EPHEMERIDES DU 2 DECEMBRE

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EPHEMERIDES DU LUNDI 2 DECEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4616).

ILLUSTRATION : Gabriel – Sormiou sous la neige (carte envoyée le 29 juin 1931).

Editions Gabriel – Sormiou sous la neige (carte envoyée le 29 juin 1931, coll. H. Ribot)

FÊTES :

Un grand bonjour à tous et, surtout, aux VIVIANE dont c’est la fête le 2 décembre !
La fée VIVIANE, Dame du Lac des légendes arthuriennes, dont la légende a bercé mon enfance, a donné l’épée Excalibur au roi Arthur qu’elle guida par la suite, mourant, jusqu’à Avalon. Elle enchanta Merlin et éduqua Lancelot du Lac après la mort de son père. On lui connaît d’autres noms tels que « NINIANE », « NYNEVE », « NIMUE ».
En fait, l’église a retenu de VIVIANE qu’elle fut une sainte du IVe siècle martyrisée au cours du règne de l’empereur Dioclétien.
Pour faire bon poids, rappelons qu’elle est la patronne des buveurs de bière !
Prénom populaire durant les années 1950 – on pense à VIVIANE ROMANCE – elles sont aujourd’hui près de cinquante mille en France.

Cerise sur le gâteau, le calendrier républicain choisit ce 12e jour du mois de frimaire pour célébrer le RAIFORT, plante à la longue racine pivotante, charnue, de couleur blanchâtre, cultivée pour son usage condimentaire.

Enfin, VOICI un dicton du jour  optimiste : « Temps clair à la sainte VIVIANE, temps clair quarante jours et une semaine. » Et un autre, plus mitigé : « Si en décembre, l’hiver ne fait pas son devoir, c’est en janvier qu’il le fera. »

PENSÉE : Si une admiration déplacée marque de l’imbécillité, une critique affectée marque un vice de caractère. Exposez-vous plutôt à paraître un peu bête que méchant (Diderot).

ÉPHÉMÉRIDES.

1065-1073 – 2 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – (cartulaire de Saint-Victor, n° 93).

-Ribera du Vella.  Pons II, évêque de Marseille, autorise la  cession par divers au mona­stère de Saint-Victor d’une terre au bord de l’Huveaune, près Marseille, quartier de Quartz (aujourd’hui Quart : acte 186 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 26. a. Guérard, n° 93). Huveaune, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la com­mune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872).

-Rivus de Paveit. Pavet – ruisseau qui coule sur le territoire de Saint-Mar­cel, en dessous du Tollon, et se jette dans l’Huveaune, à la hauteur de Valbarelle.

-Quartz, 2 décembre 1065-1073 (cartulaire de Saint-Victor, n° 94). lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, au confluent du ruisseau de Pavet et de l’Huveaune.

1209 – 2 décembre : Guillaume de Signes confirme les donations et les ventes faites aux chartreux de Montrieux, par son père, Guillaume de Signes, et par ses hommes du village de Signes – Montrieux, ante ecclesiam beate Marie, in claustro –.
De donationibus et venditionibus Willelmi de Signa. quas laudat hic.
… primo anno Otonis, augusti felicissimi principis nostri (il s’agit d’Otton IV de Brunswick, dit « le lion », empereur germanique, couronné à Rome en 1209, mort en 1248). Ego, Willelmus de Signa, hoc instrumento manifestum facio me concississe et confirmasse et approbasse donationes aut venditiones quas fecit vel fecerat olim pater meus, Willelmus de Signa, domui Montis Rivi, Petro Willelmo, priori predicte domus et omnibus monachis et fratribus ibi exitentibus et comorantibus presentibus et futuris, modo et in perpetuum, scilicet in terris et in aliis rebus
.
[Témoins:] R. Beregngario de Signa, Petro de Signa, Carbonello de Briniolia, Arnaldo de Brinolia, Rollando, monacho ; Canonico, Willelmo Rogerio, procuratore ; Pontio Villelmo, Pontio Michaele, Felgueriis, Petro de Caors, Willemo de Terracia, Aldeberto, Stephano de Podio, Giraldo, novicio ; Pontio Constantio, et me, magistro Willelmo, Arearum notario… (Boyer R., 1980, 1980, p. 519-520 ; Original parchemin, A.V. 1H28017 ; copie Capus, p. 281 ; IND. A.V. 1H3, fol. 273 v° ; 1H2801, fol. 1 ; Teissier, fol. 65 ; Dubois, p. 34)

1230 – 2 décembre : PRESTATION D’HOMMAGE A L’EVEQUE DE MARSEILLE PAR LA FAMILLE DES BAUX – Marseille. Prestation d’hommage pour Aubagne, Gémenos, Roquefort, Cuges et Julhans, par Hugues des Baux, sa femme Barrale et leurs fils Gilbert et Barral, qui reconnaissent l’obligation de payer un cens annuel et la faculté pour le prévôt du chapitre de Marseille, seigneur suzerain, de faire flotter sur ces châteaux l’étendard de la vierge (de Gérin-Ricard : A. la Major de Marseille, chartes originales, n° 66. IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 241; – Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 1172).

1285 – 2 décembre :  Charles II vint à Marseille – « Charles d’Anjou mourut en 1285, après avoir régné trente-neuf ans en Provence. Il eut pour successeur Charles II qui avait été fait prisonnier par les Aragonais dans un combat naval livré en 1284. Ce prince n’obtint sa liberté qu’à des conditions très dures, pour la sûreté desquelles ses trois fils et soixante-seize gentilhommes provençaux restèrent en otage entre les mains du roi d’Aragon. Parmi ces derniers on comptait vingt Marseillais. Aussitôt qu’il fut libre, Charles II vint à Marseille le 2 décembre 1285. Il y fut accueilli avec des trans­ports de joie. Il y revint souvent, et la dépouille mortelle de son fils saint Louis, évêque de Toulouse, qui reposait à Marseille, l’attacha encore davantage à notre ville, qu’il prit en grande affection » (Dubois, Raphaël, Samat).

1336 – 2 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aygalatas (charte  aux archives de la Major).  Les Aygalades – hameau en 1872, puis quartier de la commune de Marseille. Première mention : Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. On voit d’après les indications ancien­nes que le mot Eygalades, quoique officiel au XIXe siècle, devait bien être écrit Aygalades, seul écriture qui réponde à son étymologie.

1347 – 2 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ribavautas (charte aux archives municipales). Ribautas lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe. Première mention : Riba auta, 13 décembre 1285 (charte aux archives municipales).

1395 – 2décembre : Rostan de marseille – Naples. Nomination par Louis II, comte de Provence, de Rostan de Marseille, seigneur de Rousset, comme bailli et capitaine de Saint-Maximin. (Acte 712 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. 2 G 1637, Saint-Sauveur d’Aix, chartes originales).

1411 – 2 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Petrus Revelli, possesseur de la terre de Langle dau Revell depuis le 30 décembre 1392 (acte aux archives de Saint-Victor). L’Angle de Revel – quartier rural,  commune de Marseille, territoire de Saint-Marcel.

1482 – 2 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – la terre de Belcodène passe entre les mains de Gauchier de Forcalquier, évêque de Gap (2 décembre 1482, registre Corona, f° 208). Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix.Première mention : Bulchodenes en 1010.

1710 – 2 décembre : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, N° 14 II : Délibération de la communauté de Cogolin portant de communiquer aux seigneurs de Cogolin les propositions faites par M. de Fonscolombe pour restreindre les facultés (de l’acte n° 14 des usages de la communauté de Cogolin à la Molle, du 29 décembre 1567) dans leurs justes bornes.

