EPHEMERIDES DU 24 NOVEMBRE

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EPHEMERIDES DU DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4610).

Illustration : Septembre 1965. Nous étions en panne – juste un piston qui nous avait claqué dans les pattes – dans la steppe qui se trouve au pied du Mont Ararat, en limite de la Turquie et de l’Iran.

LES FÊTES

« Dittes moy ou ne en quel pays / Est Flora la belle romaine // Qui beaulte eust trop plus qu »humaine, /… /. Mais ou sont les neges dentan ».

C’est sur cet extrait de la « Balade des dames du temps jadis » de maître François  que je souhaite, ce jour d’hui, une bonne fête aux 8780 Flore ou Flora qui parsèment le territoire français comme autant de fleurs.

Le calendrier républicain a dédié ce jour à la nèfle que l’on ramasse ou cueille aux premières gelées.

Bonne fête à toi Marie-Flore.

PENSEE : Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire ! (Boileau, Art poétique I).

DICTON :  : « à la sainte Flore plus rien ne fleurira » 

METEO : Aujourd’hui, dimanche 24 novembre, des pluies éparses procureront un brin de fraîcheur à Sanary-sur-Mer. Il fera au moins 12°C et au plus 16°C. Nous aurons, le matin, une température. avoisinant les 14°C. La brise orientée sud-est qui soufflera à 26 km/h ne sera pas assez importante pour décourager les promeneurs. La nuit sera maussade entre dimanche et lundi. Des pluies éparses sont en effet prévues.

ÉPHÉMÉRIDES raccourcies car je n’ai pas le temps matériel pour réunir les documents, les relire et les retranscrire – tout particulierement les textes concernant les lieux-dits de Sanary, Marseille, Ollioules et La Seyne que je place habituellement en fin d’article. Aujourd’hui je participe au LOTO annuel du club Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules qui se déroulera cet après-midi à Sanary, salle polyvalente de la Guicharde à partir de 14 h. Ouverture des portes à 13h 30..

1202 – 24 novembre : Constantinople capitule – Après deux semaines de siège et d’assauts conduits par les croisés, Constantinople capitule le 24 novembre 1202; les habitants sont épargnés et le butin est divisé tel que convenu entre Francs et Vénitiens. Puisque l’hiver s’étant installé, les croisés décident de séjourner à Zara jusqu’au printemps (Noël Coulet, G. de Villehardouin et R. de Clari, p. 17).

1209 – après le 24 novembre : (LO 9) CARCASSONNE – Inondation de l’Aude dans la région de Carcassonne.

1278 – 24 novembre : LIEUDITS DE ROQUEFORT – à Julhans, Barral des Baux prête serment de fidélité au Chapitre de Marseille (charte aux archives de la Major). Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention : juin 1030, Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48).

1320 – 24 novembre : LIEUX DITS D’AUBAGNE – al claus Elemosine (acte notarié). L’Aumône – ferme. commune d’Aubagne, quartier de Camp-Majour (1872). Terre appartenant à l’Aumônerie de l’abbaye de Saint- Victor, sous le titre de la Conception-Notre-Dame. Elle dépendait autrefois du territoire de Saint-Marcel, ou de celui de l’église de Saint-Cyr, car de ce côté les limites du terroir de Marseille avaient donné lieu à de fréquentes contestations, dès une époque très reculée , et n’étaient pas bien précises. L’Aumône était divisée en divers tènements qui s’appelaient l’Aumône neuve, l’Aumône vieille, la Pastèque, les Sidores, la Courren, Sebellier ou Gibelins, la Bastidone, Lieutaud. Première mention auXIe siècle : vinee de Elemosina in Castro S. Marcelli, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, charte n° 42).

1344 – 24 novembre : LIEUX DITS DE MARSEILLE – Aymonin (charte aux archives de la Major, ibid., n’ 15). — Cette terre était sous la directe de l’Aumônerie de la Major. Aymonin, propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures. Première mention le 30 mai 1289 : Aymoy (acte aux archives municipales).

1423 – 23-24 novembre : Destruction de Marseille par le roi Alphonse d’Aragon. Naguère adopté par Jeanne II, fille de Charles de Duras, et finalement éconduit au profit du comte de Provence, Alphonse d’Aragon retournait dans ses Etats. Le 23 novembre 1423, passant devant Marseille, sa flotte force la chaîne du port, surprend les habitants sans défense, jette à terre une soldatesque avide de pillage qui se rend maîtresse de la ville et y met le feu. Poussé par le vent, l’incendie s’étend jusqu’au pied de la colline où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de la Garde, et ne s’arrête qu’après avoir réduit en cendres quatre mille maisons. Le 13 mai 1483, Honoré de Valbelle, commençant son Journal (écrira)] : En primo, l’an 1423, e le jort 24 novembre, vigilo de Sta Catharina, fon destrucha la cieutat de Marselha per lo rey Alphonso d’Aragon…, e, en aquesto destruction fon raubat lo cap de sant Loys et portat en Valency la grande (Note de de Ribbe : Le chef de Saint Louis, évêque de Toulouse, fut porté par Alphonse V à Valence, avec la chaîne du port et les archives de l’hôtel de ville). En lo même temps fouget tuat, en deffendent aquelo cieutat de Marselha, lo noble senhor Geoffroy de Valbella, ung de mos antecessors (de Ribbe, 1898, p. 326-327)

Johan de Forbin, le grand armateur du XVe siècle (à la famille duquel appartenait Marguerite de Forbin, femme de Guiran de Simiane, qui s’installa avec son mari à Ollioules en 1482), fut le type remarquable de cette aristocratie commerçante qui avait la pratique héréditaire du travail, le sentiment de l’honneur, et un grand dévouement au bien public (H. Ribot, 2003).

Johan de Forbin, … type remarquable de (l’) aristocratie commerçante … (conjuguait) la pratique héréditaire du travail … le sentiment de l’honneur, … (et) un grand dévouement au bien public. Nous l’avons vu, au lendemain de l’incendie de Marseille, en 1423, possesseur de navires, les lancer contre la flotte d’Alphonse d’Aragon.

