ÉPHÉMÉRIDES DU 16 JANVIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 16 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n°4636).

LES FÊTES.  

Aujourd’hui est une date importante car c’est l’ANNIVERSAIRE DE CATHY. Depuis tant d’années, c’est un plaisir chaque fois renouvelé. Malgré la distance qui les sépare de nous, Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier se joignent à moi par la pensée pour le lui fêter.

Toutefois, je me dois de souhaiter également une bonne fête aux 183 000 MARCEL de France et de rappeler que saint MARCEL – Marcellus Premier – fut élu, en 296, 30e pape de l’église catholique après quatre années de vacance du siège pontifical. C’était durant les persécutions ordonnées par l’empereur Dioclétien contre les chrétiens.

Il est le patron des palefreniers et des grainetiers, d’où la signification du dicton : « A la saint MARCEL prépare tes graines nouvelles ».

Nous trouvons un saint MARCEL provençal, né à Avignon an début du Ve siècle, qui fut évêque de Die.

Dans toute la Provence, la SAINT MARCEL DE BARJOLS est célèbre. C’est la « SANT MARCEU DEI TRIPETO » (du latin tripudium, trépignement d’allégresse), fête antérieure à la translation des restes de St-MARCEL en 1350. Plus tard, une bulle du Pape Pie VI, en 1635, accorda des faveurs nombreuses aux pèlerins du Pardon de St-MARCEL à Barjols dont la fête est demeurée originale et importante.

Qu’écrivait Marcel Provence à ce sujet en 1942 ?

« Le matin réveil au son du canon et de la mousqueterie. Après la grand-messe, procession, précédée d’un Bœuf enrubanné, à travers la ville, reposoirs, passage devant la maison du saint. A ce moment le buste du saint porté par les hommes, sourit. Retour à l’Église. De 10 heures à 17 heures, bravade ! Et le bœuf ? Après avoir été promené, et béni, il est tué, salé, lardé, embroché et rôti. On compte trente parfois quarante rôtisseurs, tous en blanc, bien propres. Le sacrifice a lieu dans un enclos ; la cuisson est sur la place. La mise en broche et la cuisson se font au milieu des cris de joie et des danses, cette danse extraordinaire des tripeto que nous avons trouvée, même à l’église, la dernière église de Provence où l’on danse avec celle de Villeneuve où le danseur fait ses pas lors de la bénédiction de la souche de la St-MARC. Le lendemain le bœuf est distribué à la population. A Barjols il n’y a pas danse échevelée, mais un mouvement de tout le corps par élévation sur la plante des pieds en cadence, sur l’air propre à la fête et en chantant les couplets et le fameux refrain :

“Sant MARCEU, Sant MARCEU,

“Lou beu jour qu’es nosta festo,

“San MARCEU, San MARCEU,

“O Barjols rén de tant beu !

« Lei tripeto vendran lein. »

Lors du centenaire de la naissance de F. Mistral en 1930, la fête fût très belle. Elle a été reprise avec grand succès en 1939. La cuisson du bœuf n’a pas lieu chaque année, car c’est cher un bœuf ! aussi en rôtit-on un tous les quatre ou cinq ans. »

Le calendrier républicain dédia au PLOMB ce 27e jour du mois de nivôse An II.

Aux Etats-Unis d’Amérique, le 16 janvier correspond au « National Religious Freedom Day » (Journée nationale de la liberté religieuse) qui commémore l’adoption des principes de Thomas Jefferson sur la liberté religieuse, en 1786.

DICTON. « Sainte Geneviève ne sort point si Saint Marcel ne la rejoint. » Sainte Geneviève (fêtée le 3 janvier) est la patronne de Paris et des gendarmes. « Ce diction fait référence aux cortèges qui accompagnaient le culte de la sainte, car saint Marcel (ou Marceau) est également l’un des protecteurs de Paris. » (“Sainte Geneviève ne sort point si Saint Marcel ne la rejoint.”) Les deux saints étaient vénérés ensemble.

PENSÉE. Le bien universel est une illusion ou une possibilité offerte à la faveur d’une circonstance devenue favorable (Bertrand Alliot, Une histoire naturelle de l’Homme, éditions L’Artilleur, 2020, 186 p.

ÉPHÉMÉRIDES.

Lina BILL, Tamaris, La Seyne.

27 av. J.-C. – 16 janvier : OCTAVE REÇOIT LE TITRE D’AUGUSTE. Le 16 janvier de l’an 27 avant J.-C., le Sénat romain décerne à Octave le surnom d’Auguste. Ce titre honorifique désigne celui qui agit sous de bons auspices. Il récompense le petit-neveu et fils adoptif de Jules César pour avoir restauré les formes de la République sénatoriale et pacifié le pays en mettant fin aux guerres civiles qui l’ensanglantaient depuis un siècle.

929 – 16 janvier : CALIFAT DE CORDOUE – Abd er-Rahman III devient calife de Cordoue. Il va porter à son apogée l’Espagne musulmane.

1193 -16 janvier : PORT DE MARSEILLE – Engagement de la quatrième partie du port de Marseille, par Hugues Geofroi de Trets, seigneur de Marseille et vicomte, à Guillaume Vivaud et au juif Botin, pour 20.900 sous royaux couronnés, qu’ils ont payés en son nom pour le rachat de Marseille. Hugues et Guillaume de Baux sont cautions. Hugues Geofroi ordonne auxdits Vivaud et Botin de remettre ce gage à Hugues de Baux, s’il veut le racheter pendant son union avec la fille du même vicomte (acte 299 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : A. Arch. commun, de Marseille, DD 1. a. F. Portai, La république marseillaise, p. 331. IND. : Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison de Baux, n° 88, à l’année 1191).

1230 – 16 janvier : LES VICOMTES VENDENT LEURS DROITS SUR MARSEILLE A LA COMMUNE –

1. Vente à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, y compris le Tholonée – Marseille. Vente, sur sentence arbitrale de l’évêque de Nîmes, à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, pour le prix de 46 000 sous royaux coronats, dont 6 000 pour le Tholonée. La commune affranchira de toute dette et obligation le tiers d’Aubagne, spécialement de celle contractée par Hugues envers Lerond d’Aubagne. Elle agira de même pour Le Castellet, La Cadière et Ceyreste, dont les habitants seront libérés envers Marseille. La commune payera à perpétuité à Hugues, sa femme et leurs successeurs une pension annuelle de 3 000 sous.] (Acte 466 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, AA 12. – B. Ibidem, Livre noir, fol. 68 v°; a. Méry et Guindon, Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 396; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 233; – Boehmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 13047).

2. Aix. De graves discussions s’étant élevées entre la ville de Marseille, Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs fils, les parties passent un compromis devant le cardinal de Saint-Ange, légat du pape, et choisissent pour terminer leurs différends Gilbert de Baux de Marignane et Vivaud de Lamure ; en cas de division, elles nomment pour tiers arbitre l’évêque de Nîmes. (acte 465 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. communales de Marseille, Livre noir, fol. 88 v°. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 232).

