyon, cette division s’embarqua sur des barques et sur des chalands qui la transportèrent par le Rhône jusqu’à Avignon d’où elle devait gagner Toulon par les chemins les plus directs. C’est le général Lannes qui était chargé de s’en occuper. Ce fut vers le même moment qu’une commission, munie de tous pouvoirs, arriva dans le port de guerre du Midi ; elle précédait la propre venue du général en chef. Dans cette commission, on retrouvait le général d’artillerie Dommartin, blessé lors du combat d’Ollioules, en 1793 (Louis Baudoin, 1965, p. 407).
    1. SUBTERFUGE QUANT AUX BUT DE L’EXPEDITION : Pour donner le change aux espions ennemis sur le but de l’expédition, un arrêté du Directoire, du 31 mars 1798, diffuse la nouvelle que Bonaparte devait se rendre à Brest pour y prendre le commandement d’une armée en formation ayant pour objectif une descente en Irlande ou sur la côte sud de l’Angleterre (Louis Baudoin, 1965, p. 407-408).

1799 – 18 mars :
-LOI REORGANISANT LES TRIBUNAUX (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
-CAMPAGNE D’EGYPTE :
a. Lettre de Bonaparte, commandant en chef, adressée au général Reynier – « Au quartier général du mont Carmel le 28 ventôse an 7 (18 mars 1799) ;
« au général Reynier ou commandant de Césarée.
« Le scheick qui vous remettra cette lettre, citoyen général me fait espérer qu’il pourra réunir assez de moyens de transport pour faire venir à Kaifa le riz et le biscuit qui doivent être arrivés à Césarée : concertez vous avec lui et donnez-lui toute l’assistance dont il peut avoir besoin.
« Nous sommes maîtres de Kaifa où nous avons trouvé des magasins de coton et entre autres 3000 quintaux de blé.
« La route de Césarée à Saint-Jean d’acre passe par Kaifa et va toujours le long de la mer. Le général régnait doit avoir reçu l’ordre de laisser un bataillon à 16 arrêts et de se rendre avec le reste à Saint-Jean-D’acre.
Faites passer la lettre ci-jointe à l’adjudant général Grésieux.
Signé Bonaparte.

b. Lettre de Bonaparte, commandant en chef, adressée à l’adjudant-chef Grézieux – « Au quartier général du mont Carmel, le 28 ventôse an 7 (18 mars 1799).
« À l’adjudant-chef Grézieux.
« Nous nous sommes emparés de Caïffa où nous avons trouvé des magasins de coton et 3000 quintaux de blé, prise de temps meilleure que ce blé était destiné à l’approvisionnement de l’escadre qui bloque Alexandrie. Le capitaine Smith, avec 2 vaisseaux de guerre anglais, est arrivée d’Alexandrie à Saint-Jean d’acre : ainsi, si notre flottille arrivait, vous feriez débarquer promptement les denrées, vous feriez entrer dans la rade les bâtiments, tel que La Fortune, qui pourraient y entrer, et vous renverriez sur-le-champ les autres prendre leur station à Damiette.
« Nous avons eu une affaire au village de Cacoun, réuni à des arabes et à des paysans. Après quelques coups de canon, tout s’est dispersé ; la cavalerie de Djezzar a fait en quatre heures, deux journées de marche ; elle est arrivée à Acre le même jour de l’affaire, et y a porté la consternation et l’effroi ; la plupart de cette cavalerie est aujourd’hui dispersée.
« L’investissement d’Acre sera fait ce soir : faites connaître ces nouvelles à Damiette et au Caire.
Envoyez-nous le plus de de biscuits et de riz que vous pourrez, sur des bâtiments qui débarqueront à Courra où a Tentoura : nous sommes bien avec les habitants de ce pays qui sont venus au-devant de nous et se comportent fort bien.
c. « Bonaparte. Au quartier général du mont Carmel, Le 23 ventôse an 7 (18 mars 1799).
« Au contre-amiral Ganteaume.
« Vous donnerez l’ordre, citoyen général, à la flottille commandée par le capitaine Stendelet, si elle n’est pas encore sortie de Damiette, de ne pas sortir : il fera seulement sortir le Pluvier, chargé de riz et de biscuits, lequel se rendra à Jaffa, où il débarquera son chargement, et après quoi il s’en retournera.
« Si la flottille était partie, vous lui enverriez l’ordre de rentrer, en déchargeant les denrées à Jaffa, si elle peut le faire sans éprouver aucun retard : elle ira à Damiette ou, si elle le peut, à Bourlos.
« Vous donnerez l’ordre au contre-amiral Perrée de ne pas opérer de sortie, et, s’il l’avait opérée et qu’il ne trouvât votre ordre qu’à Jaffa, de faire une tournée du côté de Candie, afin de recueillir des nouvelles des bâtiments venant d’Europe, et de venir 15 ou 20 jours après son départ de Jaffa à Damiette, où il trouvera de nouvelles instructions : dans l’intervalle du temps, il enverra à Damiette un brick pour faire part des nouvelles qu’il aurait pu apprendre.
« Signé Bonaparte.

d. « Au quartier général du mont Carmel, le 28 ventôse en 7 (18 mars 1799)
« Proclamation.
« Au scheikhs, oulemas, shérifs, orateurs de mosquée et autres habitants du pachalik d’Acre.
« Dieu est Clément et miséricordieux.
« Dieu donne la victoire à qui il veut : il n’en doit compte à personne. Les peuples doivent se soumettre à sa volonté.
« En entrant avec mon armée dans le pachalik d’Acre, mon intention est de punir Jezzar-Pacha de ce qu’il a osé me provoquer à la guerre, et de vous délivrer des vexations qu’il exerce envers le peuple. Dieu, qui tôt ou tard, punit les tyrans, a décidé que la fin du règne de Djezzar était arrivée.
« Vous, bon musulman, habitants, vous ne devez pas prendre l’épouvante, car je suis l’ami de tous ceux qui ne commettent pas de mauvaises actions et qui vivent tranquilles.
« Que chaque commune ait donc à m’envoyer ses députés à mon camp, afin que je les inscrive et leur donne des sauf-conduits car je ne peux pas répondre sans cela du mal qui leur arriverait.
« Je suis terrible envers mes ennemis, bon, clément et miséricordieux envers le peuple et ceux qui se déclarent mes amis.
« Signé Bonaparte

1806 – 18 mars : Loi prévoyant l’établissement d’un CONSEIL DES PRUD’HOMMES.

