ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 17 JANVIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 17 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n°4637).

ILLUSTRATION : Caserne de gendarmerie du Camp, La Castellet.

LES FÊTES : Chers amis facebookiens, avant toute chose, permettez-moi de remercier au nom de Cathy,  tous ceux qui lui ont souhaité son anniversaire. Elle a été très touchée par leurs messages qui lui sont allés droit au cœur.

Merci encore !

Mais les pages des éphémérides se tournant et un jour chassant  l’autre, ce mardi 17 janvier, nous fêtons les Roseline qui doivent leur prénom à Roseline de Villeneuve, une religieuse  française, mais provençale et, mieux, varoise, puisque née en 1263 de l’union d’Arnaud II de Villeneuve et de Sibylle de Burgolle de Sabran des Arcs. Instruite par les Clarisses d’Avignon, elle entra  à la Chartreuse de la Celle fondée par son frère Hélion. C’est ainsi que Sainte Roseline de Villeneuve ou Sainte Roseline des Arcs fut prieure de la chartreuse de la Celle Roubaud dans le diocèse de Fréjus . Elle mourut en 1329. Aujourd’hui, on dénombre 17300 Roseline en France.

En Provence, en même temps que sainte Roseline, on fêtait autrefois saint Antoine de Lérins (aujourd’hui le 5 juillet, ce qui rend obsolète le diction : Pour la Saint-Antoine il fait froid même dans l’huile), ermite, réputé préserver des épidémies les animaux et aussi les hommes. Il avait le pouvoir de guérir d’une maladie terrible, le feu de saint Antoine. Par extension, il protégeait de l’incendie.

Les centres du culte furent à la Motte-St-Didier en Dauphiné où le baron de Châteauneuf fit déposer le corps du saint en 1070, et en pays d’Arles. Les moines de Montmajour s’étant séparés des Antonins de Vienne enlevèrent les reliques et les trans­férèrent dans l’église St-Julien d’Arles. Les Arlésiens redoutaient un essai de récupération des reliques par les Viennois, aussi, lors de la procession des reliques le 17 janvier, verrouillaient-ils  à triple tour les portes de la ville.

Marseille avait une fontaine surmontée d’une statue du Saint, crachant l’eau par la bouche. La fontaine était adossée au mur de la chapelle des Pénitents Gris, lei Bourras que nous rencontrions autrefois à Six-Fours et La Seyne. Les armoiries de la con­frérie portaient un saint Antoine avec bâton, livre et les pieds appuyés sur une hure de porc. Le saint pro­tégeant des incendies, l’eau qui coulait de sa bouche du devait avoir un sens.

A Broc, près de Grasse, « pour se délivrer des tentations du démon, les fem­mes de cette commune, après avoir fait leur prière devant la figure de saint Antoine, allaient baiser révérencieusement le groin du pourceau, emblème de l’esprit immonde, placé aux pieds de la statue » .

A la fin du XIXe siècle, Mornas avait une très belle fête de Sant Antoni. La jeunesse arrachait le plus beau pin du pays, le plantait au milieu de la place, l’entourait d’un échafaudage circulaire, de branches et fagots de bois sec. A la messe, on distribuait le pain de saint Antoine qui protège bêtes et gens. Après vêpres, le cortège se rendait auprès du bûcher. Le feu était mis par les bailes le cierge en main. Le bûcher consumé, chacun se précipitait pour recevoir une part de l’arbre et partager les charbons qui, disposés en forme de croix, orneraient demeures, portes, étables et berge­ries. Un Baile, mestre Mille, laissa à ses héritiers l’obli­gation de fournir à perpétuité tant que vivrait la famille, le pin de la Cabano, le bûcher. L’usage était encore vivant en 1871.

Valensole qui a gardé sa Sant Aloi a oublié Sant Antoni durant laquelle les cultivateurs se vêtaient de costumes de mois­sonneurs et les jeunes filles en lieuses, coiffées du grand chapeau de soleil. Après un grand défilé, les moissonneurs tenant dans une main une poignée de gerbes de blé, et dans l’autre une faucille mimaient le geste des moissons, le dos courbé. Les lieuses assemblaient les gerbes que saint Antoine protégerait.

La Baume-de-Sisteron conservait encore, vers le milieu du XXe siècle, l’usage d’une fête qui s’accompagnait de dégustation de pois chiches, cese, offerts à tous les visiteurs.

Dans la vallée de l’Ubaye, saint Antoine fêté à Larches et Meyronnes, protégeait du feu, des incendies, et par compensation, des inondations, et enfin de la mort subite. Invocation : « Sant Antoni, préserva-nous dou fuoc, de l’aiga e de mouart súbita”.

A Castellane les agriculteurs fêtaient ainsi leur patron : à la messe de 10 heures, le pain de saint Antoine était béni, et distribué afin que chacun en garde un morceau protecteur. Un usage identique se retrouvait à la Palud-de-Castellane.

Montagnac, capitale de la truffe en Haute Provence, a pour patron, saint Antoine, représenté avec son compagnon, déterreur de rabasso. Le compagnon du saint est à sa place et a dû valoir ce patronage.

A Embrun, le dimanche qui suivait la fête du saint, le quartier de saint Antoine était en liesse. Messe, banquet des dames et des hommes au restaurant du Lion d’Or, visite des éta­blissements du quartier, bal, soupe au fromage. Il y avait deux prieuresses et deux prieurs.

Durant la Révolution et le Consulat, le calendrier révolutionnaire dédia au zinc ce 28e jour du mois de nivôse.

DICTON : « à la Sainte Roseline, pour les brûlures : vaseline ».

PENSEE : « J’ose dire que si la démocratie américaine cessait de progresser comme une force vive […], la force du fascisme s’accroîtra dans notre pays. » (Franklin D. Roosevelt, cité par Umberto ECO dans « Reconnaître le fascisme, Grasset, 2017).

EPHEMERIDES :

Caserne de gendarmerie du Camp, Le Castellet

395 – 17 janvier : NAISSANCE DE L’EMPIRE BYZANTIN – L’Empire byzantin est né en quelque sorte par hasard en 395, exactement le 17 janvier, quand mourut l’empereur Théodose Ier le Grand, qui avait conféré le titre d’auguste à ses deux fils, Arcadius et Honorius. Le premier, qui avait 16 ou 17 ans reçut le gouvernement de l’Orient et le second, qui en avait 10, celui de l’Occident. Théodose ne crut pas – ni personne en son temps – avoir procédé à un partage définitif ; dans son esprit il ne s’agissait même pas d’un partage à proprement parler : ses deux fils n’étaient pas les souverains de deux États distincts, ils étaient deux co-empereurs qui se partageaient les responsabilités d’un même Empire, où les décisions, qu’elles fussent prises pour l’Orient ou pour l’Occident, l’étaient en leur nom à tous deux.

