ÉPHÉMÉRIDES DU 5 FEVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 5 FEVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4655).

ILLUSTRATION : PLUS DE 200 BLESSÉS ET 80 CORPS MUTILÉS DANS L’EXPLOSION D’UN TRAIN A SANARY – ! (Notre Dame de Pitié ex voto représentant l’accident de train le 5 février 1871 (cliché H. Ribot du 5 mai  1999).

LES FÊTES

Plus de 31000 personnes se prénomment AGATHE à qui nous pouvons rappeler le célèbre dicton de Mat’ Sup’ « Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille » et le non moins illustrissime « Quand sainte Agathe remplit les rivières, le lait coule dans les chaumières ». Mais savent-elles qu’Agathe fut une chrétienne ? Une vierge ? Une martyre ? Qu’elle mourut en 251 ? Le savent-elles ? Non ? Bon, de toute façon, le calendrier républicain avait dédié ce jour au LICHEN, plante qui est on ne peut plus de saison.

Autrefois, en Provence, pour la sainte Agathe, se déroulaient à Arles les maléfiques « jours de la Vieille », mascarade carnavalesque incarnant la succession des années. Cette personnification de la Vieille n’est-elle pas commune à toute la Méditerranée ainsi qu’à l’Ecosse, ce lointain pays au Nord de Valence ? Une légende berbère ne rapporte-t-elle pas qu’une vieille femme, qui avait refusé d’abriter son troupeau de la tempête, fut transformée en pierre avec ses bêtes ? En Roumanie, cette même légende n’est-elle pas rattachée au culte de Sainte Eudoxie ? – Bonne fête aux Eudoxie.

En Provence, la Vieille ne rôdait-elle pas et ne prenait-elle pas quelquefois la figure d’un cavalier ? – Bonne fête aux cavaliers.

A Champoléon, dans les Hautes-Alpes, ne brûlait-on pas la Vieille, c’est-à-dire la saison morte ? – Bonne fête aux saisons mortes (Légendes librement inspirées de Fernand Benoît, 1949, et d’ Henri Ribot, Les Sarrasins dans le haut moyen âge…)

DICTON. Beaux jours de janvier trompent l’homme en février.

PENSÉE. « Les affaires ? C’est bien simple : c’est l’argent des autres. » (Alexandre Dumas fils)

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.

Tom Buk-Swienty – La Lionne, Karen Blixen en Afrique, Actes Sud, 2023,dépôt légal avril 2024, 904 p. N° d’enregistrement : H 21209.

ÉPHÉMÉRIDES.

789 – 5 février : UN PRINCE ARABE CHASSÉ DE BAGDAD PAR DES QUERELLES DE PALAIS SE FAIT RECONNAÎTRE COMME ROI PAR LES BERBERES D’AFRIQUE DU NORD SOUS LE NOM D’IDRISS1ER. C’est la naissance du Maroc, deuxième État musulman après l’Andalousie à s’émanciper du califat de Bagdad. Depuis cette date, le pays n’a jamais totalement perdu son indépendance. Il a préservé jusqu’à nos jours son identité nationale (herodote net).

980 – avant le 6 février : l’évêque donne des terres au monastère de Saint-Victor de Marseille, dont celle de la CadièrE –

C’est à l’initiative d’Honorat, évêque de Marseille, que la règle de Saint Benoît est réintroduite dans la petite communauté de moines qui depuis 974 a repris le service divin (à Saint-Victor). Par le même acte, l’évêque donne à l’abbaye plusieurs de ses anciens domaines qu’il détache de l’episcopatus dans lequel ils se trouvaient depuis 924 (Florian Mazel, 2002, p. 85, texte et notes.). En 977, Honorat (948-978), évêque de Marseille et, bien entendu, membre de la famille vicomtale, rétablit une communauté de moines selon la règle de saint Benoît à Saint-Victor où le cénobitisme avait été absent pendant deux siècles. Les évêques et les vicomtes de cette ville conservent un important contrôle sur cette institution jusqu’autour de 1005 (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, 2005, p. 41.).

Acte n° 21 du cartulaire de Saint-Victor, ou carta Honorati, antérieur au 6 février 980 (J.-P. Poly 1976, p. 28 (Cartulaire de Saint-Victor, n° 21, ou carta Honorati). Il y a semble-t-il un pb de confusion entre les actes 21 et 77 à éclaircir), probablement du 31 octobre 977. Saint-Victor de Marseille – Charte de l’évêque de Marseille Honorat introduisant la règle de Saint-Benoît à Saint-Victor. Par le même texte, l’évêque donne des terres au monastère, dont celle de la Cadière. Avant le 6 février 980, Guillem, vicomte de Marseille et son frère Honorat assistent à la donation faite “après la reconquête du Freinet », par le comte à l’abbaye de S. Victor, de la villa de la Cadière, au diocèse de Toulon. Nota : Poly donne ville au lieu de villa (J.-P. Poly, 1976, p. 28). Igitur cum pagana fuisset e finibus suis, videlicet de Fraxeneto, expulsa, et terra Tolonenis cepisset vestiri et a cultoribus coli, unusquisque secundum propriam virtutem rapebat terram, transgrediens terminos, ad suam possessionem (P.A. Amargier, La date d’un millénaire…). R. Broecker (Aux origines du Castellet et de la Cadière. Imp. COREP, Toulouse, 1987, p. 16-17.) :laCarta Honorati, charte par laquelle l’évêque de Marseille, après les temps troublés du VIIIe siècle au Xe siècle, restaure en 977 l’abbaye de Saint-Victor et rassemble les moines sous la règle bénédictine. Il dote alors le monastère d’un certain nombre de biens dispersés à travers la Provence. Parmi ceux-ci figure ecclesia Sancti Damiani cum omnibus appendiciis suis. Les limites du finage sont naturelles : d’un côté, la baume de Cunilio (le Conil) jusqu’à la baume ou défilé appelé Culnitio (la Caunet) et de là jusqu’à la montagne qui est au-dessus de la vallée Scura, montagne d’où l’eau s’écoule jusqu’à Canalia (Cap Canaille). D’un autre côté la mer. Et d’un autre côté, enfin, de cette baume de Conilio (Conil) à la via publica (chemin public) qui descend in Gurgo Nigro (le Gourgonier), puis ipse rivus Arannus (Le Grand Vallat) qui va à la mer. D’une part, le texte nous apprend que cette dotation est une restitution regroupant des biens qui avaient déjà constitué le patrimoine de Saint-Victor ; d’autre part, la superficie de ce domaine évoque bien celle des villae carolingiennes, telles qu’elles sont citées dans le polyptique de Vuadalde. Nous sommes donc en présence d’un très ancien domaine de l’église de Marseille, et c’est là, à mon avis, l’origine du nom de la Cadière – Cathedra dans les chartes – toponyme qui suggère le siège épiscopal. La formation de cette vaste terra est vraisemblablement d’époque carolingienne, donc postérieure à la visite que saint Césaire, évêque d’Arles, fit au vicus de Ceyreste au VIe siècle.Ainsi en 977, Guillem de Marseille, qu’entourent des chevaliers qui l’adulent et attendent en retour des biens, reçut le Fraxinetum et la partie occidentale du pagus toulonnais avec Toulon et Pons de Fos la partie est avec Hyères.

Acte n° 77 du Cart. De l’Abbaye de Saint-Victor  qu’Honorat, évêque de Marseille, vient de refonder (traduction dans Gérin-Ricard, 1926) : Aussitôt, dit Pons, abbé de Saint-Victor, que la horde païenne eut été chassée de ses retranchements, c’est-à-dire du Frainet, et que l’on eut commencé à exploiter et cultiver le territoire de Toulon, chacun prit autant de terres qu’il lui fut possible et ces usurpations n’eurent d’autres bornes que l’audace et la puissance des usurpateurs. Deux de ceux-ci, et des plus puissants, se disputaient et s’arrachaient mutuellement la même proie: c’était Guillaume, vicomte et Pons de Fos. Pons de Fos vint alors vers le comte et lui dit: « sire comte, voici la terre qui, affranchie du joug de la horde païenne, a été mise sous votre main par la donation du Roi. Nous vous prions d’y venir et d’y poser les bornes de chaque ville ou château et des biens du sanctuaire, car il est en votre pouvoir de faire cette délimitation et de distribuer à chacun le lot qui vous plaira.» Le comte écouta cette prière, monta aussitôt à cheval et partit. Arrivé près de la Cadière, il s’informa des noms des montagnes, des vallées, des rivières, des sources et après les avoir ouïs, il donna à la terre du Sanctuaire (Eglise Saints Côme et Damien) les limites spécifiées dans les chartes de Saint-Victor, et dit: «  Tout ce qui est à moi, dans ces limites, de par la donation du Roi, c’est-à-dire tout ce qui est du domaine royal, je le donne à Saint-Victor et à ses moines. » A cette donation assistaient le vicomte Guillaume (Guillem) et l’évêque son frère, deux frères nommés Théodoric et Noé, l’abbé Allard et le moine Ranganard.

1000 – 5 février :

1. ARCHINRIC OU ARCHINDRIC, ABBÉ DE MONTMAJOUR ; il se trouvait déjà à Montmajour autour de 1005 ; J.-P Poly précise que cette nomination se passe le 5 février de l’an mil. L’abbaye de Montmajour est, à cette date, seigneur de Six-Fours. Acte n° 21 des actes des vicomtes de Marseille).