3. MARSEILLE. Hugues de Baux, vicomte, Hugues et Geofroi Rostan, Bernard Nies et André Langlois se portent cautions envers Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, pour l’exécution de la sentence arbitrale qu’il doit prononcer dans les différends survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville, de la perceptions de divers revenus et de l’exercice de la justice à Roquefort et sur le tiers d’Aubagne donnés au monastère par le vicomte Roncelin. (acte 467 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 112. — B. Ibidem, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917.IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 234).

4. MARSEILLE. Sentence arbitrale de Benoît d’Alignan, évêque et seigneur de Marseille, entre l’abbaye de Saint-Victor et la commune de Marseille, au sujet de la succession du vicomte Roncelin. (acte 468 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917. IND. ; Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 245).

2013-07-11-Ollioules-vue-generale.

1276/1277 – 16 janvier : CONTESTATION SUR LES DÎMES D’OLLIOULES ET DE SIX-FOURS – Toulon : contestation sur les dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268, entre les prieurs d’Ollioules et de Six-Fours, daté du 16 janvier 1276/1277. Contestation sur ces dîmes (portées à l’acte 230 du 8 juin 1268) entre Rostagnum de Signa, priorem ecclesie Sancti Laurentii de Oliolis, et dom Raimundum Lordeti, priorem de Sexfurnis (Albanès J.-H., 1911, acte 233). Note : dîme, provençal deime, desme, dîme des églises, dîmes sur les salins, … : latin decimus, impôt d’ancien régime (Levy 1909). Au moyen âge, fraction variable de la récolte, prélevée par l’Eglise ; certaines sont dites dîmes inféodées, c’est-à-dire usurpées par les seigneurs (Robert 1978). Valeur de la dîme au XVIIe siècle : par transaction entre le seigneur de la Môle et la chartreuse de la Verne, la dîme sur les grains et fruits décimables est fixée au 1/20 pour les terres nobles et au 1/16 pour les biens roturiers, daté du 10 mars 1674 (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 20).

1309 – 16 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pas de Puiol (charte aux archives municipales). PUJOL DE JARRET lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre. Première mention : Passum Puioli, juillet 1290 (acte notarié).

1330 – 16 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Retracha (acte aux archives de la Major). LA RETRACHE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Aygalades. La Retrache, depuis le 24 décembre 1666 (ibid.).

(Environns-dArles-Montmajour-Le-cloitre-Vue-densemble-Peirey-175. Coll. H. Ribot)

1409 – 16 janvier : AU MOYEN AGE, LE MONASTERE DE MONTMAJOUR ETAIT DANS TOUTE SA SPLENDEUR, ET COMPTAIT PARMI LES LIEUX SAINTS DE PROVENCE LES PLUS VENERES. En 1409, au mois de mai, nous dit Boyssel, fut donné] Lou perdon de S. Peyre de Montmajour. [Il a tout vu, et il déclare être en deçà de la vérité en évaluant à 150 000 le nombre de romieus qui y vinrent « en loqual perdon foron romieus, e vengueron de tot lo monde plus de cinq cinquanta milia chrestians e christianas, e plus vous dic per veritat, non solamen per ausir, mas per veser. » … Les vivres ne furent pas moins à bon compte : 4 deniers le pot de vin et du meilleur, le pain et le poisson étaient encore à moindre prix. Louis II, roi de Sicile et comte de Provence, y était présent en noble compagnie. Le 16 janvier, au château d’Angers, Yolande d’Aragon lui avait donné un deuxième fils, … qui devait être le roi René, et l’heureux père, alors en Provence où il se préparait à entreprendre à nouveau la conquête de Naples, s’était fait « romieu » à Montmajour (De Ribbe, 1898, citant Boyssel Bertrand).

1520 – 16 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Valon de Combran (acte aux archives de la Major). VAL DE GOBRAN – lieu-dit, quartier de la Palud (1872).

1547 – 16 janvier : IVAN IV EST SACRE TSAR DE TOUTES LES RUSSIES. Il fera, autour de Moscou, l’unité du futur empire russe. Ses méthodes lui vaudront d’être surnommé Ivan le Terrible.

1567/68 – 16 janvier : PIERRE NOVELLI, VICAIRE PERPETUEL DES CABANES DU BEAUSSET, EST ASSASSINE A SAINT MARCEL. Pierre Novelli avait fait un échange avec Pierre Cabasson, daté du 6 novembre 1567 : « Petrus Novelli, prepositus ecclesie sedis Massiliensis, vicarius perpetuus ecclesie parochialis loci Cabanarum de Beauceto, Massiliens. Dioc. Cui prioratus ecclesie Nostre Domine de Pulcro visu, dicti loci de Bauceto, perpetuo unitus est, échange par devant Pierre Ragueneau pour la cure de Saint-Marcel que lui cèdait Baptiste Cabasson. Pierre Novelli fut assassiné à Saint Marcel le 16 janvier 1567/68. (Nostre Domine de Pulcro visu, dicti loci de Bauceto : Notre-Dame du Beau Voir, du dit lieu du Beausset, dite aujourd’hui Notre-Dame du Vieux Beausset). Note : cabana [cabano], cabanaria, cabane, cabanet, cabanot ; cabaudran ? ; à la même famille cave, caverne : bien rural ; cabane, du bas latin capanna (Robert 1978) et de l’italien capanna qui signifie petite maison de chaume (Furetière) ; barraque ; cave pour le fromage ; cellier (cf.. cella) ; la cabannaria est une exploitation agricole, détachée du domaine, analogue à la borderie (comme la condamine). Les lieux-dits La Cabane ou Les Cabannes sont nombreux dans l’ arrondissement de Marseille (las cabannas 1332, au quartier de Sainte Marcel)

1663 – 16 janvier : LIEUX-DITS DE CASSIS (acte aux archives de Saint-Victor)-

-CAMP DE MEALAS lieu-dit, près du vallon d’Arnaud.

-La grande teste de Canaille, 16 janvier 1663. CANAILLE, cap (1872). Première mention : 1021-1032 – Canalia (cartulaire de Saint-Victor, n° 98).

-Baux Soubeyran. CAP-SOUBEIRAN – promontoire (1872). Mot provençal qui signifie inférieur.

-Regage (acte aux archives de Saint-Victor). RAGAGE DE GARLABAN : vallon entre Canaille et le banc de Revesteau (ragage / regage : abîme, ravin, trou, crevasse). Première mention : Ragage de Garlaban, 16 octobre 1443 (acte aux archives de Saint-Victor). Note : ragas, ragaz, regas, ragage, raguage, regaye : abîme, aven, gouffre d’eau ; ravin, ravine. Du bas latin rhagas, lui-même issu d’un mot grec signifiant « crevasse ». En espagnol. regajo signifie « mare » ; renvoie aux racines pré-indo-européens ReG-, RaG– (Boyer 1980 ; Mistral 1890 ; …).

-Le Revesteau. LE REVESTEL – quartier rural, quartier de Canaille. Première mention : 21 juillet 1597, Le Revestu, (registre aux archives de l’Evêché). Note : revest : revers d’une montagne ; reversadou (qui est à l’opposé) ; versant non ensoleillé.

-Single de Daumas, vallon (acte aux archives de Saint-Victor).

