ÉPHÉMÉRIDES DU 4 FÉVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 4 FÉVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4654).

ILLUSTRATION : Félix BUFFIERE – La bête du Gévaudan, une grande énigme de l’histoire, Toulouse, 1987.

LES FÊTES

Le 4 février, nous fêtons sainte VERONIQUE. 230 000 personnes portent ce prénom tandis que 230 l’on comme nom de famille. Cette sainte aurait recueilli l’empreinte du visage du Christ sur un linge dit « Voile de Véronique » ou encore « Sainte Face » ou « Saint Suaire ». La légende s’est développée au VIIe siècle. Selon sa version la plus connue, c’était une femme pieuse de Jérusalem qui, poussée par la compassion lorsque Jésus portait sa croix, lui a donné son voile pour qu’il puisse essuyer son front. Jésus l’accepta et, après s’en être servi, le lui rendit avec l’image de son visage qui s’y trouvait miraculeusement imprimée.
Bien évidemment, sainte Véronique est devenue la patronne des bugadières et des photographes.

Le calendrier républicain dédia au BUIS ce 16e jour de pluviôse.

DICTON. « A la sainte Véronique, les marchands de marrons plient boutique ».

PENSÉE. « La mode, c’est ce qui se démode ! » ( Pablo Picasso).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre. Félix BUFFIERE – La bête du Gévaudan, une grande énigme de l’histoire – 2ème édition revue et corrigée, édité chez l’auteur, 31 rue de la Fonderie, Toulouse, 1987, 223 p.

L’ouvrage : Peu avant la Révolution, une Bête mystérieuse multiplia les carnages en Margeride, dans le Haut Gévaudan et la Haute Auvergne. Une centaine d’enfants, de garçons, de filles, de femmes furent attaqués et tués, entre 1764 et 1767, souvent en gardant les troupeaux.

Cette «Bête féroce» n’est pas une légende : des documents très sûrs garantissent ses meurtres. Mais de nombreux mystères l’enveloppent; les contes les plus extraordinaires ont fleuri autour d’elle. Était-elle une hyène ou un loup «d’espèce étrangère», menés par un sorcier? Etait-elle un loup-garou? Un sadique assoiffé de sang? Ou quelque animal venu d’ailleurs : tigron, lynx, glouton, babouin?

Faisant la part de l’histoire et celle du mythe, remettant les faits dans leur contexte précis, l’auteur, né au pays où sévissait la Bête (Aumont, Lozère) et qui a fait ses preuves d’historien avec «Ce tant rude Gévaudan», jette bien des clartés sur cette sombre histoire. Il permettra au lecteur de se faire une opinion raisonnable et assez sûre. L’heureuse présentation du volume, illustré abondamment et avec intelligence, rend sa lecture passionnante et facile.

ÉPHÉMÉRIDES.

(Bête dévorant un petit enfant. Dessin naïf mais expressif, vendu à Mende chez Abraham Fontanel)

211 – 4 février : EMPIRE ROMAIN – L’empereur Septime Sévère trouve la mort sur le champ de bataille, à Eboracum, aujourd’hui York, en Angleterre (Robert).

1137 – 4 février : EXEMPTION DU CENS ET DONATION DE TERRES ALLODIALES A MONTRIEUX – Acte n° 230 du cartulaire de Montrieux, exemption du cens et donation de terres allodiales à Montrieux, par l’évêque de Marseille – Nous sommes au tout début de la création de la Chartreuse de Montrieux à Méounes. Marseille – L’évêque Raimond de Solliès, le prévôt et les chanoines de Marseille accordent au prieur et aux frères de Montrieux et à leurs successeurs, soumis à la coutume des Chartreux, l’exemption de tout cens et leur donnent en propriété les terres allodiales de l’évêché de Marseille comprises dans leurs limites, à condition que ces religieux ne s’écartent point des institutions cartusiennes, sous peine du retrait des avantages et des biens concédés. « Donationes domus Montis Rivi. Prima Raimundi, Massiliensis episcopi. …Ego igitur, Raimundus, ecclesie massiliensis episcopus, ac Aicardus, prepositus, necnon alii ejusdem ecclesie canonici, Petro Guiraldi, predictorum fratrum priorem, aliosque fratres eorumque successores secundum consuetudinem Cartusiensium degentes, que petunt et impetrari desiderant, donamus, silicet ab omni censuali actione facimus immunes, quippe auia justo lex non est posita, eos in suo velle permittimus esse, salvo tamen massiliensis sedis dominio pontificalique auctoritate ; et ea que infra terminos eorum continentur, que videlicet sunt alodii antique sedis massiliensis, eis in proprietam tradimus. Hujusmodi vero terminibus que illis attribuimus, ambiuntur : a ragio de Fulcimania, sicut fluit Gapellus usque ad aquam Melne, et pergitur ad collem supra pontem Guisenne, et ducit par Castellarium, et inde ad balma de Gutallarii, inde ad Lairum, rursum ad summitatem Podii Grossi, deinde ad castellum Mataronis, juxta agullas de Monte Rivo, et ex hinc ad collem de Silveta, et ducit per Vedillum usque ad prefatum ragium Fulcimanie. Supra memorato vero hac condicione, et deviare fratres memorati, nos omnia que illis concederamus, sicut nostra vendiceremus. Actum est istud memoriale in Massalia civitate, et conlaudatum a prefato Massiliensi episcopo totaque sinodo, II nonas februarii, luna VIIII, anno Domini milleno C° XXX° VI°.
(Boyer R., 1980, 1980, p. 626 ; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux. Texte publié en annexe du catalogue d’après une copie de la 2ème moitié XIIe s. ; une notice relative à cet acte comporte cette observation : « copie de titre fondamental de Montrieux par Raimond, évêque de Marseille ».).

Note : Cens et droits de mutation (trézain et lods) ; censives : cf. Propriété foncière (son régime juridique sous l’ancien régime). Outre les tenures serviles, il existe des biens seigneuriaux concédés à des paysans libres, moyennant un cens annuel, avec la charge de cultiver la terre. Il s’agit parfois de cens dus par des paysans à un « caslan » (Boyer R., 1980). Cense annuelle : forme provençale du cens, redevance annuelle ; voir aussi directe (Maurel M.). En cas de vente de biens accensés, le seigneur perçoit un droit de mutation appelé trézain. L’investiture est donnée au nouveau preneur par un acte notarié, le lod (laudinium) (Boyer R., 1980). Au XIIe siècle, selon les relevés du Census bladi de Provence, le prioratus de Rogerio n’est alors dépassé que par des centres ruraux importants, tels Saint-Damien (com. La Cadière) et Six-Fours (XXX modios) ; St-Maximin et Trets (XV m.) ; Esparron (Xm.) ; Nans, Pourrières et Gardanne (VIII m.) ; Palaison, Bouc et (St-Jean-du) Siège (VII m.) (probablement Saint Jean de la Cadière (H.R.)). Il se situe sur le même plan que Solliès, Grimaud, Auriol, St-Zaccharie, Puyloubier, etc… et doit une redevance plus lourde que des prieurés plus proches, tels ceux du Plan d’Aups, d’Ollières et de Tourves (Démians d’Archimbaud G., 1986). Censives (tenures roturières) : cf.. Propriété foncière (son régime juridique sous l’ancien régime).

