EPHEMERIDES DU VENDREDI 29 NOVEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4614).
ILLUSTRATION : Sanary, la falaise de la Cride vue du côté de la baie de Bandol.
LES FÊTES :
Bonne fête aux 1000 Saturnin de France.
Saint Saturnin, mieux connu sous le nom de saint Sernin, a été le premier évêque chrétien connu de Toulouse. D’origine grecque, il a été l’un des sept évangélisateurs de la Gaule. Il est mort martyr vers 257, probablement sous Vespasien.
Le calendrier républicain a dédié au genièvre ce 9e jour du mois de frimaire.
DICTON DU JOUR : « Neige le jour de la saint Saturnin, c’est de l’eau pour le moulin. »
PENSEE : « Nous ne tenons compte de nos ancêtres que dans la mesure où ils nous servent à nos propres yeux et aux yeux du monde, pour prouver à quelle grande race nous appartenons ou depuis quelle obscurité nous avons su nous élever. » (Maurice Druon – « Remarques ». Julliard, ; collection La Nef, 1952, p. 54.
ÉPHÉMÉRIDES :

–1206 – 29 novembre : différend concernant les dÎmes de Signes et de Montrieux – Acte n° 79, cartulaire de Montrieux, le prieur de Signes, et celui de Montrieux règlent à l’amiable un différend concernant les dîmes de Signes et de Montrieux, daté du 29 novembre 1206 (Boyer R., 1980, p. 472-473.) :
Bertrand de Gignac, prieur de l’église Saint-Pierre de Signes, et Pierre, prieur de la chartreuse de Montrieux, règlent à l’amiable un différend concernant les dîmes perçues par ladite église sur des terres situées sur le territoire de Signes et dans les limites de possessions de Montrieux. Acte passé sous le sceau de Rainier, évêque de Marseille.] Incipit de cartis seu instrumentis de possessionibus et pasqueriis castri de Signa, de decimis de Cancerillis.
–1226 – 29 novembre : COURONNEMENT DU ROI LOUIS IX, FUTUR SAINT LOUIS – Louis IX est couronné roi à Reims et succède ainsi à son père Louis VIII mort à Montpensier le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence car il n’est âgé que de 12 ans. Fervent chrétien, il mourra en croisade devant Tunis le 25 août 1270.