(Poissonnerie La Seyne)

1812 – 7 février : TROIS MATELOTS PRUSSIENS DESERTEURS ONT DEBARQUE A SAINT-ELME – 7 février 1812, rapport du sous-commissaire de la Marine, Monoyer, chargé du quartier de La Seyne, signalant que ledit jour, trois matelots prussiens déserteurs ont débarqué à Saint-Elme en provenance d’un bateau catalan capturé, dans les parages de Toulon, par les Anglais ; ces matelots ayant réussi à s’enfuir avec ce bateau et à aborder à notre côte. Dans un rapport du 18 mars, il est dit que ce navire leur sera laissé, ce bateau se trouvant au quartier de Saint-Elme, en dehors des Sablettes (Louis Baudoin, 1965, p. 440).

1815 – 18 et 19 mars :
-NAPOLEON PAR NAPOLEON – « Avant de partir d’Auxerre, je fus rejoint par le maréchal Ney, prince de la Moskova. Ce maréchal avait fait arborer le drapeau tricolore dans tout son gouvernement. Je lui avais écrit de Lyon : « Mon cousin, mon major général vous expédie l’ordre de marche. Je ne doute pas qu’au moment où vous aurez appris mon arrivée à Lyon vous n’ayez fait reprendre à vos troupes le drapeau tricolore. Exécutez les ordres de Bertrand et venez me rejoindre à Chalon. Je vous recevrai comme le lendemain de la bataille de la Moskova ».
(à suivre).

(Eze Village le 1er janvier 1945)

1839 – 18 mars : LE CONSEIL DE LA SEYNE NE PEUT ACCEDER A LA DEMANDE DE SAINT-MANDRIER D’ETRE DOTE D’UNE CHAPELLE AVEC PRESBYTERE ET CIMETIERE – Faute de ressources financières, le Conseil de La Seyne ne peut accéder à la demande de Saint-Mandrier d’être doté d’une chapelle avec presbytère et cimetière. La chapelle de l’hôpital maritime était réservée aux malades, au personnel de l’Hôpital et même aux bagnards résidant dans cet hôpital, les gens Mandréens n’y avaient pas accès . Ils durent faire une pétition auprès du Maire de La Seyne pour avoir une église. Au cours de la séance du 18 mars 1839, Louis Balthazar Berny ; maire de La Seyne de 1832 à 1841, lit cette pétition au Conseil Municipal : « Les habitants de la presqu’île de Saint-Mandrier dépendante du territoire de cette ville réclamant avec instances dans leur quartier l’établissement d’une succursale avec presbytère et cimetière. Ils fondent leurs réclamations sur l’éloignement de cette presqu’île de La Seyne. Eloignement qui met souvent dans la nécessité de ne pouvoir transporter en temps opportun les cadavres au cimetière de cette commune, les prive des secours la religion et les expose à tous les inconvénients inhérents à la position de leur quartier surtout lorsque les vents du Nord et du Nord-Ouest soufflent avec violence. » D’après ces motifs qui lui paraissent fondés Monsieur le Maire engage le conseil à émettre son avis sur la demande des habitants de Saint-Mandrier. Cette pétition, d’après le chanoine Pourrière aurait été faite sur l’initiative d’un ancêtre de la famille Fliche, habitant le Pin Rolland. Considérant que la presqu’île de Saint-Mandrier se trouve distante d’environ 5 km et placée dans une position qui en rend les communications très difficiles et souvent impraticables) tant du côté de la terre que de celui de la mer, a été unanimement d’avis qu’il y avait nécessité urgente d’établir dans cette presqu’île une succursale avec annexe d’un presbytère et d’un cimetière. Mais tout en reconnaissant et appréciant les graves inconvénients que signalent les habitants de Saint-Mandrier le «sus dit conseil» se voit forcé avec regret de déclarer qu’il ne peut consentir à aucune espèce de sacrifices, soit pour l’établissement d’une chapelle, soit pour la construction d’un cimetière et d’un presbytère, les ressources financières de la commune étant engagées dans un long avenir (Gisèle Argensse, 1989, p. 63).

1844 – 18 mars : Guillaume MASSIQUOT dépose le brevet du MASSICOT (Jean Mayet).