1434 :

du 24 novembre à 1435 – 10 février : Hiver très long, appelé en Angleterre « la grande gelée » car il s’y prolongea du 24 novembre au 10 février : « Dans le Nord, il neigea près de 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour ». De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversèrent la Seine à Paris et la Moselle à Metz. « L’eau qui écoulait des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gelait en tombant. » (herage / histoire climat 1)

24 novembre : Mort de Louis III, RENE LUI SUCCEDE. —Pendant que ces événe­ments se déroulaient en Provence, Louis III conti­nuait à défendre Naples contre le roi d’Aragon. Celui- ci se retira en Sicile. Louis allait guerroyer contre le prince de Tarente, partisan d’Aragon, lorsqu’il mourut le 24 novembre 1434, à vingt-huit ans. Il léguait ses droits à la couronne de Naples et à ses autres États, à son frère René, duc de Bar et de Lorraine/

1470 – 24 novembre : LIEUX DITS DE MARSEILLE –

1. las Ycardenques (charte aux archives de l’Evêché). Les Aycardenques –  quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon aux Pradeaux (1872). Première mention, le 10 novembre 1295, colla de Aycardeson (acte notarié).

2. Pierrefuec (acte aux archives de l’Evêché). Pierrefeu, colline sur la limite des territoires des Pennes et de Marseille à Séon. — Il y avait autrefois une vigie.— Pierrefeu était une seigneurie en partie dans le territoire de Marseille avec droit de juridiction. Première mention : Petra- focus, 20 novembre 1288 (acte notarié). Ne pas confondre avec  Pierrefeu lieu-dit, commune d’Aubagne, au quartier des Lignières.

1591 – 24 novembre  : Récoltes anormales en Basse-Provence – Callas. — Grande détresse des habitants de Callas qui, pour la plupart, ne se nourrissent que d’herbes sauvages et de pain de glands (Arch. Du Var, Manuscrit Brieu (délib. mun. en date du 24 novembre 1591). Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224).

1608 – 24 novembre : LIEUX DITS D’ALLAUCH – L’Auliveyrede 1608 (acte notarié). L’Auliveirede – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Martellène (1872).

1626 – 24 novembre  : Drehl est nommé curé de Sanary (Rotger B., 1984)

1687 – 24 novembre  : mise de possession d’UN PRETRE A LA TETE DE LA CURE DE LA MOLE – « Insinuation de titres pour Mre Joseph Rounier, prebtre prieur et archiprêtre de la paroisse de la Molle. 1687, 24 novembre », A. D. Var, 1 G 22, f° 558-560.

Louis par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre à tous ceux qui les présentes lettres verront salut, veu par nos amez et feaux conseillers les gens tenans notre cour de parlement de Provence et chambre ordonnée en temps des vacations, la requeste présentée par mre Joseph Rounier, prebtre du diocèse de Fréjus, tendante aux fais d’avoir annexe pour l’exécution de la signature par lui obtenue de notre st Père le Pape, portant provision en sa faveur du prioré séculier, cure du lieu de la Molle, comme apert de lade signature cy dernier attachée, veu aussi la response de notre procureur général n’empeschant scavoir, faisons que notre chambre par son ordonnance du jour et datte des présentes, a octroyé comme nous octroyons audt mre Rounier l’annexe par lui requise sans abus. En foy de quoy nous avons fait mettre nostre seel à ces présantes.

Donné à Aix en lade chambre le cinquiesme juillet l’an de grâce mil six cent quatre-vingt-sept et de nostre règne le quarente cinquiesme par la chambre, ainsi signé deubement seelées.

Mise de possession

L’an mil six centz huitante sept et le vingt quatriesme jour du mois de novembre à une heure après midi, en présance de nous notaire et tesmoins cy après nommés, a esté présant en sa personne, mre Joseph Rounier, prebtre, lequel représente à mre Valentin Guerin, prebtre originaire du lieu de Roquebrune, diocèse de Fréjus, que par signature et provision obtenue de notre St Père le Pape, du prioré-cure et archiprebtre du lieu de la Molle en datte du seize avril, il a esté porveu dudit bénéfice par la mort dudit paisible possesseur et en la forme et manière exprimé dans ladte signature, le tout présenté à mre Valentin Guerin, prebtre, le requérant en vertu desdites bulles et signatures vouloir le mettre en possession dudit prioré et archiprebtre de la Molle, à quoy ledt mre Guerin s’estant offert, se seroint avec mre Rounier en nostre compagnie et des tesmoins cy-après nommés, acheminés dans ledt lieu de la Molle et en l’église parrochialle d’icelui, où dit soubs le tiltre Ste-Marie-Magdalaine, ledit mre Guerin auroit prins ledit mre Rounier par sa main droite, icelui conduit au devant du maistre autel de ladite église où après s’estre mis à deux genoux et faict ses prières et oraisons, l’auroit fait lever et faict baiser par trois diverses fois ledit autel n’ayant peu faire ouvrir le tabernacle où repose le St Sacrement à la manière acostumée pour n’y en avoir aucun, non plus que des ornemens, n’ayant peu le faire entrer dans la sacristie, ni lui faire sonner cloches pour n’y en avoir aucune, ny conduire aux fons baptismaux pour estre brisés et mis en pièces, lui ayant faict ouvrir et fermer la porte de ladte église, entrer et sortir d’icelle et fait ensuite tous autres actes possessoires, formalités utiles et nécessaires.

Après quoy ledt mre Guérin a installé ledt mre Rounier en la vraie possession, saisie et jouissance dudit prioré et cure et archiprebtre de la Molle circonstances et dépendances sans que personne y aye contredit.

De quoy et de tout ce que dessus, nousdit notaire en avons concédé acte.

Faict et publié au susdit lieu de la Molle, en présance de sr François Guigues, bourgeois et Sperit Chieusse, maistre menuisier, tous du lieu de Grimaud, tesmoins requis et signés avec lesd. Messire Rounier et Guerin estant par devant nous maistre Jean-Baptiste Broquery, notaire royal dudt lieu de Grimaud.

Signés à l’original, contorollé à Grimaud le 25 novembre 1687.

Signé nousdit notaire aussi à l’original et nous Jean-Baptiste Broquery, notaire royal dudt Grimaud recevant soubzsigné, Broquery notaire ainsi signé.

Insinué et enregistré au greffe des insinuations ecclésiastiques de l’évesché et diocèse de Fréjus toutes les susdites pièces à la requeste dudt mre Joseph Rounier, prieur-curé archiprêtre de la Molle par moy soubzsigné commis audit greffe, le dix décembre mil six centz quatre vingts sept.

