ÉPHÉMÉRIDES DU 12 DECEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 12 DECEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4625).

ILLUSTRATION : Marseille – Exposition coloniale 1906 – Bazar tunisien (coll. H. Ribot).

FÊTES : Nous avons aujourd’hui florès de saints : pour les uns, il s’agit de CHANTAL, pour les autres de CORENTIN ou LUCIE et, plus anciennement, de SUFFREN ou SIFFREN.

Faites votre choix.

En 2014 et 2015, j’avais opté pour CHANTAL, ou plus exactement JEANNE FREMIOT qui épousa le baron RABUTIN DE CHANTAL. Son mari étant mort dans un accident de chasse, elle fonda l’ordre de la Visitation avec l’aide de son directeur spirituel, saint François de Sales.

              En 2015, je saluais à leur tour les CORENTIN, dont le saint patron fait partie des « Sept-Saints » qui évangélisèrent la Bretagne, avec TUGDUAL, PATERNE, SAMSON, POL, MALO et BRIEUX. Il a assuré l’implantation de l’Église de Cornouailles et participa au concile d’Angers en 453. Mais il est le seul des sept à ne pas avoir une localité pour conserver sa pieuse mémoire en Bretagne bien que l’on oublie souvent le vrai nom de Quimper : QUIMPER-CORENTIN, où il est honoré comme le premier évêque de la cité. En revanche, le village de CURY en Cornouailles britannique ne l’a pas oublié. Cependant de très nombreuses églises et chapelles se sont placées sous son vocable dans le Finistère et les Côtes d’Armor.

En 2016 et 2017, suivant en cela les Provençaux d’autrefois, je proposais de fêter aussi saint SUFFREN ou SIFFREN qui, à l’origine, était dénommé saint WILFRID. Ce saint protégeait de la colère les Marseillaises en général si vives. Le jour de sa fête, elles allaient vers sa chapelle en mettant sur leur tête une couronne d’épines qui guérissait aussitôt leur mauvaise humeur, d’où l’expression « mi faras veni lou sant Suffren ».

En 2018, j’optais à nouveau pour CHANTAL.

En 2023, je lis que c’est LUCIE l’heureuse élue.

Cette année, je n’éprouve plus le besoin de choisir. Libre à vous ! En tout état de cause : bonne fête à tou(te)s !

Voici deux dictons complémentaires :
Le premier veut que : « A la saint CORENTIN, le plein hiver glace le chemin ! »

Et le second : « Si décembre et janvier ne font leur chemin, février fait le lutin. »

Le calendrier républicain avait dédié ce 22 frimaire de l’An 2, à la BRUYERE.

PENSÉE : L’imprimerie est l’artillerie de la pensée (Rivarol, Maximes et pensées)

ÉPHÉMÉRIDES.

(Exposition coloniale 1906 Bazar tunisien – coll. H. Ribot)

1143 – 12 décembre : ACCORD ENTRE L’EVEQUE DE TOULON ET L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR de Marseille AU SUJET DE SIX-FOURS, OLLIOULES ET DES EMBIEZ – Acte 77, Gallia christ. Nov. : Accord entre l’évêque de Toulon et Saint-Victor au sujet de Six-Fours, Ollioules et des Embiez, daté du 12 décembre 1143, Pierre II Salomonis étant abbé (Albanès, Gallia Christ. Nov., Toulon, 911, p. 58, n° 77. [Albanès, Gallia Christ. Nov., Marseille, 1899, p. 58, n° 77] 12 décembre 1143 – Accord entre Guillaume, évêque de Toulon, et Saint-Victor : monachi habeant parrochialem de Sexfurnis, et ecclesiam de Crota. parte quam monachi habent vel debent in castro de Oliolis. S. Victoris de Insula, […], de sex furnis et ecclesiam de crota, […], … » (Albanès, 1899, p. 58, n° 77, du 12 décembre 1143).

1206 – 12 décembre :Acte, cartulaire de la Verne (2 bulles de protection et de confirmation de toutes les possessions à l’intérieur des limites de la chartreuse de la Verne, et d’immunité des dîmes, des ordonnances,  etc. par Innocent III), daté des 7 et 12 décembre 1206 (cartulaire de la Verne, fol. 14 et 76).

(Le Grau du Roi vers 1930 – Panorama vu du phare. CAP Strasbourg n° 37, coll. H. Ribot)

1331 – 12 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quavalcadas (charte aux archives de la Major). Cavalcades – lieu-dit, quartier du Canet. Première mention : Las Cavalcadas, 1288 (acte notarié).

1343 – 12 décembre :LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camisac (charte aux archives municipales). Cavissât, quartier rural du quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Première mention : Cavisac, 13 dé­cembre 1383 (acte notarié)

Roquevaire (BduRh), coll. H. Ribot

1363 – 12 décembre : ROQUEVAIRE – Roquevaria (charte aux archives de Saint- Victor, n° 1127). Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la popu­lation a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons. Première mention en 1040 : « donation à Saint-Victor, par Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, d’une part de l’héritage venu de ses parents : les deux tiers du château d’Auriol et de son territoire, la moitié du castellum d’Orgnon et de son territoire, ce qu’il possède in villa Lasa, avec la juridiction, la bailie, l’albergue due par les possesseurs d’alleus pour les deux tiers dudit lieu ; la juridiction, la bailie, l’albergue due pour les deux tiers de la villa Solobii ; le huitième de Saint-Savournin, avec la bailie, la juridiction et l’albergue pour la moitié de la même villa. Parmi les témoins qui souscrivent : Guil­laume IL vicomte de Marseille ; son frère Fouque, leurs femmes Odile et Stéphanie ; Guillaume III le Jeune et ses frères : l’évêque Pons II, Geofroi, Etienne et Bertrand (Acte 108 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 19 v°. a. Guérard, n° 58. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 103 ; Arles, n° 356). Puis : Castrum Roche Varie, 14 janvier 1212 (cartulaire de Saint-Victor,n° 930).

