ÉPHÉMÉRIDES DU 8 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4543)

ILLUSTRATION : Marseille – Eglise grecque catholique Saint-Nicolas de Myre.

FETES

Bonne fête à tous les Adrien, ils sont plus de 125 000 à porter ce prénom ! ça fait du monde. Adrianus était un officier de l’armée romaine chargé de faire appliquer les décrets de persécution des chrétiens, à l’époque de l’empereur Galère. A 28 ans, contre toute attente, il se convertit au christianisme ce qui conduisit Galère à le faire emprisonner et fouetter. Puis il eut les jambes et les bras tranchés. Son corps fut ensuite brûlé. Ses reliques, ainsi que celles de son épouse, Nathalie, sont au monastère belge de Grammont.

Le prénom Adrien dont le féminin est Adrienne, est l’un des plus récemment usité en France puisque ceux qui le portent ont tout juste un peu plus d’une vingtaine d’années en moyenne.

AUTRES FÊTES

Pour nos amis Suisses, c’est le jour du Jeûne genevois.

C’est aussi le jour de la Nativité de la Vierge

Chapelle rurale de Notre-Dame-de-Bon-Repau ou Repos à l’entrée de Sanary en venant d’Ollioules Cette chapelle avait été construite en 1649. La titulaire était la Vierge sous le nom de Notre-Dame de Bon-Repos. Sa fête était le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. Elle se trouvait à l’extrémité de l’actuelle Avenue des Poilus, sur le Chemin d’Ollioules, non loin de la Reppe.

La fête de la chapelle de Notre-Dame de Pépiole, à Six-Fours, est le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. La première mention précise de l’édifice remonte à 1268 quand l’évêque de Toulon l’attribue en prébende à l’un des chanoines de la cathédrale (voir la date du 8 septembre 1867 pour le déroulement de cette fête).

Pensons à fêter également la noisette à laquelle est dédiée cette 22e journée du calendrier républicain An II.

DICTON

« Au mes de settembre / Lo calen es a pendre »

(Au mois de septembre la lampe à huile est à suspendre).

MOT DU JOUR

« Il est plus facile de connaître  dix pays qu’un seul homme » (Anonyme).

ÉPHÉMÉRIDES

70 – 8 septembre : DESTRUCTION DU TEMPLE DE JERUSALEM : Les troupes romaines de Titus s’emparent de la ville de Jérusalem : le Temple est brûlé et les habitants sont déportés comme esclaves. Le Temple, bâti par Salomon en 970 avant J.-C et reconstruit par Hérode en 19 avant J.-C, était le symbole et le centre du pouvoir religieux et politique des Juifs. Seul le mur occidental de soutènement de l’esplanade du Temple restera debout. Il sera appelé plus tard le « Mur des lamentations ». La destruction du Temple constitue par ailleurs un élément déterminant pour la religion chrétienne, qui se détache alors de plus en plus de ses origines juives.

394 – 8 septembre : UNITE RETABLIE DE L’EMPIRE ROMAIN – l’empereur Théodose réussit à réunir tout l’Empire romain sous sa seule autorité jusqu’au17 janvier 395.

1212 – 8 septembre : REGLEMENT DE LA DÎME DES TERRES ET DU JARDIN DE L’EVÊQUE DE TOULON – Règlement faict en l’an 1212 par Estienne, évêque de Toulon, sur la dixme des terres et du jardin tant de son domaine et du prévôt que aultres à Tollon, Ollioules, Six Fours, cultivés en faveur de la sacristie de l’église de Tollon. Ensemble pour les offrandes et spécialement des draps de soye, des mortuaires, et pour l’assistance personnelle de l’évesque au réfectoire, les bonnes fêtes et autres droicts (Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss. 1859, f°198 ; réf. Jacques Parès, 1938 n°336)).

1253 – 8 septembre : Vallis de Aregno (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). ARENC – faubourg et quartier rural, commune de Marseille, de « arena » (sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). L’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois au milieu le 30 décembre1153 dans le cartulaire de Saint-Victor – eccl. S. Martini de Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille).

1288 – 8 septembre : Lo Tor, 8 septembre 1288 (acte notarié). La Tour – lieu qui a pris son nom d’une tour qui existait autrefois au quartier de Saint-Marcel, commune de Marseille, entre le château de Forbin et l’Huveaune.

1302 – 8 septembre :

1. Montanea Fabe, 8 septembre 1302 (acte notarié). La Fave – hameau, commune d’Allauch.

2. Roascols (charte aux archives municipales). Rascous, quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Tourdineau (1872).

1320 – 8 septembre : Guiillaume Jourdan des Tours, damoiseau, était seigneur de la Bastide ou Tour de Séon (acte nota­rié du 8 mai 1298) et 8 septembre 1320 (archives de la Major). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille.

1353  – 8 septembre : Paradis ou La Colle (registre aux archives de l’Evêché). Paradis – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Lignières.

1453 – 8 septembre : acte aux archives de l’Evêché de Marseille, sites d’Aubagne pour la plupart, pour les autres sites, nous donnons leur commune d’implantation.

1. Valat de Bon Erbo. Bon-Herbe – quartier rural (1872). Première mention le 26 septembre 1344 : Vallonum de Bonerba (ibid.).

2. Camp de Castel, quartier  de Palud.

3. Camp Majour, quartier rural, qualifié de Quartier de la Major en1793 (registre des biens d’émigrés). C’est dans ce quartier que se trouvait la maison de l’Aumônerie de Saint-Victor. Première mention : Campus Major, 8 janvier 1014-1019 (cartulaire de Saint-Victor, n° 43).

4. Les Colombiers. Le Colombier – quartier rural.

5. Desvens des Orts. Les Deffensions – lieu-dit, quartier  de Beaudinard.

6. Fenestrelle – hameau, quartier des Goutelles.

7. La Fière – lieu-dit.

8. Vallat de la Filhole. Fiol – quartier rural, quartier de Palma (1872). Première menton : Boca de Filhol, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché)

9. Font de May ou Cros de May. Font de Mai – quartier rural, quartier de la Pageote. Première mention : Fons del May, 5 août 1501.

10. Cartier du Teron.  Font de Taron – lieu-dit, au bourg d’Aubagne. Première mention : Fons Teroni, 18 décembre 1406 (acte aux archives de la Ma­jor).

11. Fots ou Foats – lieu-dit don le nom a aujourd’hui disparu.

12. Al Molin dal Gast, Le Gast – quartier rural (1872). Première mention : Guas, 14 octo­bre 1289 (charte aux archives municipales).

13. Gavedelles, 8 septembre 1453  (registre aux archives de l’Evêché). La Gavedèle – quartier rural (1872).:

14. Vallon des Gavots. Les Gavots – hameau, commune d’Aubagne (1872).

15. La Grée. Gréasque, canton de Roquevaire. Les armories de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent) coupé d’argent à un griffon de gueules. Première mention : XIe s. Graziusca (Guérard, n° 134).

16. Guiran. lieu-dit, quartier de Royente.

17. Hauttes Ribes. Hautes Rives – lieu-dit. Première mention : Altœ Ribœ, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales). On trouve également : Altœ Rupœ, 17 mars 1406 (acte aux archives de la Major.)

18. Longo Lanco. Longue-Lance, quartier rural (1872). Première mention : Longa Lancea, 17 novembre 1405 (ibid.).

19. Louvé. Louve, quartier rural, quartier du Deffens.

20. Merdansson, Merlançon – torrent qui traverse Aubagne et se jette dans l’Huveaune. Première mention : Merdanson, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché)

21. Molin supérieur. Moulin du Chapitre, moulin à eau, sur le béal. Première mention :  Molendinum de Canonica, 17 avril 1311 (charte aux archives de l’Evêché).

22. Moulin-Inférieur, moulin à eau, sur le béal,

23. La Palud, les Paluds – quartier rural (1872). Le nom indique l’existence de lieux marécageux ; il désigne ici un grand bassin sans écoulement qui était autrefois un lac que la commune d’Aubagne partageait avec celle de Gémenos. Mention Paludis, 30 décembre 1322 (acte notarié).

24. Pey Pagam, 8 septembre Peipagan lieu-dit, quartier de Longue- Lance. Première mention : Podium Paganum, 17 novembre 1405 (acte aux archives de la Major).

25. Pillon ou Peyron Le Pilon – lieu-dit, à la jonction du vallat des Lignières et de l’Huveaune.

26. Poux de Mignot. Poux de Mignot – lieu-dit (1872). Première mention : Puteus Minhotorum, 25 septembre 1375 (acte aux archives de l’Evêché).

27. Rodonel, Rodoneau – colline, vers Roquefort.

28. La Rouquette. La Roquette – lieu-dit, quartier de Loute.

29. Saint-Martin – montagne, quartier de Greissau (1872).

30. Solland, Solans, quartier rural (1872).

31. Cartier du Teron.  Font de Taron – lieu-dit, au bourg d’Aubagne (1872). Première mention : Fons Teroni, 18 décembre 1406 (acte aux archives de la Ma­jor).

