ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 13 DECEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4626).
ILLUSTRATION : sur la route de Marsa-Alam (Egypte), cl. H. Ribot..
FÊTES : Avec sainte LUCIE, nous fêtons la Lumière, ce n’est donc pas pour rien qu’on l’implorait pour qu’elle guérisse les problèmes liés à la vue.
LUCIE était issue d’une noble famille de Syracuse. Elle souffrit le martyre au tout début du IVe siècle lors des persécutions de l’empereur Dioclétien et nous la trouvons représentée sur les mosaïques de saint-Apollinaire le Neuf, à Ravenne (en Italie). Patronne des opticiens, des ophtalmologistes et des électriciens, elle été aussi réputée pour guérir les … hémorragies,
Aujourd’hui, on compte près de 130 000 LUCIE en France, toutes très jeunes, trente années de moyenne. Bonne fête Lucie !
Est-ce en souvenir de cette jeune femme que le calendrier républicain a dédié au ROSEAU ce 23e jour de frimaire An 2, lequel, comme chacun le sait, plie mais ne rompt pas ?
SUPERSTITIONS : Peu de jours dans le calendrier ont le mérite d’inspirer autant de peur que le vendredi 13 ! En effet, si certains peuvent passer la journée tranquillement en se disant que ce n’est que pure superstition, d’autres en sont si effrayés qu’ils n’osent à peine sortir de chez eux, ou alors prennent toutes leurs précautions pour ne pas subir le mauvais sort. La légende selon laquelle vendredi 13 est un jour de malchance est présente dans différentes cultures depuis des centaines d’années, et est toujours aussi populaire aujourd’hui.
La superstition autour du nombre 13 est tellement forte que certaines rues ne comportent pas de maison portant le numéro 13, et certains hôtels réputés n’ont même pas de treizième étage : ils vont tellement du douzième au quatorzième. Des scientifiques ont indiqué qu’en réalité, le plus grand facteur de risque lors de cette journée est la peur du vendredi 13. En effet, il a été prouvé que la simple croyance que le vendredi 13 porte malheur pousse les gens à agir différemment, ou réveille une anxiété générale, et que ces facteurs facilitent les accidents ou les maladies.

DICTON : Depuis la création du calendrier grégorien, qui a mis fin à la dérive du calendrier julien au XVIe siècle, la fête correspond au premier jour à partir duquel le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord. Le dicton « A LA SAINTE LUCE, LE JOUR AVANCE DU SAUT D’UNE PUCE » correspond très exactement à cette observation.
PENSEE : Les affaires ? c’est bien simple, c’est l’argent des autres (Alexandre Dumas fils).
ÉPHÉMÉRIDES.

(Temple d’angkor Vat – Marseille, exposition coloniale 1922. Col. HR).
–1010 – 13 décembre :
1. Guillaume 1er, DES VICOMTES DE MARSEILLE, déclare donner à Saint-Victor les droits qu’il possède sur Belcodène (castrum de Bulchodenes 1010, E. Baratier). Dans les chartes de 1020,1040 et 1044, Belcodène est qualifié de villa (Guérard, 135-136). Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix.
2. BILILDE, DES VICOMTES DE MARSEILLE, DONNE A SAINT VICTOR SON ALLEU DE POURCIEUX ET D’OLLIERES – Acte n° 135 du cartulaire de Saint-Victor : Solliès. vers le 13 décembre 1010, Donation à Saint Victor, par Bililde, fille de feu Guillaume Ier, vicomte de Marseille, de son alleu dans la vallée de Trets: le tiers de Pourcieux, le quart du château d’Ollières, où Geofroi de Signes, son neveu, tient de l’abbé de Saint Victor la châtellenie, la ministralia, l’église, le four, etc… Elle donne aussi la moitié du château de Cogolin, tout ce qu’elle possède à Belcodène, son corps, son âme et tout son avoir mobilier (Guérard 1857 ; de Gérin-Ricard, Acte n° 37 (Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 146)).

(Marseille, le Panier. cl. H. Ribot)
–1020 ou 1021 – 13 décembre : ISARN SUCCEDE A GUIFRED COMME ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE – Mort de Guifred, abbé de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, Isarn lui succède comme 9ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), mais 2ème selon P.-A. Amargier. A Guifred, mort le 13 décembre 1020 ou 1021, succède Ysarn, déjà présent en 1005 parmi les moines qui signaient la pagelle d’élection de Guifred. Il assurera le prestige du monastère qu’il régit jusqu’au jour de sa mort survenue le 24 septembre 1047 (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum… La date de la mort de l’abbé Isarn est le plus souvent avancée comme douteuse. Cependant l’exactitude du jour de sa mort étant assurée par le Martyrologe de l’église de Marseille (édité par U. Chevalier en préface aux Institutions Liturgiques…, de J.H. Albanès, Paris 1910, p. XXXII), où on peut lire : VIII kal. octobris obiit domnus Isarnus abbas, le millésime est donné de façon sûre par la date d’élection de son successeur Pierre. Du 24 septembre 1047 au 1er novembre s’écoule en effet le temps nécessaire, mais suffisant, pour que la communauté puisse procéder à une élection.).
–1192 – 13 décembre : Mort de Barral, vicomte de Marseille. Le décès du vicomte de Marseille, Raimon Jaufre III (ou Raimond Geoffroi), dit Barral, qui n’a pas d’héritier masculin, produit un véritable imbroglio politico-religieux. Barral laisse une seule fille, Barrala, mariée à Uc IV des Baux (ou Hugues des Baux). Ce dernier, appuyé par le comte de Provence, Alphonse II roi d’Aragon (mais Alphonse Ier en tant que comte de Provence), revendique la seigneurie vicomtale de Marseille. Barral avait également deux frères tous deux ecclésiastiques : Jaufre IV (ou Geoffroi), évêque de Béziers, et Roncelin moine puis abbé de Saint-Victor. (acte 297 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : A. Chronique de Saint-Victor : Bibl. du Vatican, fonds de la Reine, n° 123, sans date de jour. — B. Obituaire de Saint-Victor : Bibl. nat.. lat. 12702, fol. 139 v°. au 13 décembre. a. Labbe. Nova bibliotheca manuscriptorum, t. I. p. 341. — b. Historiens de France, t. XIX, p. 238. — c. Pabst et Pertz. Monumenta Germaniae historica. Scriptores, t. XXIII, p. 4. — d. Albanès, dans les Mélanges d’archéologie et d’histoire, t, VI. p. 320, Toutes cos éditions d’après A).

