PHÉMÉRIDES DU 17 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 17 MARS 2025, 14e ANNÉE (4891)

ILLUSTRATIONS : Quelques éléments caractèristiques de l’architecture provençale ! (coll. et clichés H. Ribot)

FÊTES :
Aujourd’hui, nous fêtons les PATRICK, forme irlandaise de Patrice, du latin Patricius dérivé du mot « pater » (père). Saint PATRICK, qui vécut de 365 à 461, est considéré comme l’évangélisateur de l’Irlande et comme le fondateur du Christianisme irlandais.

Dans le calendrier républicain, c’était le 27e jour du mois de ventôse, officiellement dénommé « jour de la SYLVIE » ou anémone des bois.

Bonne fête donc aux PATRICK et, pourquoi pas, aux SYLVIE.

(Ferme provençale non loin de Valene, dans la vallée du Rhône)

DICTON et LOCUTION PROVENÇALE : « Quouro mars trouna / L’amendo es bonna » (Quand il tonne en mars / L’amande est bonne).

PENSÉE : Les gens bien élevés contredisent les autres. Les sages se contredisent eux-mêmes (Oscar Wilde, Phrases et Philosophies).

(Ferme de la vallée du Rhône près de Loriol NB)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre :
Direction régionale des Affaires Culturelles PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR – Service Régional de l’Archéologie – Bilan Scientifique 2004 : extraits – MARSEILLE : Grotte Cosquer – Oppidum du Verdiron – Station de métro Louis Armands (12e) – Esplanade Ganay (11e) – Quai de Rive-Neuve – Rue de la République, surverse Vieux Port – ZACC Saint-Charles – rue Malaval -, pp. 156 à 167. Un volume, 290 p. H 12490 B 6 1 A.

ÉPHÉMÉRIDES :

(Ferme de la vallée du Rhône près de Loriol Portail à double auvent)

-180 – 17 mars : MARC-AURELE MEURT DE LA PESTE A VIENNE – L’empereur philosophe Marc-Aurèle meurt de la peste à Vienne au cours d’une campagne visant à étendre vers le nord les frontières de l’Empire. Il reste dans l’histoire l’homme qui a en quelque sorte accompli les espoirs de Platon d’un « philosophe roi ». Grand stoïcien, Marc-Aurèle laisse en effet une œuvre philosophique imprégnée des théories morales des philosophes du Portique et d’Epictète.

-1219 – 17 mars : FONCIER DU MONASTÈRE DE LA CELLE – Acte 405 des vicomtes de Marseille : donation par Geofroi Reforciat, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, au monastère de la Celle, de sa part de Garéoult, daté du 17 mars 1219 –
… ego, Gaufridus Reforciatus, Dei gratias vicecomes Massilie et dominus Tritis,…, dono… quecumque habeo… in villa et homnibus de Garreut… monasterio de Arcella… (De Gérin-Ricard, 1926, p. 124-125).

-1249 – 17 mars : Saint-Victor de Marseille. Donation par Geofroi Reforciat, vicomte de Marseille, seigneur de Trets, au monastère de la Celle, de sa part de Garéoult (acte des vicomtes de Marseille n° 405, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Bibliothèque Méjanes à Aix, ms. n° 347, acte 6, avec fragment de sceau en cire, au type équestre : … GILL … NI : TRITIS .. . ICECOMIT.
in nomine Domini, anno Incarnationis ejusdem M°CC° XVIII°, XVI kalendas aprilis, ego, Gaufridus Reforciatus, Dei gratia vicecomes Massilie et dominus de Tritis, … dono . . . quecumque habeo … in villa et hominibus de Garreut . . . monasterio de Arcella, et tibi, Guilelmo de Barjaco, priori dicti monasterii de Arcella, … quecumque et quoscumque habeo . . . vel occasione dominii vel senorie aut divisionis quondam facto inter me et Borgondionem, fratrem meum, vel successionis patris quondam mei R. Gaufridi, . . . retento tamen michi quamdiu vixero usufructu . . . Et ego G., prior supradictus, . . . dono vobis, domino Gaufrido Reforciato, mille solidos regalium coronatorum . . . Actum in domo mandati monasterii Massiliensis, in presentia et testimonio Johannis, prioris claustralis ; Guillelmi Solacii, prioris Sancti Maximini…

-1292 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons Domini Episcopi (charte aux archives municipales). FONTAINE DE L’EVEQUE – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Première mention :

-1296 – 17 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Pulcrum Prandium (acte notarié). BEAUDINART – quartier rural, commune d’Aubagne (1872).

1299 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ortus monesilis, (charte aux archives municipales). MASSILLON, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez. Mention en 1063-1079 : Ortus Sancti Victoris, (ibid., n° 84).

1300 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Monneriorum (charte aux archives municipales). VAL-MONNIERE – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).

1304 – 17 mars : Pueypin (acte notarié). PEYPIN, canton de Roquevaire. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cart. de Saint-Victor, n° 759). Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy-Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit en¬suite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433. Jean de Justace s’en rendit possesseur; un acte de 1514 constate qu’à cet époque les habitants du lieu de Peypin lui prêtèrent foi et hommage, et en 1517, cet hommage fut renouvelé entre les mains du seigneur de Glandevez, héritier de Jean. En 1550, Bertrand Séguier, de Marseille, était sei¬gneur de Peypin, et plus tard, M. de Thomassin, marquis de Peynier; président au Parlement d’Aix, fit l’acquisition de cette même terre, qui avait le titre de baronnie. Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la pré¬bende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Les armoiries sont : D’or à quatre cœurs de gueules, apointés en sautoir.

1310 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Orti Rostagnencium (acte nota¬rié). VERGER DES ROSTANS – lieu-dit, com.de Marseille, quartier des Aygalades, à Plombières. Première mention : Viridarium Rostagnencorum, 15 mai 1297 (charte aux archives de l’Evêché).

1322 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pons de Magnavellis (charte aux archives municipales). MARIGNELLE – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention : Maniavella, 24 septembre 1280 (ibid.).

1330 – 17 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Colla de Padertz (charte aux archives de la Major). PADEAUX – quartier rural. Ce quartier com¬prenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, 6 janvier 1295 (charte aux archives municipales).

(La Grande Bastide, à Lauris)

(La Grande Bastide, à Lauris aqujourd’hui, cliché de Frederic Morchio).

-1388 – 12 avril : Le grand sénéchal est reçu avec les deux syndics toulonnais (+ six hommes d’armes !), par le Conseil de Marseille qui consent à révoquer l’affectation du bailliage* à la cité phocéenne et permet son re¬tour à Toulon. De ce fait, la soumission de Toulon était satisfaite et les officiers royaux purent rependre leur place à Toulon. Les FF Prêcheurs occupent toujours leur vieux couvent (empla¬cement de l’église Saint-Louis). Choc des partis et grande confusion (F.T., 2020).

-1388 – 17 mars : Traité de paix entre Toulon et le grand séné¬chal. Celui-ci était « accompagné » de trois compagnies de gens d’armes qui campèrent au Château Neuf de Sainte-Marguerite, à La Valette et à Solliès. Le Traité de paix compte vingt articles et met fin à la guerre entre Toulon et la deuxième Maison d’Anjou. La ville de Toulon récupère son bailliage qui lui avait été retiré pour la punir (FT, 2020).

-1406 – 17 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Altœ Rupœ, 17 mars 1406 (acte aux archives de la Major). HAUTES RIVES lieu-dit. Première mention : Altœ Ribœ, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).

-1526 – 17 mars : LIBÉRATION DE FRANÇOIS PREMIER – François Premier, roi de France, est libéré par les Espagnols qui le retenaient prisonnier à Madrid depuis la défaite de Pavie en 1525 (Henri Ribot, Les guerres de religion en Provence).