32. Tortels, La Tourette – lieu-dit, quartier du Passon. Première mention : Los Tors, 17 novembre 1405 (registre aux archives de la Major).

33. La Tourtoire – lieu-dit, quartier des Paluds (1872)/

34. Vallon de Broquier sive la Famulière . Première mention du Vallon de Broquier, près de Rodoneau.

35. Vallon das Eguos. Vallon des Aigues lieu-dit, quartier des Vaux.

36. Vallon des Gavots – lieu-dit.

35. Als Vauls. Les Vaux – lieu-dit. Première mention : Las Vals, (charte aux archives de l’Evêché).

1565 – 8 septembre : FONDATION DE LA PREMIERE COLONIE EN AMERIQUE DU NORD : Des colons espagnols menés par l’explorateur Pedro Menéndez de Avilés fondent la première colonie européenne en Amérique du Nord à Saint Augustine (dans l’actuelle Floride). Celle-ci sera détruite par les Anglais vingt ans plus tard.

1651 – 8 septembre : INONDATIONS CATASTROPHIQUES DUES A LA REPPE ET AU GAPEAU –

1. LA REPPE : Le 8 septembre 1651, les immeubles ruraux d’Ollioules sont ravagés par les eaux de la Reppe, tout particulièrement les moulins des Rattes, de Clappiers et de Palisson. Ce ne sera que le 11 septembre qu’on trouvera dans le port de Sanary le corps sans vie de Jean Allègre, jardinier d’Ollioules, emporté par la rivière le 8 septembre. Il sera enterré dans le cimetière de Sanary (Castellan E., 1937, p. 63 ; B. Rotger, 1984). Par suite des eaux du 8 septembre 1651 : le conseil d’Ollioules vota en 1652 des fonds nécessaires à la remise en état des moulins et immeubles détruits (Les Rattes, Clappiers et Palisson), nettoyage des vallats, afin de faire farine au plus tôt.

2. LE GAPEAU : Le 8 septembre 1651 est une date funeste pour le village de Belgentier. Une brusque inondation dévaste toute la vallée du Ga­peau. Une délibération du 19 novembre 1651 du Conseil général de la Communauté nous apprend que le Pont-de-Table et le Pont de Guiran de Truébis furent rompus, qu’il faudra les rhabiller, ce qui indique que la catastrophe du 8 septembre étendit ses ravages dans les paroisses de la communauté. Les archives ne mention­nent pas ce qui a provoqué ce désastre mais on pense à une trombe d’eau qui s’abattit subitement sur la région. Le bilan est éloquent les re­gistres paroissiaux belgentiérois mentionnent que 44 personnes (21 hommes, dont 3 soldats du duc de Vendôme, 8 femmes et 15 enfants) furent noyées (Paul Maurel, Histoire de Solliès, 1936).

1659 – 8 septembre : DECUGIS, prêtre de Sanary en remplacement de EYNAUD malade (Rotger B., 1984).

1699 – 8 septembre : Fournery (registre aux archives de l’Evêché) – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier de Saint- Marcel, à la Tuilière. Première mention :  Romiguiera, 9 septembre 1357 (acte notarié).

1701 – 12 janvier : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Lettre de Lorance à Alger où il est relevé que [les Algériens] ont encore , du plus grand au plus petit, seize vaisseaux et deux galères, mais ils n’ont pas, sur ces dernières, assez d’hommes pour en équiper une seule ; cette année, elle restent donc au port, inutilisées », cf. Congregazione « De Propaganda Fide » Rome, « Scritture Riferite nei ongressi Barbaria » dans « Barbarie, liasse 3, p. 141, 8 septembre 1701, cité par Robert C. Davis, « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans », 2006, p. 133).

1708 – 8 septembre : Jacques Goyon de Matignon, 62e ABBÉ de Saint-Victor de Marseille – Le 8 septembre 1708, l’ancien évêque de Condom, Jacques Goyon de Matignon, est mis en possession de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille dont il est le 17ème abbé commendataire et le ou 62ème ou 69ème abbé. Il avait reçu le brevet royal en 1703 et les bulles de provisions en août 1708. Jusqu’à sa mort survenue le 15 mars 1727, il sera le seigneur majeur de Six-Fours et de La Seyne.

1720 – 8 septembre : DEJA 30 000 morts de la peste à l’intérieur des murailles de Marseille – Le 8 septembre 1720, on compte 30 000 morts de la peste à l’intérieur des murailles de Marseille. Il ne reste plus guère de boulangers ni de bouchers. Le commandant Chataud, celui-là même qui a apporté l’épidémie en Provence avec la cargaison de son vaisseau « Le Grand Saint-Antoine », est mis en prison au Château d’If. Les échevins sont découragés (André Maurice, 1983).

1721 – 8 septembre : l’épidémie de peste a OFFICIELLEMENT  cessé à Toulon  – Dans l’acte déclaratif de la santé, souscrit devant Dupont, brigadier des armées du roi, commandant à Toulon et dans le pays et devant le consul d’Antrechaus, les consuls de la viguerie affirment sous la foi du serment. que l’épidémie de peste a cessé à Toulon  le 8 septembre 1721. Ce procès-verbal était évidemment un « trompe-l’œil » destiné uniquement à faire cesser les craintes et à rétablir le commerce ». Ces dates sont fausses. Le même document constate que la viguerie avait été « entièrement détruite par la peste » (Vallentin du Cheylard Roger, 2000) . C’est là encore une erreur, car Sanary dut à la salubrité de son climat d’être singuliè­rement privilégiée (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980). C’est d’ailleurs ce jour-là que le nouveau Conseil de Sanary entre en fonction avec Joseph Aycard comme premier consul au lieu et place de Jacques Gautier. Comme il y a peu d’argent la première décision est de poursuivre jusqu’à parfait paiement les débiteurs de la commune. Le conseil donne aussi décharge au précédent conseil des dépenses faites à cause du malheur de la contagion (B. Rotger, 1984).

1726 – 8 septembre : PEUR D’UNE RECIDIVE DE LA PESTE – Les effets de la peste de 1721 ne sont pas encore  résorbés que les ports sont mis en alerte chaque fois que des risques semblent se présentent comme c’est le cas pour l’interdiction faite par le Roi, sous peine de mort « à toutes personnes de quelque condition et quelle qualité qu’elles soient de garder en leur possession aucun effets de quelque espèce qu’ils puissent être provenant du bâtiment Le Cheval Marin qui, venant de Smyrne a mouillé le 4 septembre à la rade du Brusc d’où il n’est parti pour Marseille que le 8 septembre. Fait à Toulon, le 28 septembre 1726 » (B. Rotger, 1984).

1760 – 8 septembre : MONTREAL TOMBE FACE AUX BRITANNIQUES – Peu de temps après la capitulation de la ville de Québec, Montréal, sous le pouvoir du gouverneur Vaudreuil, est à son tour contrainte à la reddition. Dès 1755, la guerre entre Britanniques et Français ravageait les territoires canadiens, avant même que ne débute la guerre de Sept ans (1756 – 1763), qui a alimenté les conflits. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais. Le traité de Paris, en 1763, établira officiellement le pouvoir britannique sur le Canada (sauf Saint-Pierre-et-Miquelon).

1761 – 8 septembre :

1. le conseil d’Ollioules adresse une supplique au roi afin qu’il lève l’interdit frappant un monastère de femmes depuis le règlement par justice de l’affaire Cadière. De quelle affaire s’agit-il ? Orpheline de Joseph, son père, marchand regrattier, et d’une santé fragilisée par les conséquences de la peste de 1720, Marie-Catherine Cadière est protégée par sa mère et ses frères, tous deux ecclésiastiques. Elle appartient donc au milieu de la petite bourgeoisie toulonnaise. Elle sera attirée par les sermons et le charisme spirituel du père Jean-Baptiste Girard, jésuite, qu’elle rencontre en avril 1728. Après des accusations de corruption portées contre le père Girard, elle est éloignée au couvent de sainte Claire d’Ollioules, en juin 1730. Elle en sort en septembre de la même année. En novembre, ses convulsions, en partie mises en scène par ses frères, font beaucoup de bruit et attirent l’attention de la justice. L’affaire passe de la sénéchaussée de Toulon, vite incompétente, à la juridiction du Parlement d’Aix-en-Provence. Catherine Cadière est enfermée aux Ursulines de Toulon puis transférée à Aix, dans le couvent des Visitandines, le temps du procès. Accusée et accusatrice, elle devient un symbole du pouvoir et de la corruption des jésuites et sert les intérêts du camp janséniste. Un premier verdict, rendu le 11 septembre 1731, la condamne à la potence. Un deuxième jugement, le 10 octobre suivant, l’innocente. Les foules aixoises et toulonnaises sont en liesse, saluent leur héroïne et conspuent le père Girard. Catherine Cadière est renvoyée chez sa mère pour ne pas créer davantage de troubles à Aix-en-Provence. On perd alors sa trace, ce qui entretient le mystère sur le personnage. Quant au monastère de Sainte-Claire, il est frappé d’interdit. Le 8 mars 1758, le « sieur Burel, maire d’Ollioules, a proposé que les différentes représentations qui lui ont été faites de la part de bien des particuliers d’Ollioules pour pourvoir à l’éducation des villes lui ont fait sentir la perte que l’on a faite par l’interdit du monastère de Sainte-Ursule. … Toutes le filles trouvaient dans cette maison les ressources d’une éducation épurée soit par le travail soit par la religion, les mœurs et la décence. Elles étaient non seulement instruites par des leçons, mais elles y étaient maintenues par les exemples, et nous devons avouer que perdre cette maison, c’est… un des plus gros coups que nous puissions essuyer… Notre Communauté se ressentira de la perte de cette maison, étant privée des contributions qu’elle fait… pour les fermes ; les ouvriers y perdront aussi, parce qu’ils profitent de la circulation de son revenu qui est considérable et qui est une ressource pour une petite ville qui en a peu et qui attend tout de ses terres qui sont devenues ingrates par une fatalité qui se succède depuis plusieurs années… Le Conseil a unanimement délibéré donner pouvoir aux sieurs maire et Consuls de supplier nos seigneurs les ministres pour parvenir au rétablissement d’une maison… qui lui est nécessaire. »  Malgré toutes ces démarches, l’interdit subsistait encore lorsque le Conseil délibéra le 8 septembre 1761 de supplier sa Majesté d’ôter l’interdit d’un monastère qui est assez renté pour n’être pas à charge de l’Etat, puisque ces dames jouissent d’un revenu de 3441 livres 2 sols 9 deniers et elles sont au nombre de cinq avec 308 livres de charge… (Delattre, Saliceti 1996 ; Castellan E., 1937, p. 184-192).