–1262 – 29 novembre : Isnard d’Entrevennes et Reforciat de Trets cèdent au comte leurs droits sur Toulon – Aix. Echange fait entre Charles 1er d’Anjou, comte de Provence, et sa femme Béatrix, d’une part, et les frères Isnard d’Entrevennes et Reforciat de Trets, d’autre part (de Gérin-Ricard, acte 564 des vicomtes de Marseille: B et C. Arch. de feu le marquis de Forbin d’Oppède, au château de St-Marcel-lez-Marseille, deux copies fautives au XVIIème s..). Ces derniers cèdent leurs droits seigneuriaux sur Toulon, sauf ceux qu’ils avaient hérités de leur oncle Rostan d’Agoult (Rostan d’Agoult, seigneur de Trets et de Toulon, chanoine de Marseille et de Toulon, chapelain du pape, mort de 16 septembre 1261) ; ils reçoivent les propriétés et droits seigneuriaux que feue Sibile de Trets avait possédés à Trets, Cuers, Le Revest, ainsi que des droits sur le château dit Arcisolem et le bourg du Val (Cet échange a été ignoré de tous les historiens de Toulon, qui ont cru qu’à la mort de Sibile, Toulon ne comptait plus aucun seigneur de sa famille ; d’après de Gérin-Ricard, note l, p. 180).).
« In nomine… Anno incarnationis MCCLXII, III kalendas decembris. Ex hujus instrumenti serie fait omnibus manifestum quod serenissimus dominus Carolus, filius regis Francie, Andegavie, Provincie et Forcalquerii comes et marchio Provincie, et serenissima domina Beatrix, ejus conjux, dictorum comitatuum comitissa et marchinissa Provincie, ex una parte, et nobiles viri Isnardus de Antravenis et Reforciatus, fratres, domoni de Tretis, ex alia, taliter ad invicem convenerunt et inter se ad invicem contraxerunt super permutatione civitatis Tholoni, pro eo dominio et jure que ex parte sua dicti fratres habebant in dicta civitate et ejus districtu, [ut] infra dictum est: videlicet, quod predicti nobiles viri Isnardus et Reforciatus, fratres, per se ac heredes suos et successores, ex causa permutationis, dederunt et concesserunt dicto domino comiti et domine comitisse, recipientibus pro se et suis heredibus et successoribus suis, omne dominium et omnem juridictionem, quad proprietatem et possessionem et merum imperium et mixtum et quoad omnia jura que predicti fratres vel alii eorum [nomine] habebant vel habere videbantur, per se vel per alios, in dicta civitate Tholoni et ejus homnibus et territorio et districtu tam terre quam maris, quodcumque jus ad eos pertineat et pertinere possit, salvo jure in omnibus bonis et hereditate domini Rostagni de Agoult, patrui eorum quondam, quod intendunt ad presens venire in hoc contractu permutationis; que quidem omnia et singula domino comiti et domine comitisse et heredibus ac successoribus suis, per se heredesque suos, in jure salvare et defendere [promiserunt] ab omnia persona et personis, collegio et universitate, suis propriis expensis… Versa vice, antedictus dominus comes et domina comitissa dederunt et concesserunt dicti nobilibus viris Isnardo de Antravenis et Reforciat, fratribus, ex causa dicte permutationis dicte civitatis et districtus, ut superius dictum est, infrascripta, sicut inferius determinantur, in ipsorum dominium et senhoriam, et omne jus et jurisdictionem quoad possessionem et proprietatem et merum et mixtum imperium et omnem aliam jurisdictionem et jus, salvo majore dominio et cavalcatis ipsis domino comitis et domine comitisse, [scilicet] totum illud affare quod nobilis domina Sibila, quondam de Tritis, habebat vel habere videbatur per se vel alios, in villa de Tritis et ejus territorio et hominibus; item et eodem modo, totum illud affare quod nobilis domina Sibila habebat et habere videbatur in castro de Correriis (B et C: Correnis, d’après de Gérin-Ricard, n° 1, p. 181)) et ejus territorio et hominibus; item et eodem modo, totum illud jus, quod domina Sibila habebat et habere videbatur in castro de Revesto et ejus territorio et hominibus; item, totum illud jus quod dominus Bertrandus de Quinson et domina Laurentia, ejus uxor, habebant et habere videbantur in castro de Arcisolem (de Gérin-Ricard ne sait où placer ce château. Peut-être Artignosc, selon H. Ribot)) et ejus territorio et hominibus; item, totum illud jus quod dictus dominus Bertrandus habebat in burgo de Valle et ejus territorio et hominibus; que quidem omnia eisdem dominis Isnardo et Reforciato, fratribus, ex causa permutationis predicte, a dictis domino comite et domina comitissa et concessqa, promiserunt per stipulationem ipsis fratribus, heredibus et successoribus suis, per se heredesque suos, in jure salvare et defendere… … majorera firmitatem dominus Guilelmus de Sancto…, miles, vicarius vicarie Arearum, mandato dicti … comitis et domine comitisse et in eorum animas, vit corporaliter super sancta Del evangelia, quod dictus nus cornes et dicta domina comitissa, et successores eum et heredes, perpetuo omnia supradicta et singula, fide et sine nullo dolo et fraude, finna et illibata teneant servent et contra non veniant per se vol per alios aliquo ore, vel aliqua occasione seu causa. Acta sunt hec in ia dicti domini comitis, in civitate Aquensi … Et isti mt. testes : dominus Vicedominus, archiepiscopus … ; dominus Johanes de Acato, decanus ; dominus … de Alneto, miles ; dominus Tructanus, dominus de 3sco ; dominus Guilelmus, dominus Bertrandus de …, dominus Guilelmus de Sancto Juliano, miles ; nus Hugo de Roberas (?), miles ; dominus Bonifacius alberto, miles ; Antonius de Dinia, jurisperitus, et ego is Roca, notarius quondam domini Raimundi Berengarii… ».
(note de Henry de Gérin-Ricard : A ce choix O. Teissier (p. 19) donne une raison et M. de Juigné (p. 254) une autre. Le premier pense qu’il fut imposé à la testatrice, comme un moyen lui permettant de disposer librement du surplus de son patrimoine menacé à la suite de l’hostilité de son mari, Boniface de Castellane, au comte de Provence. Le second commentateur pense que les 20.001) sous mentionnés dans le testament, comme provenant d’un don fait à Sibile par le comte et assignés sur le péage d’Aix, et d’autres considérations de reconnaissance ont dû dicter sa décision. M. de Joigne indique, en outre, que le texte de ce testament est très incorrect, qu’il se trouvait en compagnie de deux autres de la même main, manifestement Taux. La chose est certaine ; malgré cela, il croit que cet acte n’est pas suspect et il en donne longuement les raisons. 11 convient de dire que cet auteur ignorait qu’elle avait été en réalité l’application faite après la mort de Sibile de sa succession. L’acte du 29 novembre 1262 éclaire cette question ; il comporte l’échange par le comte de Provence des seigneuries du Revest, de … et de la coseigneurie de Trets, qu’il tenait de Sibile, contre la part de seigneurie de Toulon, possédée par les cousins germains de la testatrice, Isnard d’Entrevennes et Reforciat d’Agoult, frères, coseigneurs de Trets et de Toulon. Toulon n’avait désormais plus d’autre seigneur que le souverain, dont la politique avait dû poursuivre ce but depuis longtemps. De cet acte, il ressort que Charles d’Anjou avait hérité de Trets et du Revest et non les Blacas et les Chartreux de Montrieux, comme 1’indique le testament suspect. De plus, ce document ne fait aucune mention d’un legs qui figure dans un acte de 1297, rapporté ci-après, qui confirme la qualité d’héritier du comte de Provence. Tout cela est contre l’authenticité du testament, dont la copie citée demeure introuvable. O. Teissier (p. 19) donne une raison et M. de Juigné (p. 101) une autre. Le premier pense qu’il fut imposé à la testatrice, comme un moyen lui permettant de disposer librement du surplus de son patrimoine menacé à la suite de l’hostilité de son mari, Boniface de Castellane, au comte de Provence. Le second commentateur pense que les 20.000 sous mentionnés dans le testament, comme provenant d’un don fait à Sibile par le comte et assignés sur le péage d’Aix, et d’autres considérations de reconnaissance ont dû dicter sa décision. M. de Joigne indique, en outre, que le texte de ce testament est très incorrect, qu’il se trouvait en compagnie de deux autres de la même main, manifestement Taux. La chose est certaine ; malgré cela, il croit que cet acte n’est pas suspect et il en donne longuement les raisons. 11 convient de dire que cet auteur ignorait qu’elle avait été en réalité l’application faite après la mort de Sibile de sa succession. L’acte du 29 novembre 1262 éclaire cette question ; il comporte l’échange par le comte de Provence des seigneuries du Revest, de Cuers et de la coseigneurie de Trets, qu’il tenait de Sibile, contre la part de seigneurie de Toulon, possédée par les cousins germains de la testatrice, Isnard d’Entrevennes et Reforciat d’Agoult, frères, coseigneurs de Trets et de Toulon. Toulon n’avait désormais plus d’autre seigneur que le souverain, dont la politique avait dû poursuivre ce but depuis longtemps. De cet acte, il ressort que Charles d’Anjou avait hérité de Trets et du Revest et non les Blacas et les Chartreux de Montrieux, comme 1’indique le testament suspect. De plus, ce document ne fait aucune mention d’un legs qui figure dans un acte de 1297, rapporté ci-après, qui confirme la qualité d’héritier du comte de Provence. Tout cela est contre l’authenticité du testament, dont la copie citée demeure introuvable.). (Acte 560des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Ind. : Ruffi, Histoire de Marseille, i. I, p. 74. O. Teissier, Toulon au moyen âge, p. 19 (cite comme source Ruffi et le préambule du testament qu’il indique comme étant aux Arch. communales, de Toulon, série GG ; nous n’avons pu le, retrouver. — G. Lambert, Les seigneurs de Toulon au moyen âge, dans Bulletin, de l’Académie du Var, 1897, t. XX, p. 66 à 75 d’après le T. Isnard, Histoire manuscrite de Toulon, non retrouvée, qui renfermait une copie du testament relevée dans les Archives du château de Vérignon et rapprochée d’une autre copie authentique par le notaire Thomas, de Toulon). — E. de Juigné de Lassigny, p. 253 (d’après Lambert et P. Isnard).
–1275 – 29 novembre (6 décembre) jusqu’au 1er avril 1276 (8/ avril) : (Em 13) PARME – hiver long et rude : grand gel, neige abondante le 29/11 1275 (6/12) couvrant le sol jusqu’au 18/04/1276 (8/04).

–1300 – 29 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Amiguas (charte aux archives municipales). Amigas, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Amigas, 24 mars 1278 (acte notarié).
–1329 – 29 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum Gebelinorum (charte aux archives municipales). Moulin des Prêcheurs, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette, sur le grand béal. Première mention – Molendinum Textorum, 22 novembre 1234 (charte aux archives municipales). Ce moulin, qui se trouvait sous la directe du Chapitre, fut concédé aux Dominicains, par transaction du 19 septembre 1488, à la charge d’une redevance annuelle de six émines et trois civadiers de blé. I1 a été vendu comme bien national, le 12 avril 1791.
–1392 – 29 novembre :LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de Parrayrolis, (charte aux archives de la Major), première mention de la Font du Pérou – source, commune de Marseille, quartier de la Treille (1872).

-1552 – 11 mai à 1585 – 29 novembre : PERMISSION DE VOITURER LE VIN, TANT PAR MER QUE PAR TERRE, ET LE PASSER DANS TOLLON, SES FAUBOURGS ET TERROIR : Il apert par un inventaire de communication des pièces de la susdite communauté de S-F, défendeur et opposant contre les consuls et communauté de Tollon, remises par-devers Messieurs les trésoriers généraux de France, délégués par sa majesté pour lui donner avis sur la requête et articles desdits consuls de Tollon du 29 novembre 1585, par lequel il apert avoir été remis la copie d’une requête donnée par lesdits syndics à Messieurs les archiveres (archivistes) et Maître Racionaux, pour être maintenus en leurs privilèges, franchises et exemption, avec la copie des articles de la grande et insupportable charge dudit lieu de S-F, signé Ollivier, contenant cinq feuillets, tous écrits. Plus un extrait d’arrêt de la Cour, par lequel est permis auxdits syndics de S-F, voiturer et faire charrier telle quantité de vin que bon leur semblera, tant par mer que par terre, et passer dans ladite ville de Tollon, ses faubourgs et terroir, avec inhibitions de les troubler, du 11 mai 1552 (Jean Denans, 1713).
–1633 – 29 NOVEMBRE : SAINT VINCENT DE PAUL fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui deviendra très vite la Compagnie des Filles de la Charité – Vincent de Paul fut un prêtre catholique français connu pour sa grande charité. Il fut longtemps l’aumônier des galériens avant de se mettre au service de la reine Marguerite de Navarre, l’épouse du roi Henri IV. Il fonda alors la Congrégation de la Mission, en 1625, qui avait vocation à évangéliser les populations pauvres des campagnes puis des colonies. Le 29 novembre 1633, il fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui deviendra très vite la Compagnie des Filles de la Charité, une société de vie apostolique exclusivement féminine sous la responsabilité de Louise de Marillac. Les sœurs qui y entrent se consacrent aux malades et aux pauvres, aussi bien matériellement que spirituellement. Devenues les « Sœurs de Saint Vincent de Paul », leur société est aujourd’hui présente dans 94 pays et compte environ 20 000 membres.