1721 – 16 janvier : DEUX ORPHELINS SONT RETROUVES MORTS DE LA PESTE AU SECHOIR DE « PEIRE PIGNE » – Deux enfants viennent d’expirer dans le séchoir de « peïre pigne » suivant ce qu’ont exposé les gardes et il ne reste plus personne de la famille dans ce séchoir. Le maire requiert que les enfants seront enterrés. Le bureau délibère que les dits enfants de la feue Lombarde seront enterrés auprès du bastidon et à l’endroit où les autres cadavres ont été enterrés et ce par l’enterre-mort (fossoyeur) qui est en quarantaine à la diligence du sieur Augustin Martelly, intendant du quartier, en prenant pour l’enterrement toutes les précautions et parfums nécessaires avant d’entrer dans le bastidon lequel y sera mis le feu et brûlé avec tout ce qui pourra être dans celui-ci,… Quant au garde, il sera mis en quarantaine au bastidon de Pierre Estienne… Lequel sera gardé par le corps de garde qui est à la bastide du sieur Laugier… Attendu qu’il n’est plus nécessaire de conserver la garde dans le séchoir [de Peïre Pigne, du fait de l’extinction de la famille Lombard] le bureau a réduit le corps de garde ci-dessus à quatre gardes, soldats, seulement. De très humbles remontrances ont été faites au commandant à Toulon afin de savoir par quel ordre il a été établi une barrière à la gorge des Vaux, dans le territoire d’Evenos, et tâcher de la faire reculer dans les limites du Beausset. Délibéré de défendre à Jeaufroit, boucher, de sortir de ce lieu pour quelque raison ou prétexte… ; lui et ses pourceaux seront consignés au portes de ce lieu. Délibéré de faire dresser par Paul, doctuer en médecine et chirurgien, un rapport sur la mort de du petit fils de François Gabriel, menuisier [le bureau charge André Martelly, apothicaire, de s’informer sur la conduite de la famille après la mort de l’enfant, les contacts qu’elle a eus, et de] faire ensevelir l’enfant par son aïeul qui fera une fosse profonde dans le petit enclos derrière sa maison et sur laquelle fosse il jettera de la chaux vive. Et de continuer la garde de la famille du dit Gabriel… Approbation de la conduite du maire qui a obtenu du commandant de la Marine à Toulon de faire monter la garde aux portes de la ville par les marins originaires de ce lieu, sous le commandement de Laurent Bononnaud, lieutenant de frégate du roi… (Castellan, 1937, p.137-138, donne 1720)

Note : le séchoir était l’endroit où l’on faisait sécher le chanvre ou le blé. D’autres séchoirs existaient en 1720 dans les limites territoriales d’Ollioules, tels ceux de Peire Pigno, Cancelade (où sont les Maristes actuellement), à Faverolles et à Valbertrand. La plupart du temps, dans les textes provençaux, on nomme ces lieux CHAURIN chaurir [chauri], chaurin, saurin, sauri : de chaurar, échauffer, étouffer ; chaurir, flétrir à cause de la chaleur ; renvoie à caudis, caud, caudière, caudiero, chaud et étuve ; du latin calidum. Lieu exposé à la chaleur, synonyme d’adret. et de séchoir. A Saint-Cyr, le château des Baumelles s’appelait jadis château d’Enchoourin.

1778 – 16 janvier : LA FRANCE RECONNAIT L’INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE. L’argent versé directement et le coût de l’aide militaire apporté pour soutenir la guerre d’indépendance des Etats-Unis vont être pour beaucoup dans le déclenchement de la Révolution française.

1789 – 16 janvier : AGENDA DU BICENTENAIRE – VENDREDI 16 JANVIER : La crue accélérée de la Loire contraint le fleuve à changer de cours en de nombreux endroits : des villages entiers sont inondés. La France tout entière est terrifié devant une telle avalanche de catastrophes. A Paris, la Comédie-Française contribue à l’effort national en offrant les recettes d’un spectacle aux victimes de ces sinistres..

1793 – 16 janvier : ROBESPIERRE APPELLE A VOTER LA MORT DU ROI LOUIS XVI.

Expedition-dEgypte-1798.

1799 – 16 janvier : Abd-al-Rahmann al-Jabartî – JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE (Albin Michel, 1979, traduit et annoté par Joseph Cuocq. Préface de Jean Tulard)

1. Aérostat : affichage d’une annonce sur le vol d’un aérostat (tayyâra) al-Azbakiyya comme précédemment ce qui n’avait pas été réussi. Les gens se rassemblèrent donc l’après-midi. L’aérostat s’éleva dans le ciel, dépassa les collines d’al-Barqiyya puis tomba. Si le vent avait été favorable, il aurait disparu du regard et le tour était joué Les Français auraient raconté que le ballon était parti pour de lointains pays.

2. Magallon : Ce même jour, départ du sieur Magallon pour le Sa’id comme wâlî de Guirgéh pour libérer la ville (des mameluks ?) et pour percevoir les sommes et les redevances arriérées (dues aux) Ghuzz.

3. Caravane vers Tûr : Ce même jour, départ d’une caravane comportant de nombreuses charges avec des bestiaux et des coffres. Des femmes européennes y participent. On dit que la caravane doit se diriger vers Tûr. Un grand nombre de soldats l’escortent.

1867 – 16 janvier :

1. LA FREGATE CUIRASSEE « FRIEDRICH CARL » EST LE SEUL BATIMENT DE GUERRE CONSTRUIT POUR LA PRUSSE PAR LA S.N.F.C.M EN 1867. Bien que la guerre de 1870 fût pour beaucoup une surprise, on peut s’étonner que Napoléon III ait autorisé cette commande, surtout qu’en 1867, il fit acheter aux États-Unis deux « Monitors » pour empêcher leur achat par la Prusse. Mis à l’eau le 16 janvier 1867, ce bâtiment en fer, après des essais à Toulon, fait route sur la Baltique le 14 octobre 1867. Le 20, dans le golfe de Gascogne, il perd le mât de misaine et le grand mât lors d’un coup de vent et doit faire escale à Plymouth pour réparer. Cet accident est dû à l’absence de l’armement qui, réalisé par Krupp, ne sera mis à bord qu’à l’arrivée à Kiel, la coque lestée de gueuses pour compenser le poids de l’armement ayant un rappel de roulis trop brusque. Lors de la guerre de 1870, la flotte prussienne ne jouera aucun rôle dans les combats, bloquée par la Marine française. Mais c’est malheureusement sur la terre que la Prusse gagnera cette guerre éclair (Serge Razzanti, 2012).

2-AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 16. Mercredi. S. Guillaume. – Vent d’Ouest très fort et glacé.

1872 – 16 janvier : LES CHARGEURS REUNIS VEULENT RAPIDEMENT ETRE OPERATIONNELS, AUSSI SIGNENT-ILS, LE 16 JANVIER 1872, AVEC LA S.N.F.C.M. POUR LA CONSTRUCTION DE SIX VAPEURS. Le contrat précise que des pénalités devront être reversées par la S.N.F.C.M en cas de retard de livraison, prévue entre le 1e novembre 1872 et le 18 mars 1873. Deux seront construits à Graville, nouveau chantier de la S.N.F.C.M. Cette commande a fait, au préalable, l’objet de consultations auprès de chantiers anglais, mais les Chargeurs ont préféré favoriser l’industrie nationale. Les Seynois livreront ces navires respectivement en décembre 1872, janvier 1873, mars 1873 et avril 1873 (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine Ouest Varois n°14, 2012).