2. Assignation de la part du seigneur à la Communauté d’Ollioules pour se faire payer sa rente féodale – 8 charges, 4 panaux, 6 picotins 1/3 des picotins de blé échus le 15 août dernier, … soit 250 livres (Castellan, 1937). 

1789 – 8 septembre : UN BUSTE DE NECKER A L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS – Mardi 8 septembre : Pour prouver son attachement à Necker, l’Assemblée des représentants de la Commune de Paris a décidé de placer un buste du ministre à l’Hôtel de Ville ; l’Assem­blée a demandé à Houdon, sculpteur du roi ayant déjà réalisé le buste de Washington, d’exécuter ce travail : Houdon avait déjà proposé ses services, n’exigeant que le bloc de marbre pour tout salaire (1789-1989, Agenda du bicentenaire).

1793 – 8 septembre :

1. trois volontaires sanaryens de la 4e compagnie du 4e bataillon du Var versent la somme de 4oo livres qui servira à l’équipement de volontaires – Du 6 au 8 septembre 1793, incorporé dans un détachement de 4000 hommes placés sous le commandement du général Vandamme, le 4ème bataillon du Var participe à la bataille victorieuse de Hondschoote qui délivre Dunkerque des Anglais. Le 8 septembre, trois volontaires sanaryens de la 4e compagnie du 4e bataillon du Var versent la somme de 4oo livres, montant d’une souscription faite en leur faveur à raison de leur enrôlement et devenue sans objet à cause de leur désertion. Le conseil de Sanary décida d’envoyer une partie de cette somme à la Société populaire de Toulon pour servir à l’équipement de volontaires et de consacrer le surplus à la réparation des fusils de la garde nationale (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. Le tribunal criminel ou révolutionnaire est transféré de Toulon à Grasse – Paul Maurel, Histoire de Solliès, 1936, p. 223-225 : Le tribunal criminel ou révolutionnaire avait été établi à Toulon. Quand Toulon se fut livré aux Anglais, le siège en fut transféré à Grasse, en vertu d’un arrêté des représentants en mission pris à Solliès.

Voici le texte de cet arrêté :

« Au nom de la République Française et de la Loi;

Les Représentants du peuple près l’armée d’I­talie réunis à leurs collègues des départements méri­dionaux ;

<c Considérant l’urgente nécessité de rendre à la justice criminelle toute l’activité qu’exigent les cir­constances impérieuses dans lesquelles se trouve le département du Var ;

« Considérant que l’assassinat, l’absence ou la défection des membres composant le tribunal crimi­nel séant à Toulon sont cause que les prisons sont remplies de prévenus de délits graves ;

« Considérant que dans ces instants de crise générale où le brigandage, le meurtre, et la trahison sont exercés par une faction scélérate, ennemie de la République et de la liberté, un des devoirs les plus essentiels des représentants du peuple est de faire punir les traîtres ;

« Arrêtent qu’il sera sur le champ établi dans la ville de Grasse, pour le département du Var, un tribunal criminel, lequel sera formé, suivant les lois, des membres pris dans les tribunaux des districts qui doivent les fournir, et attendu la difficulté de con­voquer dans le moment le corps électoral, les Repré­sentants du peuple, nomment provisoirement pour Remplir les fonctions de président du tribunal crimi­nel le citoyen Vincent Lombard, du lieu des Arcs ; pour accusateur public, près le même tribunal, le ci­toyen Vachier, homme die loi de Barjols, et pour gref­fier du même tribunal le citoyen Girard, homme de loi, de Cotignac.

« A Solliès, le 8 septembre 1793, l’an II de la République Française.

Signé : Paul Barras, Fréron, Robespierre jeune, Ricord ».

Le tribunal criminel ou révolutionnaire de Grasse cessa ses opérations le 27 avril 1794, après le vote de la loi des 27 et 28 Germinal an II, qui supprimait les tribunaux révolutionnaires des départements et déférait les « suspects » et contre-révolutionnaires au tribunal révolutionnaire de Paris (Paul Maurel, Histoire de Solliès, 1936, p. 223-225 ). Nota : Paul Barras, natif de Fox-Amphoux, élu dé­puté suppléant du Var à la Convention, avait rempla­cé Dubois-Crancé qui, élu en même temps dans le Var et les Ardennes, avait opté pour ce dernier département.

4. premier conseil municipal du Beausset après celui du 9 août. Entre-temps, bien des événements sont survenus. Peut-être qu’à la date du 9 août, le soutien de la commune aux fédéralistes toulonnais n’était plus aussi « franc et massif » qu’en juillet. Indiscutablement il devait y avoir au Beausset au sein de la municipalité, du comité général des sections, de la société patriotique et de la commune, une lutte d’influence entre jacobins « légalistes » et patriotes modérés pro-fédéralistes. Pour preuve la lettre du comité général des sections permanentes de Toulon datée du 8 août, reprochant aux membres composant la municipalité du Beausset de bloquer au village « divers coffres d’armes et autres effets du 2ème ba­taillon des grenadiers des Bouches du Rhône… sous prétexte de défaut de charrettes, prétexte ridicule dans un bourg où cette ressource ne saurait manquer…  » Les toulonnais semblent nerveux ; on les comprend… Cette fois-ci, Le Beausset va se retrouver pour un temps au cœur des événements historiques, et être rattrapé par la Révolution. A sa réunion du 8 septembre, le conseil municipal du Beausset a un seul sujet à l’ordre du jour. En vertu d’un décret de la Convention Nationale, il faut convoquer l’ensemble des habitants du village « à l’effet d’accepter l’acte constitutionnel… ». Le 4 août en effet, la nouvelle constitution de l’an II a été ratifiée par 1.800.000 voix pour, contre moins de 20.000 opposants. Mais vues les circonstances, Le Beausset n’avait pas pris part à ce scrutin… « Tous les habitants de ce canton sont invités à s’y rendre pour donner librement leur vœu ». Cette belle envolée d’esprit très démocratique est toutefois tem­pérée par la mention suivante : « Tous les citoyens qui seront absents, à l’exception de ceux qui sont à la défense de la République, seront dé­clarés émigrés… Tous les citoyens de ce même canton qui ne se seront pas présentés à l’assemblée primaire pour l’acceptation de la constitu­tion, leur récolte sera saisie et leurs biens provisoirement séquestrés jusques à ce que la Convention Nationale en ait autrement ordonné… » On ne s’étonnera donc pas que dans le compte-rendu du 15 septembre qui suit, le curé constitutionnel, Laugier, président de cette assemblée primaire déclare que « l’acte constitutionnel précédé des Droits de l’Homme et du Citoyen a été lu par le citoyen Guignon, un des membres de l’assemblée, avec le plus grand silence, et que l’as­semblée l’avait accepté avec la plus grande joie, sans qu’aucun indivi­du de la dite assemblée n’ait fait aucune réclamation sur aucun des articles de l’acte constitutionnel… » Attendu que l’armée républicaine du général Carteaux, et que trois représentants du peuple en mission, Escudier, Saliceti et Gasparin se trouvent dans le village, on eût été vraiment surpris du contraire ! …

5. Sanary remet deux canons à l’armée du général Carteaux – Le 8 septembre 1793, la municipalité de Sanary remet deux canons de 4 montés sur affût, des boulets et de la poudre à l’armée du général Carteaux à son arrivée à Sanary le 8 septembre. Ce matériel avait été caché aux fédéralistes toulonnais venus réquisitionner quelques jours auparavant le matériel d’artillerie en dotation à Sanarycomposé de « deux pièces qui, par ailleurs n’étaient pas placées sur les batteries de Sanary, mais sur le territoire de Six-Fours ». C’est ce qui s’appelle se défausser ! toutefois, l’affaire des batteries de Sanary et de Six-Fours des 7 et 9 septembre 1793 n’est pas terminée pour autant. Elle trouvera son épilogue le 20 prairial an II (8 juin 1794) quand Claude Pardigon, maire de Sanary, et Joseph Beaussier, maire de Six-Fours, seront arrêtés et guillotinés à Toulon.