1723 – 2 décembre : MORT DU REGENT PHILIPPE D’ORLEANS – Un an après la proclamation de la majorité de Louis XV, le régent Philippe d’Orléans, devenu Premier ministre, s’éteint. D’aucuns prétendent que cette mort est due à ses excès de débauche, le prince ayant été un grand libertin.

1731 – 2 décembre : LEGS ET LEGATAIRES A LA SEYNE (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours) –
1. Fol. 329 v° – Testateur : Claire Pourquier, femme de Joseph, matelot, de La Seyne. Sépulture : Cimetière de l’église paroissiale de La Seyne. Legs et légataires : – 60 messes de Requiem – À Marguerite Pascal, sa mère : 3 L et 600 L qu’elle détient de la dot de la testatrice – Le reste à Joseph Pourquier.

2. Fol. 332 – Constituant : Joseph Pourquier, marinier, de La Seyne. Procurateur général : Claire, sa femme .

1789 – 2 décembre : L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE PROBLEME DES COLONIES – MERCREDI 2 DÉCEMBRE – Aujourd’hui, les députés de Saint-Domingue se sont fait remarquer : ils se sont plaints du mauvais ravitaillement de leur île et ont évoqué l’imminence d’une révolte des Noirs. Un député a proposé la création d’un nouveau comité qui enquêterait sur la situation et les besoins dans les colonies du royaume. En effet, Saint-Domingue ne constitue pas un cas isolé (Agenda du Bicentenaire).

1792 – 2 décembre : DES VOLONTAIRES, ON EN LEVE PARTOUT ET DE PLUS EN PLUS. Ainsi le 2 décembre 1792, le département du Var décide d’une nouvelle levée d’un bataillon de 800 hommes. Ce bataillon est destiné à l’armée des Pyrénées, afin « de se mettre en garde contre les tentatives et les intentions perfides que pourrait avoir la Cour d’Espagne  » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
En ce qui concerne la levée d ces volontaires, leur recrutement et leur organisation paraissent avoir été fort laborieux dans certaines communes du Var dont les districts (aujourd’hui « cantons ») se plaignent de la désertion de trop de volontaires ; les municipalités reçoivent des ordres pour exciter le zèle des jeunes gens « avant », disait la circulaire du district de Toulon reçue à La Seyne, « que l’on ne passe à de graves sanctions » (décembre 1792). Des plaintes parvenaient aussi d’ailleurs, telles celles du général commandant l’armée d’Italie au sujet des désertions (décembre 1792). Le 7e Bataillon de volontaires du Var perdit, du fait de la désertion, deux cent quatre hommes antérieurement au 2 décembre (Louis Baudoin, 1965, p. 317).
148 hommes doivent être levés dans le district de Toulon, à proportion du nombre des habitants de chaque ville ou village du district. Neuf beaussetans devaient être concernés par cette mesure (cf. le tableau comportant la commune, le nombre d’habitants, le nombre d’hommes à fournir, d’après Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française) :
Toulon et Ste Marguerite non compris la garnison (25860 habitants, 69 hommes),
Le Revest (657 ; 2),
La Garde (1824 ; 5),
La Valette (2120 ; 6),
La Seyne (5035 ; 13),
Six Fours (2478 ; 7),
Ollioules (2910 ; 8),
Evenos (521 ; 2),
St Nazaire / Sanary (2098 ; 7),
Bandol (1217 ; 3),
Le Beausset (3060 ; 9),
La Cadière (4324 ; 12),
Le Castellet (2013 ; 5).
Soit au total 148 hommes à fournir pour 54117 habitants.

1793 – 2 décembre : Après la capture du général O’Hara par l’armée républicaine, des commissaires de la Convention se rendent en parlementaires à Toulon – Le 2 décembre on vit passer dans les rues de Toulon deux mystérieuses voitures qui s’étaient présentées aux avant-postes et dont les occupants après s’être rendus au Fort Lamalgue, s’étaient arrêtés devant la résidence de l’amiral Hood. Ces mystérieux émissaires avaient ensuite rejoint les lignes républicaines. On n’en douta plus à Toulon ; des tractations étaient en cours (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 20, note 6 : « II ne s’agissait pas de pourparlers d’armistice. En échange des bonnes dispositions prises en faveur du général O’Hara, le Comité de Salut Public avait fait demander aux Anglais de permettre à un représentant en mission de visiter dans leur prison du fort Lamalgue, les représentants Pierre Bayle et Beauvais, arrêtés en août par le Comité Général des Sections. Les Anglais répondirent favorablement à cette demande et l’émissaire républicain put rencontrer Beauvais, dont la mort avait été faussement annoncée. Il acquit auprès de lui, la certitude que Bayle n’avait pas été exécuté, mais qu’il s’était réellement suicidé. Il demanda aussi des nouvelles de la santé de Madame La Poype et de sa fillette. »).

1797 – 2 décembre (12 frimaire an VI) : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES OEUVRES – Martel Jacques commis marchand de Toulon, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1799 – 2 décembre : Expédition française en Egypte (1798-1801) : « Le général en chef Kléber au général Dugua – Le 14 frimaire an VIII (2 décembre 1799). Il faut se hâter, mon cher général, de prévenir le général Rampon que mon intention est qu’il reste à l’Atfieli pour agir de concert avec le général Friant, jusqu’à ce que cet éternel Mourad Bey ait pris son parti de passer en Syrie ou de retourner tout-à-fait dans la Haute-Egypte. Cela presse. Je vous salue. »(à suivre)

1804 – 2 décembre :
1. COURONNEMENT DE NAPOLEON Ier A PARIS (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
Sacre de Napoléon Bonaparte à Notre Dame de Paris. A l’occasion de cette cérémonie et du couronnement, M. Raymondis, maire de La Seyne, avait reçu, avec ses collègues du Var, une lettre lui demandant de «faire tous les préparatifs nécessaires pour la célébration de cette fête auguste : danses, courses, jeux… ». Les habitants de Saint-Mandrier participèrent à ces réjouissances (Gisèle Argensse, 1989, p. 43).
M. Raymondis donna entièrement satisfaction à la circulation préfectorale. On dansa devant la Mairie illuminée, enguirlandée. On organisa des réjouissances diverses Place du Marché et place Bourradet. On pavoisa les rues principales et nos concitoyens découvrirent que les drapeaux tricolores à la fleur de lys des Bourbons et ceux portant le fer de lance et le coq gaulois de la Première République avaient été remplacés par des drapeaux à l’Aigle impérial (Marius Autran, vol. 3, 1990).
2. LES MUNICIPALITES SON INFORMEES LA VEILLE DU COURONNEMENT DE NAPOLEON – Ier Le Onze frimaire an XIII, le maire reçut du Sous-Préfet l’annonce du sacre et du couronnement de sa Majesté Impériale pour ce jour. Il était ordonné de célébrer cette fête le même jour dans la commune avec « toute la pompe et tout l’éclat que notre localité peut permettre ». Le Conseil aussitôt convoqué, ainsi que tous les fonctionnaires civils et militaires se rendirent en cortège, à dix heures. Le cortège précédé par un détachement des canonniers gardes côtes, d’un détachement de la 2e compagnie du 23e Régiment de Chasseurs, se rendit à l’église où fut chanté un « Te Deum » en action de grâce. Annoncé par un feu de salves de boîtes. Ensuite, tout le monde fut réuni sur la place publique, devant l’église, où le maire fit un discours rappelant à ses concitoyens « l’amour et la reconnaissance qu’ils devaient au chef de l’Etat », leur libérateur. On prêta serment de fidélité au Gouvernement de l’Empire aux cris répétés de « Vive Napoléon, vive l’Empereur des Français ». L’après-midi, il y eut des divertissements publics: courses, danses et un exercice à la cible. Le soir une grande illumination de toutes les maisons, un feu de joie et des salves de boîtes. Ainsi se termina cette belle journée « au grand contentement de tous les habitants » ainsi que le déclara le Maire dans son compte rendu. Le tout, ajouta-t-il s’étant passé dans le plus grand ordre et tranquillité (Rotger B., 1984 , p. 345-346).
3. SUPPRESSION DU CALENDRIER REPUBLICAIN, il a duré 13 ans (Viguier, 1993).