1539 – 12 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Valon de Rigaud (acte aux archives de Saint-Victor), au quartier actuel de Saint-Just. Première mention en 1030 : Ecclesia sancti Justi et pedaticum ejusdem castri, cella, donation à Saint-Victor (Guérard, n° 44).

1590 – 12 décembre : LETTRE DU GOUVERNEUR DE PROVENCE A SIX-FOURS – Lettre de M. de Champigny, gouverneur pour le roi Henri IV, mettant en garde les consuls de Six-Fours contre des traîtres qui veulent favoriser la prise de cette forteresse par des ennemis du royaume. Il recommande aux consuls de se saisir de ces gens, Marseillais ou Ciotadens, pouvant se trouver dans la place, de surveiller les suspects et de ne pas les laisser s’évader (Louis Baudoin, 1965, p. 96, sans référence).

1604 – 12 décembre : INSTITUTION DE LA VENALITE DES CHARGES – Institution en France de la vénalité des charges, connue sous le nom de « la Paulette ». Ce mot tire son origine de son instigateur, Charles Paulet, secrétaire de la chambre du roi mais aussi premier fermier du droit. Par la suite, les Etats Généraux de 1614 abolirent la Paulette pour la noblesse. Un édit de 1771 porta le droit annuel au centième de la valeur de l’office estimée, ce qui fit double les recettes que le roi tirait de ce droit.

1693 – 12 décembre : Dans les bagnes de Barbarie, une lutte stupide opposait les ordres religieux catholiques (Trinitaires et Mercédaires) qui avaient la charge des chapelles et se battaient entre eux et avec les missionnaires romains de la Propagande de la Foi pour le contrôle des différents sanctuaires et le droit de leur donner un nom. L’une de ces querelles éclata entre les Trinitaires soutenus par les Espagnols et le vicaire apostolique français Jean Levacher lorsque ce dernier décida de changer le nom de deux chapelles, celles de la Trinité et Saint-Jean de Matha (saint patron des Trinitaires) respectivement en Saint-Louis et Saint-Roch. Pour enfoncer le clou, il fit également gratter les branches de la couronne espagnole peintes sur les portes d’entrée des chapelles (réf. CPF, SOCG, « Barbaria », liasse 3, p. 169n 12 décembre 1693, cité par  Robert C. Davis « Esclaves chrétiens, Maîtres musulmans, L’esclavage blanc en Méditerranée 1500-1800, p. 188, n. 33).

1789 – 12 décembre : A L’ASSEMBLEE NATIONALE, LE REFUS DU BICAMERISME ET LE VOTE DU SEUL VETO SUSPENSIF ECRASENT VERITABLEMENT LES MONARCHIENS. Mais ils ne sont pas les seuls à se sentir lésés : tous les patriotes du Palais-Royal considèrent ces décisions comme une capitulation et une trahison. A l’Assemblée, les tribunes huent les orateurs réactionnaires et les journaux ne cessent d’appeler à la vigilance envers la Cour et la reine. Marat rejoint Desmoulins, Loustalot et Gorsas en fondant le journal « L’Ami du Peuple » (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 12 DECEMBRE).

1792 – 12 décembre :

1. EMIGRATION – A La Seyne, ISOUARD, dit « Mathias », capucin, a émigré avant le 12 décembre 1792 (Louis Baudoin, 1965).

2. LE 4e BATAILLON DE LA HAUTE-GARONNE SÉJOURNERA A VALENCE PENDANT L’HIVER – Le 6 novembre, le 2e bataillon des volontaires nationaux de l’Ariège parvint dans la ville de Romans « fatigué par des ordres successifs pendant deux jours ». Bientôt le 2e bataillon du Cantal, destiné à prendre ses quartiers d’hiver à Valence, reçut l’ordre de se rendre à Nîmes et le 2e bataillon du 59e régiment d’infanterie, envoyé à Valence, reçut l’ordre de gagner Grenoble pour être réuni au ier bataillon. Aussi le 4e bataillon de la Haute-Garonne, devant séjourner à Montélimar pendant l’hiver, resta-t-il à Valence. Ces décisions, prises par le général en chef de l’armée des Alpes, furent transmises aux autorités civiles par Dubreil, adjudant-général de cette armée, se trouvant à Laudun (Gard) [12 décembre]. Les étapes successives de Valence à Grenoble étaient Romans, Saint-Marcellin et Tullins (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 (Archives de la Drôme, L 56).