-1856 – 18 mars : FIN DE LA GUERRE DE CRIMEE – La guerre de Crimée qui oppose la Russie à la France et à l’Angleterre au sujet de la résolution du problème des catholiques de Turquie et de la maîtrise des détroits par la Russie, s’achève le 18 mars 1856. Depuis le 25 février, un congrès de paix se réunit à Paris sous la présidence des Français pour débattre du traité de paix entre les trois puissances en guerre, traité qui sera signé le 30 mars, mais aussi des grands problèmes que pose l’ordre européen. Ce qui va permettre, entre autres, au Piémont qui s’était joint aux alliés contre la Russie, de poser la question de l’unité italienne. Pour ce qui nous concerne, cette guerre a joué un très grand rôle dans le développement de l’industrie maritime autour de la rade de Toulon, dans la création d’une base militaire importante autour de l’arsenal et au sein des murailles du port de guerre renouvelé et agrandi, dans la liaison par voie ferrée de Toulon avec Marseille, qui sera chose faite en 1859, et dans l’émergence d’un engouement pour la Méditerranée qui servira l’économie locale en développant, entre autres, le tourisme. C’est dans ce contexte qu’apparut l’une des personnalités les plus attachantes de cette époque, Marius Michel, l’un des purs produits de la campagne de Crimée.
La société Collas-Michel bâtit 111 phares à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale, daté entre 1856 et 1864. La guerre de Crimée cessant le 30 Mars 1856, l’urgence du projet ne se posait plus avec la même nécessité. Cependant le Sultan manifesta le désir de le reprendre. L’intelligence des affaires allait pousser le Directeur des phares et balises vers des entreprises audacieuses. Il lui apparut qu’une situation de fonctionnaire ne lui permettait pas de réaliser de grandes choses. Il décida de s’associer à un homme d’affaires spécialiste des problèmes maritimes, un armateur bordelais, du nom de Camille Collas. Une merveilleuse aventure allait commencer pour lui. La Société Collas-Michel se mit à l’ouvrage, fit des emprunts relativement importants et réalisa les premiers phares. Chaque navire qui entrait dans un port devait payer des taxes non négligeables. L’administration du Sultan n’encaissait rien, mais ne dépensait rien non plus. En quelques mois, les associés touchèrent d’importantes sommes qui permirent le remboursement des emprunts. La rentrée des capitaux s’accélérait avec la poursuite des travaux. Le nombre des phares construits passe de 15 à 27. Ces résultats grandement appréciés, le Sultan envisagea bientôt d’étendre le système de protection des côtes à tout son empire. Entre 1855 et 1864, 111 feux seront vendus à l’Empire Ottoman et disposés sur les côtes de la Mer Noire, de la mer de Marmara, de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Et lorsque les travaux du Canal de Suez entrèrent dans leur phase finale, et que le Pacha d’Egypte en accorda la concession à Ferdinand de Lesseps, la Société Michel et Collas dut fournir tous les feux nécessaires à la sécurité maritime des côtes d’Egypte et du canal.

(1928 – Façade d’une maison du XVIIIe s à Avignon)

1869 – 18 mars : LA REINE DE PRUSSE VISITE LA REGION TOULONNAISE – La reine de Prusse fait un séjour dans la région toulonnaise avec une suite de dix-huit personnes. Elle visita l’arsenal, la rade, les bagnes, l’hôpital Saint-Mandrier et Tamaris non encore transformé par Michel Pacha (Gisèle Argensse , 1989, p. 58).

1871 – 18 mars : LA COMMUNE DE PARIS OBLIGE THIERS A GAGNER VERSAILLES – A Montmartre, au matin, le peuple parisien s’oppose à la troupe venue chercher les canons, puis, rapidement, celle-ci fraternisera avec lui. Un peu partout dans Paris la population s’en prend aux représentants supposés du gouvernement, élève des barricades et fraternise avec la troupe. Deux généraux, Claude Martin Lecomte qui avait donné ordre de tirer sur la foule et Clément Thomas (responsable de massacres en juin 1848), seront fusillés rue des Rosiers (en partie rue du Chevalier-de-La-Barre actuelle). Ce sont donc avec ces deux dates, 17 et 18 mars, que débute l’insurrection. Thiers gagnera Versailles, où des fonctionnaires et environ 100 000 Parisiens, provenant surtout des quartiers chics de l’ouest parisien, l’y suivent.

1874 – 18 mars : Sanary, Notre Dame de Pitié ex voto en souvenir de l’accident d’Emeric Nazaire survenu le 18 mars 1874 (cl. HR, 10-05-1999 n°06).

1884 – 18 mars : SOIREE DE BIENFAISANCE AU CREUX SAINT-GEORGES – Au Creux Saint-Georges, une soirée de famille, « dansante et artistique» est donnée au profit des pauvres par quelques amis réunis le samedi soir au Café Peyret (Les Flots Bleus). Cette soirée a rapporté 17,10 F (Gisèle Argensse, 1989, p. 78).

1887 – 18 mars : A NOUVEAU, ON REPARLE DU CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER – En réponse à l’article 14 mars, le « Petit Var » publie la lettre suivante : « Monsieur le Rédacteur du Petit Var, les soussignés, habitants de Saint-Mandrier, ne peuvent que protester contre l’article inséré dans votre journal du 14 mars courant, concernant la création du nouveau cimetière. Il est probable que si celui ou ceux qui vous ont adressé cette correspondance avaient à porter sur leurs épaules les morts à leur dernière demeure, ils n’eussent pas prétendu qu’il fallait attendre l’ar¬rivée du Maire pour trancher une question aussi pressante pour notre section. Ils prétendent que Melle Brocard a signé dans un moment d’hallucination ; mais qui nous prouve que ce moment d’hallucination n’a pas été celui où elle a signé la protestation ? Quoi qu’en puissent dire quelques protesta¬taires dont quelques-uns n’ont pas même leur tom¬beau de famille à Saint-Mandrier, le terrain Brocard, est regardé, par la grande majorité, comme étant le plus propice, et nous estimons qu’une dépense de 10 à 12 000 F, que nécessitera la créa¬tion de ce cimetière, sera en partie remboursée à la commune par les achats de concessions qui auront lieu dès la création. Quant à la création d’un groupe scolaire, nous savons que la Municipalité et le Conseil s’en occupent et nous les en félicitons. Le Conseil Municipal actuel nous a donné l’éclairage, a agrandi nos écoles et a voté le cimetière. Citez-nous en un autre qui en ait fait autant pour Saint-Mandrier, et alors nous nous inclinerons devant vos observations…» (Le « Petit Var » du 18 mars 1887).

1907 – 18 mars : MARCELIN-BERTHELOT, chimiste, essayiste, historien des sciences, homme politique et académicien, nous a quittés.

1912 – 18 mars : ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN « GIFFARD » (Q 77, type Pluviôse) ; perte du gouvernail de plongée tribord AV lors de l’exercice d’attaque de la 3e escadre. (…). Bâtiment jugé très fatigué dans l’ensemble.

