ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 31 AOÛT 2024- 13e ANNÉE (n° 4535)
ILLUSTRATION : un verre de vin blanc sur le Zambèze en 2011.
FETES
Les Aristide, que nous fêtons aujourd’hui, tiennent leur prénom d’Aristide d’Athènes qui enseignait la philosophie et fut, entre autres, l’auteur d’une Apologie de la religion qu’il présenta à l’empereur romain Hadrien et dans laquelle il soutenait le principe de la divinité du Christ. Son initiative semble avoir eu un certain effet sur l’empereur puisqu’un édit fut rendu peu après de Rome interdisant d’exécuter les suspects sans mise en jugement préalable, ce qui permit aux chrétiens de pratiquer leur religion dans un calme relatif.
Malgré ces débuts prometteurs, le prénom n’a pas fait florès car on ne compte que près de 7000 personnes à l’avoir porté depuis 1900 dont seulement 3000 vivent encore de nos jours.
Autres saints fêtés ce jour : Alphand – Arédius – Aricie – Arik – Baruch – Gabrielle – Jonas – ainsi que Raymond Nonnat (mort en 1240),religieux de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci, il se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d’un prisonnier à Tunis. Il se consacra à l’évangélisation de ses compagnons d’infortune. Pour cette raison ses geôliers lui mirent aux lèvres un cadenas qu’on n’ouvrait que pour les repas. Il fut libéré grâce à une rançon, et revint à Rome comme procureur de son Ordre. Il rencontra saint Louis, envoyé par le Pape pour décider le roi de France à partir en croisade. (“Saint Raymond Nonnat – Diocèse de Strasbourg”) Quelques mois avant sa mort, il fut nommé cardinal et mourut à Barcelone (conférence des évêques de France).
Le calendrier républicain dédie le 31 août de l’An II à la noix qui n’est en fait que le noyau sec du fruit du noyer ou drupe dont le brou est inconsommable mais utilisable en industrie.
LE MOT DU JOUR
« La guerre est un mal qui déshonore le genre humain » (Fénelon).
LE DICTON DU JOUR
« Plus le singe s’élève, plus il montre son cul pelé ».
LOCUTION PROVENçale du jour
Plan-plan. Elle fait plan-plan ses petites affaires, c’est-à-dire à son heure, sans bruit, et paisiblement. Surnom ironique d’une personne qui parle et agit sans hâte. Cf. l’italien « piano, piano ! »
ÉPHÉMÉRIDES

1199 – du 21 août au 24 août : (Em 22) MODENE – Neige abondante à Modène le 21 août (28 août) et gel du 21 août (28 août) jusqu’au 24 août (31 août).
1255 – 31 août et 27 octobre : Belcodène – bien que située dans la viguerie d’Aix, Belcodène avait été disputée, au point de vue ecclésiastique, par l’archevêque d’Aix et par l’évêque de Marseille. En suite de deux transactions faites les 31 août et 27 octobre 1255 (Liber Thésaurus, fol. 120 ; Livre Vert, fol. 7), il fut convenu que l’église de Belcodène appartiendrait alternativement aux deux diocèses, c’est-à-dire une année à celui de Marseille, une année à celui d’Aix, ainsi de suite. L’église de Belcodène était paroisse et succursale de Fuveau, dépendante de l’abbaye de Saint-Victor. Rappelons que Belcodène appartient au canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Son église, dédiée à Saint-Pierre, dépendait du diocèse d’Aix au XIXe siècle. Au IXe s., nommée Cavadenis (polyptique de Wadalde), la seigneurie de Belcodène appartenait à la famille de Sabran par suite du mariage de Darde avec Jean de Sabran, avec droit de juridiction, sous la mouvance du comte de Provence, qui avait les cas royaux, les appels et les dénis de justice.
1285 – 31 août : droit des chartreux de Montrieux – L’acte 376 du cartulaire de Montrieux, daté du 31 août 1285, relate que « Raimond de Nîmes, évêque de Marseille, adresse aux bailes de Méounes, de Signes, de Meinarguettes et du Beausset, une lettre par laquelle il leur rappelle le droit des chartreux de Montrieux de faire paître librement leurs troupeaux sur ses terres. Il reconnaît n’avoir aucune juridiction sur les personnes et les biens du monastère. Il ordonne d’infliger une amende de 5 sous à toute femme qui pénètre dans les défens de Montrieux pour y cueillir des genêts, y ramasser des glands ou y moissonner. » C’est là l’origine du nom de la Fontaine de 5 sous au Beausset laquelle marquait les limites de la chartreuse de Montrieux (Raymond Boyer, 1980, p. 659).