–1214 – 13 décembre : l’église de la Major reçoit le privilège d’acquérir des biens sur les domaines des vicomtes. Meyrargues. Raimond des Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Adalasie, confirment à l’église de la Major, tout ce que Pierre Bermond, ancien prévôt, leur a laissé ; ils lui concèdent le privilège d’acquérir sans leur consentement des biens sur leurs domaines en l’évêché de Marseille. Ils sont reçus en l’association des œuvres pies de ladite église. Parmi les témoins : Gaufridet de Trets et son frère Rostan d’Agoult. (acte des vicomtes de Marseille n° 380, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. La Major de Marseille, chartes, n° 41. — B. Ibidem. Livre jaune, fol. 5 v°. — C. Evêché de Marseille, Livre vert, fol. 27. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1146. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 166).
–1225 – 13 décembre : CESSSION DES DROITS SEIGNEURIAUX A LA COMMUNE DE MARSEILLE – Bertrand et Guillaume des Baux, [fils de Raimond,] confirment la convention du 20 novembre de la même année, passée à Marseille entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire le. guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle (acte 446 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 5, fol. 68 v°. a. F. Portai, La République marseillaise, p. 356. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n°* 217 et 222).).
–1262 – 13 novembre – MARSEILLE – À l’occasion de nouveaux Chapitres de Paix, Charles Ier demande que les matériaux provenant des remparts démolis restent à la disposition de la ville de Marseille pour servir à construire des fontaines et des aqueducs.
–1282 – 13 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
-Caupolet, (acte notarié). Carpourière, torrent qui prend naissance dans les vallons de la Treille, traverse le territoire des Camoins et va se perdre dans l’Huveaune, commune de Marseille (1872). Première mention le 12 octobre 1216 : Porporeras, (bulle d’Honorius III, archives de Saint-Sauveur).
–Riba auta (charte aux archives municipales). Première mention de Ribautas lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe..
–La Roqueta (acte notarié). La Roquette – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Plombières. —
–1285 – 13 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Riba auta, 13 décembre 1285 (charte aux archives municipales). Ribautas – lieu-dit, quartier de Sainte- Marthe (1872).
2. La Roqueta, 13 décembre 1285 (acte notarié). La Roquette – lieu-dit, quartier de Plombières (1872).
–1294 – 13 décembre : le pape CélestIn V renonce de son propre chef à la tiare pontificale cinq mois seulement après son élection. C’est un fait unique dans la papauté du IIe millénaire, si l’on met à part les papes démissionnés sous la contrainte : le pape Grégoire VI en 1046 et les papes et «antipapes» du Grand Schisme d’Occident, au XVe siècle, tels Grégoire XII et Félix V. Elu à l’unanimité mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, né Pietro de Morrone, ne se sentait pas capable d’assumer sa charge ni de résister aux pressions des grandes familles et des souverains étrangers, tel Philippe le Bel. Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Issu d’une grande famille romaine, il prend le nom de Boniface VII et met toute son énergie… et sa férocité à tenter de restaurer l’autorité du Saint-Siège.

–1350 – 13 décembre : Trets – Hommage et serment des habitants de Trets à Raimond d’Agoult, qui leur confirme les privilèges accordés par ses prédécesseurs. (Acte 666 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : Ind. : Arch. comm. de Trets, Répertoires de 1501, fol. 9, et de 1787, fol. 224).
–1352 – 13 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Crosium de Pipero (charte des archives de la Major). Les Acates, hameau (1872), quartier des Aygalades. Première mention, le 8 juillet 1343, Cros del Pébré, (acte aux archives de l’Evêché).
–1383 – 13 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cavisac (acte notarié). Cavissât, quartier rural du quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Première mention : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).
–1447 – 13 décembre : le nouveau comte de Provence, René D’ANJOU, arrive à Marseille – René recouvra la liberté ; il vint aussitôt en Provence où il arriva au milieu de l’allégresse générale. Il n’avait certes encore rien fait pour son peuple, mais il le séduisit du premier coup : il était jeune — il avait 29 ans — il était beau, d’une taille avantageuse ; les traits toujours illuminés d’un doux sourire ; on le savait affable, généreux et courageux, ami des arts et de la poésie. Le 13 décembre 1447 il arriva à Marseille. Ce fut un triomphe sans pareil. Jamais la prestation de serment des comtes de Provence n’avait eu un tel éclat. Toute la ville était pavoisée et ornée de feuillages ; les cloches carillonnaient. Les processions parcouraient les rues.
–1459 – 13 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mons de la Forcas / La Fourquesa (registre aux archives de l’Evêché). Fourques, colline au quartier de Saint-Marcel, à Saint-Vincent.

(cl. H. Ribot)
–1472 – 13 décembre : MARIAGE DE « JAUME DEYDIER ET CATHARINA MARINA, D’OLLIOLAS » – Lo mariage de mi Jaume noble Deydier et Catharina Marina, filha de monsen Guilhem Marin d’Olliolas – L’an de Nostre Senhor mil quatre cens septanta et dos, et lo jor trezer del mes de desembre, en Olliolas, de bon plaser et consentiment de mos payre, mayre et de tots nostres amics, ay yeu Jaume Deydier fermat en nom de mariage Catharina Mazrina, filha de senh. Guilhem Marin lo vielh, del luoc d’Olliolas, loqual a assignat de docta a ladicta Catharina florin cent et vint et sinc, pagadors lo jort de l’esposalisse florins vint et sinc, et après ung an florin des, et que l’una pagua non dora sobremontar l’autra. Et, aqui, ma honesta dona Anthoneta Guarniera, mayre de la dicta Catharina, de lisentia et consentiment del dich senh. Guilhem, son marit, a assignat a Catharina florins vint et sinq, pagadors al jort de l’esposalisse. Et, d’autra part, florins des a Catharina, leguas per dona Dousseta Spinassa, dona mage paternal de la dicta Catharina, en son redier testament. Et, ansins, son en soma florins cent saysanta, coma dela dicta assignacion quosta nota presa per man de mestre Aycart de Morteriis notari. Aquel instrument ay en ma cayssa senhat en son dos de la lettra F .
Les familles que ce texte met en scène apparaissent comme faisant partie d’un clan dont elles doivent avoir les suffrages… Il n’est pas rare de trouver au moyen âge les amis appelés à consacrer par leur approbation d’autres genres de contrats… Ils sont des négociateurs attitrés de transactions, et surtout de mariages… Les notaires en rehaussaient la solennité … ils posaient à la base du contrat l’indissolubilité de l’union conjugale… Dans la plupart de ces familles, point de capitaux mobiliers, très peu de numéraire en dehors de celui qui était amassé par l’épargne, rien que les terres dont elles vivaient et où était la base de leur existence… Les biens sont productifs de revenus,… et de ces revenus naît l’épargne. A l’épargne donc la charge de faire les dots (qui est le patrimoine des femmes afin de les aider à supporter les charges du mariage).
Il s’agit ici, non du mariage au sens actuel, mais des fiançailles. Le « mariage », ou l’esposalisse, n’aura lieu que le 5 février 1275, soit 3 ans plus tard (De Ribbe, La société provençale, 1898, p. 187 et suiv.).
–1545 – 13 décembre : PREMIERE SEANCE DU CONCILE DANS LA CATHEDRALE DE TRENTE (ITALIE) – Le pape Paul III convoque en 1542 un grand concile œcuménique à Trente. Ce concile débute officiellement le 13 décembre 1545 dans la cathédrale de Trente. Le légat qui ouvre la première session pouvait dès lors, et sans peine, préciser les buts de la réunion : exaltation de la foi et de la religion chrétienne, extirpation des hérésies, paix et union de l’Église, réformation du clergé, extinction des ennemis du christianisme. Tous les aspects de l’Église étaient visés (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer.).