-1915 – 18 mars : ECHEC DE L’OPERATION NAVALE FRANCO-BRITANNIQUE AUX DADANELLES.

1917 – 18 mars : L’ALLIE RUSSE VA OU NON POURSUIVRE LE COMBAT AU COTE DES ALLIES ? – Malgré la censure, les Français apprennent l’abdication de Nicolas II, tsar de Russie, en faveur de son frère, le grand duc Michel qui abdique à son tour. On sait qu’un gouvernement provisoire Lvov-Milioukov a été mis en place le 15. La question que chacun se pose est de savoir si l’allié russe va ou non poursuivre le combat au côté des Alliés de la triple Entente.

1918 – 18 mars : ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN “COULOMB” – Le Coulomb qui accompagnait le Verrier à Valona rentre à Brindisi avec un compresseur de Diesel hors service. Il gagnera Tarente pour carénage, le 25 mars.

-1920 – 18 mars : LA SITUATION EN ALLEMAGNE PREOCCUPE LA PRESSE INTERNATIONALE – Alors que la presse internationale fait état de la fin du putsch d’extrême-droite fomenté par Kapp en Allemagne, elle fait part de son inquiétude face à l’insurrection communiste qui s’est déclarée le 17 mars dans la Ruhr où les insurgés se sont emparés de Dortmund et de Essen. Jusqu’au 7 avril, les événements se précipiteront. Entre autres, la Reichwehr, l’embryon d’armée que la paix de Versailles a permis à l’Allemagne de conserver, intervient bien qu’elle n’ait pas le droit de pénétrer dans la Ruhr qui fait partie de la zone démilitarisée. L’Allemagne invoque pour cela le « cas de force majeure ». Essen sera repris le 9 avril.

1921 – 18 mars : FIN DE LA GUERRE ENTRE LA POLOGNE ET LA RUSSIE SOVIETIQUE – Par le traité de Riga qui marque la fin de la guerre entre la Pologne et la Russie soviétique, cette dernière doit céder une partie de la Biélorussie et de l’Ukraine. Rappelons que, depuis la veille, la Pologne s’est dotée d’une Constitution, démocratique et parlementaire, imitée de la Constitution française de 1875.

1922 – 18 mars : RAPATRIEMENT DE MORTS DE LA GUERRE – Des soldats morts au combat arrivent par train à la gare de Toulon dans la nuit du 17 au 18. Le corps de Joseph Raspaud, gendre d’Alfred Lesquoy sera ramené à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989; p. 175).

(1928 : Exemple de pignon fermé par une ligne horizontale de gènoise)

1922 – 18 mars : EN INDE, GANDHI EST ARRETE ET CONDAMNE A SIX ANS DE PRISON.

1927 – 16 mars : MENACE DE MUSSOLINI, A L’ENCONTRE DES CELIBATAIRES ITALIENS QUI SE REFUSENT A REPEUPLER L’ITALIE – Le Matin du 16 mars publie l’article suivant relatif à la menace que brandit le Duce, Benito Mussolini, à l’encontre des célibataires Italiens qui se refusent à repeupler l’Italie : « Le célibat est une des plus graves maladies sociales qui menacent le développement d’une nation … aux réfractaires du mariage, nous ferons ingurgiter une forte dose de médecine sous la forme d’une taxe prélevée jusqu’à ce qu’ils soient convaincus qu’il est plus économique de se choisir une compagne que de rester célibataire ». Nota : cette menace ne servira pas à grand-chose : le taux de natalité ne cessera pas de décroître sous l’ère fasciste (Le Matin du 16 mars 1927).
Au même moment, en Chine, la fraction radicale du Kuo-min-tang renforce sa position au bénéfice des communistes.

(1928 Four d’un mas en basse Provence)

1929 – 18 mars : MANIFESTATION ESTUDIANTINE QUI VIENT DE SE DEROULER LA VEILLE EN ESPAGNE – La presse internationale rapporte la manifestation estudiantine qui vient de se dérouler la veille en Espagne contre la dictature de Primo de Rivera. Les universités de Barcelone et de Madrid sont fermées (Alain Rossel, 1984).

1937 – 18 mars : ENCYCLIQUE DU PAPE PIE XI « DIVINI REDEMPTORIS », CONTRE LE COMMUNISME ATHEE. Rappelons que trois jours auparavant, par l’encyclique « Mit brenneder Sorge », ce même pape condamnait le racisme national-socialiste.(1928 : Exemple de pignon fermé par une ligne horizontale de génoise portée par un lit de briques)

1939 – 18 mars : MESURES INTERNATIONALES FRANÇAISES ET BRITANNIQUES – Le gouvernement britannique rappelle son ambassadeur à Berlin. Le Sénat accorde les pleins pouvoirs en matière de défense à M. Daladier, président du Conseil, devant les périls extérieurs afin que la France soit rapidement mise en état de défense (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).

1941 – 18 mars : MISE EN PLACE DE L’INVASION DE LA ZONE SUD DE LA FRANCE (AVEC PRISE DE LA BASE NAVALE DE TOULON) – Conférence navale de l’OKW ; Hitler à l’amiral Raeder : Confirmation de la mise en place de l’opération Attila, suivie de l’étude détaillée de l’opération, (Antier Jean-Jacques, 1972)

1942 – 18 mars : PRESSE CATHOLIQUE ET MAISONS DE TOLERANCE – Le journal catholique « La Croix » publie une note de protestation sur le nouveau régime fiscal des maisons de tolérance (Alain Rossel, 1985).