(Sainte-Sophie-Istamboul)

Dès janvier 968 : PROJET D’EXPEDITION CONTRE LES SARRASINS DU FRAXINET – L’empereur Otton envoie une lettre à ses capitaines Tildéric et Hermann Billung restés en Germanie afin de les informer de son intention d’une expédition destinée à en finir avec le Fraxinetum.sarrasin des Alpes (Widukind – Res gestae Saxonicae annalium, libri III, cite cette lettre rédigée par l’Empereur lors de son séjour à Capoue : « Anno 968 – Oddo I scripsit  (Capua XV kal. Febr.) epistulam ad duces : Si vero voluntati paruerint, ut praesenti aestate coniugem cum aequivoco nostro in Franciam dirigentes per Fraxinetum a destruendos Saracenos, Deo comitis, iter arripiemus, et sic ad vos, disponimus… », mais les décès de sa mère et d’un de ses fils le contraignent à suspendre l’expédition pour se rendre auprès des siens (Toujours dans Widikund, nous lisons : « Igitur Imperator, audite morte matris et filii, (…) iudicavit ab expeditione Fraxineti abstinere...). Mais ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas, dans la stratégie d’Otton, d’un axe majeur, tout au plus d’une opération de police visant à assurer au commerce et aux pèlerins le passage des Alpes, seule relation existant entre l’Italie en la Germanie.

-1103 – 17 janvier : Château de Mont-Pèlerin, devant la porte de Tripoli en Syrie. Aicard de Marseille (identifié par Albanès et Chevalier avec le prévôt de Marseille, connu en fonctions de 1117 à 1158) assiste avec le comte Guillaume IV d’Auvergne, le vicomte Bernard-Aton de Béziers, Bérengerde Nabonne, Raimond IV, comte de Saint-Gilles et marquis de Provence, à la donation que ce dernier fait à Saint-Victor de la moitié de la ville de Gibellet, entre Tripoli et Beyrouth en Syrie. (acte 213 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint- Victor, Grand Cartulaire, fol. 184. A.Ruffi, Histoire des comtes de Provence, p. 64 et 65. — b. Histoire généalogique de la maison d’Auvergne, t. II p. 57. C. Vic|  et Vaissette, Histoire générale de Languedoc, l’e édit., t. II, preuves, p. 360 ; 3e  édit., t. V, col. 779. — d. Beugnot, Assises de Jérusalem, t. II. p. 479. — e. Guérard n° 802. ind. Albanès et Chevalier, Gallia . . Marseille, n° 1086).

décembre 1179/janvier 1180 : donation par Bertrand de Marseille à l’église et au prieur du Castellet – Cum ea que utiliter geruntur… Manifestum ergo sit omnibus quod ego, B. de Massilia, intuitu pietatis, pro redemptione et salute anime mee, solvo et omnimo desamparo cum hac carta Domino Deo et ecclesie de Castelleto et tibi, P. Martino, priori ejusdem ecclesie, tuisque successoribus in perpetuum, quicquid censuale demandabam vel demandare poteram in ips ecclesia vel in toto stari ejusdem ecclesie, et laudo atque concedo bona fide per me et per meos ut ipsi canonici libere et absque meam meorumque inquietudine et censuali exactione perpetuis temporibus illud habeant et possideant. Hanc soltionem et concessionem fecit dominus Beretrandus de Massilia anno Incarnatione Domini M°C°LXXVIIII, mense decembri, in presentia multorum. Postea, eodem anno, mense sequenti, hoc idem fecit et confirmavit id. B.. in manu domini Fulconis, episcopi, et Willelmi, prepositi, et promisit eis per stipulationem quod nunquam amplius eodem stari censum quereret nec heredes ejus. Hujus rei testes sunt: Aicardus de Auriolo, canonicus; Raynaldus de Mazalgas et Ugo, frater ejus; R. de Vilamus, Stephanus faber. [de Gérin-Ricard 1926, Acte n°  268)

1183 – janvier : don à Montrieux de droits sur les eaux du Gapeau (Boyer R., 1980, p. 412. Acte n° 14 de Montrieux. Original perdu ; copie Capus p. 260 ; IND. Teissier, fol. 181 ; Dubois, 31.) « Percipie et ses enfants, Guillaume Sennoret, Bertrand et Isquive, donnent au monastère de Montrieux leur droit sur les eaux du Gapeau]. Willelmi Sennoret et Squiva, sororis eorum, dat aque Capelli. »

1184 – janvier :

1. OLLIOULES – Confirmation aux vicomtes Bertrand, Guillaume le Gros et Barral, son frère, Hugues Geofroi et Raimond Geofroi, par Sanche, comte, et marquis de Provence, de la possession de leurs fiefs (Acte n° 273). Toutefois, le fief d’Ollioules, que le comte Sanche confirme à Bertrand de Marseille, dit d’Ollioules, père de Cécile, échappe au sort des autres terres vicomtales que tiennent en fiefs Guillaume le Gros, Barral, Hugues Geoffroi et Raimond Geoffroi. De par les conditions stipulées lors de la constitution de la dot, les descendants de Cécile et de Guillaume ne pourront plus participer aux affaires de la vicomté, et ils n’apparaîtront plus dans les divers actes concernant celle-ci. (H. Ribot, 2003).

2. donation à Montrieux d’une part d’Orvès sur Signes : Acte du cartulaire de Montrieux (Boyer, 1980.). …ad summum fascie Marie de Sex Furnis 1182 (limite d’une part d’Orvès vendue à Montrieux, entre le Pou de Vèze et la samble de Pétellin) ; terra Marie de Sex Furnis, limite de Montrieux 1206 et 1250 (Boyer, 1980, p.472 et 528 : avant la Samble de Pétellin.) ; faïsses de Montrieux I.G.N., commune de Signes (au sud-ouest du Jas de Marquand)….

1204 – janvier : DON D’UNE TERRE A MONTRIEUX – Guillaume Martin, seigneur du Beausset et coseigneur d’Orvès, donne à Montrieux, une terre située dans la plaine d’Orvès et une autre située en dessous de la faisse Garoposa (Boyer R., 1980, p. 453. Acte n°  64 du cartulaire de Montrieux. Original perdu ; copie Capus p. 276 ;  IND. Teissier, fol. 55 ; Dubois, p. 32.)

1226 – 17 janvier : ETANG DU VACCARES et Villeneuve-en-Camargue – Arles. Vente pour 36.000 sous de raymondins neufs par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, avec l’approbation de sa femme et de ses fils, à la commune d’Arles, de l’étang de Valcarès et de la Loue Longue, avec tous ses droits et revenus, à la condition que les habitants de Villeneuve-en-Camargue et ceux de ses domaines jouiront sur l’étang des mêmes droits que les Arlésiens. (acte 448 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A1. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, R 315. — A2. Arch. comm, d’Arles, DI) 1, n° 90. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 219).