1882 – 16 janvier : – VOICI CE QUE RAPPORTE LE JOURNAL « LE PETIT VAR » AU SUJET DES ANTIQUITES DE PORTISSOL. « Saint-Nazaire – Les Antiquités de Portissol. Nous avons déjà dit dans un précédent numéro que d’importantes découvertes de sépultures romaines avaient été faites aux environs de Saint-Nazaire. Les fouilles continuent et donnent d’heureux résultats. Jeudi dernier, 12 janvier, dans la matinée, deux personnes de notre localité, M. MOUTTON, instituteur adjoint, et M. GUICHARD, se sont rendus au bord de la mer, dans la baie de Portissol, située à environ un kilomètre du village. Munis des outils nécessaires, ils ont pratiqué des fouilles dans un lieu escarpé que M. MOUTTON avait remarqué la veille et qui lui avait paru recouvrir une tombe gallo-romaine. Ses prévisions n’ont pas été déçues, après avoir constaté la présence d’un vieux tombeau, il a pu retirer le crâne et les principaux os d’un squelette romain… Les briques romaines, plates et à rebord, portaient à leur centre la marque de fabrique MAR ou MARI, la dernière lettre ne pouvait bien se distinguer. Trois fragments de fer travaillés semblent être les restes d’un poignard. La chair adhérait encore à tous les os. Elle se présentait sous la forme d’une masse fibreuse et avait de l’analogie avec le vieux feutre pourri. On y trouva aussi des monnaies de bronze, des médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du bas-empire, des fragments de poteries en grand nombre. » Toutes ces découvertes furent exposées dans la vitrine de M. Michel, papetier et graveur, rue d’Alger à TOULON. Il était précisé que les vases trouvés à Portissol étaient rarement entiers, pétris d’une terre rougeâtre, à demi cuite et perméable. Ils ont généralement la forme d’une bouteille à panse renflée et goulot très étroit. Il n’y a pas bien longtemps, on fit encore quelques trouvailles dans ce coin de Portissol. Le groupe d’archéologie de Sanary sous la conduite de M. Ribot, enseignant comme son collègue MOUTON en 1882, y a fait des fouilles intéressantes. Frédéric Dumas, en voisin, fit aussi des découvertes (Le Petit Var du 16 janvier 1882 ; Barthélemy Rotger, 1984, p. 441-442 ; Cahier du Patrimoine ouest varois n°3, 1999).

1887 16 janvier : ECOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – M. le Maire de La Seyne explique au conseil qu’à la suite de la nomination d’un adjoint et d’une adjointe aux écoles communales de Saint Mandrier, il a délégué le chef des travaux pour s’enquérir des locaux pouvant être affectés aux classes à créer. Il résulte de ce rapport que le local appartenant à M. Giraud Joseph remplirait les meilleures conditions pour y installer la classe des garçons, ce local étant à peine séparé de l’école actuelle par la largeur du chemin (rue Jean Aicard menant à La Pinède Saint-Georges). Le prix du loyer est de 150 F par an. Pour ce qui concerne l’école des filles la maison des Hoirs Giraud possède un appartement contigu à la classe actuelle. Il n’y aurait qu’une porte à percer dans le mur pour mettre l’appartement en communication avec l’école. Le prix du loyer est de 80 F par an. Cette école se trouvait rue Etienne D’Orves à l’emplacement du restaurant Le Lamparo (Gisèle Argensse, 1898, p. 76).

1896 – 16 janvier : CUIRASSE « CHARLES MARTEL » – La dépêche ministérielle du 24 décembre 1894 fixe au 16 janvier l’armement du cuirassé « Charles Martel » pour essais et la prise de commandement du capitaine de vaisseau Rouvier

1901 – 16 janvier : CAMILLE PISSARRO EXPOSE SES TOILES A LA GALERIE DURAND-RUEL (Le Figaro du 16 janvier 1901). « Exposition d’œuvres récentes de Camille Pissarro. – GALERIES DURAND-RUEL. « Au visiteur enthousiaste alléguant que le peintre de toiles si belles et de si fraîche date environ quarante, exécutées en douze mois, – ne doit prendre souvent le temps de s’amuser, M. Pissarro répondrait qu’en réalité il ne fait autre chose que cela. Préparé aux heures d’un travail profitable par une vie qui, tant au village qu’à la ville est d’une simplicité rurale, M. Pissarro « s’amuse » à peindre trois heures chaque jour comme il « s’amuse » te reste du temps en songeant à la peinture. Alors que tant d’artistes paient chèrement le bien-être par l’acceptation de travaux d’art qui souvent sont de fastidieuses besognes et par les rudes obligations mondaines qui les confèrent, M. Pissarro est arrivé aux mêmes fins en suivant une voie qu’il s’est sciemment tracée plus longue mais plus belle, parce que la joie d’exercer en toute liberté ses facultés de peintre, fut le luxe de sa vie. Cette joie supérieure, esthétique, M. Pissarro nous la transmet en joie artistique par l’intermédiaire de tout poème polychrome pris isolément dans un ensemble groupé par ses soins, car M. Pissarro ne se montre jamais différent de soi-même, mais bien tel qu’on imaginerait une eau pensante et sereine, se refusant à refléter de la nature en phase continue autour d’elle, autre chose que ce qui peut se marier pour une harmonie, ou adoucissant par l’incomparable magie de son cristal, les violences et les duretés qu’une exubérance, solaire prodigue. Voici pourquoi les paysages exposés ici, de motifs et d’effets souvent fort différents, dénotent une maîtrise certaine par l’unité définitive de leur ensemble. Je crois qu’on ne peut oublier dans la série des jardins de Kew certaine Allée de rhododendrons où les dômes touffus des fleurs se répètent en perspective, tandis qu’en regard d’un chemin rose par où des promeneuses dévalent, des arbres à forte sève épanouissent leur feuillage en arabesques bleues et vertes, tels des paons faisant la roue. Dans le Pré , deux femmes jacassent en ramassant des pommes ; toute une cité d’arbres s’étend derrière elles et découpe sur le ciel des clochers, des tours, des voûtes et des campaniles masquant à demi un village en contraste curieux de lignes et de teintes avec la verdure. Dans la série des « Vues de ma fenêtre », voici cinq toiles : Inondation, d’une exceptionnelle valeur d’art. Une atmosphère mouillée s’élève de plaines baignées d’eau, enveloppe ce village en panorama, ces fonds vallonnés et ces saules topaze jalonnant ce qui fut le bord de la rivière. Çà et là se devinent des irisations jacentes ou en suspens, d’une subtilité éolienne ; partout se perçoit la vie de ce qu’en présence de la nature on croit mort, tant ces œuvres dévoilent l’invisible, l’impondérable, le mystère infini de la lumière, de l’air et de l’eau en agrégation ou en désagrégation moléculaire perpétuelles. Puis, tranchant avec la propreté compassée des squares anglais, avec la paix des plaines nappées d’eau, ce sont, vues d’une fenêtre au matin, la place du Havre et la rue Saint-Lazare dans le tohu-bohu produit par la hâte que chacun met à se rendre aux affaires. Parmi le nombre humain, les caisses foncées des voitures circulent, et s’élèvent, dominateurs de tout ce fourmillement, les réverbères géants de la place et les hautes maisons blondes et mauves qu’illumine le soleil matinal. Une telle fraîcheur de vision, une telle science des valeurs, un métier maintenant si décisif, un répertoire si complet de connaissances techniques nous laissent espérer encore de M. Pissarro une longue série d’œuvres comme celles-ci, éternellement jeunes et belles. L’âge qui commence à compter pour le grand artiste ne le vieillit pas ; les déboires n’ont pu altérer, de même que les contacts mondains n’ont eu à rancir cette âme « renaissance », un peu isolée par ces temps où tout homme qui livre son nom et son art au public, est si fréquemment doublé d’un cabotin. Et l’on se plairait à citer quelques faits typiques de cette vie exemplaire, si Camille Pissarro ne tenait surtout à vivre obscur, comme au temps où les peintres n’avaient pas d’histoire et laissaient des œuvres. »