1943 – 18 mars : ESPAGNE – LE GÉNÉRAL FRANCO DÉCLARE « NOTRE ATTENTION DOIT RESTER FIXÉE SUR LE TERRIFIANT DANGER COMMUNISTE»” – Alors que le gouvernement provisoire de la France vient de rétablir la légalité républicaine et d’abroger la législation de Vichy en Afrique du Nord, le même jour, à MADRID, lors de l’OUVERTURE SOLENNELLE DES CORTÉS, le général Franco déclare « Notre attention doit rester fixée sur le terrifiant danger communiste»”. L’article publié en France dans PARIS-SOIR du 19 MARS 1943 rend compte de cette cérémonie qui a le mérite d’être on ne peut plus claire quant aux objectifs du pouvoir franquiste : Hier après-midi a vu lieu à Madrid l’ouverture solennelle des Cortès. Au cours de la cérémonie, le général Franco a prononcé un discours dans lequel il a déclaré notamment “Après une longue série de tra¬vaux et de sacrifices, nous commençons aujourd’hui, en inaugurant les Cortès, une phase décisive du nouvel ordre. Deux cents ans de décadence politique ont donné nais¬sance chez notre peuple à un com¬plexe d’infériorité. Le dilemme qui se posait à nous était le suivant : renaître ou mourir. Cela ne doit laisser personne indifférent. Nous ne bâtissons pas en nous appuyant seu¬lement sur la valeur morale des dirigeants, mais aussi sur notre foi en la grandeur de notre œuvre. Nous voulons la liberté, mais aussi l’or¬dre. Personne ne pourra blasphémer, personne ne pourra se dresser con¬tre la patrie ou l’ordre social. Dieu, Patrie et Justice, est le principe sur lequel se fonde notre mouve¬ment. Notre attention doit rester fixée sur le danger terrifiant que consti¬tue le communisme soviétique. le danger principal ne réside pas dans la forme de l’armée russe, mais dans le déchaînement de la révolution mondiale. Les armées soviétiques n’ont pas besoin de franchir les frontières des autres nations pour répandre sur elles le malheur et la mort. L’Europe a des problè-mes beaucoup plus importants et beaucoup plus vastes à résoudre que ceux sur lesquels bien des gens se cassent aujourd’hui la tête. La pré¬sence de l’Union soviétique aux cô¬tés de l’un des partis a pour consé¬quence que cette lutte est une lutte à mort. La guerre peut apporter encore bien des surprises. Je vous présente cet aperçu de la situation internationale pour vous donner une idée des devoirs et des obligations que les Espagnols ont envers leur pays pour que vous ayez une vue juste de la situation et que vous puissiez aider le monde si jamais vient un moment où il sera de nou¬veau permis d‘espérer. » (Paris-Soir du 19 mars 1943).

1948 – 18 mars : PACTE D’ASSISTANCE MUTUELLE DE CINQ PAYS EUROPEENS – Signature à Bruxelles d’un pacte d’assistance mutuelle entre la France, la Grande-Bretagne et les trois pays du Benelux pour une période de cinquante ans.

(1928 Maison du XVIIe s à Arles)

1950 – 18 mars : RENE CLAIR – Sortie sur les écrans parisiens du film de René Clair, « La Beauté du diable ».

1952 – 18 mars : LA POLICE INTERVIENT CONTRE DES GREVISTES EN SEINE-ET-MARNE – En France, la police intervient contre les ouvriers grévistes de la fonderie Delattre (Seine-et-Marne) qui séquestrent leur directeur depuis 5 semaines.

-1954 – 18 mars : REMOUS A L’ACADEMIE FRANÇAISE lors de l’élection du duc de Lévis-Mirepoix au fauteuil de Charles Maurras.

-1955 – 18 mars : IMRE NAGY EST DESTITUE EN HONGRIE – En Hongrie, le comité central du Parti communiste démet Imre Nagy de ses fonctions et le remplace par Andreas Hegedus.

-1959 – 18 mars : REPRESSION CHINOISE AU TIBET– La presse fait état de l’écrasement en cours depuis le 17 de la rébellion anticommuniste tibétaine par l’armée chinoise. Cette opération sera terminée le 23.

1962 – 18 mars :

  1. SIGNATURE DES ACCORDS D’EVIAN qui mettent un terme à la guerre d’Algérie.
  2. 164 MORTS A ALGER DANS LA PREMIERE QUINZAINE DE MARS– Le bilan de la vague terroriste qui s’est abattue à Alger entre le 1er et le 15 mars s’établit à 164 morts et 279 blessés, essentiellement musulmans (Le Figaro).

1961 – 18 mars : L’abbé Galli, curé de Sanary, est reçu par le pape Jean XXIII (coll. HR).

1967 – 18 mars : NAUFRAGE DU PETROLIER GEANT « TORREY-CANYON » – Iles Serlingues, au large de la Cornouaille : naufrage du pétrolier géant « Torrey-Canyon » (Le Figaro).

1968 – 18 mars : CAMBODGE, NORODOM SIHANOUK DEMIS DE SES FONCTIONS – Au Cambodge, le prince Norodom Sihanouk est démis de ses fonctions de chef d’Etat (Le Figaro).

1973 – 18 mars : DECES DE ROLAND DORGELES, journaliste et écrivain français. Membre de l’Académie Goncourt depuis 1929, puis président à partir de 1954, doyen d’âge et d’ancienneté (Le Figaro).
Dans ma bibliothèque :
Les Croix de bois, Albin Michel, 1919 (Prix Fémina-Vie Heureuse, 1919) ;
Partir…, Albin Michel, 1926 ;
Le cabaret de la belle femme, Albin Michel, 1928 (original) avec rééd. Le Livre de Poche relié, 1956 ;
La caravane sans Chameaux, Albin Michel, 1928.

1974 – 18 mars : TROIS PARTIS INTERDITS DE CAMPAGNE ELECTORALE AU PORTUGAL – Au Portugal, trois partis (un d’extrême-droite, deux d’extrême-gauche) sont suspendus et interdits de campagne électorale pour les prochaines élections législatrices.

1976 – 17 mars : Mort du metteur en scène italien Luchino Visconti.