1296 – 17 janvier : Division et partage de la seigneurie d’Evenos en accord avec le seigneur d’Ollioules. Il s’ensuit qu’Evenos et Ollioules avaient des droits respectifs, les uns les autres, comme des terres, fortifications, abreuvages, etc. (Eugène Castellan, 1937, p. 18).

1311 – 17 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE Val de las Monnieras (charte aux archives municipales). Val-Monnière – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).

1355 – 17 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Buerias (acte notarié). La Millière – hameau en 1872, quartier de Saint- Menet.

1361 – 17 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Orpillieras (acte notarié). Orpillières lieu-dit, quartier de la Loubière. Première mention : Orpilhieras, 20 septembre 1344 (ibid.).

1369 – 17 janvier : Guerre de 100 ans – Victoire française lors de la bataille de Montalzat.

1377 – 17 janvier : Le pape Grégoire XI ramène la papauté à Rome.

1381 – 17 janvier : Louis d’Anjou part pour l’Italie –  Après l’appel au secours de la reine Jeanne de Naples, son fils adoptif, Louis d’Anjou, part pour l’Italie.

1420 – 17 janvier : Guerre de 100 ans – Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, influence la Cour de Troyes et parvient à obtenir la déchéance du dauphin Charles de ses droits.

-1562 – 17 janvier : l’Edit de Saint-Germain autorise la liberté de culte en France – Rédigé par Michel de l’Hospital, l’Edit de Saint-Germain autorise la liberté de culte en France, notamment pour les protestants, hors des enceintes des villes et de jour. Mais le parlement de Paris refuse de le signer, ce qui entraîne le massacre des huguenots à Wassy et le début de sanglantes guerres de religion.


1656 – 17 janvier : SIX-FOURS, NOTRE-DAME DE SANTE – Le 30 juillet 1646, patron Charles Guigou à feu Pierre, dit de Rainier, de Six-Fours, en conséquence de la permission, à lui donnée, par le Seigneur évêque, de faire et édifier une chapelle au terroir dudit Six-Fours et quartier de Rainier, par son ordonnance rendue sur requête, signifiée à Monsieur le grand vicaire de Monseigneur l’abbé St Victor, prieur de S-F, et aux consuls et communauté dudit lieu, le 24 dudit mois, a fondé, établi et institué, à la dite chapelle sous le titre de Notre Dame de santé, un service d’une messe à chaque jour de dimanche et fêtes de commandement, qui sera célébrée, après le prosne par tel prêtre que mondit Seigneur l’évêque ou son grand vicaire approuvera. Lequel sera chargé par ledit fondateur, sa vie durant, et après lui ; par un seul mâle aîné et plus proche de son sang, ou des filles à défaut des mâles, et de sa succession à perpétuité. (…) A raison de laquelle fondation, ledit Charles Guigou, ayant été obligé de fournir les frais du procès qui lui fut intenté pour empêcher cette fondation, sur le compte qu’il en avait tenu, serait (aurait) été passé acte de convention entre lui, d’une part, Pierre Jougla et Pierre Vidal, margaillers de la susdite chapelle, d’autre, reçu par Maître Denans, notaire, le 17 janvier 1656 (Jean Denans 1713).

1683 – 17 janvier : LA SEYNE, TRAVAUX A LA SOURCE DU CROUTON – A la même époque que les travaux pour la conduite des eaux de Berthe vers la ville, d’autres sont envisagés, à celle du Courton (sic !) cette fois, parce que la ville de La Seyne ne possède encore aucun lavoir… « La disette des eaux est si grande comme tout le monde le sait, qu’il ne se trouve plus aucun endroit pour laver les lessives et linges des habitants, étant obligés d’aller au lieu d’Ollioules avec grande incommodité, n’y ayant à présent aucune eau en ce terroir que à la fontaine du Courton (sic !) qui se divise en quatre endroits ; croyant qu’elle pourrait se ramasser et par ce moyen faire de lavoir à rendre de grands services. » Le conseil décide de faire voir cette source à des « personnes capables » et de prendre leur avis (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).

-1709 – janvier : La disette de blé se fit cruellement sentir sur le terroir de SAINT-NAZAIRE comme dans les communes avoisinantes. Dans une délibération de janvier 1709, il est dit :] « que les grands froids derniers et qui continuent encore ne permettent pas aux pauvres habitants de ce lieu de travailler pour gagner leur vie, il est proposé que les fermiers de la disme qui, pour les fêtes de la Chandeleur remettent à chaque habitant des chandelles, donnent cette année, en argent, la valeur de Ces çhandelles. Cette somme sera employée à acheter du blé pour les pauvres ». [id. : OLLIOULES où la misère n’est pas moins grande adoptera aussi cette mesure. La communauté décida aussi d’acheter du blé, Si le mauvais temps continuait, pour faire du pain afin de le distribuer à ceux qui ne sont pas en état de travailler. Les pêcheurs ne pouvaient plus sortir du port à cause des vents violents, Ils furent exemptés de payer la taille, le Bureau des Classes leur fournit un certificat attestant l’impossi­bilité pour les matelots de travailler. TOULON qui connait aussi la disette et qui était le fournisseur habituel de la communauté, interdit la sortie des blés de son territoire. Heureusement pour SAINT-NAZAIRE le patron GEROSME, de CANNES, arrivera dans le port avec une tar­tane portant deux cents charges de blé. Celui-ci sera vendu aux habitants, mais les OLLIOULAIS avertis, enverront plusieurs particuliers et le maire acheter du blé clandestinement. S’en apercevant, le maire et les conseillers de SAINT-NAZAIRE arrêteront les achats effectués par les Ollioulais et ne permettront la vente à iceux que lorsque tous les habi­tants du lieu seront servis. Cet apport ne durera pas longtemps, plusieurs habitants viendront trouver le maire pour lui dire qu’ils n’ont plus un grain de blé pour nourrir leur famille. Sur ce, le maire se rend chez. les « boullangers » du lieu et constate qu’ils n’ont pas assez de blé pour assurer la subsistance des habitants pour plus de dix jours. Pour prévenir les désordres qui ne manqueraient plus de se produire de la part des chefs de famille, il décide, d’accord avec le conseil, d’envoyer deux per­sonnes à la « montagne » pour faire un achat de blé. qui sera destiné à être distribué « à proportion » aux familles. Le blé acheté sera cher. Aussi la communauté décide-t-elle de prendre à sa charge la différence du prix qui a augmenté en raison d’une part de sa rareté et de la misère des habitants. (…) Le maire. d’OLLIOULES convie les maire et conseil de SAINT-NAZAIRE et d’autres communautés à intervenir auprès de l’intendant à AIX pour faire cesser l’interdiction de la vente de blé par TOULON qui continue à en recevoir de toutes provenances dans son port. (…) Les boulangers profitent de la raréfaction des grains pour renchérir sur le prix du pain. Il faudra que la communauté intervienne pour assurer un contrôle plus strict des prix. Elle interviendra aussi dans les jours d’ouverture des boulangeries. En effet, les boulangers ne veulent pas pétrir les dimanches et jours de fête. Le maire trouvera un moyen pour contourner cet obstacle. Premièrement, Joseph AYCARD sera désigné pour contrôler la vente du pain provenant du blé acheté par la communauté, une femme est particulièrement chargée de le peser. Un boulanger, Jean Baptiste THOMAZIN, de la CIOTAT, offrira de faire du pain ordinaire et blanc, au même prix que les autres, et de plus pétrira les dimanches et jours de fête. Il met une condition,. c’est qu’aucune personne étrangère à SAINT-NAZAIRE ne pourra venir vendre du pain sur le terroir de ce lieu. La communauté accepte cette condition et décide que comme pour le vin, la vente au détail de ces produits par des étrangers au pays est interdite. Les amendes qui seront infligées. aux contrevenants alimente­ront la caisse de la MISERICORDE pour être mis à la disposition des pauvres du lieu et pour leur acheter du blé. La marchandise saisie leur sera aussi distribuée.]