1294 – 31 août : locum dels Autents (charte aux archives de la Major). Les Autins – quartier rural, commune d’Allauch (1872).
1342 – 31 août : où il est question de Béatrix de Trets et du Revest – Le 31 août 1342, Béatrix, dame de Trets et du Revest, fille de feue Sibile de Trets, donne procuration à Hugues Dalmas, Albert Roux et Pierre Gantelmi, de Toulon, pour l’administration de ses biens et droits. Quelques années plus tard, par testament elle déclarera comme héritiers universels : Raimond et Dragonet de Montauban (de Gérin-Ricard : Arch. départ. du Var, E suppl., 559, fol. 136 v°.).
1440 – 31 août : six-fours et la taxe sur les céréales – Un commandement du sieur abbé de Saint-Victor, notifié à tous experts, excepté ceux d’Ollioules, possédant biens au terroir de Six-Fours, de n’enlever aucun blé ou autres grains du dit terroir, sans avoir payé le vingtain (Castellan, 1937, p. 26).
1599 – 31 août : BANALITÉS – Le 31 août 1599, toutes les redevances foncières, cens, corvées, établis par l’acte d’habitation de Pontevès ou charte de fondation communale du 25 avril 1477, sont convertis en une rente pécuniaire et annuelle de 300 livres. En un siècle, il ne reste aux Pontevès, de leur vieille suprématie, qu’un titre seigneurial, avec la moyenne et la basse justice, et la banalité du four et du moulin, que leur devancier Bertrand a fait construire en 1477 pour l’usage des habitants.
Note : banalités – en termes de féodalité, obligation pour les gens d’une seigneurie de se servir du four, du moulin banal, moyennant redevance (Robert). Dans les chartes de Montrieux (XIIe et XIIIe siècles), les banalités sont en relation avec le monopole seigneurial des fours (droit de fournage), des moulins et des aires à blé (Boyer R., 1980).
1678 – 31 août : Requête de Carlo Mellis, de Tursi (Basilicate) capturé par des corsaires sur une plantation jésuite près de Policoro . En règle générale, ces rapts ou raids avaient pour objectif de se saisir de moines pour les rançons et d’ouvriers laïcs pour en faire une main d’œuvre servile en Barbarie. – « Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans (1500-1800), 2006, p. 226.
1707 – 31 août : Le duc de Savoie repasse le Var – Après son échec devant Toulon, la retraite du duc de Savoie fut rapide et bien ordonnée. Elle s’accomplit sans trop de difficultés. Si le maréchal de Tessé l’avait poursuivi, comme il eut dû le faire, peut-être la situation des Alliés eut pu devenir critique. Les paysans des régions traversées par les ennemis étaient exaspérés par les vexations, les vols et les mauvais traitements qu’ils avaient subis. Sept mille tentèrent d’empêcher l’armée de franchir les défilés de l’Estérel. Ils n’y réussirent pas, n’étant ni armés ni commandés. Il eut suffi que M. de Tessé eut donné l’ordre, en temps utile, à la cavalerie de M. de Médavy de seconder les efforts des populations. Il ne le fit pas et cela reste une tâche à sa mémoire. Le duc de Savoie repassa le Var, le 31 août (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).
1721 – 31 août : Dernier DÉCÈS DE LA PESTE à La Seyne. SITUATION DE LA SEYNE, SIX-FOURS ET SANARY. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (G. Delattre, ms, inédit).
Le 31 août 1721, à Sanary, un enfant de Jacques JULIEN décède de la peste (Rotger B., 1984).
1789 – 31 août : Le Palais-Royal commence à s’agiter contre « les traîtres qui veulent le veto ». L’éventualité d’une nouvelle insurrection parisienne conduit les monarchiens à se rapprocher des aristocrates et de la Cour. Mounier et Clermont-Tonnerre leur suggèrent même d’installer l’Assemblée à Soissons ou Compiègne. Mais le roi refuse, voyant toujours dans ces nouveaux conseillers ses ennemis d’hier. Ainsi, rien n’est tranché. La solution demeure entre les mains de Louis XVI. (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 31 AOÛT).
