EPHEMERIDES DU JEUDI 28 NOVEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4613).
Illustration : Le grand erg (Tassili n’Ajjer, 28 octobre 2017. Cl. H. Ribot).
LES FÊTES :
…Nous fêtons aujourd’hui saint JACQUES de la Marche, patron des ouvriers, qui doit son nom au fait qu’il est né en 1391 à Ancône, l’une des marches italiennes. Disciple de saint Jean Capistran, il évangélisa la Bosnie, la Dalmatie, la Hongrie, la Bohême, la Pologne, l’Italie, et mourut à Naples en 1475.
JACQUES, dont le nom vient de JACOB, fut l’un des douze apôtres. Son nom fut attribué aux révoltes populaires qui explosèrent çà et là au cours du Moyen Âge.
Si tu me lis, bonne fête Jacques !
C’est le huitième jour du mois de frimaire An II du calendrier républicain qui le dédie au MIEL.
DICTON DU JOUR : « Quand l’eau sort au mois mort, toute l’année elle sort » (comprenne qui pourra).
PENSEE : « Je refuse qu’un groupe ou une secte m’embrigade, et qu’on me dise qu’on pense mieux quand mille personnes hurlent la même chose » (Georges Brassens : Journal).
ÉPHÉMÉRIDES :

–1199 – 28 novembre : QUATRIEME CROISADE : La croisade fut lancée à la suite de cette prédication du pape Innocent III : « Nous, confiants dans la miséricorde de Dieu et dans l’autorité des saints apôtres Pierre et Paul, grâce à ce pouvoir de faire et de défaire que Dieu nous a conféré malgré notre indignité, nous accordons, à tous ceux qui se soumettent à l’épreuve de ce voyage, personnellement et à leurs frais, le pardon complet des péchés dont ils se repentent à haute voix et dans leur cœur; aux justes, nous promettons en récompense une plus grande part de l’éternel salut » (Innocent III, Registre, Éd. O. Hageneder et A. Haidacher, vol. 1, 1964, p. 503, dans Jonathan Riley-Smith, Les Croisades, Paris, Éditions Pygmalion, 1990, p. 143).
Comme Villehardouin nous le rapporte, l’enthousiasme des Chrétiens fut énorme, même si l’objectif d’Innocent d’assembler une armée pour le mois de mars ne fut pas atteint; des difficultés financières retardèrent le rassemblement des pèlerins. Or, la croisade prit vraiment forme, si l’on s’en tient aux propos de Villehardouin, le 28 novembre 1199 lors d’un tournoi à Écry. C’est à ce moment que deux jeunes comtes qui étaient dans la vingtaine et qui étaient neveux du roi de France, et dont les noms étaient Thibaud de Champagne et Louis de Blois, se croisèrent avec deux seigneurs de l’Île-de-France, Simon de Montfort et Renaud de Montmirail. Villehardouin, qui était maréchal de Champagne, fut également parmi ceux qui se croisèrent lors de cet événement.
Le 23 février de l’année suivante, le comte Baudouin de Flandres et de Hainaut prit également la Croix, suivi de ses frères Henri et Eustache.
Vers la fin de 1200, certains estiment qu’entre huit et dix mille soldats s’étaient enrôlés dans l’expédition.
Par la suite, deux réunions, l’une à Soissons et l’autre à Compiègne, servirent à planifier l’expédition. Baudouin de Flandres, dont les ancêtres avaient une longue tradition de croisés, usa largement de son influence lors de ces rencontres. La décision fut alors prise d’utiliser la mer pour se rendre en Orient et de faire appel à Venise pour les détails du transport (d’après Geoffroi de Villehardouin, Histoire de la conquête de Constantinople).

–1211 – 28 novembre : ELEVAGE À MEINARGUETTES ET À SIGNES – Acte N° 92, cartulaire de Montrieux, daté du 28 novembre 1211 (Boyer R., 1980, 1980, p. 485-486 ; Original parchemin, charte partie par ABC. A.V. 1H2791 ; copie Capus, p. 283 ; IND. A.V. 1H3, fol. 254 v°, 1H6, fol. 6 ; Teissier, fol. 71 ; Dubois, p. 37). Marseille – ante regiam occidentalem beate Marie sedis Massilie – Aicard de Signes et son fils, Guigonet, confirment les acquisitions des biens de leurs hommes faites par les chartreux de Montrieux ; ils donnent à ces derniers des droits de pacage dans les finages de Meinarguettes et de Signes, et prennent leur monastère sous leur protection. Acte passé sous les sceaux du prévôt et du chapitre de Marseille]. Aicardi de Signa et Guigoneti, filii ejus.
–1223 – 27 et 28 novembre : ELEVAGE A MEOUNES -. Acte 11 du cartulaire de Montrieux, différend entre Montrieux et la communauté et des seigneurs de Méounes, au sujet du droit de dépaissance de Montrieux sur les pâturages de Méounes. Conséquences : fixation des limites d’un défens sur le territoire de Méounes, et restrictions du droit de dépaissance de Montrieux, daté des 27 et 28 novembre 1223 (Boyer R., 1980, p. 399-403. Original perdu ; copie Capus, p. 233 ; IND. Teissier, fol. 116 ; Dubois, p 31).
Méounes, ante ecclesiam. Guirard d’Hyères, jurisperitus, arbitre un différend entre le monastère de Montrieux d’une part, et Raimond Dalmas et Raimond de la Faïsse, syndics de la communauté et des seigneurs de Méounes, d’autre part, au sujet du droit de dépaissance de Montrieux sur les pâturages de Méounes. Après fixation des limites d’un défens sur le territoire de Méounes, les deux parties conviennent de certaines restrictions du droit de dépaissance de Montrieux.]
De pasquerio Melne. – … Termini autem defenssionis hii sunt, scilicet : incipiunt a la colla del Verteil, sicut aqua pendet verssus Gapellum ; et tendit als morres dels Bancs, et als morres de Capelliera, et tendit ad summum del serre de la Salpa, daves Iera Batalliera ; et inde tendit usque ad summum del vallo de l’Escalla, et inde tendit per caminum usque ad Reoveriam Grossenam, et inde tendit al morre de Puoi Mecha, sicut aqua pendet verssus castrum Roque, et usque ad campum de Sauri, et usque ad Gaufresdi Aigles ; et inde tendit al Gip, et tendit ad collam de Camp Redon, et inde tendit per mediatem camunum usque ad pedem Podii Stephani, verssus soilletum Garote ; et inde ad petram de Labeill, et inde ad locum ubi jungitur aqqua de Plano Gaisset cum Gapello. Infra hos terminos supra scriptos verssus castrum Meune, non debet ingredi averum domus Montis Rivi et pastorum dicte domus, nisi hoc faceret transeundo ab illo loco, ubi jungitur aqua de Plano Gaisseti cum Gapello, versus Belmont, per caminum. Item, aliud abrevratorium est quod poterit venire dictum averum per la val de Gip et ad pratum Petri Verdache. Item, … Homines et mulieres inferius scripte, …, juraverunt. Homines autem de Meuna, … et mulieres, scilicet : Raimundus de la Faissa, pro se et fratre suo, Bertrando Dalmas, et nipotibus suis, filiss quondam Guiraldi de Meuna ; qui Raimundus de la Faissa juravit pro se et pro sorore sua, Adalmois, …item, Raimunuds Dalmas, pro se et fratribus suis, Pontio Dalmas et Rostangno Dalmas. Item Stephanus Alba, pro se et fratribus suis, io Alba, Bertrando Alba, et pro Guillemo Miracla et uxores ejus. Item, Petrus Verdacha et uxor sua, Beatrix ; qui Petrus Verdacha juravit pro se et uxore dicta, … Item, Berengarius Mantel. Item, Petrus Aicard, pro se, et fratre suo, Raimundo. Item, Bernardus Blanquet et uxor, Doussolina : qui Bernardus juravit pro se et pro dicta Doussolina,… Item, Petrus Blanquet. Item, Bertrandus Alexi et Fisas, uxor Petri Iscardi. Item, Raimundus de la Faissa et Raimundus Dalmas promiserunt dicto priori sub obligatione omnium bonorum suorum, et sub pena centum solidorum regalium coronatum, quod alii qui sunt absentes, qui jus habent in dicto pasquerio, qui non contulerunt pascere avero dicte domus in jure quod habent in dicto pasquerio, haberunt rata et firma precripta omnia, et observabunt et attendent et contra nulla tempore venient, excepto Bertrando Alberto et Martino Fabre et Gaufredo Rainaudo… Acta sunt hec in castro Meune, ante ecclesiam, in terrasse Guillelme de Belmont. Coram istis testibus rogatis et vocatis, scilicet : Guirardo, jurisperito ; Rodrigo, Willelmo Amblart, sacerdote ; Willelmo Dalmatio, filio quondam Rostangni Dalmas ; Isnardo Gilio, bertrando, filio Bertrandi de Forcalquiero ; Raimundo Guillelmo, Bertrando de Salis, fratribus domus Montis Rivi ; Ugone Garniero…
–1234 – 28 novembre : Arles – Ratification de Barral des Baux de la mise en gage à l’ordre du Temple, le 23 novembre, pour un prêt de 100 000 sous, par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, en présence et avec l’agrément de son fils Gilbert, de la villa de Lansac (13150 Tarascon) et de ses dépendances (Acte 494 des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A1, et A2. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Ordre du Temple. Arles, liasse 27, 2 originaux scellés. — B. Ibidem, B 1069, fol. 239 v°. — C. Ibidem, B 1121, fol. 103 v°. Ind. : Barthélemy, Inventaire, n° 255).
–1298 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sanctus Tyssus, 28 novembre 1298 (acte notarié). Saint-Loup – hameau (1835) puis village de la commune de Marseille (1872). Première mention : Ecclesia sancti Tyrsi (cartulaire Saint-Victor, n° 53) puis Saint- Loup le 31 mars 1531 (acte aux archives de Saint-Victor) et Saint-Loup ou Saint-This le 24 décembre 1666 (registre aux archives de la Major).
–1299 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Paratorum (charte aux archives municipales).Paradou – lieu-dit (disparu avant1872), commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Paratorium, 11 juin 1299 (acte notarié)

