ÉPHÉMÉRIDES DU 3 DÉCEMBRE 2024

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ÉPHÉMÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 3 DÉCEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4617).

Illustration : Marseille – Exposition coloniale 1906 Pavillon de l’Amer-Picon Distribution d’échantillons (coll. H. Ribot)

FÊTES :

(coll. H. Ribot)

Le saint du jour, François-Xavier, ou plutôt François de Javier, fut très tôt invoqué lors des épidémies, celles de la peste en tout premier lieu. Il est le patron des mariniers mais aussi des  transporteurs et des voyagistes, toutes professions faisant se rencontrer des personnes d’horizons très divers et jouant le rôle d’interface entre les communautés,

De son vrai nom Francisco de Jaso y Azpilicueta, c’était un Navarrais né à Javier près de Pampelune au tout début du XVIe siècle. Se liant d’amitié avec eux et d’autres, il fait partie du groupe fondateur de la Compagnie de Jésus dont le but est d’agir partout « pour la plus grande gloire de Dieu ». L’ordre va jouer un grand rôle dans la rénovation de l’Église catholique après le schisme protestant. Missionnaire infatigable, le 3 décembre 1552, alors qu’il s’apprêtait à entrer en Chine, il mourut d’épuisement au large de Canton, sur l’île de Sancian. Ses restes reposent à Goa, dans la basilique Bom Jesus (le Bon Jésus). Trente ans après son passage, on comptait 150.000 convertis et 200 églises au Japon, principalement autour de Nagasaki, sur l’île méridionale de Kyushu Parmi les François-Xavier célèbres, citons l’écrivain et réalisateur François Xavier, né en 1966 à Saint-Raphaël, dans le Var

Le calendrier républicain An II dédiait au cÈdre ce treizième jour du mois de frimaire.

DICTON : « A la Saint-François, vient le premier froid »

PENSÉE : Flatter les vices du peuple est encore plus lâche et plus sale que de flatter les vices des grands. (Charles Péguy, Pensées).

ÉPHÉMÉRIDES.

(Marseille, Exposition coloniale 1906 Pavillon de l’Amer-Picon Distribution d’échantillons ; coll. H. Ribot)

1303 – 3 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ortus monialis (charte aux archives de Saint-Victor). Massillon – jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez. Première mention : XIe siècle : Ortus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 89).

1343 – 3 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Corvisac (charte aux archives municipales). Cavissât – quartier rural du quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Première mention : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).

1383 – 3 décembre : Puyloubier – Testament de Catherine de Puget, veuve d’Isnard de Roquefeuil, coseigneur de Puyloubier. (Acte 699 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Registre de Grossi, d’après le P. Robert : collections de M. de Manteyer.)

(Evenos, diapo H. Ribot)

1411 – 3 décembre : Ollioules, Evenos et Le Beausset sont détachés du baillage de Toulon par décision royale datée du 3 décembre 1411, appliquée en mars 1412 (Gaignebet 1935, p. 23: cf. Bry, p. 102, d’après Archives des Bouches du Rhône B 9, Armorium Folio 241-V).

1475 – 3 décembre : Visite pastorale à Ollioules, par Jean Huet. Visitatit ecclesiam parochialem Sancti Laurencii de Oliolis. Limites de diocèses de Marseille et de Toulon, avec le vicaire de l’église du Beausset et le prieur de celle d’Ollioules (Albanès J.-H. – Gallia Christ. Nov., t. V, Toulon, complété et publié par U. Chevalier, Valence, 1911, p. 454, n° 860.).

1499 – 3 décembre :LIEUX-DITS DE GREASQUE (registre aux archives de Saint-Victor) –

-Tor de Martha. Tour de Marthe – lieu-dit.

-Vallon des Fouge. Vallon de Fouge – lieu-dit, dans l’angle formé par les territoires de Belcodène et Saint- Savournin.

1511 – 3 décembre : diocèse de Marseille – Seyssel est nommé évêque de Marseille (bulles du pape Jules II).

1563 – 3 décembre : Le Concile de Trente affirme l’existence du purgatoire en tant que « Sainte doctrine. » Lieu de purification temporaire en attente du jugement dernier, le « purgatorium » est rejeté par les protestants.