1793 – 12 décembre :

1. DERNIER CONSEIL DE GUERRE A OLLIOULES – Paul Maurel (1937) place à cette date le « dernier conseil de guerre qui se tint à Ollioules. Y assistaient : les généraux Dugommier, Gardanne, Lapoype, Laborde, Garnier, Mouret, les représentants en mission, Bonaparte, commandant l’artillerie, et Marescot, chef du génie. Le plan de Bonaparte, soutenu par Dugommier, (attaque du Petit-Gibraltar) fut définitivement approuvé. Une diversion serait faite sur les forts de Malbousquet et St-Antoine pour retenir une grande partie des assiégés, et Lapoype devait lancer ses troupes à la conquête du Faron. L’attaque générale fut décidée pour la nuit du 26 au 27 Frimaire (17 au 18 décembre). Le Petit-Gibraltar était devenu une redoute formidable avec double enceinte protégée par des chevaux de frise, défendue par 28 canons de tous calibres, 4 mortiers et 2.000 soldats ».

2. RAPPORT DU 12 DECEMBRE 1793 (AU MINISTRE DE LA GUERRE).

« BATTERIE DE LA « CONVENTION » : 7 pièces de 24 et 2 obusiers de 6. Il n’y a pas eu de bulletin hier attendu qu’il n’y avait rien de nouveau. » (Note de Louis Baudoin : Cette batterie, figurant dans le rapport du 12 décembre, était installée sur la hauteur des Arènes, qui est proche de l’avenue de l’Escaillon, de la ligne S.N.C.F. et de la Rivière-Neuve ; elle battait particulièrement l’ouvrage de Malbousquet)
« « SANS-CULOTTE », « QUATRE-MOULINS », « HOMMES-SANS-PEUR », « JACOBINS », « SABLETTES », « FAUBREGAS », « GRANDE RADE » : rien de nouveau. »
Le Commandant de l’Artillerie, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Louis Baudoin, 1965, p. 364. Nous relevons que Bonaparte ne signe pas « commandant en second de l’artillerie », mais « commandant l’artillerie »).

(cliché pris sur le Nil, H. Ribot)

1799 – 12 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE – Le général en chef Kleber au citoyen Savigny, naturaliste. Ce 22 frimaire an VIII, Je vous préviens que je donne aux payeurs général l’ordre de vous compter 600 livres, à compte sur vos appointements et l’ordonnateur en chef de tenir à votre disposition 3 chameaux qui recevront les rations jusqu’à notre retour de Suez.

1800 – 12 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 : Vendredi 25 du mois de Rajab 1215 (12 décembre 1800) – il arriva qu’une bande d’enfants de la ville était sortie pour se promener du côté de Cheikh Qamat ; ses enfants ont le contraire d’un groupe de musiciens qui chantaient s’amusaient. Tout à coup tomba sur eux une unité des militaires français qui étaient cantonnés à la forteresse al-Zahiriyya, en dehors du quartier al-Hussasyniyya. Ils arrêtèrent tout ce petit monde-là et le mirent en prison.  Ils envoyèrent l’un d’eux  cheikh al-Balad, pour lui faire part de l’affaire et pour qu’il leur demande des explications. Le général le reçut puis il renvoya à la forteresse al-Zahiriyya de nouveau, où il passe à la nuit avec ses compagnons. , le lendemain, le général les convoqua ; les soldats armés de fusils les accompagnèrent pour les surveiller. Il vire le général qu’il leur accorda la liberté et ainsi il rentrait en chez eux. Ce même jour il fut interdit aux walîmohuhtasib et à l’âgha d’imposer des taxes aux artisans et aux détaillants, puisque ces derniers relèvent déjà des bureaux d’imposition du million. Par ailleurs il fut attribué aux personnalités sus nommées un traitement mensuel sur les fonds de la République.

1816 – 11 décembre : STENDHAL, ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817 “JOURNAL”– ROME, 12 DÉCEMBRE 1816 — J’ai intrigué toute la journée pour avoir une loge au théâtre d’Argentina : pas moyen ; les Anglais qui sont en force ici, les ont toutes accaparées ((Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 “Journal”).

1835 – 12 décembre : BILAN STATISTIQUE DU CHOLERA DANS LE VAR – Le 12 décembre, la préfecture peut dresser un bilan statistique du choléra, soit 3030 morts pour le Var – les chiffres doivent toutefois être considérés comme un minimum, car ils ne correspondent pas toujours avec les rapports des maires. Il fallut attendre en fait le printemps de 1836 pour que tout redevint normal. Etat des communes affligées du choléra et total des décès qui ont eu lieu dans chacune d’elles, au 12 décembre 1835 inclusivement.

Pour l’arrondissement de Toulon, on compte :

à Belgentier 42 décès sur 1322 habitants (3,17%) ;

à Carnoules 1 décès sur 966 habitants (0,10%),

à Collobrières 5 décès sur 1680 habitants (0,29%) ;

à Cuers 21 décès sur 5106 habitants (0,41%) ;

à Evenos 5 décès sur 667 habitants (0,74%) ;

à Hyères 4 décès sur 10142 habitants (0,03%) ;

à La Cadière 1 décès sur 2616 habitants (0,03%) ;

à La Seyne 58 décès sur 6732 habitants (0,86%) ;

à La Valette 72 décès sur 2450 habitants (2,93%) ;

au Castellet 8 décès sur 1946 habitants (0,41%) ;

au Revest 5 décès sur 663 habitants (0,75%) ;

à Ollioules 17 décès sur 3132 habitants (0,54%) ;

au Puget près Cuers (Puget-ville) 12 décès sur 1770 habitants (0,67%) ;

à Saint-Cyr 19 décès sur 1768 habitants (1,07%) ;

à Saint-Nazaire (Sanary) 5 décès sur 2695 habitants (0,18%) ;