(cl. H. Ribot)
–1645 – 13 décembre : ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSEQUENCE DU PROCES INTENTE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES DE BORD DE MER (TEXTE INDIGESTE, MAIS INTERESSANT CAR IL DONNE LES NOMS DE NOMBREUX SIX-FOURNAIS). : Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour. Serait intervenu un second arrêt le 13 décembre 1645, entre toutes les parties, c’est à dire, entre lesdits Daniel et vidal, d’une part et les hoirs d’Anthoine Porquier, Anthoine Daniel Bogue, Nicolas Porquier, Jean Daniel Rodenque, Hugues Porquier, François Beaussier Biscaye, hoirs de Pierre Daniel, Louis Tortel, bourgeois, défendeurs. Et entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs, en requête d’assistance, en cause du 28 novembre 1645, et Esprit Martinenq, André Daniel Rodenque, Luc Daniel, Barthélemy Daniel, fils de Pierre Cureton, Jacques Feraud, Pierre Daniel, Jacques Daniel, Sauveur Tortel, Pons Daniel Domergue, Pierre et Jean Daniels Caroubes, Sauveur Daniel Domergue, Barthélemy Beaussier Pitre, Bernabé et Jacques Daniels, Charles Porquier dit canelle, Michel Daniel Glanus, Pierre et Jean Daniels Caday, Jacques Daniel de Barthélemy, les hoirs d’Esprit Daniel, Barthélemy Beaussier Gaget, Charles Denans a feu Jean, Honoré Beaussier dit Mare, Anthoine Daniel à feu Louis, Laurens Tortel Cautellier, Hugues Tortel, Honoré Beaussier à feu Angellin, Michel Martinenq, Michel Sabatier, Henry Tortel, Nicolas Curet, les hoirs de Jacques Daniel Matras, Laurens Porquier poupre, Jacques Fabre, Jean et Pierre Vicards, les Hoirs d’Esprit Tortel à feu Sauveur André et hoirs d’Honoré Guigou, les hoirs d’Anthoine et Estienne Curet, les hoirs de Sauveur Cautellier, Jacques Beaussier Gaget, Pierre Porquier la Marseillée, les hoirs de Bertrand Tortel Barbié, Jean Vicard (Teviella), Philip Tortel, Honoré Tortel Cautellier, hoirs d’Honoré Beaussier, André Daniel à feu Hugues, hoirs de Ciprien Curet et Louis Audibert (Daulié). Et encore entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête d’assistance, en cause et garantie du 29 dudit mois de novembre 1644, et Lidoire Hou, marchand de la ville de Marseille, défendeur et demandeur en requête d’évocation d’instance par-devant les officiers de Six-Fours. Entre Pierre Daniel dudit lieu, Messire Guilheames Denans, prêtre, recteur de la chapelle Notre Dame de Cortines, dudit SIX-FOURS, lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, et ledit Hou, en assistance de cause, relèvement et garanti du 10 janvier 1645. Et lesdits Daniel et Vidal, prenant le fait et cause de Pierre Daniel et Messire Guilheames Denans, défendeurs en ladite évocation d’instance, et Maître Vincens Pellas, procureur en la Cour, curateur subrogé à la discussion des biens de Michel Tortel, Sieur de Ramatuelle, Maître Jean Esprit Jaubert, notaire royal, curateur de ladite discussion, défendeur à ladite assistance et cause, d’autre. Et les consuls et communauté de SIX-FOURS, demandeurs en requête de jontion du 4 octobre 1645, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, Nicolas et Hugues Porquier et autres particuliers dudit SIX-FOURS et la Seine, défendeurs. Et entre ledit Messire Guilheames Denans, demandeur en requête incidente du 5 décembre 1645, et lesdits Daniel et Vidal, défendeurs, et entre lesdits consuls et communauté de SIX-FOURS, demandeurs, en exécution d’autre arrêt du 23 février 1644, concernant le fait du môle, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, tant à leurs noms, que comme prenant le fait et cause de Laurens et Joseph Daniel, défendeurs. Et encore lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête incidente, pour être reçus à recourir à la Cour, comme arbitre de droit, du rapport du 12 avril 1644, et lesdits consuls et communauté de SIX-FOURS. Par lequel susdit arrêt, la Cour faisant droit sur toutes les fins et conclusions des parties sans s’arrêter aux avancements et jetées faits dans la mer par aucun (chacun) des défendeurs, tenanciers des biens proche d’icelle, a déclaré le terrain, gravier, bourbier et mares étant long le rivage de la mer, puis le cap de Bregaillon, jusque au cap de Moisseque, et jusque où le plus haut flot de la mer peut arriver de présent. Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné que aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de SIX-FOURS, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédé par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de SIX-FOURS, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demi de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire. (…) Suivant et conformément audit arrêt, Monsieur de Gaultier, commissaire, se serait porté audit lieu de la Seine et lieux contentieux. Et à sa présence, lesdits Sieurs Claude Fulconis et Barthelemy Laget, experts commis et députés par le même arrêt, s’y étant aussi portés, ils auraient procédé au fait de leur commission, et mis et posé les termes et limites, depuis le cap de Brégaillon, jusqu’au cap de Moisseque. Par moyen desquels termes et bornes, au nombre de 50, a été fait séparation et bornage des régales et propriétés des particuliers. Le premier desquels est posé entre une rive et un rocher fixe du côté de la mer, étant à l’endroit de la propriété d’André Daniel, fils d’Anthoine, et le dernier termes, contre le rocher qui fait aucunement pointé dans la mer, appelé cap de Moisseque. Et pour les limites et séparations des maisons avec le quai du petit môle, a été posé un dix-neuvième terme, environ cinq cannes et demi du bas coin d’une maison et cazal de Pierre Daniel Coudon, et de quinze cannes du grand chemin allant à St Lambert. Lequel, servant pour la séparation des régales, servira aussi pour le second terme, concernant le second chef de l’arrêt, pour le regard du môle, lequel second terme, tiré et aligné au plus bas de la maison de feu Maître Pierre Daniel, viguier, et celle des hoirs d’Urbain Daniel. Il apert encore, par ledit rapport, qu’il a été mis au grand môle, à droite ligne du milieu de pied droit de pierre de taille, séparant les portes des maisons dudit Maître Pierre Daniel et de Guilhen Daniel, distant dudit pied droit vers midi, de sept cannes et demi. Et que ledit terme, posé tout contre la muraille et au dehors d’icelle, vers la mer, servant au jouxtant du grand môle, visant, ledit terme, au bas bout du petit môle, vers la mer et droite ligne d’icellui. Distant, ledit terme, du bas bout de la maison d’André Daniel de vingt et une cannes, deux pans, et de septante deux cannes dudit terme, jusqu’au milieu du bas bout dudit petit môle. Et les deux termes au-delà dudit petit môle, au bord de la mer, vers midi où est le dix-neuvième terme, est distant de cinquante-cinq cannes et demi du milieu du bas bout dudit petit môle. En sorte que, dudit premier terme posé pour le chef concernant le môle, jusqu’au dix-neuvième terme, servant en ce chef pour le deuxième terme, y a en tout, cent vingt-sept cannes et demi de distance. Après la séparation de la Seine du lieu de SIX-FOURS, fut intenté un procès pour raison des régales par-devant Messieurs les trésoriers généraux, mais comme cela ne regarde que ledit lieu de la Seine, je le rapporterai à l’histoire dudit lieu (Jean Denans, 1713).