-1549 – 17 mars : OUVERTURE DU PROCÈS DES AUTEURS DU MASSACRE DES VAUDOIS DU LUBERON – L’affaire du massacre des Vaudois du Lubéron traîna encore plusieurs années avant de pouvoir être plaidée au fond, et c’est seulement par lettres patentes du 17 mars 1549 qu’Henri II ordonne l’ouverture d’un procès contre le Parlement d’Aix devant la Grand-Chambre du Parlement de Paris (Ribot Henri, Les guerres de religion en Provence).

(Autre aspect de la Grande Bastide, à Lauris)

-1731 – 17 mars : ACHAT D’UN PINQUE A LA SEYNE – Achept de pinque pour Capitaine Jean Audibert contre Simon Majon, romain. Lan mil sept cent trante un et le dixseptieme jour du mois de mars aprez midy, par devant nous, notaire royal a La Seyne et temoins soussignés, fut présent, en personne, Simon Majon, natif de la ville de Rome, de present en ce lieu de La Seyne, lequel, de son gré, a vendu et fait vente, par les presantes, a Jean Audibert, a feu Alexandre, Capitaine de bâtiment marchand, du lieu de Sixfours, ici présent, acceptant, stipullant, le pinque nommé La Conception Immaculée Notre-Dame, d’un port d’environ mil six cent quintaux, avec tous les aggrés, apperaux, voiles, armes, chaloupe, suivant l’inventaire qui en a eté remis audit Capitaine Audibert, vu et visité par icelui, de presant ancré et amarré au port et havre de la ville de Toulon, a son contentement ; cette vente est faite moyennant le prix et somme de quatre mille Livres, laquelle somme de quatre mille Livres, le vendeur a confessé d’avoir receu de l’achepteur, maintenant comptant, en Loüis d’or, écus blancs et autre bonne monoie courante, réelle numeration faite au veu de nous, notaire et temoins, de quoi, content et satisfait, quitte et au merite de ce que dessus, ledit Simon Majon s’est demis et depoüillé du pinque ci-dessus vendu, aggrès, apperaux, ustensilles, armes, chaloupe, et generalement toutes autres circonstances et dependances dont et du tout il en a investi et saisi ledit Capitaine Audibert, sous toutes les clauzulles requises et necessaires, sans aucune retention toute ni expresse, excepté de la joüissance pour aujourdhuy seulement, en signe de vrai transport, avec promesse de len faire joüir paisiblement et sans trouble et de lui etre tenu de toute eviction et garantie generalle et particuliere de droit de fait envers tous qu’il appartient, ayant ledit Capitaine Audibert, declaré que les quatre mille Livres, qu’il a employé et composées audit Majon, pour lachept du pinque ci dessus, sont les memes qu’il a emprunté de Sieur Sebastien Badaro, par acte, peu avant ces presantes riere nous, notaire et pour lobservation de ce que dessus, les parties ont obligé leurs biens et droits presants et avenir et par exprés, ledit Capitaine Audibert, le pinque ci dessus, qu’il promet de tenir sous le nom de constitut et precaire dudit Badaro, sans pouvoir le vendre, allienner ni hypotequer, au prejudice dudit acte dobligation, a peine de nullité, aux rigueurs de toutes cours, avec les renonciations et serment requis et acte concedé, fait et publié audit La Seyne, dans la maison de Laurent Courtes, marchand, en sa presance et de Sieur Jean Daniel, a feu Estienne, dudit La Seyne, qui nous ont assuré que le vendeur est le meme qu’il se qualifie, temoins requis et soussignés, excepté les parties, qui ont declaré ne savoir ecrire, de ce, enquises par nous, notaire. Signatures (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

-1768 – 17 mars : PREMIER BREVET POUR LA PORCELAINE ANGLAISE – la porcelaine est une céramique fine et translucide produite à partir du kaolin. Après la découverte de gisement de kaolin en Angleterre (en Cornouailles,1755), le potier Josiah Wedgwood introduit une certaine quantité de kaolin et de feldspath dans la composition de la faïence fine et augmenta ainsi sa dureté et sa résistance au feu. Il fit breveter son invention et reçu le brevet le 17 mars 1768. Le nouveau produit, mis au point en 1769, conquit bientôt le marché mondial en raison de sa supériorité pratique et sera la base de toutes les céramiques économiques du XIXe siècle.

-1778 – 17 mars : TRAITÉ ENTRE LA FRANCE ET LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE – La France, qui a aidé les États-Unis dans leur guerre de libération contre l’Angleterre, signe avec eux un traité d’amitié et de commerce (Henri Ribot, Les Volontaires de l’An II).

(Saint-Tropez, la vieille tour)

-1789 – 17 mars : LA VAGUE ÉGALITAIRE TOUCHE DE PLUS EN PLUS DE PROVINCES – La noblesse et le clergé du bailliage de Vermandois ont décidé de supporter, à égalité avec le Tiers, les impôts et contributions générales. Cette vague égalitaire devant la fiscalité touche également le clergé des bailliages de Sézanne et de Châtillon, qui invite la noblesse à le rejoindre (Agenda du bicentenaire, MARDI 17 MARS).

-1790 – 17 mars : DÉCISION DE MISE EN VENTE DES BIENS NATIONAUX – L’Assemblée constituante décide que les municipalités mettront en vente les 400 millions de biens nationaux décidée le 19 décembre 1789, daté du 17 mars 1790. Dans le but de redonner confiance au public envers les assignats, la Constituante décide de ne plus les gager sur les biens du clergé. Ils seront désormais du papier-monnaie (Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789). Le 9 avril, elle demandera aux municipalités qui veulent acheter des biens nationaux de soumettre au comité d’aliénation les moyens qu’elles ont d’acquitter leurs achats

-1791 – 17 mars : LIBERTÉ DU TRAVAIL, DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE – La loi d’Allarde supprime les corporations et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l’industrie.

-1794 – 17 mars (27 ventôse An II) : SANARY ACHÈTE DES POMMES DE TERRE DESTINÉES A L’ENSEMENCEMENT – Pour faciliter l’ensemencement, le 27 ventôse, il fut envoyé du côté de Brignoles un Sanaryen chargé d’acheter pour le compte de la commune 20 quintaux de pommes de terre, destinées à être distribuées aux habitants à prix coûtant et avec adjonction des frais (C’est là la seule fois que j’ai rencontré la mention de ees tubercules dans les nombreux documents de cette époque consultés).

-1796 – 17 mars (27 ventôse an IV) : LE DIRECTOIRE ÉPURE L’ADMINISTRATION DES JACOBINS.

(Bastide Saint Pierre, à Lauris : Escalier dans la cour).