Gayte, greffier commis (1687, 24 novembre, A. D. Var, 1 G 22, f° 558-560 ; document adressé par B. Romagnan)

1789 – 24 novembre : DES BOUCLES D’ARGENT POUR RENFLOUER LES CAISSES DE L’ETAT – Plus concrètement, le besoin d’argent est l’un des problèmes les plus pressants à résoudre. L’Assemblée générale de la Commune de Paris a décidé, à l’una­nimité, que tous ses membres offriraient leur boucle d’argent. Mais, afin d’éviter tout acte malhonnête, le département de police de Paris a ordonné à la Garde nationale d’arrêter ceux qui voudraient contraindre les porteurs de ces boucles à les leur remettre. La même consigne concerne ceux qui, sous le titre de commissaire de district, s’introduisent chez les particuliers pour s’emparer de l’argenterie, sous le prétexte de la porter ensuite à la Monnaie (Agenda du Bicentenaire – MARDI 24 NOVEMBRE).

1790 – 24 novembre : SERMENT CONSTITUTIONNEL DES PRÊTRES –L’Assemblée constituante impose aux prêtres le serment constitutionnel (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1793 – 24 novembre (4 frimaire An II) :

1. Fermeture des églises (Duby Georges, Histoire de la France, 1987). 24 novembre : le gouvernement décide la fermeture des églises (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

2. Le calendrier révolutionnaire remplace la semaine de sept jours par la déca­de de dix jours. Un jour de repos tous les dix jours, au lieu de sept, voilà qui est sans doute loin d’être perçu comme un « progrès social » par les français ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…). A Sanary, les marchands et les pêcheurs, admettent difficilement que l’ancien dimanche ne soit plus considéré comme jour de fête, le jour de Décadi qui devrait le remplacer ne suscite pas beaucoup d’engouement. Aussi ces gens s’obstinent-ils à conserver le dimanche, soit comme jour de marché, ou de fête. Par exemple, les pêcheurs ne tei­gnent pas leurs filets les jours correspondant à l’ancien dimanche, mais les teignent le jour de décadi, ce qui est contraire à la loi. Cette contra­vention leur vaudra quelques amendes (Rotger B., 1984, p. 343).

1794 – 24 novembre (4 frimaire an III ) : INVENTAIRE DES BIENS DES EMIGRES – Lorsque le 4 frimaire an III (24 Novembre 1794) on a voulu faire à Toulon la répartition de 18 charges de blé venant du Beausset pour ensemencement, on s’aperçut que sur 31 propriétés attachées aux bastides et aux fermes environnantes, il y avait 21 terres d’émigrés tenues par des « ménagers » (Archives municipales, Toulon, L 68 – D 11).

-1795 – 24 novembre (3 frimaire) : VICTOIRE DES TROUPES REPUBLICAINES – Victoire de Scherer à Loano en Italie (Yann Fauchois, 2001).

1798 :

– 21 et 24 novembre : DRAGUIGNAN, CHEF-LIEU DU VAR – L’administration centrale du département du Var séjourna à Brignoles jusqu’au 21 novembre 1798. Elle fut installée solennellement à Draguignan, dans la maison des Villeneuve-Bargemon, le 24 novembre Ï798.

– 24 novembre : Impôts – Création de la contribution des portes et fenêtres (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1799 – 24 novembre : Création d’une administration des contributions directes (Jean-Charles Volkmann, id.).

1841 – 5 février et 24 novembre : L’Amsterdam a été mis en service en 1839 par la Compagnie Albrecht du Havre, mais à plusieurs reprises il est indiqué comme relevant d’une Compagnie 1’ « Europe » dont Marc Fraissinet serait le directeur (Premiers renseignements donnés par la Chambre de commerce du Havre, le second in Catalogue Exposition rétrospective navigation à vapeur à Marseille (Chambre comm. Mars., 1929), p. 23, où figure à ce sujet un rensei­gnement inexact : « vapeur à aubes lancé en 1841… » Ibid., pièce n° 355, portrait de Marc Fraissinet (1788-1866), « d’abord courtier royal puis directeur de la Société d’armement l’Europe ». P. Labarre, L’Armement à Marseille de 1840 à 1874 (Marseille, 1938), p. 249, indique : « … 24 novembre 1841, Albrecht vend à la société l’Europe… ») ; de fait c’est Marc Fraissinet qui demande à la Chambre de commerce de Marseille, le 5 février 1841, « l’autorisa­tion de faire placer à bord du vapeur V Amsterdam qui va entrer dans le bassin de carénage pour y recevoir une réparation, une forge portative… ».

-1859 – 24 novembre : LANCEMENT A TOULON DU PREMIER NAVIRE CUIRASSÉ – Lancement, à l’arsenal du Mourillon, de la frégate cuirassée Gloire construite sur les plans de Dupuy de Lôme ; son retentissement sur l’art naval pour les ingénieurs des marines militaires du monde, est pour la S.N.F.C.M.,  même si elle n’a fourni que la machine de 900 ch, le meilleur argument des commandes futures de navires de guerre (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

-1867 – 24 novembre :AGENDA D’HENRI FLOTTE – dimanche,  St séverin – Bonjour beau temps ciel sans nuage, vent à l’est petite brise ; temps à bécasse pour les chasseurs. On en a vu quelques-unes à Pipiole tandis que des chasseurs qui ont été au Brusc n’en ont pas trouvé. Peu de grives ou pas de petits oiseaux – d’ailleurs le temps de passage pour ces gibiers va vers la fin. Nous avons eu aujourd’hui 2 décès : l’une de ces 2 décédées avait atteint l’âge de 93 ans, c’est la dame Marthe Geoffroy, l’autre, âgée de 81 ans, c’est la dame Délévy. Les deux âges réunis font 174 ans.

-1869 – 24 novembre :AGENDA D’HENRI FLOTTE – Mercredi, Ste Catherine. Depuis hier soir la pluie a repris et a duré toute la nuit. Ce matin le pluviomètre nous a donné 5 cm et demi. Après cela la pluie a repris de plus belle, elle continue avec beaucoup de force et le soir le pluviomètre marque 14 cm et 3 millimètres. On l’a vidé et plus tard avant la nuit il donna encore 4 cm et 5 millimètres. Temps doux, thermomètre à 11° centigrades. Le baromètre est descendu à pluie ou vent. Quelle pluie ! Quel est le pluie ! et dire que jusqu’au moment où nous y croyions le moins, elle est arrivée. C’est que tout n’est pas fini car il pleut toujours et nous en aurons toute la nuit prochaine. Depuis l’établissement des fontaines nous ne les avions pas vus couler de la sorte.