–1636 – 29 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font dan Peyrou, 1636 (cadastre d’Allauch). Font du Pérou – source, commune de Marseille, quartier de la Treille (1872). Cf. supra, 1392 – 29 novembre : Font de Parrayrolis, (charte aux archives de la Major).
–1674 – 29 novembre : Arrêt de la Cour de Bourgogne ordonnant au seigneur d’Ollioules de remettre les fours banaux en état, auquel de Vintimille répond par une fin de non recevoir, daté de 1674 (Castellan, 1937, p. 71-72 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982)
[Castellan E, 1937 : Rappel de la transaction passée en 1507 entre la Communauté et les seigneurs d’Ollioules, Guiran de Simiane et Bertrand de Marseille ; id. de celle du 28 mars 1663 dans laquelle François de Vintimille se départissait de la faculté d’achat du four neuf au profit de André Gaspard, conseiller au Parlement, afin qu’il en jouisse en pleine propriété ; id. de la sommation du 28 février 1668 par laquelle la Communauté interpellé le seigneur afin qu’il rétablisse le four neuf et remette les autres fours en état ; id. copie des baux passés par de Vintimille avec des particuliers les 13 et 18 novembre 1669 et arrêt rendu ordonnant à la communauté de payer 12 livres par an de dommages et intérêt pour ne pas faire fonctionner le four neuf ; id., arrêt de la cour de Bourgogne du 22 août 1674 condamnant de Vintimille à remettre les fours en état et le condamnant aux frais et dépens ; de Vintimille répond à cet arrêt le 29 novembre 1674 par une fin de non-recevoir et adresse une protestation par voie d’huissier.][Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Charles-François de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire.]
–1688 – 29 novembre : Ordre de lever dans chaque paroisse un certain d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans – Depuis le 29 novembre 1688, dans le cadre de la création de la milice royale dite aussi provinciale, destinée à servir de force d’appoint à l’armée régulière, Louvois donne l’ordre de lever dans chaque paroisse un certain d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans. Ces milices eurent des régimes différents suivant les époques. Précédemment, désignés par les administrateurs des communes à la pluralité des voix, on les tira par la suite au sort ainsi qu’on peut le voir en 1701. Des billets, dont le nombre correspondait aux nombres de miliciens à désigner étaient mis dans un chapeau et portaient la mention « soldat de milice » et d’autres billets blancs leur étaient mêlés, Un administrateur annonçait le nom d’un justiciable et un enfant tel qu’en cette année-là, le jeune Jean DECUGIS, âgé d’environ six ans, tirait un billet. Celui qui tirait un billet « soldat de milice » était aussitôt recruté. Il devait accomplir un service de deux ans, et en principe uniquement pour servir dans la Province, mais il y eut de nombreuses exceptions due à la guerre. Ce service de milice était assez impopulaire car en réalité à SAINT-NAZAIRE, il ne portait que sur un petit nombre de personnes, les autres en étant exempté (Lebrun F., 2000, p. 865).
-1696 – 29 novembre : Marseille – Au n° 15 de la rue de la Mûre, naquit, le 29 novembre 1696, Anne-Madeleine Rémuzat (décédée le 6 février 1730), visitandine apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur lors de la peste de 1720. Anne-Madeleine fut baptisée le jour même de sa naissance dans l’église Notre Dame des Accoules, sa paroisse.

–1701 – 29 novembre : Vente de l’acapte de Saint-Marc à la Môle, avec construction d’une bergerie, daté 29 novembre 1701. Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 21 : Acapte de Saint Marc à la Molle. Acte du 29/11/1701, notaire Fabre à Saint-Tropez, par lequel les recteurs de l’hôpital de Cogolin vendent moyennant 2 charges de blé de rente perpétuelle l’acapte de Saint Marc ci-devant possédé par Jacques Baye à Honoré Chaudel. L’acte prévoit la construction d’une bergerie

(Sanary, place Cavet. Cliché H. Ribot)
–1721 – 29 novembre : SERVICES FUNEBRES DESTINES A DES MARINS DE SANARY – Les 28 et 29 novembre furent célébrés les services funèbres d’André et de Cyprien DESPRES, matelots. Le premier était mort esclave en Barbarie et le second des suites d’une maladie sur le vaisseau, probablement maure, sur lequel il servait. Ces deux services ne figurent pas au registre des sépultures (Rotger B., 1984).
–1787 – 29 novembre : LES NON-CATHOLIQUES ONT UN ETAT-CIVIL – L’Edit de Versailles de Louis XVI rend un état-civil aux non-catholiques.
–1789 – 29 novembre :
1. EN DIRECT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE – DIMANCHE 29 NOVEMBRE – Un véritable mouvement d’union nationale est en train de se créer : ainsi, la Corse est déclarée, aujourd’hui, partie intégrante de l’Empire français. Cette mesure a été prise par l’Assemblée dans une volonté d’égalité. La Corse aura désormais son mot à dire sur l’organisation des administrations et des municipalités (Agenda du Bicentenaire).
2. près de Valence, 12.000 gardes nationaux et les représentants des villages environnants célèbrent la première « Fédération ». C’est l’époque bénie de la première Révolution, avant que les contraintes financières, le sectarisme religieux et les égoïsmes des uns et des autres n’engagent le pays dans la voie de la Terreur et de la guerre.
–1791 – 29 novembre : Décret de l’Assemblée contre les prÊtres réfractaires (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
Décret obligeant les prêtres à prêter serment à la Constitution. Le roi met son veto (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
–1792 – 29 novembre : Suppression du tribunal révolutionnaire (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
–1793 – 29 novembre (9 frimaire An II) :
1. réquisition permanente pendant trois mois – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset relative à la réquisition permanente pendant trois mois, en vertu du décret du 4 frimaire, de tous les cordonniers, tenus de remettre par décade cinq paires de souliers en leur nom et autant par ouvrier employé (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
2. REQUISITIONS, ENCORE ET TOUJOURS – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset demandant des bandes de 18 pans de longueur et de 3 doigts de largeur pour le pansement des blessés « l’armée se trouvant surchargée de malades « et de blessés et étant sur le point d’en avoir un plus grand « nombre par les attaques qui doivent se faire contre la ville « rebelle de Toulon » (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