1237 – 4 février : Burgondion – Un acte du 4 février 1237 et plusieurs qui suivent établissent qu’à partir de son mariage avec Mabile d’Agoult, antérieur à 1237, Burgondion, podestat d’Arles (cf. Papon, Histoire de Provence, t. III, p. 512) prit le nom de famille de sa femme (acte des vicomtes de Marseille n° 365, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie presque contemporaine, faite par ordre du podestat Spino de Sorresina : Arch. commune de Marseille, AA 10. a. Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 231).

1325 – 4 février : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Pineda in Planicie (charte aux archives de l’Evêché). Les  Plaines – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.

1368 – 4 février : LES ROUTIERS DE DUGESCLIN ENTRENT en PROVENCE – Des compagnies en quête de butin, attirées par 1es richesses de la cour pontificale, avaient pris leurs habitudes dans la vallée du Rhône qui dépendait alors du royaume de France. La dernière en date de ces incursions révèle une autre menace : l’irruption en 1368-1369 des troupes de Du Guesclin est suscitée par Louis d’Anjou, frère du roi Charles V et son lieutenant en Languedoc, qui affirme ainsi ses visées sur une Provence affaiblie (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).
Le 4 février 1368, des compagnies de ces routiers, dirigées contre la Provence par Louis d’Anjou, parviennent avec le connétable de France Duguesclin devant Tarascon ; le 11 avril, ils assiégeront Arles…. (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005 ; Castellari G., Histoire de Marseille, 1945).

1393 – 4 février : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Campus antiquitus dictus de Caravella, (charte aux archives de la Major). Caravelle, quartier  rural et cours d’eau, quartier  des Aygalades (1872). Première mention le 19 octobre 1282 : Qaravella, (acte notarié).

1549 – 4 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE –

1. Clos Vieilh (acte aux archives de Saint-Victor. Le Clauvier – quartier rural. Premières mentions : Clausum vetus, 18 octobre 1338 (charte aux archives de Saint-Victor) puis Claus vielh, 21 août 1449 (acte aux archives de la Major). Le clos ou claus est un terrain cultivé et clos de haies ou de murs (Arnaud), un enclos, un champ.

2. Maulme Jaur (acte aux archives de Saint-Victor). Les Donomagis – quartier  rural. Première mention : Val me Jaur, Val me Fair, Val me Faur (ibid.).

3. Val de Garners, 4 février 1549 (acte aux archives de Saint- Victor). La Garniêre – quartier rural (1872).  Première mention : Vallatum Garnerie, 23 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor). Note : le 8 novembre 2019, il y eut un appel d’offre pour des travaux de réfection du Pont de Garnière à Roquevaire. L’Opération consistait en la réalisation des travaux de mise en sécurité du Pont de GARNIERE.

4. La Gipière, lieu-dit, sur le vallat de Basseron (acte aux archives de Saint- Victor).

5. Las Abellies (registre de reconnaissance aux archives  de Saint-Victor). Les Maleshabeilles : quartier rural. Autres formes : Mallas Abelhes, Malles Habeüles (registre de reconn. aux archives  de Saint-Victor).

6. Malles Verguieres (registre aux archives  de Saint-Victor). Malesverquières, quartier rural. Formes plus anciennes ; Malles Verguides ; Malas Berquieras, 23 novembre 1452 (ibid.).

7. Malvesin (registre aux archives de Saint-Victor). Mauvin, rocher. Une masse se détacha les 11 et 12 février 1816 et détruisit plusieurs édifices.

8. Saint-Estève (acte aux archives de Saint-Victor). Saint-Estève, quartier rural (1872). Première mention : Sanctus Stephanus, 11 novembre 1452 (acte aux archives de Saint-Victor). L’une des branche de la voie romaine de Saint-Jean-de-Garguier se divisait en deux branches dont l’une conduisant à Lasa et au Merlançon descendait vers Saint-Estève et la source du Touron. Cette source assez abondante coule en toute saison. Elle a dû être utilisée depuis la plus haute antiquité, comme le prouvent les traces d’adduction d’eau faite à l’époque romaine (31) et les restes plus modernes d’une importante machine élévatoire sur le petit plateau à l’est de la source, appelée la Tourraque au XVIIe siècle. Elle continue à fournir régulièrement, en plus de l’eau pour les usages domestiques des fermes du quartier, l’eau d’irrigation des quatre propriétés arrosables du fertile et minuscule bassin de Saint-Estève. Le nom de la source est déjà cité en 1318 : La colle du poux, sive le Touron, confronte le chemin public (Arch. de Roquevaire, Reconnaissances à Bertrand de Flotte). Cent mètres après la source, la voie qui se confond avec l’actuelle D 43 D arrivait au quartier de Saint-Estève. En cet endroit, les débris de poterie et de vaisselle gallo-romaine sont très abondants (Fernand Benoît, 1960).

1550 – 4 février :

-LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Cros de Ricard (registre aux archives de Saint- Victor).Cros de Ricard – lieu-dit. Première mention : Crosum de Rycard, 8 novembre 1452  (registre aux archives de Saint- Victor). Note :  cros, crosum, creuille : cros, clos ; cros, creux ; fond d’une doline

-LIEUX-DITS DE CUGES – Saint-Sébastien, quartier rural, commune de Cuges. Mention : 4 février 1550 (registre aux archives de Saint-Victor).

1583 – 4 février : PROCES A L‘ISSUE DUQUEL LOMBARD, SA FAMILLE ET SES BIENS SONT MIS SOUS LA SAUVE GARDE DU ROI, DE LA COUR ET DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS ET SES ADMINISTRATEURS – Sur les procès intentés, tant par-devant la Cour du Parlement, que à la Cour des Comptes, entre les consuls et communauté de Six-Fours, tant en général que particuliers, et plusieurs autres particuliers afférents et Noble Barthelemy de Lombard, Sieur de Sainte Cecille, lesdits consuls demandant d’être maintenus à la possession et jouissance de faire dépaitre leur bétail dans la terre et devendudes de l’île des Embiers. En second lieu, autre procès par-devant la Cour des Comptes, entre ledit Sieur de Lombard, propriétaire des salins de ladite île, pour raison de prétendus brisement de magasins à sel, arrachement de vignes, brisement de murailles et autres excès, comme demandeur en sauve garde, et lesdits consuls et particuliers. Auquel procès s’en serait ensuivi arrêt du 4 février 1583, par lequel ledit Sieur Lombard, sa famille et biens seraient (auraient) été mis sous la sauve garde du Roi, de la Cour et de ladite communauté et administrateurs (…) Que, à l’avenir, ne pourra être planté aucun arbre fruitier, ni autre qui puisse être endommagé par le bétail, gros ou menus. Entrant dans le salin, ledit Sieur Lombard ne pourra demander plus grande peine pour chaque fois, que un florin, outre le dommage. Que les habitants auront la faculté de faire dépaître leurs bestiaux à l’île de Callefat, après les fruits recueillis et que pour tous dépants, dommages, intérêts que ledit Sieur de Ste Cécille pourrait prétendre, ladite communauté lui paiera 300 écus-sol. Que pour entretenir la paix, ledit Sieur Lombard sera tenu de récompenser et contenter les particuliers qu’il a fait condamner par arrêt du 4 février 1583, selon son bon plaisir et jusqu’à la somme de 200 écus, et ont rendu à tous procès. Cette transaction fut ratifiée par délibération du conseil de la communauté du premier juillet 1584. (Jean Denans, 1713).