1793 – 31 août : L’AVANT-GARDE DE CARTEAUX SE HEURTE AUX ANGLAIS A OLLIOULES ET DANS LES GORGES D’OLLIOULES – Le 31 août, une avant-garde de l’armée de Carteaux, composée de six cents grenadiers, arrive au Beausset avec six canons. Deux cents d’entre eux, avec deux canons, se dirigeant vers Toulon, se heurtèrent aux premières troupes anglaises qui les repoussèrent et s’installèrent dans les gorges d’Ollioules (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 261).
31 août, l’avant-garde de Carteaux commandée par Mouret arrive à Ollioules et s’y établit avec deux pièces de 4 (G. Delaforge : La marche en avant de l’armée Carteaux reprend très vite, et dès le 29 août, l’armée de la République entre à Ollioules). A Toulon les généraux français avaient demandé aux Anglais d’occuper en priorité le village d’Evenos, et de fortifier les hauteurs dominant les Gorges d’Ollioules. Ils proposaient de confier cette défense aux troupes françaises. Mais les Anglais qui ignoraient la valeur de ces positions, et qui ne voulaient donner aucune mission importante aux troupes françaises, mieux, avaient le secret désir de les désarmer, négligèrent cet avis. Ollioules pris, il fallut bien en convenir, on avait fait une bêtise, il fallait reprendre le village, et les gorges, si on le pouvait (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 8 et 9).
Note HR : Mouret André né à Saigneville (Somme) le 13 novembre 1746 – mort à Versailles le 10 octobre 1818 – Général de brigade en août 1793 servit au siège de Toulon où il fut nommé général de division – Commandant de la 1ère division des Côtes à Toulon (1795-1796).
L’avant-garde de l’armée républicaine de Carteaux, venue de Marseille et dont le Q.G. était au Beausset, eut un violent engagement à Ollioules avec un détachement anglais ; à la suite de cette rencontre, la majeure partie de la population de ce village, épouvantée, se rendit à Toulon. D’autre part, peu de temps auparavant, les débris des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône, qui avaient battu en retraite devant les républicains, avaient cantonné, partie à Ollioules, avec un bataillon de volontaires nationaux, partie à La Seyne ; la garnison d’Ollioules fut refoulée en même temps que les Anglais le 31 août. Mais ces derniers, revenant à la charge, reprirent aussitôt ce bourg en s’emparant d’une partie de l’artillerie républicaine ; les soldats de Carteaux se replièrent alors sur Le Beausset (Louis Baudoin, 1965, p. 342. Après le combat, un drapeau du 5ème bataillon des Bouches-du-Rhône fut trouvé sur le grand chemin d’Ollioules).
Paul Maurel écrit : « Après avoir battu les contre-révolutionnaires à Salon et à Septème, Carteaux est entré à Marseille (25 août). Il exécute les mesures de répression ordonnées par les conventionnels, puis reprend sa marche et entre le 29 à Ollioules » (Paul Maurel, 1945).
Il y a une confusion certaine dans les dates. Paul Maurin-Carcopino, avec un certain décalage chronologique, écrit : « Le jour-même où la flotte anglaise entre dans la rade de Toulon, le général Mouret, à la tête des avant-gardes républicaines, qui avait déjà installé son poste de commandement au Beausset, décide de tenter un coup de main sur Ollioules. Le 29 août, il a un violent engagement avec les Anglais auxquels se sont joints quelques éléments des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône après avoir battu en retraite devant les républicains » (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 39). Les dates de P.-M. Carcopino rejoignent ici celles du Dr Delaforge qui place la prise d’Ollioules le 28 août et non le 31.
1793 – août : création de greniers publics – Des lois votées en août prescrivirent la création de greniers publics, la taxation de l’avoine, du bois et du charbon, la réquisition des subsistances nécessaires à l’approvisionnement de Paris. Ces mesures étaient néanmoins insuffisantes pour améliorer la condition pénible des plébéiens et particulièrement des éléments les plus pauvres, les plus atteints par la cherté de la vie et la disette des produits alimentaires. Les « Enragés » redoublèrent leurs attaques contre la politique des Jacobins. Ils réclamaient la terreur, le « maximum général », la répression implacable de la spéculation. Outre ces revendications d’ordre avant tout social, soutenues par la plèbe, les chefs des « Enragés » (Leclerc en août, Jacques Roux en septembre), réclamaient la mise en vigueur immédiate de la Constitution de 1793 (A. Manfred, 1961).