-1799 – 17 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – Notes de NAPOLEON BONAPARTE : « Jaffa, pointe du journ le 17, je fis sommer le gouverneur, il fit couper la tête à mon envoyé et ne répondit point. A 7 heures, le feu commença, à une heure, je jugeais la btrèche praticable. Le général Lannes fit les dispositions pour l’assaut, l’adjoint aux adjudants-généraux, Netherwood, avec 10 caravbiniers, y monta le premier et fut suivi de trois compagnies de grendiers de la 13e et de la 69e demi-brigade, commandées par l’adjudant-général Rambaud, pour lequel je vous demande le grade de général de brigade. A 5 heures, nous étions maîtres de la ville qui fut livrée au pillage et à toutes les horreurs de la guerre qui, jamais, ne m’a paru si hideuse. 4000 hommes de troupe de Djezzar ont été passés au fil de l’épée ; il y avait 800 canonniers : une partie des habitants fut massacrée. »

-1800 – 17 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Damas. Le 26 ventôse an VIII (17 mars 1800)Le général Verdier commande le Vieux Caire, le fort de la prise d’eau, celui d’Ibrahim Bey, celui de l’Institut, l’île de Roudah et Gizeh.
L’adjudant-général Gilly Vieux sera mis aux arrêts forcés de la Citadelle, pendant quinze jours, pour avoir fait tirer le canon pendant la nuit, pour annoncer l’arrivée de sa personne.
Un de mes aides de camp, ayant été chargé de faire la ronde aux postes extérieurs, est arrivé ventre à terre sur la plupart d’entre eux sans qu’il ait été reconnu et sans que l’on ait pris les armes : en prévenir les généraux de division et ordonner des rondes et patrouilles fréquentes.
Les troupes seront sans cesse pourvues de vivres pour quatre jours.
En cas de marche, aucun officier général ou particulier n’aura avec lui de bagages, pas même une tente, il n’y aura de chameaux dans les colonnes que ceux de l’artillerie et de l’ambulance.
Tous les chameaux des corps, officiers généraux et autres, seront à la disposition de l’ordonnateur en chef pour le transport des vivres à l’armée.
Le personnel des ambulances des divisions coucheront [sic] au camp et sont prêts [sic] à suivre tous les mouvements. En cas de marche avant. tous les guides à pied resteront au quartier général. Tous les postes des sections ou autres, les commandants des sections et l’adjudant-général. Duranteau s’y retireront également. Les deux jardins et toutes les issues ainsi que la porte de Boulak, seront bien gardés et surveillés.
Les Osmanlis de Boulak, du Vieux Caire et du Caire seront arrêtés er tant que faire se pourra sans leur manquer d’égards et sans leur faire essuyer aucun mauvais traitement. – Et s’entendre à écrire sur tous ces objets à qui il appartient d’en être instruit.

-1808 – 17 mars : LE SYSTÈME SCOLAIRE DE NAPOLÉON PREMIER EST LA CONTRE-PARTIE DE CELUI DES JACOBINS. La loi du 1er mai 1806 complétée par les décrets du 17 mars 1808 instituait l’Université, sorte de corporation enseignante exclusive, totalement sous la dépendance de l’Etat (Louis Bourrilly, 1895).
« Nul ne peut ouvrir d’Ecole, ni enseigner publiquement, sans être membre de l’Université impériale et gradué par l’une de ses facultés (loi du 1er mai 1806). Aucune école ne peut être formée en dehors de l’Université impériale et sans l’autorisation de son chef (Déc. 1808, art. 2). Le décret du 17 mars 1808 fonde ainsi l’Université Impériale et crée les académies ainsi que la fonction de recteur.
Toutes les écoles de l’Université impériale prendront pour base de leur enseignement : 1° Les préceptes de la religion catholique ; 2° la fidélité à l’Empereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l’unité de la France et de toutes le idées proclamées par la constitution. »
Le système scolaire comprend quatre catégories d’établissements : les facultés et écoles spéciales, les lycées à la charge de l’Etat, les écoles secondaires ou collèges communaux subventionnés par l’Etat, les écoles primaires où l’on apprend à lire, à écrire et à calculer, entretenues par les communes et les parents. Ce qui est l’exact opposé des Jacobins de l’an II. Alors que ceux-ci faisaient de l’instruction primaire une affaire publique payée par l’Etat et une instruction secondaire une affaire privée s’adressant aux classes aisées, avec Bonaparte, c’est l’instruction primaire qui devient affaire privée, tandis que l’enseignement secondaire, sanctionné par le baccalauréat, et supérieur, destiné à préparer des fonctionnaires et des officiers, se donne aux frais de l’Etat.
Le gouvernement de l’Empire ne fit donc absolument rien pour les écoles primaires (cf. La statistique de 1809 de Sanary concernant les écoles primaires). (…) Cette loi n’attribuait aucun traitement aux instituteurs ; toutefois, moyennant l’admission gratuite d’1/5 des élèves, les communes pouvaient allouer des indemnités de logement. Mais souvent aucun crédit ne figure au budget à titre de cette indemnité (Bandol, Carnoules, Evenos n’en éprouvent pas le besoin ; Toulon en attribue une mais très faible). La rétribution scolaire fixée par les conseils municipaux était en rapport avec le degré d’instruction et les localités, et variait de 50 centimes à 3 francs selon que les élèves étaient lecteurs (1,75 F), lecteurs écrivains (2,50 F), lecteurs écrivains calculateurs (3F) (Délibération du conseil municipal de Belgentier (1811)).
C’est ainsi que le 17 Mars 1810, en vertu d’une autorisation des membres du jury d’instruction publique, près le 4e arrondissement du département du Var qui autorise le maire à donner des brevets d’enseignement aux institutrices qui se voueront à l’instruction des jeunes demoiselles, Eleonore Catherine Agnès Magdeleine GRANET est nommée par le maire de Sanary dans cette fonction. Huit ans plus tard, elle sera confirmée à ce poste de même qu’Alexandrine PIGNOL. Toutes deux pourront à ouvrir une école (B. Rotger B., 1984).
Depuis lors, le territoire académique a connu de nombreuses évolutions.
Evolution : 1838 – 1848 : le territoire académique d’Aix-Marseille regroupe seulement trois départements : les Bouches-du-Rhône, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence et le Var. 1947 – 1961 : le territoire académique d’Aix-Marseille couvre sept départements : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse et la Réunion. 1961 : un huitième département est apporté à la carte académique d’Aix-Marseille avec le rattachement des Hautes-Alpes. 1984 : Les contours actuels du territoire académique Aix-Marseille avec les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, datent de 1984, depuis la création l’académie de la Réunion et celle de Nice, en 1965, jusque-là rattachées à l’académie d’Aix-Marseille.

-1815 – 17 mars :
-NAPOLEON PAR NAPOLEON – Je déjeunai le 17 à Vermenton et vins à Auxerre, où le préfet Gamot était resté fidèle à son poste. Le brave 14e avait foulé aux pieds la cocarde blanche. J’appris que le 6e de lanciers avait également arboré la cocarde tricolore et se portait sur Montereau pour conserver ce point contre un détachement de gardes du corps. Ceux-ci n’étant pas encore accoutumés aux coups de lance, prirent la fuite à l’aspect de ce corps, et on leur fit deux prisonniers. A Auxerre, le comte Bertrand, major général, donna ordre qu’on réunît tous les bateaux pour embarquer l’armée qui était déjà forte de quatre divisions, et la porter le soir même à Fossard, de manière à pouvoir arriver à une heure du matin à Fontainebleau. Avant de partir d’Auxerre, je fus rejoint par le maréchal Ney, prince de la Moskova. (à suivre).
-A TOULON, 4000 FUSILS SONT DISTRIBUÉS A L’ARTILLERIE DE TERRE – Le 17 mars, trois jours avant le retour de Napoléon aux Tuileries, le Duc d’Angoulême prenait connaissance à Toulon de l’état des munitions en faisant délivrer à l’artillerie de terre quatre mille fusils de la salle d’armes. Le contre-amiral Gourdon arbora son pavillon sur la « Néréide » et l’on groupa autour de lui frégates et autres bâtiments.