–1301 – 28 novembre : TERRE SISE A TRETS – Fait à Baumes-de-Venise. Donation par Isabelle d’Agoult, femme d’Astorge de Pierre, en faveur de Raimond de Bérenger, son écuyer, d’une terre sise à Trets, au lieu-dit Sous les Prés, (acte 594 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Archives comm. de Marseille, II).

–1308 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – El Titol (charte aux archives municipales). Le Titol – nom que portait la pointe qui s’avançait dans la mer entre l’anse de l’Ourse et celle de la Joliette, commune de Marseille ; elle a été noyée dans les travaux du nouveau port.
–1313 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pont de Beroart (acte aux archives de l’Evêché). Pont des Béroards – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Pont détruit, qui se trouvait sur l’Huveaune, au lieu-dit Sauzet (1872).
–1319 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Paratorum (charte aux archives municipales). Paradou – lieu-dit (disparu avant1872), commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Pons inferior, 9 avril 1352 (acte notarié).
–1319 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Huel de Falcon, 28 novembre 1319 (acte notarié). Œil-de-Faucon , quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite. Première mention : Planas Falconis , 6 janvier 1299 (acte notarié) puis Occulus Falconis, 9 avril 1311 (ibid.).
–1328 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cornanes, 28 novembre 1328 (acte notarié). Cornanèves – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872). Première mention le 27 novembre 1272 : Corgnaneves, (charte aux archives municipales)
–1365 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Los Mielsgraniers (charte aux archives municipales). Migranier, quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette, vers Saint-Loup sur l’Huveaune.
–1367 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Milanes (registre aux archives de la Major). Le Milanez – bastide , commune de Marseille, quartier de Château- Gombert (1872).
–1399 – 28 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
–Alticrox (charte aux archives municipales). Altitray – commune de Marseille, quartier rural du territoire de Saint-Marcel (1872). Première mention au XIe siècle : Altipressum, (cartulaire de Saint- Victor, n°40).
-Candayriera (charte aux archives municipales). La Cadenière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel à Tribols. Première mention : Cadanera, 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 53).
–Clusa (charte aux archives municip.). La Clué – vallon et torrent, commune de Marseille, quartier des Camoins, qui se jette dans le vallat des Capourières.
-Val Putega (charte aux archives de la Major). Font-Pudent – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet. Première mention : Fons Pudeda, 1096 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
-Montcalhana (charte aux archives municipales), première mention de La Montiane – bastide , commune de Marseille, quartier de la Valentine.
-Pont Sobeyran (acte aux archives municipales). Pont-Subeyran – pont aujourd’hui détruit, en amont du pont des Beroards, au lieu-dit la Clastre (1872). Première mention : Al Pont, 11 juin 1299 (acte notarié) puis Pons supremus, 30 décembre 1392 (acte aux archives de l’Evêché) et Pont vieil, 3 janvier 1615 (registre aux archives de l’Evêché).
-La Roca (charte aux archives municip.). La Roche – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, à Gadalone. Première mention :
-Als Stres (charte aux archives munic.). Tourrette Saint-Marcel – colline entre la Valentine et les Caillols, commune de Marseille. Première mention : Montagne des Estrech, Montagne des Estreilla, 18 mars 1459 (registre aux archives de l’Evêché). La Roqua, 26 novembre 1328 (charte aux archives de la Major).