3. MISE EN PLACE DES BATTERIES REPUBLICAINES DE « LA POUDRIERE » ET DE « LA FARINIERE » ET CAPTURE DU GENERAL O’HARA – Dès qu’il peut disposer de nouvelles pièces, Bonaparte fait armer de 4 canons de 24 et de 3 mortiers la batterie dite « La Poudrière », sur la colline de Lagoubran, à 1 000 mètres à l’Ouest de Malbousquet. Enfin, entre cette batterie et celle de « La Convention », il met en place, le 29 novembre, la batterie de « La Farinière », sur le plateau des Gaux, constituée par 4 mortiers de 12 (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 62).
Rapport du 29 novembre 1793 (au ministre de la Guerre).« batterie des « sans-culotte » : l’escadre est hors de portée ; « batterie des « quatre-moulins » : rien de nouveau ; « batterie des « hommes-sans-peur » : signale le zèle du sergent d’Artillerie Pétout, commandant la batterie ; « batterie des jacobins » : 3 mortiers et 3 pièces seront demain en batterie ; « batterie de la « grande rade » : cette batterie a été augmentée d’une pièce de 24 ; « batterie des « sablettes » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; les mortiers sont passés aux « Jacobins » ; « batterie du « bréguart » (Fabrégas) : deux bombardes ennemies de l’anse des Sablettes, profitant de la nuit, se sont rapprochées du Crotton et ont jeté des bombes dans la plaine. Elles ont été repoussées .» Le Commandant de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte (Louis Baudoin, 1965, p. 360-361).
Entre la batterie de « La Poudrière » et celle de la Convention, Bonaparte met en place la batterie de la Farinière sur le plateau des Gaux, avec 4 mortiers de 12. Le feu croisé des batteries républicaines bat si vivement le fort de Malbousquet que les assiégés décident de sortir et de s’emparer des batteries de la Convention. Après avoir traversé le Las sous le fort Saint-Antoine, ils attaquent à revers les positions du plateau des Arènes où ils surprennent les canonniers qui fuient vers Ollioules, semant la panique au Camp des Républicains. Le général Dugommier qui venait de prendre le commandement en chef, tenait une conférence à son QG d’Ollioules avec Bonaparte. Les deux hommes lancent la contre-attaque balaient de leurs feux Valbertrand ce qui permet aux troupes de progresser sur le plateau des Arènes où les Anglais et les Napolitains n’avaient pas eu le temps de s’organiser. Reprenant les batteries de la Convention, les Républicains poursuivent l’ennemi jusqu’au glacis de Malbousquet. Le commandant en chef anglais, O’Hara, est fait prisonnier par Bonaparte.
–1799- 29 novembre : Expédition française en Egypte (1798-1801) :

(cl. H. Ribot)
1. (Vendredi 1er du mois de Rajab 1214). Abd-al-Rahman al-Jabartî, « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801 ». « On parle de plus en plus, les informations se multipliant, de l’arrivée du grand vizir Yusuf pacha en Syrie, accompagné de Nasûh pacha, de Uthtman Agâ, l’intendant des vivres, de Mustapha Effendi et d’autres hommes du gouvernement ; ils opprimèrent durement le pays syrien, accablèrent la population d’impôts énormes, collectèrent beaucoup d’argent, dans l’injustice la plus manifeste allant jusqu’à tuer les gens pour leur soutirer leur fortune. »
2. Le général en chef Kléber à la commission de comptabilité – “Le 8 frimaire an VIII (29 novembre 1799) – Le citoyen Gloutier que j’avais désigné pour être membre de la commission de comptabilité ne pouvant partager vos travaux pour des motifs qu’il m’a allégués et qui m’ont paru suffisants pour l’en dispenser ; je vous engage, pour obtenir une majorité de suffrages, de donner la voix prépondérante au président et de demeurer par conséquent au nombre de six.”
3. Le général en chef Kléber au payeur général – « Le 8 frimaire an VIII (29 novembre 1799) – Vous voudrez bien compter au citoyen Jacotin, chef des ingénieurs géographes 443 livres 18 sols, paiement des dépenses en réparation qu’il a faites dans une maison destinée pour le bureau des géographes. Cette somme sera prise sur celle mise à la disposition du général commandant le génie pour le mois de frimaire. »
–1812 – 26-29 novembre : RETRAITE DE RUSSIE – Passage de la Bérézina. Le général Eblé (1758-1812) établit les ponts. Bilan de la campagne 500 000 tués. Démêlés avec le pape Pie VII qui ne respecte pas le Blocus continental. Le pape est prisonnier à Fontainebleau sur l’ordre de l’Empereur (Viguier, 1993).
Viguier, 1993 : 1812 – Campagne de Russie (600 000 hommes mobilisés). Victoires françaises à Smolensk, Borodino et la Moskova. 14 septembre entrée à Moscou. La ville est incendiée sur ordre du gouverneur Rostopchine (1763-1826), père de la comtesse de Ségur (1799-1874). 19 octobre, Retraite de Russie. 26-29 novembre, Passage de la Bérézina. Le général Eblé (1758-1812) établit les ponts. Bilan de la campagne 500 000 tués. Démêlés avec le pape Pie VII qui ne respecte pas le Blocus continental. Le pape est prisonnier à Fontainebleau sur l’ordre de l’Empereur.
–1833 – 29 novembre : Conquête de l’Algérie – Ollioules héberge des détachements de chasseurs d’Afrique : 300 hommes, jusqu’à nouvel ordre (Castellan E., 1937, p. 295).

(Henri Flotte, la mémoire de Sanary)
–1867 – 29 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi, saint Saturnin – le temps est plus mauvais que hier ; le vent est plus fort, il semble plus froid, mais non puisque le thermomètre marque ce matin à 8h 13° centigrades. C’est que le temps est couvert et que le soleil n’y est pas ; naturellement le vent semble plus froid. L’adjudicateur des bois de la Colle s’est plein à Monsieur Vincent, sous inspecteur des forêts, que l’entrepreneur de la coupe ne fait pas les stère de bois comme il devrait les faire. C’est pourquoi monsieur Vincent nous a écrit hier pour nous faire savoir que si le temps le permettait il se rendra à 10h du matin à la Colle pour s’assurer si les plaintes qu’on lui a faites sont fondées. Il demande que quelqu’un de la mairie soit avec lui sur les lieux. Nous avons envoyé Paul flotte, le secrétaire.