1795 – 8 septembre : Pierre Joseph Jullien se propose d’exercer le minis­tère du culte catholique, apostolique et romain à Sanary – Le 22 fructidor an IV (8 septembre 1795), le citoyen Pierre Joseph Jullien ex-curé vient déclarer qu’il se propose d’exercer le minis­tère d’un culte connu sous la dénomination de catholique, apostolique et romain, dans l’étendue de la commune de Sanary. Il requiert qu’il lui soit donné acte de sa soumission aux lois de la République. On ne le tient pas quitte pour autant, et le 24 fructidor il doit encore prêter un nouveau serment devant Jacques Lautier et Joseph Arnaud, commissaires municipaux, dont voici la teneur : « Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le Souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la Répu­blique ».

1796 – 8 septembre : Victoire de Bassano (Pierre Goubert, Initiation), en Vénétie. Les troupes autrichiennes menées par Dagobert Von Wurmser sont largement battues par l’armée française de Bonaparte et battent en retraite, abandonnant tout leur matériel de guerre. La France récupère alors 30 canons, 200 chariots et fait 2 000 prisonniers.

1798 – 8 septembre : commission militaire DE TOULON – Les citoyens de Toulon sont requis par la commission militaire pour témoigner de 1’identité des émigrés et convoqués le 22fructidor (8 septembre 1798). Ce sera ainsi que des détenus du fort Lamalgue, les plus dangereux seront jugés à Brignoles où on les y conduira sous bonne escorte (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1830 – 8 septembre : NAISSANCE DE FREDERIC MISTRAL – Frédéric Mistral, né le 8 septembre 1830 à Maillane, était un écrivain français, également lexicographe de langue provençale. Il est l’auteur du « Tresor dóu Felibrige « , dictionnaire bilingue provençal-français, le plus riche de la langue d’oc. Il écrivit de nombreuses œuvres en langue d’oc, dont « Mirèio » en 1859. Membre fondateur du Félibrige, il obtint le Prix Nobel de littérature en 1904 et mourut en 1914 dans sa ville de naissance.

1841 – 8 septembre : NAISSANCE DE DJVORAK : Le compositeur tchèque Antonín Leopold Djvorák naît le 8 septembre 1841 à Nelahozeves, près de Prague. -Après avoir été organiste et composé ses premières symphonies en 1865, il devient célèbre grâce au « Stabat Mater » (Danses slaves) et à ses symphonies, et accède à la consécration grâce à la « 9e symphonie » (dite « du Nouveau Monde »). A la fin de sa vie, il se concentre davantage sur ses opéras, tel « Rusalka » (1901). Il décède en 1904.

1855 – 8 septembre : FIN DE LA GUERRE DE CRIMEE – La Russie capitule après la prise par le général Mac-Mahon de la tour Malakoff (Sébastopol). La guerre de Crimée oppose depuis 1853 l’Empire ottoman (allié à la France et à la Grande-Bretagne) à la Russie qui veut annexer Constantinople et les Détroits du Bosphore et des Dardanelles.

1867 – 8 septembre : SANARY –

(1980 passerelle sur la Reppe)

1. Le compte rendu du Conseil municipal fait mention du classement des chemins vicinaux de Saint-Nazaire (archives de Sanary)

2. SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –  « Lundi 8 septembre Nativité de la Vierge : toujours un temps splendide. Aujourd’hui c’est la fête de Pépiole, une petite fête champêtre tout à fait étonnante. C’est un lieu de promenade pour beaucoup de personnes surtout quand le temps est beau. Des groupes arrivent de tout côté, d’Ollioules de Six-Fours, de Saint-Nazaire. On mange le nougat, quelquefois une pastèque ; on boit une bouteille de bière ou d’orgeat. On y danse aussi. Autrefois le jeune garçon donnait une poignée d’épingles à la demoiselle qui dansait avec lui. Je ne sais si cette habitude a été conservée.

Les chasseurs ont tué quelques cailles, mais tout de même, elles ne sont pas très nombreuses. Les autres années, le jour de Pépiole était presque toujours une forte journée de chasse. Maintenant, tout est changé ! qu’on se figure qu’il n’a pas plu depuis le mois de janvier ou février. Le gibier ne s’arrête pas, il va plus loin où il espère trouver la nourriture, ou bien il ne descend pas, le temps étant toujours trop chaud. »

(L’îlot des pêcheurs en 1867)

1869 – 8 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – « Mercredi 8 septembre  Nativité de la Vierge : beau temps petite brise de l’est ?. La Marine nous a envoyé la soude demandée par monsieur Michel pour boucher les fonds du port et du dehors du port à l’est du môle des palangriers. On a construit un radeau qui va servir aujourd’hui à faire cette opération. On a commencé ce matin de bonne heure. Jusqu’à présent on a trouvé le terrain convenable pour le creusement du port. Monsieur Olivier c’est transporté à Saint-Nazaire pour suivre cette opération de laquelle dépend tout le travail qu’on doit entreprendre chez nous travail considérable et qui doit changer la face de notre joli pays.

1870 – 8 septembre : épuration des municipalités – Le 8 septembre arrive dans les communes un ordre de Gambetta imposant une épuration des municipalités.

1873 – 8 septembre : Naissance du poète et dramaturge français Alfred Jarry à Laval (mort à Paris en 1907). Il invente le personnage potache et vaguement ignoble du père Ubu (Ubu roi, Ubu cocu…), qu’il met en scène scandaleusement pour la première fois en décembre 1896 et qui le poursuivra toute sa vie. Son imaginaire débridé, qui trouve grâce notamment dans des comédies et spectacles pour marionnettes ou dans un théâtre fantaisiste, marque surtout un refus de toute approche psychologique et réaliste, tout autant que des stéréotypes, optique qui ne laissa pas le poète Antonin Artaud indifférent. Son héritage sera assuré par le « Collège de Pataphysique », fondé en 1948 et cher à Boris Vian.

1885 – 8 septembre : le Conseil Municipal de La Seyne reconsidère la demande d’érection de la section de Saint-Mandrier en commune – Le mardi 8 septembre 1885, le Conseil Municipal de La Seyne reconsidère l’érection de la section de Saint-Mandrier en commune. M. le Maire donne lecture de son rapport ; il est opposé au détachement de cette section. Il énumère les charges qu’elle impose à La Seyne et établit que Saint-Mandrier livré à lui-même, privé d’octroi, ne pourrait se suffire. La demande est donc repoussée par le Conseil Municipal. Mais cela n’a pas été sans discussion. En effet, M. Fabre demande de nouveau que l’on fasse voter La Seyne à ce sujet ; il craint que si l’on émet un avis quelconque, on ne s’attire plus tard des reproches ; il dit qu’il n’a pas été élu pour ça. M. Fabre se trouve là en désaccord avec presque tout le conseil. M. le Maire lui démontre qu’il est hors de la question ; que La Seyne a eu le loisir de mani­fester son opinion, puisqu’il y a eu enquête. Le Conseil, consulté, décide malgré l’opposition de M. Fabre, de se prononcer sur cette question et se rallie aux conclusions du Maire en repoussant la proposition d’érection de la section de Saint-Mandrier en commune distincte. M. Lercari rappelle que l’on a beaucoup promis à Saint-Mandrier et dit que, en attendant on ne fait rien : les écoles sont dans un très mauvais état, la question de la création du cimetière attend toujours une solution. M. le Maire donne l’assurance de ses meilleures intentions et dit aux conseillers de Saint-Mandrier de formuler leurs réclamations par écrit, il fera son possible pour leur donner satisfaction.

1895 – 8 septembre : ELECTION DU MAIRE DE LA SEYNE – Saturnin Fabre a disparu définitivement de la compétition : Les Seynois ont été appelés aux urnes et la majorité nouvelle est composée des partisans de François Bernard. Mais la marge de manœuvre de la nouvelle municipalité demeure étroite. En effet : à la session extraordinaire du 8 Septembre 1895 l’élection du Maire donne les résultats suivants : – Inscrits : 27 ; – Majorité absolue : 14 ; – François Bernard : 16 voix, élu. – Romain Divisia : 11 voix. – Le premier adjoint Félix Gros est élu avec 16 voix. – Le deuxième adjoint Jean Ferrandin obtient aussi 16 voix. Saturnin Fabre a disparu définitivement de la compétition. Ces derniers chiffres montrent que la population Seynoise reste profondément divisée. Dans le concert déchaîné contre Fabre, les opposants feront feu de tout bois, provençal y compris. Ainsi de cette assez stupéfiante chanson composée au siège des jeunesses socialistes, imprimée et diffusée en ville. « Se sian fourma en coumita / Es parqué la merdo passo pas », dit la chanson, scandée par ce refrain dont les vieux Seynois comprendront tout le sens :  » Préféraren toujours lei torpilleurs e lei toupinos » (René Merle, 1997).