2. Donation à Saint-Victor de deux vignes situées à Laurade, dans le comté d’Avignon. A Arles, Pons 1er, évêque de Marseille, est témoin d’une donation à Saint-Victor de deux vignes situées à Laurade, dans le comté d’Avignon, par Ermengarde, fille de Pontion et de Belletrude (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 45. a. Guérard n° 169. — b. G. de Manteyer, Chartes du pays d’Avignon, n° XC1II. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 73.

1164 – 5 février : ALLAUCH – Diplôme de Frédéric Barberousse confirmant au chapitre cathédral le castrum, son territoire et ses dépendances (Louis Ardissone).

1. Par la transaction du 5 février 1164, entre l’évêque de Marseille et le Chapitre de la Major, Allauch fut attribué au prévôt de la Major qui devint seigneur et prieur du lieu, ayant juridiction, juge et châtelain à sa nomination, sous la suzeraineté du comte de Provence, avec reconnaissance à la communauté de tenir perpétuellement conseil sur la place publique du château et une chevauchée de dix ser­gents sous la bannière de la cité d’Aix (registre Sclaponis, f° 35).

2. Le castrum d’Allauch a été primitivement construit sur la hauteur où se trouve la chapelle de Notre-Dame-du- Château, que l’acte de privilège d’Ildefonse (avril 1176, archives de la Major) appelle mons Rodanicus. Il fut transporté un peu plus bas, vers le milieu du XIIe siècle (acte du 13 mars 1164, archives de la Major), à l’endroit où existe encore une double enceinte de remparts en ruines (Mortreuil, 1872).

3. Le comte d’Avelin, seigneur des Baux, tenait en fief la bastide d’Allauch (bastida Alaudii) située en face du castrum, sous la mouvance du prévôt. Cette bastide passa plus tard entre les mains des seigneurs de Trets (actes des 24 mai 1278 et 17 septembre 1349, aux archives de la Major) ; il n’en reste aujourd’hui aucun vestige. Il n’y avait dans le lieu d’Allauch que deux arrière-fiefs, Vallon-vert et Montespin.

4. Les armoiries d’Allauch sont d’azur au croissant renversé d’argent accompagné en pointe de trois étoiles de même et en chef de deux vols accostés.

1242 – 5 février : Donation de la moitié d’Aups par Sibille de Marseille-Trets, femme de Gilbert de Baux, à Bertrand et Boniface de Blacas, contre le quart des droits de pacage d’Aups, Moissac, Fabrègues et Vérignon, qu’elle gardera jusqu’à extinction de la dette de 9.000 sous, solde de la dot de sa mère, Guillelme de Blacas. Parmi les témoins : Burgondion de Trets. (Acte 514  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, du Var, H, Montrieux, 275, n° 1. Ind. : E. de Juigné, Généalogie des vicomtes de Marseille, p. 252). AUPS, (commune du Var, arrondissement de Draguignan, chef-lieu de canton, citée comme Alpibus en1258).

1275 – 5 février : BULLE EXHORTATOIRE DE GUILLAUME EVEQUE DE GRASSE POUR LA RÉPARATION ET LA RESTAURATION DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE PRESQUE ENTIEREMENT DÉTRUITE PAR UN INCENDIE – Acte du cartulaire de la Verne -: Guillaume… à nos … vicaires, chapelains et autres recteurs des églises constituées dans la cité et dans le diocèse de Grasse auxquels les présentes lettres parviendront.. Comme donc la maison de la Verne du diocèse de Fréjus de l’ordre des Chartreux tant dans les cellules des frères que dans les blés et les ruchers d’abeilles et en beaucoup d’autres choses a subi un incendie et…a souffert un grand dommage et que pour réparer ces dégâts… les ressources propres ne suffisent pas nous avertissons votre communauté… que si un porteur des présentes vient à vous pour solliciter des bienfaits de votre part vous le recevrez avec bénignité… Quant à nous, … à tous ceux qui auront tendu une main… nous relaxons miséricordieusement quarante jours de la pénitence qui leur sera infligée. Donné à Antibes aux nones de février de l’an du seigneur 1275 (Dom Capus, 1661)

1286 – 5 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – El Cader (charte  aux archives municipales). Dombey, bastide, quartier  de la Palud(Dombey, nom du propriétaire en 1825). Autre mention : Fons del Cader, 14 mars 1339 (charte  aux archives municipales).

1287 – 5 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Lorri, 5 février 1287 (charte aux archives  municipales). Lorri, quartier rural, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Orreum, 4 mars 1285 (charte aux archives  municipales).

1312 – 5 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons d’Albas (charte aux archives mu­nicipales). Première mention de Fontblanche – lieu-dit, quartier du Caunet .

1324 –  6 février  : GUILLAUME DE SABRAN DEVIENT EVÊQUE DE DIGNE – Guillaume de Sabran, 39ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969.) mais 32ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. guillaume de sabran, 10 août 1294 (Il aurait été choisi le 14 avril, mais en raison de la vacance du Siège Apostolique n’aurait obtenu ses provisions que le 10 août.) – évêque de Digne, 6 février 1324 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

1349 – 5 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Basson, 5 février 1349 (charte aux archives de Saint-Victor). Bassan ou Enbassan, chaîne de montagne de la rive gauche du territoire de Roquevaire. Elle est une dépen­dance de la Sainte-Baume et forme le talus occidental des plateaux de Roussargue, de la Coutrone et du plan d’Aups. Mentions :

1386 – 6 février– ASSASSINAT DE CHARLES DE DURAS – La nouvelle de la mort de Charles de Duras, assassiné en Hongrie le 6 février 1386, démoralise ses partisans provençaux. Rappelons que Duras avait lui-même fait assassiner la reine Jeanne et que cet acte avait provoqué une guerre civile qui fit énormément de dégâts sur les terres possédées par Jeanne, particulièrement en Provence dont elle était comtesse. Son successeur, Louis était mineur à l’époque et la ville d’Aix persévéra dans son hostilité et le jeune roi n’y pénétra qu’à l’automne 1387.

1475 – 5 février : A OLLIOULES, MARIAGE (ESPOSALISSE) DE JAUME DEYDIER – « L’esposalisse de mi Jaume noble Deydier – 1475, die 5 de feb. – L’an de Nostre Senhor mil quatre cens septanta et sic, et lo jort del mes de febrier, lo dimenge de Caremantran, en Olliolas, fozit yeu sposat de la dicta Catharina. Hount feze honesta festa…[achat de la robe nuptiale… 41 florins 4 gros,… robes de tous les jours,… et chemises,… estimation … 7 à 8 florins… ». Pauvre trousseau ! Et non moins pauvre début dans l’entrée en ménage. Heureusement, Guilhem Marin (le père de Catherine) s’est montré homme de parole… et a ouvert avec (Jaume Deydier)… un compte qui, plus tard, transporté dans son livre de raison, se continuera pour les annuités ultérieures (Charles de Ribbe, p. 218 et suiv.)

1495 – 5 février : PREMIERE MESURE DE RIGUEUR BUDGÉTAIRE PRISE PAR CHARLES VIII qui ordonne le retard de mise à disposition de tous les revenus concédés par le roi (Lobrichon G., p. 434)

1533 – 5 février : Valdeyraud, 5 février 1533 (acte aux archives de Saint-Victor). Val d’Airaud lieu-dit, commune de Roquevaire. Première mention : Rians d’Airaut, 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor).

1548 – 5 février : LA FERME DU COMMERCE DE LA BOUCHERIE DE SIX-FOURS EST DONNÉE A JEAN JULLIEN, DE TOULON – Par acte du 5 février 1548, la ferme du commerce de la boucherie de Six-Fours fut donnée à Jean Jullien, de Toulon, moyennant le tarif établi par la communauté et les obligations à observer envers les consuls (Louis Baudoin, 1965, p. 98). Texte de Jean Denans, 1713 : Par la vente des huiles et blés (dont mention est faite ci-devant à folio 130, et encore par l’acte ci-dessus rapporté à folio 178), on peut juger de la différence qu’il y a, du prix modique ancien d’avec celui du présent, et on peut juger que cette différence était à proportion aussi grande des autres fruits, grains et denrées. Et pour en être convaincu, il est justifié que, par acte du 5 février 1548, reçu par maître Bertrand Matalli, notaire d’Ollioules, Maître Louis Martinenq, notaire, Anthoine Martinenq dit Baille, et Jean Lombardon, syndics de la communauté de S-F, baillèrent Jean Jullien à feu Pierre, de Tollon, la ferme du tablier de la boucherie dudit lieu. Lequel s’obligea de débiter le mouton à raison de six patacs la livre, le menon, cinq patacs aussi la livre, les freches toutes entières, dix patacs, les têtes de mouton et menon, avec les quatre pieds, six patacs, les tripes, demi-gras, plus les chandelles à suffisance aux fêtes de Noël, à douze patacs la livre. Et s’obligea, en outre, de payer à la communauté, 215 livres de rêve, ce qui était considéré une grande somme, par rapport au temps de lors.

1549 – 5 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE (charte aux archives de Saint-Victor) excepté La Gardye. La Gardiole  sur Marseille.