-1876 – 29 novembre : LA CIOTAT – Démolition de l’ancien immeuble de l’Octroi situé au bas de la Bourgade qui avait été abandonné sitôt le nouveau local terminé ! Dans la ville on travaille (Comme en ce moment ) au pavage et à l’alignement des rues ! (Tonin Ollès).
-1911 – 29 novembre : La question des trusts aux États-Unis – Le président Taft va une fois de plus discuter le problème des trusts industriels. Déjà, toutes les juridictions ont été appelées à interpréter la loi Sherman, mal conçue et mal rédigée, et à l’appliquer aux grandes corporations. Les hommes d’affaires américains sont attirés par la lutte commerciale, puisqu’ils y trouvent l’occasion d’affirmer leur propre supériorité par l’écrasement de leurs concurrents. Mais cette très forte concurrence entraînait une guerre des tarifs, la réduction des bénéfices, et, bien souvent, la faillite. Les États-Unis passaient ainsi périodiquement par de brusques convulsions où le fruit de dix ans de travail se trouvait perdu, et par de longues convalescences qui retardaient le développement du pays.
Il y a une quinzaine d’années, des financiers et des industriels de génie se sont rencontrés pour remédier à cette situation. Là où une concurrence déraisonnable menaçait d’aboutir à la destruction, ils ont réussi à établir l’harmonie par la consolidation des intérêts. C’est là l’origine des trusts. « Ce faisant, ils ont fondé la paix industrielle, supprimé le gaspillage des capitaux, atténué les crises économiques, établi pour le public des prix stables et raisonnables, assuré aux ouvriers des salaires élevés, des pensions et des retraites. »
En utilisant cette loi antitrust qui, depuis 1890, était sagement restée lettre morte, les républicains sont en train de donner un témoignage évident de leur démagogie et de leur pitoyable incohérence (Le Figaro du 29 novembre 1911).
-1912 – 29 novembre : FIN DE L’ANARCHISTE BONNOT – On se souvient des assassinats, des vols, des pillages qui défrayèrent tristement la chronique, et qui étaient dus à la bande à Bonnot : une période de banditisme qui dépassait tout ce qu’on pouvait imaginer. Voici peut-être qui va y mettre fin.
La maison où a été pris Bonnot était surveillée depuis plusieurs semaines par la police. Cette maison appartenait à Jean Dubois, ami et complice de Bonnot. Le 28 au matin, le chef de la Sûreté, M. Guichard, décida d’aller perquisitionner dans la maison. Plusieurs agents la cernèrent. La porte ouverte, M. Guichard se trouva en face d’un homme : c’était Dubois. Ce dernier, craignant pour sa vie, sortit son revolver et fit feu. Un agent fut blessé. Les policiers ripostèrent : Dubois s’abattit les bras en croix. A ce moment, un homme en chemise apparut en haut de l’escalier extérieur. Il avait un revolver à la main ; froidement il tira ; un agent s’abattit. L’adversaire semblait redoutable, et pour cause, c’était Bonnot. M. Guichard fit mander des renforts. De toutes parts, les secours arrivèrent,. on distribua des fusils. Face à une compagnie de la garde républicaine, aux soldats et aux habitants, à qui on avait remis des armes, face à un détachement de gendarmes, Bonnot soutenait le siège, Bonnot tout seul. Sur place, M. Lépine, préfet de la Seine, décida de faire sauter la maison. Après l’explosion, la foule se rua vers cette maison en flammes. Elle criait: «À mort, à mort Bonnot!»
Les agents parvinrent à grand peine à la repousser. Au bout de 20 minutes, il fut possible d’entrer dans la maison. M. Lépine, M. Guichard, le lieutenant Fontan et une dizaine d’agents rampèrent, arme au poing, et s’avancèrent en direction des chambres. Ils débusquèrent Bonnot dans l’une d’elles, il fit feu immédiatement. La riposte fut terrible : Bonnot reçut 11 blessures. Couvert de sang, il murmurait encore, avec une rage survivante, des injures grossières. Il mourut dans la voiture qui le menait à l’hôtel- Dieu (Le Figaro du 29 novembre 1912).
–1914 – 29 novembre :
1. le sous-marin français Cugnot entre en baie de Teodo à Cattaro et se dispose à torpiller le Kronprinz Erzherzog Rudolf quand il est pris dans une obstruction de filins dont il parvient à se dégager, après avoir entendu le passage de deux torpilles le long du bord. Il est recherché par des torpilleurs et canonné en plongée sans aucun dommage.
2. Nous lisons, dans Le Miroir n° 53, du dimanche 29 novembre 1914 : “LA GUERRE“ – Mercredi 11 novembre.
– La bataille a repris dans le nord de la France et dans les Flandres un tour particulièrement violent.
– Deux des grands croiseurs allemands qui écumaient les mers, en capturant ou en coulant les navires de commerce, ont été mis hors de combat. Le Kœnigsberg a été bloqué par le croiseur anglais Chatham, sur la côte de l’Afrique orientale allemande. L’Emden a été brûlé dans les parages des îles de la Sonde, par le croiseur australien Sydney. Comme le dit l’amirauté anglaise, seule l’escadre allemande du Chili réussit à échapper aux coups les alliés.
– Les Russes continuent leur pénétration méthodique en Prusse orientale. Ils ont repoussé les Allemands, qui résistaient à Lyck, vers les lacs de la Mazurie, pays ingrat s’il en fut : ils ont fait sauter des ponts de chemins le fer, à l’est de Leidenburg, dans la région le Soldau. D’autre part, ils sont arrivés à une trentaine de kilomètres au nord de Cracovie dont l’investissement s’annonce aussi prochain.
– Un membre du Parlement anglais — le premier — est mort au feu. C’est A. O’Neill, capitaine aux life-guards et député d’Antrim.
– Un violent combat a eu lieu près d’Erzeroum (est de la Turquie), entre Russes et Turcs.
– Les Serbes ont de nouveau tenu tête aux Autrichiens, qui essaient une fois de plus de forcer leur frontière.
-1916 – 29 novembre : MORT D’EMILE VERHAEREN – « Un grand poète est mort qui avait découvert des beautés nouvelles dans la vie et la faisait aimer : grand patriote qui ajoutait de la gloire à son pays et le faisait aimer ; un homme qui était tout force et tout tendresse. Sa gloire est, comme le disait justement Jules Romains, une gloire militaire. Il venait de publier « Les Ailes rouges de la guerre » (Le Figaro).
–1924 – 29 novembre :
1. Allemagne – PUBLICATION DE LA « MONTAGNE MAGIQUE » DE THOMAS MANN.
2. BRUXELLES – MORT DU COMPOSITEUR ITALIEN GIACOMO PUCCINI. « Son renom restera attaché à un art volontairement sommaire et dessiné à gros traits, dont l’effet sur l’immense majorité du public est irrésistible. Sa musique durera longtemps encore parce que, surtout en France, l’éducation musicienne du public sera lente et satisfaite des extériorités brutales, hautement colorés de l’art des sons. Ses œuvres maîtresses, La Tosca, La Bohême, Madame Butterfly, nous aurons pourtant, çà et là, donné quelques leçons de poésie lyrique. (…) » (Le Figaro)