1904 – 8 septembre : LE CROISEUR-CUIRASSÉ RUSSE « BAYAN » EST COULÉ A PORT-ARTHUR – Mis à l’eau le 12 juin 1900 par les FCM-La Seyne, lecroiseur-cuirassé Bayan est livré à la Russie en avril 1903 et affecté à la flotte du Pacifique. Il rejoint Port Arthur. Le 27 juillet 1904, il est victime d’une mine japonaise et rentre au bassin pour réparation. Le 10 août 1904, la flotte russe fait une tentative de sortie pour gagner Vladivostok ; le Bayan, toujours en réparation, reste au port assiégé par les forces terrestres japonaises. Le 8 septembre 1904, il est coulé dans le port par des tirs d’obusiers .après la prise de Port Arthur. Les Japonais s’emparent du bâtiment et le renflouent. Conduit au chantier japonais de Maizuru en 1906, il est modifié et réarmé. Baptisé Aso, il entreprend une nouvelle carrière sous pavillon japonais. En 1920, il sert de mouilleur de mines. Désarmé en 1930, il coulera en 1932 comme bâtiment cible (Serge Razzanti).

1911 – 8 septembre : LE sectionnement électoral de Saint-Mandrier EST adopté par l’assemblée départementale – Le 8 septembre 1911, un télégramme expédié de Draguignan à l’adresse de l’adjoint spécial de Saint-Mandrier, apprend aux électeurs que la question relative au sectionnement électoral, demandé au Conseil Général du Var par les citoyens de Saint-Mandrier, vient d’être adoptée à l’unanimité par les membres de l’assemblée départementale. Ce télégramme est affiché aussitôt à l’hôtel de ville du Creux Saint-Georges où il reçoit, dans la soirée surtout, de nombreux lecteurs. Le lendemain les pavois seront arborés toute la journée à la mairie en l’honneur du sectionnement.

1934 – 8 septembre :

1. émeutes à Tunis et à Sfax – Le 8 septembre 1934, les Français apprennent par la radio, puis par les journaux, que des émeutes ont éclaté à Tunis et à Sfax où le gouverneur général vient d’instituer un numérus clausus limitant le nombre de bacheliers tunisiens à 40 par an.

2. la S.D.N. EN REUNION A GENEVE – A Genève, la Société des Nations, pour sa part, vient d’ouvrir le débat portant sur trois points : l’admission de l’URSS, le plébiscite en Sarre pour son rattachement à l’Allemagne et l’indépendance de l’Autriche.

1939 – 8 septembre :

1. à Saint-Mandrier, il n’est plus fait qu’une catégorie de pain, celle dite de « consommation courante » – Dès le 8 septembre 1939, à Saint-Mandrier, il n’est plus fait qu’une catégorie de pain, celle dite de « consommation courante » (cf. arrêté préfectoral du 5 septembre 1939 que nous avons déjà cité). Le service de pain, viande, etc., est assuré par plusieurs personnes dévouées.

2. premier sommet interallié – A Abbeville, au cours du premier sommet interallié, le Premier britannique, Chamberlain, déclare qu’il « n’y a rien à faire pour sauver la Pologne ». Il rejoint ainsi les réserves faites par le général français Gamelin pour qui il s’agit avant tout de protéger la France. De son côté, le Président du conseil français, Daladier, s’oppose à cette position de repli et recherche l’appui de Churchill, Premier lord de l’Amirauté britannique.

1940 – 8 septembre : Edouard Daladier, Paul Reynaud et le général Gamelin placés en résidence surveillée – Le 8 septembre 1940, Edouard Daladier, Paul Reynaud et le général Gamelin sont placés en résidence surveillée au château de Chazeron (Puy-de-Dôme). Rejoints bientôt par Georges Mandel et Léon Blum, ils seront inculpés dans le cadre d’un procès sur les responsabilités de la défaite.

1941 – 8 septembre : interdiction de posséder un poste radio ou un matériel similaire – Le 8 septembre 1941, le gouvernement de Vichy interdit la possession de poste radioélectrique ou tout matériel susceptible d’en constituer un. A partir du 28 octobre, l’écoute des postes anglais ou étrangers sera interdite.

1943 – 8 septembre :

1. L’armistice DE L’Italie avec les Alliés ET SES CONSEQUENCES – Le 8 septembre 1943, le successeur de Mussolini, le maréchal Badoglio conclut un armistice avec les Alliés et annonce la capitulation sans condition de l’Italie, ce qui entraînera le débarquement allié en Calabre.

Les Allemands déclenchent en fin de soirée le plan « ACHSE ». Ils envahissent alors totalement la zone côtière méditerranéenne, désarment leurs anciens alliés et prennent le contrôle absolu de la zone d’occupation italienne et bien sûr de la région toulonnaise. L’occupation allemande se fait ainsi sans coup férir. A 2 h du matin, toutes les troupes stationnées dans Toulon sont désarmées, quoique de nombreux soldats se soient dispersés dans la population et la campagne alentour. A l’aube, l’occupation de ce qui était la veille sous contrôle italien est pratiquement terminé.

Le vice-amiral Wever, depuis Aix-en-Provence, prend le commandement de la zone sud, avec le capitaine Montigny à Toulon ; le capitaine de vaisseau ingénieur Herzberg prend le commandement de l’arsenal et le capitaine Bode celui du port ; le Dr Graeber reste à la tête de la Werft ; le colonel Kattner prend le commandement de la forteresse Toulon.

A la BAN de Saint-Mandrier, la totalité des machines-outils est démontée et envoyée en Allemagne, via La Seyne. Puis un jour, on voit un chaland accosté, chargé d’une locomotive à vapeur et des wagons portant des tubes de canons récupérés sur le cuirassé Provence, sabordé à Toulon. Le train ira à Cépet et les batteries dynamitées le 27 novembre 1942 seront particulièrement remises en état. Plusieurs trains seront nécessaires. Quant aux soldats italiens, ils seront soit incorporés dans l’armée allemande, soit faits prisonniers et utilisés comme tels. Seuls quelques-uns rejoindront le maquis ou parviendront à rentrer chez eux.

Dans les territoires occupés, et c’est le cas en France, les troupes italiennes laissées sans ordre précis se débandent. Peu tentent de résister comme à Gap ou Grenoble, où dans la nuit du 8 au 9 septembre les échanges de tirs provoquent des pertes importantes, une centaine de tués et blessés de part et d’autre. Parmi eux figurent plusieurs soldats, 5 au moins, inhumés dans le cimetière franco-italien de Saint-Mandrier.

Du 8 au 10 septembre 1943 les Allemands capturent en France plus de  40.000 prisonniers. « J’ai été fait prisonnier à Gap, puis conduit à Grenoble – raconte l’un d’eux. Là les Allemands m’ont demandé si je voulais travailler pour l’Allemagne, travailler pour l’Organisation Todt ou me déclarer ennemi de l’Allemagne. J’ai choisi la troisième option et me suis retrouvé à Forbach après 18 jours de train à bestiaux ». Considérés comme des traîtres et non comme des prisonniers de guerre, les Allemands leur attribuent le statut d’internés militaires, italienischer Militärinternierter, dits « IMI ». Ils sont enfermés dans des Straflager, camps de représailles et ne peuvent pas bénéficier de la protection de la convention de Genève. Beaucoup sont envoyés en Lorraine et employés comme mineurs de fond ou comme ouvriers dans les aciéries et usines d’armement souterraines contrôlées par les Allemands. Soumis à de très dures conditions de vie et de travail les « IMI » subissent une très forte mortalité, en Moselle notamment où, dans les usines Flick à Rombas, des milliers de travailleurs forcés – Polonais, Russes, « IMI »- périssent de sous-alimentation, de manque d’hygiène, d’épuisement ou de mauvais traitements. Cela permet de comprendre que 224 soldats inhumés à Saint-Mandrier proviennent de Lorraine et 204 plus précisément de Moselle. Ils participent aussi à la construction d’usines d’armement, de bases de sous-marins, de lignes de fortifications comme les Murs de l’Atlantique ou de la Méditerranée. A la veille du débarquement du 6 juin 1944, les travailleurs étrangers engagés dans l’Organisation Todt sur le littoral français sont 165.000, parmi lesquels on dénombre 20.000 Italiens dont  une partie provient de la IVe Armée.