–1698 – 13 décembre : calanque de Port-Miou, chapelle blanche sur la droite de l’entrée. C’est Notre-Dame-de-Santé ; Etienne de Puget, évêque de Marseille, alla y poser la première pierre le 13 décembre 1649 (Adolphe Meyer, 1859, p. 46-47).
–1698 – 13 décembre : CONSEQUENCES DE LA REVOCATION DE L’EDIT DE NANTES RELATIVES A LA MOMINATION DES MAÎTRES D’ECOLE – L’enseignement religieux catholique était d’ailleurs l’objet principal dans les écoles, à cette époque où l’édit de Nantes venait d’être révoqué et où les protestants étaient impitoyablement poursuivis. L’article IX de la déclaration royale du 13 décembre 1698 porte :
« Voulons que l’on établisse autant qu’il sera possible des maîtres et maîtresses dans les paroisses où il n’y en a point, pour instruire tous les enfants, et nommément ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendument réformée, du catéchisme et des prières qui sont nécessaires, pour les conduire à la messe tous les jours ouvriers, comme aussi pour apprendre à lire et écrire à ceux qui pourront en avoir besoin. »
[Ces écoles sont obligatoires :] « Dans les lieux où il n’y aura pas de fonds, il sera imposé sur tous les habitants jusqu’à 150 livres par an pour les maîtres et 100 livres pour les maitresses. »
Le droit d’examiner, d’approuver et d’instituer les régents et régentes est dévolu aux évêques, aux curés et aux autres personnes ecclésiastiques qui ont ce droit selon les lois et coutumes des lieux. L’article X de la même déclaration enjoint aux pères, mères et tuteurs d’envoyer les enfants aux écoles jusqu’à l’âge de 14 ans et nommément les fils des protestants. Cette obligation de la fréquentation scolaire fut confirmée par les déclarations du 16 octobre 1700 et du 14 mai 1724 (Bourrilly L. 1895 – L’instruction publique dans la région de Toulon depuis le Moyen Age, Toulon 1895, « le Petit Var », p. 44-45 et 83-84).
–1789 – 13 décembre : LA PRESSE ATTAQUE VIOLEMMENT NECKER TANDIS QUE 80 PERSONNES SONT ASSASSINEES A ORLEANS – La situation est devenue telle que « L’Ami du Peuple », comme d’autres journaux encore, se lance dans la défense des pauvres et, décidément révolutionnaire, attaque violemment Necker, Bailly et La Fayette, les présentant comme des complices déloyaux des aristocrates. Il faut bien reconnaître que la crise politique est considérablement amplifiée par les désordres économiques et sociaux : Paris, qui vit dans la misère, commence à se lever… En province, 10000 chômeurs se soulèvent à Orléans et tuent 80 personnes (Agenda du Bicentenaire – DIMANCHE 13 SEPTEMBRE).
–1792 – 13 décembre : COMMENT ENRAYER LA DESERTION DES VOLONTAIRES ? – Les volontaires de 1791 et 1792 n’ayant aucune obligation de rester sous les drapeaux, le 13 décembre 1792, la Convention avait tenté d’enrayer le retour des volontaires dans leur foyer en décrétant que « tout volontaire national qui abandonnera son poste sera noté par la municipalité du lieu de son domicile sur un tableau d’instruction civique comme ayant refusé à la patrie le secours qu’elle lui demandait ». Pire, toujours en décembre, on chiffrait à six mille le nombre d’officiers qui avaient émigré sur un total de neuf mille, ce qui désorganisait une armée qui ne parviendrait véritablement à son apogée qu’à partir de 1794. Notons néanmoins que les cas d’insubordination furent rares. Le décret sur la levée en masse de 300.000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veuf de 20 à 40 ans, permettra d’atteindre les chiffres de 400.000 hommes sous les drapeau fin avril 1793 et 500.000 hommes début juillet.
-1793 – 13 décembre (23 frimaire An II) : LES VAISSEAUX HOLLANDAIS PEUVENT RECEVOIR DE L’HUILE ET DU BOIS – En vertu de l’arrêté des représentants du peuple accordant aux vaisseaux hollandais tout ce dont ils avaient besoin, le commissaire des guerres adjoint Léorat ordonna de leur faire délivrer de l’huile et du bois « d’une manière utile et économique » (Ollioules, 23 frimaire / 13 décembre 1793).

(cliché H. Ribot)
–1794 – 13 décembre (23 frimaire an III) : OLLIOULES MANQUE DE BLÉ – 23 frimaire An III (13 décembre 1794) – Les emprunts de blé faits à Toulon ne suffisant pas, Ollioules s’adresse à nouveau au Beausset, Marseille et Nice. Le maire et les officiers municipaux s’exprimaient en ces termes dans leur délibération :] Considérant que depuis un mois le maire et officiers courent aux expédients pour procurer du pain à leurs concitoyens, que les emprunts de blé qu’ils ont faits de la commune de Port la Montagne depuis cette époque n’ont pas suffi à les alimenter, puisqu’il est arrivé et qu’il arrive journellement que de pauvres cultivateurs, chargés d’une nombreuse famille, ne peuvent avoir qu’un pain de 3 livres tous les deux jours, délibèrent de s’adresser au district du Beausset et délèguent le citoyen Besson, maire, à cet effet. [Cette demande fut également adressée à Nice et remise à la municipalité de cette ville par le citoyen Besson, maire ; et au district de Marseille, où la requête fut portée par le citoyen J.-Baptiste Forest.

Initiales de Menou (M) et Kléber (K) gravées sous République Française An 7 avec les noms d’officiers français (cliché H. Ribot)
-1799 – 13 décembre : Expédition d’Egypte : Le général en chef Kléber au citoyen Savigny, naturaliste. Le 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) – Je vous préviens que je donne au payeur général l’ordre de vous compter 600 livres, à compter sur vos appointements et l’ordonnateur en chef du district de tenir à votre disposition trois chameaux qui recevront les rations jusqu’à votre retour de Suez.
–1810 – 13 décembre : l’empire français, qui compte désormais 130 départements au lieu des 98 créés par la Constituante en 1790, s’étend de la mer du Nord à l’Adriatique. Cette dimension est rendue possible par l’annexion de la Hollande, du Piémont, de la Ligurie, de la Toscane, de Parme, des Etats pontificaux, du Valais et de la côte allemande de la mer du Nord.
–1816 – 13 décembre – JOURNAL DE STENDHAL EN ITALIE. 13 DÉCEMBRE 1816 — J’obtiens, par grâce, un quart de loge. Comment vous donner une idée juste de mon bonheur ? Il y a longtemps que Paris n’a plus de taudis comparables à ces fameux théâtres d’Argentina et de Valle, consacrés par les Pergolèse et les Cimarosa. Qu’on se figure de misérables théâtres de sapin. À Valle, le bois n’est pas même recouvert par un papier peint. Nos sous-préfectures de province ont mieux que cela. La toile, le plafond, tout ce qui est peinture est d4un degré de mauvais et de mal dessiné dont je n’ai pas vu d’exemple, même en Allemagne.
–1867 – 13 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –. vendredi 13 décembre, sainte Luce – vent d’ouest fortes brises qui a commencé plus tôt que d’habitude ce qui nous fait dire quelle dur. ce matin et là je l’ai, mais moins fort que dans ces jours-ci. l’après-midi le vent augmente toujours à 3h il et presque en tempête ils se calment vers le soir et la nuit il reste modérée et ça continue le lendemain.