1736 -janvier : tapage nocturne a Sanary – Un groupe de jeunes gens de Sanary fait du vacarme toute une nuit, brûle des enseignes de marchands de vin au détail et abîme trois des arbres plantés depuis peu devant l’église, daté d’un dimanche de janvier 1736 (Rotger B., 1984).

1789 – 17 janvier : L’ANGLETERRE COMME MODELE – Sur les délibérations des actionnaires delà Caisse des Comptes, un arrêt du Conseil d’État promulgue un prêt de 25 millions de livres au roi. Pendant ce temps, l’Angleterre, qui sera l’un des modèles de régime politique pour la noblesse libérale, vote la restriction des pouvoirs du Régent par le biais du nouveau gouvernement des Communes (AGENDA DU BICENTENAIRE – SAMEDI 17 JANVIER).

1790 – janvier : LA PICOTE EST A SANARY – Au conseil de janvier 1790, le maire fit part de la déclaration d’Emile Ripert, berger, d’après laquelle son troupeau de quatre trenteniers de brebis hébergées au bercail de la Cride appartenant à Nicolas Dugue bourgeois du lieu, était atteint de la « picote ». Pour éviter la contagion, il fallut lui attribuer un autre quartier. Note : La « picote » ou « claveu » est la clavelée ou variole des moutons, maladie contagieuse due à un virus filtrant qui atteint spécialement les ovins. Elle se caractérise par l’apparition de pustules sur la peau et les muqueuses (Rotger B., 1984).

1791 – 17 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Roucas blanc (registre des biens d’émigrés). Le Roucas-Blanc – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Notre- Dame-de-la-Garde (1872). Première mention : Balma melera, 21 décembre 1342 (acte notarié).

1794 – janvier : Accord donné par les représentants du peuple près des Armées du département du Midy, daté de pluviôse an II (janvier 1794) [Rotger B., 1984, p. 291 :  Trois habitants de Saint-Nazaire, Antoine Bernard, Charles Fourrest, Jean-Baptiste Arnaud, s’adressent dès pluviôse an II (janvier 1794) aux représentants du peuple près des Armées du département du Midy, pour leur exposer qu’ils se trouvent dans le golfe de Saint-Nazaire, à un endroit dit le Brusc, un emplacement où il y a eu de tout temps une madrague rendue vacante par le fait que les propriétaires ont émigré. Comme la saison approche pour mettre cette madrague en œuvre, et pour profiter d’une pêche de subsistance assez nécessaire dans l’arrondissement, supplient de la leur accorder, tout particulièrement parce que Bernard, capitaine de l’aviso « L’Exterminateur », a une connaissance parfaite de la calaison des madragues – qui fut de tout temps la profession de ses ancêtres – . Cette demande fut appuyée par la municipalité à laquelle les représentants donnèrent leur accord à la condition que le poisson remonté soit apporté à Port-la-Montagne.]

1798 – 17 janvier :

1. TOULON, INCARCERATIONS DE PERSONNALITES DE LA MARINE AU FORT LAMALGUE – Le 17 janvier 1798, les citoyens Garnier, directeur des constructions navales, Demore, administrateur de la marine, Auban et Coudeiron, médecin de marine, Lescalier, commissaire auditeur, Frédos et Imbert, fonctionnaires de la marine, Reboul, ingénieur des constructions navales, Bourgarel architecte, Aguillon négociant sont arrêtés et enfermés au fort Lamalgue comme suspects » (Fayal Charles, « Episodes autour d’une forteresse », Bulletin de la Société des amis du vieux Toulon, 1er trimestre 1943). Ignorant le motif de leur incarcération ils demandent à l’ordonnateur de marine leur mise en liberté sous caution. Najac, prend en mains leur défense, apprend qu’ils sont arrêtés pour avoir adressé une pétition à Rouyer, et secondé par la municipalité, demande au Citoyen Crassous, administrateur du département, la mise en liberté des détenus et l’obtient (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

2. la Commission militaires de Toulon dans ses œuvres – Le même jour, Barralier Jacques de Cuers et Rastaing Joseph ex-prêtre 62 ans de Solliès, sont condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 17 janvier Jeudi 10 du mois de Sha’Bân : Abd-al-Rahmann al-Jabartî – JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE (Albin Michel, 1979, traduit et annoté par Joseph Cuocq. Préface de Jean Tulard) (suite)

1. Perquisitions – Arrivée d’un groupe de soldats français à l’okelle (wakâla) appartenant à Dhû 1-Fiqâr, à Gamâliyya. Ils ont forcé l’appartement (tabâq) du katkhudâ ’Alî Pacha al-Tarabulsî et se sont emparés de ce qu’ils y ont trouvé. Ils apposèrent les scellés sur nombre de magasins (hawâsîl) et de logements dans ce caravansérail, dans l’okelle neuf et ailleurs, parce que les occupants étaient en voyage ou en fuite ou parce qu’ils étaient des marins des galions. Ils s’emparèrent de ce qu’ils trouvèrent. Ils arrêtèrent aussi des Turcs et des marins commerçants et les emprisonnèrent à la Citadelle.

2. Incorporation : Des Français se mirent à rechercher tout ce qui pouvait rester, au Caire ou à Bûlâq, des anciennes troupes, surtout des Candiotes, qui avaient servi chez Murâd Bey. Ils prirent nombre de chrétiens grecs et de marins des galions, qui avaient servi avec Murâd Bey et qui étaient encore en Egypte. Ils les incorporèrent dans leurs troupes, leur donnant uniforme et armes, les intégrant ainsi dans leur discipline.