1976 – 18 mars : EN ITALIE, LES BRIGADES ROUGES ENLEVENT ALDO MORO, leader de la démocratie chrétienne et ancien président du Conseil.

1982 – 18 mars : NETTE VICTOIRE DE L’OPPOSITION AUX ELECTIONS CANTONALES FRANÇAISES.

(1928 Maisons à Villeneuve les Avignon appuyées sur des arcades à l’italienne)

1996 – 18 mars : JOHNNY HALLYDAY ANNONCE DANS FRANCE-SOIR SON PROCHAIN MARIAGE avec sa jeune compagne, Laetitia Boudou. Pour le chanteur cinquantenaire, ce sera son 5e mariage.

2001 – 18 mars :

  1. EN FRANCE, C’EST LE DEUXIEME TOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES. Malgré un contexte général de reflux électoral de la gauche parlementaire, les listes menées par Bertrand Delanoë et Gérard Collomb remportent la majorité des sièges à Paris et à Lyon.
  2. l’Inde dépasse le seuil du milliard d’individus.
  3. Le mollah Mohammed Omar, chef suprême des talibans au pouvoir en Afghanistan, ordonne la destruction de toutes les statues de Bouddha, témoins du passé préislamiques du pays. Le monde entier s’indigne de cette destruction.

2002 – 18 mars :

  1. MEMORIAL AUX MILITAIRES MORTS OU DISPARUS EN AFRIQUE DU NORD – La première pierre du mémorial parisien dédié aux militaires morts ou disparus en Afrique du Nord de 1952 à 1962 est posée au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
  2. NIGERIA : CONDAMNEE A MORT ALORS QUE LE VIOLEUR ETAIT LIBERE, SAFIYA EST REJUGEE EN APPEL. Victime d’un viol, elle vient d’accoucher d’une fillette hors mariage dans un état où la charia vient d’être instaurée. Le premier jugement la condamnait à mort par lapidation alors que le violeur était libéré « par manque de preuve ».

2003 – 18 mars : INVASION DE L’IRAK PAR UNE COALITION MENEE PAR LES ETATS-UNIS. Les inspecteurs de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies se retirent d’Irak. A Londres, Tony Blair annonce que la Grande-Bretagne ira à la guerre sans Robin Cook, ministre des relations avec le parlement et leader du New Labour qui démissionne du gouvernement britannique.

2004 – 18 mars : L’OTAN DECIDE D’ENVOYER UN MILLIER DE SOLDATS SUPPLEMENTAIRES AU KOSOVO après les violents affrontements entre serbes et albanophones qui ont fait la veille près de 30 morts.

-2010 – 18 mars : Simone Veil est élue à l’Académie française.

(1928 – Une tour du château de la Roque d’Anthéron)

2014 – 18 mars : J’écrivais ce jour-là : « Un grand merci à Serge Malcor pour le magistral exposé sur les épaves sous-marines autour du Cap Sicié qu’il nous a instillé hier soir à Apollinaire. Merci à nos amis de la Seyne ancienne et moderne de l’avoir fait venir pour nous parler de ce qui est l’une de ses passions depuis 1958, année où, pour la première fois, nous nous sommes rencontrés dans la 2ème troupe Eclaireurs de France de Toulon devenue par la suite celle de la Seyne. » (Ephémérides, 1ère année)

2016 – 18 mars : Le Sénat à majorité de droite a voté jeudi 17 mars, contre l’avis du gouvernement, un amendement au projet de révision constitutionnelle post-attentats pour limiter la déchéance de nationalité aux seuls binationaux auteurs d’actes terroristes, soit une version différente de celle de l’Assemblée (Huffington Post du 18 mars 2016).
« La France ne saurait fabriquer d’apatrides, quelle que soit la gravité des crimes qui leur sont reprochés », a dit le rapporteur et président de la commission des Lois, Philippe Bas (LR). Son amendement a été adopté par 187 voix contre 149 et 7 abstentions, malgré les mises en garde de Manuel Valls évoquant un « chemin difficile et long » de rapprochement avec l’Assemblée en vue d’un éventuel Congrès.
Mais « le point de départ » a été le vœu de François Hollande le 16 novembre en faveur d’une révision, alors que « nous n’avions rien demandé! », s’est exclamé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, en assurant « tendre la main » à l’Assemblée. Les députés avaient choisi le 10 février d’ouvrir la possibilité de déchéance à tous les Français, pour ne pas créer de discrimination. Or les deux chambres doivent adopter un texte conforme pour aller à Versailles et entériner toute révision constitutionnelle.

2022 – 18 mars : à 14 heures, nous assistions à la cérémonie funèbre dédiée à Gérard Garier, mon ami de toujours. Nous nous étions connus sur les bancs de la sixième au collège Martini de La Seyne. Après l’office nous l’avons accompagné au cimetière où il repose enfin en paix auprès de tant de nos vieux amis. Adieu mon vieux copain !

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

(Le-mas-dEspaime-ou-moulin-du-Lancon-à-Sanary-en-1939)

-SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 285e livraison :: 10 février 1507. Notaire Maître Pierre de Morteriis à Ollioules. Le seigneur concédait à perpétuité une partie du domaine inculte à seize nouvelles familles désireuses de s’installer dans le quartier de la Tour, moyennant une poule grosse à la Noël. Voici la liste des bénéficiaires de cet acte d’habitation : Pierre Marroy, Honoré Colomb, Jean Viguier, François Guiou, Bertrand Aycard, Jacques Mathieu, Jehan Bernard, Urany, Guillerme Conte, Catherine Reymone, Pierre Reynaud, Adrien Belgier, Antoine de Morteriis, Alphonse de Calefat, Anthoine Fournery, et Noble Jehan Chautard indivis avec Guillot de Boudouvin. Par ailleurs nous connaissons quelques-unes des familles déjà installées sur le boulevard et en avant du fossé de la Tour ; ce sont Jean Bernard, Catherine Reymone, Huguet Valtany, Jacques Estort, Guillerme Estienne, Jehan Aycard, Jehan Aycard alias Pichon, et Louis Merle. [H. Ribot, 2003 ]
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(vers 1930 Marseille-Parc-Borely-Le-lac-et-le-chalet)

-MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 485e livraison : La puissance financière donnait souvent l’avantage et le droit de prêter un grand concours au prince… Les familles de Passis, Doria, de Candole, de Roquefort, de Boniface, de Monteil, de Spinola, faisaient toutes du commerce… Johan de Forbin, le grand armateur du XVe siècle, … type remarquable de (l’) aristocratie commerçante … (conjuguait) la pratique héréditaire du travail … le sentiment de l’honneur, … (et) un grand dévouement au bien public. Nous l’avons déjà vu, au lendemain de l’incendie de Marseille, en 1423, possesseur de navires, les lancer contre la flotte d’Alphonse d’Aragon. On cite encore de lui de beaux traits de patriotisme. « Un jour que le roi d’Aragon tenait Marseille assiégée par mer, il coula à fond son propre vaisseau pour boucher l’entrée du port à l’ennemi. Une autre fois, le même roi d’Aragon étant venu de nouveau assiéger la ville, Johan la pourvut de toute l’artillerie nécessaire. Après cette action d’éclat, il dut penser qu’il était utile de mieux fortifier le port de Marseille, et, pour cela, il fit construire la tour Saint-Jean, qui lui coûta 2000 florins d’or. » … De nouvelles (familles) se créent, … toujours par le commerce… (Ainsi) les Deydier de Rians,… d’une famille qui ne se rattache en rien à celle des Deydier d’Ollioules… (et sont) travailleur sur bois, ligni faber, et marchand, mercator, à Rians pour Jacques, et … chapentier, fusterius, à Aix pour Johan. … Jacques légua 1000 florins à chacune de ses quatre filles et un bel héritage à ses deux fils (testament de 1535). … Johan … (put) pousser aux études son fils… (qui) sera lieutenant particulier de la sénéchaussée d’AIX (de Ribbe, 1898, La société provençale, p. 306 et suiv. qui cite du marquis de Forbin-d’Oppède, l’ouvrage « Monographie de la terre et du chateau de Saint-Marcel, près de Marseille, du Xe au XIXe siècle, 1888, p. 95 et 96 ».

(Ollioules n° 1 rue du Lançon et angle rue Baudin)

-OLLIOULES : 193e livraison : [de Ribbe, 1898, p. 222 et suiv. : Grâce à ce livre de raison du XVe siècle, Ollioules va nous donner une idée de ce qu’était une petite ville féodale de la fin du moyen âge, envisagée, non plus seulement dans sa structure physique et son aspect guerrier, mais dans sa vie domestique et sociale. … A Ollioules,… point de bourgeoisie proprement dite. Elle n’y existe pas encore, elle n’a pris corps que dans les villes. Le bourgeois, tel qu’il apparaîtra plus tard, « vivant noblement », soit en oisif, est encore introuvable au sein de la communauté villageoise toute formée de travailleurs. Les seigneurs du pays, les Bertrand de Marseille et les Simiane mis à part, Ollioules ne paraît compter qu’une famille de gentilshommes, en la personne d’Etienne de Clapiers et de sa femme. Hors d’eux, il n’y a que de petits propriétaires fonciers, jardiniers ou laboureurs plus ou moins aisés, exploitant eux-même des terres éparpillées aux quatre coins du territoire… Comme Toulon et les autres villes provençales d’alors, Ollioules s’est embelli d’une rue droite, carreria recta, dans laquelle, à la différence de ce qui se produisait dans les vieilles rues tortueuses, les chariots peuvent circuler. Tout au long se sont élevées des demeures mieux aérées, plus spacieuses que les anciennes. Les Deydier y ont leur habitation, ne valant pas moins de 200 florins. Non loin, les Bertrand de Marseille, eux aussi, en ont une qui les rend voisins d’Honorat Gilly et de Palamède Vina, ce dernier un des compères de Jaume, tous deux du nombre de ces petits propriétaires paysans dont nous parlions plus haut. Sans doute ne leur est-elle pas uniquement un pied-à-terre, car nous voyons Bertrand VI en léguer, le 14 août 1495, la jouissance à Jeanne de Castellane, sa femme, pour le cas où elle préfèrerait le séjour à celui du château… L’intérieur des maisons est à l’avenant. La façade seule se distingue quelquefois par son architecture …

(Maison de villégiature, Saint Elme, La Seyne-sur-Mer, av. 1939)