1583 – 3 décembre : TRANSACTION DE SIX-FOURS PASSEE AVEC MONSEIGNEUR LAURENS STROSSI, ABBE, PORTANT NOUVEAUX BAILS DE DIVERS BIENS, AFFRANCHISSEMENT DES DROITS DE LODS ET CENSE. Acte de transaction, le 3 décembre 1583, reçu par Maître Anthoine Garnier, notaire royal de la ville de Marseille, entre Vénérable Homme, Messire Jacques d’Ollières, licencié en saints décrets religieux, et aumônier dudit monastère Saint Victor, Vicaire Général dudit Seigneur Illustrissime  et Révérendissime Messire Jullien, archevêque de Médicis, évêque, et sieur temporel d’Albi, commendataire de la susdite abbaye St Victor, et au moyen d’icelle, Sieur temporel de S-F, comme sa procuration a fait aparoir, par acte reçu par Maître Capus, notaire royal de la ville d’Aix, le dixième octobre lors dernier, d’une part, et honorables hommes Pierre Martinenq, baille, Venturon Porquier, consul, Maître Jean Lombard, notaire, Antoine Martinenq dudit lieu de S-F, pour et au nom de la communauté, suivant le pouvoir et procuration à eux donnés par délégation du conseil dudit lieu. Duquel ont aussi fait aparoir, par l’instrument public, reçu et signé par ledit Maître Lombard, le 28 novembre lors dernier, par laquelle transaction, du conseil et au traité de leurs amis communs, de tout ce que dessus, circonstances et dépendances, pour faire toujours la condition de l’église meilleure, serait (aurai) été convenu que ledit Illustrissime et Révérendissime Messire Jullien, archevêque de Médicis, en ladite qualité d’abbé et sieur temporel dudit S-F, sera tenu ratifier et confirmer, comme ledit messire Jacques d’Ollières, son vicaire et procurateur général, en vertu de son dit pouvoir, ratifie, agrée et confirme tout le contenu de ladite transaction du second juin 1571, reçue par ledit Maître Anthoine Lambert et Jacques Gaultier, notaire dudit Aix. En tous et chacun, ses chefs et articles, comme s’ils étaient expressément et particulièrement déclarés et insérés à ses présentes, promettant, icelle transaction, garder et inviolablement observer, selon sa forme et teneur, sans jamais y contrevenir directement ou indirectement. Comme aussi a été accordé, entre les parties, que moyennant la probation, confirmation et ratification susdite, et pour toujours plus augmenter les droits de l’église et faire la condition de l’abbaye meilleure, ladite communauté et habitants de S-F seront tenus comme de ce, faire. Lesdits consul et députés ont promis et promettent de bailler, payer et expédier, audit sieur abbé et au profit de ladite abbaye, outre et par-dessus les susdites pensions et autres droits continus à la présente transaction, assavoir : la somme de 1 000 écus d’or sol pour une fois, laquelle somme sera employée et convertie en achat de fonds et propriétés, dans le terroir dudit S-F, au profit et utilité de ladite abbaye et Seigneurie dudit S-F. Et cependant, jusqu’à ce que ledit emploie soit fait, lesdits consuls et communauté seront tenus payer audit sieur abbé et ses successeurs en ladite abbaye, la pension annuelle et perpétuelle de 66 écus et deux tiers d’écus, qui est à raison du denier quinze, payable à chaque fête de Noël. Commençant le premier payement à la première fête de Noël qui sera après le brevet obtenu de sa sainteté et exécuté par les sieurs commissaires qui seront délégués, et que ladite transaction et la précédente auront été confirmées et validées par notre Saint Père le pape ou lesdits commissaires délégués et non devant. Aussi, a été convenu et accordé que ledit Sieur abbé et ses successeurs, rentiers et facteurs, auront l’usage de la terre gaste, bois et montagnes de Siciech et Sépet, comme les particuliers, manants et habitants dudit lieu, sous les mêmes peines que les autres. Davantage, a été accordé et convenu, que ledit Seigneur abbé sera tenu de faire avoir et tenir le brevet de notre saint père le pape, et icellui faire exécuter par les commissaires qui seront délégués. Et faire confirmer et valider la présente et précédente transaction, dans six mois, aux propres coûts et dépants de la communauté, et qu’elle sera tenue de payer audit sieur abbé ou à son légitime procureur, outre, tout ce que dessus, deux cents (200) écus d’or sol pour les frais et dépants que ledit sieur abbé a fait et pourra faire pour arriérages jusque au jourd’hui. Et que les parties seront tenues faire ratifier, approuver et confirmer ladite transaction, aux parties principales dans six semaines, ayant constitué à ladite Cour du Parlement, savoir : ledit Sieur abbé, Maître François Gantes et lesdits Sieurs consuls et députés, Maître Pierre Richelme pour requérir par devant la Cour, l’autorisation, homologation et confirmation de ladite transaction. Ledit Seigneur Illustrissime et Révérendissime Messire Jullien, archevêque de Médicis, Sieur d’Albi et abbé de st Victor, par acte reçu par Maître Mollinier, notaire d’Albi, a ratifié la susdite transaction et promis de la garder et observer, selon sa forme et teneur, lequel acte a été inséré au long au pied de la susdite transaction (Jean Denans, 1713).

1585 – 3 décembre : QUITTANCE DE MIL ECUS, QUE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS S’OBLIGEA AU SEIGNEUR ABBE, PAYEES AU RECEVEUR DU DIXIEME – Il apert, par des écrits dans les archives, que la communauté de S-F, par acte du 16 février 1598, s’obligea au Seigneur abbé de Médicis, de la somme de Mil (mille) écus, procédant de l’obligation de pareille somme que la communauté avait passé par la dernière transaction du 3 décembre 1583, a été payée à maître Jacques Bédarrides, receveur des  dixime (dîme) au diocèse de Marseille, pour et en déduction de la cote du temporel, concernant le Seigneur abbé. Apert de la quittance du 10 mai 1600, reçue par maître Anthoine Barnier, notaire de Marseille, notée ci-après à folio 128.

1601 – 3 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Terres Manques, (acte d’atterminage). Terres-Blanques : quartier rural en 1872 au quartier de Saint- Pierre.  Première mention : 18 août 1310 : Terra blanca, (acte notarié).

1607 – 3 décembre  :LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Val Dampouse (acte no­tarié à Allauch). Dampousse – lieu-dit du quartier de Gueyredon. Première mention Val den Posa, 4 août 1299 (charte  aux archives de l’Evêché).

1610 – 3 décembre : par arrêt du 3 décembre, la cour du Parlement de Provence interdit toute entrée et tout débarquement de morisques en Provence et ordonne que ceux qui sont dans la province seront conduits aux ports de la côte « pour y estre embarqués et portés où ils vouldront aller ». Le 4 décembre les procureurs de Provence se réunissent et désignent François de Beaumont pour assister le conseiller Séguiran dans sa tournée « aux lieux de la coste » (ports de bord de mer). Il ne s’agit pas encore de procéder à l’expulsion générale (des Morisques), mais seulement de la préparer. Les commissaires commencent leurs opérations le lendemain, à Aix même, et les poursuivent de Cassis à Toulon jusqu’au 13 décembre. François de Beaumont continue seul jusqu’à Saint-Tropez, pour y faire publier l’arrêt du 3 décembre ; enfin tous deux se retrouvent le 29 à Martigues. Dans chaque localité maritime Séguiran émet une ordonnance à l’encontre des patrons (marins) jugés défaillants : 9 à Cassis, 21 à La Ciotat, 17 à Six-Fours (y compris deux patrons d’Ollioules), 7 à Toulon, 38 à Martigues. Deux ordonnances datées d’Aix (dont une dernière du 25 janvier 1611) sanctionnent encore 14 patrons, dont un d’Antibes, six d’Arles, trois de Berre et deux de Marseille. Au total, 105 patrons sont condamnés à assurer chacun le transport de 15 à 100 morisques, ou à verser au trésorier général du pays une somme fixée entre 30 et 300 livres. Quant à la ville de Toulon, elle devra faire transporter 279 morisques qui s’y trouvent, dans le délai d’un mois, sous peine de 2 000 livres.

1629 – 3 décembre : IMPOSITION FAITE AUX SIX-FOURNAIS SUR LE NEGOCE DE LA MER : Le négoce de la mer était anciennement fort considérable audit S-F, pour le justifier, faut savoir que par délibération du conseil de la communauté, du 14 octobre 1629, serait (aurait) été imposé un droit de trois pour cent sur tous les profits des corps des vaisseaux et barques. Tant seulement, lequel droit fut affermé pour une année, à Maître Jean Lombard, notaire, intervenant pour et au nom de Sieur Michel Tortel, par acte reçu par Maître Lieutaud, notaire, le trois décembre audit an. Par lequel est porté que le fermier ne pourra demander plus grands droits que ceux décrits et spécifiés aux ordonnances portant imposition faite par le conseil, du 3 et 28 juin 1626, du profit tant seulement des vaisseaux et barques, à la susdite raison de trois pour cent, à ce, ladite imposition verbalement réduite, et par ainsi, que tous les vaisseaux et barques qui étaient en voyage, le droit appartiendrait au fermier et ceux qui étaient au port, de retour soit en ce pays ou autres lieux destinés pour leur voyage, avant ledit jour, appartiendront à la communauté. Et son année finie, en serait fait de même. Que la communauté ne serait tenue d’aucune (aduirie) audit fermier, soit par peste, guerre ou autrement, aussi seulement en cas de guerre déclarée entre la France et l’Espaigne. A tel cas, que l’acte serait pour non fait, et ledit fermier tenu de payer à proportion de temps qu’il aurait demeuré fermier, jusqu’au jour qu’il en aurait fait déclaration publique, et ce, moyennant la somme de 3 400 livres