Beaucoup de ces travailleurs forcés ne survivent pas à la guerre, victimes d’accidents, de leurs dures conditions de vie. Certains d’entre eux, morts sur le littoral atlantique, en Bretagne ou en Normandie, font sans doute partie des personnes inhumées à Saint-Mandrier. Les bombardements et les combats de la Libération amplifient le nombre des décès. C’est le cas à Piolenc, près d’Orange, dans le Vaucluse, où dans la nuit du 21 au 22 août 1944, le lieutenant Kurt Leibbrand, qui commande la 6ème compagnie de génie de la XIXème Armée fait fusiller 26 soldats italiens incorporés dans son unité. Les victimes désignées sont réveillées en pleine nuit sous prétexte de travaux urgents à effectuer, conduites au lieu-dit «Beauchêne» et tuées par deux mitrailleuses dissimulées dans le bois. Leurs dépouilles seront transférées à Saint-Mandrier en décembre 1962. En Italie, la Wehrmacht occupera Rome que les alliés n’ont pas eu le temps de contrôler. Quant aux soldats italiens du front russe, ils seront internés dans des camps où les exécutions seront nombreuses. En 1988, un charnier 10 000 d’entre eux a été découvert près de la ville de Deblin, au sud-est de la Pologne.

2. Dommages causés à Sanary par les troupes d’occupation italiennes – Dans les archives communales de Sanary, sous la rubrique « Dommages causés par les troupes d’occupation italiennes (T.O.I.), entre le 1er juillet et le 12 septembre 1943 », on trouve un texte, laconique qui se passe de commentaire : « Au Pont d’Aran, : tranchées dans le bois, pins coupés, 19 600 f ; aux grands ponts (La Jeanne) : 200 pins coupés, 8 à 10 000 f ; dans plusieurs propriétés à Boucène : murs démolis, terres défoncées, pins coupés, terres défoncées ; au Lançon, dans plusieurs propriétés : murs démolis, récoltes perdues, bois en feu (3 tonnes d’olivier), arrachage de 40 oliviers environ ; à La Falaise, sous les Baux : dégâts aux toitures et aux clôtures, 10 000 f. ; au Cercle Agricole de la Vernette, du 1 .7 au 5.9.43 : occupation de la salle et emploi de matériel (cuisinière, 4 tables, 10 chaises) ; etc. Auxquels s’ajoutent d’autres frais divers. A la Piole, en revanche, nonobstant les aménagements de la cote 147, ils ne font aucun dégât. Par la suite, les autorités italiennes reconnaîtront les faits et en rembourseront certains comme l’attestent les archives de Sanary où l’on peut lire l’attestation de l’ex commandant de la 163ème batterie italienne comme quoi ses troupe avaient commis pour 71 000 F de dégâts chez un propriétaire sanaryen : « Toulon, le 21.10.1943. Il sottoscritto, Tenente Di. Vicino Giacomo ex commandante della 163° batteria del 104° gruppo artiglieria G. F. a  P.M. 95, in seguida a la richiesta scritta del Signor Podesti a Sanary / Mer datata al 21/10/943 ; attesto che il Signor Canolle Eugène ha subito nella sua proprietà danni da parte dei soldati della batteria susdetta del’ammontare a frc 71 000 (settantuno millo) come risulto risulto dal rapporto del esperto Cayol Marius di Bandol (Var) rilasciato il 6/10/943. In fede [Signé :] « Il Tenente Giacomo Di Vicino. ».

(le navire de ligne ROMA vient d’être touché par une bombe planante allemande. Cl. personnel)

3. l’escadre italienne échappe aux Allemands en S’EVADANT DE La Spezia lève l’ancre et EN GAGNANT Tarente – Relevons, à la date du 8 septembre 1943, que l’escadre italienne qui se trouvait à La Spezia lève l’ancre et fonce vers le sud pour rejoindre Tarente. Cet acte courageux – qui tranche sur la pusillanimité des amiraux français en novembre 1942 – entraînera la disparition du super-dreadnought « Roma », mais sauvera l’honneur de la marine italienne car son sistership « Littorio », ralliera Malte le 8 septembre 1943 où il restera inemployé avant d’être conduit après la guerre en Egypte, sur le Grand Lac Amer.

4. Comme s’ils étaient partis depuis 9 jours et non 9 mois, les Allemands se réinstallent dans les maisons où ils furent (…) Aucun d’eux ne couche dehors. Plus de mulets, de guimbardes toilées vétustes. Tanks, camions, chenillettes. (…) Ce Allemands, personne ne les regarde et ils ne regardent personne, donnés à leur affaire qui est d’huiler les instruments de guerre, de patrouiller, de surveiller le large. (Suivent des images de cette époque 🙂 quatre gendarmes qui débouchent une fin de dimanche sur le quai, fusil à la bretelle, casque enfoncé jusqu’aux oreille. (…) Sur le quai encore, un type de la Gestapo (…), suivi de son chien à trois pas, tête haute. (…) Des centaines de soldats (…) qui se livrent à des exercices d’assouplissement. (…) Une nuit, panne d’électricité (…) ; le chef responsable du secteur est réveillé à deux heures du matin – Si dans une heure, l’électricité ne fonctionne pas, vous serez fusillé. (…) Sur le mur d’une école, des enfants ont écrit à la craie A bas les boches ! (…) A l’instituteur : – si encore une fois A bas les boches ! vous pan ! dans la cour de l’école ! etc. (Valloton B., 1945 ).

5. Le sous-marin « Casabianca » fait des patrouilles et des missions spéciales du 2 au 8 septembre 1943.

1944 – 8 septembre :

1. CREATION DES Forces républicaines de sécurité (FRS) au sein de la résistance française – Le 8 septembre 1944, en même temps que les troupes alliés libèrent Besançon, les Forces républicaines de sécurité (FRS) sont créées au sein de la résistance française à partir des Milices patriotiques et des FTP.

2. Jean Giono arrÊtÉ à Digne – Ce jour-là, Jean Giono, accusé de collaboration, est arrêté et incarcéré à Digne. Il sera libéré le 31 janvier 1945.

3. L’AMIRAL MARQUIS EST REVOQUE SANS PENSION – André-Amédée-Abel Marquis est né à Toulon (Var) le 24 octobre 1883. Arrêté par les Allemands le 27 novembre 1942, jour du sabordage de la flotte, il fut à nouveau emprisonné à la Libération, révoqué sans pension à compter du 8 septembre 1944, et condamné par la Haute Cour le 14 août 1946 à cinq ans de prison. Gracié en septembre 1953, amnistié en juillet 1955, l’arrêté le révoquant fut cassé par le Conseil d’Etat en novembre 1956. L’amiral Marquis mourut à La Roche-sur-Yon, le 15 octobre 1957 (Etienne Taillemite, 2002).

1946 – 8 septembre :CREATION DU secours catholique – Alors que la France renaît de ses cendres et que la population émerge de cinq années d’occupation et de privations, cardinaux et archevêques français, attentifs aux problèmes de pauvreté et d’exclusion de tous les publics, et voyant l’hiver arriver à grands pas, créent le secours catholique, association destinée à promouvoir la justice sociale.

1951 – 8 septembre : 48 pays signent le traité de San Francisco sur le statut du Japon d’après guerre. S’il met fin à l’occupation, il s’accompagne de la reconnaissance de l’indépendance de la Corée et, entre autres, du renoncement au Formose. Suivant la volonté des Etats-Unis qui souhaitent faire barrage au communisme, le Japon est autorisé à assurer sa défense et à participer à un système d’alliances militaires. Les Etats-Unis gardent d’ailleurs des bases militaires sur le territoire. Bien qu’il n’ait pas été signé par la Chine et l’URSS, le traité entrera en application le 28 avril 1952.

1957 – 8 septembre : JUAN MANUEL FANGIO – Le légendaire pilote de Formule 1, Juan Manuel Fangio, décroche son cinquième et dernier titre de champion du monde au terme du grand prix de Monza. Dans cette course, il se place en fait derrière le britannique Moss qui fut l’autre star de la saison. C’est le quatrième titre consécutif pour l’Argentin. Il faudra attendre près de cinquante ans pour que Schumacher dépasse ces deux records légendaires.