1794 – 31 août (14 fructidor ?) : HÔPITAL DU BEAUSSET – Toujours dans un même souci d’égalité administrative, on nomme le 14 fructidor (31 août) deux nouveaux recteurs pour l’hôpital du Beausset, dans lequel règne « le désordre le plus continuel ». A tel point qu’il « n’est pas possible de savoir ni les militaires qui entrent, ni ceux qui en sortent, ni les dépenses qui se font » ! … Jean Baptiste Gueirard et Joseph Venel sont donc chargés de voir tout cela de plus près (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
1799 – 31 août : EXPÉDITION D’EGYPTE – (extrait du « Journal d’un notable du Caire », ‘Abd-al-Rahman al-Jabartî, traduction et notes de Joseph Cuoq) – Samedi 29 [31 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799] – Le général Kléber est donc arrivé. Coups de canon de tous les forts pour son entrée au Caire. Les Français, petits et grands, sont allés à sa rencontre. Il s’est rendu à la demeure même de Bonaparte, qui avait été auparavant celle d’al-Alfî, à l’Azbakiyya. C’est là qu’il s’installa.
En ce jour, arriva un groupe de soldats d’al-Sharqiyya. Ils apportaient quantité de butin du pays qui s’était soulevé contre eux : ils avaient sévi durement et avaient pris du butin. Ils amenaient avec eux 70 personnes, hommes, femmes et enfants, attachés par des cordes ; ils les emprisonnèrent à la Citadelle.
Ce jour, les cheikhs et les personnalités les plus notables se rendent auprès du nouveau général en chef pour le saluer. Mais la rencontre ne put avoir lieu ce jour. On leur promit le lendemain. Ils se retirèrent donc. Le lendemain, le général les reçut : ses visiteurs ne le trouvèrent pas souriant et avenant, le visage détendu, comme Bonaparte, qui, lui, était cordial, mettait à l’aise ses interlocuteurs riait avec eux. Note de l’auteur : Raibaud rapporte que les égyptiens appelaient Bonaparte al-kabîr (le grand – le chef par opposition à Kléber qu’ils surnommaient al-tawîl (le long, le grand de taille).
1800 – 31 août : SURCOUF CAPTURE LE HMS « KENT » – Combat du 31 août 1800 au cours duquel le corsaire Surcouf qui commandait la « Confiance », captura le navire anglais « Kent », monté par quatre cents hommes d’équipage avec trente-huit canons. Une chanson de marins, « Le trente et un du mois d’août », rappelle cet épisode :
« Le trente et un du mois d’août / nous aperçûmes sous le vent à nous / nous aperçûmes sous le vent à nous / une frégate d’Angleterre, / qui fendait la mer et les flots, / pour attaquer Bordeaux. / Buvons un coup, buvons-en-deux / à la santé des amoureux, / à la santé du roi de France / et merde pour le roi d’’Angleterre / qui nous a déclaré la guerre /
« Le commandant du bâtiment / fit appeler son lieutenant / « lieutenant te sens tu capable, / dis-moi te sens tu assez fort / pour prendre l’Anglais à son bord ? » / Le lieutenant fier et hardi / lui répondit « capitaine oui / faites monter votre l’équipage, / Hardi gabiers, fiers matelots, / Faites monter tout l’monde en haut » / Et au premier coup de sifflet / On fit grimper tous les gabiers / et c’est çà coups de haches d’arme, / et c’est à coups de mousquetons, / qu’l’Anglais ramène son pavillon ! »
« Que dira-t-on de nous tantôt / au Havre, à Nantes et à Bordeaux / d’avoir pris un si beau navire / de cent vingt pièces de canons / nous qu’en avions que trente-deux bons. /
« Buvons un coup, buvons-en-deux / à la santé des amoureux, / à la santé des vins de France, / à qui nous devons le succès / d’être vainqueurs sur les Anglais ! »
1811 – 31 août : Décès à Paris de Louis Antoine de Bougainville, navigateur et explorateur du Canada (1756), des Malouines (1763), connu pour avoir réalisé un tour du monde en 1766 qu’il publia sous le titre « Voyage autour du monde par la frégate « La Boudeuse » et la flûte « L’Etoile », » (rééd. Le Cercle du Bibliophile, sd, 382 p.), suivi, en 1771, par le Supplément de Diderot au voyage de Bougainville réédité avec une chronologie et une introduction par Antoine Adam, Paris, Garnier-Flammarion, n° 252, 1972, 188 p. Fidèle à Louis XVI lors de la Révolution, il quitta en 1792 l’armée navale de Brest qu’il commandait pour se consacrer à l’étude des sciences.