1. La Baume.

2. Beal Marseilhez. Le Béal-Marseillais, quartier de la Crau (1872).

3. Vallat de Bourrians. Bourrians – lieu-dit (1872).

4. Las Canebieres. Canebières lieu-dit (1872) où l’on cultivait le chanvre. Première mention : Canebieras, 28 août 1318 (charte aux archives de Saint-Victor).

5. La Caulx. Le Caus – lieu-dit. Première mention : 8 novembre 1452 Colla del Caus, (acte aux archives de Saint-Victor).

6. Puech Gueyrand. Colle de Lieautaud – lieu-dit.

7. Collet de Seraille – lieu-dit. Mention ultérieure : Seraille sive le Coullet, 20 avril 1740 (ibid.).

8. Cougolliere. La Cougoulière – quartier rural (1872). Première mention : Argilaqueda, 23 octobre 1363 (charte  aux archives municipales).

9. Le Cros sive la Crau. La Crau – quartier rural. Première mention : La Crau del Pont, 30 mai 1322 (acte notarié).

10. Gourt de Gay ou Pied de Gerbaud. Autrement dit Gourt de Jay (ibid.). Cros de Jay – lieu-dit,  commune de Roquevaire.

11. Escalhet – lieu-dit, quartier de Remeguiere.

12. Foulze. Les Fauges – hameau.

13. Le Ferret – lieu-dit.

14. Les Fondudes – lieu-dit, quartier de Saint-Estève.

16. Font dan Palete. Font d’Empalette – lieu-dit (1872). Première mention : Fons Dampellet, 8 novembre 1452 (registre aux archives de Saint- Victor).

17. Font du Paumer – lieu-dit.

18. La Gardye. La Gardiole : chaîne de collines, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ses ramifications s’étendent dans la commune de Cassis. Prend son nom probablement d’une ancienne vigie ou garde qui y était établie. Première mention : Gardiola sub dominio directo Raimundi de Massilia, 12 août 1278 (acte notarié).

19. La Genestière – lieu-dit.

20. Jean-Bouc – lieu-dit.

21.Court de Lay. Lan, bastide. Première mention : Court de Lan, Cort de Las, 7 janvier 1535 (ibid.).

22. Vallon de Maurin. Maurin – bastide, quartier de Gardy.

23. La Peguiere. La Peguière – hameau.

24. Le Peyron. Le Peyron – lieu-dit. Première mention : Lo Peiron, 28 août 1318.

25. Pied de Gerbaud – lieu-dit (registre aux archives de Saint-Victor).

26. Peyreguar, puis Pié Rascas. Pierresca, hameau, commune de Roquevaire.

27. La Plano. La Plaine – quartier rural. Première mention : La Plana, 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor).

28. Rieux, Font de Rieux. Le Rioux –  quartier rural. Il y a un ruisseau formé par une source réputée intarissable.

29. Romeguiere ou Escalhet. Romiguiere – lieu-dit, vers Saint- Zacharie. Première mention : Romegoa, 18 janvier 1481 (registre aux archives de Saint-Victor).

30. Peyreguar, Plancos, cité comme Saint- Estève, le 4 février 1549.  Saint-Estève, quartier rural (1872).

31. Torron, Le Tourt. Touron, quartier rural. Première mention : Toron, 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor).

32. La Teuliere. La Tuilière – lieu-dit.

33. Vallon Danssenas, Valon de Senas. Vallon Dancenas. Première mention : Vallon Dancenas, 23 novembre 1452 (ibid.).

1550 – 5 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE (registre de reconnaissances, aux archives de Saint-Victor)-

1. Basséron. Basseron, torrent qui traverse le village de Roquevaire du levant au couchant. Il reçoit les eaux pluviales de Bassan et se jette dans l’Huveaune au-dessus du Pont-Neuf (1872).

2. Gardissane, Gaudichard. Gaudissart – lieu-dit, bastide (1872).

3. Las Courts. Lascours, hameau.  L’église du lieu n’était autrefois qu’une chapelle fondée par Jean Négrel, clerc tonsuré, par acte du 4 novembre 1670, sous le titre de N.-D.-de-Pitiè. Le sacristain de la cathédrale de Marseille entretenait le prêtre qui desservait cette église

4. La Lanze. Laza, village aujourd’hui détruit. Il était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint- Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron. L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 (arch. de la Major) sur les différends exis­tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos­session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule­ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur).

5. Palaron ou Palleron : lieu-dit.

6. Les Planesteaux, Planastels. Planestel lieu-dit, quartier du Fauge. Première mention : Los Planessets, 8 novembre 1452 (ibid.).

7. Pont Peyrone. Pont-Peyrène – sur l’Huveaune. Première mention : Pont Peyrenc, 8 novembre 1452 (ibid.).

8. Le Poux – lieu-dit.

9. Puech Gueyraud ou Colle de Lieutaud. Puits Gueyraud – lieudit.

10. Putaron  – lieu-dit.

11. lo Saultado. Le Sautadour – lieu-dit, quartier de Lan.

12. Val croze. Valcros, quartier rural.

1568 – 5 février -1571 – 14 décembre : LAURENT STROZZI, CARDINAL, 9e ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE, et 61e ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL LAURENT STROZZI, 1568-1571. Bulles de provisions du 5 février 1568, ancien archevêque d’Albi puis d’Aix. Mort le 14 décembre 1571 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il fut seigneur majeur de Six-Fours.

1609 – 5 février : RIEN DE PLUS BANAL QU’UN FOUR EN TERRE SIX-FOURNAISE – Le four de l’Esperon a été bâti en l’année 1595, ce qui est justifié par l’acte de prix fait dudit four, passé par Sieur Honoré Vidal et Honoré Beaussier, consuls suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil, reçu par Maître Lombard, notaire, le 5 février audit an, par-devant Maître Pierre Martinenq, Baille dudit lieu, à cet effet appelé pour l’intérêt du Seigneur abbé de St Victor, à Pons Fouquet, maçon du Canet, moyennant 135 livres. A raison de la banalité des fours, les consuls en firent faire une consulte le 22 mars 1609, à Maître Rusti Audibert Seguiran, (manque) avocat, par laquelle entre autres, est porté que les Vicards, copropriétaires des fours dudit Six-Fours firent démolir un four construit au terroir, en 1581 et que l’acte fut fait avec une femme tutrice et de son consentement (Jean Denans, 1713)

1615 – 5 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte aux archives de l’Evêché)-

1. la Bastonnade. Les Bastonnades – lieu-dit, quartier des Camoins.

2. Milliere, autrement Boyere. La Millière – hameau, quartier de Saint-Menet (1872). Dona Milheria uxor Claudii Milherie recognovit pratum loco dicto lou Prat Redon, 11 décembre 1506 (ibid.). Le nom du domaine de la Millière, à Sanary, remonte à 1719 ; il est dû à Joseph de Vivelle de la Millière.

1616 – 5 février – LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Boffigues (registre aux archives de l’Evêché), bastide, quartier des Camoins. Première mention :  Vallo de Boffigues sive Baume-Laugière, 13 février 1616 (registre aux archives de l’Evêché).

1663 – 5 février – LIEUX-DITS D’ALLAUCH – La Mesnagère – ferme, commune d’Allauch, quartier du Cavau (acte notarié à Allauch).

1679 – 5 février : LA FRANCE A ACQUIS LA FRANCHE-COMTE, CAMBRAI ; VALENCIENNES ET L’ALSACE.

1722 – 5 février : RETOUR DANS L’ORDRE A OLLIOULES APRES L’ÉPIDEMIE : SÉPULTURES DES MORTS DE LA PESTE, REPRISE DES ACTIVITÉS ORDINAIRES – « Ordre donné par de Vivelle que tous ceux qui ont des morts enterrés dans leurs propriétés ou dans celles qu’ils ont occupées à la campagne ne leur appartenant pas, seront tenus de faire couvrir les fosses d’un tas de pierres, en forme de muraille, à la hauteur de deux pans, avec une croix dessus, à peine de 50 livres d’amende. … mise en liberté de Jean-Joseph Montel et de lui remettre une récompense pour services rendus à la Communauté [comme corbeau]… Délibéré de faire publier à son de trompe que… [chacun rentre] dans l’usage des propriétés qui leur appartiennent pour faire leurs cultures ordinaires » (Castellan, 1937 ).

1747 – 5 février : LE MARECHAL DE BELLE-ISLE ARRETE UNE OFFENSIVE AUSTRO-SARDE EN PROVENCE (Fauchois Y. 2001, p. 965) et rejettent les Austro-Piémontais au-delà du Var (Rotger B., 1984). Les Austro-Piémontais doivent se replier de la Siagne au Var, repassé le 5 février. La Provence est libérée ; épuisés l’un comme l’autre, les adversaires prennent leurs quartiers d’hiver. Le succès sera parachevé au printemps suivant par la reprise des îles de Lérins. L’opinion tant nationale que provençale ne tarit pas d’éloges sur l’habileté de Belle-Isle : elle souligne le désarroi qui régnait à son arrivée, la justesse et surtout la rapidité de ses dispositions dans cette campagne d’hiver malaisée où, faute d’attelages il lui fallut faire porter à dos d’hommes le fourrage et les approvisionnements. Sans diminuer en rien son mérite, on notera le peu de conviction de l’état-major adverse dans cette campagne aventurée – dernière incursion guerrière pour longtemps que la Provence ait eu à subir (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1747 – 5 février : EXPEDITION D’EGYPTE – Du Général Kléber au Général Verdier, Damiette. « Du lac Menzaleh, le 17 pluviôse (5 février 1799). Nous avons eu une navigation bien désagréable, le vent debout et point d’eau. La cange que je monte, La Marseillaise a été traînée et poussée la moitié du chemin. Je vous conseille de ne point la monter, mais bien La Corcyre qui prend beaucoup moins d’eau.