1964 – 8 septembre : On tourne à Saint-Mandrier le film « L’Âge Ingrat » avec Jean Gabin et Fernandel. Dans ce film on peut voir les anciens lavoirs qui seront démolis après 1965 (Gisèle Argensse, 1989, p. 238). Les Mandréens assistent et même participent au tournage du film « L’Age Ingrat » produit par Jean Gabin et Fernande! (la GAFER). Cet événement fait la une des journaux locaux et André Godaint écrit un reportage dans « Var-Matin » : « Depuis une dizaine d’années, à l’époque où Maurice De Cannonge sortit  »Trois de la Manne », la paisible cité de Saint-Mandrier n’a plus servi de cadre pour le tournage d’un grand film…. Pourtant après cette « décade (sic)» au cours de laquelle caméras ou « Sunlight » prospectèrent ailleurs, Saint-Mandrier va revenir sur le tapis de l’actualité cinématographique car, en septembre prochain, Jean Gabin et Fernandel y seront les vedettes d’un film dont les extérieurs doivent être filmés sur le port ou dans les calanques. Cette nouvelle, c’est le metteur en scène lui-même, Gil Grangier, qui nous l’a annoncée. Nous l’avons rencontré alors qu’il revenait justement de prospecter la région et qu’en compagnie de ses techniciens, il tenait « table ronde » au Golf-Hôtel des Sablettes, son quartier général : « Depuis une quinzaine de jours, nous avons parcouru la côte, de Martigues jusqu’au Cap Bénat, et nous avons finalement fixé notre choix sur Saint-Mandrier pour tourner, et ceci à cause de plusieurs raisons. La première évidemment, c’est parce que le pays convient fort bien pour restituer l’ambiance du scénario. La situation géographique est interve­nue également pour quelque chose, les facilités de cadrage aussi et puis, dans toute la presqu’île la nature y est si riche… » Jean Gabin et Fernandel sont les vedettes de ce film… Depuis « Les Gaîtés de l’Escadron, ces deux vedettes du cinéma français ont rarement tourné ensemble. Sur ce scénario dû à pascal Jardin, il est probable qu’ils nous fourniront une production à l’échelle de leur valeur. » Gabin et Fernandel au naturel très simple, se mêleront à la vie de la population. En dehors du tournage, toute l’équipe du film mangeait à la cantine scolaire mise aimablement à sa disposition par le Maire Louis Clément. On pouvait apercevoir parmi les maquilleurs, électriciens, cameramen, scripts ou techniciens, Noël Roquevert, Paulette Dubosc… Les artistes étaient reçus au restaurant « La Tartane » par le propriétaire Titin Macario et sa famille. De nombreuses scènes du film avaient été tournées non seulement à la Tartane mais encore dans le garage d’une villa de la Corniche d’Or, sur le quai Aristide Briand et à la Coudoulière (Gisèle Argensse, 2000, p. 75-77.). Les premières scènes du 42ème film de Gilles Grangier, « l’âge ingrat », sont mises en boîte le mardi 8 septembre sur la plage de la Coudoulière (Ken Nicolas, vol. 2, p. 209). Un accident heureusement sans gravité, empêcha Fernandel et Jean Gabin d’assister à l’apéritif donné en leur honneur par Titin Macario. En effet, Fernandel descendait de camion et la portière de celui-ci se refermant brusquement, le heurtait à l’avant-bras droit, le coupant profondément sur plusieurs centimètres. II était aussitôt soigné par sa maquilleuse mais il se faisait excuser auprès de Titin Macario et de Virgile Arjaud. Avec Jean Gabin, il regagnait aussitôt son hôtel afin de pouvoir se reposer et se remettre de ses émotions (Gisèle Argensse, 2000, p. 76-77).

1973 – 8 septembre : Dans une lettre à Marcel Haedrich, chroniqueur à Europe N° 1, madame Pompidou écrit : « Il ne servirait à rien de signaler des rechutes de grippe qui ne se seraient pas produites si le Président avait eu le temps de se reposer ». Parti le 6juin à Cajarc pour y passer les fêtes de Pentecôte, M. Pompidou re­prend ses activités le 12 et offre le soir même un grand dîner en l’honneur du corps diplomatique. C’est le neuvième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1978 – hier 7 septembre : VENDREDI NOIR A TEHERAN – L’armée ouvre le feu sur à la foule réunie place Jaleh (Téhéran) pour manifester son opposition au Shah d’Iran, Mohamed Réza. Une centaine de personnes seront tuées. C’est le début de la fin pour la monarchie des Pahlévi fondée en 1925. En 1979, une république islamique, dirigée par l’ayatollah Khomeiny, sera instaurée.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 348e livraison). Aspects socio-économiques

              En 1664, l’eau arrive enfin sur la place de l’église, en avant du cimetière, et en suffisance pour alimenter les habitants et les  navires étrangers. Mécontents, les Consuls d’Ollioules interviennent de nuit et font démolir la canalisation. Surpris par des femmes, inquiètes de ne plus voir l’eau couler, ils les  attachent à des arbres, et blessent un témoin. Alertés, les syndics de Saint-Nazaire, et plusieurs habitants arrivent, ce qui faitdéguerpir les Ollioulais. Après le dépôt des plaintes, un officier de justice se déplace jusqu’au bourg, et interroge témoins et syndics dans le logis (auberge) à l’enseigne de Saint-Nazaire. Le procès qui suit à Aix voit la condamnation des Ollioulais à réparer les dégâts commis. L’eau revient à la fontaine et y coulera jusqu’en 1856.

Alors que tout semble sourire à la nouvelle collectivité qui se développe autour du port, le second acte se termine par un nouvel échec : La demande de séparation de Saint-Nazaire et d’Ollioules est rejetée par le roi dont les  lettres patentes décidèrent le maintien « à perpétuité » de l’union d’Ollioules et de Saint-Nazaire, année 1664 (P. Chazal, A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 Sanary 1000 ans d’histoire ; Rotger, 1984, p. 85 et suiv.).

LE TERROIR MARSEILLAIS (550e livraison) :

Louis Chaix ou Chays, Et probablement né à Marseille vers 1780. Il a suivi des cours de peinture de l’académie de cette ville, sous David et de Beaufort. Pris en amitié pour un riche amateur d’art marseillais, Louis de Borely, Il put faire de longues études en Italie . Où il copia des œuvres de Raphaël et de Rubens. De retour à Marseille, Chays décora plusieurs plafonds du château Borély, entre autres ceux du salon d’honneur et de la bibliothèque où l’on peut admirer ses belles peintures du Triomphe de Psyché et d’Apollon et les Muses.

 (à suivre)

OLLIOULES, 14e livraison :

1212 – 8 septembre : REGLEMENT DE LA DÎME DES TERRES ET DU JARDIN DE L’EVÊQUE DE TOULON – Règlement faict en l’an 1212 par Estienne, évêque de Toulon, sur la dixme des terres et du jardin tant de son domaine et du prévôt que aultres à Tollon, Ollioules, Six Fours, cultivés en faveur de la sacristie de l’église de Tollon. Ensemble pour les offrandes et spécialement des draps de soye, des mortuaires, et pour l’assistance personnelle de l’évesque au réfectoire, les bonnes fêtes et autres droicts (Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss. 1859, f°198 ; réf. Jacques Parès, 1938 n°336)).

1651 – 8 septembre : INONDATION CATASTROPHIQUE DUE A LA REPPE –

1. LA REPPE : Le 8 septembre 1651, les immeubles ruraux d’Ollioules sont ravagés par les eaux de la Reppe, tout particulièrement les moulins des Rattes, de Clappiers et de Palisson. Ce ne sera que le 11 septembre qu’on trouvera dans le port de Sanary le corps sans vie de Jean Allègre, jardinier d’Ollioules, emporté par la rivière le 8 septembre. Il sera enterré dans le cimetière de Sanary (Castellan E., 1937, p. 63 ; B. Rotger, 1984). Par suite des eaux du 8 septembre 1651 : le conseil d’Ollioules vota en 1652 des fonds nécessaires à la remise en état des moulins et immeubles détruits (Les Rattes, Clappiers et Palisson), nettoyage des vallats, afin de faire farine au plus tôt.

1761 – 8 septembre :

1. le conseil d’Ollioules adresse une supplique au roi afin qu’il lève l’interdit frappant un monastère de femmes depuis le règlement par justice de l’affaire Cadière. De quelle affaire s’agit-il ? Orpheline de Joseph, son père, marchand regrattier, et d’une santé fragilisée par les conséquences de la peste de 1720, Marie-Catherine Cadière est protégée par sa mère et ses frères, tous deux ecclésiastiques. Elle appartient donc au milieu de la petite bourgeoisie toulonnaise. Elle sera attirée par les sermons et le charisme spirituel du père Jean-Baptiste Girard, jésuite, qu’elle rencontre en avril 1728. Après des accusations de corruption portées contre le père Girard, elle est éloignée au couvent de sainte Claire d’Ollioules, en juin 1730. Elle en sort en septembre de la même année. En novembre, ses convulsions, en partie mises en scène par ses frères, font beaucoup de bruit et attirent l’attention de la justice. L’affaire passe de la sénéchaussée de Toulon, vite incompétente, à la juridiction du Parlement d’Aix-en-Provence. Catherine Cadière est enfermée aux Ursulines de Toulon puis transférée à Aix, dans le couvent des Visitandines, le temps du procès. Accusée et accusatrice, elle devient un symbole du pouvoir et de la corruption des jésuites et sert les intérêts du camp janséniste. Un premier verdict, rendu le 11 septembre 1731, la condamne à la potence. Un deuxième jugement, le 10 octobre suivant, l’innocente. Les foules aixoises et toulonnaises sont en liesse, saluent leur héroïne et conspuent le père Girard. Catherine Cadière est renvoyée chez sa mère pour ne pas créer davantage de troubles à Aix-en-Provence. On perd alors sa trace, ce qui entretient le mystère sur le personnage. Quant au monastère de Sainte-Claire, il est frappé d’interdit. Le 8 mars 1758, le « sieur Burel, maire d’Ollioules, a proposé que les différentes représentations qui lui ont été faites de la part de bien des particuliers d’Ollioules pour pourvoir à l’éducation des villes lui ont fait sentir la perte que l’on a faite par l’interdit du monastère de Sainte-Ursule. … Toutes le filles trouvaient dans cette maison les ressources d’une éducation épurée soit par le travail soit par la religion, les mœurs et la décence. Elles étaient non seulement instruites par des leçons, mais elles y étaient maintenues par les exemples, et nous devons avouer que perdre cette maison, c’est… un des plus gros coups que nous puissions essuyer… Notre Communauté se ressentira de la perte de cette maison, étant privée des contributions qu’elle fait… pour les fermes ; les ouvriers y perdront aussi, parce qu’ils profitent de la circulation de son revenu qui est considérable et qui est une ressource pour une petite ville qui en a peu et qui attend tout de ses terres qui sont devenues ingrates par une fatalité qui se succède depuis plusieurs années… Le Conseil a unanimement délibéré donner pouvoir aux sieurs maire et Consuls de supplier nos seigneurs les ministres pour parvenir au rétablissement d’une maison… qui lui est nécessaire. »  Malgré toutes ces démarches, l’interdit subsistait encore lorsque le Conseil délibéra le 8 septembre 1761 de supplier sa Majesté d’ôter l’interdit d’un monastère qui est assez renté pour n’être pas à charge de l’Etat, puisque ces dames jouissent d’un revenu de 3441 livres 2 sols 9 deniers et elles sont au nombre de cinq avec 308 livres de charge… (Delattre, Saliceti 1996 ; Castellan E., 1937, p. 184-192).