-1696 – 3 décembre : mention de la batterie du cap des Baumelles (Archives de La Cadière BB 32, fol. 1049, 3 déc. 1696). Les Baumelles – montagne, cap, bois, batterie, moulin hydraulique, tuileries, carrière de gypse, chemin, propriété, oppidum, château, garde, commune de Saint-Cyr. Pour Mortreuil J.-A.-B. (1872), les Baumelles désignent la pointe qui marque l’entrée du golfe de la Ciotat à l’est, tandis que pour Giraud (Giraud M. 1864), il s’agit d’abord du nom d’une montagne, puis de celui d’un cap. La première mention des Baumelles remonte au début du XVè siècle  (la Balmetta 1406 ; cf. le Bau Barut pour comprendre la relation ayant existé entre « baume / balme » et « bau[s] / bal[s] »). Peu étendue d’abord, la propriété devint très vaste au détriment de nombreux lieux-dits qui retrouvèrent plus tard leur nom initial lorsque la propriété fut morcelée. C’est au XVIIIe siècle (cf. les cadastres de 1726 à 1790) que les Baumelles atteignent leur superficie maximum : hauteur de la Gache (avec une garde), cap des Baumelles (aujourd’hui, pointe Grenier), auxquels s’ajoutent le château, un bois, une batterie, un moulin hydraulique, des tuilières, une carrière de plâtre, un chemin. La communauté y possède des plâtrières achetées en 1557. (d’après Duprat H.E. 1935). Ces plâtrières sont mentionnées sur la carte de Tassin (1634). Notons qu’il n’est nulle part fait mention d’un quelconque Tauroentum avant le début du XVIIIe siècle).

1789 – 3 décembre :

              1. ASSEMBLEE NATIONALE « projet d’un «traité fédératif pour faire respecter les décrets de l’Assemblée et l’autorité du roi » – JEUDI 3 DÉCEMBRE : La commune de Dijon a fait parvenir à l’Assemblée nationale le projet d’un «traité fédératif pour faire respecter les décrets de l’Assemblée et l’autorité du roi». Ainsi, les municipalités bourgeoises suivent le mouvement déclenché par les gardes nationales. Il semble cependant que l’Assemblée ne tienne pas à ce que ce processus s’amplifie pour donner naissance à des actions incontrôlées (Agenda du Bicentenaire).

2. Décès du peintre Joseph Vernet. Né à Avignon, en 1714, le peintre paysagiste Claude Joseph Vernet s’était installé à Rome en 1734. Il apprit le travail de peintre de la marine comme Claude Gellée et estima Poussin. La particularité de son style se situe dans la place conséquente accordée au ciel dans ses tableaux. Il obtint la reconnaissance de son vivant après avoir produit quatorze tableaux représentant la vie des ports. On lui doit, entre autres, « La ville et le port de Toulon », vue de la Ville et de la Rade, effet de matin. Cette vue est prise d’une maison de campagne à mi-côte de la montagne qui est derrière la ville. On y représente les amusements des habitants et la voiture dont ils se servent pour aller aux maisons de campagne qu’on nomme bastides ». (Livret du Salon de 1757.)

1789 – 3 décembre :

1. Le procès du roi s’ouvre devant la Convention. Prénommé dès son arrestation Louis Capet, il est défendu par Desèze, Malesherbes et Tronchet. Pendant ce procès, Louis XVI sera déclaré « coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d’attentats contre la sûreté générale de l’Etat ». (“Louis XVI : biographie du dernier roi absolu, guillotiné par son peuple”). Il est condamné à mort avec une faible majorité.

2. le transport des armes destinées à la garde nationale incombE aux communes intéressées – D’après la lettre adressée le 3 décembre 1792 par les administrateurs du district de Toulon, les frais de transport des munitions de guerre aux batteries étaient à la charge de la direction de l’artillerie, tandis que le transport des armes destinées à la garde nationale incombait aux communes intéressées (Archives de Sanary H2).

3. Le passage de volontaires présente quelquefois du danger pour la population – On en aura encore la preuve par cette lettre adressée à la municipalité par ses homologues d’Aubagne, Domergue (maire) et Maurel (officier municipal) le 3 décembre 1792. Par cette lettre, ils mettent en garde Le Beausset contre « l’état-major et tous les officiers du bataillon de l’Union de Marseille », qui partent d’Aubagne « sans certificat de bien-vivre et sans signer le reçu d’une double paye qu’ils ont exigée de nous »… Ils « nous ont réellement vexés et menacés au point d’exposer nos jours »… !  (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…)

1793 – 2 ou 3 décembre :

1. des commissaires de la Convention se rendent en parlementaires à Toulon – Les Toulonnais qui voient sur la rade un canot battant pavillon parlementaire n’ont pas la berlue, c’est un fait que cette embarcation va et vient pendant trois jours à partir du 30 novembre. Comprenant lui-même que ce mouvement peut surprendre, Hood, sans se mettre en frais d’imagination, fait dire une fois de plus dans Toulon qu’il tente un échange de prisonniers. Les républicains donneront, eux, une explication différente : « Nous voulions enquêter sur le suicide de Baille et nous assurer du sort de Beauvais, demeuré prisonnier au fort Lamalgue. » Le 3 décembre, l’officier des transports royalistes de Toulon reçoit un ordre des com­missaires britanniques : « Prenez un cabriolet que vous conduirez vous-même, pas de cocher. Sortez de la ville à cinq heures par la porte de France. Dirigez-vous sur Ollioules, la route sera libre devant vous. Un peu avant d’arriver au Q.G. républicain, au pont d’Ollioules, deux personnes vous attendront. Faites-les monter, demi-tour et rentrez à Toulon. A la porte de France, on vous dira où aller. » Tout se passe comme prévu et les deux voyageurs sont conduits à l’hôtel du gouverneur, c’est-à-dire auprès du général anglais Dunbas, maintenant titulaire de ce poste. Le nom de ces deux visiteurs ne sera caché par personne, ce sont les conventionnels Robespierre jeune et Albitte. Leur entretien avec les autorités d’occupation dure plusieurs heures et se termine par un dîner (Georges Blond, Toulon, 1967).