3. Scission chez Murâd Bey : Ce jour, s’est répandue la nouvelle que ‘AIT Pacha et Nasûh Pacha se sont séparés de Murâd Bey et se sont retirés, à dos de chameau, au-delà de la montagne, du côté de la Syrie. Un groupe d’Ibrâhîm Bey s’était joint à eux. Cela se passait à la fin de Rajab.

4. Faits divers : Ce jour, un avis est publié d’allumer, à la place des lanternes de nuit devant les demeures et les boutiques, des lampadaires au milieu des souqs ; chaque lampadaire comportant quatre lampes était placé à trente pas l’un de l’autre. Leur entretien était confié aux riches et non aux pauvres. Le contrôle des gardes était suspendu. Les pauvres gens se réjouirent d’avoir été débarrassés enfin de cette corvée.

Ce jour, avis est publié également de porter les requêtes au tribunal et les plaintes devant les ‘Ulamâ’ et le cadi.

Ce jour, des soldats sont allés réduire les Bédouins de la tribu des Kawâmil. Ils sont revenus avec le produit de leurs prises : moutons, chèvres, oies, ânes, etc.

5. L’épouse de Murâd Bey : Ce jour, arrivée d’un messager venant de Gaza pour demander l’amân en faveur de Dame Fâtima, épouse de Murâd Bey, de la fille de feu Muhammad Efendî al-Bakrî et de son époux l’émir Dhû 1- Fiqâr ainsi que de ses collègues de promotion. La demande était adressée au cheikh Khalîl al-Bakrî, qui la présenta au général [Bonaparte], lui demandant une réponse favorable. Celui-ci écrivit aussitôt un laissez-passer et remit pour les demandeurs une somme d’argent. Cette demande n’était qu’une ruse pour soutirer un peu d’argent pour les besoins les plus urgents.

6. Ibrâhîm Bey : Le même messager rapportait la nouvelle que ‘Abd Allâh Pacha b. al-‘Azam était à Gaza, mais qu’Ibrâhîm Bey et sa troupe se trouvaient dans une situation critique hors de la ville, n’ayant pas l’autorisation d’y pénétrer.

Ce jour, départ de militaires français pour Qatiya (Katieh), où ils se mirent à construire. Le bruit s’est répandu d’un éventuel voyage du général en chef pour une expédition en Syrie.

Dimanche 13 [20 janvier 1799]

Le soleil passe à la constellation du Verseau. C’est chez les Français le premier du mois (année révolutionnaire). Aussi, cette nuit, ont-ils fait parler la poudre et tiré des fusées, comme ils oitt l’habitude de faire chaque fois que le soleil change de constellation.

-1800 – 17 janvier : Les Chouans capitulent. Bonaparte leur offre solennellement son pardon, assorti de menaces en cas de refus. C’est davantage par épuisement que par adhésion au gouvernement que les Vendéens acceptent la paix.


-1867 – 17 janvier :

  1. UNE FREGATE PRUSSIENNE CONSTRUITE PAR LES FCM de La Seyne – Lancement pour le gouvernement prussien de la frégate cuirassée Frédéric-Charles, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (Louis Baudoin, 1965).
  2. AGENDA D’HENRI FLOTTE – 17. Jeudi. S. Antoine. – Vent d’Est assez fort, beau ciel, temps froid et glace partout.

1876 – 17 janvier : Chaque patron pêcheur du littoral a le droit de pêche partout où bon lui semble  – Chaque patron pêcheur du littoral, en se conformant aux règles d’une localité, a le droit de pêche partout où bon lui semble, quelle que soit la Prud’homie du littoral français, daté du 17 janvier 1876. [Patania L., Guillaume J., 2002 : Dans une lettre du janvier 1876, le secrétaire de la prud’homie de Six-Fours rappelle à son excellence, Ministre de la Marine,] « qu’aux termes de nos usages et règlements, chaque patron pêcheur du littoral, en se conformant aux règles d’une localité, a le droit de pêche partout où bon lui semble, quelle que soit la Prud’homie du littoral français. »

1878 – janvier : Premières autorisations d’installer des cabanes en planche sur les plages de Bonnegrâce et de Portissol à Sanary : En janvier 1878, les sieurs Joseph JABIN et Claude BERTRANON obtiennent l’autorisation d’élever une cabane en planches pour les bains sur la plage de Bonnegrâce. Plus tard, le Général ROSE obtiendra l’autorisation d’installer un garage à bateaux à Portissol. Il est aussi proprié­taire d’une grande partie de la pointe de Portissol.(B. Rotger, 1984, p. 434).

1886 – 17 janvier : Première ligne de tramways de Toulon – Un décret du Journal officiel daté du 16-1-1881 déclara d’utilité publique la création à Toulon de trois lignes de tramways hippomobiles. Le 17 janvier 1886 fut inaugurée la première, composée de deux parties, place Notre-Dame (Noël Blache) à Bon Rencontre et place Notre-Dame au pont de Saint-Jean-du-Var (Marius Autran, tome 1, 1987).

-1895 – 17 janvier : Félix Faure est élu président de la République.

1897 – 17 janvier : AJELLO’S SAGA – Naissance à Saint-Mandrier de Ajello Victor Lazare, fils de Ajello François Cyr et Scotto-Lachianca Marguerite Joie ; père pécheur de Procida, 34 ans (D’après les archives dépouillées par Hélène et Thierry Bianco qui écrivent « SCOTTO LACHIENZA »)

1906 – 17 janvier : DE BIEN MAUVAIS NAVIRES DE GUERRE – à compter du 17 janvier, les cuirassés Jauréguiberry et le Henri IV réarment à effectif complet afin de procéder à des expériences inutiles de stabilité comparée qui n’apportent aucun enseignement nouveau, les qualités et les défauts des deux bâtiments étant parfaitement connus (Gérard Garier).

-1907 – 17 janvier : Maurice Barrès est admis à l’Académie française. En recherchant dans ma bibliothèque, j’ai trouvé un livre In-8 broché de cet auteur : « Le jardin de Bérénice », publié en 1907 à Paris, par les éditions Arthème Fayard dans leur collection « Modern-Bibliothèque », éditeur, 126 p. ; 1ère et 4e de couverture illustrées en couleurs et noir et blanc. Frontispice illustré en noir et blanc. Nombreuses illustrations dans le texte et hors texte, d’après les aquarelles de A. Calbet.

-1913 – 17 janvier : Raymond Poincaré est élu président de la République par les Assemblées réunis en congrès à Versailles. De l’avis de la presse du moment, Poincaré était le plus beau fleuron du barreau de Paris. « Sa carrière, brillante, est de celles qui forcent l’admiration par l’indépendance et la dignité qui l’ont marquée » (Le Figaro du 18 janvier 1913).