1902 – 16 janvier : L’ALLEMAGNE OBTIENT DE L’EMPIRE OTTOMAN L’AUTORISATION DE CONSTRUIRE LE « BAGDADBAHN » (Le Figaro du 16 janvier 1902). Le chemin de fer Berlin-Byzance-Bagdad est une voie ferrée de 1 600 km de long, construite entre 1903 et 1940 dans l’Empire ottoman et ses États successeurs, pour assurer la liaison entre Konya (Turquie) et Bagdad (Irak). En y incluant le chemin de fer anatolien Istanbul-Konya et les voies annexes en Syrie et en Irak, la longueur totale de l’ouvrage atteint 3 205 km, ce qui en fait un des plus grands ouvrages d’infrastructure de l’époque et une des réalisations capitales de l’impérialisme économique allemand.

1907 – 16 janvier : LES TROIS CUIRASSES DE L’ESCADRE DU NORD, « MASSENA » (cliché), « JAUREGUIBERRY » ET « CARNOT », SONT PLACES SOUS LE COMMANDEMENT DU CONTRE-AMIRAL KIESEL. Ils constituent la 2ème Division de l’Escadre de Réserve de la Méditerranée. Immobilisée par des réparations de dernière minute, la Division n’appareille de Brest que le 7 février. Elle mouille à Toulon quatre jours après (Gérard Garier).

1915 – 16 janvier : LE MIROIR N°62 DU 31 JANVIER 1915. EDITORIAL « LA GUERRE » : “SAMEDI 16 JANVIER.

“Vifs combats d’artillerie en Flandre. Nous progressons près de : Lombaertzyde. Près d’Arras, les zouaves ; enlèvent des positions importantes sur la route de Lille. Notre artillerie, dans la Somme (nord de Roye), détruit plusieurs pièces de canons j et démolit des ouvrages ennemis en construction.

“Au nord-est de Soissons, les Allemands voulant tirer parti de leur avance de la veille marchent sur l’enclos de Saint-Paul (2 kilomètres de la ville). Ils le prennent, mais nous le reprenons aussitôt.

“Nous réduisons les batteries ennemies au silence dans les régions de Craonne et de Reims.

“Les Allemands avaient établi des passerelles sur la Meuse, à Saint-Mihiel : nous les détruisons. Plus au sud, à Senones, dans les Vosges, nous bouleversons leurs positions.

“L’armée russe refoule les Allemands, par la rive droite de la Vistule, sur la frontière de la province de Prusse occidentale, en leur infligeant d’énormes pertes. Les tentatives que renouvelle von Hindenburg sur la rive gauche sont encore une fois brisées.

“L’armée russe du Caucase, poursuivant les débris de l’armée ottomane défaite à Sary-Kamisch, anéantit le IIe corps, en sorte que dans la région de la frontière arménienne les troupes turques ont désormais à peu près disparu.

“La presse de Rome interprète la nomination du baron Burian en remplacement du comte Berchtold comme un acte d’hostilité à l’égard de l’Italie.

“Le ministre de la Guerre bulgare déclare que si la Bulgarie prend les armes le roi Ferdinand 1er ne commandera pas les troupes. »

1920 – 16 janvier : LE XVIIIe AMENDEMENT A LA CONSTITUTION DES ÉTATS-UNIS D’AMERIQUE INTERDIT LA VENTE MAIS AUSSI LA CONSOMMATION D’ALCOOL SUR TOUTE L’ÉTENDUE DU PAYS. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu. Mais il s’ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu’ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d’origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d’immigration, sautent sur l’occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l’administration. La criminalité s’étend… Devant un pareil échec, le gouvernement américain choisit sagement de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin D. Roosevelt, sera voté le Blaine Act du sénateur John J. Blaine, qui autorisera la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 sera voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annulera le XVIIIe. La Prohibition cessera dès lors de ronger la société américaine.

1925 – 16 janvier : LEON TROTSKI est écarté de la présidence du conseil de la révolution russe.

1926 – 16 janvier : LE PROJET D’ÉMISSAIRE COMMUN REFAIT SURFACE – Le Conseil municipal de Toulon, présidé par M. Claude, Maire, semble rappeler à l’ordre les élus seynois dans sa délibération, en écrivant:  » que la ville de La Seyne veuille bien dresser son projet et établir des devis  » concernant l’émissaire commun. Six années se sont donc écoulées en discussions stériles. Un projet fut mis à l’étude en 1926. Une grande société parisienne soumissionna pour sa réalisation. Mais trois années passèrent encore sans résultats (Marius Autran, tome 1, 1987).

1932 – 16 janvier : INCULPATION DE LOUIS ARAGON – Louis Aragon est inculpé par le gouvernement français pour « excitation de militaires à la désobéissance et provocation au meurtre dans un but de propagande anarchiste » à la suite de la publication, en juillet 1931, dans une revue soviétique Littérature de la révolution mondiale, du poème Front rouge.

1938 – 16 janvier : NOUVELLES DE NOTRE MARINE DE GUERRE – Lancement le 16 janvier 1938 aux Ateliers et Chantiers Dubigeon à Nantes de l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » (Gérard Garier).

1939 – 16 janvier : NOUVELLES DE NOTRE MARINE DE GUERRE – L’aviso-dragueur Commandant Rivière est lancé aux Chantiers de Provence à Port de Bouc. Il restera dans les Chantiers de construction jusqu’au 7 juillet 1939, date à laquelle il appareillera pour continuera ses essais à Toulon (Gérard Garier).

1941 – 16 janvier :

1. DES NOUVELLES DE F.N.F.L. – Le patrouilleur auxiliaire « Reine des Flots » ex-« Bois Rosé », réquisitionné par la Marine nationale fin 1939 sous la matricule P 39, puis saisi par les Britanniques le 3 juillet 1940, est remis aux F.N.F.L. le 16 janvier 1941 (Gérard Garier).