(Sanary, cliché H. Ribot)
–1869 – 13 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –. lundi 13 décembre, sainte Luce – Beau temps peu froid. Le thermomètre affiche 10° centigrades, le baromètre : un peu au-dessus de beau temps. Il y a pourtant un commencement de vent d’ouest qui aurait l’air de prendre de la force car déjà la mer moutonne. A 10 heures le vent semble reculer ! « C’est le soleil qui le tue », comme on dit ici. Il recule peut-être pour mieux sauter ; nous voulons dire : « pour être plus fort cet après-midi ! ». En effet, l’après-midi, le vent prend de la force ; il cesse le soir vers six heures ou il diminue, et se renforce vers 10 heures du soir. Il est alors plus froid que jamais.
–1896 – 13 et 14 décembre – PROJET DE MAIRIE A SAINT-MANDRIER – lors de la réunion du Conseil des Travaux (13 décembre), à laquelle assistait M. Peyret, adjoint spécial, l’affaire de la mairie de Saint-Mandrier est tranchée. La dotation allouée pour ces importants travaux passera en séance du Conseil Municipal pour l’approbation définitive. L’emplacement officiel de la construction ne serait pas tout à fait résolu car il terrain projeté n’inspire pas grande confiance. On étudie cette sérieuse question (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).

(coll. H. Ribot)
—1893 – 12 décembre : Vente de Tamaris ? le Petit Var, soutient dans ses éditions la vente par Michel Pacha de Tamaris : « Encore Tamaris – A la fin de la honteuse séance de la Cambre d’hier, M. de Mahy a déposé une proposition de loi portant interdiction de vente aux étrangers de tous terrains situés dans la région de défense des places de guerre. Il ne peut y avoir le moindre doute, c’est de Tamaris qu’il s’agit. On croyait généralement à Toulon, que nous avions des députés représentant, à la Chambre, le département du Var, et même un peu les Toulonnais. C’était apparemment une erreur, puisque personne ne bouge et que c’est un député de La Réunion qui s’occupe de nos affaires et qui s’en occupe d’une façon dont nous n’avons pas à nous louer. C’est très regrettable que le député de Toulon traite Toulon avec une telle indifférence, et qu’il n’ait point eu le courage de prendre la responsabilité de M. de Mahy ou l’intelligence et l’autorité d’empêcher une telle proposition de se produire. Ce qui est non moins regrettable, c’est qu’on ne pense à Toulon, à la Chambre, que quand il s’agit de nuire aux intérêts nationaux, et qu’on ne songe jamais à elle, au nom de ces même intérêts nationaux, il faudrait lui venir en aide. Au lieu de chercher à nous mettre dans l’impossibilité de recevoir des étrangers et de donner un peu de vue et d’essor à notre ville, M. de Mahy – puisque nos députés sont nuls – eût certes bien mieux fait de demander pour l’assainissement de Toulon – reconnu d’intérêt national – un crédit de quelques millions et la suppression de l’enceinte fortifiée. »
–1906 – 13 décembre : LA CONVENTION ETHIOPIENNE – “La convention éthiopienne a été définitivement signée hier à cinq heures par M. Paul Cambon, ambassadeur de France, le marquis de san Juliano, ambassadeur d’Italie, et Sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères de la Grande-Bretagne. L’intégrité de l’Empire d’Abyssinie et la souveraineté complète du Négus sont reconnues : les trois puissances s’engagent à respecter les droits réciproques et à ne rechercher aucun avantage particulier en Abyssinie. Une deuxième convention a été signée en vue de réprimer la contrebande de guerre. Mais il faut bien avouer qu’en ce qui concerne l’Abyssinie, les mesures projetées paraissent un peu illusoires” (Le Figaro, du 14 décembre 1906).
–1913 – 13 décembre : ON A RETROUVE LA JOCONDE – La “Joconde” volée au Louvre il y a deux ans a été retrouvée à Florence (Le Figaro).
–1914 – 13 décembre :
1. SEUL, AU MILIEU D’UN REICHSTAG UNANIME, KARL LIEBKNECHT REFUSE SON VOTE AUX PROJETS FINANCIERS DU GOUVERNEMENT ALLEMAND. Par cet acte, il entend protester contre la guerre, contre la politique capitaliste qui l’a provoquée, contre la violation des territoires neutres et les annexions projetées, enfin, contre la dictature militaire. “Le parti socialiste a accueilli horriblement mal ce gêneur qui s’avise de rappeler aux gens de guerre ce qu’ils pensaient, déclamaient ou récitaient en temps de paix. Les socialistes teutons, âmes moutonnières, sont présentement en plein dans le courant belliqueux.” (Le Figaro).
2. DANS LE MIROIR N°57 DU 27 DÉCEMBRE 1914, NOUS LISONS, À L’ÉDITORIAL “LA GUERRE” :
Dimanche 13 décembre. — Combats d’artillerie près d’Arras; dans la région de l’Aisne (une batterie allemande d’obusiers détruite près de Vailly) ; sur les Hauts-de-Meuse (deux batteries allemandes démolies) et dans les Vosges. Nous progressons partout.
Les Russes ont repris une offensive victorieuse dans les régions de Mlava et de Loviez, en Pologne centrale. Aux alentours de Cracovie se livre un très violent combat et le bombardement de la place elle-même devient très intense.
Les Serbes continuent leur poursuite de l’armée austro-hongroise qu’ils veulent repousser au-delà de la Save et de la Drina.
L’Italie a demandé réparation à la Turquie au sujet de l’incident d’Hodeïdah, et une très vive irritation se marque dans la Péninsule contre l’empire ottoman.
D’après les journaux anglais, il serait inexact que l’état du kaiser se fût amélioré. Le kaiser aurait une fluxion de poitrine.
La grande caserne de Kiel a été détruite par un incendie dont les causes demeurent mystérieuses.
La Bulgarie a déclaré une fois de plus aux puissances de la Triple Entente qu’elle désirait demeurer neutre.
Le premier ministre anglais M. Asquith a prononcé un grand discours à Londres. Il a rendu hommage à l’armée britannique, qui, a-t-il dit, vaut celle de n’importe quel empire.
Le cabinet portugais s’est reconstitué sous la présidence de M. Coutinho avec M. Soarès aux Affaires étrangères.

–1932 – 13 décembre : LES TIRS D’ESSAIS DE LA NOUVELLE BATTERIE DE 340 mm DE CAVALAS SONT ANNONCES – Le 13 décembre 1932 les tirs d’essais de la nouvelle batterie de 340 de Cavalas étaient annoncés. Les propriétaires immédiats avaient reçu un avertissement d’avoir à tenir ouvertes, à la date indiquée, fenêtres et portes vitrées. Par mesure de prudence les immeubles avoisinants devaient être évacués pendant le tir. C’étaient les propriétés : Récouly, Leclere, Mantello, Grave, Mouktor, Roman, Vérani, Blanc, Roux Valentin, Egloff, Roussel, Coffin, Cadîère et Dussaud. Au cas où un accident était survenu au cours du tir un moyen de transport de blessés était organisé à Saint-Mandrier par les soins du service de santé. Les habitants du Creux étaient protégés par la colline qui les entourait et les effets de ce fait en étaient réduits (Gisèle Argensse, 1989, p. 190).
–1937 – 13 décembre : les troupes japonaises prennent Nankin, capitale provisoire de la République chinoise, gouvernée par Tchang Kaï-chek, prélude au massacre de deux cent mille Chinois pendant six semaines.