1835 : LE CHOLÉRA EN PROVENCE – le choléra frappe la Seyne, sans causer beaucoup de décès (Cyril Castelbou / la seyne / chronologie). Le choléra gagna Toulon et La Seyne. Marius Michel a toujours aimé Tamaris où il se souvient d’avoir vécu avec son père sur le Stationnaire au mouillage et, avec tendresse, il revoit la maison du Manteau où des amis l’avaient recueilli pour échapper à la terrible épidémie de choléra de 1835. En trois mois, près de 500 de nos concitoyens périrent de ce fléau. Antoine Michel jugea plus sûr pour la santé de son enfant de prendre le large et de l’emmener avec lui sur la goélette la Torche, dont il venait de prendre le commandement.] (Ortolan Georges, 1989)
Le fléau s’est déclaré depuis les premiers jours de mai à Saint-Chamas (Bouches du Rhône). Le premier cas est signalé à Toulon le 23 juin, à la Seyne le 27. Dès le début de juillet, il y a à Toulon 48 décès le 4, 69 le 5, 91 le 6, 108 le 11 (chiffre maximum pour un jour). Beaucoup de Toulonnais se réfugient à Marseille… où le fléau sévit également. L’épidémie s’étend à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Alpes Maritimes jusqu’à Villefranche. Le 11 juillet, le sous-préfet de Toulon demande la révocation de 3 juges qui ont abandonné leur poste. Quant aux médecins de village, on n’en a pas une haute opinion. On ignore alors le rôle des microbes pathogènes, ainsi que celui de l’eau dans la transmission de la maladie. L’épidémie sévit durant les mois de juillet et d’août. Le dernier décès dans le Var est daté du 31 août à la Seyne (Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990).
1. Décès de Charles Baudelaire.
2. SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary — Sanary, samedi 31 août 1867 – Vent d’est, jolie brise. Chaleur insupportable. Aujourd’hui on a amené dans le port le bateau lesteur de 8 tonneaux qui avait sombré au milieu du golfe depuis le 10 avril de la présente année. Comme il était chargé de grosses pierres, on a été obligé de le décharger au fond de la mer par les moyens d’un ouvrier marin qui avait revêtu le scaphandre. Il a fallu deux bons jours pour effectuer ce travail au bout desquels le bateau est monté à la surface de l’eau. On l’a vidé de l’eau qu’il contenait et tout a été fini.
1869 – 31 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Sanary, samedi 31 août 1869 – vent d’est – jolie brise – beau temps – chaleur supportable – aujourd’hui on a amené devant le port le bateau Lester le 8 tonneaux qui avait sombré au milieu du Golfe depuis le 10 avril de la présente année. Comme il était chargé de grosses pierres on a été obligé de le décharger au fond de la mer par le moyen d’un ouvrier marin qui avait revêtu le scaphandre. Il a fallu 2 ou 3 jours pour effectuer ce travail au bout desquels le bateau et monter à la surface de l’eau. On l’a vidé de l’eau qu’il contenait et tout a été fini.
1883 – 31 août : PÉTITION DE VOISINS CONTRE LE MAINTIEN DU LAZARET DE LA SEYNE – Nous trouvons dans le « Petit Var » du 31 août 1883 sous le titre « Le Lazaret » une pétition signée depuis Toulon jusqu’à Saint-Mandrier et que le Conseil Municipal de Toulon a appuyée d’un avis favorable dans sa dernière séance du mois d’août 1883. Cette pétition est adressée à MM. les Ministres de la Marine et de la Guerre : « Nous, soussignés, propriétaires ou habitants des bords de la côte qui s’étend du Creux Saint-Georges jusqu’aux limites de la commune de La Seyne (Var), avons l’honneur de vous exposer les doléances suivantes dont la légitimité est incontestable. L’administration Sanitaire et la Marine, à l’occasion des craintes d’invasion du choléra, ont décidé de faire mouiller sur la rade du Lazaret un grand transport pouvant contenir 200 lits pour malades ; d’autre part, tous les bâtiments arrivant de l’Extrême-Orient doivent purger, au même mouillage, leur quarantaine d’observation. Ces mesures iront certainement à l’encontre du but qu’on s’est proposé. Nos habitations, très nombreuses en ce moment, sont, en effet, trop voisines du Lazaret et de sa rade pour qu’il n’y ait pas lieu de redouter les effets de la contagion dans le cas où les navires de guerre ou du commerce auraient des cholériques à leurs bords. Cette hypothèse