-1608 – 3 février : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Las Fourcas, 4 février 1608 (acte notarié à Allauch).La Fournaque,  quartier rural,  quartier de Botte (1872). Première mention : Feudum de Fornaca , mars 1207 (acte aux archives de la Major). Note : Las fourcas : les fourches. Furnus, furnaca, forn, [fourn, four] : four, du lat. furnus

1614 – 4 février :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Chapelle Saint-Charles Borromée au quartier  de Garbiers  (archives communales). La veuve Jean Barreau, née Bouzelle, fait donation d’un terrain situé au quartier de Garbier (en 1872, quartier rural du quartier de Saint-Charles) pour y construire une chapelle qui serait consacrée à Saint-Charles Borromée, évêque de Milan. Cette première chapelle se trouvait à la rue Jobin, à l’intersection des terrains où se trouvent la Manufacture du Tabac et le couvent des religieuses « Victimes » de la rue Levat (L.A., 1986) C’est cette chapelle qui donnera par la suite le nom de Saint-Charles à tous les quartiers avoisinnants (gare, cimetière, Lycée, caserne).

-1709 – 7 janvier au 3 ou 4 février : MISÈRE EXTRÊME PROVOQUÉE PAR LES FROIDS EXCESSIFS DE JANVIER ET SIGNALES AUX ARCHIVES DE TOUTES LES COMMUNES DU VAR (Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence, 1929, p. 214-224). « Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de l’époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle dura jusqu’au 3 ou 4 février. Pendant ce temps-là, il vint de la neige d’environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu’elle fut tombée, il fit un vent fort froid d’entre bise et galerne (c’est-à-dire d’entre N et NW) qui la ramassa sur les lieux bas, ils découvrirent les blés qui gelèrent presque tous ». Les céréales manquèrent, en effet, dans la plus grande partie de la France, et il n’y eu guère qu’en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu’on pût juste récolter la quantité de grain nécessaire pour assurer les semences ; aussi dans la région parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés jusqu’à l’aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier ; le 11, le thermomètre s’abaissa jusqu’à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille. L’hiver de 1709 fit ressentir ses effets sur une grande partie de l’Europe. L’Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d’avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n’avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709 (Herage / histoire climat 5).

De fait, l’hiver 1709 fut d’une rare violence, surtout en Provence, et l’un des plus rigoureux que l’Histoire ait enregistrés. C’est l’hiver que les chroniqueurs et les historiens citent le plus fréquemment dans leurs relations. Ses rigueurs furent d’autant plus ressenties par les populations qu’elles succédaient aux souffrances et aux destructions causées par l’invasion des impériaux de 1707. Les archives, les doléances des communautés et les témoignages des contemporains font mention d’un froid absolument exceptionnel et d’énormes chutes de neige qui recouvrirent champs et chemins, villes et villages. Certes, à diverses époques antérieures à 1709, on avait connu des hivers cependant notoires ; le dernier en date, celui de 1697, mais les calamités de 1709 sont restées particulièrement gravées dans la mémoire des générations. La durée des frimas s’étendit de janvier à mars -— la presque totalité des oliviers fut détruite ou gravement endommagée ainsi que les blés ; figuiers, orangers, amandiers et autres végétaux furent décimés. Il en fut de même des chênes verts, des chênes-lièges et des autres arbres de nos forêts sans compter les dommages causés aux semences, vignes, arbres fruitiers qui furent gelés, notamment dans le terroir d’Ollioules où se cultivaient des primeurs et dont les vergers d’orangers faisaient la richesse ; il en fut de même dans celui d’Hyères. Le vin gela dans les tonneaux des celliers, beaucoup d’oiseaux et d’animaux périrent de froid dans la campagne.

Un contemporain de la fin du règne de Louis XIV, le médecin Laugier, de Toulon, écrivit dans son journal : « Dans les premiers jours de janvier 1709, la terre fut couverte d’une si grande quantité de neige qu’on n’en a jamais vu autant. Elle a duré pendant presque un mois, glacée sur la terre. Les oliviers furent tous brûlés et quantité d’arbres fruitiers. La plupart des blés ont été détruits par le froid… » La misère du peuple fut grande. Les autorités civiles, religieuses et militaires firent leur possible pour l’atténuer ; le Parlement de Provence prescrivit des secours de toute nature et le gouvernement royal accorda des subventions, des exemptions d’impôts et de contributions. Néanmoins, la détresse des pays était si profonde que les administrations municipales eurent à faire face à de grosses difficultés, surtout en matière de ravitaillement en blé et en grains ; ceci plus particulièrement pour les communes du littoral, comme celle de La Seyne, qui ne produisaient guère, en temps ordinaire, qu’une quantité limitée de céréales, à l’échelle des ressources familiales. Il fallait donc tirer les grains de l’intérieur de la Provence, de la haute Provence notamment, cela à des prix élevés, et il y avait la question du transport. C’est ce que firent les consuls de La Seyne (maire et adjoints) qui, en vue d’assurer aux habitants le pain nécessaire, firent procéder à des achats de blé dans les Alpes et le firent transporter jusque dans leur cité. Ce blé fut payé de 40 à 45 livres la charge de 160 litres ; 60 livres avec le transport en sus. Mais il arrivait que des charrettes chargées des précieux grains étaient retenues au passage dans des localités qui en étaient elles-mêmes dépourvues ; on ne pouvait évidemment remédier à cela. Toutefois, les acheteurs des grains, ainsi confisqués, étaient remboursés du montant de leur achat et aussi des frais de transport qu’ils avaient eu à supporter. Il faut songer que la pénurie en céréales s’étendit jusque dans le Dauphiné et le Lyonnais. Il résultat de cet état de choses que chaque communauté faisait bonne garde pour empêcher la sortie de la ville ou du bourg des denrées indispensables à la nourriture de leur population : pain, légumes, viande, etc. (Louis Baudoin, 1965, p. 208-209).
Rigueur excessive de l’hiver 1709. La presque totalité des oliviers fut détruite ou gravement endommagée ainsi que les blés ; figuiers, orangers, amandiers et autres végétaux furent décimés. Il en fut de même des chênes-verts, des chênes-liège et des autres arbres de nos forêts sans compter les dommages causés aux semences, vignes, arbres fruitiers qui furent gelés (Gisèle Argensse, 1989, p. 34, sans références).
A La Seyne les plantations d’olivier furent détruites en 1709, 1740, 1744, 1748, 1755, 1767, 1768, 1783 (Marius Autran, tome 3, 1990).