-1870 – 24 novembre : Lautréamont N’EST PLUS ! Mort d’Isidore Ducasse, dit le comte de Lautréamont, dont le premier fascicule des Poésies paraissait en avril 1870, le deuxième en juin.

A écouter : “Lautréamont dit par Mouloudji”. Seghers, poètes d’Aujourd’hui, 1 disques vinyle 33 tours 17 cm, 1965. A lire : “Les chants de Maldoror par le comte de Lautréamont (chants I, II, III, IV, V, VI), Poésies (I, II), Lettres”, Librairie générale française, 1963, rééd. Livre de Poche 1117-1118, 1968, 448 p. Pleynet M. – “Lautréamont par lui-même”, Seuil, Ecrivains de toujours, 74, 1967, 190 p

Voici l’acte de décès d’Isidore Ducasse, qui porte le n° 2 028 sur le registre des décès de l’année 1870 du IXe ar­rondissement : “Du jeudi vingt-quatre novembre mil huit cent soixante-dix, deux heures de relevée, acte de décès de Isidore Lucien Ducasse, homme de lettres, vingt-quatre ans, né à Monté vidéo (Amérique Méridionale), décédé ce matin à huit heures en son domicile rue du Faubourg-Montmartre, sept, célibataire, sans autres renseignements. Le dit acte dressé en présence du sieur Jules François Dupuis, hôtelier, âgé de cinquante-un ans, demeurant à Paris, rue du Faubourg- Montmartre, sept, et Antoine Milleret, garçon d’hôtel, âgé de trente ans, demeurant même maison, témoins qui ont signé avec nous, Louis Gustave Nast, adjoint au maire, après lecture faite, le décès constaté devant la loi. Jules François Dupuis Antoine Milleret Louis Gustave Nast. “

Isidore Ducasse fut inhumé le lendemain, 25 novembre 1870, au cimetière du Nord (aujourd’hui Montmartre-Nord), dans une concession temporaire de la 35e Division, comme l’atteste le registre des entrées en 1870, où il est inscrit sous le n° 9 257.

Le 20 janvier 1871, selon le 110 1.166 du registre de l’année, Isidore Ducasse fut transféré dans la 49e Division, qui sera désaffectée et reprise par la Ville de Paris, à des fins immobilières, entre 1880 et 1890. Les dépouilles pro­venant des concessions temporaires — et tout porte à croire que celle du poète en faisait partie — sont alors versées à l’Ossuaire de Pantin (Maurice Sailet, “Notes pour une vie d’Isidore Ducasse et de ses écrits”)

-1912  – 24 novembre : TRAMWAYS DE L’OUEST VAROIS – Le 24 novembre 1912, au Journal Officiel, paraît le décret d’utilité publique de la ligne de tramway électrique et la concession à la compagnie de l’Ouest Varois (Gabriel BONNAFOUX Albert CLAVEL. – « Un siècle de transports en commun dans l’agglomération toulonnaise».- Ed. G.Bonnnafoux, Six-Fours, 1985, 275 p).

-1914  – 24 novembre : Le Miroir n°54, du 6 décembre : LA GUERRE – Mardi 24 novembre.

Pas de faits saillant en Flandre ou sur territoire français. De canonnades seulement.

Des avions anglais ont survolé Friedrichaffen où se trouvent les chantiers de construction des Zeppelins, près du lac de Constance. Ils y ont laissé tomber plusieurs bombes ont effectué des dommages sérieux. L’un des aviateurs a été blessé et capturé.

On annonce la grande victoire russe de Plock : c’est de ce côté qu’opère le général von Hindenburg. Ce qui est sûr dès à présent, c’est que l’artillerie russe bombarde Cracovie que sa population a dû évacuer.

Plusieurs chefs de partis hongrois se sont réunis et ont manifesté une tendance à la paix signée promptement. De toute évidence la pression que les armées du tsar exercent dans la région des Carpathes, et qui menace maintenant la plaine hongroise et Budapest n’est pas étrangère à leur délibération.

Le gouvernement italien, qui continue les préparatifs militaires comme s’il devait entrer en campagne à une échéance plus ou moins prompte, vient de rappeler des classes de chasseurs alpins. Il garnit progressivement de troupes sa frontière orientale, du coté de l’Au triche.

La conférence que les socialistes des pays neutres avaient décidé de tenir à Copenhague le 6 décembre, pour y envisager les possibilités de la paix, a été ajournée comme inopportune.

1916 – 24 novembre : MEDIOCRES SOUS-MARINS DE NOTRE MARINE DE GUERRE – rapport du vice-amiral Le Bris, membre du Conseil supérieur de la Marine, envoyé en mission à Brindisi : “ les deux sous-marins neufs, Aréthuse et Ariane,  ne sont pas aptes à remplir des missions de guerre dans des conditions de sûreté satisfaisantes ; ils sont toujours exposés, sinon immobilisés, en présence de l’ennemi, du moins à perdre leurs moyens.

-1921  – 24 novembre : L’ASSURANCE OBLIGATOIRE POUR LES AUTOMOBILES  – Plus de soixante mille accidents d’automobiles ont été enregistrés l’an dernier à Paris. Parmi eux, on en compte cent-vingt qui ont été mortels. Devant de telles hécatombes, il est grand temps d’envisager une mesure essentielle, réclamée depuis longtemps : « l’assurance obligatoire pour les automobilistes contre les accidents causés à autrui. Les propriétaires qui ne sont pas assurés sont, en effet, ceux qui sont insolvables. N’ayant rien à perdre, ils jugent inutile de payer des primes et ne songent pas un instant au père de famille qui peut un jour tomber sous leurs roues et dont la mort laissera peut-être plusieurs personnes dans la misère. Quant à lui, il s’en tirera avec quinze jours de prison – avec sursis, bien entendu (Le Figaro du 24 novembre 1921).