– La bataille du Rio de la Plata, fut la première bataille navale importante de la Seconde guerre mondiale. Elle eut lieu sur le Rio de la Plata, , un estuaire situé entre Argentine et Uruguay. La bataille fut la conclusion de la chasse entamée par les Anglais de la Home Fleet contre le cuirassé de poche allemand « Admiral Graf Spee » ; elle se termina par le sabordage du cuirassé. La visibilité de l’évènement, qui se passa sous les yeux de la population uruguayenne, ainsi que les décisions du commandant allemand furent la cause de nombreuses réactions et débats (cf. Powell M. – La bataille du Rio de la Plata, Presses de la Cité, 1957, 312 p. ; réédité par Presses Pocket (n°586), 1968, 318 p. ; Strabolgi (Lord) – La bataille du Rio de la Plata, Payot, 1945, 200 p. ; Millington-Drake Eugen – La fin du Graf Spee (17 décembre 1939), Robert Laffont, collection « Ce jour-là »,1968, 256 p.).
– ARMEMENT POUR ESSAIS DE L’AVISO-DRAGUEUR LA BATAILLEUSE – Le 13 décembre 1939, par MP n°12949 de cette date, l’armement pour essais de l’aviso-dragueur La Batailleuse (capitaine de corvette Sanguinède de Marc, par décret du 26 novembre 1939, le C.C. Sanguinéde de Marc est nommé Cdt. de l’aviso-dragueur) est fixée au 15 décembre 1939 et sera respecté. Son effectif doit être porté à effectif de guerre de 82 hommes le plus rapidement possible (Message 12 949 du 13 novembre 1939).
–1940 – 13 décembre : RENVOI DE PIERRE LAVAL. PIERRE-ETIENNE FLANDIN EST NOMME CHEF DU GOUVERNEMENT DE VICHY (Jean-Charles Volkmann, 2003). Coup d’Etat à Vichy : Pierre Laval est révoqué «pour des raisons de politique intérieure» et arrêté. Il est remplacé par Pierre-Etienne Flandin, l’homme du télégramme de félicitations à Hitler. Pétain ne se rendra pas à Paris pour recevoir les « cendres de l’aiglon », la dépouille du Duc de Reichstadt que Hitler a décidé de rendre à la France. Ce coup d’Etat est interprété comme un coup d’arrêt à la politique de Montoire. Otto Abetz franchit immédiatement la ligne de démarcation, se rend à Vichy et fait libérer Laval qu’il ramène à Paris (Cité par André Rossel, 1985). Mais, soutenu par l’occupant, Laval revient dès le 17 avril 1942 à la tête du gouvernement et renforce dès lors la politique de collaboration avec l’Allemagne.
–1941 – 13 décembre : NOUVELLES DES F.N.F.L. – Le 13 décembre à 11 h 35, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille de Durban. Le 19 décembre à 12 h 00, arrivée à Mombasa après un voyage marqué par un certain nombre d’incidents matériels. Alerte sous-marin le 18 décembre – Echo perdu et retrouvé à plusieurs reprises (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
-1944 – 13 décembre : Décès du peintre Vassily Kandinsky.
–1950 – 13 décembre : UN COLIS DE NOËL POUR NOS SOLDATS EN INDOCHINE: « Monsieur le maire 5DE Saint-Mandrier) lance un appel sollicitant la générosité de la population pour qu’un colis de Noël puisse être envoyé aux soldats actuellement en Indochine. Nous demandons pour tous ces jeunes qui, au Vietnam, se battent pour les seuls bénéfices des chéquards et autres capitalistes, le plus beau cadeau qui soit : le retour dans leur foyer, avec un travail assuré. De plus, nous demandons que la municipalité adresse à tous les jeunes actuellement sous les drapeaux, en quelques lieux où ils soient, un mandat à l’occasion des fêtes de fin d’année, comme en avaient bénéficié des classes précédentes sous la municipalité seynoise » (Le Petit Varois du 13 décembre, article signé Marie Guittat et Louis Esposito).

–1955 – 13 décembre :
1. MORT DE LEON WERTH, ECRIVAIN ET CRITIQUE, A QUI ANTOINE DE SAINT EXUPERY DEDICAÇA « LE PETIT PRINCE » :
« A Léon Werth.
« Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d’être consolée. Si toute ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants (mais peu d’entre elles s’en souviennent.)
« Je corrige donc ma dédicace :
« A Léon Werth
« quand il était petit garçon. »
2. LA DEMANDE DE CLASSEMENT DE L’AQUEDUC ANTIQUE DECOUVERT AU BRUSC (SIX-FOURS) EST DIFFERÉE : Lorsqu’en 1953, les restes d’un aqueduc souterrain furent découverts près du port du Brusc à Six-Fours (Var), le classement de ces vestiges, proposé immédiatement par le directeur des Antiquités de Provence Fernand Benoît, fut différé par le Conservateur des Monuments Historiques par lettre datée du 13 décembre 1955 pour les motifs, exprimés par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Bollard, que cette cavité était connue par les habitants comme étant une « sortie de secours de la Citadelle (où se situait le comptoir grec de Tauroeis, IIIème siècle av. n.è. – VIIème s. de n.è.)… (et que) le hameau du Brusc (ayant) été occupé par les Sarrasins.. la tranchée devait permettre à ceux-ci … de gagner le rivage de la mer en cas de besoin. » (sic !). Suivaient un certain nombre de considérations relatives à l’impossibilité que la structure fût romaine, telles que dimensions de la galerie, présence de puits toujours alimentés en eau, imprécisions quant à l’implantation d’une citerne. La force de la légende sarrasine concernant la « bataille de Malogineste » était alors telle que la position des Monuments historiques fut maintenue malgré des précisions apportées F. Benoît qui mettait en doute le rapport «folklorique » (sic !) des Ponts et Chaussées, et faisait état du danger que les constructions et aménagements ultérieurs de cette zone risquaient d’entraîner à la fois pour l’accès et l’existence des derniers vestiges du petit port antique. Les travaux liés à la mise en place du pluvial en 1997 sont la preuve que ce danger était bien réel et qu’une destruction irrémédiable du dernier vestige hellénistique de cette portion de littoral varois aurait pu être évitée (Ribot H. – Nouvelles observations sur l’aqueduc antique du Brusc, Six-Fours-les-Plages, 1999).
–1974 – 13 décembre : Mort de l’écrivain et navigateur Henri de Monfreid. Dans ma bibliothèque.
–1981 – 13 décembre : A l’aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l’état de guerre en Pologne. La formule désigne la suspension des garanties légales et s’apparente à la loi martiale. Le général Jaruzelski assurera plus tard, dans ses Mémoires, avoir agi dans l’intérêt supérieur de la nation, pour dissuader les Soviétiques d’intervenir eux-mêmes.
–1997 – 13 décembre : MORT DE CLAUDE ROY – Mort de Claude Roy, journaliste et écrivain, de qui je retiendrai « Les yeux ouverts dans Paris insurgé », publié en 1944 à Genève par les éditions Skira.
–1998 – 13 décembre : Mort du sculpteur César.
–2015 – 13 novembre : Attentats en France – Une première attaque a lieu à Saint-Denis, aux abords du Stade de France, où se joue un match amical de football France-Allemagne, auquel assiste le président François Hollande. Le personnel de sécurité leur refusant de pénétrer dans l’enceinte du stade, trois terroristes se font exploser dans ce qui sont les tout premiers attentats-suicides en France. D’autres attaques ont ensuite lieu à Paris, dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements, où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants ; deux d’entre eux prennent la fuite, le troisième se fait exploser. L’attaque la plus longue et la plus meurtrière a lieu dans la salle de spectacle du Bataclan (également dans le 11e arrondissement), où 1 500 personnes assistent au concert du groupe américain de rock Eagles of Death Metal et où trois autres djihadistes ouvrent le feu sur le public, avant qu’un assaut des forces de l’ordre n’y mette fin et ne tue les terroristes. Le bilan officiel des victimes fait état de 130 morts et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue. Ces attentats sont les plus meurtriers perpétrés en France depuis la Seconde Guerre mondiale et les deuxièmes en Europe (hors attentats aériens), après les 191 morts des attentats de Madrid du 11 mars 2004. La gravité de la situation est telle que le gouvernement décrète l’état d’urgence sur tout le territoire national, une première depuis le putsch d’Alger. La police effectue de nombreux contrôles dans tout le pays pour traquer les criminels en fuite et prévenir de futures attaques, tandis que le président de la République rencontre tour à tour les grands dirigeants mondiaux afin de tenter de mettre sur pied une coalition élargie pour « détruire Daech » dans ses fiefs de Syrie et d’Irak. Le Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, qui selon les autorités françaises a joué un « rôle déterminant » dans l’organisation de ces attentats, est tué en même temps que deux complices le 18 novembre 2015, lors d’un assaut donné par les forces de police à Saint-Denis. À la suite de ces attentats liés à la Belgique, les autorités belges placent l’agglomération bruxelloise en état de siège du 21 au 26 novembre 2015, craignant des attaques imminentes dans la capitale belge. L’unique survivant des commandos responsables de ces attaques, Salah Abdeslam, est capturé par la police belge dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean le 18 mars 2016, après quatre mois de fuite. La même cellule terroriste franco-belge constituée autour d’Abdelhamid Abaaoud et dirigée depuis Raqqa, prépare, coordonne et commet les attentats déjoués à Verviers en janvier 2015, l’attentat du train Thalys le 21 août 2015 et les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.
–2016 – 13 décembre : METEO DU JOUR (La Mitre, Toulon) – A 7h 10 : 7°C, temps clair avec quelques nuages. Précipitations : 0%. Humidité : 74%. Vent : 10 km/h. Au cours de la journée : température maximale, vers 13h : 16°.
–2017 – 13 décembre : METEO DU JOUR – 8° à 7 h. Ciel clair à Sanary-sur-Mer – Grand soleil à l’heure actuelle. Maximales de 11° et minimales de 8°. Des nuages sont à prévoir plus tard dans la journée.
–2018 – 13 décembre : METEO POUR SANARY – de rares averses sont annoncées pour cette journée dédiée à sainte Luce, accompagnées d’une température relativement basse (12° maximum, 7° minimum) et d’un vent flirtant avec les 30 km/h voire même les 60 km/h en rafales
–2019 – vendredi 13 décembre :