Le 2 décembre on vit passer dans les rues de Toulon deux mystérieuses voitures qui s’étaient présentées aux avant-postes et dont les occupants après s’être rendus au Fort Lamalgue, s’étaient arrêtés devant la résidence de l’amiral Hood. Ces mystérieux émissaires avaient ensuite rejoint les lignes républicaines. On n’en douta plus à Toulon ; des tractations étaient en cours (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 20 : Note 6 : « II ne s’agissait pas de pourparlers  d’armistice. En échange  des  bonnes dispo­sitions prises en faveur du général  O’Hara, le Comité de Salut Public avait fait demander aux Anglais de permettre à un représentant en mission de visiter dans leur   prison   du fort Lamalgue, les représentants Pierre Bayle et Beauvais, arrêtés en  août par le Comité Général  des Sections. Les Anglais répondirent favorablement à cette demande et l’émissaire républicain put rencontrer Beauvais, dont la mort avait été faussement annoncée. Il acquit auprès de lui, la certitude que Bayle n’avait pas été exécuté, mais qu’il s’était   réellement suicidé. Il demanda aussi des nouvelles de la santé de Madame La Poype et de sa fillette. »).

Après la capture du général O’Hara par l’armée républicaine le 30 novembre, des commissaires de la Convention se rendirent en parlementaires à Toulon, ce qui donna lieu aux suppositions les plus folles… Ils enquêtèrent sur la mort de Baille et purent constater que Beauvais était toujours vivant (Tony Marmottans, Ça s’est passé à Toulon, tome 4, Marseille, Ed. Autres Temps, 1999, p. 52).

2. OLLIOULES MANQUE DE BLÉ – Le « besoin » de blé devenant plus « funeste », une délégation de Sanary fut envoyée à Ollioules auprès des représentants du peuple à Marseille et des commissaires du bureau des subsistances le 13 frimaire / 3 décembre 1793 (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

3. Rapport du 3 décembre 1793 (au ministre de la Guerre).« batterie des « sans-culotte » : escadre hors de portée ; « batterie des « quatre-moulins » : escadre hors de portée ; « batterie des « hommes-sans-peur » : rien de nouveau ; « batterie des « jacobins »  : rien de nouveau ; « batterie du « bréguart »   : rien de nouveau ; « batterie de la « grande rade »  : rien de nouveau. » Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte (Louis Baudoin, 1965, p. 360-361). C’est le dernier rapport signé par Bonaparte comme Commandant de l’artillerie.).

-1799 – 3 décembre : Expédition française en Egypte (1798-1801) : «  Kléber au directoire exécutif  (cette lettre a été chiffrée et remise au citoyen Bokty). Le grand vizir vient de consentir à des conférences mais il charge le commodore Sydney Smith de stipuler les intérêts de la Porte (Turquie) aussi bien que ceux de l’Angleterre et de la Russie. Loin de me contrarier, cette mesure me mettra à même de tenir la main haute et de proposer des conditions plus difficiles. D’un autre côté, je n’ai plus rien à craindre sur les côtes d’ici au printemps prochain, et l’armée du grand Vizir, camper dans les plaines humides de jaffa et de Gaza, achèvera de se décourager par la misère et les maladies. Je suis donc à peu près arrivé à mon but de gagner du temps pour vous mettre à même de me faire connaître vos intentions et me donner vos ordres. Mais je vous déclare, citoyens Directeurs, que, sans renforts, je serais hors d’état d’ouvrir la campagne prochaine, surtout si je suis obligé d’accepter la bataille sur les frontières de la Syrie, comme cela pourrait bien arriver, les anglais dirigeant tout et le Vizir n’étant véritablement qu’un homme de paille. Au premier jour, j’aurai l’honneur de vous expédier un paquet plus considérable avec duplicata de mes précédentes. Salut et respect. »

1800 – 3 décembre : Victoire de Hohenlinden sur les Autrichiens, en Bavière, par l’armée du Rhin, sous le commandement de Moreau qui poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l’empereur François II se résigne à négocier contre l’avis de ses alliés anglais. C’est la fin de la deuxième coalition (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1815 – 3 décembre : DEVENIR DE LA CHAPELLE DES MINIMES A TOULON – A Toulon, la chapelle du couvent des Minimes, estimée comme bien National le 2 messidor an 6 (20 juin 1798) fut vendue le 29 messidor au citoyen Christophe Charbonnier, ancien directeur des vivres de la marine du Port de Toulon au prix de 40.000 livres. Celui- ci la revendit à M. de Salasc père le 4 brumaire an 11 (26 octobre 1802) (Sénés le jeune, notaire à La Sevne). Celui-ci y établit une tannerie malgré, la protestations pour insa­lubrité adressée au Préfet du Var le 28 brumaire. L’auto­risation fut accordée le lendemain par le sous-Préfet. M. de Salasc transforma les abords et alentours de la cha­pelle, établit des étages, des appartements, il fit murer les passages qui allaient aux couvents ce qui fut cause d‘un procès terminé le 3 décembre 1815 en sa faveur ; il obtint de garder la terrasse, tandis que la marine gardait trois chambres et le clocher (Chanoine BOUISSON, conférence donnée aux “ Amis du Vieux Toulon » le 3 Janvier 1935).

1851 – 3 décembre : LE DEPUTE BAUDIN MEURT SUR UNE BARRICADE – Le 3 décembre 1851, le représentant Baudin se fait tuer sur une barricade en tentant, mais en vain, de soulever le peuple de Paris quelques heures après le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Député de l’Ain et médecin à Nantua, il monte sur la barricade en lançant aux ouvriers goguenards : « Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs ! » (montant de l’indemnité journalière des parlementaires). Ses confrères s’avancent au-devant de la troupe pour dialoguer. Comme l’un d’eux, Schoelcher, est bousculé par un soldat, un émeutier, le croyant menacé, fait feu. La troupe riposte. Baudin et un autre émeutier s’écroulent, touchés à mort.

1867 – 3 décembre : : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – mardi 3 décembre St. Euloque – mauvais temps qui annonce celui que nous aurons certainement à supporter cet hiver. hé toute la nuit passée le vent a soufflé du nord-ouest et de quelle force ! et aujourd’hui il continue  ;  on se ramasse sur le port au soleil et à l’abri du vent. c’est égal même là il fait froid à 3h du soir le vent mollit presque calme le froid est intense il nous est arrivé ce matin une goélette des îles (illisible) désemparé et chargée de caroubes qui, après 4 jours de cape a jugé à propos de se réfugier dans notre port n’ayant pas pu joindre les ports au vent.