1915 – 17 janvier :

1. Le Miroir n°62 du 31 janvier 1915. Editorial « La Guerre » : “Dimanche 17 janvier.

Combat d’artillerie entre Nieuport et Ypres; nous prenons des tranchées dans le Nord et le Pas-de-Calais et y repoussons des attaques ennemies; autour de Soissons et de Reims, notre artillerie dis­sipe des rassemblements, provoque des explo­sions et démolit des ouvrages. Nous conqué­rons encore des tranchées à Perthes et à Beauséjour; nous refoulons une offensive à Flirey. Quelques engagements d’infanterie à la Tête-de-Faux dans les Vosges.

Les Russes cheminent en trois colonnes vers la Prusse orientale et la Prusse occiden­tale ; par la Mazurie, par Mlava, par Sierpe. De ce dernier côté, ils ne sont plus qu’à 60 kilo­mètres de Thorn. Ils ont occupé toutes les passes des Carpathes, entre la Galicie et la plaine hongroise, mais le froid et la neige y ralentissent les opérations.

La flotte turque a quitté la mer Noire, où la flotte russe a pris la supériorité, pour ren­trer dans le Bosphore.

Des manifestations contre l’Italie ont eu lieu à Vienne et à Villach en Autriche. Celle de Vienne s’est produite devant l’ambassade. A Rome on prétend que ces démonstrations ont été organisées par le parti militaire autrichien.

La Roumanie a rappelé ceux de ses réser­vistes qui étaient à l’étranger.

Le ministre des Finances d’Allemagne, M. Kuehn, va se retirer il allègue son état de santé, mais il est évident que cette maladie n’est qu’un prétexte. Son successeur désigné est M. Helfferich, directeur de la Deutsche Bank. »

2. Soissons doit être évacuée En fait, les informations du Miroir, filtrées par la censure, ne disent aucun mot de l’état dans lequel vit la population et pourtant, dans le même numéro nous trouvons un cliché de familles s’abritant dans les caves des maisons soumises au bombardement allemand et un autre cliché montrant les files d’habitants abandonnant la ville par crainte des obus. Car les faits sont là : la ville de Soissons, bombardée par les Allemands, doit être évacuée.

3. ECHOUAGE DU SOUS-MARIN Saphir (type Émeraude) aux Dardanelles – Échouage en essayant de pénétrer dans la mer de Marmara. 14 morts dont le commandant, LV Henri Fournier, 13 hommes sont faits prisonniers par les Turcs et détenus au bagne de Fium Kara Hissa.

-1920 – 17 janvier : Paul Deschanel est élu président de la République par les Assemblées réunis en congrès à Versailles. Ayant démissionné pour « surmenage » intellectuel, il sera remplacé à ce poste  par Alexandre Millerand (Le Figaro du 24 septembre 1920).


-1925 – 17 janvier : Léon Trotski n’est plus commissaire du peuple à la Guerre – U.R.S.S. : le plenum du comité central du parti communiste obtient la démission de Léon Trotski de ses fonctions de commissaire du peuple à la Guerre (Le Figaro du 18 septembre 1925).


1931 – 17 janvier : la Compagnie des Tramways de Toulon mettra en service sur Saint-Mandrier, des autobus confortables avec un horaire et des arrêts fixes – L’Adjoint Spécial de Saint-Mandrier porte à la connaissance de la population qu’à partir du samedi 17 janvier 1931, la Compagnie des Tramways de Toulon mettra en service sur Saint-Mandrier, des autobus confortables avec un horaire et des arrêts fixes. Espérant que la population réservera le meilleur accueil à ce nouveau service qui s’efforcera de toujours donner satisfaction aux usagers de la nouvelle ligne. Les habitants du village apprécient ce nouveau service et reconnaissent même que la localité n’est régulièrement desservie que depuis l’existence de la société d’autocars « Bleu-Azur » (Gisèle Argensse, 1989, p. 202)

1936 – 17 janvier : Fin du procès Stavisky avec des condamnations qui signifient la honte et le mépris de la France  – « Fin du procès Stavisky commencé le 5 novembre 1935. 25 accusés comparurent devant la cour d’assise. Parmi eux, deux parlementaires, un général en retraite, un ancien acteur, deux avocats, huit journalistes et les comparses directs de Stavisky au Crédit Municipal de Bayonne, dans les banques et les compagnies d’assurances dupées par leurs soins. 255 témoins ont été cités par le parquet et par les accusés. On compte dans leurs rangs des hautes personnalités de la politique et de la finance.

« Les jurés ont dû répondre à 1956 questions. Après une nuit entière de délibérations, l’audience s’ouvre le 17 janvier au matin. Le chef du jury tient dans la main un gros cahier où sont consignées les 1956 réponses. Il les lit. Seuls sont condamnés les banquiers et les financiers compromis, le vieil acteur et le vieux général ainsi que les deux parlementaires. Les avocats sont stupéfaits.

« Ils avaient dit tant de fois aux jurés qu’ils « représentaient la conscience de la France » ; or, cette conscience leur a répondu par des condamnations qui signifient la honte et le mépris de la France » (Le Figaro du 18 janvier 1936)

-1938 – 17 janvier au 24 février : L’AERONAVALE S’ENTRAÎNE AVANT SA TOURNEE EN AFRIQUE– Le 17 janvier 1939, l’escadrille HS1 procède en rade de Toulon à une séance de catapultages à partir du Commandant Teste, puis le lendemain, elle appareille à bord de son bâtiment base pour la Tunisie., Port-Etienne en Mauritanie, Dakar, St. Louis du Sénégal et Conakry. Le 24 février, la HS1 est de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

-1939 – 17 janvier : LE SORT DES JUIFS ALLEMANDS S’AGGRAVE – En Allemagne, le pouvoir nazi interdit aux juifs d’exercer des professions médicales.

1940 – 17 janvier :

1. ARRESTATION DE COMMUNISTES – Paru dans « Le Petit Parisien » du mercredi 17 janvier 1940 : « A Villeurbanne – Des tracts communistes étaient distribués dans plusieurs quartiers de la ville ainsi que dans les banlieues industrielles de Villeurbanne et de Vénissieux. La police vient d’arrêter le rédacteur-imprimeur de ces tracts, l’ouvrier-métallurgiste Laurent Garet, quarante ans, demeurant 7, rue Benjamin Constant à Villeurbanne. »

               2. PROCLAMATION DE LA DECHEANCE DES ELUS COMMUNISTES – Le même jour, le journal « Excelsior » publiait : « La déchéance des élus communistes est proclamée. Par 521 voix contre 2, le projet a été voté à la chambre – La mesure s’appliquera à tous les Moscoutaires entrés au Parlement, aux conseils généraux et d’arrondissement et aux conseils municipaux s’ils n’ont pas déjà rompu avec leur parti. »

1942 – 17 janvier : LES F.N.F.L. ET LE BLOCUS DE DJIBOUTI – Arrivé à Aden, l’aviso-dragueur Commandant Dominé va prendre la relève de l’aviso colonial Savorgnan de Brazza affecté depuis le 2 mai à la patrouille du blocus de Djibouti et repartile 11 janvier 1942 pour le Royaume-Uni par la route du Cap. Première mission, du 10 au 19 janvier 1942. Appareillé d’Aden le 10 janvier à 17 h 00. Rencontre le 11 janvier à 06 h 0 le sloop anglais Shoreham qui lui passe les consignes et reviendra le relever le 17 janvier à 16 h 30. Au cours de cette patrouille, le Commandant Dominé a aperçu de nombreux boutres mais n’en a visité qu’un seul, sans contrebande, se rendant d’Assab à Berbera (Gérard Garier).