très probable, presque inévitable, venant à se réaliser, le fléau atteindrait rapidement la ville de Toulon elle-même, par suite de la circulation incessante de vapeurs et de nombreuses barques entre Saint-Mandrier, le Creux Saint-Georges, Balaguier, La Seyne et Toulon. Les dangers que nous avons l’honneur de vous signaler seraient écartés en envoyant les navires contaminés ou suspects aux Iles d’Hyères, sur la rade de la Badine, et nous avons la ferme conviction, Monsieur le ministre, que vous n’hésiterez point à provoquer sans retard une décision en ce sens. Cette mesure peut être immédiate et n’occasionner pour ainsi dire, à l’Etat, aucune dépense ; mais vous nous permettrez Monsieur le Ministre, d’examiner la question à un point de vue plus élevé et visant d’avantage l’avenir. Le Lazaret actuel pouvait avoir sa raison d’être, il y a un siècle, alors que la presqu’île de Saint-Mandrier et les quartiers des Sablettes, de Tamaris et de Balaguier étaient déserts et inhabités et que les digues actuelles n’existaient pas ; mais aujourd’hui la situation n’est plus la même. Le Creux Saint-Georges s’est peuplé ; entre Les Sablettes et La Seyne, de nombreuses villas, des établissements industriels ont été édifiés, et ces points sont en communication constante avec la ville de Toulon. Le voisinage du Lazaret est, par suite, un danger permanent pour la santé publique, aussi cet établissement nous paraît devoir être placé dans un lieu complètement isolé. La ville de Marseille ne nous a-t-elle point donné l’exemple en transportant le sien aux îles du Frioul ? Dans tous les ports de la Méditerranée et en Turquie même, n’assistons-nous pas aujourd’hui à des tentatives de même nature ? Le moment est donc venu de résoudre la question en portant le Lazaret sur un point des îles d’Hyères… Nous espérons, Monsieur le Ministre, que vous voudrez bien transmettre à qui de droit les observations qui précèdent en les appuyant de votre haute influence » (Petit Var » du 31 août 1883.
Cette pétition est riche en détails précis qui nous donnent une idée de ce que pouvait être l’agglomération à cette époque. Mais elle ne va pas porter ses fruits dans l’immédiat car le Lazaret continuera de fonctionner jusqu’en 1898 (Gisèle Argensse, 1989, p. 61).
1888 – 31 août : Le jour où Jack l’Éventreur assassina sa première prostituée. Nuit du 31 août 1888. Nous sommes dans le quartier sordide de Whitechapel, il fait un froid à ne pas mettre une prostituée dehors… À croire que l’hiver s’est trompé de saison. Des éclairs ne cessent de zébrer le ciel. Un smog aussi épais qu’un pudding de Noël empêche d’y voir à plus de dix mètres. Pourtant, bravant les éléments, un homme tire une petite charrette. Il s’agit de Charles Cross à la recherche de marchandises à transporter. À 3 h 40, la lueur blafarde de sa lampe éclaire le corps d’une femme gisant sur le sol, morte. Elle a pour nom Polly Nichols. Bientôt quatre autres filles des rues seront à leur tour sauvagement assassinées par le tueur jamais identifié (Le Point, par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos).
1918 – 31 août : Herbert Gassion (frère d’Édith [Piaf] naît à Marseille. Louis Gassion et Annetta Maillard avaient prénommé Édith leur fille née le 19 décembre 1915, en hommage à Edith Clavel, une infirmière anglaise fusillée par les Allemands deux mois plus tôt. Après Édith, ils eurent un second enfant, Herbert Lucien Gassion, né le 31 août 1918 à Marseille. À propos de sa mère, Herbert a dit : « Une grande artiste, mais qui n’a pas su forcer sa chance… Elle a chanté au Chat Noir, au Mikado, au Monocle…, puis est partie à la dérive … ». Très tôt les enfants ont été séparés. Lorsqu’Herbert Gassion naît à Marseille, Édith a un peu moins de 3 ans et vit déjà chez ses grands-parents paternels. Herbert Gassion, cadre administratif, s’est marié tardivement, tout d’abord en 1963 avec Henriette Buguet (1891-1971), veuve de Marcel Frédéric Bouin, puis en 1972 avec Jeanne Dufour. Il est mort le 22 janvier 1997 à Clichy. (La môme de l’acrobate, par Luc Antonini.
1926 – 31 août : Dès sa sortie, Les Surprises de la TSF (So this is Paris), dernier film de Lubitsch pour la Warner, obtient un succès auprès de la critique.