RENDEZ-VOUS POUR UNE SOIRÉE EXCEPTIONNELLE SUR LE VIEUX-PORT DE MARSEILLE – Pour fêter le succès de MPG2019, l’Année de la gastronomie en Provence, le Département des Bouches-du Rhône et Provence Tourisme vous invitent à célébrer, en famille et entre amis, la clôture de cette belle aventure. Déambulez au rythme des groupes de musique gospel et jazz, des fanfares et des grands classiques de Noël. De 18h30 à 22h30, profitez des dégustations sucrées gratuites sur le thème des 13 desserts, élaborées par des chefs et des artisans Talents de Provence ! Des boissons chaudes seront également proposée. A 22h30, un final en apothéose vous attend avec un grand feu d’artifice qui viendra illuminer toutes les rives du Vieux-Port !
METEO POUR SANARY – Après une nuit et une matinée pluvieuses, le soleil devrait faire une timide apparition à la mi-journée. La nuit prochaine devrait encore être pluvieuse. Le vent de nord-ouest devrait rester dominant au moins jusqu’à demain matin. Les températures minimales, avec ce ciel couvert, sont relativement élevées (11° à 12°) tandis que les maximales resteront de saison (14°).
–2020 – vendredi 13 décembre : MÉTÉO DE SANARY : après avoir soufflé relativement fort en début de nuit, le vent d’ouest ne devrait pas dépasser les 15 km/h au cours de la journée. Après une nuit où l’on relève 10° à 3 h, le soleil s’impose sur les régions méditerranéennes où les températures diurnes avoisineront les 9° pour les minimales, 13° pour les maximales. La nuit prochaine, il ne devrait faire que 6°.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (406e livraison) –

(coll. H. Ribot)
–1867 – 13 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –. vendredi 13 décembre, sainte Luce – vent d’ouest fortes brises qui a commencé plus tôt que d’habitude ce qui nous fait dire quelle dure. ce matin et là je l’ai, mais moins fort que dans ces jours-ci. l’après-midi le vent augmente toujours à 3h il et presque en tempête ils se calment vers le soir et la nuit il reste modérée et ça continue le lendemain.
–1869 – 13 décembre – SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –. lundi 13 décembre, sainte Luce – Beau temps peu froid. Le thermomètre affiche 10° centigrades, le baromètre : un peu au-dessus de beau temps. Il y a pourtant un commencement de vent d’ouest qui aurait l’air de prendre de la force car déjà la mer moutonne. A 10 heures le vent semble reculer ! « C’est le soleil qui le tue », comme on dit ici. Il recule peut-être pour mieux sauter ; nous voulons dire : « pour être plus fort cet après-midi ! ». En effet, l’après-midi, le vent prend de la force ; il cesse le soir vers six heures ou il diminue, et se renforce vers 10 heures du soir. Il est alors plus froid que jamais.
LE TERROIR MARSEILLAIS (606e livraison) :

(Exposition coloniale 1922 Temple d’agkor Vat Vue d’ensemble. Coll. H. Ribot)
–1447 – 13 décembre : le nouveau comte de Provence, René D’ANJOU, arrive à Marseille – René recouvra la liberté ; il vint aussitôt en Provence où il arriva au milieu de l’allégresse générale. Il n’avait certes encore rien fait pour son peuple, mais il le séduisit du premier coup : il était jeune — il avait 29 ans — il était beau, d’une taille avantageuse ; les traits toujours illuminés d’un doux sourire ; on le savait affable, généreux et courageux, ami des arts et de la poésie. Le 13 décembre 1447 il arriva à Marseille. Ce fut un triomphe sans pareil. Jamais la prestation de serment des comtes de Provence n’avait eu un tel éclat. Toute la ville était pavoisée et ornée de feuillages ; les cloches carillonnaient. Les processions parcouraient les rues.
LA SEYNE-SUR-MER (53e livraison) :

–1922 – décembre : EXHUMATIONS DE CORPS DE MILITAIRES ET MARINS DECEDES PENDANT LA GUERRE A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – On procède dans le cimetière de l’hôpital Saint-Mandrier à de nombreuses exhumations de corps de militaires et marins décédés pendant la guerre à Saint-Mandrier. Ces exhumations se poursuivent sous la surveillance de M. Frojeul, chef des ateliers de l’hôpital, de l’ouvrier A. Constant et de M. Omer, gardien de la paix. Ces opérations se déroulent la plupart du temps en présence des familles qui peuvent ainsi constater qu’il n’y a pas de méprise sur la personne. Cette besogne prit fin le 12 décembre. Elle aura permis l’exhumation de 280 corps qui furent ensuite dirigés vers la gare de La Seyne et de là à Marseille, d’où des convois les transportèrent à leur dernière demeure. La surveillance du service des inhumations des morts dus à la guerre mais aussi à la grippe de 1918 avait été confiée à l’époque, à M. Revest, ancien chef d’atelier du service général, retraité depuis, et qui s’acquitta de sa tâche à la grande satisfaction de ses chefs, ainsi que des malheureux parents des disparus (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 173)
OLLIOULES (70e livraison) :