à Six-Fours 22 décès sur 3081 habitants (0,71%) ;

à Solliès-Farlède (La Farlède) 1 décès sur 1007 habitants (0,09%) ;

à Solliès-Pont 32 décès sur 3493 habitants (0,91%) ;

à Solliès-Toucas 6 décès sur 1401 habitants (0,42%) ;

à Solliès-Ville 2 décès sur 884 (0,22%) ;

à Toulon 1557 décès sur 44000 habitants (3,53%) ;

soit au total 1862 décès sur 97521 habitants (1,90%)

(Sources : Rotger B., 1984, p. 383 ; A.D. Var 9 M 9/2 ; Bellenfant M., Rinaudo Y. – Le Var au 19ème siècle, CDDP du Var, Conseil Général du Var, Var-Matin, Toulon, 1990, p. 31).

(Sanary – cliché H. Ribot)

1867 – 12 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – jeudi 2 décembre 1867,  S. Valéri – Beau temps – Gelée ce matin. Calme jusqu’à 10 heures. Alors, le vent d’ouest prend mais n se présente pas terrible.  Niys avions cru hier soir  que les vent d’est surgirait aujourd’hui. Nous nous sommes trompés. C’est le vent d’ouesr qui a dominé. Tous les soirs, au lever de a lune, nous sommes témoins d’une mer affreuse qui nous arrive du large. Dans la nuit, elle cesse et le matin calme se met  .

1869 – 12 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche. St Paul. Temps gris – calme jusqu’à 8 heures. A cette heure, il se lève une petite brise d’Est et le soleil parait après quelques gouttes qui sont tombée – peu de chose ! Le temps est bien doux. Le thermomètre nous a donné 12° centigrades ; le baromètre est à beau temps. C’est aujourd’hui la fête des Playes, hameau de Six-Fours bien connu. Ordinairement, quand le temps est beau, beaucoup de promeneurs vont jusqu’à ce lieu des Playes. Toute la jeunesse y va quand même pour se livrer à la danse. C’est une réunion charmante mais il faut que le temps vous engage. Ce qui n’arrive pas toutes les années.

1871 – 12 décembre : LA PRUD’HOMIE DU BRUSC EST RETABLIE – En 1871 la Prud’homie du Brusc fut rétablie par décret présidentiel signé par A. Thiers et visé par le vice-amiral Pothuau, Ministre de la Marine, (un décret de 1894 sépara ses eaux de celle de Sanary).
« Au nom du peuple français, le Président de la République décrète le 10 décembre 1871 : La Prud’homie de Saint-Nazaire est divisée en deux prud’homies distinctes dont les sièges sont fixés au Brusq et à Saint-Nazaire. – Les eaux de Saint-Nazaire et de Six-Fours seront communes aux deux Prud’homies. – Les règlements locaux suivis aujourd’hui à Sa nt-Nazaire seront maintenus pour les deux Prud’homies. – Les postes de thonaires… seront tirés alternativement à Saint-Nazaire et au Brusq. – Les tirages des autres postes [continuera selon le règlement en vigueur.]. – Plaintes, délibérations et décisions du Tribunal de pèche font l’objet de procès-verbaux adressés au Commissaire de l’Inscription Maritime à La Seyne. – L’article 194 du décret du 19 novembre 1859 est rapporté en ce qui concerne la Prud’homie de Saint-Nazaire. (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 50 et 55. (Pothuau Louis-Pierre-Alexis, ministre de la Marine du gouvernement d’A. Thiers de février 1871 à mai 1873 et non Pothuo comme l’on écrit les auteurs, p. 75)

1904 – 11 décembre : OFFENSIVE JAPONAISE A PORT-ARTHUR – Le 10, les Japonais ont pris l’offensive en attaquant l’escadre russe mouillée devant Port-Arthur, torpillant trois d’entre eux. Le 11, deux tentatives de débarquement échouent. En revanche, les Japonais accroissent le nombre de leurs troupes en Corée, violant la neutralité de ce pays (d’après des articles parus dans le Figaro).

1915 – 8 et 12 décembre : SOUSCRIPTION A L’EMPRUNT NATIONAL DE LA VICTOIRE – Le 8 décembre 1915, on lance « l’emprunt National de la Victoire », MM. Revest père, doyen des sous-agents d’assurances de Saint-Mandrier, et M. Muinier Joseph, président du syndicat des employés d’assurances de Toulon, se tiennent à la mairie le dimanche 12 décembre pour recueillir les adhésions. Par la même occasion ils échangeront l’or qui sera versé, en leur nom, à la Banque de France. Un 2e emprunt de guerre de la Défense Nationale sera soumis à la population en octobre 1916. Un 3e emprunt est lancé un an après et d’autres suivront (Gisèle Argensse, 1989, p. 150-151. Un 2e emprunt de guerre de la Défense Nationale sera soumis à la population en octobre 1916. Un 3e emprunt est lancé un an après et d’autres suivront.).

1917 – 12 décembre : accident ferroviaire SANS PRECEDENT EN HAUTE-SAVOIE – L’accident de chemin de fer de Saint-Michel-de-Maurienne, dans les Alpes, est le plus grave accident ferroviaire qu’ait connu la France. Le déraillement, survenu dans la descente de la vallée de la Maurienne, entre Modane et Saint-Michel-de Maurienne (en Haute-Savoie), d’un train en surcharge rempli de permissionnaires revenant du front italien a fait 435 morts.