1. DISETTE DU BLÉ A OLLIOULES ; ACHAT DE BLÉ A TOURVES PAR OLLIOULES : En raison de la disette du blé qui sévissait … un achat fut fait à Tourves ; le marché conclu, au moment du prélèvement du dit blé, il y eut des protestation de la part des habitants de la localité ; ces protestions étaient suivies d’un rançonnement sur la prise de la marchandise, et de voies de faits. De même, attendu la grande disette du blé, et la misère des habitants faute d’avoir du pain, le Conseil délibère d’emprunter 3000 livres pour acheter du blé. De même 45 livres sont attribuées au titre de la dîme des chandelles à l’hôpital de St-Jean-Baptiste à cause de la misère du temps. Requêtes de Gaspard Collomb et Antoine Establier, fermiers de deux moulins de la Communauté, en dommages et intérêts à cause de la disette du blé, et de François Buisson, fermier de la Plantade, en dommages et intérêts à cause des rigueurs du froid de l’hiver dernier qui a brûlé les oliviers et figuiers de la propriété (Castellan, 1937, p. 111-112).
2. LES GRANDS FROIDS ENTRAINÈRENT UNE IMPORTANTE DISETTE A SANARY. Le blé fut non seulement introuvable mais encore son prix fut très élevé et la communauté dut aider les habitants à se ravitailler et à prendre en charge une partie des dépenses en farine ; du blé parvient de Cannes par mer ; les pêcheurs ne peuvent appareiller ; les oliviers, la vigne même, gelèrent. Plusieurs maires interviennent auprès de l’intendant à AIX pour faire cesser l’interdiction de la vente de blé par TOULON qui continue à en recevoir de toutes provenances dans son port. Sanary décide d’être plus strict sur le prix du pain qui a tendance à s’envoler ; comme pour le vin, la vente au détail du pain par des étrangers au pays est interdite, les amendes qui seront infligées aux contrevenants alimenteront la caisse de la MISERICORDE pour être mis à la disposition des pauvres du lieu et pour leur acheter du blé, la marchandise saisie leur sera aussi distribuée. La communauté de Saint-Nazaire fait arracher les oliviers, vendus comme bois à brûler jusqu’à Marseille et Toulon. A leur place, on plante des vignes. Quelques années plus tard, le moulin à huile communal sera remplacé par un magasin contenant des cuves à vin. La disette fut importante : on manquait de blé. Pour protéger les récoltes, on interdit les chèvres (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 158-159).

1743 – 4 février : Le Soldat (registre aux archives de la Major). Le Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert, au Mouret. Première mention : Al Pin, le 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

1745 – 4 février : les Cabannes – quartier rural, commune de Saint-Savournin (registre aux archives de Saint-Victor). cabana [cabano], cabanaria, cabane, cabanet, cabanot ; cabaudran ? ; à la même famille cave, caverne : bien rural ; cabane, du bas latin capanna (Robert 1978) et de l’italien capanna qui signifie petite maison de chaume (Furetière) ; barraque ; cave pour le fromage ; cellier (cf.. cella) ; la cabannaria est une exploitation agricole, détachée du domaine, analogue à la borderie (comme la condamine). Les lieux-dits La Cabane ou Les Cabannes sont nombreux dans l’ arrondissement de Marseille (las cabannas 1332, au quartier de Sainte Marcel) ; cabot  : nom de huttes bâties dans les murs des terrasses agricoles, et aussi cabaret, taverne, hôtellerie, auberge. (Baratier 1962 ; Cayol 1980 ; Dufournet 1978 ; Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Mortreuil 1872).

-1841 – 4 février : A MARSEILLE, NAISSANCE DU BARON BOYER DE FONSCOLOMBE. Etabli à la bastide de la Guillermy dans les années 1880, il était le doyen du service d’honneur de Mgr le duc d’Orléans, prétendant au trône de France. Il fit preuve de courage et de dévouement durant l’épidémie de choléra de Marseille (juin à octobre 1884). LA GUILLERMI – propriété, quartier des Aygalades, commune de Marseille (1872). En lieu et place de l’autoroute A7 coulait ici autrefois une rivière auprès de laquelle la famille de Guillermy acquiert un vaste domaine dès 1689 et y séjournera jusqu’en 1807. Bastide du XVIIème siècle imaginée par la famille Guillermy (ou Guilhermy selon les sources) qui accueillit d’éminentes personnalités dans le passé comme en 1808 Paul de Barras exilé par Napoléon Ier, le préfet Thibaudeau avant son exil en 1813, et en 1890, Françoise d’Orléans, princesse de France, de Grèce et de Danemark. Depuis 2019 un nouveau propriétaire commence à redonner de son lustre aux lieux avec notamment la restauration de sa toiture atypique.

-En 1941, la bastide appartenait à M. Rousset, qui la loua à la police. Pendant ce temps, les envahisseurs nazis ont commencé la construction de l’ autoroute A7 près de la bastide.

La bastide a été acquise par l’État français en 1957. Elle a abrité la police française jusqu’en 2004. En 2009, l’État français a proposé de transformer la bastide vide en logements temporaires pour les Roms . Le projet a été abandonné en raison de protestations. En 2011, la bastide a été mise en vente.

En ruines, reconverties ou entourées de barres d’immeubles, quelques dizaines de bastides d’antan ont survécu à Marseille et alentours. Elles rappellent un passé bourgeois bucolique, mais témoignent aussi des inexorables métamorphoses du paysage urbain. En bordure de l’autoroute A7, La bastide de la Guillermy trouve une seconde jeunesse après avoir été dégradée pendant plusieurs années.

-On a connu plus bucolique comme chemin menant à une bastide. D’un côté, des centaines de voitures passent à toute vitesse sur l’autoroute A7 et de l’autre quelques détritus jonchent le sol. Mais une fois le portail d’entrée franchi, c’est une tout autre ambiance qui s’offre à observer. Le jardin en partie en friche, laisse entrevoir ce que fut ce petit château il y a plusieurs siècles. Quelques arbres devant l’entrée de la bastide semble la protéger.

1743 – 4 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE –Le Soldat (registre aux archives de la Major). Le Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Mouret. Première mention : Al Pin, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

1745 – 4 février : LIEUX-DITS DE SAINT-SAVOURNIN – les Cabannes – quartier rural, commune de Saint-Savournin (registre aux archives de Saint-Victor).

1790 – 4 février : LE ROI JURE FIDÉLITÉ A LA CONSTITUTION – Devant l’Assemblée nationale française, Louis XVI jure solennellement fidélité à la Constitution qui est la première de la France.

1791 – 4 février : ÉCHEC DE « CORA », OPERA DE MEHUL présenté le 4 février 1791 à Paris.

1793 – 4 février : LA DEMANDE DES NIÇARDS D’ÊTRE RATTACHES A LA FRANCE EST ACCEPTEE – Le 27 novembre 1792, les Français ont pris Nice, son comté et Monaco sans difficulté. L’armée du Midi devient celle d’Italie commandée par D’Anselme. Les Piémontais ne conservent plus que la haute vallée de la Roya à partir de Sospel. Les Niçards demandent aussitôt leur rattachement à la France ; ce qui sera accordé le 4 février 1793. La réunion des Assemblées primaires du ci-devant comté vote (25 novembre) le rattachement à la République, et ce vœu renouvelé est accepté le 31 janvier. Un décret du 4 février 1793 fait des Alpes-Maritimes le 85e département français. La principauté de Monaco est englobée, peu de jours après dans l’annexion. Deux conventionnels, Grégoire et Jagot, sont chargés de l’organisation du nouveau département. Leur tâche n’est pas aisée : après le départ de Danselme un organisme provisoire, la « Convention nationale des colons marseillais » (pour rappeler la filiation de Nice à la cité phocéenne), avait gouverné avec l’aide d’un directoire ; à Monaco, un tyranneau local, le général Millo, le « Lafayette » du ci-devant prince Honoré III, a tenté de son côté d’imposer son influence, jusqu’à ce que le vœu des assemblées primaires, poussées par la Société populaire, le suspende. Seule la vallée de la Roya à partir de Sospel reste aux mains des Piémontais (Michel Vovelle, 1969).