(Ferme à Saint Pierre du Terme, près de Tarascon)

-1871 – 17 mars : DÉBUT DE LA COMMUNE DE PARIS.
C’est le 17 mars 1871 que Thiers et son gouvernement, évaluant mal l’état d’esprit des Parisiens, envoient la troupe au cours de la nuit s’emparer des canons de la butte Montmartre. Ce même jour, Thiers prend soin de faire arrêter Auguste Blanqui (républicain révolutionnaire insurectionnaliste surnommé « l’Enfermé » parce qu’il avait passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons des rois et de l’empereur) qui se reposait chez un ami médecin à Bretenoux (Lot). De là, il le fait transférer en Bretagne, sous surveillance militaire, avec ordre de tirer en cas d’évasion.
Le lendemain, 18 mars, à Montmartre, au matin, le peuple parisien s’opposera à la troupe venue chercher les canons, puis, rapidement, celle-ci fraternisera avec lui. Un peu partout dans Paris la population s’en prendra aux représentants supposés du gouvernement, élèvera des barricades et fraternisera avec la troupe. Deux généraux, Claude Martin Lecomte qui avait donné ordre de tirer sur la foule et Clément Thomas (responsable de massacres en juin 1848), seront fusillés rue des Rosiers (en partie rue du Chevalier-de-La-Barre actuelle). Ce sont donc avec ces deux dates, 17 et 18 mars, que débute l’insurrection. Thiers gagnera Versailles, où des fonctionnaires et environ 100 000 Parisiens, provenant surtout des quartiers chics de l’ouest parisien, l’y suivent.

-1893 – 17 mars : MORT DE JULES FERRY, père de l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire.

-1898 – 17 mars : 2 000 CHÔMEURS DANS LES RUES DE LA SEYNE – Le 17 mars, 2 000 chômeurs (grévistes et mis promenade) baillent par les rues de la cité. Au sous-sol des écoles, les réunions plénières ont] toujours la même intensité, discours après discours, les’ animateurs motivent l’ardeur du groupe. Les indicateurs rapportent que certains syndicalistes espèrent avoir gain de cause car, par la suite, les ouvriers pourraient demander la journée de 8 h et exiger que les contremaîtres soient choisis par les syndicats. Revendications folles, impensables pour le moment. Sans cesse, le comité cherche à prouver la légitimité de sa revendication – faire arrêter la caisse patronale – et obtient des garanties chez le premier magistrat de la ville et le soutien des journaux et des commerçants. Silence de la direction des FCM. Et l’on réclame l’arbitrage de l’Etat (Patrick Martinenq, 1983).

-1904 – 17 mars : INAUGURATION DE LA PREMIÈRE FOIRE DE PARIS.

(Ferme à Saint Pierre du Termeprès d’Avignon Vue latérale)

-1906 – 17 mars : SAINT-MANDRIER N’A PAS ENCORE L’ÉLECTRICITÉ – Contrairement aux agglomérations voisines, Saint-Mandrier n’a pas encore l’électricité car il y a un différend entre la Marine et l’administration intéressée par l’électricité (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

-1909 – 17 mars : GEORGES CLEMENCEAU CONFRONTÉ A LA GREVE DES POSTIERS PARISIENS – La grève des postiers parisiens qui va durer 22 jours donne l’occasion de vérifier la fermeté de Georges Clemenceau en charge du ministère de l’Intérieur (voir les chroniques précédentes), surnommé le « fusilleur de la classe ouvrière » depuis la répression de Villeneuve-Saint-Georges le 30 juillet 1908.

-1910 – 17 mars :

  1. LA BARONNE RAYMONDE DE LAROCHE OBTIENT LE PREMIER BREVET DE PILOTE ACCORDÉ A UNE FEMME – La jeune actrice française Elise Deroche (1886 – 1919) a changé son nom en celui de baronne Raymonde de Laroche, qu’elle estime plus brillant pour le théâtre. Avide de gloire, elle décide de voler et se prend au jeu. Raymonde, remplaçant ses brillantes toilettes, ses chapeaux à aigrettes, les voilettes qui protègent son teint fragile par un gros chandail et un passe-montagne qui laisse son visage exposé aux morsures du vent, prend ses premières leçons de pilotage. Le 22 octobre 1909, elle réussit, au camp de Châlons, un vol de 300 mètres. Le lendemain, elle parcourt six kilomètres. Désormais, elle délaisse le théâtre pour l’aviation et obtient le premier brevet de pilote féminin le 17 mars 1910. La même année, alors qu’elle participe à Reims au Prix des Dames, son avion s’écrase sur le terrain. On la relève avec de multiples fractures. Elle reprend l’air dès la fin de sa convalescence et participe à de nombreux meetings. En 1918, elle bat les records féminins d’altitude (avec 4.800 mètres) et de distance (avec 323 kilomètres). Elle se tue au cours d’un vol d’essai, sur le terrain du Crotoy, le 18 juillet 1919.
  2. PREMIER SENS GIRATOIRE DE FRANCE – Le premier sens giratoire en France est instauré place de la Concorde à Paris.

-1929 – 17 mars : ATELIERS OTIS-PIFRE, 161, Rue de Courcelles – PARIS (17E) Sté Anonyme au Capital de 15.000.00c Frs – ASCENSEURS OTIS-PIFRE MONTE-CHARGE.
Bureaux et Ateliers :
LILLE. 21ter, Rue Porret.
LYON. 23bis, Rue Dumoulin.
MARSEILLE. 22, Place Thiers.
BORDEAUX. 34, Rue Lafaurie-de-Montbadon. NANCY. 14, Rue d’Auxonne.
NANTES. 3, Place Edouard-Normand.
NICE. 7, Rue de Maeyer.
STRASBOURG. I, Rue du Puits.
ROUEN. 3, Rue Saint-Éloi.
AIX-LES-BAINS – VICHY – MONTE-CARLO – CANNES CLERMONT-FERRAND – ST-ÉTIENNE – GRENOBLE
AFRIQUE DU NORD
Ateliers OTIS-PIFRE, 14, Rue Denfert-Rochereau, ALGER
ESPAGNE
M. Roberto CHOLLET, 23′ », Ronda de Atocha, MADRID.
ELECTRA INDUSTRIAL, S. A. Plaza de Cataluna, BARCELONE.
Renseignements et Devis sur Demandes
ESCALIERS MÉCANIQUES
« ESCALATOR »
MACHINERIES SCÉNIQUES ET THÉÂTRALES (La Construction moderne, n° 24, 17 mars 1929, 44e année).

-1930 – 17 mars : INAUGURATION DE L’INSTITUT DU CANCER A VILLEJUIF.

(Pigeonnier provençal carré)

-1937 – 17 mars : LA POLICE TIRE SUR DES MANIFESTANTS : CINQ MORTS – La presse fait état de la manifestation socialo-communiste à Clichy qui s’était tenue pour protester contre une réunion du Parti Socialiste Français du colonel de la Roque. « La police tire : 5 morts. Le chef de cabinet du Président du Conseil, arrivé sur les lieux à l’annonce de la fusillade, est lui-même blessé. Les journaux qui s’étaient indignés le 6 février ne pipent mot cette fois. Tout au plus l’Action française remarque que c’est la police du Front populaire qui a tiré sur le Front populaire » (Alain Rossel, 1984).

-1939 – 17 mars : COMMENT ON TRAVESTIT LA RÉALITÉ – «J’ai dédié ce poème à la mémoire de mon ami Maurice Pilorge, dont le corps et le visage radieux hantent mes nuits sans sommeil…» Dans l’épilogue du Condamné à mort, Jean Genet revient sur la biographie de «l’assassin de 20 ans», guillotiné «le 17 mars 1939 à Saint-Brieuc», «parce qu’il avait tué son amant Escudero pour moins de 1000 francs». Des informations aussi précises que sujettes à caution. Si la beauté de Maurice Pilorge – et l’identité de sa victime – ne font pas de doute, le reste est plus fantaisiste. Pilorge a 24 ans, et non 20, quand il égorge au rasoir, le 6 août 1938 dans un hôtel de Dinard, Nestor Escudero, jeune Mexicain dont il partage la chambre. Il est exécuté non pas à Saint-Brieuc mais à Rennes, le 4 février 1939 et non le 17 mars, par Jules-Henri Desfourneaux, qui remplace son oncle, le bourreau Anatole Deibler, décédé l’avant-veille d’infarctus à Paris alors qu’il allait prendre le train gare Montparnasse (René Soulis, 5 novembre 2010).