–1645 – 28 novembre : ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSEQUENCE DU PROCES INTENTE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES.
Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour. Serait intervenu un second arrêt le 13 décembre 1645, entre toutes les parties, c’est à dire, entre lesdits Daniel et vidal, d’une part et les hoirs d’Anthoine Porquier, Anthoine Daniel Bogue, Nicolas Porquier, Jean Daniel Rodenque, Hugues Porquier, François Beaussier Biscaye, hoirs de Pierre Daniel, Louis Tortel, bourgeois, défendeurs. Et entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs, en requête d’assistance, en cause du 28 novembre 1645, et Esprit Martinenq, André Daniel Rodenque, Luc Daniel, Barthélemy Daniel, fils de Pierre Cureton, Jacques Feraud, Pierre Daniel, Jacques Daniel, Sauveur Tortel, Pons Daniel Domergue, Pierre et Jean Daniels Caroubes, Sauveur Daniel Domergue, Barthélemy Beaussier Pitre, Bernabé et Jacques Daniels, Charles Porquier dit Canelle, Michel Daniel Glanus, Pierre et Jean Daniels Caday, Jacques Daniel de Barthélemy, les hoirs d’Esprit Daniel, Barthélemy Beaussier Gaget, Charles Denans a feu Jean, Honoré Beaussier dit Mare, Anthoine Daniel à feu Louis, Laurens Tortel Cautellier, Hugues Tortel, Honoré Beaussier à feu Angellin, Michel Martinenq, Michel Sabatier, Henry Tortel, Nicolas Curet, les hoirs de Jacques Daniel Matras, Laurens Porquier poupre, Jacques Fabre, Jean et Pierre Vicards, les Hoirs d’Esprit Tortel à feu Sauveur André et hoirs d’Honoré Guigou, les hoirs d’Anthoine et Estienne Curet, les hoirs de Sauveur Cautellier, Jacques Beaussier Gaget, Pierre Porquier la Marseillée, les hoirs de Bertrand Tortel Barbié, jean Vicard (Teviella), Philip Tortel, Honoré Tortel Cautellier, hoirs d’Honoré Beaussier, André Daniel à feu Hugues, hoirs de Ciprien Curet et Louis Audibert (Daulié). Et encore entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête d’assistance, en cause et garantie du 29 dudit mois de novembre 1644, et Lidoire Hou, marchand de la ville de Marseille, défendeur et demandeur en requête d’évocation d’instance par-devant les officiers de Six-Fours. Entre Pierre Daniel dudit lieu, Messire Guilheames Denans, prêtre, recteur de la chapelle Notre Dame de Cortines, dudit Six-Fours, lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, et ledit Hou, en assistance de cause, relèvement et garanti du 10 janvier 1645. Et lesdits Daniel et Vidal, prenant le fait et cause de Pierre Daniel et Messire Guilheames Denans, défendeurs en ladite évocation d’instance, et Maître Vincens Pellas, procureur en la Cour, curateur subrogé à la discussion des biens de Michel Tortel, Sieur de Ramatuelle, Maître Jean Esprit Jaubert, notaire royal, curateur de ladite discussion, défendeur à ladite assistance et cause, d’autre. Et les consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs en requête de jontion du 4 octobre 1645, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, Nicolas et Hugues Porquier et autres particuliers dudit Six-Fours et la Seine, défendeurs. Et entre ledit Messire Guilheames Denans, demandeur en requête incidente du 5 décembre 1645, et lesdits Daniel et Vidal, défendeurs, et entre lesdits consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs, en exécution d’autre arrêt du 23 février 1644, concernant le fait du môle, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, tant à leurs noms, que comme prenant le fait et cause de Laurens et Joseph Daniel, défendeurs. Et encore lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête incidente, pour être reçus à recourir à la Cour, comme arbitre de droit, du rapport du 12 avril 1644, et lesdits consuls et communauté de Six-Fours. Par lequel susdit arrêt, la Cour faisant droit sur toutes les fins et conclusions des parties sans s’arrêter aux avancements et jetées faits dans la mer par aucun (chacun) des défendeurs, tenanciers des biens proches d’icelle, a déclaré le terrain, gravier, bourbier et mares étant long le rivage de la mer, puis le cap de Bregaillon, jusqu’au cap de Moisseque, et jusqu’où le plus haut flot de la mer peut arriver de présent. Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné qu’aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de Six-Fours, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédée par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de Six-Fours, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demie de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire. (…) Suivant et conformément audit arrêt, Monsieur de Gaultier, commissaire, se serait porté audit lieu de la Seine et lieux contentieux. Et à sa présence, lesdits Sieurs Claude Fulconis et Barthelemy Laget, experts commis et députés par le même arrêt, s’y étant aussi portés, ils auraient procédé au fait de leur commission, et mis et posé les termes et limites, depuis le cap de Brégaillon, jusqu’au cap de Moisseque. Par moyen desquels termes et bornes, au nombre de 50, a été fait séparation et bornage des régales et propriétés des particuliers. Le premier desquels est posé entre une rive et un rocher fixe du costé de la mer, étant à l’endroit de la propriété d’André Daniel, fils d’Anthoine, et le dernier termes, contre le rocher (…) pointé dans la mer, appelé cap de Moisseque. Et pour les limites et séparations des maisons avec le quai du petit môle, a été posé un dix-neuvième terme, environ cinq cannes et demie du bas coin d’une maison et cazal de Pierre Daniel Coudon, et de quinze cannes du grand chemin allant à St Lambert. Lequel, servant pour la séparation des régales, servira aussi pour le second terme, concernant le second chef de l’arrêt, pour le regard du môle, lequel second terme, tiré et aligné au plus bas de la maison de feu Maître Pierre Daniel, viguier, et celle des hoirs d’Urbain Daniel. Il apert encore, par ledit rapport, qu’il a été mis au grand môle, à droite ligne du milieu de pied droit de pierre de taille, séparant les portes des maisons dudit Maître Pierre Daniel et de Guilhen Daniel, distant dudit pied droit vers midi, de sept cannes et demie. Et que ledit terme, posé tout contre la muraille et au dehors d’icelle, vers la mer, servant au jouxtant du grand môle, visant, ledit terme, au bas bout du petit môle, vers la mer et droite ligne d’icellui. Distant, ledit terme, du bas bout de la maison d’André Daniel de vingt et une cannes, deux pans, et de septante deux cannes dudit terme, jusqu’au milieu du bas bout dudit petit môle. Et les deux termes au-delà dudit petit môle, au bord de la mer, vers midi où est le dix-neuvième terme, est distant de cinquante-cinq cannes et demie du milieu du bas bout dudit petit môle. En sorte que, dudit premier terme posé pour le chef concernant le môle, jusqu’au dix-neuvième terme, servant en ce chef pour le deuxième terme, y a en tout, cent vingt-sept cannes et demie de distance. Après la séparation de la Seine du lieu de Six-Fours, fut intenté un procès pour raison des régales par-devant Messieurs les trésoriers généraux, mais comme cela ne regarde que ledit lieu de la Seine, je le rapporterai à l’histoire dudit lieu (Jean Denans, 1713).
–1701 – 28 novembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Dans les prisons tenues par les Turcs en Afrique du Nord, « Prendre le turban » était, à l’époque l’une des expressions les plus communes pour signifier la conversion à l’Islam et les esclaves qui accusaient leurs maîtres de les pousser à l’apostasie évoquaient souvent un processus qui pouvait inclure de « nous circoncire de force et nous vêtir comme des Turcs ». (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 178, n. 8, d’après CPE, SOGG, « Barbaria », liasse 3, p. 420, lettre du 28 novembre 1701, du frère Niccolo da Scio à Tripoli.
–1730 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – (registre aux archives de la Major)
-Le Cadet. Dombey, bastide, commune de Marseille, quartier de la Palud (Dombey, nom du propriétaire, 1825). Première mention : Fons del Cade, 16 novembre 1359 (acte notarié).
-Saint-Barthélemy. Saint-Barthélemy, village, commune de Marseille. Première mention : Val Meguiera, 3 novembre 1354 (acte notarié). Ce quartier doit son nom moderne à une chapelle qui y a été érigée vers la fin du XVIIe siècle. Elle était succursale de la cathédrale.
–1766 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – (registre aux archives de la Major)
–Bastides des Durbecs (Les Durbecs – hameau, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.
-Vallon de Pascal. Pascal – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de l’Argielou. Première mention : Vallis Paschalis, le 21 mai 1299 (charte aux archives municipales).
–1767 – 28 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Mention de la bastide des Berards, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (archives de la Major).
1. Les Milanes (registre aux archives de la Major). Le Milanez – bastide , commune de Marseille, quartier de Château- Gombert (1872).
–1789 – 28 novembre : LIBERTE DE LA PRESSE (suite) – En ce début de la Révolution, parmi les feuilles politiques, de nombreuses furent éphémères, mais elles n’en défendaient pas moins farouchement leur point de vue. Si les monarchiens ne parvinrent jamais à créer un journal influent, en revanche, chaque courant contre-révolutionnaire ou patriote trouvait son écho dans un journal (Agenda du Bicentenaire – SAMEDI 28 NOVEMBRE).
–1793 – 28 novembre (8 frimaire An II) :