« Il est huit heures. Nous sommes prêts d’entrer dans le canal. Je rencontre 50 barques, escortées par la cange La Lyonnaise, qui se rendent à Damiette, 50 autres sont encore mouillées à Tineh : le défaut de chameaux a empêché de les décharger; elles n’arriveront qu’avec les 93 que j’ai avec moi.

« Il n’y a point de fourrage à Katieh. Je reçois à cet égard la lettre la plus alarmante. Dites-donc à l’ordonnateur Sartelon d’en faire charger le plus possible. On compte à Damiette sur Salheyeh, à Salheyeh sur Damiette.

« Exigez impérieusement que l’on donne un acompte de salaire aux Reis et pêcheurs. On n’entend parmi eux que le cri du désespoir et la patience a un terme comme tout le reste : c’est ce que ne calculent jamais les misérables agents d’une administration vicieuse : qu’importe qu’hommes et chevaux périssent pourvu que l’on gagne six livres de plus ! L’ordonnateur Sartelon vous secondera en cela. Je ferai distribuer aux miens une quarantaine de piastres, indépendamment de ce qu’ils ont déjà reçu. Il faudra retenir une ordonnance de 3 000 livres à l’inspeéteur des transports pour satisfaire à tout cela. Malgré l’ordre positif que j’ai donné de laisser un homme sur chaque barque pour le retour, je n’en trouve que 10 sur les 50 qui vous arrivent : il paraît que c’est l’aspirant qui commande la cange d’escorte qui n’en a pas voulu prendre davantage répondant de l’événement. Si les 50 ne vous arrivent pas toutes, vous ferez punir cet aspirant. Vous pouvez ouvrir les lettres qui me seront écrites de Katieh. Apportez avec vous force provisions en viandes, volailles, légumes et liquides : je suis par la faute de mes gens bien mal pourvu. Hâtez votre arrivée le plus tôt possible. »

1801 – 5 février (16 pluviôse An IX) : UN CORSAIRE AU BRUSC – Le 16 pluvieuse An IX, le corsaire J. Adrien de Martigues sur “l’Abeille” conduit au Brusc le “Triumph” Anglais de 380 tonneaux.

1810 – 5 février :

1. NAPOLÉON PREMIER RÉTABLIT LA CENSURE ET LES PRISONS D’ÉTAT.

2. SUFFRAGE CENSITAIRE – Pour être électeur, il faut désormais avoir 30 ans et payer 300 francs d’impôts. Les hommes de plus de 40 ans devront payer plus de 1000 francs d’impôts..

1841 – 5 février : autorisation de faire placer une forge portative à bord de L’Amsterdam, vapeur mis en service en 1839 par la Compagnie Albrecht du Havre, mais à plusieurs reprises indiqué comme relevant d’une Compagnie 1’ « Europe » dont Marc Fraissinet serait le directeur (Premiers renseignements donnés par la Chambre de commerce du Havre, le second in Catalogue Exposition rétrospective navigation à vapeur à Marseille (Chambre comm. Mars., 1929), p. 23, où figure à ce sujet un rensei­gnement inexact : « vapeur à aubes lancé en 1841… » Ibid., pièce n° 355, portrait de Marc Fraissinet (1788-1866), « d’abord courtier royal puis directeur de la Société d’armement l’Europe ». P. Labarre, L’Armement à Marseille de 1840 à 1874 (Marseille, 1938), p. 249, indique : « … 24 novembre 1841, Albrecht vend à la société l’Europe… ») ; de fait c’est Marc Fraissinet qui demande à la Chambre de commerce de Marseille, le 5 février 1841, « l’autorisation de faire placer une forge portative à bord du vapeur V Amsterdam qui va entrer dans le bassin de carénage pour y recevoir une réparation… ».

1867 – 5 février : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 5. Mardi. Sainte Agathe. Aujourd’hui on met en place les 4 platanes qui sont devant l’église. Le terrain dans lequel on les place a été remué à plus de 3 pans ou 75 cm de profondeur. Les arbres qu’ils remplacent étaient des micocouliers et fabrique ou fabrigouliers ou comme on dit à La Ciotat des tapéniers qui étaient plantés à cette place depuis 1711 ainsi qu’il est […] par les archives de notre mairie. Ils avaient par conséquent 155 ans d’existence en comptant de décembre 1866. Voir aux archives l’agenda de 1866 – 11 décembre.

1868 – 5 février : ÉDUCATION A LA SEYNE – Le Conseil municipal recrute 2 sous-maître pour l’école laïque et 1 pour l’école confessionnelle qui compteront chacune 5 classes (Cahier de l’Ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

1871 – 5 février : (ex-voto de l’explosion) PLUS DE 200 BLESSÉS ET 80 CORPS MUTILÉS DANS L’EXPLOSION D’UN TRAIN A SANARY – Dans la presse de l’époque : « Le 5 février 1871, à 7 h 45, du matin, le train No 481 quittait Marseille à destination de Toulon. En queue de train, quatre wagons chargés de 20 000 kilos de poudre. Le train transportait des voyageurs.

« Parvenu à 3 kilomètres de la gare de Saint-Nazaire, au lieu-dit La Baou, une formidable explosion se fit entendre. Tous les wagons sauf trois, furent détruits; des rails furent lancés à plus de 150 mètres. La locomotive miraculeusement indemne partit chercher du secours à Toulon.
« « Les secours arrivèrent de partout. Une ambulance fut installée dans la chapelle des Pénitents. Plus de 200 blessés furent relevés par les sauveteurs. 80 corps mutilés furent transportés à Ollioules où fut installée une chapelle ardente.

Les émouvantes obsèques des victimes eurent lieu à Toulon le 7 février au milieu d’une foule immense.

Rotger B., 1984 : « Le 5 Février 1871, une terrible explosion ébranle l’air. Le bruit vient de la Baou. Voici les faits tels que les relate Louis BAU¬DOUIN. ¬ »Le 5 février 1871, à 7 heures 45, le train n° 481, quittait MARSEILLE en direction de TOULON. Le convoi contenant environ 500 voyageurs, parmi eux de nombreux militaires de l’armée de l’Est rentrant à leur dépôt ou rejoignant leurs foyers. En outre, 4 wagons chargés de 20.000kilos de poudre de guerre avaient été attachés en queue du train, pour être détachés à TOULON. Ils sont placés sous la surveillance de deux gendarmes.

« Jusqu’à BANDOL, la marche du convoi fut normale. Après avoir quitté la station de cette localité, le train roula bientôt dans la tranchée profonde où passe la voie ferrée, au sud de la Vernette, lorsqu’il fut parvenu au pont de La BAOU, à 3 kilomètres de la gare de Saint-Nazaire, une formidable détonation se fit entendre. Les véhicules chargés de poudre avaient littéralement éclaté, et le convoi tout entier, sauf trois wagons, était détruit ». La locomotive et son tender étant resté sur la voie, le mécanicien roula sur TOULON pour appeler des secours. Les habitants du voisinage apportèrent les premiers secours aux nombreux blessés. Le premier médecin qui arriva sur les lieux fut le docteur P. DANIEL de LA SEYNE.

(Chapelle-de-Notre-Dame-de-Pitié-vers-1905-coll-HR)

« Une ambulance rapidement organisée dans la chapelle des Pénitents de Saint-Nazaire recevait les blessés au fur et à mesure de leur transport. Les morts étaient transportés à OLLIOULES. Bientôt, de toutes les localités voisines, arrivèrent tous les moyens dont ces communes pouvaient disposer. Les ouvriers des Forges et Chantiers de LA SEYNE s’employèrent à dégager la voie. On releva 80 cadavres mutilés et 200 blessés. Des deux malheureux gendarmes seul fut identifié l’un d’eux, ARNAUD.

« A Marseille, Monsieur Th. RODOCANACHI, fit soigner dans l’établissement des Pères de Saint Jean de Dieu une quinzaine de soldats blessés. Longtemps encore on retrouvera des épaves, telles que bagages, montres, etc.

« Des obsèques émouvantes furent faites le 7 Février à TOULON aux victimes de ce terrible accident. Un grand concours de peuple de Toulon et des localités voisines, toutes les autorités civiles et religieuses suivirent, accompagnèrent la cérémonie funèbre. Les magasins furent fermés pendant sa durée.

« On peut voir encore de nos jours un ex-voto rappelant cette catastrophe dans la Chapelle de Pitié déposé pour l’une des victimes. Paul Boyer, artiste de théâtre, qui possédait des propriétés à Saint-Nazaire. »

(mai 1999, Sanary, Notre-Dame de Pitié la nef cl. H. Ribot. La CHAPELLE, située au sommet de la colline de Portissol,  renferme de nombreux ex-voto, et en particulier celui d’un rescapé de la catastrophe ferroviaire de Sanary du 5 février 1871.)