1918 – 12 décembre : EPIDEMIE DE GRIPPE ESPAGNOLE. Le 12 décembre 1918, donc en fin de deuxième vague et début de troisième, donc en pleine 3ème vague, l’institut suisse des vaccins et sérums travaille à la mise au point d’un vaccin contre la grippe. Le 8 mars 1919, à Paris on annoncera qu’un vaccin découvert à l’institut Pasteur a été expérimenté sur une large échelle au centre médical de Besançon. On constate son extrême efficacité à titre préventif comme à titre curatif.

1922 – décembre : EXHUMATIONS DE CORPS DE MILITAIRES ET MARINS DECEDES PENDANT LA GUERRE A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – On procède dans le cimetière de l’hôpital Saint-Mandrier à de nombreuses exhumations de corps de militaires et marins décédés pendant la guerre à Saint-Mandrier. Ces exhumations se poursuivent sous la surveillance de M. Frojeul, chef des ateliers de l’hôpital, de l’ouvrier A. Constant et de M. Omer, gardien de la paix. Ces opérations se déroulent la plupart du temps en présence des familles qui peuvent ainsi constater qu’il n’y a pas de méprise sur la personne. Cette besogne prit fin le 12 décembre. Elle aura permis l’exhumation de 280 corps qui furent ensuite dirigés vers la gare de La Seyne et de là à Marseille, d’où des convois les transportèrent à leur dernière demeure. La surveillance du service des inhumations des morts dus à la guerre mais aussi à la grippe de 1918 avait été confiée à l’époque, à M. Revest, ancien chef d’atelier du service général, retraité depuis, et qui s’acquitta de sa tâche à la grande satisfaction de ses chefs, ainsi que des malheureux parents des disparus (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 173)

1923 – 12 décembre : LES AVENANTS RELATIFS A LA CONSTRUCTION DU PORTE-AVIONS BEARN PAR LES FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE A LA SEYNE SERONT NOMBREUX, depuis le N° 6, du 12 décembre 1923 portant sur l’adaptation clé plaques de blindages existantes, au N° 24, du 8 avril 1930, pour une dernière révision de prix (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

Au premier plan, la « Bretagne » à la revue navale de 1921, coll. H. Ribot)

1933 – 1934 : REFONTE AUX F.C.M. DE LA SEYNE-SUR-MER DU cuirassé BRETAGNE, type dreadnought, classe Bretagne, seconde série de dreadnoughts français construit par l’arsenal de Brest et mis en service en 1916. En refonte aux FCM jusqu’au 12 décembre, le cuirassé gagne ensuite l’arsenal de Toulon. Le 11 mai 1935, Ayant achevé ses essais après refonte, la Bretagne quitte Toulon pour sa nouvelle affectation en 2e escadre (Dumas Robert et Guiglini Jean 1975. Marines et Forces Navales, 37, 2006, p. 5. Galuppini G., 1981, p. 214-215).

1937 – 12 décembre : ÉLECTIONS EN UNION SOVIÉTIQUE – Première élections générales depuis la Révolution. Triomphe du Parti Communiste, grâce au système du candidat unique.

1939 – du 9 au 12 décembre : ESCORTE DE CONVOIS – L’aviso-dragueur « La Boudeuse » escorte le convoi AC 20 entre Alger et Ajaccio (Gérard Garier, Les avisos de 630 t)

-1952 – 12 décembre – Ouverture à Vienne du Congrès mondial des peuples pour la paix. Ce Troisième Congrès des peuples pour la paix reflète la réorientation stratégique, voulue par Staline, de la coexistence pacifique, en proposant un congrès plus œcuménique, où sont invitées de nouvelles personnalités telles Jean-Paul Sartre et Hervé Bazin ; …

1955 – 12 décembre : CRITIQUES CONCERNANT LA GESTION DE LA CONSTRUCTION DU BARRAGE DE MALPASSET A FREJUS

– Le 12 DÉCEMBRE 1955, Toussaint MERLE disait au Conseil Général :  » Il nous faut faire quand même une comparaison entre les sommes inscrites au budget pour Malpasset, que nous approuvons du point de vue financier, mais que nous ne pouvons pas approuver en tant que gestion…  » ET IL AJOUTAIT :  » Si une commune avait agi de la sorte dans ses travaux, il est bien certain que les pouvoirs de tutelle n’auraient jamais accepté une telle situation « .

– LE MEME JOUR, QUATRE ANS AVANT LA CATASTROPHE, Toussaint MERLE AVERTISSAIT LA MAJORITÉ DU CONSEIL GÉNÉRAL EN CES TERMES :  » On nous parle d’un crédit de deux millions pour l’étude des déformations du barrage. Il n’est pas possible que, plusieurs mois après la fin des travaux, on n’ait pas commencé l’étude des déformations. Qu’est-ce que le Conseil Général a prévu actuellement ? Les travaux étant terminés, avec ou sans réception provisoire, a-t-on dégagé la responsabilité de l’entreprise qui a effectué les travaux ? Si on a fait la réception provisoire, quand fera-t-on la réception définitive ? « 

 » Par conséquent, le bureau du Conseil Général RESTE SANS CONTRÔLE TECHNIQUE puisque, si j’en crois le budget, on n’a pas encore entrepris l’étude des déformations. Et si on n’en est pas encore à la réception, le bureau du Conseil Général laisse sans SERVICE D’ENTRETIEN et sans SERVICE D’EXPLOITATION la pièce maîtresse de l’aménagement de l’Est du département « .