– A TOULON, LA BATTERIE DE LA CONVENTION OUVRE LE FEU. Le nouveau commandant en chef des troupes alliées est le général O’Hara. Il est arrivé (le 20 novembre) de Gibraltar où il était gouverneur de la Place, il a combattu longtemps en Amérique où il s’est peut-être trouvé à Yorktown face à Dugommier. Malgré son embonpoint, il est plein de flamme et de feu. Il décide d’enlever cette impudente batterie, qui de la hauteur des Arènes frappe de plein fouet les ouvrages de Malbousquet (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 19.).
– DES IRREGULARITES DANS LES ETATS DES SUBSISTANCES DU BEAUSSET – Circulaire du comité des subsistances du département du Var aux administrateurs du district du Beausset relative aux irrégularités remarquées dans les états concernant les fournitures des étapes et des convois militaires et les levées faites en vertu de la réquisition du 23 août / 8 frimaire (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 28 novembre (8 frimaire an III ) :
1. TOULON, DEVENU PORT-LA MONTAGNE, A PERDU LA MOITIE DE SA POPULATION – L’évaluation approximative à 15 000 habitants de Pierre Letuaire est donc à peu près exacte en ce qui concerne l’année qui suit la rébellion, mais il faut croire que la ville, bien que maudite et toujours en état de siège, était un pôle d’attraction – 16 380 individus sont dénombrés le 8 frimaire (28 novembre 1794). Le 28 novembre 1794, la Commission Municipale pouvait déjà écrire que : « La presque universalité des citoyens de Port – La Montagne est en réquisition pour le service de terre et de mer » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
2. LES OUVRIERS EMPLOYES AUX SUBSISTANCES MILITAIRES DEMANDENT UNE AUGMENTATION DE SALAIRE – Le 8 frimaire an III (28 novembre 1794), par pétition, les ouvriers employés aux subsistances militaires demandent une augmentation de salaire de 20 sols par journée. Le conseil, considérant que la journée des ouvriers n’est pas limitée, et que très souvent ils sont obligés de travailler la nuit, à cause du passage incessant des militaires, estime que cette demande est juste. Ils seront désormais payés 4 livres par journée de travail, et le principal ouvrier 5 livres (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. L’ENSEIGNEMENT DANS LE DEPARTEMENT DU VAR – Etat des écoles établies dans l’arrondissement du district du Beausset (note : Au moment de la révolte toulonnaise, les représentants en mission avaient transféré l’administration départementale de Toulon à Grasse et l’administration du district de Toulon au Beausset). Arrêté le 8 frimaire an 3 (28 novembre 1794).
PORT LA MONTAGNE – Maîtres d’école : George ISNARD 45 ans, Joseph LAMBERT 30 ans, Joseph Vincent TURQUAN 20 ans, ROUX père 70 ans, Thomas Germain CALVET 55 ans, TIERSOT fils 25 ans – Maîtresses d’école : Magdeleine (?) TURQUAN 40 ans, BARBAROUX épouse (?) AUGOURRAN 40 ans, AUDIBERT 50 ans, Marie GIRAUD 45 ans, TIERSOT mère 60 ans, Anne HERMITTE (aucun ouvrage n’a été publié au nom de ces instituteurs. Ils sont tous munis d’un certificat de civisme).
LE BEAUSSET – Maître d’école Joseph Antoine MARTIN 48 ans. Maîtresses d’école Suzanne ANGOURRON 36 ans, Françoise JACQUET, 60 ans, épouse MONTRE.
LA CADIERE – Maîtres d’école : Jean APANET36 ans, Antoine Romain JOURDAN 65 ans. Maîtresse d’école : BANNIS (?) veuve GIRAUD 50 ans.
LE CASTELLET – Joseph CURET 33 ans Prêtre (Il est marié). Maître d’école : Joseph de Joseph (?) 55 ans. Maîtresse d’école : Victoire MINUTE, veuve BARBAROUX 58 ans.
LA SEYNE – Maître d’école Pierre SENES père 63 ans. Maîtresse d’école : Françoise (?) CAUVIN 55 ans.
SIX – FOURS – Pierre Paschal SAGE Prêtre 50 ans (Il est marié). Maîtresse d’école : ESTIENNE 50 ans.
OLLIOULES – Maître d’école : Jacques ESCUDIER 40 ans. Maîtresse d’école : Rosalie REBUFEL 30 ans.
BANDOL – Maître d’école : Jacques GAUBERT 40 ans (cf., de M. Bellenfant, – L’enseignement primaire dans le Var jusqu’aux lois de Jules Ferry, CNDP/CRDP de Nice et CDDP du Var, 1983, 74 p.).
–1795 – 28 novembre (7 frimaire) : VICTOIRE REPUBLICAINE EN VENDEE – En Vendée, Hoche s’empare du camp de Charrette (Yann Fauchois, 2001).

–1799 – 27 novembre (6 frimaire an VII) : Le général en chef Kléber au payeur général, le 7 frimaire en 8 (28 novembre 1799). Je vous préviens que le citoyen Protain, membre de la commission des arts ; sera porté à la classe supérieure à celle à laquelle il a été jusqu’ici présent, à dater du 1er fructidor an VII et payé en conséquence. Le citoyen Ripault, membre de la commission des arts et de l’Institut, sera, à comter de la même époque, porté à la 3e classe et payé de même.(orientaliste, bibliothécaire à l’Institut, Ripault deviendra par la suite le bibliothécaire de Napoléon mais ne participera pas à la Description de l’Egypte).
–1867 – 28 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – jeudi, St. Sosthène – temps superbe, pas de vent, soleil brûlant ; nous constatons que la température c’est modifiée du tout au tout depuis hier soir. Ce matin on aurait cru voir de la gelée, il n’y en avait pas. La température était très douce. Cela provient de la domination du vent d’Est qui a longtemps porté sur les vents de l’ouest.