-1924  – 24 novembre : « panthéonisation » de Jaurès  – Au lendemain de la cérémonie du transfert de la dépouille de Jean Jaurès au Panthéon, cérémonie pour laquelle les communistes avaient voulu rendre hommage au tribun en organisant une délégation distincte suivant le même itinéraire et en chantant L’Internationale, dans le journal L’Humanité du 24 novembre, évoquant les journées de mai 1871, Paul Vaillant-Couturier écrit : « En défilant devant le Panthéon, saluez, avec le souvenir de Jaurès, l’un des plus sanglants combats de la Commune. La bourgeoisie de Versailles est toujours au pouvoir. Vous ne l’en chasserez que les armes à la main. » (Avner Ben-Amos, « La panthéonisation de Jaurès », Terrain, no 15, octobre 1990)

-1925 – 24 novembre : ITALIE – Loi fasciste permettant d’exclure les fonctionnaires pour délit d’opinion (Le Figaro).

-1927  – du 24 novembre à la fin de l’année : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le 24 novembre, Jozan, sur un Gourdou, fait un premier accrochage de nuit, entre 17 h 20 et 17 h 55, alors que le porte-avions « Béarn » est amarré au coffre 10. Les essais d’aviation durent jusqu’en fin d’année (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001)

-1929 – 24 novembre : Mort de Georges Clemenceau qui fut président du Conseil de 1906 à 1909 et de 1917 à 1920.

1934  – 24 novembre ; LOI SUR LA DISTILLATION DES EXCEDENTS DE VIN ET LES PRIMES A L’ARRACHAGE DES VIGNES (Le Figaro).

1935  – 24 novembre ; « LA GUERRE DE TROIE N’AURA PAS LIEU », à l’Athénée – « M. Jean Giraudoux vient de nous donner à travers quelques héros grecs et troyens un poème de désespoir sur et contre la guerre qui comptera certainement parmi ses œuvres les plus fortes » (Le Figaro, texte de Pierre Brisson). Nota : dans ma bibliothèque, Jean Giraudoux – La guerre de Troie n’aura pas lieu, Grasset, 1935, rééd. Le Livre de Poche 945, 1963, 183 p.

1936  – 24 novembre ; L’Allemagne ET LE JAPON SIGNENT LE « PACTE ANTI-KOMINTERN » dirigé contre l’Internationale communiste (Le Figaro).

1937  – 24 novembre ; FIN DE LA « CAGOULE » ? –  Une série de perquisitions et d’arrestations a mis fin, semble-t-il, au mystère de la Cagoule : sept personnes interrogées, découvertes de dépôts d’armes et de munitions. (…) Les Cagoulards voulaient instaurer en France un régime de dictature qui devait précéder la restauration de la monarchie. (…) Il semble que le « Comité français d’Action révolutionnaire »  (C.S.A.R.) ait été subventionné par l’étranger. Ce groupement clandestin dont les chefs, Deloncle et Dusseigneur, sont issus des milieux d’extrême-droite, voulait faire croire à l’existence d’un complot communiste : on ne prêt qu’aux riches… (…) Cette organisation est responsable d’une série d’attentats (…) M. Dormoy, ministre de l’Intérieur, vient d’annoncer le complot, et de nombreuses autres arrestation sont probables (Le Figaro). Note : lire à ce sujet : Bourdrel Philippe – La Cagoule, 30 ans de complots, Editions Albert Michel, 1970, rééd. J’Ai Lu n° D16, 1973, 375 p.

l938 – 24 novembre : LA TROUPE EPAULE LE SERVICE D’ORDRE DANS LA REPRESSION DE LA GRANDE GREVE – Société – Le 24 novembre, c’est l’assaut donné à la grande usine de l’île Seguin, le lock-out pour les 28 000 salariés de Renault. Des revers que la CGT croit effacer en décidant, lors de ses assises de Nantes, une grève nationale de 24 heures. L’erreur sera de l’annoncer quatre jours plus tôt. Le gouvernement a le temps de s’organiser. Alors qu’il est en charge des Finances, Paul Reynaud aide le ministre de l’Intérieur Albert Sarraut à mettre la police sur pied de guerre. Dans toutes les grandes villes, la troupe vient épauler le service d’ordre. On va militariser les services publics, les transports. Et le patronat est invité à résister à un mouvement qualifié de « grève politique » (Charles Galfré, 2003).

1940 – 24 novembre – Bobards – Dans « Aujourd’hui », du dimanche 24 novembre, nous trouvons le bobard suivant : « New York, 23 novembre – LE DERNIER FILM DE CHARLIE CHAPLIN A SOMBRÉ DANS L’ATLANTIQUE – Le film de Charlie Chaplin contre les dictatures qui devait passer dans les salles anglaises, se trouve maintenant au fond de  l’eau. Il a été torpillé avec le bateau qui le portait. Les salles de cinéma anglaises devront attendre qu’on leur envoie une nouvelle copie, et qu’elle leur arrive. »

1942 – 24 novembre

1. notre marine : Avarie intervenue à l’aviso-dragueur « Elan » au cours d’une manœuvre à Marseille : déformation de coque à bâbord arrière (rapport 245 du 24 novembre 1940, cité par Gérard Garier)

2. OPERATION ALLEMANDE « LILA » CONTRE TOULON – A Aix, à 23 h, Réunion autour de l’Obergruppenführer Hausser des chefs de l’opération Lila (Hausser, général von Funk, colonel Fick, amiral Wever, général Sperrle), commandant la Division SS Das Reich, la 7e PZ division, le bataillon SS motorisé, la marine, et la 3ème Luftflotte : organisation de départ (PC à Ollioules en limite de l’enclave de Toulon ; groupe A : le Beausset-Ollioules-Toulon-St-Mandrier par l’ouest et le sud (RN8) ; groupe B : Toulon, porte et flotte, par le NW ; groupe D : Brignoles-La Valette—Le Mourillon, par le NE (Lamalgue, sous-marins, pointe sud du Mourillon). Avions de Palyvestre dès 4 h 15 (repérage, interception, assaut), Istres (mines magnétiques), Cagliari et Istres (bombes de 250-500 kg), Istres et Nimes (bombes 1 t), Grosseto (hydravions torpilleurs) ; marins en route.

Les marins de Marseille devaient se mettre en route. Hitler ordonnait de ne pas détruire l’arsenal et de mobiliser les dix sous-marins présents en Méditerranée pour barrer toute sortie des Forces de Haute Mer de Toulon entre Bandol et Porquerolles ; le 26, à partir de 19 h, ils auraient liberté d’attaquer les bâtiments français sortant de Toulon (Cahier du Patrimoine ouest varois n°14).