–1930 – 29 novembre : PACTE DE SAN-SEBASTIAN – Au mois d’août dernier, une plate-forme d’action commune a été adoptée par les différents courants républicains espagnols et les autonomistes catalans. Ces derniers ont promis d’aider les partis républicains dans leur lutte contre la monarchie à condition que, pour le cas où ces partis verraient en Espagne le triomphe de leurs idées, ils reconnussent alors la légitimité d’un statut d’autonomie catalane. L’idée d’une séparation absolue n’est donc plus à l’ordre du jour. La Catalogne et l’Espagne sont liées par de puissants intérêts et nul ne peut croire que cette province pourrait vivre et prospérer économiquement, si elle était ceinte de barrières douanières la séparant de l’Aragon et de la Castille (Le Figaro du 29 novembre 1930).
–1932 – 29 novembre :
1. SIGNATURE DU PACTE DE NON-AGRESSION FRANCO-SOVIETIQUE – Les deux pays s’engagent à ne pas recourir l’un contre l’autre ni à la guerre ni à aucune forme d’agression, soit isolément, soit conjointement avec d’autres pays (Le Figaro du 30 novembre 1932).
2. LA PERSE DENONCE LE CONTRAT DE L’ANGLO-PERSIAN OIL COMPAGNY (Le Figaro)
-1937 – 29 novembre : SANARY – Eugène de Barberiis, né le 9 mars 1851 à Marseille et mort le 29 novembre 1937 à Sanary, peintre français. Il fut l’élève d’Edouard Detaille (1848-1912), et d’Etienne-Prosper Berne-Bellecour (1838-1910) à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille avant de partir pour Paris où il s’installa pendant une dizaine d’années au no14 rue de Cabrol. Il vécut entre Paris, où il fut également élève de Tony Robert-Fleury, et Marseille. Revenu à Marseille, sous l’influence de Jean-Baptiste Olive, il se spécialisa dans le paysage. Il est connu pour ses toiles représentant des scènes militaires, ses portraits. Sa recherche de la lumière méditerranéenne le mènera à peindre de nombreux paysages et marines en Provence. Il se consacre à la peinture provençale durant toute la dernière partie de sa vie. Il exposa au Salon de Paris à partir de 1880 des scènes sentimentales et historiques, des portraits et des paysages. Il fut l’ami de Jules Cantini, Jean-Baptiste Olive, Zino Francescatti et Edouard Crémieux. Il a fait un portrait de Joris-Karl Huysmans et a collaboré à la Collection des cent. Plusieurs de ses œuvres sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Marseille et au Musée Cantini.
-1940 – 29 novembre : 19 MILITANTS COMMUNISTES ARRÊTES – La police découvre à Paris une organisation de propagande communiste chez les étudiants. Un important matériel est saisi, 19 militants sont arrêtés (L’œuvre du 29 novembre 1940).
–1941 – 29 novembre : FORCES NAVALES FRANçAISES LIBRES (FNFL) – Le 12 novembre, ses réparations terminées, l’aviso Commandant Duboc fut mis provisoirement aux ordres du Captain (D) 13, pour effectuer des patrouilles du 12 au 25 novembre dans le détroit de Gibraltar comme il l’avait déjà fait quelques semaines plus tôt. Le 29 novembre à 11 h 00, le Commandant Duboc est mis en route isolément pour Belfast. Arrivé sans incident le 4 décembre à 21 h 00. Reparti le 6 décembre à 17 h 00 en convoi pour Bristol. Arrivé le 9 décembre à 12 h 00 à Bristol et entré en réparation. Enfin ! (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1942 – 28 et 29 novembre :
1. Le Petit Parisien, édition de Paris, du 28 et du 29 novembre 1942 revient sur l’affaire du sabordage de la flotte à Toulon et sur le message que, le 26 novembre, Hitler adressait au maréchal Pétain que celui-ci reçut le 27 à 4h 30 tandis que les premiers avions allemands survolaient Toulon et que des chars étaient déjà devant la préfecture maritime : « Après avoir eu connaissance des nouveaux manquements à la parole d’honneur dont se sont rendus coupables des officiers, des généraux et des amiraux français et de leur intention de livrer la France, comme ils l’ont fait pour l’Afrique du Nord, aux fauteurs de guerre judéo-anglais, j’ai donné l’ordre d’occuper immédiatement Toulon, d’empêcher le départ des bateaux ou de les détruire et de briser radicalement toute résistance, si c’est nécessaire. Il ne s’agit pas là d’un acte d’hostilité contre les officiers et soldats français qui ont le sens de l’honneur militaire, mais contre ces criminels pour lesquels il n’y a pas encore assez de sang répandu et qui cherchent à faire durer et à aggraver cette catastrophe. »
2. NOTRE MARINE EN AFRIQUE DU NORD – En raison de la pénurie d’escorteurs qui règne aux Forces maritimes d’Afrique le carénage de La Boudeuse est interrompu prématurément le 29 novembre et La Boudeuse replonge dans la guerre, cette fois-ci du côté des Alliés (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
3. FNFL – Le 12 novembre, ses réparations terminées, l’aviso FNFL Commandant Duboc fut mis provisoirement aux ordres du Captain (D) 13, pour effectuer des patrouilles du 12 au 25 novembre dans le détroit de Gibraltar comme il l’avait déjà fait quelques semaines plus tôt. Le 29 novembre à 11 h 00, le Commandant Duboc est mis en route isolément pour Belfast. Arrivé sans incident le 4 décembre à 21 h 00. Reparti le 6 décembre à 17 h 00 en convoi pour Bristol. Arrivé le 9 décembre à 12 h 00 à Bristol et entré en réparation (Gérard Garier)
–1943 – 29 novembre : RESISTANCE – Création des Forces françaises de l’intérieur ou FFI (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1947 – 29 novembre : l’Assemblée générale de l’ONU à New York vote le partage de la Palestine. La résolution 181 est adoptée par 33 voix pour (dont les Etats-Unis, l’Union soviétique et la France), 13 voix contre (dont les Etats arabes) et dix abstentions (dont la Grande-Bretagne). Le vote n’a pas duré plus de trois minutes. La Palestine, où vivent alors 1.300.000 Arabes et 600.000 Juifs, est divisée en trois entités qui doivent devenir indépendantes le 1er août 1948. L’Etat juif (14.000 km2) comprend une bande allant du doigt nord de la Galilée jusqu’au bord du lac de Tibériade, le littoral central (de Haïfa à Tel-Aviv) et le désert du Néguev. Les Palestiniens conserveront trois régions (11.500 km2) : l’une en Galilée occidentale, la deuxième dans la bande de Gaza avec une partie de la frontière avec le Sinaï et la troisième en Cisjordanie. Jérusalem et les localités environnantes forment un corpus separatum sous régime international spécial, administré par l’ONU. Les juifs obtiennent ainsi 54% du territoire, alors qu’ils ne représentent que 30% de la population. Jusqu’au bout, les pays arabes à l’ONU qui réclament la création d’un « Etat palestinien unique, démocratique et indépendant » ont tenté de s’opposer à une partition. Mais ils se sont heurtés à une alliance inattendue en cette période de guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS, qui a permis de rallier la majorité des deux tiers nécessaire à l’adoption du texte. Chez les Palestiniens, c’est un immense sentiment d’injustice qui prévaut. Les pays arabes refusent le plan. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël aussitôt après la fin du mandat britannique sur la Palestine. Le premier conflit israélo-arabe éclate le lendemain.
–1951 – 29 novembre : LE PAPE PRECISE LA POSITION TRADITIONNELLE DE L’GLISE CATHOLIQUE SUR LA PROCREATION ET L’AVORTEMENT THERAPEUTIQUE (Le Figaro).
–1962 – 29 novembre : A Londres, Français et Anglais signent l’accord sur la construction du « Concorde », premier avion de transport supersonique.