1795 – 4 février (16 pluviôse an III ) :

1. TOULON MANQUE DE CITOYENS RICHES – Le 16 pluviôse la commission municipale de Port de la Montagne constate que la commune par la presque totale émigration des individus qui la composaient, se trouve dépourvue de particuliers riches (Archives municipales de Toulon L 68 D II ; Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

2. CHASSE AUX DÉSERTEURS DE LA MARINE – Ce jour-là, le sous-chef de la marine Bourguin se présente au Beausset. Il est porteur d’un arrêté des représentants du peuple Saliceti, Ritter et Jean Bon Saint André. Les désertions dans l’armée de terre ont déjà été signalées. Elles ne sont pas moindres dans la marine, et le manque de matelots cloue au port les vaisseaux de guerre de la République. Ce qui contrarie les plans d’offensive côtière contre le royaume de Piémont-Sardaigne. Bourguin et son détachement militaire ont donc reçu ordre de « visiter » différentes communes varoises, dont Le Beausset, afin de rechercher les marins ayant déserté leur bord, et les hommes ayant quelque expérience de la navigation, pour en faire des « volontaires ». Les visites domiciliaires étaient autorisées. En outre, les maisons des «réfractaires », en fuite ou cachés, étaient réquisitionnées et transformées en lieu de garnison. Enfin tous ceux qui seraient reconnus comme ayant caché des déserteurs ou réfractaires à la levée, seraient « regardés comme suspects et traités comme tels »… L’histoire ne dit pas si la pêche du sous-chef de la marine Bourguin a été bonne au Beausset !… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

1796 – 4 février : (15 pluviôse An IV) – LE GÉNÉRAL SCHERER DÉMISSIONNE DE SON POSTE DE COMMANDANT EN CHEF DE L’ARMÉE D’ITALIE. Le 2 mars, Bonaparte le remplacera à la tête de cette armée (Pierre Goubert, Initiation…).

1797 – 4 février : SUPPRESSION DES MANDATS TERRITORIAUX (Jean-Charles Volkmann, 1997).

1805 – 4 février : DÉCRET INSTITUANT LA NUMEROTAION DES MAISONS A PARIS.

1837 – 4 Février : DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (fol. 90).
— Demande du sieur Turcas, entrepreneur de l’enlèvement des sables, graviers, etc…, en résiliation de son bail ou en augmentation du prix de sa ferme.
— Demande du sieur Givaudan, entrepreneur de pavage, en résiliation de son marché ou en autorisation de tirer ses pavés des carrières autres que celles du cap Cépet.
— Allocation d’une somme de 300 fr. pour le traitement d’un architecte adjoint.
— Division d’une concession d’eau entre M. Brail et les hoirs Biguet.

1841 – 4 février : à Marseille, naissance du baron Boyer de Fonscolombe. Etabli à la bastide de la Guillermy dans les années 1880, il était le doyen du service d’honneur de Mgr le duc d’Orléans, prétendant au trône de France. Il fit preuve de courage et de dévouement durant l’épidémie de choléra de Marseille (juin à octobre 1884). La Guillermi – propriété, quartier des Aygalades, commune de Marseille (1872). En lieu et place de l’autoroute A7 coulait ici autrefois une rivière auprès de laquelle la famille de Guillermy acquiert un vaste domaine dès 1689 et y séjournera jusqu’en 1807. Bastide du XVIIème siècle imaginée par la famille Guillermy (ou Guilhermy selon les sources) qui accueillit d’éminentes personnalités dans le passé comme en 1808 Paul de Barras exilé par Napoléon Ier, le préfet Thibaudeau avant son exil en 1813, et en 1890, Françoise d’Orléans, princesse de France, de Grèce et de Danemark. Depuis 2019 un nouveau propriétaire commence à redonner de son lustre aux lieux avec notamment la restauration de sa toiture atypique.

1855 – 4 février : SANARY OFFRE 100 F D’ÉTRENNES AUX SOLDATS DE L’ARMÉE D’ORIENT – Le 4 février 1855, le Conseil Municipal de Sanary offre 100 francs pour les étrennes des soldats de l’Armée d’Orient dont Toulon est le port d’embarquement. Le corps expéditionnaire français se battait en Crimée au sein de l’alliance franco-anglaise pour défendre les Turcs contre les visées de l’Empereur de Russie (Rotger B., 1984).

1859 – 4 février : Hippolyte Bonnaud et François Bertrand, mécanicien, déposent un Brevet d’Invention n° 52 811 pour « une machine à fabriquer les pipes en écume de mer et en bois ». Succèdent à ces dépôt ceux des différentes marques qui seront appliquées sur les pipes produites : écusson surmonté d’une couronne, emblèmes de la Franc Maçonnerie, une ancre avec les lettres A et B. Quinze bureaux de tabacs marseillais vendent ses pipes.

1862 – 4 février : MARSEILLE –  Hippolyte Bonnaud, fabricant de pipes, et François Bertrand, mécanicien, déposent un Brevet d’Invention n° 52 811 pour « une machine à fabriquer les pipes en écume de mer et en bois ».

1904 – 4 février : LES LESTEURS FORMENT UN SYNDICAT pour défendre leurs intérêts (Gisèle Argensse, 1989, p. 131).

1905 – 4 février : NAISSANCE DE « BÉCASSINE » – Premier numéro de « La Semaine de Suzette » dans lequel on découvre « Bécassine »..

1910 – 4 février : AGRANDISSEMENT DU CIMETIÈRE DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – Le Conseil Municipal de La Seyne vote 7000 F destinés à l’agrandissement du cimetière de la section de Saint-Mandrier. Dans la même séance, des remerciements ont été adressés à M. Léon Moscotty, propriétaire qui, dans un élan de générosité, vient de faire don à la commune-mère des 700 mètres carrés environ de terrain nécessaires à l’agrandissement du cimetière de la presqu’île. Aussi, l’adjoint spécial M. Lesquoy s’est empressé d’aller remercier publiquement, au nom de la population, M. Moscotty. Le premier magistrat l’a fait en présence de tous les parents et nombre d’amis réunis de notre estimé concitoyen. «Nous pouvons ajouter que c’est grâce au désintéressement de ce donateur que les familles de la section auront la satisfaction, quelques jours plus tard, de voir que cette importante question entrera dans la voie de la réalisation». L’appareil administratif est enfin en branle (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 126).

1913 – 4 février : LE téléphone DANS LA RUE – Des kiosques équipés de téléphones sont installés dans les rues de Paris.

1915 – 4 février : GUILLAUME APOLLINAIRE, «ADIEU», POÈMES A LOU, – Le 4 février 1915, Guillaume Apollinaire écrit «Adieu», Poèmes à Lou, publié aux Éditions Gallimard dans la collection «L’Imaginaire», 1990.