1805 – 2 décembre : AUSTERLITZ – Victoire d’Austerlitz contre la 3ème coalition ou bataille des Trois Empereurs : Napoléon 1er, François Il d’Autriche (1768-1835), Alexandre 1er de Russie (1777-1825).

1810 – 16 novembre / 2 décembre – OBLIGATION AUX MAIRIES DE MARIER UNE FILLE HONNETE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DU COURONNEMENT IMPERIAL ET DE CELUI DE LA BATAILLE D’AUSTERLITZ – A 10 heures du matin, le Conseil municipal de la ville de La Seyne a été extraordinairement convoqué en exécution des dispositions de la lettre de M. le Sous-Préfet de l’arrondissement de Toulon en date du 10 du courant sous le n° 2028 et en vertu de l’invitation qui en a été faite par M. le Maire à chacun des membres. M. le Maire et Président du Conseil a fait faire lecture de la lettre précitée de M. le Sous-Préfet portant que d’après les intentions de sa majesté l’Empereur et Roi, il doit être marié dans cette ville de La Seyne le premier dimanche de décembre deux dudit mois, une fille honnête, aux frais de la ville – à l’occasion de l’anniversaire de son couronnement et de la bataille d’Austerlitz – et que la somme de 600 francs est affectée dans le budget de 1810 pour la dotation de cette rosière qui doit être choisie par le Conseil séant pour être mariée ledit jour. Cette lecture étant terminée, M. le Maire a dit :
Messieurs ! J’ai l’honneur de proposer au Conseil pour être mariée le 2 décembre prochain une fille honnête de cette ville, laquelle mérite sous plusieurs rapports d’être choisie et préférée parmi toutes celles qui auraient quelque prétention à la dotation dont s’agit. Cette fille s’appelle Thérèse Marguerite Gasel. Elle est née à La Seyne le 13 novembre 1790. Elle est fille mineure de feu Pierre Félix Gasel, vivant, calfat marin de cette ville et de Thérèse Hermitte. (…)J’ai encore l’honneur de vous proposer pour être l’époux de ladite Gasel le nommé Pierre Sylvestre Laugier ouvrier marin natif des Martigues, Département des  » Bouches-du-Rhône « , âgé de 22 ans, fils mineur en fait de mariage de Jean Joseph Laugier, boulanger audit Martigues et de Catherine Margaillan. (…) Je me suis assuré au surplus que ledit Laugier et ladite Gasel se sont promis en mariage depuis plusieurs années de l’aveu de leurs parents. Sur quoi le Conseil municipal de la ville de La Seyne pleinement convaincu de la vérité de l’exposé fait par Monsieur le Maire et après avoir pris connaissance du certificat constatant le service dudit Laugier a unanimement délibéré de faire choix pour être mariés le premier dimanche de décembre prochain, deux dudit mois, à l’occasion de l’Anniversaire du Couronnement de Sa Majesté Impériale et de la  » bataille d’Austerlitz « . Ledit Pierre Sylvestre Laugier, natif des Martigues et de Catherine Margaillan, d’une part et Thérèse Marguerite Gasel née audit La Seyne, le 13 novembre 1790, fille mineure de feu Pierre Félix Gasel, vivant calfat marin et de Thérèse Hermitte d’autre part.
Suivent les signatures de 27 conseillers municipaux (Extrait de la présente délibération sera transmis à Monsieur le Préfet par l’intermédiaire de M. le Sous-Préfet avec la prière de la faire revêtir de son approbation (cité par Marius Autran, tome 3, 1990). Pour sa part, Louis Baudoin cite cette circulaire, mais ne connaît pas le nom de demoiselle, ni son quartier, ni sa profession).

1814 – 2 décembre : MARQUIS DE SADE – Incarcéré avant la Révolution, puis sous Bonaparte, le marquis de Sade meurt dans la prison de Charenton où il croupissait depuis treize ans.

1816 – 2 décembre : STENDHAL, ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817, « JOURNAL » : « BOLOGNE, 2 DECEMBRE 1816 – J’ai passé trente-six heures ici, vu des galeries superbes, et entendu deux concerts. Peu de science et beaucoup de sentiment. Une jeune fille de dix-huit ans chante mieux ici que les plus grands professeurs en France ; le moindre pianiste français en sait plus que les Italiens les plus renommés. Il n’y a pas de spectacle. Je suis présenté aux savants ; quels sots ! En Italie, ou des génies bruts qui étonnent par leur profondeur et leur inculture, ou des pédants sans la plus petite idée ».

1825 – 2 décembre : MORT DU TSAR DE RUSSIE ALEXANDRE Ier – L’un des vaincus d’Austerlitz, le tsar de Russie Alexandre Ier meurt à Taganrog. Mais, est-ce vraiment la dépouille du tsar Alexandre Ier que, le 2 décembre 1825, on a enfermée dans le cercueil devant lequel se sont recueillies les Altesses impériales et tous les dignitaires de la cour de Russie, et que l’on a déposée ensuite dans la crypte de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul ?
Le mystère qui enveloppe la mort d’Alexandre Ier n’a jamais été dissipé. Il parait très vraisemblable que le tsar n’est pas mort à Taganrog en 1825, mais que, lassé du pouvoir et résolu de se livrer entièrement à la vie contemplative qui le tentait depuis de longues années, il s’est retiré du monde et transformé en ce vagabond pieux, Fedor Kouzmitch, sur lequel, depuis Tolstoï, on a tant écrit et on écrira tant. Les éléments qui renforcent cette hypothèse sont concluants, ou du moins de nature à confirmer dans leur opinion ceux qui croient à l’identité du tsar et du staretz. La ressemblance physique d’abord ; le fait que Fedor Kouzmitch racontait certains épisodes des guerres napoléoniennes, en citant des détails qui ne pouvaient être connus que de l’empereur ou d’un homme appartenant à son entourage direct ; le fait aussi que, sur son lit de mort, alors qu’on lui demandait son vrai nom, Kouzmitch refusa de répondre, alléguant que « Dieu reconnaîtrait les siens », qu’on ne lui connaissait aucune famille, et qu’Alexandre II et Alexandre III conservaient pieusement une calotte qui avait appartenu au staretz.
Qu’il fût prêt à quitter le monde, soit pour revêtir la tunique du pèlerin errant Fedor Kouzmitch, soit pour s’étendre lui-même dans son dernier sommeil, tout le prouve. Qu’importe alors la solution que donneront les historiens à la disparition d’Alexandre Ier ; il y avait longtemps que le tsar mystique n’était plus de ce monde.
(Lire, à ce sujet : Constantin de Grunwald, Alexandre Ier, le tsar mystique. Éditions Amiot-Dumont, ainsi que le Monde diplomatique, janvier 1956).

1839 – 2 décembre : CORPS EXPEDITIONNAIRE D’AFRIQUE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre le 2ème bataillon du 58ème régiment de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1842 – 2 décembre : CORPS EXPEDITIONNAIRE D’AFRIQUE – Ollioules héberge un détachements de 370 hommes du 31ème de ligne, et un autre détachement de 340 hommes du 7ème léger appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (id.).

1845 – 10 novembre et 2 décembre : UN SANARYEN LEGUE SA FORTUNE A LA PAROISSE DE SOLLIES-PONT – Le 16 juin 1845, le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques. (Délib. du 5 août 1849 – Arch. comm. de Solliès-Pont) ».
Mais le ministre de l’Intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes (Bourrilly L., 1895).