(Pigeonnier provençal rond)

-1942 –17 mars :

  1. CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ – Le camp de Belzec se situe en Galicie occidentale, à l’Est du Gouvernement général, notamment à l’est de Lublin. Le camp est relié par chemin de fer à toute la Galicie, de Cracovie à l’ouest à Lvov à l’est, ainsi qu’à tout le district de Lublin. Les premiers gazages eurent lieu à Belzec le 17 mars 1942. Les premières déportations vers Belzec à partir de Lublin commencent le 16 mars. La lecture de l’ordre de déportation a été consignée dans les minutes du Conseil Juif de Lublin du 17 mars 1942 qui ont été conservées. Les réfractaires devaient être abattus. Du 17 mars au 14 avril, 30 000 Juifs, sur 37 000, sont déportés de Lublin à Belzec pour y être assassinés. Nous savons notamment par un document contemporain, un rapport du Dr. Richard Türk (cf. infra) du 7 avril 1942, qu’à cette date 18 000 Juifs de Lublin avaient été déportés à Belzec (Christopher Browning, 1991, p. 36)
  2. GRENADAGE DU SOUS-MARIN FNFL « JUNON » (type standard Amirauté T2) attaqué et violemment grenadé par un avion allemand ; 1942 – 23-03 au 15-08 : réparation de moteurs, changement d’une demi-batterie.

-1943 – du 11 au 17 mars :

  1. RENFLOUEMENT DU CONTRE-TORPILLEUR « AIGLE » – La société FRA Serra commence l’opération de renflouement du contre-torpilleur « Aigle » sabordé à Toulon le 22 novembre. Opération qui sera terminé le 10 juillet.
  2. L’HÔTEL DE LA TOUR (A SANARY) A ETE OCCUPÉ PAR LE BUREAU DE LA COMMISSION D’ARMISTICE ET LA DOUANE ITALIENNE, DU 17 MARS 1943 AU 12 OCTOBRE 1943 comme le stipule cette attestation du Maire de Sanary rédigée après la libération de la ville : « Le Maire de Sanary-sur-Mer certifie que l’hôtel DE LA TOUR exploité par MM. MONTFOLLET et MERCIER a été occupé du 17 mars au 12 octobre 1943 par le bureau de la Commission d’Armistice et la douane italienne, en tout 15 militaires et bureaux (…).. Le Maire, signé : J. Cavet. »
  3. RÉSISTANCE CORSE : Le 17 mars 1943, au matin, le radio Hellier est arrêté par les agents du service de contre-espionnage italien dans un café du port d’Ajaccio. Torturé toute la journée, il faiblit vers le soir, décline sa véritable identité et avoue qu’il a débarqué en compagnie d’un certain « capitaine Edmond » et d’un « lieutenant Albert ». Pour lui en faire dire davantage, on redouble les tortures. Il finit par tout relater en détail. Raimondi, alerté, prévient immédiatement les membres du réseau mais il n’arrive à joindre Scamaroni que vers 16 heures. Ils décident d’envoyer le poste de radio vers le nord. En vain, Raimondi conseille à Scamaroni de changer de logement: « Non, dit-il, je m’occupe avant tout de mettre mes hommes en sûreté. Ce n’est pas au moment le plus dangereux qu’un capitaine lâche son armée. » Mais sous les tortures le radio Hellier a parlé. (Curagiu.com, Fred Scamaroni le résistant)
  4. LES SOUS-MARINS DE LA MEUTE ALLEMANDE « STÜRMER » ATTAQUENT LE CONVOI SC-122 AU MILIEU DE L’ATLANTIQUE NORD. Le sous-marin allemand U-305 coule les cargos britanniques Zouave et Port Auckland. U-338 coule le cargo néerlandais Alderamin, le cargo panaméen Granville et les cargos britanniques Kingsbury, King Gruffydd et endommage le cargo britannique Fort Cedar Lake. U-665 coule le cargo britannique Fort Cedar Lake. Les sous-marins de la meute Raubgraf attaquent le convoi HX-229 au milieu de l’Atlantique nord. U-384 coule le cargo britannique Coracero. U-435 coule le cargo américain William Eustis. Le U600 coule le navire usine américain Southern Princess et endommage le cargo américain Irénée Du Pont et le cargo britannique Nariva. U-631 coule le cargo néerlandais Terkoelei. U-758 coule le cargo américain James Oglethorpe et le cargo néerlandais Zaanland. U-91 coule les cargos américains Harry Luckenbach et Irénée Du Pont et le cargo britannique Nariva (La guerre au jour le jour blog / article 17 mars 1943 – 46141856. Pour ma part, HR, j’ai intentionnellement replacé le terme allemand U-Boot , non par l’anglais U-Boat, mais par le français sous-marin).

-1944 – 17 mars : LE SOUS-MARIN “ARIANE” COULE ACCIDENTELLEMENT – L’ex-sous-marin Ariane (type Ondine) coule accidentellement à son mouillage à Oran.

(Saint-Tropez – Quartier des pêcheurs)

-1945 – 17-22 mars : LE “BÉARN” EST EN RÉPARATIONS – Après sa collision avec le transport de troupes américain J.C. Mc Andrew, réparations provisoires du « Béarn » à Punta-Delgada (Açores) (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

-1951 – 17 mars : DEUX MARIAGES A SAINT-MANDRIER – « … fait plutôt rare, deux mariages (…) se sont déroulés dans une ambiance inaccoutumée » à Saint-Mandrier.
Quatorze heures trente : l’aspirant de réserve Pierre Michaut, né 1927 à Noisy-Le-Sec, département de la Seine, en poste à B.A.N., épouse Marcelle Calone, sans profession, née à Saint-Mandrier, fille de François Calone et d’Elise Raphel.
Quinze heures trente : Jean Clément, instituteur, né à Paris 1925, fils de Louis Clément et de Marie-Léontine Hasselot, épouse Monique Jouvenceau, fille de Charles Jouvenceau (patron-pêcheur et de Thérèse Nicolas. Le repas de mariage se déroule dans le restaurant « Saint-Georges », chez Rosso. On remarque parmi 1es invités : MM Lamarque, sénateur – Montagne, conseiller général, maire de Six-Fours – Juvenal, avocat à la Cour – Souquière, médecin (et Madame) – l’abbé Toutain, curé village. La partie récréative, composée de monologues et chansons est assurée par le burlesque Henri Diot et le talentueux Jean Denain (Muté en 1955 à Saint-Mandrier, Jean Clément prendra alors la classe de « Fin d’Etudes ». Au début des années 60, il assurera les cours d’anglais et de travaux pratiques du nouveau collège d’enseignement général de Saint-Mandrier. Il prendra sa retraite en 1985. République de Toulon et du Var du dimanche 17 mars 1951. Ken Nicolas, vol. 1.).

-1956 – 17 mars : DISPARITION D’IRÈNE JOLIOT-CURIE, physicienne et prix Nobel de Physique.

-1959 – 18 mars : ÉCRASEMENT DE LA RÉBELLION TIBÉTAINE PAR L’ARMEE CHINOISE – La presse fait état de l’écrasement en cours depuis le 17 de la rébellion anticommuniste tibétaine par l’armée chinoise. Le Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, chef spirituel du Tibet, quitte Lhassa avant de se réfugier un peu plus tard en Inde. Le lendemain, l’armée chinoise commence à investir certains quartiers de Lhassa et encercle le palais d’été où se trouvait 24 heures plus tôt le Dalaï-Lama. Cette opération sera terminée le 23.