3. LES NAVIRES DE TOULON SE PREPARENT AU SABORDAGE – «Je me suis réservé la journée du 24 novembre pour rappeler aux agents techniques, chefs d’équipe et ouvriers artificiers de la pyrotechnie, certaines méthodes de sabordage pour rendre inutilisables des matériels et ouvrages dont on ne veut laisser trace à l’ennemi.» (Témoignage de l’agent technique principal artificier, Aimé Massot, cité par Henri Noguères, dans Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Robert Laffont, 1961, p. 120 – 121)

4. ABRIAL A TOULON – L’amiral Abrial, en visite d’inspection à Toulon, apprend de l’amiral Le Luc, resté à Vichy, le ralliement de Dakar à Darlan (Amiral Collinet).

-1943 – 24 novembre :

1. premier bombardement de Toulon par les alliés : 269 tonnes de bombes faisant 450 morts, plus de 300 blessés hospitalisés et 12556 sinistrés parmi la population civile, vers 13 h 30 (Blond G., 1967).

A l’aube du 24 novembre, plus de 100 forteresses volantes B 17 décollent de Tunisie avec pour objectif la base navale de Toulon et les sous-marins allemands, à 920 km du point de formation. Temps médiocre, 15 appareil s’égareront et bombarderont le viaduc d’Anthéor. Pour tromper l’ennemi, l’escadre aérienne se dirige d’abord vers Marseille, puis à 11 h 30 prend la direction de Toulon. A 13 h 12, le premier appareil arrive sur l’objectif. Seul le bombardier « Maître » de la première vague dispose d’un viseur automatique et cadre l’arsenal du Mourillon. Les autres délestent à imitation. Le vent violent déporte les bombes qui atteignent les quartiers environnants alors que bien peu touchent l’objectif. La 2ème vague aborde par l’est et pilonne Vauban et Castigneau avec la même imprécision. La 3ème vague clôt le raid. 269 tonnes ont été larguées. La FLAK a vivement riposté avec ses 12 batteries mais sans efficacité. La Luftwaffe ne s’est pas montrée, elle était occupée à intercepter le groupe attaquant Anthéor. Les impacts ont concerné les bassins, l’atelier des machines, mais aussi et surtout les quartiers civils. Les Toulonnais ont été surpris. Beaucoup n’avaient pas rejoint les abris, ce qui fera de la population toulonnaise, la première victime des bombardements alliés. On comptera 450 morts, plus de 300 blessés hospitalisés et 12556 sinistrés. Parmi les bâtiments de combat, aucun U-boot n’a été sérieusement atteint, seuls deux dragueurs seront coulés, ainsi que 2 avisos ex français en cours de remise en état. Un cargo est également coulé. En fait ce sont les navires français renfloués qui subissent l’essentiel des dommages. Ce jour-là, Vichy paie un lourd tribut à la cause alliée […].

Le sous-marin Achéron est coulé à la suite du bombardement du 24 novembre 1943. Il sera, par la suite, renfloué par le dock de 1100 tonnes et échoué au Lazaret (épave cassée vers l’arrière au relevage) (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

Le 27 novembre 1942, l’aviso L’Impétueuse fut sabordé au Petit rang dans le port de Toulon (en dehors de l’arsenal). Après renflouement, des travaux de « mise en état de conservation » furent entrepris par les Chantiers de La Seyne-sur-mer, repris ensuite par les Italiens et pratiquement achevés lorsque, le 24 novembre 1943, il est sérieusement endommagé dans le port marchand par le premier bombardement aérien allié sur Toulon. Son sister-ship La Curieuse , devenu l’Allemand SG 16, était aussi sérieusement endommagé (Garier Gérard, id.).

Gaignebet J.-B. 1980 : Le 24 novembre 1943, vers 13 h 30, arrivent de la mer des avions groupés par cinq. On hésite, on va vers les abris. A 14 heures, fin de l’alerte. Au centre-ville, on croit à un exercice. Mais à la porte d’Italie tout est en feu. C’était en effet le grand raid : 80 bombardiers américains venus en trois vagues, volant entre 2500 et 3000 m avaient déversé 250 tonnes de bombes sur le Mourillon, Besagne et l’Arsenal. Les bassins de Vauban étaient bouleversés. Mais les quartiers est de la ville étaient en flammes. Beaucoup des 500 civils tués l’ont été alors qu’ils acclamaient de leurs fenêtres les libérateur. D’autres moururent asphyxiés dans leurs caves.

Une attaque aérienne inopinée fut déclenchée par les alliés sur le port de Toulon. Les installations portuaires du Mourillon laissées intactes après le sabordage furent particulièrement visées. Elles subirent certes, d’importants dégâts, mais des centaines d’habitations de ce quartier contigu à la base militaire s’effondrèrent sous les bombes. Sous les décombres, des centaines de victimes : hommes, femmes, enfants périrent dans des souffrances atroces. La rapidité des secours permit toutefois de sauver des centaines de blessés. Dans les jours qui suivirent les Seynois se rendaient à Toulon comme en pèlerinage assister au déblaiement. Aux dires de certains témoins, il ne semblait pas pensable qu’un tel cataclysme aurait pu se produire à La Seyne.

LISTE DES 17 VICTIMES DES BOMBARDEMENTS DU 23 (24 ?) NOVEMBRE 1943 :AGOSTINI Alexandre Daniel (N° 211), AUGUSTE Paul Yves (N° 212), BINDER Ferdinand (N° 213), BOCQUET Michel Alfred Fortuné Charles (N° 215), GILARDI André Baptistin François (N° 137), GONET Georges Jean (N° 132), GUIOL Louis Joseph (N° 136), IZERN Joséphine Mathilde Thèrèse * (N° 131), épouse de Valentin Jean Marcel CRUCHANDEAU, KINDMAN Mathieu (N° 214), LANDI François (N° 482), décédé le 24 Mars 1944 à Toulon, MARCHÈSE Eugène (N° 130), POLLIANI Battista (N°134), PICHAUD Siméon Marius Jean (N° 135), POURQUIER César Jean Robert, né à La Seyne le 29 Avril 1916, décédé à Toulon le 24 Novembre 1943, ROUX Charles François André (N° 133), TISSEL Helma Birgitta Laetitia (N° 216), épouse de Maurice Félix Théodore DAVID, VÉZU Paul Marie (N° 129) (Marius Autran, tome 2, 1988).