1869 – 3 décembre : : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – vendredi 3 décembre, sainte Clotilde – mauvais temps très froid avec toujours vent d’ouest assez prononcé et très froid. Aussi le thermomètre marque ce matin à 8h 4° centigrades. Le baromètre se maintient au-dessous de variables. La mer est très haute ce qui nous indique qu’il y a des vents du large qui règnent. Ce vent-là continue toute la journée et ce n’est que le soir qu’il me manque tout à fait ; mais le ciel et toujours couvert de nuage. On a encore attendu vainement aujourd’hui le yacht impérial et l’Impératrice. On prétend qu’il arrivera ce soir et que demain la fête du matin aura lieu c’est à dire le lancement du beau vaisseau cuirassé le « Marengo ».

-1872 – 3 décembre : Révélation de Gilgamesh – Devant la Société d’Archéologie Biblique de Londres, George Smith (32 ans) raconte le déluge d’après le récit d’un roi mésopotamien, Gilgamesh, qui fut, vers l’an 3000 avant notre ère, fondateur de cité et créateur d’agriculture. Après sa mort, il devint le héros d’un cycle épique qui, dix siècles avant le récit de la Genèse, quinze siècles avant les Tragiques Grecs, évoque des aventures qui touchent des points décisifs de la destinée humaine, et sont reçues comme telles dans toutes les grandes civilisations régionales de l’époque, de Babylone à l’empire Hittite. Les thèmes abordés dans l’épopée de Gilgamesh se retrouvent ensuite dans d’autres récits, de la mythologie grecque au texte de la Bible. Lourds d’enjeux, ces thèmes ont nourri les deux traditions, grecque et judéo-chrétienne, qui ont fondé notre culture occidentale. Par-delà les traces d’une époque qui fut celle des premières cités, ils évoquent encore aujourd’hui, pour qui sait les entendre, des questionnements d’actualité: relations entre l’homme et la femme dans la Cité, rapports entre construction politique humaine et soumission divine, peur de la mort et recherche d’immortalité. Lire à ce sujet l’ouvrage de Gervet Jacques, directeur de recherche au CNRS, spécialisé en éthologie : « La quête de Gilgamesh », publié à Nantes par les Editions Normant, en 2006, un volume de 158 p. Ce livre, suite de tableaux mettant en scène des épisodes de la vie de Gilgamesh, s’inspire librement d’une épopée qui fait rêver depuis des siècles. On verra des passages divergents du texte initial, voire ajoutés à l’histoire de Gilgamesh, car l’auteur a voulu rêver à son tour sur les thèmes qu’il y a décelés. L’aventure de Gilgamesh évoque des thèmes aussi anciens que riches de sens pour qui veut les sentir. A chacun de découvrir les résonances qu’elle déclenche en lui.  

1873 – 3 décembre : Le plus gros navire en bois jamais construit, le « Richelieu » est mis à l’eau par l’arsenal de Toulon – En fait, il s’agit d’une frégate cuirassée construite à Toulon en 1869-1873, mise à flot le 3 décembre 1873, en service de 1876 à 1900. Ses plans furent réalisés par l’ingénieur Berrier Fontaine et dérivaient de ceux de la classe Océan. Caractéristiques :

Équipage : 676 hommes

Caractéristiques techniques

Longueur : 96,51 mètres – Maître-bau : 17,64 m – Tirant d’eau : 8,22 m – Déplacement : 8 790 tonnes

Propulsion : 2 machines à vapeur avec 2 hélices de Ø 5,31 m et 5,26 m ; 2 049 m² de voilure

Puissance : 4.200 ch – Vitesse : 13,22 nœuds

Caractéristiques militaires :

Blindage : ceinture 220 mm ; batterie 160 mm ; pont 10 mm

Armement : 6 canons de 270 mm ; 5 canons de 240 mm ; 6 canons de 140 mm

1876 –1877 – hiver : Hiver doux avec peu de températures négatives : 8 à Carcassonne (avec une moyenne de 24 températures négative de 1875-1900). Du 1er au 3 décembre, 15 à 17°C à Paris. 8 janvier 1877, 15,50°C à Paris. 14 février, 19°C à Perpignan (La climatologie / intempéries / tableau 4).

1887 – 3 décembre : Sadi Carnot, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Par suite de la démission de Jules Grévy, les parlementaires élisent à la présidence de la République Sadi Carnot, petit-fils du conventionnel Lazare Carnot, ami de Robespierre. Jules Ferry doit s’incliner.

1894 – 3 décembre : mort de l’écrivain écossais Robert-Louis Stevenson, auteur de L’île au trésor

1910 – 3 décembre : premier éclairage au néon – Au salon de l’auto de 1910 à Paris, l’ingénieur Georges Claude présente le premier éclairage au néon qui permettra la fabrication des lampes Claude. Quelque temps plus tard, à l’aide du scientifique Arsène d’Arsonval, il fait la découverte du pouvoir explosif de l’air. Il sera utilisé au cours de la première guerre mondiale dans les mines à air liquide. En 1917, Georges Claude améliore le procédé de synthétisation de l’ammoniac déjà existant. Ses travaux l’amènent à être élu à l’Académie des sciences en 1924. À la fin de la seconde guerre mondiale, sa collaboration avec l’occupant le mène en prison et à l’exclusion de l’Académie des sciences. À sa libération, Georges Claude poursuit ses travaux sur l’énergie des mers. Il meurt le 21 mai 1960.

1914 – 3 décembre : Six soldats du front sont tirés au sort pour être fusillés pour l’exemple.  Rappel des faits :

Le 27 novembre 1914, après une préparation d’artillerie qui démolit une partie de leur tranchée, les soldats du 298e régiment d’infanterie furent surpris par une attaque allemande, qui fit plusieurs prisonniers. Une demi-section française dut alors se replier dans les boyaux. Le bombardement terminé, elle retourna dans la tranchée conquise par les Allemands et les en délogea, reprenant le contrôle de son emplacement. Mais à l’issue de cette escarmouche, une dizaine de soldats du 298e étaient restés prisonniers de l’ennemi. Les deux escouades (24 hommes) qui avaient momentanément abandonné leur tranchée furent alors prévenues d’abandon de poste en présence de l’ennemi. Lors de l’enquête sommaire, les soldats indiquèrent avoir reculé sur ordre du sous-lieutenant Paulaud, et s’être repliés dans une tranchée à l’arrière de la tranchée où l’attaque allemande s’était déroulée. Le sous-lieutenant Paulaud soutient ne pas avoir donné cet ordre de repli, il accable les 24 soldats. Le 3 décembre, le conseil de guerre spécial du 298e RI, à l’issue d’un tirage au sort, désigne six d’entre eux qui seront fusillés pour l’exemple le 4 décembre 1914 en suivant les directives données à ce conseil par le général Etienne de Villaret pour aider les combattants à retrouver le goût de l’obéissance. Avec l’aide d’un avocat, le ministère, mis sous pression par les familles de fusillés et l’opinion, finira par accepter la révision du procès. L’audience devant la Cour de cassation aura lieu en 1920, et le verdict rendu le 29 janvier, cassant le jugement du 6 et 4 décembre 1914 et rétablissant les familles des fusillés dans leur plein droit, y compris pour le paiement des arrérages de pension depuis 1914 (arrêt publié au Journal Officiel du 18 février 1921).