-LA SEYNE-SUR-MER. 179 livraison : -1839 – 18 mars : LE CONSEIL DE LA SEYNE NE PEUT ACCEDER A LA DEMANDE DE SAINT-MANDRIER D’ETRE DOTE D’UNE CHAPELLE AVEC PRESBYTERE ET CIMETIERE – Faute de ressources financières, le Conseil de La Seyne ne peut accéder à la demande de Saint-Mandrier d’être doté d’une chapelle avec presbytère et cimetière. La chapelle de l’hôpital maritime était réservée aux malades, au personnel de l’Hôpital et même aux bagnards résidant dans cet hôpital, les gens Mandréens n’y avaient pas accès . Ils durent faire une pétition auprès du Maire de La Seyne pour avoir une église. Au cours de la séance du 18 mars 1839, Louis Balthazar Berny ; maire de La Seyne de 1832 à 1841, lit cette pétition au Conseil Municipal : « Les habitants de la presqu’île de Saint-Mandrier dépendante du territoire de cette ville réclamant avec instances dans leur quartier l’établissement d’une succursale avec presbytère et cimetière. Ils fondent leurs réclamations sur l’éloignement de cette presqu’île de La Seyne. Eloignement qui met souvent dans la nécessité de ne pouvoir transporter en temps opportun les cadavres au cimetière de cette commune, les prive des secours la religion et les expose à tous les inconvénients inhérents à la position de leur quartier surtout lorsque les vents du Nord et du Nord-Ouest soufflent avec violence. » D’après ces motifs qui lui paraissent fondés Monsieur le Maire engage le conseil à émettre son avis sur la demande des habitants de Saint-Mandrier. Cette pétition, d’après le chanoine Pourrière aurait été faite sur l’initiative d’un ancêtre de la famille Fliche, habitant le Pin Rolland. Considérant que la presqu’île de Saint-Mandrier se trouve distante d’environ 5 km et placée dans une position qui en rend les communications très difficiles et souvent impraticables) tant du côté de la terre que de celui de la mer, a été unanimement d’avis qu’il y avait nécessité urgente d’établir dans cette presqu’île une succursale avec annexe d’un presbytère et d’un cimetière. Mais tout en reconnaissant et appréciant les graves inconvénients que signalent les habitants de Saint-Mandrier le «sus dit conseil» se voit forcé avec regret de déclarer qu’il ne peut consentir à aucune espèce de sacrifices, soit pour l’établissement d’une chapelle, soit pour la construction d’un cimetière et d’un presbytère, les ressources financières de la commune étant engagées dans un long avenir (Gisèle Argensse, 1989, p. 63).

-TOULON : 168e livraison. -1798 – 18 mars (28 Ventôse an VI) :

  1. LA FUTURE ARMEE D’EGYPTE SE MET EN ROUTE POUR TOULON – La division Meynard (1re de l’armée d’Italie), qui était rentrée d’Italie, fut mise en route sur Toulon ; à Lyon, cette division s’embarqua sur des barques et sur des chalands qui la transportèrent par le Rhône jusqu’à Avignon d’où elle devait gagner Toulon par les chemins les plus directs. C’est le général Lannes qui était chargé de s’en occuper. Ce fut vers le même moment qu’une commission, munie de tous pouvoirs, arriva dans le port de guerre du Midi ; elle précédait la propre venue du général en chef. Dans cette commission, on retrouvait le général d’artillerie Dommartin, blessé lors du combat d’Ollioules, en 1793 (Louis Baudoin, 1965, p. 407).
  2. SUBTERFUGE QUANT AUX BUT DE L’EXPEDITION : Pour donner le change aux espions ennemis sur le but de l’expédition, un arrêté du Directoire, du 31 mars 1798, diffuse la nouvelle que Bonaparte devait se rendre à Brest pour y prendre le commandement d’une armée en formation ayant pour objectif une descente en Irlande ou sur la côte sud de l’Angleterre (Louis Baudoin, 1965, p. 407-408).
(Pyr. Or., Espira de l’Agly : Café National)

CHRONIQUE CATALANE : 30e livraison (L’INDEPENDANT du 2 juillet 1991).
Arbres de Catalunya.
Hem mirât amb molt de gust i molt de fruit el llibre « Arbres de Catalunya », que ha estât dirigit co.lectivament per très autors : Marti Boada, Francesc Calbet i Félix Canadas, i que ha publicat el « Departament de Benestar social de la Generalitat de Catalunya » amb la col.laboracio de l »‘Obra social de la Caixa d’Estalvis i pensions de Barcelona ». Marti Boada, per ordenar la perspectiva, és un xicot que ve regularment a la Universitat catalana d’estiu de Prada, que s’ha ocupat de la reserva del Montseny, i que dirigeix la magnifica revista « Medi ambient ». Haurem reconegut una persona que combina el saber la passio per la natura i las inquietuds d avui sobre els riscos que l’actual civilitzacio fa correr al planeta. Potser és l’ocasio de dir aci que una llei de la Generalitat de Catalunya del 1985 creava ja un « Conseil de Proteccio de la Natura » intégrât per vint persones que van de l’Institut d’Estudis catalans a les universistats de Barcelona passant per la « Federacio de municipis de Catalunya », la « Federacio d’entitats excursionistes de Catalunya », la « Unio de pagesos », etc.
El llibre « Arbres de Catalunya », illustrât per dibuixos d’infants, és d’una conceptio siumple i pedagogica. Comença per expli- car de quines parts es compon un arbre, quins son els doiversos factors ambientals i quines les funcions essencials (assimilacio clorofil.lica, respiracio, nutricio i transpoiracio). Després vénen les fitxes d’una cinquantena d’arbres, comen- çant par l’àlber i acabant pel vern, i passant per l’AIzina, l’arboç, el càdec, el castanyer, el faig… Una pàgina per arbre, que en fa una descripcio molt compléta, dona el nom llati, illustra amb dibuixos, i indica fins les seves utilitats. Despres ve una classificacio de cent quatre espècies, amb familia i subfamilia.
Hom dona la superficie forestal de cada comarca del pais, amb el percentatge que représenta en el conjunt. Hom dona une bibliografia catalana d’abres i boscos, i fins un vocabulari botànic que explica el que és par exemple une acicula, un ament, una capçada, un peciol, un pelagri, etc.
Un llibre, doncs, molt utilizable a les escoles.

UNE BLAGUE ( ?) POUR LA ROUTE

que j’ai déjà proposée l’an passé mais qui ne manque pas de saveur :
Jean Courtin, préhistorien varois rapporte à la page 56 de son livre sur la préhistoire de Salerne, que, le 14 février 1779, le célèbre navigateur James Cook, certainement le plus grand marin de tous les temps, finit massacré et mangé sur une plage de l’archipel de Hawaï. Tragique, destinée que celle de cet explorateur hors du commun ! il s’appelait Cook, en anglais « le cuisinier », et termina sa vie dévoré par les indigènes des îles Sandwich. Ça ne s’invente pas !

Il est 6 heures, je vous souhaite un excellent mardi.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain !

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