–1869 – 28 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – – dimanche, Avent. Le temps d’hier continue. Il semblait ce matin de bonne heure que le temps allait venir à l’est. Le ciel était couvert de nuages partout : le vent d’ouest était peu fort, mais peu à peu, il a acquis de la force et beaucoup de nuages ont disparu à tel point que, à 10h, il faisait presque beau temps tellement le soleil était radieux. Ce n’est que l’après-midi que des nuages nouveau sont venus de nouveau et le vent a repris de nouvelles forces. Ce soir à 4h, le temps n’est pas beau ; il n’ il n’est pas beaucoup plus froid mais il est très fort avec de gros nuages qui donnent quelques gouttes de pluie (…). Ce fut une grande semaine de jubilation à cause de la pluie qui nous est tombée de la nue libéralement. Nous n’avions de longtemps vu une pluie aussi persistante et si belle elle a même un moment été suffisamment forte pour donner quelques craintes mais heureusement tout s’est fini comme on le désirait. Il y a une nouvelle étape remarquable, c’est qu’avec ce temps la Reppe c’est fait attendre. Elle n’est venu qu’à la fin. Cela prouverait qu’il n’a pas plu aux endroits où elle prend sa source ou du moins pas autant ; je le crois et beaucoup de personnes sont de mon avis.
–1880 – 28 novembre : LOCAUX PUBLICS A SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, la commune fait l’acquisition de l’immeuble Roure pour servir d’école et de mairie. (En 1888) l’école n’était toujours pas construite De plus, la commune servait à ladite dame l’intérêt à 5 % du capital de 12 000 francs valeur de cet immeuble (Gisèle Argensse, 1989, p. 76).
–1909 – 28 novembre – CONGES DE MATERNITE – France : une loi accorde huit semaines de congés de maternité (Le Figaro, 28 novembre 1909)

–1916 – 28 novembre : FIN DU CUIRASSE « SUFFREN » – Le cuirassé français Suffren est Torpillé et coulé par l’U 52, au large de Lisbonne, le 28 novembre 1916, à son retour en France.
–1920 – 28 novembre : CHANTIER FABRE DU CREUX-SAINT-GEORGES – Le chalutier Gapeau est lancé au Chantier Fabre du Creux-Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989, p. 160).
–1934 – 28 novembre – CHURCHILL ET L’AVIATION MILITAIRE BRITANNIQUE – Face à la menace allemande, Churchill réclame à La Chambre l’augmentation du budget de l’aviation (Le Figaro)
–1937 – 28 novembre : FRANCO ROMPT LE BLOCUS NAVAL DES CÔTES ESPAGNOLES (Le Figaro).

–1941 – Du 28 novembre au 5 décembre : PREPARATION DE L’ATTAQUE JAPONAISE CONTRE LA BASE DE PEARL HARBOR – Le 2 décembre, sur son navire amiral, l’amiral Nagumo craignait plus que jamais d’être découvert. Sa flotte, destinée à attaquer la base américaine de Pearl Harbor, se trouve en effet dans une situation extrêmement délicate. S’il est aperçu par l’ennemi avant le 6 décembre, il doit faire demi-tour et regagner le Japon. S’il est vu dans la journée du 6, il devra prendre lui-même la décision d’effectuer quand même l’opération ou d’y renoncer. Ce ne sera qu’à partir du 7 qu’il recevra l’ordre d’attaquer quoi qu’il arrive. Dans la cabine radio du cuirassé “Hiei”, le commandant Kochi reste branché sur les émissions de Honolulu pour savoir si les Américains se doutent de quelque chose. Mais les écoutes semblent très rassurantes. Bientôt un flot de messages de la plus haute importance arrive du Japon. L’amiral Yamamoto, qui est à l’origine de cette opération qui va précipiter les Etats-Unis dans le conflit, retransmet les derniers renseignements parvenus de Honolulu sur la flotte américaine. Le 3 décembre, il a passé le message suivant : « Situation au 28 novembre, 0800 (heure locale), à Pearl Harbor. Deux cuirassés : “Oklahoma” et “Nevada”, un porte-avions : “Enterprise”, deux croiseurs classe A. Douze contre-torpilleurs sortent. Cinq cuirassés, trois croiseurs classe A, douze contre- torpilleurs, un navire ravitailleur d’hydravions entrent. » A ce moment, suivant le calendrier américain, la flotte nippone se trouve à environ 900 milles au nord de Midway, à 1 300 kilomètres au nord-ouest de Oahu. L’amiral commence à virer vers le sud.»
–1942 – 28 novembre :
-BIZERTE – L’amiral Derrien, préfet maritime, signale que l’aviation alliée bombarde Bizerte (Auphan P, Mordal J.,1958)