1915 – 3 décembre : JOFFRE, COMMANDANT EN CHEF – Les Français apprennent que le général Joffre a reçu la veille le commandement en chef de l’ensemble des armées françaises.

1917 – 3 décembre : négociations entre Allemands et bolcheviks – Les négociations entre Allemands et bolcheviks commencent à Brest-Litovsk (Biélorussie).

1919 – 3 décembre : Auguste Renoir – Le peintre Auguste Renoir meurt à Cagnes-sur-mer. Il était né à Limoges, le 25 février. Avant d’accéder à la célébrité comme peintre, il  décora la porcelaine. Ses œuvres colorées et gaies ont porté au summum le courant impressionniste. Dans ses vieux jours, paralysé des doigts, le peintre ne cessa jamais de tenir le pinceau.

1925 – 3 décembre : Enseignement – La Chambre débat de la question de l’enseignement du français en Alsace.

1940 – 3 décembre : PAS DE VERSAILLES POUR PETAIN – Hitler refuse à Pétain l’autorisation de s’installer à Versailles (Cité par André Rossel, 1985).

1941 – 3 décembre : Pétain a rencontré Goering à Saint-Florentin (Yonne) – Les Français apprennent que Pétain a rencontré Goering à Saint-Florentin (Yonne), le 1er décembre. Il était accompagné par l’amiral Darlan. Goering a repoussé le protocole complémentaire que Darlan avait fait ajouter aux accords du mois de mai à propos d’une éventuelle entrée en guerre de la France contre la Grande-Bretagne.

1943 – 3 décembre : GUERRE NAVALE EN MEDITERRANEE – L’aviso-dragueur « La Gracieuse » prend part aux opérations de Corse et aux escortes en Méditerranée occidentale. C’est au cours de l’une d’elles que, le 3 décembre, le bâtiment grenade un sous-marin repéré à l’asdic ; le sous-marin contre-attaque par deux torpilles qui le manquent (Gérard Garier, Les dragueurs de 630 tW.).

1944 – 3 décembre : DEBUT DE LA GUERRE CIVILE EN GRECE – Bien que non épaulé par Moscou, le Parti communiste grec (ELAS) tente de s’emparer d’Athènes. Un corps expéditionnaire britannique intervient. C’est le début d’une atroce guerre civile (tortures et meurtres de civils, femmes et enfants en grand nombre). Le combat cessera le 14 janvier et la victoire restera aux partis parlementaires pro-occidentaux.

1945 – 3 décembre : LE PUBLIC APPREND LA NATIONALISATION DES BANQUES – La presse rapporte que le 2 décembre, devant l’Assemblée constituante, le général De Gaulle a présenté le projet de nationalisation de la Banque de France et des grandes banques de dépôt : le Crédit lyonnais, la Société générale, le Comptoir national d’escompte de Paris ; la Banque nationale pour le commerce et l’industrie, Le projet, qui prévoit la création d’un Comité national du Crédit, est exceptionnel en Europe/ Approuvé par 94% des voix, il entrera en vigueur à partir du 1er janvier. Le rapporteur général, François Pineau, a déclaré : « Après nous être libérés de l’occupant, il faut nous libérer, une fois pour toutes, de la puissance de l’argent. » Selon Léon Jouhaux, secrétaire de la CGT, la nationalisation répond à trois objectifs : se débarrasser de la tutelle de l’argent, financer judicieusement l’économie et éviter l’inflation.

1947 – 3 décembre :

1. ATTENTAT CONTRE LE PARIS-LILLE – Le déraillement du train Paris-Lille fait 16 morts et 40 blessés. Le sabotage de la voie a été organisé par des militants communistes qui croyaient empêcher l’arrivée des gendarmes mobiles dans les bassins miniers en grève depuis le 15 novembre.

2. PREMIERE DE « UN TRAMWAY NOMME DESIR » – La pièce de Tennessee Williams, « A streetcar named desire » (Un Tramway nommé désir), est jouée pour la première fois à Broadway sous la direction d’Elia Kazan. Dans le rôle principal, Marlon Brando fait un tabac. Au moment de l’adapter au cinéma en 1951, Elia Kazan fera de nouveau appel à Marlon Brando. Trop sexuellement explicite, le film provoquera un scandale à sa sortie.

1952 – 3 décembre : PROCÈS STALINIENS PAS MORTS – L’un des plus spectaculaires procès de l’ère stalinienne s’achève à Prague par la pendaison de 14 prévenus et la dispersion de leurs cendres. Leur chef de file est Rudolf Slansky, ex-secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, un communiste qui a eu le tort de déplaire à Staline. Les prévenus ont dû avouer des crimes fantaisistes et les accusateurs ne se sont pas privés d’exploiter l’antisémitisme à leur encontre. Arthur London, survivant du procès, a raconté celui-ci dans L’Aveu. Le roman est devenu un film à succès de Costa Gavras, avec Yves Montand dans le rôle principal. « Tout ce qui est humain est nôtre ! » disaient les bourreaux !

1987 – 3 décembre : Pour la sortie de leur film « Pot-Bouille », Dany CARREL et Gérard PHILIPE étaient à Marseille, au Vallon des Auffes (séquence filmée, RTF).

1963 – 3 décembre : création en France de l’Ordre national du Mérite.

-1967 – 3 décembre : PREMIERE greffe du coeur – Une greffe du cœur est effectuée pour la première fois au monde. L’événement se produit dans un hôpital du Cap (Afrique du Sud). Du jour au lendemain, le professeur Chris Barnard (45 ans) et son patient, Louis Washkansky, deviennent mondialement célèbres.

-1976 – 3 décembre : MORT DU CINEASTE FRITZ LANG  – Sa filmographie est monstrueuse. En 1933, déclinant l’offre que lui faisait Goebbels, il fuit l’Allemagne, quasiment sans bagages, dans le train Berlin-Paris. Après un court séjour en France – où il réalise un film la même année, « Liliom » -, il part aux Etats-Unis. Son œuvre, tant allemande qu’américaine repose sur trois bases solides et constantes : une équipe, un style et des thèmes. De sa carrière allemande, je retiendrai « Le docteur Mabuse » 1 et 2 (1922), « Metropolis » (1926), « M. le Maudit » (1931), « Le testament du docteur Mabuse » (1932), …. De sa carrière américaine « Le retour de Frank James » (1940), « Chasse à l’homme » (1941), « Les bourreaux meurent aussi » (1943), …

-1979 – 3 décembre : Rouhollah Khomeini devient le Guide suprême de la révolution iranienne. Ce poste a été créé par la Constitution de 1979, et représente la plus haute autorité politique et religieuse du pays.