2. LES F.N.F.L. ET LE BLOCUS DE DJIBOUTI – – Dans son compte rendu d’activité pour le mois de janvier 1942, le capitaine de corvette Burin des Roziers se montre assez sceptique sur l’efficacité de ces croisières de blocus devant Djibouti et exprime le vœu que ni le « Commandant Dominé » ni « La Moqueuse » (prochainement attendue du Royaume-Uni) ne s’y attardent bien longtemps. Il considère que Djibouti perd de son importance stratégique avec l’évacuation en cours des forces britanniques d’Ethiopie, et se demande si le récent départ du « D’Iberville », de l’ « Elorn » et des deux sous-marins qui s’y trouvaient au 1er janvier 1942, ne constitue pas un signe prémonitoire d’un prochain ralliement de la Côte française des Somalis. De fait, l’aviso « D’Iberville » et le sous-marin « Vengeur », escortant le pétrolier « Elorn » ont quitté Djibouti le 16 janvier 1942 pour Madagascar. Néanmoins le ralliement de la Côte Française des Somalis aux Alliés n’interviendra que le 29 décembre 1942 (Gérard Garier).

1943 – 16 janvier : appliquant l’ordre d’Hitler d’engager les destructions des vieux quartiers du port de Marseille, ALLEMANDS ET RESPONSABLES DE VICHY ORDONNENT LA DESTRUCTION DES QUARTIERS DU VIEUX PORT DE MARSEILLE (1er ARRONDISSEMENT). Le Vieux-Port sera complètement bouclé le 22 janvier.

1944 – 16 janvier : RÉPRESSION DES MOUVEMENTS DE RESISTANCE – Attaque allemande contre le détachement Saint-Just de la 1ère compagnie FTP à Brue-Auriac (1 mort, 1 arrestation), par suite de la trahison du Tatoué. Arrestations parallèles de responsables FTP à Toulon et remaniement de l’état-major. Dans le Var, la 1ère compagnie FTP de Provence créée en février-mars 1943 sur la côte des Maures recueille plus d’une centaine de militaires italiens en septembre (Jean-Marie Guillon, 1991, p. 564). Plusieurs rapports des Renseignements Généraux signalent à la fin 1943, l’arrestation par la police et l’armée allemandes de « terroristes » dans la région de Collobrières parmi lesquels « des soldats italiens dissidents » ou encore la présence d’ « un groupe assez important de réfractaires qui comprendraient outre des Français un certain nombre d’ex-militaires italiens ayant établi ses cantonnements dans la région de Signes… » (A.D.V. 1 W 23). Seize d’entre eux trouvent la mort au cours des combats opposant les maquisards aux forces de la répression. L’un d’eux, le soldat Marangi inhumé à Saint-Mandrier, est tué le 16 janvier 1944 à Brue-Auriac (près de Saint-Maximin) lors d’une attaque allemande (« Le lendemain –note Alain Decanis – les honneurs sont rendus à sa dépouille, déposée dans une salle de la mairie de Brue-Auriac, par la population en présence de nombreux maquisards qui ont tenu à participer aux obsèques malgré le danger » in La Résistance dans le pays saint-maximinois, publication de l’association Polypus, p. 57). D’autres le sont, quelques semaines plus tard, le 6 avril, au cours de l’attaque conduite sur la commune de Lambruisse (Basses-Alpes). « Parmi les Allemands en uniforme de la Wehrmacht – note l’un des rares survivants Alfonso del Vicario (Grégoire Georges-Picot, 2000, p. 121) – il y a aussi des « Français », des « Italiens »… (Jacqueline Viollet-Repetto, 2012)

1945 – 16 janvier : NATIONALISATION DES USINES RENAULT (Jean-Charles Volkmann, 2003)

1947 – 16 janvier :

1. DU CHANGEMENT A LA TETE DE L’ETAT – Vincent Auriol est élu président de la République par les deux Chambres réunies en Congrès à Versailles. Paul Ramadier est nommé président du Conseil. Début de la Quatrième République (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. FIN D’UN OBSCUR SERVITEUR DE LA FRANCE – L’aviso « Belfort », fut loué à Latécoère de septembre 1927 à mars 1931 – Réfugié en Grande-Bretagne, il servit la Royal Navy, puis les FNFL, comme base de la 23ème flottille de MTB – Il fut remorqué à Cherbourg le 27 septembre 1945, désarmé le 26 novembre 1946 et condamné le 16 janvier 1947 (Gérard Garier).

1953 – 16 janvier : AGENDA DE GEORGES BRASSENS – Vendredi 16 janvier : émission de télé.

1954 – 16 janvier :

1. RENE COTY (65 ANS) SUCCEDE A VINCENT AURIOL A LA PRESIDENCE DE LA IVe REPUBLIQUE.

2. SURVEILLANCE ACCRUE DES ESPACES MILITAIRES DE LA PRESQU’ÎLE DE CEPET « Certains individus coupent du bois vert dans les terrains de la Marine nationale voire dans les propriétés privées. Les contrevenants sont avisés qu’ils s’exposent non seulement à des procès-verbaux, mais à des poursuites correctionnelles et que des surveillances seront exercées par la police, les agents des Eaux et Forêts et la gendarmerie » (Le Petit Varois du samedi 16 janvier 1954.).

1964 – 16 janvier : LE NOUVEAU BUREAU DE LA SOCIETE MANDREENNE DES FRANCS-JOUTEURS : Président d’honneur : Louis Clément. Président : Victor Scotto. Vice-présidents : Georges Esposito, Paul Aiguier. Secrétaires : Serge Gendron, Marius Bertrand. Trésorier : François Onorati . Trésoriers adjoints : R. Aiguier, R. Maretto. Conseillers techniques : Antonin Esposito, Antonin Guerry. Porte-drapeaux : Eugène Albert, Francis Antonetti. Ramasseurs de lancettes : François D’Isanto, Marius Coppola. Responsables des bateaux : Marius Bertrand, Georges Esposito (Ken Nicolas, vol. 2, p. 186).

1969 – 16 janvier : IAN PALLACH, S’IMMOLE PAR LE FEU A PRAGUE – un étudiant tchèque de 20 ans, Ian Pallach, s’immole par le feu à Prague, pour protester contre l’invasion de son pays par les troupes du pacte de Varsovie (Herodote.net).

1978 – 16 janvier : LA REPPE ? UN OUED VERSATILE – Malgré un bassin versant topographique de 90 km² – à la limite aval d’Ollioules -, la Reppe ne déroge pas au régime hydraulique méditerranéen : à sec une grande partie de l’année, mais capable de brusques et violents écoulements lors de forts épisodes pluvieux. La mémoire collective garde présente à l’esprit la crue dramatique du 2 octobre 1973, et, peut-être dans une moindre mesure, celles moins importantes des 16 janvier 1978, 14 mai 1980 et 8 avril 1986. En 1973, la Reppe a débité jusqu’à 110 m3/s, soit légèrement moins que le débit décennal estimé à 120 m3/s. De récentes études, conduites dans le cadre de l’aménagement du cours d’eau, estiment à 230 m3/s le débit cinquantenal et à 300 m3/s le débit centenal. Elles concluent à l’insuffisance de certains secteurs pour évacuer les crues correspondantes, d’où des inondations en perspectives (Christian Bercovici, Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules)

1979 – 16 janvier : LE CHAH D’IRAN ET SA FAMILLE S’ENVOLENT DE TEHERAN POUR UN EXIL DEFINITIF. Le chef d’État déchu cherche un refuge de pays en pays avant de finir sa course au Caire où il mourra d’un cancer le 27 juillet 1980. La fuite de Mohammed Réza Pahlévi marque le triomphe d’une révolution populaire qui va prendre de court toutes les chancelleries et bouleverser durablement les rapports entre le monde musulman et l’Occident….