1851 – 2 décembre : Coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la IIe République.
1. UN COMITE FUT CONSTITUE A LA SEYNE qui comptait d’excellents citoyens comme Joseph Rousset, Jacques Laurent, Sauveur Peter, François Bernard, Cyrus Hugues, Célestin Tisot, Laurent Laville. Ce ne fut que dans la nuit du 6 décembre qu’un projet d’occupation de l’hôtel de ville et d’un rassemblement populaire fut décidé, lequel rejoindrait celui de Toulon pour envisager avec d’autres insurgés une marche sur Draguignan afin d’investir la préfecture. Toutefois avant d’engager cette action d’envergure, le Comité sous la conduite de Laurent Laville, premier adjoint, se rendit auprès du Maire en fonction Jean-Louis Berny pour l’inciter à prendre position contre la dictature qui s’annonçait. Mais ce dernier refusa de se laisser fléchir avant de connaître les réactions d’autres localités importantes de la région, à commencer par Toulon dont la garnison et les équipages des bateaux de guerre puissamment armés ne faisaient pas mystère de leur faveur pour le neveu de Napoléon Ier quels que fussent les sentiments et les velléités des uns et des autres. Le 6 décembre, l’état de siège fut proclamé à Toulon et dans le Var par le préfet Pastoureau, tandis que le général de Brigade Le Vaillant avait reçu l’ordre de faire fermer tous les foyers d’agitation comme les cercles, les cabarets et autres regroupements hostiles au coup d’État. Le mouvement d’opposition fut gagné de vitesse et aux membres du Comité seynois précités s’ajouteront d’autres arrestations comme celles de Louis Bonnacorsi, cabaretier à La Seyne ; Coste Prosper scieur de long ; Décugis Joseph, calfat ; Daniel Auguste, charpentier ; Ettore Pierre, charpentier ; Giraud Pierre, Potier ; Desgranges, maître coupeur de pierres ; Carvin Auguste, horloger,… Ce dernier avait été l’animateur depuis 1848 d’une association sise cours Louis Blanc qui se transforma en comité électoral démocratique, en fait socialiste, dont 127 personnes faisaient partie. Carvin, Conseiller municipal particulièrement exalté, fut considéré par la police comme le plus dangereux des républicains Seynois parce qu’ayant affirmé le premier son attachement aux doctrines socialistes. Il semble bien d’après des enquêtes locales qu’il fut dénoncé par un triste individu du nom de Blain, menuisier à La Seyne. Des quatorze premières arrestations mentionnées dans les rapports de police, Carvin fut déporté en Afrique du Nord ainsi que Cyrus Hugues, originaire de Tourves et qui deviendra Maire de La Seyne en 1872. Ces événements furent suivis de l’interdiction des cercles, des chambrées et autres groupements jugés séditieux par le Pouvoir. Ainsi s’acheva la tentative des Républicains Seynois de faire échec au coup d’État (Marius Autran, tome 3).
2 . LE VAR ENTRE EN INSURRECTION – Napoléon Bonaparte, Président de la République, fait son coup d’état qui est très mal pris dans le Var qui s’insurge. Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, des émeutiers pénètrent dans le nouveau collège des Maristes de La Seyne, et se montrent menaçants. Le Père Eymard, supérieur du Collège, fait lever tous les internes et organise avec les autres pères, une procession chantée avec flambeaux à l’intérieur des bâtiments (ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962). Médusés, les émeutiers se retirent sans toucher au collège (Louis Baudoin, 1965).
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, après le coup d’état du 2 décembre 1851 de Napoléon III, des manifestants s’introduisent dans le collège pour le saccager. Le Père Supérieur Pierre-Julien Eymard organise aussitôt une procession dans l’enceinte du collège, avec les autres frères et les pensionnaires présents : les manifestants n’insistent pas. Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).
3. LE CONSEIL DE SOLLIES-VILLE ENVOIE UNE ADRESSE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : Au lendemain du 2 Décembre, le Conseil Municipal envoie l’adresse suivante : « à M. le Président de la République, à Paris ».
« Le Conseil Municipal, fidèle «organe » de ses
« concitoyens, pleinement convaincu de l’immensité « du service que vous avez rendu à notre belle Pa-
« trie en la sauvant de la plus affreuse démagogie
« par votre acte énergique du 2 Décembre, que la
« providence vous a inspiré, s’empresse de vous
« offrir, avec son concours dévoué, l’expression de sa
« plus profonde reconnaissance. » (Paul Maurel, 1936, p. 243).

1852 – 2 décembre : UNE FORTE MAJORITE APPROUVE L’EMPIRE – Un an exactement après le coup d’Etat, par le plébiscite du 2 décembre 1852, l’Empire fut approuvé à une forte majorité. À La Seyne, les partisans du oui obtinrent 975 voix, les partisans du non 127 voix, mais il y eut plus de 300 abstentions. Dans l’arrondissement de Toulon, on compta 23 531 oui, contre 434 non, mais il y eut 12 500 abstentions, ce qui signifie que l’opposition au Second Empire trouverait certainement de bonnes bases pour sa réorganisation (Marius Autran, tome 3).

1853 : UN TABLEAU INTERESSANT DE LA SITUATION DU VAR – En 1853. l’Empereur envoya en mission dans le Midi le général de division Carrelet, également sénateur. Celui-ci, voulant bien préparer sa visite adressa au préfet, Gustave MERCIER-LACOMBE, un questionnaire sur le département ne comportant pas moins de 35 questions ! Elles concernent bien entendu la situation politique, mais aussi le coût de la vie, les productions, l’instruction publique, les religions et le clergé, l’ordre public, les sociétés de secours mutuel, etc. Le tout dans un parfait désordre. Le préfet répondit point par point. Toutes ses réponses ne peuvent être reproduites. Quelques-unes sont prévisibles. Un préfet ne peut répondre que l’ordre public est troublé de manière habituelle, ce serait signer sa propre condamnation. Telles qu’elles sont cependant, ces réponses donnent un tableau intéressant du Var en 1853. Voici celle qui correspond aux événements liés au coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre :
Que s’est-il passé dans le pays à l’occasion du 2 Décembre ? Quelques crimes atroces ont été commis (En réalité. il n’y en eut qu’un seul : le meurtre du brigadier de gendarmerie LAMBERT par des insurgés de Cuers). L’insurrection avait gagné les 2/3 du département. Il a fallu toute l’énergie du préfet Pastoureau, très bien secondé par la gendarmerie et les troupes pour la combattre et l’anéantir.
Condamnés politiques graciés. Leur attitude. Effet produit par leur retour. On se plaint généralement que les grâces n’ont pas été accordées aux moins coupables et que le retour des principaux chefs dans leur pays a produit un mauvais effet. L’attitude de quelques-uns d’entre eux est loin d’être bonne (Source : A.D. Var 4 M 37, dans Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990, p. 65).

1867 – 2 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Lundi 2 décembre, St Françoise Xavier – beau temps après la pluie de cette nuit qui a duré depuis 7h du soir jusqu’à 3h du matin. Petite brise de l’ouest – toujours grosse mer mais moi grosse pourtant qu’hier. Le temps va toujours être mauvais. Le vent augmente et le froid aussi.

1867 – 2 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Jeudi 2 décembre, St Françoise Xavier – toujours mauvais temps, ciel couvert avec le vent toujours à l’ouest très froid. Le thermomètre était à 6° centigrades ; le baromètre est encore descendu en dessous de variables et presque à la pluie ou vent.  Mauvais temps ! Jusqu’ici, on nous disait que l’Impératrice allait arriver […]. Aujourd’hui on l’attend et on a tout préparé à cet effet. Il y a un beau vaisseau cuirassé, le « Marengo » tout disposé à être lancer à la mer pour l’arrivée. Ce soir, on nous a dit que l’ « Aigle » a été signalé au large. Si c’est vrai l’arrivée aura lieu ce soir.