« L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encor que la mort
Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord

»Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins une au moins je t’en prie

»Lentement la nuit noire est tombée à présent
On va rentrer après avoir acquis du zan
Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang

»La nuit mon cœur la nuit est très douce et très blonde
O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde

»L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard

1927 – 4 février : MARIAGE DE LA PRINCESSE MARIA ROMANOVA AVEC LE PRINCE GALITZINE – Marina Petrovna ROMANOV de RUSSIE était la fille du grand-duc Pierre Nicolaïevitch ROMANOV (oncle du dernier Tsar NICHOLAS II) et de la princesse Militza de MONTENEGRO fille du Roi Nicholas 1er de MONTENEGRO. La princesse était donc cousine germaine du Tsar Nicholas II, du Roi Umberto d’ITALIE et du Roi Alexandre de SERBIE. Au cours de la Première Guerre mondiale, Marina Petrovna de Russie s’engagea comme infirmière dans l’Armée Blanche stationnée à Trébizonde. En 1919, la princesse Galitzine put fuir la Russie avec sa famille à bord du navire britannique le HMS Malborough. Elle arriva en France avec son père (général russe, 1856-1929). Son beau-père qui menait en URSS une vie modeste, fut néanmoins arrêté et exécuté en 1925. La défaite de l’armée blanche de l’amiral KOLTCHAK en Sibérie (décembre 1918) et l’échec définitif de cette armée en 1920 ruina leur espoir de retour au pays. Elle épousa, le 4 février 1927, au Cap d’Antibes, le prince Alexandre GALITZINE (ou Golitsyn) descendant des grands Princes de LITUANIE. Les deux époux vinrent ensuite habiter au Brusc de Six-Fours (Robert Hervé, Une princesse russe à Six-Fours, Cahier du patrimoine ouest-varois n°11, Six-Fours, 2007).

1941 – 4 février :

1. PREMIER VOL, LE 4 FÉVRIER 1938, DU BREGUET 730, HYDRAVION DE TRANSPORT. Deux moteurs Gnome-Rhône 14 N 44/45 de 1 150 ch. (Performances : vitesse maximale : 330 km/h. Autonomie : 2 500 km. Masse maximale au déjaugeage : 28 500 kg, Dimensions : envergure 40,36 m ; longueur 24,37 m). Deux exemplaires de reconnaissance et de patrouille seront construits, dont un après la guerre (José Roca, La BAN de Saint-Mandrier, Cahier du patrimoine de l’ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).
2. HITLER PROJETTE DE S’EMPARER DE TOULON ET DE SA FLOTTE – Lors de la conférence navale de l’OKW, Hitler confirme à Raeder la mise en place d’« Attila » , nom de code de l’opération visant à s’emparer de Toulon et de sa flotte (Antier Jean-Jacques, 1972). Le même jour, l’aviso-dragueur Commandant Rivière appareille de Toulon à 16 h, direction Port-Vendres où il arrivera le 6 à 9 h ; il y fera escale jusqu’au 11. A 18 h, le 11, il mettra le cap sur Sète où il fera escale le 12 et dont il repartira le 18 à 7 h pour Toulon qu’il atteindra dans la nuit pour être affecté à la 3ème escadrille d’avisos (Gérard Garier).

3.AMIRAL JUBELIN – Après une évasion d’Indochine qui l’a conduit jusqu’en Angleterre, le futur amiral Jubelin écrit : « Et nous voici à Londres. Le rapide nous y a conduits dans la nuit noire. Premières impressions de pays en guerre : rideaux des wagons tirés, vitres noircies à la peinture, campagnes aveugles de lumière.
« A midi, je suis à Westminster-House, où s’est établie notre Amirauté, un grand bâtiment farci de bureaux.

« Le premier contact m’est désagréable. Il faut bien dire que j’avais rêvé jusqu’ici d’aller me battre en l’air avec mes compagnons d’évasion. J’étais bien naïf. On me réserve le commandement par intérim de notre vieux cuirassé Courbet, qui a rallié l’Angleterre au moment où les Allemands s’emparaient de Brest. Il sert de dépôt, en rade de Portsmouth, aux marins qui rejoignent les Forces Navales Françaises Libres.
« L’amiral Muselier m’a reçu, avec chaleur. J’avais été le chef de son secrétariat dix ans plus tôt. Je le retrouve toujours aussi vif, plein de ruse et de flamme, avec son intelligence subtile et sa diplomatie orientale qui ne sont pas de reste, m’a-t-on dit, pour réarmer nos premières unités dans des conditions invraisemblables. Car il faut tailler des lois nouvelles. Lui seul pouvait réadapter nos décrets et nos règlements.
« Je ne parle pas des rencontres que j’ai faites dans le couloir. Cet officier haut gradé qui me dit : « Vous savez, entre nous, si j’avais pu me douter que nous serions si peu, je ne serais jamais venu. » En fait, il ne s’est guère forcé, il n’a eu qu’à prendre la vedette pour aller du bateau français au bateau anglais.
« Au cinquième étage, ça va beaucoup mieux. Je tombe, en la personne du chef d’état-major de l’Air, sur mon vieil ami Pijeaud. Jopy, comme nous l’appelions au lycée, est un de mes plus vieux copains de classe. Sous les ordres de Muselier, il dirige ici l’embryon d’aviation qu’ils essaient de constituer. Pijeaud ne pouvait pas se faire à l’idée de rester dans un bureau. Il était pourtant le seul colonel de l’Air, sur le territoire de Grande-Bretagne en 1941. Il partit pour Sidi-Barrani, fut abattu à sa première mission et grièvement blessé aux mains et au visage. Prisonnier à l’hôpital de Derna, il devint aveugle et, au moment où les troupes britannique s’approchaient de Benghazi, il s’enfuit avec deux autres blessés. Ils errèrent quatre jours dans le désert. Un détachement anglais les découvrit inanimés dans un trou de sable. Pijeaud, envoyé en avion à Alexandrie, y mourut le 6 janvier 1942, en murmurant : « Je ne regrette rien. »
« On me présente au capitaine de corvette de La Valdenne, as de l’autre guerre dans l’aviation de chasse et qui, par le fait du prince, est devenu marin. » (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, 1951).

1943 – 4 février : DEUXIÈME MISSION DE GUERRE DU SOUS-MARIN « CASABIANCA » – Le sous-marin Casabianca, commandant L’Herminier, l’un des rescapés du sabordage de la Force de Haute Mer à Toulon le 27 novembre dernier, effectue sa deuxième mission de guerre qui le conduit sur les côtes de la Provence et en Corse. En Corse, en liaison avec un groupe de résistance, il devait débarquer en baie d’Arone (près du cap Rosso) deux agents de renseignements avec leur matériel. Mais c’est en Provence que se situait la partie principale de la mission avec le débarquement de trois agents associé à l’embarquement d’officiers français désireux de rallier l’Afrique du Nord. L’ordre de l’opération est suivi ainsi : dans la nuit du 3 au 4 février, le sous-marin est à 50 nautiques de Toulon et des îles d’Hyères. Il échappe de peu à un piège tendu au Cros-de-Cagnes. Plus question d’embarquer des officiers volontaires. Il ne reste lui plus qu’à débarquer les agents de renseignements en un point quelconque de la côte. Passé le cap Lardier, le commandant L’Herminier choisit la baie du Bon Porté. L’endroit est bon. Le débarquement a lieu. Le lendemain, le sous-marin est en baie d’Arone où il fait surface le 5 février au soir (Commandant L’Herminier – Casabianca ; Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur – La participation de la Marine Française aux débarquements de Normandie, de Corse et de Provence, 1969, 280 p).

1944 – 4 février : DEUXIEME BOMBARDEMENT DE TOULON PAR LES ALLIÉS : 300 IMMEUBLES DETRUITS (Georges Blond).