–1963 – 29 novembre : Georges Brassens à Toulon !
–1981 – 29 novembre : décès de la comédienne Nathalie Wood, de son vrai nom Natalia Nikolaïevna Zakharenko, dont les circonstances restent « non déterminées ». Son second rôle dans « La fureur de vivre » (Rebel Without a Cause), en 1955, où elle donna la réplique à James Dean, lui avait permis d’être nommée à l’Oscar et de remporter un Golden Globe en tant que révélation. En 1961, elle tourna dans la comédie musicale « West Side Story ». En fin de carrière, elle remporta un Golden Globe pour la série Tant qu’il y aura des hommes (From Here to Eternity), 1979. Les circonstances de sa mort demeurent floues. En marge du tournage de « Brainstorm », Natalie Wood et son mari Robert Wagner, ainsi que l’acteur Christopher Walken, retournent vers 22 h 30 sur le yacht Splendoravec le capitaine du bateau Dennis Davern, mais les témoignages ne concordent pas sur tous les points. Certains témoins l’auraient entendue appeler à l’aide après être tombée dans l’eau. Wagner et Walken affirment le contraire. Après une soirée très arrosée, sa disparition est signalée à la sécurité maritime à 1 h 15 du matin. Un hélicoptère retrouve son corps à 7 h 44 du matin : noyée à deux kilomètres du bateau. Officiellement, sa mort est alors considérée comme une noyade accidentelle, malgré les nombreuses contusions constatées lors de l’autopsie dont les analyses toxicologiques confirment une alcoolémie élevée d’1,4 g/l dans le sang, mais ne retrouvent pas trace de drogues ni de médicaments. Le 16 novembre 2011, le bureau du shérif de Los Angeles déclare rouvrir l’enquête. Le 11 juillet 2012, le docteur Lakshmanan Sathyavagiswaran, chef du service de médecine légale du comté de Los Angeles, amende le certificat de décès : la cause de la mort de Natalie Wood passe de « noyade accidentelle » à « noyade et autres facteurs indéterminés », ce qui relance une nouvelle fois l’enquête dont les conclusions relancent les spéculations sur la dispute que Natalie Wood aurait eue avec son mari avant de disparaître. Le 2 février 2018, la police américaine a désigné Robert Wagner, 87 ans, « personne d’intérêt », un stade qui peut précéder une désignation formelle comme suspect. Cette décision s’appuie sur de nouveaux témoignages dans l’affaire du décès. Le capitaine du bateau accuse Robert Wagner d’avoir trop attendu avant d’appeler les secours.
–1992 – 29 novembre : LA SOCIETE DES SCIENCES NATURELLES ET D’ARCHEOLOGIE DE ROULON ET DU VAR EST ACCUEILLIE A GENEVE par M. Deferne, conservateur au Muséum d’Histoire naturelle de Genève,département Minéralogie – Pétrographie, un des plus modernes musées d’Europe dont la rénovation s’est terminée en 1983. Le troisième étage est consacré notamment à la Minéralogie, la Gemmologie, à l’Histoire de l’Homme et à l’Aventure de la Terre, tandis que I’ étage supérieur est réservé à la Suisse (minéralogie, etc.).
–2017 – 29 novembre : LE C.A.V. EST EN DEUIL : Cet après-midi, à 14h 30, église Ste Geneviève du Mourillon, nous accompagnions notre ami, Jean Joubert qui venait de décéder. Commissaire général de la Marine, conservateur des monuments historiques, préhistorien, il fut à l’origine de la création à Toulon, de l’antenne du Centre de documentation archéologique du Var dans les années soixante. Il participa à toutes les actions menées par le Centre archéologique et découvrit de nombreux sites préhistoriques du Var. Qu’il repose en paix ! adieu l’ami !
–2022 – 29 novembre : ALA « UNE » DE VAR-MATIN.
Un nouveau parc naturel ? La création d’un parc régional des Maures a été lancé hier/ il pourrait aussi englober l’Estérel et le Tanneron.
Toulon : pourquoi la caisse d’allocations familiales va quitter la rode ?
Bandol : coup d’envoi des festivités de Noël samedi prochain.
Politique : nos députés au bord de l’épuisement.
Divers : trampoline, 2 seynois champions du monde espoir – transports : Macron promet des RER dans les métropoles.
La Seyne : inauguration ministérielle pour l’institut médico éducatif.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Kléber en Egypte, 1798-1800, n°4 « Kléber commandant en chef 1799-1800 », présentation et notes par Henry Laurens, Institut Français d’Archéologie Orientale du Caire, 1995, 507 à 1000 p. N° d’enregistrement H 21135.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
Sanary-sur-mer : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 392e livraison –
–1721 – 29 novembre : SERVICES FUNEBRES DESTINES A DES MARINS DE SANARY – Les 28 et 29 novembre furent célébrés les services funèbres d’André et de Cyprien DESPRES, matelots. Le premier était mort esclave en Barbarie et le second des suites d’une maladie sur le vaisseau, probablement maure, sur lequel il servait. Ces deux services ne figurent pas au registre des sépultures (Rotger B., 1984).
–1793 – 29 novembre (9 frimaire An II) :
1. réquisition permanente pendant trois mois – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset relative à la réquisition permanente pendant trois mois, en vertu du décret du 4 frimaire, de tous les cordonniers, tenus de remettre par décade cinq paires de souliers en leur nom et autant par ouvrier employé (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
2. REQUISITIONS, ENCORE ET TOUJOURS – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset demandant des bandes de 18 pans de longueur et de 3 doigts de largeur pour le pansement des blessés « l’armée se trouvant surchargée de malades « et de blessés et étant sur le point d’en avoir un plus grand « nombre par les attaques qui doivent se faire contre la ville « rebelle de Toulon » (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1867 – 28 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vendredi, saint Saturnin – beau temps, petite brise d’ouest, forte gelée ce matin – Toute la terre était couverte d’une couche blanche : c’était la gelée blanche. Beau soleil toute la journée ! Mademoiselle Esther Perronne s’est décidée à faire un cours d’adulte de 8h à 9h du soir pour les demoiselles. A cet effet, elle a fait publier à son de trompe que ce cours aurait lieu 3 fois par semaine le lundi le mardi et le vendredi et qu’on ait la bonté de venir se faire inscrire à la classe.
–1867 – 29 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi, saint Saturnin – le temps est plus mauvais que hier ; le vent est plus fort, il semble plus froid, mais non puisque le thermomètre marque ce matin à 8h 13° centigrades. C’est que le temps est couvert et que le soleil n’y est pas ; naturellement le vent semble plus froid. L’adjudicateur des bois de la Colle s’est plein à Monsieur Vincent, sous inspecteur des forêts, que l’entrepreneur de la coupe ne fait pas les stère de bois comme il devrait les faire. C’est pourquoi monsieur Vincent nous a écrit hier pour nous faire savoir que si le temps le permettait il se rendra à 10h du matin à la Colle pour s’assurer si les plaintes qu’on lui a faites sont fondées. Il demande que quelqu’un de la mairie soit avec lui sur les lieux. Nous avons envoyé Paul flotte, le secrétaire.
-1937 – 29 novembre : SANARY – Eugène de Barberiis, né le 9 mars 1851 à Marseille et mort le 29 novembre 1937 à Sanary, peintre français. Il fut l’élève d’Edouard Detaille (1848-1912), et d’Etienne-Prosper Berne-Bellecour (1838-1910) à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille avant de partir pour Paris où il s’installa pendant une dizaine d’années au no14 rue de Cabrol. Il vécut entre Paris, où il fut également élève de Tony Robert-Fleury, et Marseille. Revenu à Marseille, sous l’influence de Jean-Baptiste Olive, il se spécialisa dans le paysage. Il est connu pour ses toiles représentant des scènes militaires, ses portraits. Sa recherche de la lumière méditerranéenne le mènera à peindre de nombreux paysages et marines en Provence. Il se consacre à la peinture provençale durant toute la dernière partie de sa vie. Il exposa au Salon de Paris à partir de 1880 des scènes sentimentales et historiques, des portraits et des paysages. Il fut l’ami de Jules Cantini, Jean-Baptiste Olive, Zino Francescatti et Edouard Crémieux. Il a fait un portrait de Joris-Karl Huysmans et a collaboré à la Collection des cent. Plusieurs de ses œuvres sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Marseille et au Musée Cantini.