– ET T. MERLE CONCLUAIT, CE JOUR-LÀ, EN DES TERMES QUE DEVAIENT, HÉLAS ! JUSTIFIER LES ÉVÈNEMENTS :  » Je pense donc que L’AFFAIRE DE MALPASSET N’A PAS ÉTÉ MENÉE, il faut le dire, DANS DES CONDITIONS SUFFISANTES DE SÉRIEUX « . Les conseillers généraux S.F.I.O. et U.N.R. n’apportèrent aucune réponse aux questions posées par Toussaint Merle (Marius Autran, tome 2, 1988).

1959 – 12 décembre : APRES LA CATASTROPHE DE MALPASSET « Une quête faite à la buanderie de la marine à Saint-Mandrier, a produit la somme de 11.000 francs. Monsieur Roux, propriétaire à Saint-Mandrier, a remis la somme de 20.000 francs. Ces dons ont été remis à la mairie. En remerciant les généreux donateurs, nous faisons savoir que la collecte continue. 370.000 francs ont été recueillis à ce jour. Encore un petit effort pour arriver aux 400.000 francs. D’avance merci » (Le Petit Varois du samedi 12 décembre 1959).

1961 – 12 décembre : MARIE BESNARD, « L’EMPOISONNEUSE DE LOUDUN » EST ACQUITTEE. La longueur du procès, le dépérissement des preuves (le dernier procès ayant lieu en 1961), le retournement de l’opinion publique, lassée, ont conduit à l’acquittement par défaut (au bénéfice du doute, faute de preuves) de Marie Besnard le 12 décembre 1961. «Mon histoire aurait pu être la vôtre … », a écrit Marie Besnard dans ses mémoires. On ne dira jamais assez que ce qui est arrivé à cette femme peut arriver n’importe quand, à n’importe qui.

1981 : le gouvernement polonais décrète la loi martiale et interne les militants de Solidarnosc.

1989 – 12 décembre : MONGE, CONDORCET ET L’ABBÉ GRÉGOIRE AU PANTHÉON – Les cendres de l’abbé Grégoire, de Monge et de Condorcet sont transférées au Panthéon, à Paris.

2012 – 12 décembre (12/12/12) : Les calendriers réservent leur lot de dates « uniques et intéressantes » : 01/01/01, 01/02/03 ou encore 12/12/12. Mais la « magie des chiffres » opère-t-elle sur Internet ? (article publié dans LE MONDE – NET le 11 décembre 2012 à 15h20 – Mis à jour le 12 décembre 2012 à 17h50) – « Le début du nouveau millénaire a marqué le début de dates intéressantes en matière de format, estime le site Time and Date. Les calendriers ont réservé leur lot de dates à répétition, telle le 1er janvier 2001 (01/01/01) ; à palindromes, comme le 1er février 2010 (01/02/2010) ; ou encore séquentielles, à l’image du 1er février 2003 (01/02/03). « Des caractéristiques qui rendent ces dates uniques et intéressantes, et même, au-delà des apparences, leur confèrent un sens plus profond », avance Time and Date (bit.ly / TQNOPk). Il n’est pas surprenant de constater que le 12 décembre comme le 20 (20/12/2012), bien qu’« intéressantes », se font voler la vedette par l’incontournable 21 décembre 2012, « date butoir pour notre civilisation », annonce le site 21-12-12.

Même l’actualité accorde un bien maigre intérêt à la date du 12/12/12. Elle est celle choisie pour un grand concert caritatif à New York en faveur des victimes de l’ouragan Sandy. Mais, déception, elle est boudée par les futurs mariés de Hongkong, amateurs de feng shui : seules 696 demandes ont été déposées cette année pour le 12 décembre, « symbole d’amour ». « La date du triple 12 est un jour tout juste « de bonne chance » », confie Sammy Au, maître de cet art ancestral, dans les colonnes du journal hongkongais gratuit The Standard.

Comme beaucoup d’entre nous, vous avez sans doute remarqué qu’il nous arrive de plus en plus souvent de tomber par hasard sur des suites de chiffres, écrit Nathalie sur le site Science & Paranormal, qui s’interroge sur « le message que pourraient vouloir signifier ces synchronicités ». Sa réponse, elle dit l’avoir trouvée dans un passage du livre Guérir avec l’aide des anges. Comment les anges peuvent vous seconder dans chaque aspect de votre vie, de Doreen Virtue (A d A éditions, 2006), dont elle publie un extrait :

« Les nombres formés de chiffres identiques sont des messages des anges. Les anges font de leur mieux pour avoir notre attention et communiquer avec nous. (…) Toutefois, il arrive souvent qu’on ne tienne pas compte des signes qu’ils nous font, en faisant passer ces derniers pour de simples coïncidences ou des fruits de notre imagination » (bit.ly / TM2AEt). Pour le coup, j’ai confié à mon agenda, mon ange gardien électronique, ce rappel, à 12:12:12 le 12 décembre : « Boire et manger au service… » (Marlène Duretz et C’est tout Net).