1946 – 17 janvier : L’AVISO « COMMANDANT DELAGE » EST CITE A L’ORDRE DE L’ARMEE – En début d’année le Commandant Delage escorte les remorqueurs M 17, S 5, S 13 et Mouette restitués par les Italiens (Journal de la Marine Marchande du 17 janvier 1946). Décision n° 17 du 17 janvier 1946 du Général de Gaulle. Le Général de Gaulle Président du Gouvernement Provisoire de la République Française. Cite à l’ordre de l’Armée de Mer l’aviso Commandant Dominé. L’aviso Commandant Dominé a été l’un des premiers bâtiments armés par les F.N.F.L. pour poursuivre la lutte à côté des Alliés. Après avoir patrouillé dans le golfe du Bénin jusqu’en avril 1941, a rempli de nombreuses missions de patrouille dans l’océan Indien et probablement coulé un sous-marin ennemi au large de Porim. Dans le Levant depuis mars 1942, a effectué de nombreuses missions avant de participer au soutien de la 8ème Armée. Pendant son offensive d’Egypte, en Tripolitaine, puis aux opérations alliées du Dodécanèse. A rallié la Méditerranée occidentale en août 1944 et continué la lutte jusqu’à la libération de la France. Durant 48 mois passés en opérations à la mer – dans des circonstances les plus difficiles – sous les climats les plus durs – tous à bord ont fait preuve des plus belles qualités de courage, d’endurance et d’énergie. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre avec palmes pour les capitaines de corvette Jacquelin de la Porte des Vaux, Burin des Roziers, des Moutis, Cornuault, commandants successifs du bâtiment. Signé de Gaulle.

-1949 – 17 janvier : VIRUS DE LA GRIPPE – Le Dr Muller, de l’université de Leyde, et de Dr Lépine, de l’Institut Pasteur, identifient deux virus de la grippe et en isolent un troisième.


1951 – 17 janvier : NOTRE MARINE AU TONKIN – Jusqu’au 17 janvier, l’aviso-dragueur Commandant Bory est de surveillance du Tonkin (Gérard Garier).

1952 – 17 janvier : arrestation du chef nationaliste TUNISIEN Habib Bourguiba – Soulèvement à Bizerte en Tunisie et arrestation du chef nationaliste Habib Bourguiba (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1961 – 17 janvier : DENONCIATION D’UN OFFICIER ALLEMAND QUI FIT FUSILLER 26 SOLDATS ITALIENS – Beaucoup d’Italiens ont péri lors des combats de la Libération et parfois même furent exécutés par les Allemands. C’est le cas à Piolenc, près d’Orange, dans le Vaucluse, où dans la nuit du 21 au 22 août 1944, le lieutenant Kurt Leibbrand, qui commande la 6ème compagnie de génie de la XIXème Armée fait fusiller 26 soldats italiens incorporés dans son unité. Les victimes désignées sont réveillées en pleine nuit sous prétexte de travaux urgents à effectuer, conduites au lieu-dit «Beauchêne» et tuées par deux mitrailleuses dissimulées dans le bois. Le procès-verbal dressé le 5 septembre 1944 par le garde-champêtre de Piolenc fait état de «seize inconnus présumés de nationalité italienne» et «inhumés dans le terrain même où ils ont été fusillés». A noter la discordance entre les chiffres cités. Leurs dépouilles seront transférées à Saint-Mandrier en décembre 1962.  Der Spiegel du 17 janvier 1961 : Professeur spécialiste des transports ferroviaires à Zurich après la guerre, Kurt Leibbrand fait une brillante carrière jusqu’en 1959, date à laquelle il est dénoncé par un caporal-chef membre de la 6ème compagnie de génie. Un mandat d’arrêt est délivré contre lui et il est jugé à Stuttgart en 1961. Au cours de son procès – faisant l’objet d’un article paru dans le Der Spiegel du 17 janvier 1961 – Leibbrand déclare qu’il y aurait eu un ordre du chef du régiment de se « débarrasser » des auxiliaires italiens. Or le commandant de la 2ème compagnie séjournant à proximité déclare avoir interprété l’ordre différemment et les avoir laissés partir. Accusé d’avoir fait fusiller les auxiliaires italiens sans respecter les règles élémentaires de la guerre (aucun procès), Leibbrand se défend en prétendant que les Italiens se seraient mutinés, auraient refusé d’obéir aux ordres. Jugé coupable en 1961, la Cour  de Justice fédérale de Karlsruhe casse ce premier jugement et la procédure contre Leibbrand est finalement levée en 1966. Considérant, selon la formule habituelle, qu’ «il avait obéi aux ordres reçus», il est acquitté. Sa carrière professionnelle n’en est pas moins brisée (Jacqueline Viollet-Repettor, 2012).

1962 – nuit du 17 au 18 janvier : TERRORISME – « nuit bleue » AVEC 18 ATTENTATS de l’OAS : La France est touchée par une véritable folie meurtrière : plus de 180 plasticages en janvier-février, et, en point d’orgue, la « nuit bleue » de l’OAS du 17 janvier, où 18 attentats secouent Paris.

1975 – 17 janvier : LOI SUR L’I.V.G. – Promulgation de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse (I.V.G.).

1985 – du 6 au 17 janvier : 145 victimes DE LA vague de froid sur l’Europe – Une vague de froid sur l’Europe fait 145 victimes, généralement sans domicile fixe. A Paris, il s’agit du mois de janvier le plus froid depuis au moins 1838. La température atteint -13,9°C le matin du 17 janvier, alors que la veille la maximale fut de -10°C. Il faut remonter à février 1956 pour retrouver de telles températures dans la capitale. Dans le sud du pays aussi le froid est très marquant, avec un record sur la station de Nice par exemple, de -7,2°C le matin du 9. La veille, aucun dégel n’avait eu lieu (-2,3°c de maximum), et ce sont surtout les chutes de neige sur la Côte d’azur qui ont été exceptionnelles. On releva alors 38 cm sur la promenade des Anglais, là aussi il s’agit d’un record.