(Mas à Fontvieille près d’Arles)

-1961 – 17 mars :

  1. MISE AUX ENCHÈRES DE L’EX-CROISEUR « EMILE BERTIN ». C’est la société « Les Abeilles », de La Seyne, qui s’en porte acquéreur pour la somme de 91 millions d’anciens francs. Le bâtiment sera démoli à La Seyne.
  2. L’EX-CROISEUR « GEORGES LEYGUES » EST VENDU AUX ENCHÈRES, puis il est démoli à Brégaillon, La Seyne. Deux de ses grues seront installée à La Seyne, l’une sur le port, au niveau des chantiers, l’autre à Saint-Elme.
  3. L’EX-CROISEUR « GLOIRE » EST VENDU À LA DÉMOLITION, LA SEYNE. Une grue de ce croiseur sera installée sur le port de Sanary.

-1969 – 17 mars : A 71 ANS, GOLDA MEIR SUCCÈDE A LEVI ESHKOL AU POSTE DE PREMIER MINISTRE D’ISRAËL. Ancienne secrétaire générale du parti social-démocrate, le Mapaï, elle a été la première ambassadrice israélienne en Russie entre 1948 et 1949. A son arrivée à la tête de l’état israélien Golda Meir annonce avec fermeté qu’elle ne renoncera pas aux territoires gagnés lors de la guerre des six jours (juin 1967). Golda Meir démissionnera en 1974 après la guerre du Kippour.

-1976 – 17 mars : MORT DU METTEUR EN SCÈNE ITALIEN LUCHINO VISCONTI.

-1984 – 17 mars :

  1. PROJET DE CONSTRUCTION D’UN ENSEMBLE « GARAGE MUNICIPAL-HALLE DE SPORTS » AU PIN ROLLAND – Un projet de construction d’un ensemble « garage municipal – halle de sports » est lancé par la Municipalité sur les terrains disponibles de l’anse du Pin Rolland, près du complexe sportif. M. Dubost est nommé architecte et le projet est évalué à 1 976 120 F. La première pierre est posée le samedi 17 mars 1984. Cette salle ne verra pas le jour, elle se fera plus tard à l’emplacement des ateliers municipaux, rue Anatole France (Gisèle Argensse, 2000, p. 122).
  2. LES TROUBLES DU «BALADEUR» : UN CHIRURGIEN ORL ALERTE SUR LES DANGERS DE L’UTILISATION INTENSIVE DU WALKMAN. Le Dr J. Larger, spécialiste ORL et chirurgien à l’Institut des jeunes sourds de Paris, estime que l’usage intensif du Walkman, ou «baladeur musical», que les jeunes, et surtout les très jeunes se collent aux oreilles, peut provoquer des ennuis de santé allant des troubles de l’audition aux vertiges et nausées.
    Vers 90 décibels, seuil couramment atteint par les amateurs de Walkman, «l’utilisation prolongée de l’appareil soumet au risque de traumatisme chronique», estime le Dr Larger qui ajoute : «L’importance des lésions est fonction de l’intensité du bruit, de sa nature (grave ou aigu) et évidemment de la durée d’exposition au bruit.
    A la longue, le traumatisme peut devenir chronique et on observe des surdités progressives «tout à fait comparables à la maladie des chaudronniers», précise le Dr Larger.
    Tant que l’utilisateur du Walkman sacrifie à ce que d’aucuns considèrent comme un plaisir narcissique, solitaire, passe encore. Mais il faut bien s’inquiéter de deux choses. La première c’est que les «baladeurs musicaux» sont de plus en plus de mauvaise qualité et laissent passer des sons «rabotés» dontle voisinage, dans les transports en commun particulièrement, n’a pas forcément envie de profiter.
    De ce point de vue l’argument des premiers Walkmans, «je me fais plaisir sans vous nuire», est de moins en moins recevable. La seconde c’est le niveau d’inconscience qui consiste à s’isoler des signaux sonores qui règlent la circulation. Ainsi de nombreux motards ajoutent au casque, qui atténue déjà l’audition, des Walkman, qui la neutralisent complètement.
    Le code de la route, qui fait obligation aux handicapés de se signaler, ne peut ignorer cette prolifération d’autres « handicapés volontaires » qui font courir (tout en s’exposant eux-mêmes) des risques aux autres.
    Certains pays, comme la Suisse, interdisent d’ailleurs le port du Walkman lors de la conduite des deux-roues. Mais une radio poussée à fond dans une voiture est-elle moins condamnable ? Ses effets seraient-ils moins pervers ?
    Le Dr J. Larger semble, quant à lui, assez favorable à une large restriction du Walkman.
    Florence Arnold, rédacteur en chef de « la Santé de l’homme », édité par le Comité français pour l’éducation de la santé, explique qu’«il ne s’agit pas de prendre des mesures draconiennes », mais d’informer les amateurs de musique des conséquences du « baladeur » musical, car s’il permet d’être « branché » et de remplacer les bruits de l’environnement par des sons choisis, il peut aussi engendrer des troubles de l’audition s’il est trop et mal utilisé.
    D’autant que, à la différence d’autres sources de bruit que nous impose la vie quotidienne au travail ou à la maison, cette source de bruit là fait ses ravages en direct, sans intermédiaires. (Jean-Claude Morançais, L’Indépendant des Pyrénées-Orientales, 17 mars 1984)

(Entrée de maison ancienne à Fontvieille).

-1989 – 17 mars : GUY MOINE SUCCEDE A LUI-MÊME COMME MAIRE DE SAINT-MANDRIER lors du premier Conseil municipal. L’assemblée procède ensuite à l’élection de huit adjoints. Sont élus : Jean Louis Coste : 1er Adjoint ; Roger Argensse : 2ème Adjoint Alain Ballester : 3ème Adjoint ; André Joumond : 4ème Adjoint ; Michèle Mattéï : 5ème Adjoint ; Françoise Montagne : 6ème Adjoint ; Fernande Renard : 7ème Adjoint ; Gilles Vincent : 8ème Adjoint. Le Maire, décore ensuite deux anciens conseillers, M. Gustave Carré et M. Charles Gastinel, de la Médaille de Reconnaissance de la Commune (Gisèle Argensse, 2000, p. 155).

-1990 – 17 mars : ON INAUGURE A PARIS L’OPÉRA BASTILLE, œuvre de l’architecte canadien Carlos Ott. Ce bâtiment moderne, produit des dernières technologies, fut conçu pour attirer les spectateurs de tous horizons et faire en sorte que l’art lyrique leur parle directement. Son architecture est marquée par la transparence des façades et par l’emploi de matériaux identiques à l’intérieur comme à l’extérieur. Avec ses deux mille places à l’acoustique homogène, ses équipements de scène uniques, ses ateliers intégrés de décors, costumes et accessoires, ses salles de travail et de répétitions, l’Opéra Bastille constitue un grand théâtre moderne et une scène lyrique internationale.

-1996 – 17 mars : DISPARITION DE RENÉ CLÉMENT, réalisateur français né le 18 mars 1913 né à Bordeaux .C’est après la Libération qu’il a commencé sa carrière avec un remarquable semi-documentaire, « La bataille du rail », racontant les faits et gestes de la Résistance française.

-2018 – 17 mars : MÉTÉO SANARY – Dépression, 997 hPa, sur le Golfe de Gênes reste stationnaire. Beau temps peu nuageux. Vent d’ouest-nord-ouest vers 9 h tournant ouest vers 15 h. Force 3 le matin forcissant 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 25 nœuds dans l’après-midi. Mer belle le matin devenant belle à peu agitée en milieu de journée puis belle en soirée.