1886 : CREATION D’UNE ECOLE ENFANTINE A SAINT-MANDRIER – On décide la création d’une école enfantine à Saint-Mandrier qui contiendrait environ 50 élèves. M. Aubert, architecte est chargé, lors du conseil municipal du 2 décembre 1886, de dresser un projet d’immeuble d’une valeur de 15 à 20 000 F pour l’édification du groupe scolaire (Gisèle Argensse, 1989, p. 85).
La vétusté du bâtiment utilisé jusqu’alors n’empêchait pas les élèves de bien travailler puisqu’en 1886 on pouvait lire que Mlles Giraud et Jouvenceau, dont l’institutrice était Melle Ginouvès, étaient reçues au Certificat d’Etudes (id., p. 91).

1894 – 2 décembre :
1. A LA SUITE DE LA DEMISSION DE MARIUS MICHEL, UNE COMMISSION MUNICIPALE EST NOMMEE POUR ADMINISTRER LA COMMUNE DE SANARY. Composée de MM. BAYE, Joseph SOLEILLET, et SENES dit La SINSE, elle a été désignée par le Président de la République en octobre 1894. Elle siège jusqu’au 2 décembre où de nouvelles élections désignent Joseph SOLEILLET comme maire. Le 1er adjoint est Charles FLOTTE, le 2e Justin BRUN. Marius MICHEL prié par la population de reprendre son écharpe, refuse, arguant de ses occupations et de sa santé (Rotger B., 1984, p. 462-463).
2. SAINT-MANDRIER : La statue de Saint-Antoine de Padoue due à la générosité des habitants est bénie à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).

1900 – 2 décembre : LE PRESIDENT KRUGER A PARIS – Le président Kruger arrive à Paris par le train de Dijon. L’accueil de la foule est aussi délirant que lors de son arrivée à Marseille où il avait prononcé un discours dénonçant la barbarie des Anglais. Sur l’itinéraire, on ne comptait plus les drapeaux transvaliens ou les bouquets de roses. Le Président Kruger a été reçu avec déférence et cordialement à l’Elysée. Son départ, à la gare du Nord, sans escorte, mais avec une foule enthousiaste a été un grand moment de ferveur. (Le Figaro).

1901 – 2 décembre : LE RASOIR GILLETTE – Aux Etats-Unis, King Camp Gillette bouscule le marché du rasoir en faisant breveter un système de lames interchangeables (Le Figaro).

1902 – 2 décembre : CHINE – Les troupes allemandes se retirent de Shangaï (Le Figaro).

1907 – 2 décembre : MAROC – Signature d’une convention entre le Maroc, l’Espagne et la France en application des accords d’Algésiras. (Le Figaro). Rappelons que, à la suite de menaces de mort proférées à Casablanca contre des ressortissants français ou de pays amis de la France, le sultan du Maroc avait invité toutes les puissances à la conférence d’Algésiras. En attendant, des assassinats furent perpétrés. La réponse française ne se fit pas attendre. Dès le 6 août, la France faisait bombarder Casablanca par deux croiseurs alors que des troupes franco-espagnoles débarquaient.

1910 – 2 décembre : NAISSANCE DE MARIUS AUTRAN A LA SEYNE-SUR-MER – Marius Autran était le fils unique de Simon Autran, 23 ans, et de Victorine Aubert, 20 ans, qui s’étaient mariés à Marseille le 30 janvier 1909 (Jean-Claude Autran, Cahier du Patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1911 – 2 décembre : USINE SUCCURSALE DU CREUSOT DE SAINT-MANDRIER : Le «Fire-on» canot-auto, acheté par les atelier du Creusot à l’effet de convoyer les sous-marins en essais, est arrivé dans la journée et a été aussitôt amarré le long de l’appontement des ateliers, à côté du submersible Aguirre de la marine péruvienne, qui vient d’être signalé dans nos eaux. Ce submersible va subir les essais dès la mi-décembre (Gisèle Argensse, 1989, p. 144).

1914 – 2 décembre : Le Miroir n°55 du 13 décembre 1914 : “LA GUERRE – “MERCREDI 2 DÉCEMBRE.
“Simple canonnade de la part des Allemands en Flandre, où leur infanterie ne s’est pas manifestée, sauf au sud de Bixschoote : elle a été d’ailleurs immédiatement forcée de rentrer dans ses tranchées. A la suite d’un brillant combat, nos troupes ont enlevé le parc et le château de Vermelles, entre Lens et Béthune. Elles ont progressé aussi dans le bois de la Grurie, en Argonne.
“Un communiqué du ministère de la Guerre français établit comme il suit la composition des forces allemandes engagées sur l’un et l’autre front :
“Contre nous, 21 corps 1/2 actifs, 22 corps et demi de réserve, 8 de territoriale — en tout 52 corps.
“Contre les Russes : 4 corps actifs, 10 corps et demi de réserve, 7 corps de territoriale, plus, bien entendu, l’armée austro-hongroise.
« L’état-major russe signale une nouvelle offensive allemande dans la région de Loviez (Pologne), où elle a été du reste brisée.
« Près de Lodz, simple canonnade, mais de gros renforts allemands sont venus de Silésie vers Kalisch, où des dispositions ont été prises pour les arrêter. Une brigade de la garde prussienne, avec cinq batteries, a été délogée et mise en fuite à Szrecow.
‘Le tsar est arrivé sur le terrain des opérations. »

1915 – 2 décembre : UN MANDREEN MORT AU CHAMP D’HONNEUR– Le caporal Alexis Denans gendre de Jules Bonal, maçon au Creux Saint-Georges, est mort au champ d’honneur (Gisèle Argensse, 1989, p. 155).

1918 – 2 décembre : EDMOND ROSTAND – Décès de l’écrivain Edmond Rostand, auteur de « L’Aiglon » et de « Cyrano de Bergerac », entre autres.

1920 – 2 décembre : CENTRE D’AVIATION MARITIME DE SAINT-MANDRIER – Pour aider au déplacement du Centre d’Aviation maritime de Saint-Mandrier, une pétition est mise le 2 décembre 1920, en circulation dans le pays. Cette requête qui invoque plusieurs motifs légitimes se couvrira de nombreuses signatures notamment celles des patrons-pêcheurs, lesquels voudraient bien pouvoir profiter – comme avant la guerre – de la spacieuse Place des Droits de l’Homme très propice pour la réparation de leurs engins de pêche. La Marine fait bien désarmer certaines batteries, cf. 22 décembre 1920, elle peut le faire aussi pour le centre (Gisèle Argensse, 1989, p. 167).

1934 – 2 décembre : TARZAN AU CINEMA – Le champion olympique Johnny Weissmuller devient Tarzan.

1940 – 2 décembre :
1. ORGANISATION CORPORATIVE DE L’AGRICULTURE – Le gouvernement de Vichy décrète une loi sur l’organisation corporative de l’agriculture (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. LE TRAFIC NOIR – Tandis que les bouchers font la queue, des grossistes des Halles réservent leurs marchandises pour une clientèle de « choix ». Des perquisitions effectuées dans les arrière-boutiques de trois trafiquants font découvrir plusieurs tonnes de viande mises en vente immédiatement (L’œuvre, lundi 2 novembre 1940).