1989 – 17 janvier : Naissance du Conseil supérieur de l’Audiovisuel en France.

-1991 – 17 janvier : OPERATION « Tempête du Désert » contre l’Irak – Début de l’opération « Tempête du Désert » contre l’Irak. Elle se terminera le 28 février.

2001 – 17 janvier : SAINT-TROPEZ – inscription par arrêté du 17 janvier 2001 des parties suivantes de la maison dite du Corsaire sise au 11, quai Suffren : couloir d’entrée, cage d’escalier, toiture (cad. AB 286).

2010 – 17 janvier : MALADIE– C’est un dimanche et je supervise la deuxième journée du concours blanc organisé par FORPROF à l’Ibis de La Seyne. Journée fatigante s’il en est car le traitement que je suis depuis six mois, m’épuise.

2011 – 17 janvier :

1. Histoire locale – Antoine Peretti donne une conférence à Six-Fours (Salle Daudet) pour l’association Vacances et Loisirs culturels (VLC).

2. FAMILLE – La maman de Cathy est admise à la maison de repos de Mar-Vivo, à La Seyne.

2012 – 17 janvier : Histoire locale – Henri Ribot remet le manuscrit du prochain livre des éditions du FJEP Pierre Singal à l’imprimerie SIRA de Sanary. Il s’agit du n°14 des Cahiers du patrimoine Ouest varois consacré à La Seyne et à Saint-Mandrier.

2014 – 17 janvier : La Villa Cécile à Six-Fours – Var-Matin (mardi 17 décembre 2013 à 07h0) : Une enquête pour adapter le périmètre autour de La Villa Cécile à Six-Fours. Rue Catalane, au pied d’une route qui mène au fort de Six-Fours, se trouve la Villa Cécile (lire par ailleurs). Le domaine a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 4 novembre 2011. Un périmètre de protection de 500 m alentour a été établi d’office. C’est la loi. Entraînant avec lui nombre de contraintes pour les habitations et terrains voisins se trouvant à l’intérieur. Difficile, voire impossible en l’état actuel de la législation, d’agrandir, surélever, construire, etc. A moins de rester dans l’esprit de ce joyau architectural et patrimonial et d’avoir l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Vers un périmètre plus pertinent. C’est donc pour « assouplir » la loi qu’une enquête publique vient de s’ouvrir en mairie. Le but étant la création d’un périmètre de protection adapté. Un nouveau, plus pertinent, bien plus réduit, dont l’emprise maximale ne dépasserait pas 80 mètres autour de la propriété. Jusqu’au 17 janvier inclus, les Six-Fournais sont invités à venir consulter le dossier et/ou à formuler leurs observations, oralement si le commissaire enquêteur est présent, ou par écrit grâce au registre mis à disposition, durant les horaires habituels. Article de J.P. jpoillot@nicematin.fr (Var-Matin, du mardi 17 décembre 2013)

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 415e livraison.

1878 – janvier : Premières autorisations d’installer des cabanes en planche sur les plages de Bonnegrâce et de Portissol à Sanary : En janvier 1878, les sieurs Joseph JABIN et Claude BERTRANON obtiennent l’autorisation d’élever une cabane en planches pour les bains sur la plage de Bonnegrâce. Plus tard, le Général ROSE obtiendra l’autorisation d’installer un garage à bateaux à Portissol. Il est aussi proprié­taire d’une grande partie de la pointe de Portissol.(B. Rotger, 1984, p. 434).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 615e livraison :

En Provence, en même temps que sainte Roseline, on fêtait autrefois saint Antoine de Lérins (aujourd’hui le 5 juillet, ce qui rend obsolète le diction : Pour la Saint-Antoine il fait froid même dans l’huile), ermite, réputé préserver des épidémies les animaux et aussi les hommes. Il avait le pouvoir de guérir d’une maladie terrible, le feu de saint Antoine. Par extension, il protégeait de l’incendie.

Marseille avait une fontaine surmontée d’une statue du Saint, crachant l’eau par la bouche. La fontaine était adossée au mur de la chapelle des Pénitents Gris, lei Bourras que nous rencontrions autrefois à Six-Fours et La Seyne. Les armoiries de la con­frérie portaient un saint Antoine avec bâton, livre et les pieds appuyés sur une hure de porc. Le saint pro­tégeant des incendies, l’eau qui coulait de sa bouche du devait avoir un sens.

OLLIOULES. 79e livraison.

-1709 – janvier : La disette de blé se fit cruellement sentir sur le terroir. OLLIOULES décida d’acheter du blé. Le patron GEROSME, de CANNES, arriva dans le port de Sanary  avec une tartane portant deux cents charges de blé. Celui-ci sera vendu aux habitants, mais les OLLIOULAIS avertis, enverront plusieurs particuliers et le maire acheter du blé clandestinement. S’en apercevant, le maire et les conseillers de SAINT-NAZAIRE arrêteront les achats effectués par les Ollioulais et ne permettront la vente à iceux que lorsque tous les habitants du lieu seront servis. Cet apport ne durera pas longtemps, plusieurs habitants viendront trouver le maire pour lui dire qu’ils n’ont plus un grain de blé pour nourrir leur famille. Le blé acheté sera cher. Aussi la communauté décide-t-elle de prendre à sa charge la différence du prix qui a augmenté en raison d’une part de sa rareté et de la misère des habitants. (…) Le maire. d’OLLIOULES convie les maire et conseil de SAINT-NAZAIRE et d’autres communautés à intervenir auprès de l’intendant à AIX pour faire cesser l’interdiction de la vente de blé par TOULON qui continue à en recevoir de toutes provenances dans son port. (…) Les boulangers profitent de la raréfaction des grains pour renchérir sur le prix du pain. Il faudra que la communauté intervienne pour assurer un contrôle plus strict des prix. Elle interviendra aussi dans les jours d’ouverture des boulangeries. mis à la disposition des pauvres du lieu et pour leur acheter du blé. La marchandise saisie leur sera aussi distribuée.

TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 131e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589

Rue Ginoux

Appelée successivement traverse                                                            ,

traverse L. Blanc, cette voie porte depuis le 22 novembre 1900 le nom de rue Ginoux (Ginoux Charles, peintre toulonnais ; auteur de plusieurs ouvrages très estimés sur les peintres, sculpteurs, architectes, etc., de la ville de Toulon. Né et décédé à Toulon (1817-1900).).

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Question : Quelle est la différence entre un homme et un bébé ?
Réponse : Le bébé au moins on peut le laisser seul avec la baby-sitter.

Voilà, vous pouvez reposer vos lunettes, j’en ai terminé. Il est 8h ce 17 janvier !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain pour fêter les PRISCA.

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