1992 – 16 janvier : CE MATIN, A 8H 15, HENRI RIBOT A EU UN TRES GRAVE ACCIDENT EN SE RENDANT A SON TRAVAIL. Sur la route menant du Plan du Castellet au Beausset, à un kilomètre de cette dernière agglomération où se trouve l’école qu’il dirige depuis bientôt cinq ans, il vient d’être percuté par une voiture arrivant en sens inverse. Malgré ses efforts pour éviter le choc frontal, il est embouti et finit sa course dans le fossé du bord opposé. Ruisselant de sang, avec une plaie ouverte à la tête, il parvient à s’extraire de son véhicule rempli de vapeurs d’essence et, hébété, reste appuyé contre la carcasse de sa « Chamade ». Aussitôt, les parents d’élèves qui le suivaient se portent à son secours. Le médecin des pompiers est l’un d’eux. Il lui demande de rester debout et le plus possible conscient tandis qu’il appelle les pompiers et police secours. Pris en charge par les véhicules de secours, il est acheminé vers les services d’urgence de l’hôpital de La Seyne qui avisent sa femme, institutrice à l’école Portissol de Sanary. Des séquelles s’ensuivront, tout particulièrement au niveau de la mémoire qui ne sera plus jamais comme avant. Drôle d’anniversaire pour Cathy !

2002 – 16 janvier : RAPPORT FINAL SUR L’ACCIDENT DU CONCORDE QUI A FAIT 113 MORTS le 25 juillet 2000 à Gonesse (Val d’Oise), remis par le BUREAU ENQUETE-ACCIDENTS (BEA) qui confirme que la présence d’une lamelle métallique perdue par un avion cinq minutes plus tôt sur la piste est à l’origine de la catastrophe aérienne.

2025 – 16 janvier : ANNIVERSAIRE DE CATHERINE RIBOT.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 414e livraison.

16 janvier 1882 : – VOICI CE QUE RAPPORTE LE JOURNAL « LE PETIT VAR » AU SUJET DES ANTIQUITES DE PORTISSOL. « Saint-Nazaire – Les Antiquités de Portissol. Nous avons déjà dit dans un précédent numéro que d’importantes découvertes de sépultures romaines avaient été faites aux environs de Saint-Nazaire. Les fouilles continuent et donnent d’heureux résultats. Jeudi dernier, 12 janvier, dans la matinée, deux personnes de notre localité, M. MOUTTON, instituteur adjoint, et M. GUICHARD, se sont rendus au bord de la mer, dans la baie de Portissol, située à environ un kilomètre du village. Munis des outils nécessaires, ils ont pratiqué des fouilles dans un lieu escarpé que M. MOUTTON avait remarqué la veille et qui lui avait paru recouvrir une tombe gallo-romaine. Ses prévisions n’ont pas été déçues, après avoir constaté la présence d’un vieux tombeau, il a pu retirer le crâne et les principaux os d’un squelette romain… Les briques romaines, plates et à rebord, portaient à leur centre la marque de fabrique MAR ou MARI, la dernière lettre ne pouvait bien se distinguer. Trois fragments de fer travaillés semblent être les restes d’un poignard. La chair adhérait encore à tous les os. Elle se présentait sous la forme d’une masse fibreuse et avait de l’analogie avec le vieux feutre pourri. On y trouva aussi des monnaies de bronze, des médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du bas-empire, des fragments de poteries en grand nombre. » Toutes ces découvertes furent exposées dans la vitrine de M. Michel, papetier et graveur, rue d’Alger à TOULON. Il était précisé que les vases trouvés à Portissol étaient rarement entiers, pétris d’une terre rougeâtre, à demi cuite et perméable. Ils ont généralement la forme d’une bouteille à panse renflée et goulot très étroit. Il n’y a pas bien longtemps, on fit encore quelques trouvailles dans ce coin de Portissol. Le groupe d’archéologie de Sanary sous la conduite de M. Ribot, enseignant comme son collègue MOUTON en 1882, y a fait des fouilles intéressantes. Frédéric Dumas, en voisin, fit aussi des découvertes (Le Petit Var du 16 janvier 1882 ; Barthélemy Rotger, 1984, p. 441-442 ; Cahier du Patrimoine ouest varois n°3, 1999).

Aujourd’hui,16 janvier 2025, dans le cadre des conférences de « Découvertes et Civilisations », à Sanary, nous accueillerons, salle Marie Mauron,  le professeur Jean-Paul CHABROL qui évoquera la Guerre des Camisards (début du XVIIIe s.), sujet dont il est le spécialiste.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 614e livraison :

1230 – 16 janvier : LES VICOMTES VENDENT LEURS DROITS SUR MARSEILLE A LA COMMUNE –

1. Vente à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, y compris le Tholonée – Marseille. Vente, sur sentence arbitrale de l’évêque de Nîmes, à la commune de Marseille, par Hugues des Baux, vicomte, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, de leur seigneurie, juridiction et droits sur la ville, vicomté et territoire de Marseille, pour le prix de 46 000 sous royaux coronats, dont 6 000 pour le Tholonée. La commune affranchira de toute dette et obligation le tiers d’Aubagne, spécialement de celle contractée par Hugues envers Lerond d’Aubagne. Elle agira de même pour Le Castellet, La Cadière et Ceyreste, dont les habitants seront libérés envers Marseille. La commune payera à perpétuité à Hugues, sa femme et leurs successeurs une pension annuelle de 3 000 sous.] (Acte 466 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. comm. de Marseille, AA 12. – B. Ibidem, Livre noir, fol. 68 v°; a. Méry et Guindon, Histoire… des actes et délibérations… de Marseille, t. I, p. 396; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 233; – Boehmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 13047).

2. Aix. De graves discussions s’étant élevées entre la ville de Marseille, Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs fils, les parties passent un compromis devant le cardinal de Saint-Ange, légat du pape, et choisissent pour terminer leurs différends Gilbert de Baux de Marignane et Vivaud de Lamure ; en cas de division, elles nomment pour tiers arbitre l’évêque de Nîmes. (acte 465 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. communales de Marseille, Livre noir, fol. 88 v°. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 232).

3. MARSEILLE. Hugues de Baux, vicomte, Hugues et Geofroi Rostan, Bernard Nies et André Langlois se portent cautions envers Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, pour l’exécution de la sentence arbitrale qu’il doit prononcer dans les différends survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville, de la perceptions de divers revenus et de l’exercice de la justice à Roquefort et sur le tiers d’Aubagne donnés au monastère par le vicomte Roncelin. (acte 467 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 112. — B. Ibidem, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917.IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 234).

4. MARSEILLE. Sentence arbitrale de Benoît d’Alignan, évêque et seigneur de Marseille, entre l’abbaye de Saint-Victor et la commune de Marseille, au sujet de la succession du vicomte Roncelin. (acte 468 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 94 v°. a. Guérard, n° 917. IND. ; Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 245).