1943 – 2 décembre :

1. BOMBARDEMENT DE MARSEILLE – Le 2 décembre 1943, vers 13 heures, quarante-cinq forteresses volantes, en plusieurs vagues, larguent quatre-vingts bombes. L’objectif est la base pour sous-marins que les Allemands sont en train de construire au Cap Janet et dont la Résistance a signalé l’aménagement. Le terre-plein conquis depuis peu sur la mer est ébranlé. Il y aurait eu une centaine de tués parmi les ouvriers de l’organisation Todt. Comme toujours, des bombes tombent sur les alentours, à Saint-Louis, aux Abattoirs, à la rue de Lyon, provoquant la mort d’une cinquantaine de personnes (et une centaine de blessés). Le film, diffusé le 10 décembre 1943, court et assez convenu, montre, comme il se doit, des décombres et de malheureux sinistrés.

2. LE « BEARN » ARRIVE A LA NOUVELLE-ORLEANS ; début des travaux de modernisation comme transport d’aviation, qui donneront bien des déboires, et traîneront en longueur, tant par l’insuffisance des moyens matériels du chantier que par la médiocrité de son personnel (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1944 – 2 décembre : PENURIE ALIMENTAIRE DANS LE VAR – Appel à la population du préfet du Var à la radio et dans la presse afin de faire face au terrible problème de la pénurie alimentaire (var39-45 / guerre / chrono ).

1945 – 2 décembre : NATIONALISATION DES BANQUES – Nationalisation de la Banque de France et des grandes banques (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1948 – 2 décembre : BRIGNOLES – INSCRIPTION D’UN EDIFICE DETRUIT : Chapelle royale Sainte-Catherine (cad. HN 1669), inscription par arrêté du 2 décembre 1948.

1953 – 2 décembre et 20 janvier 1954 : CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER – « Faisant suite à l’avis paru le 2 décembre dernier, il est rappelé qu’il va être procédé au défoncement des fosses situées au cimetière communal (ancien cimetière) des corps inhumés dans la période de 1942 à 1947 inclus. Les familles ayant des objets à retirer sont priées de faire le nécessaire de toute urgence. Par ailleurs, les familles ayant des tombes dans la première rangée, peuvent s’adresser au secrétariat de la mairie qui les renseignera sur les formalités à accomplir pour l’obtention d’un trentenaire, si elles le désirent » (Le Petit Varois du mercredi 20 janvier 1954).

1955 – 2 décembre : DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – Le Président du Conseil, Edgar Faure, renversé par l’Assemblée, fait jouer l’article 51 de la Constitution de 1946, et dissout l’Assemblée nationale, fait exceptionnel si on sait que la dernière dissolution remonte à 1877.

1959 – après le 2 décembre : CATASTROPHE DE MALPASSET – La rupture du barrage de MALPASSET, barrage voûte à paroi mince d’une hauteur de 60 m, fait 421 victimes et 7 000 sinistrés. Après plusieurs jours de pluies torrentielles, le barrage situé sur le Reyran, au nord de Fréjus, se rompt à 21h11 lors de son premier remplissage (phase critique de la vie d’un barrage). Une lame de 50 millions de mètres cubes d’eau s’engouffre dans la vallée du Reyran, dévastant tout sur son passage. La ville de Fréjus est submergée en quelques minutes par une vague d’eau et de boue 21 minutes plus tard. Les conséquences sont dramatiques. Fréjus se trouve isolée et désorganisée ; routes, téléphone, électricité, eau sont coupés pendant plusieurs jours (ARIA, n°29490 –  02/12/1959 –  FRANCE – 83 – FREJUS). La Nationale 7 et la voie ferrée sont emportées sur plusieurs centaines de mètres. La vallée du Reyran est « décapée » sur 5 km ; des habitations, fermes et terres agricoles sont détruites. Une couche de boue de 50 cm d’épaisseur recouvre les quartiers du Reyran, du Pauvadou, de la Gare et des Arènes (BARPI, Médiathèque interactive de référence en accidentologie industrielle). Après la catastrophe de Malpasset, dans une intervention solide, étudiée, qui fut écoutée dans un silence religieux, dont l’essentiel fut repris par l’ensemble de la presse française, par Radio Luxembourg et Radio Europe I, Toussaint Merle démontra comment la catastrophe aurait pu être évitée du 27 Novembre au 2 Décembre 1959. Il concluait ainsi :  » Nous avons dit, maintes et maintes, fois, pour Malpasset et pour bien d’autres sujets, que le Conseil Général ne suivait pas tous ses projets, qu’il n’en savait que ce que quelques dirigeants voulaient bien lui dire « .  » Il faut en finir avec de tels procédés qui conduisent à Malpasset et à ses conséquences « .  » Il faut que le Conseil Général, dans son ensemble, connaisse la vie des affaires départementales. Je suis convaincu que la majorité de l’assemblée se décidera, enfin, à changer cette situation que nous dénonçons depuis des années « .  » Messieurs, la catastrophe de Malpasset démontre, s’il en était encore besoin, les méfaits d’une politique contraire aux intérêts généraux, toute au service des capitalistes. Elle a montré le mauvais fonctionnement de l’Assemblée départementale. Ces leçons seront-elles utiles ? Nous nous emploierons, quant à nous, à ce qu’elles le soient « . (Marius Autran, tome 2, 1988). Un « Comité technique permanent des Barrages » fut créé pour étudier les projets et contrôler l’exécution de tout ouvrage de plus de 20 m de haut.

1970 : UNE PARTIE DE LA NECROPOLE MILITAIRE DE SAINT-MANDRIER EST MISE A LA DISPOSITION DU GOUVERNEMENT ITALIEN – Au tout début des années 1960, pour permettre le regroupement des sépultures des soldats italiens décédés sur le territoire français au cours de la seconde guerre mondiale, une partie de la nécropole militaire de Saint-Mandrier est mise par l’Etat français (Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre) à la disposition du gouvernement italien, en application de l’Accord franco-italien du 20 juin 1950 sur les sépultures de guerre, remplacé ensuite par une convention entre les deux pays signée à Paris le 2 décembre 1970. Au total 969 corps seront rassemblés à Saint-Mandrier (d’après Jacqueline Viollet-Repetto, Cahier du Patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1980 – 2 décembre : Décès de l’écrivain Romain Gary. Dans « Vie et mort d’Emile Ajar » le romancier s’explique sur sa  » nostalgie de la jeunesse, du début, du premier livre, du recommencement « , son angoisse existentielle face à l’enfermement dans un personnage, son désir d’échapper à soi-même et son malin plaisir d’avoir joué un bon tour au  » parisianisme  » honni.  » Je me suis bien amusé, au revoir et merci  » (Rosanna Delpiano, qui a fourni le texte duquel j’ai extrait la citation. L’auteur a rédigé une notice biographique de Romain Gary et une étude sur le roman « la vie devant soi » parues sur le site de l’Office Niçois des personnes âgées).

1988 – 2 décembre : INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES DU VAR :
1. CARCES, CHAPELLE NOTRE-DAME DE CARAMI (cad. D 458) : inscription par arrêté du 2 décembre 1988.
2. L’EGLISE PAROISSIALE DE LA SEYNE EST CLASSÉE – L’église paroissiale actuelle de La Seyne (Notre-Dame de Bon Voyage, qui date de 1682) est classée le 2 décembre 1988 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).