Les bombardements qui affectent durement la région toulonnaise à partir du 24 novembre 1943 ne retournent pas l’opinion. Si l’on vit dans la peur, on n’en attend pas moins la Libération (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

2. LE MAIRE DE SIGNES SIGNALE AUX AUTORITES LA PRESENCE D’ « ETRANGERS » – Le maire de Signes vise probablement le groupe dirigé par Paul Rossi (jeune FTP d’Argenteuil qui a pu fuir la zone occupée) dont le ravitaillement est assuré par des résistants du village, quand, le 24 novembre, il signale aux autorités françaises la présence d’ »étrangers » dans les environs. Il leur attribue de nombreux vols de lapins, de ruches et de poules. Est-ce cette lettre qui attire l’attention de la police ? C’est probable. Les Renseignements généraux viennent enquêter. Leur rapport du 15 décembre ne signale pas de vols, mais confirme la présence d’un groupe de « réfractaires » dans les bois et signale que ce camp, situé au Jas de Laure, serait un camp de transit vers le reste du Var ou les Basses-Alpes (appréciation sans doute provoquée par les liaisons qui joignent les divers détachements de la compagnie entre eux). La police signale aussi que le groupe jouit de la connivence de la population qui reste « obstinément muette». De nouvelles lettres parviennent aux autorités. Le 16 décembre, le maire avise les gendarmes. Le même jour, parvient à Draguignan une lettre anonyme sur le même sujet. Le 21 décembre, le préfet écrit au commandant de gendarmerie pour lui signaler cette présence et, le 27 décembre, il réitère : il évoque la présence de sept jeunes gens qui stationneraient aux Croupatières ainsi que les vols d’un mouton et d’un cochon (vols qu’il leur attribue à tort car ils n’en sont nullement les auteurs). Le préfet réclame une action immédiate contre eux (var39-45 / lieux / ouest / signes).

2. LES ALLEMANDS ORDONNENT L’EVACUATION DU CREUX-SAINT-GEORGES – Après un préavis de 8 jours, tout le village de Saint-Mandrier est évacué sur ordre des Allemands. L’hôtel du Creux Saint-Georges doit fermer,  les bars aussi et l’équipage de la base cuit sa soupe à la centrale électrique avec la tolérance allemande. Le village semble mort, sillonné seulement de patrouilles. Le 24 novembre, Saint-Mandrier sera vide de tout habitant, seules les installations militaires de la B.A.N. sont encore occupées. L’hôtel Saint-Georges a fermé ses portes. Chacun essaie de sauver ce qui lui est cher, mais c’était difficile, car les moyens de transports manquent. Les habitants partent en laissant, le cœur serré, tout ce qu’ils ne peuvent pas emporter. Ils vont à Six-Fours, Sanary ou La Seyne où certains peuvent continuer leur métier de pêcheurs, ils se réfugient dans la famille ou chez des amis. Certains sont partis plus loin, dans l’Ardèche ou dans la Drôme et les fils de pêcheurs sont alors devenus paysans ! Ils perdront une grande partie de leurs biens, les portes des maisons ayant été laissées ouvertes, les mobiliers vont souffrir et bien des objets personnels ne seront plus là au retour après la guerre – ni même parfois la maison, soufflée par les bombardements à venir -.Le culte est supprimé. Conformément aux conseils de son Excellence Mgr Gourdel, l’abbé Fourrière, alors curé de Saint-Mandrier, avait évacué tout le maté­riel de l’église dans le grenier d’une maison amie sur la route de Six-Fours et même certaines choses comme les vases sacrés, les objets précieux, etc., à Espanen au Pontevès où il s’était réfugié (Gisèle Argensse, 1989, p. 222).

Ken Nicolas : A titre de représailles pour l’action de résistance menée par ses habitants, Saint-Mandrier est totalement évacué par les Allemands en novembre 1943. Roger Remay, sa famille et quelques intimes rallient le plateau de Signes… Joanny Champanay, Guy et Jack Beaudouard, Emile Vernet … Roger Remay ouvre alors un nouvel atelier mécanique à Signes dans le quartier de Briançon. Son fils Gaby et son gendre Fernand Rognone le secondent. Il ne tarde pas à rejoindre et à structurer un réseau local de résistance dénommé « Libération Sud ». Ce dernier noue des contact avec les maquisards de Limattes (Gisèle Argensse, 1989, p. 220, ne donne pas la même date pour cette évacuation : « A titre de représailles pour les renseignements donnés et afin d’éviter de nouveaux rapports d’espionnage, le village est totalement évacué, le 14 novembre 1943. M. Remay, son fils et M. Champanay rejoignent le maquis de Signes. Les autres, dispersés, rejoignent les maquis i selon leur lieu de résidence – Maquis de la Dordogne – du Morvan – du Vercors – de Savoie, d’autres travaillent dans les groupements de résistance : P.T.T., Chemin de Fer, etc. ». Or, p. 222, elle donne la date du 24 novembre.). Les Rognone, et la petite Jacqueline qui vient de naître, rejoignent les hauteurs de Signes (Ken Nicolas, vol. 1, p. 117).

Le même sort attend la B.A.N.D. reprise par la Luftwaffe depuis le 1er janvier 1944 et où la présence de l’équipe française est désormais superflue ».