-VOICI COMMENT, LE 28 SEPTEMBRE AU MATIN, LA POPULATION DU NORD DE LA FRANCE EST INFORMEE DES EVENEMENTS DE LA VEILLE SURVENUS A TOULON (article de Roland Tulliez paru à la Une du « Journal de Roubaix » avec de grands titres) : « Occupation du port de Toulon – Démobilisation de l’armée française – Darlan et Giraud déchus de la nationalité française – Une partie de notre flotte s’est sabordée. L’amiral commandant la flotte de Toulon a violé la parole donnée : QUARTIER GENERAL DU FUHRER, 27 NOVEMBRE. — Le haut commandement des forces armées allemandes communique : Après l’agression américano-britannique contre le territoire colonial français, les troupes allemandes et italiennes sont entrées dans la partie de la France qui n’avait pas encore été occupée jusqu’alors, afin de la protéger avec la collaboration des forces armées françaises contre d’autres attaques des agresseurs américains et britanniques. Les chefs français des armées de terre et de la flotte s’étant engagés sur l’honneur à collaborer avec leurs formations dans le cadre complet de la défense de la France, le Führer avait décidé non seulement de laisser les forces armées françaises intactes, mais encore de les renforcer et de les rééquiper et de laisser à leur soin la défense du secteur particulièrement important de Toulon avec la flotte de la Méditerranée qui s’y trouve. Depuis ce temps, les manquements à l’honneur et les tentatives de fuite de la part d’officiers français supérieurs se sont multipliés. Il devint évident, d’autre part, que la loyauté de l’année française disposée à la collaboration était minée systématiquement par des influences anglo-saxonnes toujours plus fortes et qui trouvèrent audience ces jours derniers, même dans la flotte de Toulon. Conscients que cette scission politique au sein des forces armées françaises menaçait dans une mesure croissante la sécurité des troupes d’occupation germano-italiennes et minait l’autorité du gouvernement français, le Führer et le Duce ont donné la nuit dernière l’ordre d’Occuper la place de Toulon, d’empêcher la flotte française de la Méditerranée de réaliser son projet de prendre la mer et de démobiliser les contingents contaminés des forces françaises. Les troupes allemandes et italiennes ont exécuté cet ordre avec la rapidité de l’éclair, étouffé dans l’œuf la résistance opposée en quelques endroits par des éléments aveuglés par la propagande anglo-saxonne et accompli en peu d’heures la mission qui leur avait été assignée. Aux premières heures du jour, la ville et le port de Toulon étalent fermement aux mains de nos troupes. Une partie de la flotte française s’est sabordée malgré le contre-ordre du gouvernement français. La démobilisation des unités françaises désagrégées est en cours et sera terminée à bref délai. » « Vichy, 27 novembre.— On apprend que, sur l’ordre du Führer, la nuit dernière, le port de Toulon a été occupé. Cette mesure a été prise afin d’éviter des actes de trahison de la part de certains éléments gaullistes qui, malgré toutes les assurances qui avaient été données, avaient préparé en secret et devaient être exécutés sous peu. On apprend encore que le Führer a signifié sa décision au Maréchal Pétain par un écrit qu’il lui a adressé. » « Malgré sa défaite, la France puisait encore, il y a un mois à peine, des motifs de fierté et d’espoir dans l’existence de son empire colonial à peu près intact et de sa flotte, aux traditions glorieuses. Rien de tout cela n’existe plus aujourd’hui. Notre empire se trouve aux mains des Anglo-Saxons et c’est folie de penser qu’ils nous le rendront de bonne grâce; notre territoire métropolitain est entièrement couvert par les armées de l’Axe et notre flotte n’existe plus. Nous récoltons les fruits amers d’une politique indécise et contradictoire suivie depuis plus de deux ans. Nous avions été incapables de faire et de continuer la guerre, nous avons été tout aussi incapables d’accomplir spontanément les sacrifices nécessaires pour nous relever de la défaite. Jamais dans les siècles passés notre situation n’avait été, à la fois, aussi tragique, aussi lamentable, aussi humiliante. Le tribunal de l’Histoire nous jugera sans indulgence, et l’on cherche vainement les arguments que nous pourrons invoquer pour notre défense. Dans la longue lettre qu’il vient d’adresser au Maréchal, le Führer a minutieusement exposé le point de vue allemand. « Il est établi, a-t-il dit, qu’en donnant l’assurance que la marine française défendrait Toulon contre toute attaque ennemie, on a trompé l’Allemagne et l’Italie une lois de plus. Nous ignorons encore la nature des documents que M. Hitler a jointes à sa missive. Il faut souhaiter que de prochaines précisions éclairent mieux l’opinion sur les projets que préparaient certains officiers supérieurs des armées de terre et de mer. Il semble que, depuis plusieurs jours et en dépit de la résistance d’éléments demeurés fidèles à la parole donnée bon nombre d’équipages de la flotte de la Méditerranée préparaient leur départ en dissidence. Sur la côte d’Azur, on s’attendait à tout moment à la fuite du « Strasbourg », du « Dunkerque» et des unités de leur escorte; on parlait même sérieusement d’une attaque anglo-saxonne, avec la complicité de marins et de soldats français. C’est pour parer à de telles menaces qu’a eu lieu vendredi matin l’opération brusquée des forces germano-italiennes. En ces heures de deuil et de désarroi, nous voulons conserver une lueur d’espoir. Malgré ses défaillances et l’étendue de ses malheurs, la France demeure immortelle. Le patriotisme et l’héroïsme de ses enfants lui permettront de retrouver dans l’avenir la place et le prestige auxquels elle a droit. L’Europe nouvelle se déclare prête à l’y aider, pourvu que nous fassions preuve de loyauté et de compréhension. Le temps n’est plus aux doubles jeux et aux finasseries. Il nous faut adopter une position nette, faire connaître clairement la politique que nous entendons suivre, et nous y conformer une fois pour toutes avec discipline. Les plus hautes formes de la diplomatie résident toujours dans la franchise » (Roland Tulliez, titres à la Une : « Occupation du port de Toulon – Démobilisation de l’armée française – Darlan et Giraud déchus de la nationalité française – Une partie de notre flotte s’est sabordée. L’amiral commandant la flotte de Toulon a violé la parole donnée », Journal de Roubaix, samedi 28 novembre 1942).
-Au lendemain du sabordage de la flotte, l’école des Pupilles de la Marine, implantée à Saint-Mandrier est transférée à Cahors à la caserne Bessière . Après le 27 novembre 1942 et le sabordage, l’école des mécaniciens fut dissoute. Un noyau de permanents resta en place. Les apprentis mécaniciens furent envoyés dans des écoles civiles dans les diverses régions de France. Les Allemands prirent possession de la base aérienne. Les quelques marins français restant sur la presqu’île s’installèrent sur l’ « Océan », ancien cuirassé « Jean-Bart », qui était amarré devant l’école des mécaniciens et servait de caserne.
–1943 – 28 novembre au 1er décembre : CONFERENCE DE TEHERAN ENTRE CHURCHILL, ROOSEVELT ET STALINE – Des assurances sont données à Staline pour l’ouverture d’un second front en Europe en 1944/ Le principe du démembrement de l’Allemagne est établi ; les frontières de la Pologne sont évoquées.
–1946 – 28 novembre : PREMIERE SEANCE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE. Conséquence des résultats des législatives, le gouvernement Bidault démissionne.
–1947 – 28 novembre : L’AFFAIRE UBUESQUE DU PROJET FRANÇAIS DE CONSTRUCTION DU PORTE-AVIONS PA-28 – La construction du PA-28 (porte-avions 28) étant approuvée par le Conseil et le ministre de la Marine, les études de détail se développent en 1946-47. Cette construction est déclarée « priorité absolue » (SHM, 3BB8/CSM ; Résolution déposée par le vice-amiral Missoffe et approuvée par le Conseil supérieur le 28 novembre 1947). L’Assemblée nationale approuvera, en août 1947, les crédits pour un exemplaire. Le PA-28 est baptisé Clemenceau par le secrétaire d’Etat à la Marine, M. J. Dupraz. Son entrée en essais est prévue pour septembre 1952.
Le ministre de la Défense nationale prescrit l’arrêt des travaux le 7 mars 1949. « Avant cette date le tracé à la Salle des bâtiments avait été exécuté à Brest et des commandes de matériaux de construction notifiées » . A partir de cette date, aucun travail n’a été effectué : l’arsenal a simplement réceptionné le matériel déjà commandé. Il résulte cependant une dépense de 366 millions de francs pour l’exercice 1949 et de 277 millions pour l’exercice 1950.
Le 31 mai 1949, le gouvernement Queuille décide officiellement l’arrêt des travaux. Cet arrêt est lié à des problèmes financiers et probablement en rapport avec l’action des « néo-douhetistes », adversaires du porte-avions. Cet abandon doit être rapproché des remarques du contre-amiral Barjot sur les possibilités industrielles en 1945. Remarquons qu’il est presque contemporain de l’abandon du porte-avions géant américain United-States (Philippe QUÉREL, L’ECHEC DU PA-28, PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS DE L’APRES-GUERRE).
–1949 – 28 novembre – (Le Figaro) Albert Einstein étend la théorie de la relativité aux forces électromagnétiques – « Albert Einstein a autorisé hier que soit annoncé l’achèvement du nouveau chapitre à son ouvrage Signification de la relativité, dont la prochaine édition doit paraître en février prochain à l’université de Princeton.
Einstein déclare à son sujet : « J’ai tenté de résoudre le grand problème d’identification de la gravitation et de l’électromagnétisme ; les résultats me paraissent hautement convaincants, mais je n’ai pas trouvé encore le moyen de confronter les résultats théoriques avec l’évidence expérimentale. ” Les milieux scientifiques des États-Unis n’ont pas encore eu le loisir de commenter les nouvelles propositions d’Einstein. Ils rappellent toutefois que ses premières formules théoriques ont été corroborées par l’expérience vingt ans après leur énoncé; on suppose qu’il en sera de même pour sa nouvelle théorie générale.
Celle-ci, déclare-t-on, doit être considérée comme véritablement universelle parce qu’elle offre des formules applicables à l’univers stellaire comme à l’univers atomique dont la connaissance était jusqu’ici basée uniquement sur la théorie des quantas. ».
–1954 – 14 et 28 novembre : PRUD’HOMIES DES PÊCHEURS – Les « pêcheurs mandréens doivent se présenter à la mairie de La Seyne, rue d’Alsace, dimanche 14 novembre, de dix heures à seize heures, munis de leur carte pour l’élection du Conseil des prud’hommes (onze postes de conseillers restent à pourvoir). Un deuxième tour se déroulera le 28 novembre » (Le Petit Varois du mercredi 10 novembre).
Nota 1 : les prud’homies de pêche se définissent comme étant des organismes paritaires et corporatifs, mis en place pour la défense des intérêts de leurs adhérents. Elles datent du XVe siècle et sévissent essentiellement en Méditerranée. A cette époque, les conflits entre les nombreux pêcheurs génois, catalans et provençaux employant des techniques de pêche différentes, étaient légions le long de nos côtes. Le roi René décida alors que les protagonistes régleraient leurs problèmes « à travers une juridiction : les prud’homies, qui régiraient les communautés de pêcheurs, par secteur »
Nota 2 : Var-Matin du mercredi 17 mars 1999. Ken Nicolas, vol. 1, p. 238-239 : Ces juridictions, qui découpaient nos régions en circonscriptions, ont traversé, sans encombre, les révolutions de notre histoire. Aujourd’hui, à l’heure de l’Europe, elles réglementent toujours les pratiques de pêche inhérentes à leur territoire et veillent sur le juste respect de leurs applications. Indépendantes de toutes autorités, elles assurent également la liaison vitale entre les pêcheurs et les comités professionnels syndicaux (Comité local des pêches du Var, par exemple). Avec la baisse plus que sensible des rôles, les conflits diminuent entre secteurs, bien évidemment (sur quatre cent huit embarcations recensées dans le Var en 1975, plus des trois quarts ont disparu). Notre département compte actuellement huit prud’homies : Toulon, Hyères, La Seyne / Saint-Mandrier, Le Brusc / Sanary, Bandol, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Le Lavandou. Les prud’hommes sont élus pour trois ans (Var-Matin du mercredi 17 mars 1999).
–1956 – 28 novembre : L’AMIRAL ABRIAL EST GRÂCIÉ – L’amiral Jean-Marie-Charles Abrial (1879-1962), né à Réalmont (Tarn), le 17 décembre 1879, fut secrétaire d’État à la Marine de novembre 1942 à mars 1943. Révoqué sans pension par décret du 22 mai 1945, il fut condamné le 14 août 1946 à dix ans de travaux forcés et à l’indignité nationale, mais gracié par décret du 28 juillet 1950. Amnistié par décret du 15 avril 1954, le Conseil d’État annula le décret le révoquant le 28 novembre 1956. Il mourut à Dourgne (Tarn) le 19 décembre 1962 (Etienne Taillemite, 2002).
–1987 – 28 novembre : PARIS, INAUGURATION DE L’INSTITUT DU MONDE ARABE – « Phare de la culture arabe en France, carrefour de l’Occident et de l’Orient : c’est ce que veut être l’Institut du monde arabe qui dresse ses façades lisses, sa silhouette métallique sur le quai Saint-Bernard. Et c’est vrai qu’il y a un dialogue culturel et architectural entre cette surprenante Tour des Livres, cylindre de béton enroulé en spirale, encastré derrière le verre, évoquant les antiques ziggourats d’Asie mineure, et les vénérables pierres de Notre-Dame de Paris » (Le figaro du 29 novembre 1987).
1. ATELIER D’HISTOIRE ET D’ARCHEOLOGIE – L’Association « Découvertes et Civilisations » conviait ses membres à une séance de l’atelier « La Méditerranée occidentale dans l’Antiquité » portant sur « Les civilisations de l’âge du Fer » (2e partie) animée par Henri RIBOT.
2. METEO DU 28 NOVEMBRE 2017 POUR SANARY : Ciel partiellement couvert. Température évoluant de 6° à 3h du matin, à 13° à midi et à 8° à 21h. Précipitations : 10%. Humidité : 62%. Vent : 18 km/h.
–2020 – 28 novembre :
1. « UNE » de VAR-MATIN –
– VOUS ÊTES ATTENDUS ! Les commerces non essentiels rouvrent ce matin. Un protocole strict sera de nouveau appliqué. Une jauge renforcée. Des sens de circulation. Horaires élargis et créneaux réservés.. L’attestation notifiant votre déplacement pour des « achats » est toujours en vigueur.
– COVID-19 – 5000 cas par jour, une prévision raisonnable ?
– VIOLENCES POLICIERES – Le gouvernement pris dans la nasse.
– EVENOS – Des travaux pour ressusciter le village.
2. METEOROLOGIE du 28 novembre 2020 : Sur Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Languedoc, l’ouest de la Corse et l’est de Midi-Pyrénées, le temps sera le plus souvent très nuageux avec des précipitations plus faibles que sur la Corse-du-Sud, la Haute-Corse et les Pyrénées-Orientales avec un début d’évènement ce soir 22h. Le vent d’est soufflera assez fort sur les extrémités de la Corse et sur les côtes varoises avec des rafales jusqu’à 90 km/h, mais s’atténuera en revanche dans l’après-midi. Les minimales iront de 11 à 14 degrés près de la Méditerranée. L’après-midi, il fera 13 à 18 degrés.
–2022 – 28 novembre :
UNE DE VAR-MATIN :
-Se chauffer sans flamber. Copropriété et HLM face à la hausse des prix de l’énergie. Certains ont pris des mesures radicales.
-Métropole : Yohan Laurito, la météo chevillée au cœur.
Ollioules : une petite huile sur toile adjugée 470 000 euros.
Toulon : ces Toulonnais témoins du sabordage de la flotte. A Toulon, les sous-mariniers se souviennent.
Le mag. éco : L’écosystème grande plaisance à l’étroit dans le Var.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