2016 – 12 décembre : METEO DU JOUR à Sanary –
A 5h : 6°C, temps clair avec quelques nuages
Précipitations : 0%
Humidité : 91%
Vent : 14 km/h.
Au cours de la journée : température maximale ; vers 13h : 15°

2017

–explosion à 21h00 dans une centrale EDF DE Martigues (13), (nuit du 11 et 12 décembre) : provoquant une émission de torche très importante sur le site pétrochimique Lavera. Le site de Berre l’Etang est également impacté, 15 Km plus loin. Cette explosion a provoqué une coupure d’électricité de quelques secondes sur une grande partie des Bouches du Rhône et l’Ouest du Var. Depuis l’explosion, une très grosse torche est visible sur tout le département. (Météo Provence Azur, 22h).)

-METEO sanaryenne : Retour au calme !  Après les intempéries de ce lundi, le temps redevient plus calme pour la journée de mardi. Le soleil refait de belles apparitions, malgré encore des gros bancs nuageux remontant en direction du Var et des Alpes-Maritimes, mais le temps reste sec. De l’autre côté, des nuages arrivent en cours de journée par les Bouches-du-Rhône, et le ciel est hésitant. Côté vent, il n’est plus au sud, et bascule au nord-Ouest à Ouest. Il restera modéré près des Bouches-du-Rhône, et globalement faible ailleurs. Les températures sont en baisse, 8 à 10°C en moyenne, jusqu’à 12°C sur la côte d’Azur.

2018 – 2 décembre : METEO POUR SANARY : Ciel voilé aujourd’hui avec un vent ne devant pas dépasser les 5 km/h. Températures minimales se situant entre 5° à 7h et 7° à 22h. Maximale : 13° vers 13h.

2020 – 12 décembre :

1. « UNE » DE VAR-MATIN –

« UN NOËL CHAMBOULE, une première depuis 60 ans ». Les séniors face aux restrictions de fin d’année – « nous ne voulons pas être surprotégés ». Le confinement et les règles sanitaires commencent sérieusement à peser sur les personnes âgées, inquiètes de ne pas pouvoir fêter Noël dignement.

DRAGUIGNAN : une mère décède, piégée par les flammes.

SANARY : un grand chef à la maison de retraite.

2. MÉTÉO  DE SANARY : 8° à 6heures ! il fait moins froid. Et cela s’améliore avec 12° dans l’après-midi et 10° en soirée. Après quelques nuages le matin, la journée est ensoleillée mais ventée toutefois. Pas un vent violent, bien que Mistral (20 à 30 km h) mais avec des rafales jusqu’à 50 km/h. Temps très proche de celui que nous avons connu l’an passé à la même date.

2021 – 12 décembre : MÉTÉO  DE SANARY : -3° à 7 h et seulement 13° dans l’après-midi, il caille les enfants ! Petite compensation : le mistral a laissé place à un léger vent du nord qui tint toute la journée.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (405e livraison) –

(cliché H. Ribot)

1835 – 12 décembre : BILAN STATISTIQUE DU CHOLERA DANS LE VAR – à Saint-Nazaire (Sanary) 5 décès sur 2695 habitants (0,18%).

1867 – 12 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – jeudi 2 décembre 1867,  S. Valéri – Beau temps – Gelée ce matin. Calme jusqu’à 10 heures. Alors, le vent d’ouest prend mais n se présente pas terrible.  Nous avions cru hier soir  que les vent d’est surgirait aujourd’hui. Nous nous sommes trompés. C’est le vent d’ouest qui a dominé. Tous les soirs, au lever de a lune, nous sommes témoins d’une mer affreuse qui nous arrive du large. Dans la nuit, elle cesse et le matin calme se met  .

1869 – 12 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche. St Paul. Temps gris – calme jusqu’à 8 heures. A cette heure, il se lève une petite brise d’Est et le soleil parait après quelques gouttes qui sont tombée – peu de chose ! Le temps est bien dou. Le thermomètre nous a donné 12° centigrades ; le baromètre est à beau temps. C’est aujourd’hui la fête des Playes, hameau de Six-Fours bien connu. Ordinairement, quand le temps est beau, beaucoup de promeneurs vont jusqu’à ce lieu des Playes. Toute la jeunesse y va quand même pour se livrer à la danse. C’est une réunion charmante mais il faut que le temps vous engage. Ce qui n’arrive pas toutes les années.

1871 – 12 décembre : LA PRUD’HOMIE DU BRUSC EST RETABLIE – En 1871 la Prud’homie du Brusc fut rétablie par décret présidentiel signé par A. Thiers et visé par le vice-amiral Pothuau, Ministre de la Marine, (un décret de 1894 sépara ses eaux de celle de Sanary).
« Au nom du peuple français, le Président de la République décrète le 10 décembre 1871 : La Prud’homie de Saint-Nazaire est divisée en deux prud’homies distinctes dont les sièges sont fixés au Brusq et à Saint-Nazaire. – Les eaux de Saint-Nazaire et de Six-Fours seront communes aux deux Prud’homies. – Les règlements locaux suivis aujourd’hui à Sa nt-Nazaire seront maintenus pour les deux Prud’homies. – Les postes de thonaires… seront tirés alternativement à Saint-Nazaire et au Brusq. – Les tirages des autres postes [continuera selon le règlement en vigueur.]. – Plaintes, délibérations et décisions du Tribunal de pèche font l’objet de procès-verbaux adressés au Commissaire de l’Inscription Maritime à La Seyne. – L’article 194 du décret du 19 novembre 1859 est rapporté en ce qui concerne la Prud’homie de Saint-Nazaire. (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 50 et 55. (Pothuau Louis-Pierre-Alexis, ministre de la Marine du gouvernement d’A. Thiers de février 1871 à mai 1873 et non Pothuo comme l’on écrit les auteurs, p. 75)