Delattre G., Saliceti P., 2002 : « La CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE située au sommet de la colline de Portissol, renferme de nombreux ex-voto dont celui de « Paul Boyer Victime Accident Chemin de Fer le 5février 1871 ». Accident du Chemin de fer : Le 5 février 1871, un train venant de Marseille ramenait dans le Var un grand nombre de militaires démobilisés. Quatre wagons de poudre furent accrochés en queue de train à la gare de Marseille. Ces wagons explosèrent entre les gares de Bandol et de Sanary, dans la tranchée au lieu-dit « Les Roches ». Il y eut 80 morts et 200 blessés. La locomotive rejoignit seule la gare d’Ollioules-Sanary pour prévenir d’urgence de l’encombrement de la voie, et demander l’assistance aux victimes. Toutes les communes environnantes, La Seyne comprise, participèrent aux secours.

« C’est depuis cet accident qu’un règlement ferroviaire interdit d’ajouter des wagons de marchandises aux trains de voyageurs. »

Serge Sappino, 2007 : « Les obsèques émouvantes des victimes de la journée du 5 février eurent lieu à Toulon le 7 février 1871. Toutes les autorités civiles, religieuses, maritimes et militaires y assistèrent ainsi que la garde nationale, en uniforme mais sans armes ; elles se déroulèrent au milieu d’un grand concours du peuple du port de guerre, des localités des environs et même du Var et des Bouches-du-Rhône. Tous les magasins de la cité restèrent fermés pendant la durée de la triste cérémonie. Une tragédie de cette nature, due à une sorte de fatalité, ne s’est, Dieu merci ! Jamais renouvelée ; de nos jours, des mesures de sécurité précises et des règlements sévères en interdisent rigoureusement le retour. »

1878 – 5 février : RUSSIE – ATTENTAT CONTRE LE PRÉFET DE POLICE DE SAINT-PETERSBOURG – Le 5 février 1878, à Saint-Pétersbourg (Russie), Vera Zassoulitch, pénétrant dans le bureau du préfet de police Trépov, tire sur ce dernier deux coups de révolver qui le blessent grièvement. Cette action de représailles contre le préfet est liée au fait que Trépov avait fait fouetter le forçat A.S. Emilianov (Bogolioubov) membre du mouvement « Terre et Liberté », qui avait refusé de se découvrir devant lui (ephemanar).

1879 – 5 février : TRANSFORMATION EN MINISTERE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES de ce qui était jusque-là la Direction du service du même nom au sein du sous-secrétariat d’Etat aux Finances. Adolphe Cochery, pour qui ce poste fut créé, occupa cette fonction dans 8 gouvernements successifs. C’est lui qui fit supprimer le monopole d’Etat et de diminuer les taxes sur le télégraphe et l’envoi postal des journaux.

1887 – 5 février : LANCEMENT DU CUIRASSÉ ESPAGNOL DE 9900 TONNEAUX « PELAYO », PAR LES FORGES ET CHANTIERS DE LA MÉDITERRANÉE, LA SEYNE. Il fallut 3 ans de travaux pour construire l’un des plus puissants navires du monde, protégé par une cuirasse de 0,45 m (Louis Baudoin, 1965 ; Marius Autran / glossaire / tome 5 / chapitre 4).

1893 – 5 février : PROJET D’EXPLOITATION D’UN RÉSEAU DE TRAMWAYS SUR LA SEYNE – Le 5 février 1895, Guillaume Miquel obtenait la prise en considération de son projet d’exploitation d’un réseau de tramways sur La Seyne. La durée de la concession, les conditions d’exploitation des lignes furent présentées le 12 mai. Le projet prévoyait quatre lignes pour desservir La Seyne, Tamaris, les Sablettes, Janas / Six-Fours et Toulon (Serge Sappino, 2007)

1894 – 5 février : EXECUTION DE L’ANARCHISTE AUGUSTE VAILLANT – Le 5 février 1894, à Paris, exécution d’Auguste Vaillant qui meurt au cri de « Mort à la société bourgeoise et vive l’anarchie ». Le 9 décembre précédent, il avait jeté une bombe à la Chambre des Députés, bombe qui, si elle ne tua personne, terrorisa la société bourgeoise (Ephemanar).

1902 – 5 février : RÉDUCTION A 9 H DE LA JOURNÉE DE TRAVAIL POUR LES MINEURS.

1915 – 5 février :

1. « LE LIEUTENANT-COLONEL DRIANT DÉFEND L’IDÉE DE LA CRÉATION D’UNE CROIX DE GUERRE (Journal officiel du 5 février 1915). L’idée de la création d’une nouvelle décoration, permettant de récompenser dans une plus large mesure les actions d’éclat accomplies par nos soldats sur le champ de bataille, fut émise dans la presse par M. Maurice Barrés. Cette initiative, accueillie avec faveur, aboutit à une proposition de loi de M. Georges Bonnefous, député de Seine-et-Oise. Cette proposition fut discutée à la Chambre des députés le 4 février 1915 et défendue par le lieutenant-colonel Driant natif de Neufchâtel-sur-Aisne, rapporteur de la Commission de l’armée ; revenu tout spécialement du front. »

2. LA GRANDE GUERRE A NIVELLES : Le canon tonne avec une violence extraordinaire depuis plusieurs jours. Un train de marchandises en prend un autre en écharpe dans la gare de Baulers. Dégâts matériels assez importants. Distribution de son aux fermiers à l’Hôtel de Ville. On annonce que les facteurs reprendront bientôt leur service. Le crieur public fait savoir que l’administration des chemins de fer demande des piocheurs et des menuisiers. Elle offre comme salaire 3 francs par jour pendant la première quinzaine et 4 francs dans la suite (Edouard Parmentier, La Grande Guerre à Nivelles du 02-02-1915 au 08-02-1915).

(Le détroit des Dardanelles et Istamboul. Cliché H. Ribot pris en 1969)

3. CONSTITUÉE LE 5 FÉVRIER 1915 ET PLACÉE SOUS LE COMMANDEMENT DU VICE-AMIRAL DARTIGE DU FOURNET, LA TROISIEME ESCADRE N’A QUE QUELQUES MOIS D’EXISTENCE lors des évènements du Moussa Dagh. L’entrée en guerre de la Turquie aux côtés de l’Allemagne, a en effet amené les Alliés à focaliser leur action sur le contrôle des Dardanelles et sur la protection du canal de Suez, que l’armée turque attaque le 3 février 1915. L’attaque échoue, mais la menace subsiste. Renforcée, la défense du canal se prolonge par la surveillance qu’exerce la troisième escadre sur les côtes d’Asie Mineure et de Syrie, sous domination ottomane. L’escadre est notamment chargée de faire appliquer le blocus auquel sont soumises les côtes turques depuis le 23 août 1915. Au début du mois de septembre 1915, elle se compose de huit bâtiments, répartis en deux divisions. La première, composée du Desaix, du Guichen et de la Foudre, est affectée à la surveillance des côtes d’Asie Mineure. La seconde, qui comprend le Jauréguiberry, l’Amiral Charner et le D’Estrées, est chargée des côtes de Syrie. La Jeanne d’Arc, battant pavillon de l’amiral, garde sa liberté d’action, et le remorqueur Laborieux stationne en baie d’Alexandrette. Après le refus des autorités britanniques d’accueillir à Chypre les plus vulnérables, l’amiral Dartige du Fournet prend la décision d’évacuer l’ensemble des réfugiés sur Port-Saïd. L’accord lui parvient alors que l’évacuation a déjà commencé. La troisième escadre mettra un jour et demi pour embarquer quatre mille personnes à bord de cinq de ses bâtiments (Desaix, Guichen, bénéficiant de l’appui de la Foudre, du D’Estrées et de l’Amiral Charner) et dix jours pour terminer l’opération, improvisant ainsi un sauvetage exceptionnel.

1916 – 5 février : NAISSANCE DU MOUVEMENT DADA A ZURICH dont la première manifestation à Paris se déroulera le 5 février 1920, soit quatre ans plus tard.

1917 – 5 février : LES ETATS-UNIS ROMPENT LES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC L’AUTRICHE-HONGRIE. Les Etats-Unis, qui ont déjà rompu le 3 février avec l’Allemagne, mettent ainsi en application la décision qu’ils avaient prise de déclarer la guerre à la suite d’une « acte manifeste d’hostilité » que constituerait le torpillage d’un cargo américain, en conséquence de la déclaration allemande déclencher la guerre sous-marine à outrance.

1918 – 5 février : EN RUSSIE, LE GOUVERNEMENT PROCLAME LA SÉPARATION DE L’ÉGLISE ET DE L’ÉTAT. Le 19, il acceptera les conditions de paix allemandes.

1920 – 5 février : L’ALLEMAGNE REFUSE DE REMETTRE 890 CRIMINELS DE GUERRE PRÉSUMÉS AUX ALLIÉS.

1921 – 5 février : LES SPECTATEURS AMÉRICAINS DÉCOUVRENT « THE KID », le premier long métrage de Charlie Spencer Chaplin.

1922 – 5 février : PREMIERE PARUTION DU « READER’S DIGEST » à Greenwich Village (New York), imaginé par Dewitt Wallace.