1. Marc Saibène : LE DEUXIEME BOMBARDEMENT DE TOULON SURVIENT LE 4 FEVRIER 1944. L’alerte est donnée à 13 h 12, et quelques minutes plus tard quelques avions sont reconnus en haute altitude au nord du Faron. Au même moment Marseille signale une importante formation sur le littoral. Dans l’instant qui suit, 38 appareils surgissent au sud de Saint-Mandrier. La première vague passe en 3 mn avec pour cible les grands bassins. La seconde vague débouchera à 13 h 59 avec 29 appareils avec le même objectif plus le Mourillon. A nouveau, les navires français renfloués sont touchés ainsi que deux cargos, mais aucun U-boote n’est détruit. Il y aura peu de victimes dans l’arsenal, mais en ville le nombre de morts et de blessés est important.

2. Jean-Baptiste Gaignebet, 1980 : APRES LA CRUELLE EXPERIENCE DU 24 NOVEMBRE, LES BOMBARDEMENTS SUIVANTS FURENT MOINS LOURDS. Le 4 février 1944, 70 avions frappent les bassins Vauban : le projet allemand de base sous-marine est abandonné. En ville, malgré de nombreuses destructions d’immeubles, dont le lycée, il n’y eut que 34 tués. De fait, on a travaillé à améliorer les abris, à rendre les caves communicantes. D’autres bombardements ont lieu les 7 mars et 11 mars 1944. Celui du 29 avril 1944 est fait par 573 quadrimoteurs qui lâchent 1312 tonnes de bombes et font 72 morts et 173 blessés à Toulon, 130 morts et 65 blessés à La Seyne, et 4 morts et 10 blessés à Six-Fours (Blond G. ; Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944; Gaignebet J.-B. 1980, p. 354-355).

1945 – du 4 au 11 février : LA CONFERENCE DE YALTA ENTRE FRANKLIN D. ROOSEVELT, WINSTON CHURCHILL ET JOSEPH STALINE. Après s’être réunis à Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943 pour décider d’opérer un vaste débarquement à l’ouest de l’Europe, Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill et Joseph Staline se réunissent à Yalta, en Crimée, du 4 au 11 février 1945. L’objectif est de préparer la paix, alors que la défaite de l’Allemagne nazie semble proche, et de se mettre définitivement d’accord sur un projet de reconfiguration de l’Europe après la guerre.

Profitant de l’avancée de l’Armée rouge en Europe du Sud et de l’Est, Staline parvient à obtenir de nombreuses concessions de la part de Roosevelt, concessions que Churchill est ensuite contraint d’approuver. Ainsi, le président américain accepte que la frontière ouest de l’URSS suive la «ligne Curzon» et donc qu’elle conserve les territoires polonais et les pays baltes qu’elle avait annexés en 1940. En Asie, l’URSS récupère les îles Kouriles et la partie sud de Sakhaline, qui appartenaient au Japon depuis la victoire navale de ce dernier contre la Russie tsariste en 1905, et retrouve ses droits particuliers sur les ports et les chemins de fer de Mandchourie.

En contrepartie, Staline s’engage à intervenir contre le Japon trois mois après la défaite de l’Allemagne, reconnaît le droit, pour les peuples libérés, d’établir les institutions démocratiques de leur choix et accepte que la France participe à l’occupation de l’Allemagne à condition que la zone soit prise sur les territoires précédemment attribués à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Enfin, les trois chefs d’Etat décident la création de l’ONU, qui est dotée, à la demande de Staline, d’un Conseil de sécurité composé des puissances victorieuses et ayant droit de veto. Ils se mettent également d’accord sur la démilitarisation et la «dénazification» de l’Allemagne, mais s’en remettent à une commission spécialisée pour étudier la question des réparations.

1948 – 4 février : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – L’aviso-dragueur Commandant Bory rejoint Bizerte où il effectue un grand carénage avec disponibilité prévue à la fin juillet, puis il se rend à Toulon (Gérard Garier).

1949 – 4 février : LA RADIODIFFUSION FRANÇAISE DEVIENT LA R.T.F.

1960 – 4 février : DU NOUVEAU POUR LES CONSTRUCTIONS SCOLAIRES A SAINT MANDRIER – Lors du Conseil municipal, lecture est faite de la lettre de l’Inspecteur d’Académie informant de la création au cours complémentaire de Saint-Mandrier d’une classe mixte de 6ème et une de 5ème. La classe de 6ème entrera en fonction à partir de la rentrée de septembre I960, celle de 5ème en 1961. Cette lettre recommande de se mettre en rapport avec l’Inspecteur d’Académie pour la construction de trois classes (constructions groupées). Cependant, il faudra prévoir la construction de six classes en prévision de l’arrivée de nouveaux habitants comme suite normale des constructions nouvelles et de la mise en valeur des lotissements actuels (Gisèle Argensse, 2000, p. 51).

1969 – 4 février : YASSER ARAFAT DEVIENT CHEF DE L’OLP – L’homme qui avait fondé en 1963 le mouvement de résistance Al-Fatah apparaît de plus en plus comme le chef de file du mouvement de la résistance palestinienne dans son ensemble. Le mouvement qu’il dirige, et qui agit à partir de la Syrie et de la Jordanie, prend ainsi la tête de l’Organisation de Libération de la Palestine. Toutefois, un autre mouvement palestinien, plus à gauche que le Fatah, le Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) refuse de reconnaître Yasser Arafat comme chef de l’OLP et ne siègera pas au sein du haut commandement militaire constitué par les autres composantes de l’OLP.

1971 – 4 février : LA GRANDE BRETAGNE ANNONCE LA FAILLITE DE LA SOCIETE ROLLS-ROYCE.

1974 – 4 février : ALLEMAGNE – ARRESTATION D EPLUSIEURS MEMBRES DE LA FRACTION ARMEE ROUGE.

1976 – 4 février :

1. VIOLENT SEISME AU GUATEMALA : 25 000 MORTS.

2. LES ETATS-UNIS DONNENT LE FEU VERT POUR L’ATTERRISSAGE DU « CONCORDE » SUR LEUR TERRITOIRE.

1980 – 4 février : MISE A SAC DE L’AMBASSADE DE FRANCE A TRIPOLI – La France ayant aidé la Tunisie à riposter à Gafsa, son ambassade est mise à sac. Rappelons que le 26 janvier, une cinquantaine d’hommes armés ont tenté de s’emparer de la ville de Gafsa en Tunisie. La Lybie était soupçonnée d’avoir commandité cette opération de déstabilisation du régime de Bourguiba. Le 17, treize membres du commando de Gafsa seront exécutés.

1995 – 4 février : SURYA BONALY REMPORTE POUR LA CINQUIEME FOIS D’AFFILEE LE TITRE DE CHAMPIONNE D’EUROPE DE PATINAGE ARTISTIQUE.