1939 – 31 août :
1. Dans ses plans de mobilisation l’état-major de l’Armée de terre n’avait pas prévu — comme en 1914 — le transport immédiat des divisions d’active de l’Armée d’Afrique en métropole… mais, le 25 août 1939 il annonça qu’il décidait de faire transporter : d’une part, de Marseille vers Beyrouth, par le paquebot Mariette-Pacha un bataillon de la Légion, plus des permissionnaires et réservistes de l’Armée du Levant; d’autre part, de Casablanca vers Marseille, un bataillon de tirailleurs marocains et les cadres de la Légion par le paquebot Chellah; en même temps, la 363e demi-brigade alpine de Marseille en Corse, et, aussi, de Madagascar à Beyrouth deux bataillons de travailleurs malgaches… Puis, de Marseille en Corse, le 31 août 1939, six mille quatre cents hommes de troupes et, à la même date, il décida de faire embarquer à Oran, « vers le 15 septembre », la 86e division d’infanterie à destination de Beyrouth; en outre de transporter d’Afrique du Nord en métropole « fin septembre, début octobre » la 82e division d’infanterie, en même temps que, d’Oran à Marseille, la troisième brigade de spahis et la première division marocaine; en novembre 1939, de Bizerte à Marseille, la 87e division d’infanterie, etc. Comme en 1914, lorsqu’à la fin d’août 1939 le conflit devint imminent nous pouvions craindre d’avoir, à la fois, contre nous l’Allemagne et l’Italie. En conséquence la marine appliqua les mesures prévues pour « le cas A-I », prévoyant, en priorité, la « couverture » des mouvements de troupes par mer et, d’abord, celui des six mille quatre cents hommes destinés à la défense de la Corse, embarqués sur six paquebots de Corse, plus l’El Djezaïr des lignes d’Afrique du Nord. A cet effet, le gros des Forces de haute mer appareilla de Toulon, sous les ordres du vice-amiral Ollive, dans la soirée du 29 août 1939. Cette force alla d’abord au-devant du Chellah, venant de Casablanca, que deux contre-torpilleurs escortèrent jusqu’à Marseille. Puis elle « couvrit » le convoi des sept paquebots, chargés des troupes de Corse, jusqu’à leur entrée en baie d’Ajaccio. Après cette mission, la deuxième escadre, avec des torpilleurs, fit route vers Oran, puis Gibraltar, couverte à l’est, par une sortie de Bizerte de la quatrième escadre et elle fut suivie, vers Oran, par la troisième escadre accompagnée de trois divisions de contre-torpilleurs.
2. DES HYDRAVIONS DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER SONT BASÉS A ARZEW – Le 31, les hydravions Latécoère de la HB1 sont mis à l’eau et décollent pour Arzew qui va devenir leur base opérationnelle. Cette décision a dû être prise car ainsi que l’on a pu le lire plus haut, le port, artificiel d’Oran est mal protégé des vents et se prête difficilement aux manœuvres d’hydravions. Jusqu’à la fin de l’année, les activités de la HB1 vont surtout consister en des vols d’entraînements et d’occasionnelles missions de surveillance le long des côtes algériennes, de Ténès à la frontière marocaine (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. Catherine Vitale [Rouvel] naissait à Marseille, le 31 août 1939. Comme l’a écrit dans une biographie Céline Colassin, si cette actrice et comédienne marseillaise “était née un peu plus tôt et ailleurs” elle aurait pu devenir l’une des plus grandes actrices françaises ! Au-delà des clichés de son côté “Sexy, Solaire et pulpeux”, Catherine Rouvel mérite que l’on s’arrête sur son impressionnante carrière. Elle s’est illustrée dans de très nombreux films, dirigés en autre par Renoir, Chabrol, Deray, Duvivier, Deville, Carné, Annaud ou encore Jean Yanne… elle a également partagé trois fois l’affiche avec Michèle Morgan et fut par deux fois la partenaire de Brel, Delon ou encore Belmondo. C’est au théâtre qu’elle s’illustra également, du classique Racine au moderne Sacha Guitry. En 2003, elle reçut le Prix « Reconnaissance de Cinéphiles » à Puget-Théniers décerné par l’Association Souvenance de cinéphiles pour l’ensemble de sa carrière. En 2019 elle apparaissait à 80 ans dans la série à succès de France 3, “Capitaine Marleau” dans l’ épisode « Pace e salute, Marleau ! » de Josée Dayan.