-2020 – 17 mars :

( Marseille Les trois fenêtres La Plaine – photo Scheffer)

  1. MARSEILLE – ANNULATION DE LA SOIRÉE CINÉMA DONNÉE DANS LE CADRE DU FESTIVAL RUSSE AU THÉÂTRE TOURSKY, au cours de laquelle devait être projeté, à 20h30, le film « Le légendaire N°17 » De Nikolaï Lebedev. L’événement est annulé en raison de la crise sanitaire liée au Coronavirus limitant tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes. Rappel de l’événement relaté par le film : En 1972, l’équipe soviétique de hockey sur glace réalise un exploit en battant le Canada : 7 buts à 3. Le joueur n°17 entre à jamais dans l’histoire du hockey et devient un exemple de combativité́ et de courage pour les jeunes sportifs. Par son talent et sa détermination, il devient une légende vivante ! Inspiré de la vie de Valeri Kharlamov, joueur anonyme devenu une star internationale et décédé́ prématurément à 33 ans, le réalisateur Nikolai Lebedev signe un film passionnant. Il insuffle un souffle épique à sa mise en scène. Danila Koslovsky est éblouissant en Kharlamov. Époustouflant !
  2. MÉTÉO POUR SANARY : Le vent d’est est annoncé qui ne dépassera pas les 15 km/h et ne passera la main au vent de nord-ouest qu’en fin d’après-midi. Le soleil devrait dominer cette journée aux températures printanières (12° pour les minimales, 17° pour les maximales).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

(Le mas d’Espaïmé ou moulin du Lançon à Sanary, en 1939)

-SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 284e livraison : -1751 – 16 mars : Règlement de la chasse à Ollioules et Sanary.
-1794 – 17 mars (27 ventôse An II) : SANARY ACHÈTE DES POMMES DE TERRE DESTINÉES A L’ENSEMENCEMENT – Pour faciliter l’ensemencement, le 27 ventôse, il fut envoyé du côté de Brignoles un Sanaryen chargé d’acheter pour le compte de la commune 20 quintaux de pommes de terre, destinées à être distribuées aux habitants à prix coûtant et avec adjonction des frais (C’est là la seule fois que j’ai rencontré la mention de ees tubercules dans les nombreux documents de cette époque consultés).

-MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 484e livraison : -1808 – 17 mars : LE SYSTÈME SCOLAIRE DE NAPOLÉON PREMIER EST LA CONTRE-PARTIE DE CELUI DES JACOBINS. La loi du 1er mai 1806 complétée par les décrets du 17 mars 1808 instituait l’Université, sorte de corporation enseignante exclusive, totalement sous la dépendance de l’Etat (Louis Bourrilly, 1895).
« Nul ne peut ouvrir d’Ecole, ni enseigner publiquement, sans être membre de l’Université impériale et gradué par l’une de ses facultés (loi du 1er mai 1806). Aucune école ne peut être formée en dehors de l’Université impériale et sans l’autorisation de son chef (Déc. 1808, art. 2). Le décret du 17 mars 1808 fonde ainsi l’Université Impériale et crée les académies ainsi que la fonction de recteur.
Toutes les écoles de l’Université impériale prendront pour base de leur enseignement : 1° Les préceptes de la religion catholique ; 2° la fidélité à l’Empereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l’unité de la France et de toutes le idées proclamées par la constitution. »
Le système scolaire comprend quatre catégories d’établissements : les facultés et écoles spéciales, les lycées à la charge de l’Etat, les écoles secondaires ou collèges communaux subventionnés par l’Etat, les écoles primaires où l’on apprend à lire, à écrire et à calculer, entretenues par les communes et les parents. Ce qui est l’exact opposé des Jacobins de l’an II. Alors que ceux-ci faisaient de l’instruction primaire une affaire publique payée par l’Etat et une instruction secondaire une affaire privée s’adressant aux classes aisées, avec Bonaparte, c’est l’instruction primaire qui devient affaire privée, tandis que l’enseignement secondaire, sanctionné par le baccalauréat, et supérieur, destiné à préparer des fonctionnaires et des officiers, se donne aux frais de l’Etat.
Le gouvernement de l’Empire ne fit donc absolument rien pour les écoles primaires (cf. La statistique de 1809 de concernant les écoles primaires). (…) Cette loi n’attribuait aucun traitement aux instituteurs ; toutefois, moyennant l’admission gratuite d’1/5 des élèves, les communes pouvaient allouer des indemnités de logement. Mais souvent aucun crédit ne figure au budget à titre de cette indemnité (…). La rétribution scolaire fixée par les conseils municipaux était en rapport avec le degré d’instruction et les localités, et variait de 50 centimes à 3 francs selon que les élèves étaient lecteurs (1,75 F), lecteurs écrivains (2,50 F), lecteurs écrivains calculateurs (3F) [….].
Depuis lors, le territoire académique a connu de nombreuses évolutions.
1838 – 1848 : le territoire académique d’Aix-Marseille regroupe seulement trois départements : les Bouches-du-Rhône, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence et le Var.
1947 – 1961 : le territoire académique d’Aix-Marseille couvre sept départements : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Basses-Alpes, devenues Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse et la Réunion.
1961 : un huitième département est apporté à la carte académique d’Aix-Marseille avec le rattachement des Hautes-Alpes.
1984 : Les contours actuels du territoire académique Aix-Marseille avec les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, datent de 1984, depuis la création l’académie de la Réunion et celle de Nice, en 1965, jusque-là rattachées à l’académie d’Aix-Marseille.

(Bastide des écêques de Toulon, à Tamaris, La Seyne-sur-Mer)

-LA SEYNE-SUR-MER. 178e livraison :
-1731 – 17 mars : ACHAT D’UN PINQUE A LA SEYNE – Achept de pinque pour Capitaine Jean Audibert contre Simon Majon, romain. Lan mil sept cent trante un et le dixseptieme jour du mois de mars aprez midy, par devant nous, notaire royal a La Seyne et temoins soussignés, fut présent, en personne, Simon Majon, natif de la ville de Rome, de present en ce lieu de La Seyne, lequel, de son gré, a vendu et fait vente, par les presantes, a Jean Audibert, a feu Alexandre, Capitaine de bâtiment marchand, du lieu de Sixfours, ici présent, acceptant, stipullant, le pinque nommé La Conception Immaculée Notre-Dame, d’un port d’environ mil six cent quintaux, avec tous les aggrés, apperaux, voiles, armes, chaloupe, suivant l’inventaire qui en a eté remis audit Capitaine Audibert, vu et visité par icelui, de presant ancré et amarré au port et havre de la ville de Toulon, a son contentement ; cette vente est faite moyennant le prix et somme de quatre mille Livres, laquelle somme de quatre mille Livres, le vendeur a confessé d’avoir receu de l’achepteur, maintenant comptant, en Loüis d’or, écus blancs et autre bonne monoie courante, réelle numeration faite au veu de nous, notaire et temoins, de quoi, content et satisfait, quitte et au merite de ce que dessus, ledit Simon Majon s’est demis et depoüillé du pinque ci-dessus vendu, aggrès, apperaux, ustensilles, armes, chaloupe, et generalement toutes autres circonstances et dependances dont et du tout il en a investi et saisi ledit Capitaine Audibert, sous toutes les clauzulles requises et necessaires, sans aucune retention toute ni expresse, excepté de la joüissance pour aujourdhuy seulement, en signe de vrai transport, avec promesse de len faire joüir paisiblement et sans trouble et de lui etre tenu de toute eviction et garantie generalle et particuliere de droit de fait envers tous qu’il appartient, ayant ledit Capitaine Audibert, declaré que les quatre mille Livres, qu’il a employé et composées audit Majon, pour lachept du pinque ci dessus, sont les memes qu’il a emprunté de Sieur Sebastien Badaro, par acte, peu avant ces presantes riere nous, notaire et pour lobservation de ce que dessus, les parties ont obligé leurs biens et droits presants et avenir et par exprés, ledit Capitaine Audibert, le pinque ci dessus, qu’il promet de tenir sous le nom de constitut et precaire dudit Badaro, sans pouvoir le vendre, allienner ni hypotequer, au prejudice dudit acte dobligation, a peine de nullité, aux rigueurs de toutes cours, avec les renonciations et serment requis et acte concedé, fait et publié audit La Seyne, dans la maison de Laurent Courtes, marchand, en sa presance et de Sieur Jean Daniel, a feu Estienne, dudit La Seyne, qui nous ont assuré que le vendeur est le meme qu’il se qualifie, temoins requis et soussignés, excepté les parties, qui ont declaré ne savoir ecrire, de ce, enquises par nous, notaire. Signatures (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

(Ollioules, rue Marceau : fenêtre avec consoles et pilastres).