·  Il détermine la direction politique générale du pays après consultation du Conseil du discernement de l’intérêt supérieur du régime.

·  Il arbitre les conflits entre pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

·  Il supervise l’exécution des politiques du régime.

·  Il peut décider du référendum, obligatoire pour toute révision constitutionnelle, facultatif pour toute législation importante – économique, politique ou culturelle.

·  Il est également le chef des armées ; c’est à lui que revient la responsabilité de déclarer la guerre ou la paix.

·  Il nomme, révoque ou accepte :

  • le chef du conseil des gardiens,
  • le directeur de la radio et de la télévision de la République islamique d’Iran,
  • les commandants des forces armées,
  • la plus haute autorité du pouvoir judiciaire, lequel nomme à son tour le procureur général et le chef de la Cour suprême.
  • les membres du Conseil des gardiens de la constitution, organe de contrôle législatif,
  • les commandants en chef du corps des Gardiens de la Révolution islamique.

·  Il résout les problèmes entre les trois branches des forces armées.

·  Il résout les problèmes qui ne peuvent pas l’être par les voies habituelles.

·  Il signe les décrets formalisant l’élection du président de la République d’Iran.

·  Il peut démettre le président de la République de ses fonctions, après que la Cour suprême a reconnu ce dernier responsable de violation de ses devoirs constitutionnels, ou après un vote du Parlement témoignant de son incapacité sur la base du principe 89 de la Constitution.

·  Il peut pardonner ou réduire les peines des condamnés, dans le cadre de la loi islamique ou sur recommandation du chef du pouvoir judiciaire.

1984 – 3 décembre : CATASTROPHE CHIMIQUE EN INDE – A Bhopal en Inde du Sud, la structure du réservoir d’isocyanate de méthyle (MIC) d’une usine de pesticides explose peu après minuit. La fumée blanchâtre se propage dans toute la ville au gré du vent et contamine la population en majorité pauvre de la région. La nappe de gaz qui s’étendra bientôt sur 40 km² provoquera la plus grande catastrophe industrielle mondiale. L’intoxication entraînera le mort de plus de 15 000 personnes et 500 000 garderont les séquelles de ce désastre (brûlures, difficultés respiratoires…) Les dirigeants de l’usine chimique, une multinationale américaine, sont désignés responsables.

1990 – 3 décembre : l’armée libanaise se déploie dans Beyrouth réunifiée.

1992 – 3 décembre : envoi du premier SMS (short message service) via un ordinateur sur le réseau Vodafone par l’ingénieur informatique anglais Neil Papworth.

1996 – 3 décembre :

1. GEORGES DUBY EST MORT – Décès de l’historien Georges Duby, spécialiste du Moyen Âge, qui est l’une de nos grandes références dans la rédaction de cette chronique quotidienne. Voir infra dans ma bibliothèque.

2. ATTENTAT DU R.E.R. B A PORT-ROYAL – à 18 h 2, une bonbonne de gaz remplie d’explosif éclate dans une rame de la ligne B du RER en direction de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, à la gare de Port-Royal dans le 5e arrondissement de Paris. Deux personnes décèdent le jour-même. Le bilan final sera de quatre morts et 91 blessés. Peu de temps après, une lettre du groupe islamique armé (GIA) à Jacques Chirac, sans revendiquer explicitement l’attentat, réclame notamment la libération d’Abdelhak Layada, l’un des chefs du GIA, emprisonné à Alger et condamné à mort. Le GIA, indique Antar Zouari, émir du GIA, « est dans la voie des tueries et des massacres. Nous faisons ce que nous disons. Les événements de ces derniers jours le prouvent. »

-2013 – 3 décembre :

1. Journée internationale des personnes handicapées – Le 3 décembre est la Journée internationale des personnes handicapées. C’est en 1992 que l’ONU a désigné le 3 décembre en tant que Journée internationale des personnes handicapées, alors que se terminait la Décennie des Nations Unies pour les personnes handicapées (1983-1992). Depuis, chaque année, des célébrations et des manifestations sont tenues dans le monde entier afin d’accroître la participation sociale de celles-ci et de revendiquer une société plus inclusive. Le thème retenu cette année par l’Organisation des Nations Unies (ONU) est Ensemble, réduisons les obstacles et ouvrons la porte à une société plus inclusive! (Traduction libre du thème anglais Break barriers, open doors : for an inclusive society for all).

2. mort du général Paul Aussaresses qui avait défendu l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie.

2014 – 3 décembre : INONDATIONS DANS LE SUD DE LA France RANCE – “ Mon département d’origine, les Pyrénées orientales, est sous l’eau depuis quelques jours. Je souhaite aux miens que leur situation s’améliore et qu’ils puissent finir l’année dans la joie retrouvée » (Henri Ribot, Ephémérides 2014).

2015 – 3 décembre : La guerre n’a pas un visage de femme – Lecture de « La guerre n’a pas un visage de femme » de Svetlana Alexievitchn écrivain et journaliste biélorusse, dissidente soute­nue par le PEN CLUB et la fondation SOROS, prix Médicis « Essai » en 2013 et prix Nobel de littérature en 2015 pour l’ensemble de son œuvre. Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes sur la guerre dont beaucoup étaient à l’époque à peine sorties de l’enfance. Après les pre­miers sentiments d’exaltation, on assiste, au fil des récits, à un changement de ton radical lorsque arrive l’épreuve fatidique du combat. Délaissant le refuge du silence, ces femmes osent enfin formuler la guerre telle qu’elles l’ont vécue. Car la Seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son hor­reur. Derrière les faits d’armes, les atrocités du champ de bataille et les crimes mons­trueux perpétrés à l’encontre des civils se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l’ennemi nazi. De « La guerre n’a pas un visage de femme », je retiendrai cette phrase « Quel que soit le sujet qu’abordent les femmes, elles ont constamment une idée en tête : la guerre, c’est avant tout du meurtre (…) mais surtout, elles ressentent tout ce qu’il y a d’intolérable à tuer, parce que la femme donne la vie. Offre la vie.»