1923 – 5 février : MUSSOLINI ORDONNE L’ARRESTATION DE CENTAINES DE MILITANTS SOCIALISTES.

1924 – 5 février : SORTIE A TOURS DU PREMIER NUMÉRO DU JOURNAL « LA LUEUR » BI-MENSUEL ANARCHISTE DU CENTRE. Le responsable de cette publication polycopiée est Marcel Le Houx. Exemple typique du besoin qu’éprouvent les compagnons anarchistes de faire entendre leur voix. Cinq numéros connus de ce journal. Epigraphe : « Ni dieu ni maître – Bien-être et Liberté – Aux Compagnons! Me voici à mon tour dans la bataille, de ma faible mais énergique voix je sonnerai le ralliement de tous les révolutionnaires. J’apporterai un peu de réconfort aux vieux lutteurs infatigables et je sonnerai le réveil des endormis, et toujours avec les faibles contre des forts, je lutterai : Contre le cléricalisme qui ment. Contre le militarisme qui tue. Contre le capitalisme qui exploite. Contre les gouvernements qui emprisonnent. Contre la politique qui divise les travailleurs. »

1925 – 5 février : DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT LUXEMBOURGEOIS, à la suite de l’incident diplomatique concernant la convention ferroviaire belgo-luxembourgeoise, rejetée en janvier.

1928 – 4 et 14 février : JOSÉPHINE BAKER INTERDITE DE SCENE A VIENNE (Autriche) – Le 4 février, les nationaux-socialistes (NAZIS) protestent à Vienne contre la présence sur scène de la danseuse américaine Joséphine Baker. Le 14, le gouvernent autrichien interdira à l’artiste de monter sur scène pour cause d’indécence publique.

1931 – 5 février : RECORD DE VITESSE AUTOMOBILE BATTU PAR MALCOLM CAMPBELL – A Daytona, le Britannique Malcolm Campbell établit un nouveau record de vitesse automobile avec une moyenne de 396 km/h. Le 22, il atteindra les 437 km/h.

1932 – 5 février : RECORD DE VITESSE SUR CANOT AUTOMOBILE BATTU PAR GATT WOOD – Le pilote américain Gatt Wood établit un nouveau record du monde de vitesse sur son canot automobile, Miss America IX, à 177,4 km/h.

1933 – 5 février : AUX INDES NEERLANDAISES, DES MARINS REVOLTÉS S’EMPARENT DU CROISEUR « DE ZEVEN PROVINCIEN ».

1936 – 5 février : PREMIERE DU FILM « LES TEMPS MODERNES » DE CHARLIE CHAPLIN, à New York.

1937 – 5 février : LOU ANDREAS-SALOME VIENT DE S’ÉTEINDRE – L’écrivain Lou Andreas-Salomé meurt à Göttingen à 76 ans. Née à Saint-Pétersbourg, elle était la fille d’un militaire russe émigré en Europe occidentale. Mariée à l’orientaliste Andreas, elle eut une relation avec Friedrich Nietzsche, et elle travailla à Vienne avec Freud.

1938 – 4 février : HITLER DEVIENT LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ALLEMANDES.

1940 – 5 février : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur Commandant Rivière part le 27 janvier à 12 h de Brest pour escorte de convoi, passe au large du Verdon et de Saint Vincent, et arrive à Oran le 5 février à 18 h (Gérard Garier).

1941 – 5 février. — MÉMOIRES DE L’AMIRAL JUBELIN (suite) « Je suis confié aux soins du capitaine de corvette de La Valdenne. Il parle très bien anglais et doit me présenter à l’Amirauté britannique, afin qu’après mon passage sur le Cour­bet je puisse être envoyé à un cours de perfectionnement sur hydravions. Valdenne est un de ces fous charmants, délicieux, qui aident à enjoliver notre existence. C’est dans une démarche de cette nature qu’il donne toute la mesure de sa fantaisie. A peine avons-nous passé le porche majestueux de Whitehall et avons-nous été introduits chez un contre-amiral anglais, que, sans lui parler de notre requête, il lui montre comment il sait jouer le God save the King en tambourinant de ses ongles ses longues dents. L’amiral se demande s’il a affaire à un fou. Puis, doué d’un sens suffisant de l’humour, il préfère appeler ses camarades et son bureau se peuple d’une demi-douzaine d’officiers, tous gens capables d’apprécier notre fantai­siste et charmés par sa musiquette. Du coup, j’obtiens le droit d’aller piloter les hydravions, et c’est tout ce que je demandais. » (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune », Editions France-Empire, 1951).

1942 – 5 février : NOTRE MARINE A ADEN – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille d’Aden le 5 février à 17 h 15 pour effectuer un transport de permissionnaires. Le 6 février à 10 h 00, il arrive à Berbera (Gérard Garier).

1943 – 5 février :

1. DIFFICILES RÉPARATIONS DES NAVIRES DES F(orces) N(avales) F(rançaises) L(ibres) DANS LES PORTS BRITANNIQUES – L’aviso-dragueur Commandant Duboc appareille d’East London, le 14 septembre 1942 à 12 h 45 en escortant le sous-marin HMS Truant par très grosse mer d’Ouest-Sud-Ouest au départ. Arrivée le 15 à 20 h 42 à Port Elisabeth, il en repart le lendemain à 12 h 35 avec le Truant. Ils touchent le18 à 10 h 45 Simonstown. Le lendemain de son arrivée, le Commandant Duboc fut victime d’un sérieux accident déterminé par l’explosion du bouilleur bâbord, entraînant l’incendie du compartiment du groupe électrogène. Remorqué à Cape Town le 23 octobre, il y resta immobilisé jusqu’à la fin du mois de janvier 1943, soit trois mois pour ses réparations. Le lieutenant de vaisseau Pépin Lehalleur saisit cette occasion pour demander l’installation à son bord d’un radar type 271. Son télégramme expédié à 12 h 00 C/20 octobre 1942 à l’Amirauté britannique, F.N.F.L. Londres et au C. in C. South Atlantic reçut le 25 l’approbation de l’Amirauté. Les travaux furent aussitôt entrepris, mais sur ces entrefaites, l’Etat-Major des F.N.F.L. fit savoir qu’il n’était absolument pas d’accord. Toutefois les services britanniques locaux estimèrent qu’il devait y avoir un malentendu et décidèrent de poursuivre les travaux sauf ordre contraire de l’Amirauté. Les réparations furent retardées par l’état des moteurs principaux pour lesquels il n’existait à bord, ni chemises, ni pistons de rechange. Dans ces conditions, le lieutenant de vaisseau Pépin Lehalleur télégraphiait le 5 février 1943 que le Commandant Duboc n’était pas en état de poursuivre sa mission et qu’il y avait lieu de le renvoyer, soit en Angleterre, soit à Dakar, si l’on y trouvait les rechanges nécessaires. En attendant, les réparations essentielles pouvaient être effectuées à Simonstown, et il existait une possibilité d’expédition des rechanges par le Savorgnan de Brazza qui devait prochainement appareiller de Grande-Bretagne pour aller relever le Léopard en océan Indien (Gérard Garier).
2. EN TUNISIE, LE LIEUTENANT-GENERAL FISCHER, COMMANDANT LA 10e DIVISION BLINDEE ALLEMANDE ECRIT SUR SON LIT DE MORT : « C’est la fin ». Cette disparition amène au-devant de la scène, le lieutenant-colonel Stauffenberg qui se rendra célèbre le 20 juillet 1944 en tentant d’assassiner Adolf Hitler dans son bunker de Rastenburg (Henri Ribot, Ephémérides)..
3. A ALGER, LE CONSEIL IMPÉRIAL NOMME LE GÉNÉRAL GIRAUD COMMANDANT EN CHEF CIVIL ET MILITAIRE. Rompant avec la tradition de Vichy, il dissout le Service d’Ordre Légionnaire et rend à la Légion des Combattants son caractère d’association d’anciens combattants. Plus tard, en mars, il annulera les lois promulguées en France après l’armistice du 22 juin 1940, à l’exception de celle qui abroge le décret Crémieux privant les juifs d’Afrique du Nord de la nationalité française. Comme les indigènes musulmans, les juifs nord-africains devront donc faire une demande formelle pour acquérir le titre national. Le 5 février, 27 députés communistes emprisonnés à Maison-Carrée, à Alger, sont libérés. Les derniers prisonniers politiques ne seront élargis que début mars (Henri Ribot, Ephémérides).
4. REMISE A FLOT DE L’AVISO « YSER » – A Toulon, l’aviso « Yser », sabordé le 27 novembre 1942, est remis à flot le 5 février 1943.
5. DEUXIEME MISSION DE GUERRE DU « CASABIANCA » – Le sous-marin Casabianca, commandant L’Herminier, au cours de sa deuxième mission de guerre est en baie d’Arone (Corse) où il fait surface le 5 février au soir. Le temps et la mauvaise qualité des embarcations pneumatiques entravent le bon déroulement du débarquement qui a cependant lieu. Dans les jours qui suivent le retour à Alger le 10, des renseignements parviennent des agents débarqués en Provence et en Corse. Les deux composantes de la mission ont été couronnées de succès (Commandant L’Herminier ; Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969, 280 p.).