-OLLIOULES : 192e livraison : -: Situation, vers le milieu du XIe siècle d’Ollioules, de son château, de son domaine et d’éventuelles voies de communication: [Ribot H., 2003 : A l’image d’Ollières, dont le castrum est cité dès 1010, peut-être de Toulon vers 1020 lorsque reparaît l’évêché, et de Marseille qui étend son enceinte en 1040, les vicomtes vont établir assez rapidement des forteresses sur certains de ces domaines, tout particulièrement à Ollioules où un texte daté de 1044 fait état d’un château (castellum) et d’un domaine (villa). Le seigneur qui tient celui-ci, et beaucoup d’autres alentours, est justement ce Fouque des vicomtes de Marseille, qui, blessé au combat en 1019, avait donné à l’époque des terres et des droits en faveur de l’abbaye de Saint-Victor, mais tout en en conservant l’usufruit, il est vrai ! A présent rétabli, il amplifie sa donation en y ajoutant des terres sises à Marseille, et des droits à Solliès, Belgencier, Mazaugues, Rougiers, le cens des deux tiers de Six-Fours, ainsi que les trois-huitièmes des droits paroissiaux et des dîmes des moulins de tout le territoire du château et du domaine d’Ollioules (castellum cum villa) . Mention tardive certes, mais qui n’est pas dépourvue d’intérêt, tout d’abord parce que ce texte fera l’objet d’âpres discussions entre le monastère de Saint-Victor et les héritiers de Fouque et d’Odile, problèmes tranchés seulement cent dix ans plus tard, mais aussi parce qu’il permet de poser la question de la nature et de la fonction d’un tel château au tout début du Moyen Âge féodal, alors que les limites d’Ollioules ne sont pas encore clairement définies – elles ne le seront avec Six-Fours qu’en 1156 et avec Toulon qu’en 1235 -. Si la première mention d’un chemin médiéval d’Ollioules à Toulon ne date que de 1235 (voir la planche couleur n°3, haut), il est indéniable qu’il avait dû voir le jour beaucoup plus tôt car son rôle premier était d’ordre stratégique. C’était évidemment un lien entre Toulon et les domaines occidentaux de son comté , mais aussi avec Marseille, ville vicomtale par excellence …. Des Quatre-Chemins des Routes (Toulon) jusqu’à Faveyrolles (Ollioules), l’itinéraire reprenait sur plusieurs kilomètres un decumanus secondaire du cadastre impérial romain Toulon b que nous avons analysé précédemment, ce qui permet de supposer que les alignements antiques étaient encore visibles. D’ailleurs, ce cadastre jouera encore un rôle important au cours des siècles suivants lors de la mise en place des limites territoriales et de la création d’autres axes de circulation. A ce titre, Ollioules apparaît plus comme une création ex nihilo de Six-Fours vers le nord que comme une déduction de celui-ci, et résulterait d’une mise en valeur des terres lourdes situées de part et d’autre de la Reppe, conjuguée avec le nécessaire besoin de contrôler un axe de passage obligé. Cette situation en périphérie du castrum de Six-Fours marque également une étape dans la colonisation des hautes terres que sont les contreforts des collines du Gros-Cerveau et du Croupatier, sorte de clairière nouvellement conquise sur la forêt dont le château de 1044 serait le centre, et la racine pré-indo-européenne à sens oronymique Ol- d’Ollioules représenterait l’un des vestiges les plus anciens. De plus, l’absence de mention d’une chapelle ou d’une église sur le territoire d’Ollioules avant 1095, date d’apparition de l’église paroissiale, laisse supposer que le service du culte devait être dévolu à l’un des prieurés de Saint-Victor, voire à la paroisse de Six-Fours nommément citée dans le même acte .]

(Toulon – place Saint-Vincent).
-TOULON : 167e livraison. -.-A TOULON, 4000 FUSILS SONT DISTRIBUÉS A L’ARTILLERIE DE TERRE – Le 17 mars, trois jours avant le retour de Napoléon aux Tuileries, le Duc d’Angoulême prenait connaissance à Toulon de l’état des munitions en faisant délivrer à l’artillerie de terre quatre mille fusils de la salle d’armes. Le contre-amiral Gourdon arbora son pavillon sur la « Néréide » et l’on groupa autour de lui frégates et autres bâtiments.

CHRONIQUE CATALANE : 29e livraison (L’INDEPENDANT du 8 mai 1991).
Serra d’Or

(Perpignan-Palais-des-rois-de-Majorque)
La revista « Serra d’Or” ha arribat, com Jesüs, als trenta-tres anys. Va néixer a finals de la dècada dels cinquanta, en un moment en què la llengua catalana sofria greus persecucions. Aleshores l’església, que havia majoritàriament recolzat la croada franquista i gaudia de certs privilegis per aixô mateix, va acollir una série de revistes, com és ara « Serra d’Or » i « Oriflama », que durant temps van ser dels pocs mitjans de communicaciô que permetien un lligam entre els intel.lectuals en general : escriptors, critics, artistes, i els defensors de l’idioma. Résulta doncs que els anys han passât, que la Generalitat de Catalunya ha estât restablerta… i que « Serra d’Or » continua fent servei. Resta una de les millors revistes culturals i literàries.


Diem aixô tôt contemplant el numéro 374, que ha estât la nostra lectura del dilluns de Pasqua, una lectura rica i intéressant com de costum. L’enceta un article de Marta Nadal sobre Jordi Sarsane- das, escriptor poc prolific perquè és d’una gran exigència. Un pareil d’articles son dedicats a Manel Ibànez Escofet, que ens ha deixat fa poc i ha estât un gran personatge de la premsa. Josep M. Huertas, que el ténia de director a « Tele-Exprès », evoca aquells anys en què, batent-se contra la censura, fabricava el millor que est podia fer en matèria de diari. Enric Jardi hi afegeix records personals.
Maria Àngels Bosch va fer una entrevista al gran novel.lista Xavier Benguerel que havia restât inèdita. « Serra d’Or » ens la dôna, i hi aprenem coses curioses sobre la formaciô de l’autor i sobre el seu exili a França primer i a Xile Després, on va conèixer Salvador Allende. Angel Castineira ens proposa un estudi sobre la filosofia actual a Catalunya, amb records de persones com Josep Calsamiglia i Xavier Rubert de Ventôs, que han vingut repetidament a la Universitat Catalana d’Estiu de Prada. Hem apreciat també una semblança de l’editor Miquel Arimany, la ressenya de llibres infantils d’Aurora Diaz Plaja, el balanç de les émissions de televisiô en català de Joan F. de Lasa…(p.v.)

UNE BLAGUE (au choix) POUR LA ROUTE. C’est un Écossais qui dit à sa femme :
-Je vais passer la soirée au pub. Mets ton manteau !
-Oh ! fait-elle folle de joie, tu m’emmènes avec toi ?
-Non, j’arrête le chauffage.

Il est 14 heures (j’ai pris beaucoup de retard), je vous souhaite à un excellent LUNDI
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain !

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