2019 – 3 décembre :

-Des “inscriptions antisémites”, essentiellement des “croix gammées”, ont été retrouvées ce mardi 3 décembre sur 107 tombes du cimetière juif de Westhoffen (Bas-Rhin), situé non loin de Strasbourg. Le préfet du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, a condamné avec “la plus grande fermeté ces actes antisémites odieux qui frappent une nouvelle fois le Bas-Rhin et exprime son soutien le plus total à la communauté juive”. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a jugé ces actes “abjects et répugnants”, postant notamment sur Twitter: “Ces actes abjects et répugnants sont une injure aux valeurs de notre République: tout est mis en œuvre pour qu’ils ne restent pas impunis. Nos services de Gendarmerie sont mobilisés pour identifier et interpeller leurs auteurs”. Il est attendu sur place en fin de matinée mercredi pour une “cérémonie de recueillement”. Une enquête préliminaire a été ouverte. “Une enquête est en cours et a été confiée à une cellule spécialisée” de la gendarmerie “qui mène des investigations”, a indiqué à l’AFP le parquet de cette ville au nord-ouest de Strasbourg, dont dépend judiciairement Westhoffen.

-GUADELOUPE – Quatre lycéens de 16 ans, scolarisés à Capesterre Belle-Eau, en Guadeloupe, ont été mis en examen samedi pour viol en réunion d’une camarade, et une information judiciaire a été ouverte, a-t-on appris lundi auprès du parquet, confirmant une information de médias locaux (Le Figaro).

-Inondations dans le Var : les habitants de Roquebrune-sur-Argens dénoncent l’urbanisation. Le week-end dernier, plusieurs maisons ont été touchées par la montée des eaux à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. Ces inondations sont loin d’être les premières. Traumatisés, les habitants expliquent que ces phénomènes se produisent souvent dans le village, mais qu’ils sont devenus plus fréquents et plus forts. Selon eux, l’urbanisation de la plaine agricole serait l’une des causes de la violence de ces crus, aux conséquences dramatiques depuis quelques années (TF1).

-FOOT-BALL L’Argentin Lionel Messi a remporté le Ballon d’or ce lundi le sixième Ballon d’or de sa carrière. Un record absolu qui le fait un peu plus rentrer dans la légende du football mondial.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (396e livraison) –

1867 – 3 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – mardi 3 décembre St. Euloque – mauvais temps qui annonce celui que nous aurons certainement à supporter cet hiver. hé toute la nuit passée le vent a soufflé du nord-ouest et de quelle force ! et aujourd’hui il continue  ;  on se ramasse sur le port au soleil et à l’abri du vent. c’est égal même là il fait froid à 3h du soir le vent mollit presque calme le froid est intense il nous est arrivé ce matin une goélette des îles (illisible) désemparé et chargée de caroubes qui, après 4 jours de cape a jugé à propos de se réfugier dans notre port n’ayant pas pu joindre les ports au vent.

1869 – 3 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – vendredi 3 décembre, sainte Clotilde – mauvais temps très froid avec toujours vent d’ouest assez prononcé et très froid. Aussi le thermomètre marque ce matin à 8h 4° centigrades. Le baromètre se maintient au-dessous de variables. La mer est très haute ce qui nous indique qu’il y a des vents du large qui règnent. Ce vent-là continue toute la journée et ce n’est que le soir qu’il me manque tout à fait ; mais le ciel et toujours couvert de nuage. On a encore attendu vainement aujourd’hui le yacht impérial et l’Impératrice. On prétend qu’il arrivera ce soir et que demain la fête du matin aura lieu c’est à dire le lancement du beau vaisseau cuirassé le « Marengo ».

LE TERROIR MARSEILLAIS  (596e livraison) : Industries artistiques (suite) :

Aix et Marseille ont eu de véritables artistes dans les ferronniers d’autrefois mais dont les noms demeurent pour la plupart inconnus. Citons cependant  MIGNET, LEON et CACHOUT, maîtres serruriers aixois ; Colson, Jean François Forty, Pierre et Jean Gautier, maîtres marseillais.  On doit à Léon  et à Cachout La grille de l’hôtel de ville d’Aix. Quant à COLSON, il est l’auteur d’un chef-d’œuvre de premier ordre, l’une des rares merveilles qu’admiraient les visiteurs de Marseille avant la révolution. Cette ouvrage surmonte actuellement le maître-autel de l’église Saint-Laurent. C’est une sorte de niche, d’un travail aussi délicat qu’élégant, mentionné par les auteurs sous les noms variés de baldaquin, de ciborium ou de gloire  (à suivre).

OLLIOULES (60e livraison) :

1411 – 3 décembre : Ollioules, Evenos et Le Beausset sont détachés du baillage de Toulon par décision royale datée du 3 décembre 1411, appliquée en mars 1412 (Gaignebet 1935, p. 23: cf. Bry, p. 102, d’après Archives des Bouches du Rhône B 9, Armorium Folio 241-V).

1475 – 3 décembre : Visite pastorale à Ollioules, par Jean Huet. Visitatit ecclesiam parochialem Sancti Laurencii de Oliolis. Limites de diocèses de Marseille et de Toulon, avec le vicaire de l’église du Beausset et le prieur de celle d’Ollioules (Albanès J.-H. – Gallia Christ. Nov., t. V, Toulon, complété et publié par U. Chevalier, Valence, 1911, p. 454, n° 860.).

TOULON 110e livraison. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589

VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors.

Rue de Pomet

Cette rue était à peine ouverte que plusieurs familles du nom de Pome,t et ayant toutes la même origine, venaient s’y établir. Il n’en fallut pas plus pour que la population cessât de lui donner son appellation primitive de 3me rue du bourg des Prêcheurs (Archives communales, CC 20) et la dénommât rue des Pomets (CC. 86). Les lignes suivantes, extraites de la relation des fêtes données à Toulon, en 1651, à l’occasion de la délivrance des princes, donnera une idée du nombre considérable de membres que comptait cette famille. « Des bals publics organisés sur toutes les places et carrefours attirèrent chaque nuit la jeunesse de la ville. Les familles, réunies par rue ou corporations de métiers, prirent place autour d’immenses tables dressées à leurs frais sur la voie publique. Dans ces agapes, auxquelles participèrent tous les habitants, riches et pauvres, nobles, bourgeois, manants, soldats et marins, moines et voyageurs, on vit la famille de Pomet se réunir seule, comme la famille Fabienne à Rome, “au nombre de trois cens, tous portans armes”, sur la place Saint-Jean, sous la présidence de son vénérable chef qui, à la fin du repas, “ porta la santé ” du roi au bruit des décharges de mousqueterie » (G. Lambert. — Histoire de Toulon).

Le 2 vendémiaire an III, cette rue prit un instant le nom de Guillaume-Tell (un des chefs de la révolution qui affranchit la Suisse du joug de l’Autriche en 1307). A suivre.

DES  PERLES  POUR LA ROUTE :

-Dis donc, comment peut-on dénicher un aussi bon mari ?

-On ne déniche pas un bon mari, on le fait.

(Cliché H. Ribot)

L’hiver est en chemin ! nous sommes le 3 décembre, troisième jour de l’Avent, il est 20h 30. Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’aux parents et amis épars dans le monde. Bon mardi à tous et à demain pour fêter les Barbara!

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