2017 – 2 décembre : Pour mémoire, voici quelle était la météo pour le Var : Le Var placé en vigilance orange neige et verglas (Mis à jour le 01/12/2017 à 08:00 Publié le 01/12/2017 à 06:55). Le mois de décembre est arrivé et, avec, un temps hivernal. Des flocons sont prévus dans le département. Si les premiers flocons sont tombés déjà cette nuit, et tombent encore notamment autour de Vinon-sur-Verdon, Saint-Zacharie ou encore Saint-Maximin, c’est la nuit prochaine que la neige devrait tomber plus fréquemment et en quantité. L’alerte jaune neige-verglas passera à l’orange dans le Var à partir de ce vendredi, 22h. « Des averses de neige débuteront en soirée d’abord sur le Haut Var puis les chutes de neige s’étendront rapidement vers le centre et le sud du Var en s’intensifiant. Il neigera jusqu’en plaine; les zones littorales devraient rester à l’écart. On attend sur l’épisode en plaine des quantités de l’ordre de 5 à 10 cm, localement un peu plus » , prévient Météo-France. Des chutes de neige ou du verglas, dans des proportions importantes pour la région, sont attendus, les conditions de circulation pourront devenir rapidement difficiles sur l’ensemble du réseau, tout particulièrement en secteur forestier où des chutes d’arbres peuvent accentuer les difficultés.

2019 – 2 décembre :

1. à 02h27 (Info La Provence) : trois morts dans le crash d’un hélicoptère de la sécurité civile au Rove) – Trois personnes, le pilote et le copilote d’un hélicoptère de la sécurité civile, ainsi qu’un pompier professionnel du Sdis 13, sont mortes hier soir dans le crash de leur hélicoptère sur la commune du Rove, près de Marseille. Pour des raisons que l’enquête devra déterminer, l’appareil qui venait de quitter la base de Marignane pour se rendre en intervention dans le Var où deux personnes ont perdu la vie dans des inondations ce dimanche s’est écrasé en début de soirée, selon nos informations. Toujours selon les éléments dont nous disposons, l’appareil et son équipage étaient intervenus plus tôt dans la journée pour des opérations d’hélitreuillage sur la commune de Pertuis (Vaucluse), très fortement touchée par les intempéries. Une réunion de crise se tient actuellement au ministère de l’Intérieur.

2. Trois maisons sont détruites aux Mées – Au moins deux blessés et trois maisons détruites ce lundi dans l’éboulement d’un pénitent, un rocher d’environ 3.000 mètres cubes, sur la commune des Mées, entre Manosque et Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence. (à 18:00, par Claire Leys, France Bleu Provence, France Bleu) – Un immense rocher d’environ 3.000 mètres cubes s’est effondré aux Mées dans les Alpes-de-Haute-Provence, ce lundi vers 16h15, indique la préfecture. Deux personnes ont été légèrement blessées, il s’agit d’une femme qui circulait dans la rue au moment de l’éboulement et d’un homme pris au piège dans sa maison. Les recherches se poursuivent pour d’autres victimes. Trois maisons sont détruites, deux autres habitations pourraient être endommagées.

2021 – 2  décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –

1. Le duel surprise : Ciotti est en tête au premier tour de la primaire. Tous les candidats éliminés appellent à voter Pécresse.

2. Toulon : piéton en ville ? notre enquête.

3. La Seyne : la valse des commerçants en centre-ville.

4. Sports – racisme : le témoignage édifiant de Varois.

5. Aviation – à Cuers, la clinique des aéronefs militaires.

2022 – 2  décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –

  1. Préparez vo bougies. Des coupures de courant envisagées pour janvier. La consigne de 19 degrés peu respectée.
  2. Ecoles-collèges : ces notes qui devaient rester secrètes.
  3. Bandol : Nouvelle hausse des tarifs du port en janvier.
  4. Toulon : un mort et deux hommes en garde à vue.
  5. Sanary : Sept crèches différentes pour un parcours unique. De la plus petite à la plus grande, de mini-santons à des personnages grandeur nature, le cheminement proposé par la Ville de Sanary étonne. A découvrir jusqu’à la fin des fêtes.
  6. Six-Fours : « En moyenne on cesse de conduire vers 82 ans » ? Conférence donnée aux aînés de la commune.
  7. Cinéma : Mylène Demongeot a tiré sa révérence.
  8. Cyclisme : Deux jours à Nice pour finir le tour en 2024 ?

2024 – 2  décembre : à la « UNE » de VAR-MATIN –

Une manifestation spontanée rassemble ce dimanche soir près de 80 Kurdes dans le centre de Draguignan. Aucun heurt n’est à noter. « L’ambiance est calme, sur fond de chants kurdes et de slogans », rapporte-t-on de source policière.

Ce lundi 2 décembre, un  » appel à manifester » des taxis conventionnés du Var devrait engendrer des difficultés de circulation sur plusieurs axes routiers du département. Formation de plusieurs convois et départ à partir des villes de Sanary-sur-Mer, La Garde, Le Cannet-des-Maures, Le Muy et Puget-sur-Argens.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

-Navarranne P. – Notre Var dans les promenades provençales de Madame de Sévigné, Bulletin de l’Académie du Var 1996, Toulon 1997, p. 247-254. H 2008.

-Mme de Sévigné  – Lettres, Le Club des Classiques, Paris, 1959, 606 p. H 19144.

-Pradel Genès – Madame de Sévigné en Provence, Editions Eugène Figuière, Paris, 1936, 222 p. H 21122.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

Sanary-sur-mer : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (395e livraison) –

(Sanary, 1860)

1792 – 2 décembre : DES VOLONTAIRES, ON EN LEVE PARTOUT ET DE PLUS EN PLUS. Ainsi le 2 décembre 1792, le département du Var décide d’une nouvelle levée d’un bataillon de 800 hommes. Ce bataillon est destiné à l’armée des Pyrénées, afin « de se mettre en garde contre les tentatives et les intentions perfides que pourrait avoir la Cour d’Espagne « . Cf. le tableau comportant la commune, le nombre d’habitants, le nombre d’hommes à fournir, d’après Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française) :
Toulon et Ste Marguerite non compris la garnison (25860 habitants, 69 hommes),
Le Revest (657 ; 2),
La Garde (1824 ; 5),
La Valette (2120 ; 6),
La Seyne (5035 ; 13),
Six Fours (2478 ; 7),
Ollioules (2910 ; 8),
Evenos (521 ; 2),
St Nazaire / Sanary (2098 ; 7),
Bandol (1217 ; 3),
Le Beausset (3060 ; 9),
La Cadière (4324 ; 12),
Le Castellet (2013 ; 5).
Soit au total 148 hommes à fournir pour 54117 habitants.

1867 – 2 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Lundi 2 décembre, St Françoise Xavier – beau temps après la pluie de cette nuit qui a duré depuis 7h du soir jusqu’à 3h du matin. Petite brise de l’ouest – toujours grosse mer mais moi grosse pourtant qu’hier. Le temps va toujours être mauvais. Le vent augmente et le froid aussi.

(coll. H. Ribot)

1867 – 2 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – Jeudi 2 décembre, St Françoise Xavier – toujours mauvais temps, ciel couvert avec le vent toujours à l’ouest très froid. Le thermomètre était à 6° centigrades ; le baromètre est encore descendu en dessous de variables et presque à la pluie ou vent.  Mauvais temps ! Jusqu’ici, on nous disait que l’Impératrice allait arriver […]. Aujourd’hui on l’attend et on a tout préparé à cet effet. Il y a un beau vaisseau cuirassé, le « Marengo » tout disposé à être lancer à la mer pour l’arrivée. Ce soir, on nous a dit que l’ « Aigle » a été signalé au large. Si c’est vrai l’arrivée aura lieu ce soir.