Pierre Miquel – Les mensonges de l’histoire, éditions ATE, 2002, 394 p. N° d’enregistrement : H 19129.
Le mensonge a son histoire : depuis les mensonges des prédicateurs envoyant seigneurs et manants dans des croisades au nom de leur foi, la propagande orchestrée contre les Albigeois, les Juifs ou encore Jeanne d’Arc, les mensonges par omission commis au nom de la raison d’Etat ? du complot de Ravaillac à l’affaire Fouquet ? jusqu’aux mensonges très intentionnels des nations dans le déclenchement de la guerre de 1870 comme dans l’affaire Dreyfus. Le XXe siècle n’est pas en reste, qui a connu les mensonges de masse, celui des camps de concentration et du goulag. Avec son célèbre talent de conteur, Pierre Miquel retrace l’histoire de ces mensonges, de leur dévoilement par le travail des historiens, et des incertitudes qui demeurent encore. Parmi les nombreux succès de Pierre Miquel, rappelons, L’Affaire Dreyfus, La Grande Guerre.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

Sanary-sur-mer : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 391e livraison –
–1869 – 28 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – – dimanche, Avent. Le temps d’hier continue. Il semblait ce matin de bonne heure que le temps allait venir à l’est. Le ciel était couvert de nuages partout : le vent d’ouest était peu fort, mais peu à peu, il a acquis de la force et beaucoup de nuages ont disparu à tel point que, à 10h, il faisait presque beau temps tellement le soleil était radieux. Ce n’est que l’après-midi que des nuages nouveau sont venus de nouveau et le vent a repris de nouvelles forces. Ce soir à 4h, le temps n’est pas beau ; il n’ il n’est pas beaucoup plus froid mais il est très fort avec de gros nuages qui donnent quelques gouttes de pluie (…). Ce fut une grande semaine de jubilation à cause de la pluie qui nous est tombée de la nue libéralement. Nous n’avions de longtemps vu une pluie aussi persistante et si belle elle a même un moment été suffisamment forte pour donner quelques craintes mais heureusement tout s’est fini comme on le désirait. Il y a une nouvelle étape remarquable, c’est qu’avec ce temps la Reppe c’est fait attendre. Elle n’est venu qu’à la fin. Cela prouverait qu’il n’a pas plu aux endroits où elle prend sa source ou du moins pas autant ; je le crois et beaucoup de personnes sont de mon avis. (à suivre)
LE TERROIR MARSEILLAIS – 592e livraison : Industries artistiques : (suite)