1945 – du 5 février au 6 mai 1946 : VALEUR D’UN DE NOS NAVIRES DE GUERRE – « Appréciation générale motivée de la valeur de l’aviso « Commandant Duboc » pendant la campagne commencée le 5 février 1945 et terminée le 6 mai 1946 sous le commandement du capitaine de frégate Baudouin. Au point de vue nautique : Le bâtiment est très marin, mais peu défendu contre la mer, surtout de l’avant. Les mouvements de plateforme sont souples, sauf mer debout. Agréable à manœuvrer dans les ports, parce que très sensible à la différence des allures des moteurs et d’une bonne puissance par rapport à son tonnage, la crainte d’un raté de lancer, toujours possible, au changement de marche des moteurs, oblige cependant à beaucoup de prudence. Je dois dire que grâce à la valeur de mon personnel mécanicien (F.N.F.L.) en majorité depuis plus de quatre ans à bord, je n’ai jamais eu d’ennuis de cet ordre. Au point de vue militaire : Bâtiment de faible tonnage, fatalement peu stable à la mer, la valeur militaire d’un Commandant Duboc dépend essentiellement du degré d’amarinage de son personnel. Pendant le premier mois très actif de mon commandement, l’équipage constitué de marins F.N.F.L., pour la plupart à bord depuis plus de quatre ans, tous à la mer depuis plusieurs années, donnait au bâtiment une parfaite valeur militaire, compte tenu des missions qui sont les siennes, protection des convois, recherche et destruction des sous-marins.
La D.C.A., relativement importante lui assurait bien, servie par du personnel entraîné rationnellement dans les bases alliées (tirs réels de munitions de combat) une protection acceptable contre-avions. A la sortie du grand carénage, l’équipage sera formé essentiellement de jeunes brevetés sortant du cours (il y a un déficit considérable de quartier-maître mécanicien en particulier). Appareiller sera déjà un problème délicat, et la valeur militaire du bâtiment sera nulle. Pour la reprendre, il faudra créer des moyens d’entraînements, particulièrement aux armes (Attack teacher, Dôme teacher, grenadages et tirs réels) qui n’existent pas dans la métropole. » (Gérard Garier)

1947 – du 28 janvier au 5 février : GUERRE D’INDOCHINE – « Du 28 janvier au 5 février, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » transite de Saigon à Haïphong, au cours duquel il effectue des patrouilles et des mouillages à Nha Trang et Port-Dayot puis des patrouilles sur les côtes de l’Annam secteur de Nha Trang. Il participe aux opérations de police côtière dans le secteur de Moncay et au bombardement de l’île Tracio (Gérard Garier : Si les dates se chevauchent, c’est qu’elles sont prises sur plusieurs documents différents, à savoir, le devis de campagne de l’aviso et l’ouvrage « La Marine française en Indochine Tome II », janvier 1947 à décembre 1949, du Service historique. Entre ces documents on trouve souvent un écart d’un ou deux jours, voire plus. Il est évident que nous avons donné la préférence aux dates des devis de campagne)

1949 – 5 février : GUERRE D’INDOCHINE – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est de surveillance du Mékong puis du golfe du Siam jusqu’au 28 février (Gérard Garier).

1950 – 5 février : GUERRE D’INDOCHINE – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est de surveillance des côtes du Tonkin à partir du 27 novembre 1949 jusqu’au 5 février 1950 (Gérard Garier).

1951 – Les 30 et 31 janvier et les 4 et 5 février : GUERRE D’INDOCHINE – Des réunions d’Etat major se tiennent à bord du Dumont d’Urville pour l’opération TOULOUSE sur Qui-Nhon ; ont participé le Commandant Robert Giraud, l’Orne, la Rance, la Tarentule, le Commandant Duboc et l’Ardent. Les opérations durent jusqu’au 6 février, avec le renfort du Paul Goffeny, du Chéliff et du Commandant Dominé, coupées par le transport de la Mission parlementaire le 1er février. Le porte-avions Arromanches apporte au débarquement l’appui de ses chasseurs et chasseurs bombardiers. Des Privateer basés à Tourane et des appareils de l’armée de l’air participent à l’opération. L’opération a un double but ; soulager d’abord les défenseurs de An Khe en attaquant les arrières des viets et, en second lieu, détruire les dépôts que l’ennemi a constitués dans cette région, ainsi que les installations et le matériel ferroviaire. Les deux objectifs sont atteints (Gérard Garier).

1955 – 5 février : CHUTE DU GOUVERNEMENT PIERRE MENDES FRANCE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1961 – 5 février : LE MOTO-BALL, SPORT MECANIQUE QUI SEMBLE TRES APPRECIÉ DES SEYNOIS, EST PRESENTE A SAINT-MANDRIER. L’équipe seynoise possède un palmarès des plus élogieux : – finaliste en 1953 contre Versailles ; – champion de France en 1955 ; – finaliste en 1957 contre Camaret ; – finaliste de la coupe de France en 1958 contre Troyes ; – finaliste du championnat 1960 contre Camaret. Les motos de 250 cm3 de cylindrée, moteur deux temps, et conçues spécialement pour ce type de sport seront exposées devant la mairie de Saint-Mandrier, le dimanche matin (Le Petit Varois des 3, 4 et 5 février 1961).

1969 – 5 février : YASSER ARAFAT (39 ANS) EST ÉLU A LA TÊTE DE L’ORGANISATION DE LIBÉRATION DE LA PALESTINE (OLP). Après l’humiliante défaite des Arabes dans la guerre des Six jours de juin 1967, il va relancer la lutte des Palestiniens contre Israël, sans hésiter à recourir au terrorisme. Son réalisme politique l’amènera pour finir à négocier avec l’ennemi juré et lui vaudra le prix Nobel de la Paix en 1994, de concert avec Isaak Rabin et Shimon Pérès.

1988 – 4 février : LA COURS SUPRÊME DE L’URSS DÉCIDE LA REHABILITATION JUDICIAIRE DES VICTIMES DE STALINE – Cette réhabilitation concerne dix personnes condamnées à mort lors de la purge de mars 1938, ; parmi celle-ci on relève les noms de Rykov et Boukharine, accusés de conspiration avec l’étranger et dont les idées sont proches de celles de Mikhaïl Gorbatchev. Un officiel a reconnu que le procès avait été truqué et que les aveux des condamnés avaient été extorqués par des méthodes illégales, en clair, des tortures. Le 13 juin, ce sera au tour de Zinoviev et de Kamenev d’être réhabilités.

1989 – 5 février : SUCCES DU TIR DU PREMIER MISSILE LONGUE PORTÉE PAKISTANAIS.

1994 – 5 février : INCENDIE DU PARLEMENT DE BRETAGNE, A RENNES OU LES PECHEURS CRIENT LEUR COLERE. La ville est en état de choc devant les ruines du symbole de la liberté des Etats de Bretagne sous l’Ancien régime, victime des affrontements très violents qui ont opposé les marins-pêcheurs aux forces de l’ordre. Edouard Balladur était là pour annoncer des mesures propres à apaiser la colère des manifestants. Revenu minimal, soutien des cours, lutte contre les importations sauvage, cela n’a pas suffi. Les griefs accumulés et la crise de ce secteur réclament une réforme structurelle afin de sauver la pêche française.

1995 – 5 février : PREMIER ATTENTAT RACISTE EN Autriche DEPUIS LA FIN DE LA GUERRE – Quatre tziganes sont tués par l’explosion d’une bombe.

1997 – 5 février : LES PRINCIPALES BANQUES SUISSES ANNONCENT LA CRÉATION D’UN FONDS DE 100 MILLIONS DE FRANCS SUISSES POUR LES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE.

1998 – 5 février : LES USA RENFORCENT LEUR DISPOSITIF DANS LE GOLFE PERSIQUE – Le président Clinton annonce que 2200 marine vont renforcer le dispositif américain dans le golfe persique.. Le 22, l’ONU parviendra à un protocole d’accord avec l’Irak alors que, pour les Etats-Unis, la crise ne pouvait avoir d’autre issue que militaire.

2019 – 5 février :

1. LE SITE ANTIQUE DE L’ÎLE A MARTIGUES – L’association « Découvertes et Civilisations » reçoit, dans le cadre de son atelier d’Histoire et d’Archéologie, l’archéologue Jean Chausserie-Laprée, conservateur du patrimoine, celui qui a découvert l’extraordinaire site de l’Île à Martigues. De 1977 à 1989, puis en 2001, le quartier de l’Île a fait l’objet de de fouilles de sauvetage qui ont révélé l’existence insoupçonnée jusque-là d’une agglomération gauloise occupée entre le milieu du Ve s. et la fin du IIe s. avant notre ère. Cette découverte fait de ce site l’une des références majeure du second âge du Fer en France.

2. MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY : une grande partie de la journée sera ensoleillée. Le vent d’Ouest dominant mais faible laissera place, à partir de 16h, à un vent d’Est faible également.

2024 – 5 février : A la « UNE » de Var-Matin (Toulon-La Seyne – Sanary).