LE TERROIR MARSEILLAIS – 592e livraison : Industries artistiques : (suite)
Le grand céramiste meurt peu de temps après la révolution, son fils lui succède. Directeur de la manufacture à partir de 1803, il entreprend la fabrication de la porcelaine concurremment avec celle de la faïence, mais la mort le frappe à son tour.
Sa veuve prend alors la direction des affaires qu’elle conservera jusqu’en 1815. À cette date, les ateliers d’où sont sortis tant de merveilles se ferment pour ne plus se rouvrir.
Antoine Bonnefoy a été secondé par un peintre sur émail remarquable, Viry, reçu en 1782 comme associé de l’académie royale de peinture et de sculpture de Marseille.
Autour de ces 4 M de la céramique marseillaise que furent la veuve Perrin, sa vie, Robert et Bonnefoy, gravit un grand nombre de faïenciers secondaires : Antoine Abellard, Claude Agnel, Joseph Masuque, Jean Baptiste et Henry Sauze, Jean-François Brun, Antoine Batellier, Joseph-Henri Martin, Jean Baptiste Caudou, Joseph Philip, Marie Antoine Guindon, etc.
L’œuvre des céramistes marseillais de la seconde moitié du XVIIe siècle et trop étendu et surtout trop varié pour qu’il soit possible d’un donné ici une analyse sommaire. Tous les genres de décor au petit feu s’y rencontrent mais certains d’un emploi plus général reflète mieux le charme et le pittoresque de la Provence ; Aussi ces derniers seuls seront-ils l’objet de notre étude.
Tout d’abord, il faut noter les paysages traités en polychromie par la veuve Perrin, Robert et Bonnefoy, tandis qu’ils sont peints en camaïeu vert par Savy. Beaucoup ont une physionomie provençale très accusée, les personnages sont des types du pays ; les sites, même fantaisiste, rappel par certains détails la campagne si variée de la province Provence. Les collines, peu élevé,, ont des lignes harmonieuses ; au coucher du soleil elle se colore de bleu de violet et de pourpre ; l’atmosphère est d’une grande luminosité. La bastide, tantôt simple maison, tantôt assemblage bizarre mais pittoresque de bâtiments de tous âges, se dressent au milieu d’un groupe de pins d’Alep. Les peintres céramistes font des marines ; dans la ville même, ou dans son voisinage immédiat, et trouve des points de rivage intéressant à reproduire mais le site préféré des artistes, et l’entrée du port de Marseille.
À côté de ces peintures d’inspiration locale, on rencontre principalement dans l’œuvre de Robert des bergeries et des scènes galantes dans le goût de Watteau, de Boucher et de Fragonard.
Un autre type d’ornementation dans lequel Excel les faïenciers de Marseille et le décor à poissons. Les conditions de travail, était favorable dans un port de mer où l’on trouve avec abondance des poissons d’espèces variées. Tout d’abord on se contente de reproduire des merlans ou des rascasses, des soles ou des girelles, mais comme cette composition n’occupe que le fond des assiettes et des plats, l’essorant à nu leur aile, pour orner cette partie, on y dispose des coquillages, tantôt seul, tantôt alternant avec des fleurs ; on anime enfin le sujet central en y faisant entrer divers fruits de mer , moules, clovisses, crevettes, oursins, crabes et même des engins de pêche.
Un troisième genre de décor qu’on voit sur les faïences françaises et étrangères mais qui prend à Marseille une élégance et un éclat sans pareil, et le décor floral. La veuve Perrin et Robert sont des artistes incomparables dans l’art de jeter les fleurs avec grâce et d’en reproduire les délicates nuances. Quelques fois, il combine les fleurs avec des fruits mais le plus souvent il se contente de les animer par quelques insectes : papillons, libellules, abeilles et autres.
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers.296e livraison.
–1688 – 29 novembre : Ordre de lever dans chaque paroisse un certain d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans – Depuis le 29 novembre 1688, dans le cadre de la création de la milice royale dite aussi provinciale, destinée à servir de force d’appoint à l’armée régulière, Louvois donne l’ordre de lever dans chaque paroisse un certain d’hommes célibataires ou mariés sans enfants, âgés de 20 à 40 ans. Ces milices eurent des régimes différents suivant les époques. Précédemment, désignés par les administrateurs des communes à la pluralité des voix, on les tira par la suite au sort ainsi qu’on peut le voir en 1701. Des billets, dont le nombre correspondait aux nombres de miliciens à désigner étaient mis dans un chapeau et portaient la mention « soldat de milice » et d’autres billets blancs leur étaient mêlés, Un administrateur annonçait le nom d’un justiciable et un enfant tel qu’en cette année-là, le jeune Jean DECUGIS, âgé d’environ six ans, tirait un billet. Celui qui tirait un billet « soldat de milice » était aussitôt recruté. Il devait accomplir un service de deux ans, et en principe uniquement pour servir dans la Province, mais il y eut de nombreuses exceptions due à la guerre. Ce service de milice était assez impopulaire car en réalité à SAINT-NAZAIRE, il ne portait que sur un petit nombre de personnes, les autres en étant exempté (Lebrun F., 2000, p. 865).
OLLIOULES (55e livraison) :
–1674 – 29 novembre : Arrêt de la Cour de Bourgogne ordonnant au seigneur d’Ollioules de remettre les fours banaux en état, auquel de Vintimille répond par une fin de non-recevoir, daté de 1674 (Castellan, 1937, p. 71-72 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982)
[Castellan E, 1937 : Rappel de la transaction passée en 1507 entre la Communauté et les seigneurs d’Ollioules, Guiran de Simiane et Bertrand de Marseille ; id. de celle du 28 mars 1663 dans laquelle François de Vintimille se départissait de la faculté d’achat du four neuf au profit de André Gaspard, conseiller au Parlement, afin qu’il en jouisse en pleine propriété ; id. de la sommation du 28 février 1668 par laquelle la Communauté interpellé le seigneur afin qu’il rétablisse le four neuf et remette les autres fours en état ; id. copie des baux passés par de Vintimille avec des particuliers les 13 et 18 novembre 1669 et arrêt rendu ordonnant à la communauté de payer 12 livres par an de dommages et intérêt pour ne pas faire fonctionner le four neuf ; id., arrêt de la cour de Bourgogne du 22 août 1674 condamnant de Vintimille à remettre les fours en état et le condamnant aux frais et dépens ; de Vintimille répond à cet arrêt le 29 novembre 1674 par une fin de non-recevoir et adresse une protestation par voie d’huissier.][Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Charles-François de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire.]
–1833 – 29 novembre : Conquête de l’Algérie – Ollioules héberge des détachements de chasseurs d’Afrique : 300 hommes, jusqu’à nouvel ordre (Castellan E., 1937, p. 295).
TOULON (106e livraison).
Mongins. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE
Agrandissement de 1589
VII Rues tracées dans le Borc d’Amont ou D’Oliolas ou de Bonafé.
Rue du Pradel
Le terrain sur lequel cette voie fut tracée était autrefois recouvert en partie par des marécages ; d’où son nom de Pradel (Archives communales, GG. 86. — De pradeou, pré marécageux). A la suite des travaux entrepris en 1589, ce quartier fut comblé et assaini.
Primitivement la rue du Pradel allait de la place Puget à la place Gambetta (Plan de Toulon en 1666, donné par M. O. Toissier dans son ouvrage, Histoire des divers agrandissements et des fortifications de la ville de Toulon). Depuis les premières années du XVIIe siècle, elle ne s’étend pas au-delà de la rue de la Glacière.
Une courte blague POUR LA ROUTE :

Un barman dit d’un de ses clients qui sortait complètement bourré de l’établissement : « avec l’haleine qu’il a, c’est sans doute le seul homme au monde qui, le jour de son anniversaire, souffle sur les bougie pour les allumer. ».

(Six-Fours : le cap Nègre et l’île des Embiez. Cl. H. Ribot).
L’hiver est en route ! nous sommes bien le 29 novembre, il est 5 heures.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à mes parents et amis épars dans le monde.
Bon vendredi à tous !

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