Une autre date importante de la vie du faïencier Antoine Bonnefoy se situe le 24 mars 1777. Elle marque un événement malheureux par ses conséquences prochaines : c’est la formation d’une société industrielle entre Antoine et son frère Joseph, dissoute après quinze années d’existence, à la suite de mauvaises affaires. Mais cet échec est au fond un bien pour Antoine Bonnefoy. Débarrassé d’un frère, dont l’unique avantage avait été un apport capital, il donne un libre essor à son talent. S’il n’abandonne pas la fabrication assez lucrative de poteries grossières et d’articles de pacotille, il se consacre de préférence à la confection de pièces originales et fines.
D’ailleurs, l’artiste ne porte pas tort chez lui au commerçant, il ne recourt pas, comme la plupart de ses collègues, à des avances de fonds. Tout en cultivant son art avec goût, Bonnefoy amasse une fortune considérable qui lui permet de se porter acquéreur de terrains et d’immeubles vendus comme bien nationaux pendant la Révolution.
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers.294e livraison.

–1954 – 14 et 28 novembre : PRUD’HOMIES DES PÊCHEURS – Les « pêcheurs mandréens doivent se présenter à la mairie de La Seyne, rue d’Alsace, dimanche 14 novembre, de dix heures à seize heures, munis de leur carte pour l’élection du Conseil des prud’hommes (onze postes de conseillers restent à pourvoir). Un deuxième tour se déroulera le 28 novembre » (Le Petit Varois du mercredi 10 novembre).
Nota 1 : les prud’homies de pêche se définissent comme étant des organismes paritaires et corporatifs, mis en place pour la défense des intérêts de leurs adhérents. Elles datent du XVe siècle et sévissent essentiellement en Méditerranée. A cette époque, les conflits entre les nombreux pêcheurs génois, catalans et provençaux employant des techniques de pêche différentes, étaient légions le long de nos côtes. Le roi René décida alors que les protagonistes régleraient leurs problèmes « à travers une juridiction : les prud’homies, qui régiraient les communautés de pêcheurs, par secteur »
Nota 2 : Var-Matin du mercredi 17 mars 1999. Ken Nicolas, vol. 1, p. 238-239 : Ces juridictions, qui découpaient nos régions en circonscriptions, ont traversé, sans encombre, les révolutions de notre histoire. Aujourd’hui, à l’heure de l’Europe, elles réglementent toujours les pratiques de pêche inhérentes à leur territoire et veillent sur le juste respect de leurs applications. Indépendantes de toutes autorités, elles assurent également la liaison vitale entre les pêcheurs et les comités professionnels syndicaux (Comité local des pêches du Var, par exemple). Avec la baisse plus que sensible des rôles, les conflits diminuent entre secteurs, bien évidemment (sur quatre cent huit embarcations recensées dans le Var en 1975, plus des trois quarts ont disparu). Notre département compte actuellement huit prud’homies : Toulon, Hyères, La Seyne / Saint-Mandrier, Le Brusc / Sanary, Bandol, Saint-Raphaël, Saint-Tropez, Le Lavandou. Les prud’hommes sont élus pour trois ans (Var-Matin du mercredi 17 mars 1999).
OLLIOULES (54e livraison) :

Les archives de la Ciotat possèdent douze lettres écrites par Bonaparte du quartier général d’Ollioules envoyée du 25 sept au 10 déc. 1793. A l’ouverture du siège de Toulon, Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon, vint à Sanary accompagné du directeur de l’hôpital ambulant d’Ollioules, pour requérir toutes les fournitures de lits :
« Il est indispensable d’installer des lits dans l’église paroissiale, ils sont destinés à recevoir des malades durant très peu de jours. Vous en ferez une note que vous remettrez au directeur qui en deviendra responsable, car la patrie (…) veut que les propriétés soient respectées. (…) Signé : Bonaparte. ».
Pour exécuter cet ordre et assurer le logement des civils réfugiés, ainsi que des troupes, on désigna Joseph Arnaud, Laurent Coulomb, Pierre Fabre et Antoine Venel pour prendre toutes mesures utiles.
Le 4 avril 1723, les Consuls d’Ollioules fixent les tarifs des salaires : Les dits journaliers travaillant à la campagne ne pourront prendre que 16 sols de leur journée ; tout particulier qui les loueront, s’ils leurs y donnent davantage, seront punis de deux livres d’amende, applicables, moitié au dénonçant et moitié à l’hôpital St-Jean-Baptiste de ce lieu, sans pouvoir être remise ni modérée à peine contre les paysans, en cas de récidive, de prison et de doubler l’amende contre les particuliers. Pour les journées des femmes qui travailleront à la campagne, 6 sols, à peine de trois livres d’amende contre elles, et de dix livres contre ceux ou icelles qui les occuperont, et de plus fortes peines en cas de récidive. Défense est faite aux hommes et aux femmes d’aller travailler hors du terroir et pour que personne n’en ignore, le présent règlement sera publié dans tous les carrefours et lieux du terroir et affiché sur la place publique. Fait à Ollioules, le 4 avril 1723 (Castellan, 1937, p.154).
MONGIN, TOULON ANCIEN ET SES RUES. 2ème partie 105e livraison.

Agrandissement de 1589
VI Rues tracées dans le Borc de Dona Borgna.
Rue Corneille – Rue Molière – Rue Racine – Place Victor Hugo.
Quoique toutes ces rues soient de création récente, elles méritent de figurer ici, car elles furent ouvertes sur une partie du terrain réservé au chemin de ronde et appelé rue Militaire ou des Rcmparts (Voir rue du Rempart). Seules les Corneille et Molière présentent quelque intérêt. Au sujet de la première, M. G. Lambert s’exprime ainsi : « Le cimetière des « Musulmans pendant leur séjour à Toulon en 1843, fut très probablement sur le terrain de la ville actuelle où existe la rue Corneille. J’ai le souvenir précis que, vers l’année 1840, une maison ayant été construite sur ce point, on trouva en creusant les caves plusieurs tombes portant des inscriptions et des emblèmes turcs. Ce terrain faisait partie, au XVIe siècle, du faubourg de Dona Borgna ; il longeait le chemin d’Ollioules et était hors de la ville » (Histoire de Toulon).
La rue Molière portait encore, en 1861, le nom de Donnebourg qui était un souvenir lointain et quelque peu altéré de l’ancienne dénomination Dona Borgna. A cette époque, elle reçut le nom qu’elle a actuellement. En 1853, le sous-préfet de Toulon proposa d’appeler cette voie rue du Génie ; mais sa proposition n’eut pas plus de succès que pour la rue de l’Humilité.
UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Où l’éleveur de cochons gare-t-il sa superbe voiture ? Réponse : dans sa porsherie.

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 28 novembre, il est 7 heures 40.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
N’oubliez pas de vous rendre sur mon site, à la page d’hier, afin d’y trouver le détail du sabordage de la flotte qui s’est déroulé à Toulon le 27 novembre 1942, il y a 82 ans.
Bon jeudi à tous !

Laisser un commentaire