(1982 Callas, Var : Fontaine et lavoirs, rue des escaliers, coll. H. Ribot)

1. Guerre des « Brangelina » autour du château de Miraval. Brad Pitt prend l’avantage (p. 5).

2. La médecine du travail en souffrance. Avec une baisse de ses effectifs de 15% en 10 ans, la médecine du travail peine à remplir sa mission auprès des entreprises varoises (p. 2 à 4)

3. Métropole : que devient M. Boudjellal ? (p. 9.

4. Rugby – Top 14 – Première défaite à Mayol pour le RCT 32-37 (p. 39-40).

5. La Seyne : des lycéens sensibilisés à la cyberguerre (p. 11).

6. Photovoltaïque : Efusum à la conquête des pros (p. 29).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 184e livraison :

1871 – 5 février : ex-voto de l’explosion PLUS DE 200 BLESSÉS ET 80 CORPS MUTILÉS DANS L’EXPLOSION D’UN TRAIN A SANARY – Dans la presse de l’époque : « Le 5 février 1871, à 7 h 45, du matin, le train No 481 quittait Marseille à destination de Toulon. En queue de train, quatre wagons chargés de 20 000 kilos de poudre. Le train transportait des voyageurs.

« Parvenu à 3 kilomètres de la gare de Saint-Nazaire, au lieu-dit La Baou, une formidable explosion se fit entendre. Tous les wagons sauf trois, furent détruits; des rails furent lancés à plus de 150 mètres. La locomotive miraculeusement indemne partit chercher du secours à Toulon.
« « Les secours arrivèrent de partout. Une ambulance fut installée dans la chapelle des Pénitents. Plus de 200 blessés furent relevés par les sauveteurs. 80 corps mutilés furent transportés à Ollioules où fut installée une chapelle ardente.

Les émouvantes obsèques des victimes eurent lieu à Toulon le 7 février au milieu d’une foule immense.

Rotger B., 1984 : « Le 5 Février 1871, une terrible explosion ébranle l’air. Le bruit vient de la Baou. Voici les faits tels que les relate Louis BAU¬DOUIN. ¬ »Le 5 février 1871, à 7 heures 45, le train n° 481, quittait MARSEILLE en direction de TOULON. Le convoi contenant environ 500 voyageurs, parmi eux de nombreux militaires de l’armée de l’Est rentrant à leur dépôt ou rejoignant leurs foyers. En outre, 4 wagons chargés de 20.000kilos de poudre de guerre avaient été attachés en queue du train, pour être détachés à TOULON. Ils sont placés sous la surveillance de deux gendarmes.

« Jusqu’à BANDOL, la marche du convoi fut normale. Après avoir quitté la station de cette localité, le train roula bientôt dans la tranchée profonde où passe la voie ferrée, au sud de la Vernette, lorsqu’il fut parvenu au pont de La BAOU, à 3 kilomètres de la gare de Saint-Nazaire, une formidable détonation se fit entendre. Les véhicules chargés de poudre avaient littéralement éclaté, et le convoi tout entier, sauf trois wagons, était détruit ». La locomotive et son tender étant resté sur la voie, le mécanicien roula sur TOULON pour appeler des secours. Les habitants du voisinage apportèrent les premiers secours aux nombreux blessés. Le premier médecin qui arriva sur les lieux fut le docteur P. DANIEL de LA SEYNE.

« Une ambulance rapidement organisée dans la chapelle des Pénitents de Saint-Nazaire recevait les blessés au fur et à mesure de leur transport. Les morts étaient transportés à OLLIOULES. Bientôt, de toutes les localités voisines, arrivèrent tous les moyens dont ces communes pouvaient disposer. Les ouvriers des Forges et Chantiers de LA SEYNE s’employèrent à dégager la voie. On releva 80 cadavres mutilés et 200 blessés. Des deux malheureux gendarmes seul fut identifié l’un d’eux, ARNAUD.

« A Marseille, Monsieur Th. RODOCANACHI, fit soigner dans l’établissement des Pères de Saint Jean de Dieu une quinzaine de soldats blessés. Longtemps encore on retrouvera des épaves, telles que bagages, montres, etc.

« Des obsèques émouvantes furent faites le 7 Février à TOULON aux victimes de ce terrible accident. Un grand concours de peuple de Toulon et des localités voisines, toutes les autorités civiles et religieuses suivirent, accompagnèrent la cérémonie funèbre. Les magasins furent fermés pendant sa durée.

« On peut voir encore de nos jours un ex-voto rappelant cette catastrophe dans la Chapelle de Pitié déposé pour l’une des victimes. Paul Boyer, artiste de théâtre, qui possédait des propriétés à Saint-Nazaire. »

Delattre G., Saliceti P., 2002 : « La CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE située au sommet de la colline de Portissol, renferme de nombreux ex-voto dont celui de « Paul Boyer Victime Accident Chemin de Fer le 5février 1871 ». Accident du Chemin de fer : Le 5 février 1871, un train venant de Marseille ramenait dans le Var un grand nombre de militaires démobilisés. Quatre wagons de poudre furent accrochés en queue de train à la gare de Marseille. Ces wagons explosèrent entre les gares de Bandol et de Sanary, dans la tranchée au lieu-dit « Les Roches ». Il y eut 80 morts et 200 blessés. La locomotive rejoignit seule la gare d’Ollioules-Sanary pour prévenir d’urgence de l’encombrement de la voie, et demander l’assistance aux victimes. Toutes les communes environnantes, La Seyne comprise, participèrent aux secours.

« C’est depuis cet accident qu’un règlement ferroviaire interdit d’ajouter des wagons de marchandises aux trains de voyageurs. »

Serge Sappino, 2007 : « Les obsèques émouvantes des victimes de la journée du 5 février eurent lieu à Toulon le 7 février 1871. Toutes les autorités civiles, religieuses, maritimes et militaires y assistèrent ainsi que la garde nationale, en uniforme mais sans armes ; elles se déroulèrent au milieu d’un grand concours du peuple du port de guerre, des localités des environs et même du Var et des Bouches-du-Rhône. Tous les magasins de la cité restèrent fermés pendant la durée de la triste cérémonie. Une tragédie de cette nature, due à une sorte de fatalité, ne s’est, Dieu merci ! Jamais renouvelée ; de nos jours, des mesures de sécurité précises et des règlements sévères en interdisent rigoureusement le retour. »

La CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE  située au sommet de la colline de Portissol,  renferme de nombreux ex-voto, et en particulier celui d’un rescapé de la catastrophe ferroviaire de Sanary du 5 février 1871.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 384e livraison :

1999 05 n°09 Notre-Dame de Pitié la nef cl. H. Ribot

Accident du Chemin de fer : Le 5 février 1871, un train venant de Marseille ramenait dans le Var un grand nombre de militaires démobilisés. Quatre wagons de poudre furent accrochés en queue de train à la gare de Marseille. Ces wagons explosèrent entre les gares de Bandol et de Sanary, dans la tranchée au lieu-dit « Les Roches ». Il y eut 80 morts et 200 blessés. La locomotive rejoignit seule la gare d’Ollioules-Sanary pour prévenir d’urgence de l’encombrement de la voie, et demander l’assistance aux victimes. Toutes les communes environnantes, La Seyne comprise, participèrent aux secours.

« C’est depuis cet accident qu’un règlement ferroviaire interdit d’ajouter des wagons de marchandises aux trains de voyageurs. »

LA SEYNE-SUR-MER. 93e livraison :

1893 – 5 février : PROJET D’EXPLOITATION D’UN RÉSEAU DE TRAMWAYS SUR LA SEYNE – Le 5 février 1895, Guillaume Miquel obtenait la prise en considération de son projet d’exploitation d’un réseau de tramways sur La Seyne. La durée de la concession, les conditions d’exploitation des lignes furent présentées le 12 mai. Le projet prévoyait quatre lignes pour desservir La Seyne, Tamaris, les Sablettes, Janas / Six-Fours et Toulon (Serge Sappino, 2007)

TOULON ET SES ANCIENNES RUES. Mongin – Le port

Au mois de juillet 1636, cinquante-neuf vaisseaux de différents tonnages se trouvèrent réunis sur notre rade. C’est la première concentration d’une grande escadre dans le port qu’enregistre l’Histoire. Cette force navale, commandée par le duc d’Harcourt, portait quatre cents pièces de canons et était montée par six mille cinq cent cinquante hommes.

OLLIOULES. 94e livraison

1475 – 5 février : A OLLIOULES, MARIAGE (ESPOSALISSE) DE JAUME DEYDIER – « L’esposalisse de mi Jaume noble Deydier – 1475, die 5 de feb. – L’an de Nostre Senhor mil quatre cens septanta et sic, et lo jort del mes de febrier, lo dimenge de Caremantran, en Olliolas, fozit yeu sposat de la dicta Catharina. Hount feze honesta festa…[achat de la robe nuptiale… 41 florins 4 gros,… robes de tous les jours,… et chemises,… estimation … 7 à 8 florins… ». Pauvre trousseau ! Et non moins pauvre début dans l’entrée en ménage. Heureusement, Guilhem Marin (le père de Catherine) s’est montré homme de parole… et a ouvert avec (Jaume Deydier)… un compte qui, plus tard, transporté dans son livre de raison, se continuera pour les annuités ultérieures (Charles de Ribbe, p. 218 et suiv.)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Question d’un enfant à ses parents : « Le petit Larousse, à quel âge il a écrit son bouquin ? » :

(Turquie 2012)

J’en ai terminé. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier (en balade scolaire à Louqsor) et Webber.

Bon marché du mercredi à Sanary ! bonne journée à tous et à demain pour fêter les GASTON !

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