1894 – 2 décembre :
1. A LA SUITE DE LA DEMISSION DE MARIUS MICHEL, UNE COMMISSION MUNICIPALE EST NOMMEE POUR ADMINISTRER LA COMMUNE DE SANARY. Composée de MM. BAYE, Joseph SOLEILLET, et SENES dit La SINSE, elle a été désignée par le Président de la République en octobre 1894. Elle siège jusqu’au 2 décembre où de nouvelles élections désignent Joseph SOLEILLET comme maire. Le 1er adjoint est Charles FLOTTE, le 2e Justin BRUN. Marius MICHEL prié par la population de reprendre son écharpe, refuse, arguant de ses occupations et de sa santé (Rotger B., 1984, p. 462-463). (à suivre)

LE TERROIR MARSEILLAIS  (595e livraison) : Industries artistiques (suite) :

(coll. H. Ribot)

Les sujets ordinaires de ces peintures murales sont des paysages de la Provence, des vues de terre, mais surtout des marines, bien entendu traitées d’une manière fantaisiste. Les compositions sont souvent empruntées à Vernet . On rencontre très rarement les bergeries et les scènes galantes goûtées à cette époque. Sauf dans des cas tout à fait exceptionnels, ces panneaux décoratifs son œuvres de peintres anonymes. Il en est cependant quelques-uns dus au pinceau de Jean d’Arles et d’autres artistes locaux. (à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers (298e livraison). 

1810 – 16 novembre / 2 décembre – OBLIGATION AUX MAIRIES DE MARIER UNE FILLE HONNETE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DU COURONNEMENT IMPERIAL ET DE CELUI DE LA BATAILLE D’AUSTERLITZ – A 10 heures du matin, le Conseil municipal de la ville de La Seyne a été extraordinairement convoqué en exécution des dispositions de la lettre de M. le Sous-Préfet de l’arrondissement de Toulon en date du 10 du courant sous le n° 2028 et en vertu de l’invitation qui en a été faite par M. le Maire à chacun des membres. M. le Maire et Président du Conseil a fait faire lecture de la lettre précitée de M. le Sous-Préfet portant que d’après les intentions de sa majesté l’Empereur et Roi, il doit être marié dans cette ville de La Seyne le premier dimanche de décembre deux dudit mois, une fille honnête, aux frais de la ville – à l’occasion de l’anniversaire de son couronnement et de la bataille d’Austerlitz – et que la somme de 600 francs est affectée dans le budget de 1810 pour la dotation de cette rosière qui doit être choisie par le Conseil séant pour être mariée ledit jour. Cette lecture étant terminée, M. le Maire a dit :
Messieurs ! J’ai l’honneur de proposer au Conseil pour être mariée le 2 décembre prochain une fille honnête de cette ville, laquelle mérite sous plusieurs rapports d’être choisie et préférée parmi toutes celles qui auraient quelque prétention à la dotation dont s’agit. Cette fille s’appelle Thérèse Marguerite Gasel. Elle est née à La Seyne le 13 novembre 1790. Elle est fille mineure de feu Pierre Félix Gasel, vivant, calfat marin de cette ville et de Thérèse Hermitte. (…)J’ai encore l’honneur de vous proposer pour être l’époux de ladite Gasel le nommé Pierre Sylvestre Laugier ouvrier marin natif des Martigues, Département des  » Bouches-du-Rhône « , âgé de 22 ans, fils mineur en fait de mariage de Jean Joseph Laugier, boulanger audit Martigues et de Catherine Margaillan. (…) Je me suis assuré au surplus que ledit Laugier et ladite Gasel se sont promis en mariage depuis plusieurs années de l’aveu de leurs parents. Sur quoi le Conseil municipal de la ville de La Seyne pleinement convaincu de la vérité de l’exposé fait par Monsieur le Maire et après avoir pris connaissance du certificat constatant le service dudit Laugier a unanimement délibéré de faire choix pour être mariés le premier dimanche de décembre prochain, deux dudit mois, à l’occasion de l’Anniversaire du Couronnement de Sa Majesté Impériale et de la  » bataille d’Austerlitz « . Ledit Pierre Sylvestre Laugier, natif des Martigues et de Catherine Margaillan, d’une part et Thérèse Marguerite Gasel née audit La Seyne, le 13 novembre 1790, fille mineure de feu Pierre Félix Gasel, vivant calfat marin et de Thérèse Hermitte d’autre part.
Suivent les signatures de 27 conseillers municipaux (Extrait de la présente délibération sera transmis à Monsieur le Préfet par l’intermédiaire de M. le Sous-Préfet avec la prière de la faire revêtir de son approbation (cité par Marius Autran, tome 3, 1990). Pour sa part, Louis Baudoin cite cette circulaire, mais ne connaît pas le nom de demoiselle, ni son quartier, ni sa profession).

OLLIOULES (59e livraison) :

1792 – 2 décembre : DES VOLONTAIRES, ON EN LEVE PARTOUT ET DE PLUS EN PLUS. Ainsi le 2 décembre 1792, le département du Var décide d’une nouvelle levée d’un bataillon de 800 hommes. Ce bataillon est destiné à l’armée des Pyrénées, afin « de se mettre en garde contre les tentatives et les intentions perfides que pourrait avoir la Cour d’Espagne  » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
En ce qui concerne la levée d ces volontaires, leur recrutement et leur organisation paraissent avoir été fort laborieux dans certaines communes du Var dont les districts (aujourd’hui « cantons ») se plaignent de la désertion de trop de volontaires ; les municipalités reçoivent des ordres pour exciter le zèle des jeunes gens « avant », disait la circulaire du district de Toulon reçue à La Seyne, « que l’on ne passe à de graves sanctions » (décembre 1792). Des plaintes parvenaient aussi d’ailleurs, telles celles du général commandant l’armée d’Italie au sujet des désertions (décembre 1792). Le 7e Bataillon de volontaires du Var perdit, du fait de la désertion, deux cent quatre hommes antérieurement au 2 décembre (Louis Baudoin, 1965, p. 317).
148 hommes doivent être levés dans le district de Toulon, à proportion du nombre des habitants de chaque ville ou village du district. Neuf beaussetans devaient être concernés par cette mesure (cf. le tableau comportant la commune, le nombre d’habitants, le nombre d’hommes à fournir, d’après Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française) :
Toulon et Ste Marguerite non compris la garnison (25860 habitants, 69 hommes),
Le Revest (657 ; 2),
La Garde (1824 ; 5),
La Valette (2120 ; 6),
La Seyne (5035 ; 13),
Six Fours (2478 ; 7),
Ollioules (2910 ; 8),
Evenos (521 ; 2),
St Nazaire / Sanary (2098 ; 7),
Bandol (1217 ; 3),
Le Beausset (3060 ; 9),
La Cadière (4324 ; 12),
Le Castellet (2013 ; 5).
Soit au total 148 hommes à fournir pour 54117 habitants.

TOULON (109e livraison). Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589 : VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors.

Rue du Puits – Cette rue prit à son origine le nom de 4me du bourg des Prêcheurs (Archives communales, CC. 20) ; mais la population trouvant sans doute l’appellation un peu trop longue, lui préféra bientôt celle de rue du Puits (CC. 86). La nouvelle dénomination fut empruntée à un puits, qui se trouvait dans un jardin sur le terrain duquel la rue avait été tracée, et qui était resté en bordure sur la voie publique. Durant la période révolutionnaire, la rue du Puits reçut le nom de rue Sans-Culotte (archives modernes. — Registre des Délibérations, an III).

DES  PERLES  POUR LA ROUTE :

6 morts, tel est actuellement le magique bilan de la tempête sur les Alpes (Ouest-France, 12.8.1954.).

Le châssis, les ailes, la coque seront enduits d’une couche caoutchoutée absolument imperméable à l’air, à l’eau et à l’humanité (Soir, 14.5.1954).

Atteinte d’une fracture de la clavicule, ainsi que de plusieurs côtes et ecchymoses sur différentes parties du corps, elle fut aussitôt transportée dans une clinique de La Rochelle où elle subit l’abstraction de la rate (Phare de Ré, 25.9.1954).

L’hiver est en route ! nous sommes le 2 décembre, second jour de l’Avent, il est 5 heures.

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à mes parents et amis épars dans le monde.

Bon premier lundi de décembre !

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