–1794 – 13 décembre (23 frimaire an III) : OLLIOULES MANQUE DE BLÉ – 23 frimaire An III (13 décembre 1794) – Les emprunts de blé faits à Toulon ne suffisant pas, Ollioules s’adresse à nouveau au Beausset, Marseille et Nice. Le maire et les officiers municipaux s’exprimaient en ces termes dans leur délibération :] Considérant que depuis un mois le maire et officiers courent aux expédients pour procurer du pain à leurs concitoyens, que les emprunts de blé qu’ils ont faits de la commune de Port la Montagne depuis cette époque n’ont pas suffi à les alimenter, puisqu’il est arrivé et qu’il arrive journellement que de pauvres cultivateurs, chargés d’une nombreuse famille, ne peuvent avoir qu’un pain de 3 livres tous les deux jours, délibèrent de s’adresser au district du Beausset et délèguent le citoyen Besson, maire, à cet effet. [Cette demande fut également adressée à Nice et remise à la municipalité de cette ville par le citoyen Besson, maire ; et au district de Marseille, où la requête fut portée par le citoyen J.-Baptiste Forest.
TOULON – 119e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589
IX Rues tracées dans le Borc del Portalet.
Rue de l’Arsenal
Au commencement du XVIIe siècle, cette rue qui ne s’étendait guère au-delà de la rue dite aujourd’hui de la Darse, était divisée nominalement en deux tronçons bien distincts (Archives communales, CC. 125) : le premier qui allait de la Place du Portal et à la rue des Savonnières, était dénommé quartier de la Savonnière ; le second, qui se dirigeait de cette dernière rue vers la porte de l’Arsenal actuelle, s’appelait Quartier du Seccan (séchoir) ou du Peirou. (chaudron) « Le nom de Seccan s’ex- « plique par la présence dans ce quartier du « séchoir où les pêcheurs faisaient sécher leurs « filets, et celui du Peirou provient de ce qne les •< pêcheurs y avaient installé un peirou pour « teindre soit leurs voiles soit leurs filets. » (Archives de la Marine. —- Direction des travaux hydrauliques).
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle ces deux tronçons ne formèrent plus qu’une seule voie sous le nom de Grande rue Saint-Pierre. (Archives communales, CC. 86.) En 1728, on éprouva de nouveau le besoin de donner deux noms à la Grande rue Saint-Pierre. La partie Est fut dénommée rue de la Fontaine du Roy, à cause d’une fontaine, située devant la porte de l’Arsenal et affectée au service de la marine ; et la partie Ouest reçut l’appellation de des Bohèmes, parce que sa population se composait presque uniquement de Bohémiens. Quant à la rue qui s’étend de la porte de l’Arsenal à la place d’Armes, elle prit le nom de rue Saint-Louis. (Archives communales, CC. 27) Depuis 1738, la rue des Bohèmes, la rue de la Fontaine du Roy et l’ancienne rue Saint-Louis ne portent plus qu’une seule dénomination, celle de de rue de l’Arsenal (Archives communales, CC. 386).
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la partie de la rue de l’Arsenal qui descend de la place d’Armes, au lieu de venir se briser brusquement tout près de la porte de l’Arsenal, se prolongeait dans la direction du Sud, jusqu’à la rencontre du Quai. Elle délimitait, avec la rue du Quai, un îlot de maisons occupant l’emplacement qui est aujourd’hui entouré d’une haute muraille. Ces maisons, toutes très belles, étaient la propriété de hauts fonctionnaires de la Marine. Dès 1769, le département de la Marine, en vue de l’agrandissement de l’Arsenal, acheta ces maisons, en ordonna la démolition et fit clôturer tout le terrain ; de plus la rue prolongée du Quai fut fermée à l’Ouest. « Cette année-là, pour agrandir le port, on recula le mur d’enceinte jusqu’à la rue Trabuc, en lui faisant faire un angle droit « avec le mur qui forme aujourd’hui la rue de l’arsenal, lequel mur a vient aboutir à gauche do la porte d’entrée de l’Arsenal » (Archives de la Marine. — Direction des travaux hydrauliques).
Sur l’emplacement du quartier dit le Seccan, s’élevait, en 1593, une citadelle qui fut prise et démolie avant d’être complètement édifiée. Au mois de janvier de cette même année, le duc d’Epernon avait ordonné la construction de cette citadelle et y avait installé une garnison de soldats gascons sous les ordres d’un de ses capitaines, le sieur Signac. Les Toulonnais, qui avaient à se plaindre des exactions du duc d’Epernon et qui, d’autre part détestaient profondément Signac, à cause des corvées dont il les accablait, se jetèrent avec empressement dans le complot que fomentait depuis longtemps déjà le commandant de la place, Escarravaques. On décida de détruire la forteresse et de chasser les troupes du duc d’Epernon. L’assaut fut donné le 27 novembre, et la citadelle emportée après 95 coups de canon. Trois jours après il ne restait plus pierre sur pierre de ce fort, tant les habitants apportèrent d’ardeur à en faire disparaître les traces (Archives communales, CC. 523).
M. de Flotte d’Argenson, commandant de la marine à Toulon, fut pendu, le 10 septembre 1792, à un réverbère placé devant la porte de l’Arsenal, après avoir été mutilé à coups de sabre. M. de Flotte défendit bravement sa vie. Avant de mourir, il enleva le fusil des mains d’un soldat, et, comme il était d’une force peu commune, il en porta des coups formidables à ses agresseurs ; chacun de ses coups faisait une victime. A bout de forces, il finit par succomber sous le nombre.
Pendant l’occupation de Toulon par les Anglais, en 1793, le contre-amiral Samuel Branton Goodal, gouverneur de la place, s’installa dans la maison qui forme un angle rentrant et qui est située en face de la porte d’entrée de l’Arsenal. De sa demeure, l’amiral Goodal pouvait surveiller tous les mouvements qui s’effectuaient dans le port militaire.
Au mois de juin 1794, les représentants du peuple décidèrent de supprimer toute l’extrémité Ouest de la rue de l’Arsenal, en vue d’un nouvel agrandissement de cet établissement. Entamé sur plusieurs points à la fois, ce quartier avait déjà vu disparaître un certain nombre de maisons, lorsque la pénurie des logements pour les ouvriers réquisitionnaires, levés sur tous les points du Midi, fit suspendre les démolitions.
(À suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

La bibliothécaire dit à l’un des abonnés venant emprunter un livre :
« Quand vous avez emprunté le livre « Dans un mois, dans un an » de Françoise Sagan, vous ne l’avez rapporté que l’année suivante. Essayez de faire mieux avec celui d’aujourd’hui : La légende des Siècles de Victor Hugo. »

Il est 7 heures, nous sommes le 13 décembre 2024 ! L’hiver est en route. Je vous souhaite un bon vendredi à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, avec qui nous allons fêter Noël à Sanary.

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