2010 – 4 février : ZONE DE PRESOMPTION DE PRESCRIPTION ARCHEOLOGIQUE SUR LES DOSSIERS D’URBANISME. COMMUNE DE SAINT-MANDRIER SUR MER (VAR). La zone 1 (Hôpital de la Marine, section B5) concerne toutes les parcelles totalement ou partiellement comprises dans le périmètre délimité sur les documents annexés au présent arrêté. Réf. Extrait de carte au 1/25000 (83153-11) et extrait cadastral (83153-C2) Pour le préfet de région, le conservateur régional Xavier Delestre.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 183e livraison :

-1709 – 7 janvier au 3 ou 4 février : LES GRANDS FROIDS ENTRAINERENT UNE IMPORTANTE DISETTE A SANARY. Le blé fut non seulement introuvable mais encore son prix fut très élevé et la communauté dut aider les habitants à se ravitailler et à prendre en charge une partie des dépenses en farine ; du blé parvient de Cannes par mer ; les pêcheurs ne peuvent appareiller ; les oliviers, la vigne même, gelèrent. Plusieurs maires interviennent auprès de l’intendant à AIX pour faire cesser l’interdiction de la vente de blé par TOULON qui continue à en recevoir de toutes provenances dans son port. Sanary décide d’être plus strict sur le prix du pain qui a tendance à s’envoler ; comme pour le vin, la vente au détail du pain par des étrangers au pays est interdite, les amendes qui seront infligées aux contrevenants alimenteront la caisse de la MISERICORDE pour être mis à la disposition des pauvres du lieu et pour leur acheter du blé, la marchandise saisie leur sera aussi distribuée. La communauté de Saint-Nazaire fait arracher les oliviers, vendus comme bois à brûler jusqu’à Marseille et Toulon. A leur place, on plante des vignes. Quelques années plus tard, le moulin à huile communal sera remplacé par un magasin contenant des cuves à vin. La disette fut importante : on manquait de blé. Pour protéger les récoltes, on interdit les chèvres (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 158-159).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 383e livraison :

1614 – 4 février :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Chapelle Saint-Charles Borromée au quartier  de Garbiers  (archives communales). La veuve Jean Barreau, née Bouzelle, fait donation d’un terrain situé au quartier de Garbier (en 1872, quartier rural du quartier de Saint-Charles) pour y construire une chapelle qui serait consacrée à Saint-Charles Borromée, évêque de Milan. Cette première chapelle se trouvait à la rue Jobin, à l’intersection des terrains où se trouvent la Manufacture du Tabac et le couvent des religieuses « Victimes » de la rue Levat (L.A., 1986) C’est cette chapelle qui donnera par la suite le nom de Saint-Charles à tous les quartiers avoisinnants (gare, cimetière, Lycée, caserne).

1841 – 4 février : à Marseille, naissance du baron Boyer de Fonscolombe. Etabli à la bastide de la Guillermy dans les années 1880, il était le doyen du service d’honneur de Mgr le duc d’Orléans, prétendant au trône de France. Il fit preuve de courage et de dévouement durant l’épidémie de choléra de Marseille (juin à octobre 1884). La Guillermi – propriété, quartier des Aygalades, commune de Marseille (1872). En lieu et place de l’autoroute A7 coulait ici autrefois une rivière auprès de laquelle la famille de Guillermy acquiert un vaste domaine dès 1689 et y séjournera jusqu’en 1807. Bastide du XVIIème siècle imaginée par la famille Guillermy (ou Guilhermy selon les sources) qui accueillit d’éminentes personnalités dans le passé comme en 1808 Paul de Barras exilé par Napoléon Ier, le préfet Thibaudeau avant son exil en 1813, et en 1890, Françoise d’Orléans, princesse de France, de Grèce et de Danemark. Depuis 2019 un nouveau propriétaire commence à redonner de son lustre aux lieux avec notamment la restauration de sa toiture atypique.

LA SEYNE-SUR-MER. 92e livraison :

Un contemporain de la fin du règne de Louis XIV, le médecin Laugier, de Toulon, écrivit dans son journal : « Dans les premiers jours de janvier 1709, la terre fut couverte d’une si grande quantité de neige qu’on n’en a jamais vu autant. Elle a duré pendant presque un mois, glacée sur la terre. Les oliviers furent tous brûlés et quantité d’arbres fruitiers. La plupart des blés ont été détruits par le froid… » La misère du peuple fut grande. Les autorités civiles, religieuses et militaires firent leur possible pour l’atténuer ; le Parlement de Provence prescrivit des secours de toute nature et le gouvernement royal accorda des subventions, des exemptions d’impôts et de contributions. Néanmoins, la détresse des pays était si profonde que les administrations municipales eurent à faire face à de grosses difficultés, surtout en matière de ravitaillement en blé et en grains ; ceci plus particulièrement pour les communes du littoral, comme celle de La Seyne, qui ne produisaient guère, en temps ordinaire, qu’une quantité limitée de céréales, à l’échelle des ressources familiales. Il fallait donc tirer les grains de l’intérieur de la Provence, de la haute Provence notamment, cela à des prix élevés, et il y avait la question du transport. C’est ce que firent les consuls de La Seyne (maire et adjoints) qui, en vue d’assurer aux habitants le pain nécessaire, firent procéder à des achats de blé dans les Alpes et le firent transporter jusque dans leur cité. Ce blé fut payé de 40 à 45 livres la charge de 160 litres ; 60 livres avec le transport en sus. Mais il arrivait que des charrettes chargées des précieux grains étaient retenues au passage dans des localités qui en étaient elles-mêmes dépourvues ; on ne pouvait évidemment remédier à cela. Toutefois, les acheteurs des grains, ainsi confisqués, étaient remboursés du montant de leur achat et aussi des frais de transport qu’ils avaient eu à supporter. Il faut songer que la pénurie en céréales s’étendit jusque dans le Dauphiné et le Lyonnais. Il résultat de cet état de choses que chaque communauté faisait bonne garde pour empêcher la sortie de la ville ou du bourg des denrées indispensables à la nourriture de leur population : pain, légumes, viande, etc. (Louis Baudoin, 1965, p. 208-209).

Rigueur excessive de l’hiver 1709. La presque totalité des oliviers fut détruite ou gravement endommagée ainsi que les blés ; figuiers, orangers, amandiers et autres végétaux furent décimés. Il en fut de même des chênes-verts, des chêne-liège et des autres arbres de nos forêts sans compter les dommages causés aux semences, vignes, arbres fruitiers qui furent gelés (Gisèle Argensse, 1989, p. 34, sans références).
A La Seyne les plantations d’olivier furent détruites en 1709, 1740, 1744, 1748, 1755, 1767, 1768, 1783 (Marius Autran, tome 3, 1990).

TOULON ET SES ANCIENNES RUES. MONGIN – Le port

Depuis que l’arsenal de Toulon existe, de nombreuses escadres y ont été armées. Les premières réprimèrent l’orgueil des puissances barbaresques, et vengeant les anciens désastres de la cité, portèrent plusieurs fois la flamme dans leur villes et la destruction de leurs flottes.

En 1622, partait de Toulon une escadre de dix galères et de plusieurs vaisseaux ronds. Cette escadre passait le détroit et paraissait devant La Rochelle que Richelieu assiégeait par terre.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

ORDRE DE PRÉSÉANCE DES PERSONNES À SAUVER EN CAS DE NAUFRAGE D’UN PAQUEBOT dixit Philippe Héraclès – « Le grand livre de l’humour noir », Le cherche midi, éditeur, 1992.

  1. (en priorité) les jeunes filles, jeunes veuves et jeunes divorcées.
  2. Les femmes mariées encore jeunes.
  3. Les veuves fortunées (âge indifférent).
  4. Les enfants (tout de même!).
  5. Les citoyens comme vous et moi.
  6. Les officiers, les banquiers et les ecclésiastiques.
  7. Les percepteurs, douaniers et autres collecteurs de taxes.
  8. Les sénateurs.
  9. Les belles-mères.
  10. Les maîtres d’hôtel de restaurants de luxe
  11. Les raconteurs d’histoires drôles dans les banquets.
  12. Enfin, les maris des jeunes femmes mariées  dont il est question au 2.

Ce sera tout pour aujourd’hui ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber et à demain pour fêter les Agathe !

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