LE TERROIR MARSEILLAIS  (605e livraison) :

1363 – 12 décembre : ROQUEVAIRE – Roquevaria (charte aux archives de Saint- Victor, n° 1127). Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la popu­lation a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons. Première mention en 1040 : « donation à Saint-Victor, par Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, d’une part de l’héritage venu de ses parents : les deux tiers du château d’Auriol et de son territoire, la moitié du castellum d’Orgon et de son territoire, ce qu’il possède in villa Lasa, avec la juridiction, la baillie, l’albergue due par les possesseurs d’alleus pour les deux tiers dudit lieu ; la juridiction, la bailie, l’albergue due pour les deux tiers de la villa Solobii ; le huitième de Saint-Savournin, avec la baillie, la juridiction et l’albergue pour la moitié de la même villa. Parmi les témoins qui souscrivent : Guil­laume IL vicomte de Marseille ; son frère Fouque, leurs femmes Odile et Stéphanie ; Guillaume III le Jeune et ses frères : l’évêque Pons II, Geofroi, Etienne et Bertrand (Acte 108 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 19 v°. a. Guérard, n° 58. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 103 ; Arles, n° 356). Puis : Castrum Roche Varie, 14 janvier 1212 (cartulaire de Saint-Victor, n° 930).

LA SEYNE-SUR-MER (53e livraison) :

(coll. H. Ribot)

1922 – décembre : EXHUMATIONS DE CORPS DE MILITAIRES ET MARINS DECEDES PENDANT LA GUERRE A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – On procède dans le cimetière de l’hôpital Saint-Mandrier à de nombreuses exhumations de corps de militaires et marins décédés pendant la guerre à Saint-Mandrier. Ces exhumations se poursuivent sous la surveillance de M. Frojeul, chef des ateliers de l’hôpital, de l’ouvrier A. Constant et de M. Omer, gardien de la paix. Ces opérations se déroulent la plupart du temps en présence des familles qui peuvent ainsi constater qu’il n’y a pas de méprise sur la personne. Cette besogne prit fin le 12 décembre. Elle aura permis l’exhumation de 280 corps qui furent ensuite dirigés vers la gare de La Seyne et de là à Marseille, d’où des convois les transportèrent à leur dernière demeure. La surveillance du service des inhumations des morts dus à la guerre mais aussi à la grippe de 1918 avait été confiée à l’époque, à M. Revest, ancien chef d’atelier du service général, retraité depuis, et qui s’acquitta de sa tâche à la grande satisfaction de ses chefs, ainsi que des malheureux parents des disparus (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 173)

OLLIOULES (69e livraison) :

(Château de Montauban – salle à manger – cliché H. Ribot)

1793 – 12 décembre :

1. DERNIER CONSEIL DE GUERRE A OLLIOULES – Paul Maurel (1937) place à cette date le « dernier conseil de guerre qui se tint à Ollioules. Y assistaient : les généraux Dugommier, Gardanne, Lapoype, Laborde, Garnier, Mouret, les représentants en mission, Bonaparte, commandant l’artillerie, et Marescot, chef du génie. Le plan de Bonaparte, soutenu par Dugommier, (attaque du Petit-Gibraltar) fut définitivement approuvé. Une diversion serait faite sur les forts de Malbousquet et St-Antoine pour retenir une grande partie des assiégés, et Lapoype devait lancer ses troupes à la conquête du Faron. L’attaque générale fut décidée pour la nuit du 26 au 27 Frimaire (17 au 18 décembre). Le Petit-Gibraltar était devenu une redoute formidable avec double enceinte protégée par des chevaux de frise, défendue par 28 canons de tous calibres, 4 mortiers et 2.000 soldats ».

TOULON – 117e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

(coll. H. Ribot)

Agrandissement de 1589

IX Rues tracées dans le Borc del Portalet.

Rue de l’Equerre

Longtemps appelée traverse de la rue des Savonnières (Archives communales, CC. 86), cette voie reçut en 1729, à l’occasion de la naissance du roi de France, le nom de rue du Dauphin (Archives communales, CC. 75) qu’elle conserva jusqu’à la Révolution. Dénommée le 2 vendémiaire an III, rue Çà-ira, elle perdit, le 4 prairial an XIII, cette appellation pour prendre celle de rue Traversière. En 1832, les habitants de cette rue adressèrent à la municipalité une pétition dans laquelle ils faisaient valoir « qu’il serait convenable de lui donner un nom qui se rapportât à sa conformation ». La requête fut accueillie et depuis cette date la rue porte l’appellation de rue de l’Equerre.

(À suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Conversation

-J’ai connu deux sœurs jumelles, Sylvie et Catherine, elles étaient absolument identiques. Finalement, j’ai épousé Sylvie.

-Mais, quand elles sont ensemble, comment fais-tu pour reconnaître Sylvie ?

-C’est facile ! le frère de Sylvie porte des lunettes.

(séjour au Cap Agulhas, Afrique du Sud, en 2011. Cl. H. Ribot)

Nous sommes le 12 décembre 2023. L’hiver est bien là, et il est 8 h. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite le meilleur mardi possible à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber qui vont nous rejoindre dans quelques jours.

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