NOTRE MARINE :Du 24 novembre au 5 décembre, l’aviso Commandant Dominé est indisponible à Beyrouth (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1946 – 24 novembre et 8 décembre : Elections au Conseil de la IVe République appelé à remplacer le vieux Sénat de la IIIe République. Au préalable, chaque commune procéda à l’élection de délégués départementaux. La Fédération communiste du Var proposa la candidature de Toussaint Merle qui s’était affirmé depuis son élection au Conseil général, comme un excellent défenseur des intérêts de la population varoise. Ces élections au Conseil de la République se firent à la proportionnelle et Toussaint Merle fut élu. Et voilà notre jeune instituteur de la rue Messine entré dans la carrière parlementaire après sa brillante élection au Conseil général du 23 Septembre 1945. Comme toujours, il prend sa tâche à cœur. Le groupe communiste lui demande d’intervenir à plusieurs reprises. Chaque semaine, il se présente à la Fédération dont il ne peut plus assurer le secrétariat, étant trop souvent absent. Ses déplacements se font par le train, mais il supporte aisément les fatigues et met à profit le temps du voyage pour préparer ses comptes-rendus. Il voit à peine son épouse et ses enfants, car le dimanche est consacré aux réunions publiques ou aux colloques internes du Parti. Passionnément, il se livre à son travail de propagandiste ; il est très entouré par ses amis, par les camarades, par des Seynois de toutes opinions, fiers de pouvoir s’entretenir avec un enfant du pays devenu Sénateur…, sans parler des quémandeurs et ils sont nombreux qui poursuivent toujours la défense de leurs intérêts avec persévérance. Doué d’une mémoire étonnante, Toussaint Merle écoutait attentivement les propos des uns et des autres. Il expliquait avec toute la puissance de sa conviction, les justes positions du Parti dans les batailles politiques qui se livraient à travers la France. Partout il appelait à l’action, à l’union de toutes les couches laborieuses. Il montrait les difficultés à vaincre contre des ennemis qui s’apprêtaient à lutter sans relâche contre les communistes par les moyens les plus vils (Marius Autran, tome 2, 1988). Toussaint Merle est élu au Conseil de la République (cette instance remplace le Sénat de la IIIe République) (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).

-1947 – 24 novembre : Mort du poète et écrivain Léon Paul Fargue.Des Poèmes (Premier cahier) publié à Nancy, Royer, 1907 jusqu’à l’édition posthume Poésies éditée à Paris par Gallimard en 1963. Préface de Saint-John Perse, 40 années de mélancolie chronique et de sensibilité exacerbée dédiée à la littérature.

-1948 – 24 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – A partir du 24 novembre, l’aviso Commandant Bory effectue la surveillance au Centre-Annam (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)

-1949 – 24 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE –L’aviso La Boudeuse effectue un séjour 30 octobre jusqu’au 24 novembre à Saigon (id.).

-1951 – 24 novembre :

1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 24 novembre, après un nouveau séjour du 6 au 9 novembre à Saigon, l’aviso « Commandant Duboc » effectue des patrouilles de surveillance dans le golfe du Siam et retour à Saigon jusqu’au 27 décembre (id.)

2. COUSTEAU ET LA CALYPSO – Départ, pour sa première croisière, de la « Calypso », le navire du commandant Cousteau.

-1956 – 24 novembre : Humour – Dimanche 24 novembre à 16 heures très précises, séance exceptionnelle de la Société Académique de l’arrondissement de Boulogne. Au programme, en audition intégrale : Le Mot de Cambronne. (Invitation).

1770 Le château de Valbelle à Tourves (Var)

-1967 – 24 novembre : A TOURVES (VAR), CLASSEMENT DU CHÂTEAU DE VALBELLE  – Ruines du château : classement par arrêté du 21 novembre 1921

-Parcelle de terrain sur laquelle se trouvent les ruines (cad. E 319) : classement par arrêté du 24 novembre 1967
-Le sol de l’ancien parc du château, avec tous les immeubles qu’il supporte, lieux dits Le Château, Saint-Estève, Le Parc (cad. E 125, 138 à 150, 320, 805, 809, 874, 877,1000) : inscription du 30 juillet 2003.

-1985 – 24 novembre : Décès de René Barjavel de qui j’ai beaucoup apprécié « Le voyageur imprudent » (Denoël, 1958, rééd. Folio n° 485, 1989, 248 p.) et « La nuit des temps » (Denoël, 1968, rééd. Folio n° 812, 1971, 384 p.).

-1991 – 24 novembre : ETRANGERS EN SITUATION IRREGULIERE, QUE FAIRE ? – Lionel Jospin réaffirme son opposition à la régularisation de tous les étrangers en situation irrégulière.

-1996 – 24 novembre : Mort de Roger Lanzac, animateur de radio et de télévision.

-1997 – 24 novembre : mort de Barbara de qui j’aime toutes les interprétations et le merveilleux livre de Catherine Le Cossec – « Barbara, danser vers sa lumière », Editions Autres Temps, 2001, 166 p.

-2000 – 24 novembre : ATTENTAT A LA BAULE : UN MORT – Colis piégé dans les locaux du syndicat intercommunal de La Baule (Loire-Atlantique) faisant 1 mort. Philippe Rivet est condamné à 28 ans de réclusion (Le Monde, 16 décembre 2005).

-2012 – 24 novembre : CONFERENCE – Henri RIBOT donne sa conférence intitulée « La Seyne  / Saint- Mandrier (Regards sur deux territoires), au Café des Arts, RUE CYRUS HUGHES , à LA SEYNE SUR MER, à la demande de l’association Lithe litho.

2019 – 24 novembre : SUPER à 14h 30, LOTO du club Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules, salle polyvalente de la Guicharde à Sanary-sur-Mer. Gros lot : UN VOYAGE A LISBONNE pour deux personnes en hôtel ***.

2021 – 24 novembre : à la « UNE » de VAR-MATIN :

1. Chasse aux fraudeurs : 1, 5 M€ d’aides publiques indues décelées dans le Var. L’inspection du travail veille et contrôle. Les contrôles effectués révèlent que seuls les trois-quarts des demandes étaient dans les clous. Une cellule de la gendarmerie est en charge des enquêtes pour tous les dossiers varois transmis à la Justice.

2. Sanary : le bel élan de solidarité de Var Vietnam Passion.

3. La Seyne : Un nouveau lieu associant business et culture.

2024 – 24 novembre  : à partir de 13 h 30 (ouverture des portes) SUPER LOTO du club Kiwanis des Baies de Sanary-Bandol-Ollioules, salle polyvalente de la Guicharde à Sanary-sur-Mer.

une  COURTE blague  POUR LA ROUTE : La voyante annonce à sa jeune cliente, mariée à un richissime industriel :

  • Dans les trois mois qui viennent, vous serez veuve. Voilà, c’est trente euros pour la consultation.
  • Pour trente euros de plus, interroge la jeune femme, pourriez-vous me dire si je serai acquittée ?

L’hiver est en route ! nous sommes bien le 24 novembre, il est 6 heures du matin, et tout est calme au-dehors !

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.

Bon dimanche à tous.

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