2. Assignation de la part du seigneur à la Communauté d’Ollioules pour se faire payer sa rente féodale – 8 charges, 4 panaux, 6 picotins 1/3 des picotins de blé échus le 15 août dernier, … soit 250 livres (Castellan, 1937). 

LA SEYNE-SUR-MER. 250e livraison :

Marseille – Le 8 septembre 1708, l’ancien évêque de Condom, Jacques Goyon de Matignon, est mis en possession de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille dont il est le 17ème abbé commendataire et le ou 62ème ou 69ème abbé. Il avait reçu le brevet royal en 1703 et les bulles de provisions en août 1708. Jusqu’à sa mort survenue le 15 mars 1727, il sera le seigneur majeur de Six-Fours et de La Seyne.

1885 – 8 septembre : le Conseil Municipal de La Seyne reconsidère la demande d’érection de la section de Saint-Mandrier en commune – Le mardi 8 septembre 1885, le Conseil Municipal de La Seyne reconsidère l’érection de la section de Saint-Mandrier en commune. M. le Maire donne lecture de son rapport ; il est opposé au détachement de cette section. Il énumère les charges qu’elle impose à La Seyne et établit que Saint-Mandrier livré à lui-même, privé d’octroi, ne pourrait se suffire. La demande est donc repoussée par le Conseil Municipal. Mais cela n’a pas été sans discussion. En effet, M. Fabre demande de nouveau que l’on fasse voter La Seyne à ce sujet ; il craint que si l’on émet un avis quelconque, on ne s’attire plus tard des reproches ; il dit qu’il n’a pas été élu pour ça. M. Fabre se trouve là en désaccord avec presque tout le conseil. M. le Maire lui démontre qu’il est hors de la question ; que La Seyne a eu le loisir de mani­fester son opinion, puisqu’il y a eu enquête. Le Conseil, consulté, décide malgré l’opposition de M. Fabre, de se prononcer sur cette question et se rallie aux conclusions du Maire en repoussant la proposition d’érection de la section de Saint-Mandrier en commune distincte. M. Lercari rappelle que l’on a beaucoup promis à Saint-Mandrier et dit que, en attendant on ne fait rien : les écoles sont dans un très mauvais état, la question de la création du cimetière attend toujours une solution. M. le Maire donne l’assurance de ses meilleures intentions et dit aux conseillers de Saint-Mandrier de formuler leurs réclamations par écrit, il fera son possible pour leur donner satisfaction.

1895 – 8 septembre : ELECTION DU MAIRE DE LA SEYNE – Saturnin Fabre a disparu définitivement de la compétition : Les Seynois ont été appelés aux urnes et la majorité nouvelle est composée des partisans de François Bernard. Mais la marge de manœuvre de la nouvelle municipalité demeure étroite. En effet : à la session extraordinaire du 8 Septembre 1895 l’élection du Maire donne les résultats suivants : – Inscrits : 27 ; – Majorité absolue : 14 ; – François Bernard : 16 voix, élu. – Romain Divisia : 11 voix. – Le premier adjoint Félix Gros est élu avec 16 voix. – Le deuxième adjoint Jean Ferrandin obtient aussi 16 voix. Saturnin Fabre a disparu définitivement de la compétition. Ces derniers chiffres montrent que la population Seynoise reste profondément divisée. Dans le concert déchaîné contre Fabre, les opposants feront feu de tout bois, provençal y compris. Ainsi de cette assez stupéfiante chanson composée au siège des jeunesses socialistes, imprimée et diffusée en ville. « Se sian fourma en coumita / Es parqué la merdo passo pas », dit la chanson, scandée par ce refrain dont les vieux Seynois comprendront tout le sens :  » Préféraren toujours lei torpilleurs e lei toupinos » (René Merle, 1997).

1904 – 8 septembre : LE CROISEUR-CUIRASSÉ RUSSE « BAYAN » EST COULÉ A PORT-ARTHUR – Mis à l’eau le 12 juin 1900 par les FCM-La Seyne, lecroiseur-cuirassé Bayan est livré à la Russie en avril 1903 et affecté à la flotte du Pacifique. Il rejoint Port Arthur. Le 27 juillet 1904, il est victime d’une mine japonaise et rentre au bassin pour réparation. Le 10 août 1904, la flotte russe fait une tentative de sortie pour gagner Vladivostok ; le Bayan, toujours en réparation, reste au port assiégé par les forces terrestres japonaises. Le 8 septembre 1904, il est coulé dans le port par des tirs d’obusiers .après la prise de Port Arthur. Les Japonais s’emparent du bâtiment et le renflouent. Conduit au chantier japonais de Maizuru en 1906, il est modifié et réarmé. Baptisé Aso, il entreprend une nouvelle carrière sous pavillon japonais. En 1920, il sert de mouilleur de mines. Désarmé en 1930, il coulera en 1932 comme bâtiment cible (Serge Razzanti).

1943 – 8 septembre : A la BAN de Saint-Mandrier, la totalité des machines-outils est démontée et envoyée en Allemagne, via La Seyne.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 68e livraison. Place à l’Huile. (Suite)

Après la création, en 1357, d’une foire franche par Philippe de Tarente, vice-roi de Provence, les  fréquentes relations qui s’établirent entre les marchands étrangers et les Toulonnais, donnèrent plus d’activité aux transactions intérieures. Aussi la Communauté sollicita et obtint, en 1368, de la reine Jeanne l’autorisation de créer un marché hebdomadaire qui se tint tous les samedis sur la Plassa de la Mar.

Vers le milieu du XIVe siècle on procéda à la construction du Château royal, vulgairement dénommé Casteou de la Mar, parce qu’il était situé au bord du rivage. Il s’élevait sur le terrain compris actuellement entre la place à l’Huile, la rue Méridienne, la rue République et l’église Saint- François de Paule. Le Casteou était flanqué de deux tours et constituait une véritable forteresse préposée à la défense de la cité ; il était la demeure du bailli et du vice-bailli.

Avant l’édification du premier Hôtel-de-Ville, c’est dans ce château qu’étaient reçus les rois, les princes et les personnages de distinction qui venaient à Toulon. Un document de 1332 mentionne « que le palais se composait de diverses chambres, chapelle et chambre où le juge royal logeait et rendait la justice, et il fallait par conséquent que ledit palais fut de grande étendue » (Archives communales, GG. 86). Le château possédait en outre de nombreuses dépendances : la Tour antique, la Tour de la Gabelle, les greniers à sel, les prisons et le four royal. Ce four était situé à l’extrémité de la place, vers l’entrée de la carriera de Sant-Michaël. En face du four se trouvait une ruelle appelée rue du four royal, qui aboutissait à la place de la Poissonnerie actuelle. Perpendiculairement à cette ruelle, venait déboucher, près de la carriera Drecha dite de la Pescarié, une autre petite rue désignée dans les anciens cadastres sous le nom de la carreyreta de la Plassa (Archives communales, CC. 8, 391-393).

UNE BLAGUE (une vraie) POUR LA ROUTE

Le palais de Jusice d’Argostoli, nouvellement construit, s’est écroulé au moment où le ministre de la Prévoyance, M. Adamapoulos, venait d’en sortir (Le Méridional-La France, 14 août 1953)

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture si vous avez la chance de trouver ces éphémérides en ligne.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

Source : https://ephemeridesribot.com/2024/09/08/ephemerides-du-8-septembre-2/↗

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