LA SEYNE-SUR-MER. 67e livraison :

1887 16 janvier : ECOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – M. le Maire de La Seyne explique au conseil qu’à la suite de la nomination d’un adjoint et d’une adjointe aux écoles communales de Saint Mandrier, il a délégué le chef des travaux pour s’enquérir des locaux pouvant être affectés aux classes à créer. Il résulte de ce rapport que le local appartenant à M. Giraud Joseph remplirait les meilleures conditions pour y installer la classe des garçons, ce local étant à peine séparé de l’école actuelle par la largeur du chemin (rue Jean Aicard menant à La Pinède Saint-Georges). Le prix du loyer est de 150 F par an. Pour ce qui concerne l’école des filles la maison des Hoirs Giraud possède un appartement contigu à la classe actuelle. Il n’y aurait qu’une porte à percer dans le mur pour mettre l’appartement en communication avec l’école. Le prix du loyer est de 80 F par an. Cette école se trouvait rue Etienne D’Orves à l’emplacement du restaurant Le Lamparo (Gisèle Argensse, 1898, p. 76).

OLLIOULES. 78e livraison.

1978 – 16 janvier : LA REPPE ? UN OUED VERSATILE – Malgré un bassin versant topographique de 90 km² – à la limite aval d’Ollioules -, la Reppe ne déroge pas au régime hydraulique méditerranéen : à sec une grande partie de l’année, mais capable de brusques et violents écoulements lors de forts épisodes pluvieux. La mémoire collective garde présente à l’esprit la crue dramatique du 2 octobre 1973, et, peut-être dans une moindre mesure, celles moins importantes des 16 janvier 1978, 14 mai 1980 et 8 avril 1986. En 1973, la Reppe a débité jusqu’à 110 m3/s, soit légèrement moins que le débit décennal estimé à 120 m3/s. De récentes études, conduites dans le cadre de l’aménagement du cours d’eau, estiment à 230 m3/s le débit cinquantenal et à 300 m3/s le débit centenal. Elles concluent à l’insuffisance de certains secteurs pour évacuer les crues correspondantes, d’où des inondations en perspectives (Christian Bercovici, Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules)

TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 130e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE –  Agrandissement de 1589

Rue de la République.

La création de cette rue, quoique décidée en 1595, n’eut lieu que treize ans après, lors de l’alignement des maisons en avancement sur la mer.

La partie comprise entre les rues Trabuc et d’Alger actuelles fut ouverte sur le Seccan (Voir rue de l’Arsenal).

Quant à celle qui va de la rue d’Alger à la place Louis Blanc, elle fut tracée, d’après les plans de Bonnefon, ingénieur du roi, sur les terrains conquis sur la mer et concédés par Henri IV à la Communauté.

Ces travaux occasionnèrent de grosses dépenses, car il fallut combler la mer sur une très longue étendue. Pour permettre à la ville de recouvrer les frais qu’elle venait de faire, les Consuls mirent en adjudication les emplacements qui bordaient la nouvelle voie.

Cette rue, complètement terminée en 1610, prit le nom de rue Bourbon (Archives communales, GG. 1-25).

De tous temps les ruisseaux de la ville venaient déverser leurs eaux dans la Darse. En 1679,Vauban, sous prétexte que les immondices transportées par ces ruisseaux entretenaient une espèce de ver qui pourrissait le bois des vaisseaux, fit construire dans cette rue, un canal souterrain destiné à conduire les eaux sales dans les fossés du côté du Levant. Les Consuls s’empressèrent de protester contre ce genre d’assainissement, qui, loin de répondre au but qu’on s’était proposé, causait les plus grands préjudices à notre marine. Dans un mémoire longuement motivé, ils firent remarquer « que les eaux lessivées qui ont servi à la labrication du savon sont très propres à conserver les bois et à tuer les vers qui les percent ; que lorsqu’il existait dans Toulon environ trente fabriques de savon dont les eaux lessivées se rendaient toutes dans la Darse vieille, les eaux de ces bassins étaient si saines, que l’on prit le parti d’y tenir les vaisseaux du roy, nonobstant la gêne que le commerce en souffrait. Que l’huile est un absorbant qui enveloppe et détruit les vapeurs malignes, et que c’est le plus puissant contre-poison que l’on puisse employer, comme elle est un des meilleurs contre-vers » (Archives communales, DD. 87).

En présence de ces justes considérations, ordre fut donné, en 1682, de démolir le canal et de laisser aux ruisseaux leur ancienne direction.

Cette rue, en moins d’un siècle, a changé six fois de nom. Elle fut successivement appelée :

Le 2 vendémiaire an III, de la République ; le 4 prairial an XIII, rue Napoléon : en 1814, rue Bourbon ; en 1830. rue d’Orléans ; en 1840, rue Bourbon ; en 1870, rue de la République.

Au numéro 64 de cette rue s’élève une maison connue à Toulon sous le nom de maison de Puget.

Le grand sculpteur avait acheté, en 1671, au sieur Antelme une maison en mauvais état et un terrain y attenant, et avait donné en paiement, « une créance de 6.000 livres avec la pension d’icelle à 4 1/2 qu’il avait sur la Communauté ». Dans cette somme figurait le prix des cariatides de l’Hôtel-de-Ville.

La vieille construction lut démolie, et sur le vaste emplacement qu’il avait acquis, Puget fit bâtir l’immeuble qui existe encore de nos jours (écrit en 1902). Le célèbre artiste, qui habita celte maison jusqu’à son départ pour Marseille, s’était plu à l’embellir tant extérieurement qu’intérieurement.

Sous la Révolution, cet hôtel, qui était alors la propriété de la famille Granet, fut complètement saccagé, et les peintures remarquables qu’il renfermait furent détruites ou pillées. Il ne reste plus aujourd’hui à admirer de cette somptueuse demeure que la belle corniche et les arabesques élégantes qui ornent ses façades. A la hauteur du deuxième étage se trouve un buste du grand sculpteur.

En 1832, une partie de cette maison fut affectée au culte protestant.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Une importante entreprise passe un jour une petite annonce dans le but de recruter un bûcheron. Quelques jours plus tard, un gringalet arrive et se présente : « Je viens pour l’annonce, pour le bûcheron !

— Excuse-moi mais tu n’es pas ce que je recherche. Il me faut un gars taillé dans l’acier, capable de bosser dix heures par jour à couper des arbres, sans sourciller ! »

Le gringalet répond : « Laissez-moi vous montrer de quoi je suis capable.

— Bien, voici une hache. Tu vois cet érable gigantesque là-bas, tu vas I ’abattre.

Alors le gringalet s’en va au pied de l’arbre, et en cinq minutes l’arbre est par terre ! Le chef d’exploitation n’en revient pas.

Il demande : « Mais où as-tu appris à couper un arbre aussi vite ?

— Au Sahara…

— Tu veux dire, dans le désert du Sahara ? »

Le petit gars rigole : « Oui, c’est comme ça qu’il l’appelle maintenant depuis que j’y ai travaillé ! »

Voilà, vous pouvez reposer vos lunettes, j’en ai terminé. Il est 8 heures !

Affectueuses pensées à Cathy, Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

A demain vendredi.

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