1940 – 31 août : Affaire de Dakar – Le 31 août, le Westerland ex-Regina sur lequel était embarqué le général de Gaulle, le Penland ex-Pittsburgh, le Karanja et le cargo Belgravian appareillèrent de Liverpool. Le 1er septembre, ils seront rejoints au nord de l’Irlande, par le croiseur lourd HMS Devonshire, portant la marque de l’amiral Cunningham, les avisos Commandant Dominé et Commandant Duboc et un destroyer britannique qui a quitté Greenock la veille.
1941 – 31 août : tracts britanniques à La Seyne – Le 31 août 1941, selon des rapports de la brigade de gendarmerie nationale, vers midi un parachute portant un paquet de 720 tracts britanniques s’abat au quartier Notre-Dame des Pins à La Seyne (Claude Majastre, 2012).
1942 – 31 août : CAMPAGNE D’AFRIQUE DU NORD – Le 31 août 1942, au lever du jour, les divisions italo-allemandes ne se trouvent qu’à quelques 12 à 15 km de leurs propres champs de mines. Rommel n’a donc pas réussi à faire parcourir à ces unités motorisées 50 km vers l’est dans la nuit puis de les faire obliquer vers le nord. La surprise a donc raté. En outre, il est impossible d’approcher des défenses anglaises en plein jour. Il opte alors pour une solution intermédiaire que lui dicte l’évolution du combat : obliquer vers le nord plus tôt que prévu et attaquer la hauteur puissamment fortifiée de Alma Halfa et dotée d’engins blindés, dernière défense britannique avant el-Alamein. Au début, les divisions allemandes (15e et 21e DB) progressent normalement vers le nord, mais les divisions italiennes (Ariete et Trieste) restent loin derrière. Une tempête de sable empêche fort opportunément les appareils de la R.A.F. d’intervenir. Mais, au soir du 31, les réserves d’essence de Rommel ont considérablement diminué. Kesselring entre alors en action et envoie ses avions vers l’Afrique. Malheureusement, ils utiliseront une grande partie du précieux carburant pour leur vol même. Détail dont Kesselring ne sera pas averti à temps (Paul Carell, Afrika Korps).
1944 – 31 août :
1. SANARY PEU DE JOURS APRES SA LIBÉRATION – Le 31 août 1944, soit quelques jours après la libération de de Sanary, il n’y a plus un seul bateau utilisable dans le port, chaque habitant n’a encore droit qu’à deux cents grammes de pain blanc, et la plupart des denrées font défaut !
« Le Var Libre » informe la population que « Une distribution de 250 g de légumes secs aura lieu à partir du 28 septembre contre remise du ticket GC des feuilles de denrées diverses d’août. Cette distribution, faite avec un certain retard dû au manque de moyens de transport. »
D’après Benjamin Valloton, « la Cride n’est qu’un chaos de projectiles, de canons écroulés, de coupoles aplatis sur un sol calciné, dans un décor de pins déchiquetés. A l’est de Sanary, sitôt la Reppe franchie, on pourrait croire à un cataclysme de la nature : de la mer au sommet des collines, règne la mort totale et les champs de mines ». Pourtant, le soir du 31, l’on apprend, d’après le carnet de Jacques Glade, alors stationné, qu’à Sanary il y a un « bal sur la place de Sanary » (également rapporté par B. Rotger, 1994).
2. MÉMOIRES DE JACQUES ET MARIE GLADE –
– Glade M., 2004 : 31 août 1944 – J’étais avec Mady, fille du receveur des postes, devant l’hôtel de la Tour lorsque j’ai été abordée par un militaire français qui m’a demandé : « serez-vous au bal de ce soir ? ». Il nous avait repérées dans la journée au pied du grand mur alors que nous allions nous baigner. Ce soir-là, ce fut la fête sur le port. On a dansé, mes parents étaient présents. Jacques Glade, qui deviendra mon mari, avait à Sanary un ami de sa famille, le colonel Langlois, qui avait caché un Italien. Ses parents s’étaient séparés et sa mère s’était remariée avec un militaire. En 1940, il était à Toulon, puis il est parti en Algérie et à Dakar où il s’est engagé car il était resté seul. A partir du 16 août, il est en Corse où il prend place le 20 août à bord d’un LST. Débarqué le 21 août à la Nartelle avec le 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, le 26 août après un bivouac à la Môle il se prépare à rejoindre Toulon (Jacques Glade, carnet de route 1944). Le 27 août, après avoir effectué le trajet la Môle Toulon, il participait au nettoyage des Gorges d’Ollioules infestées de boches. Il atteignitainsi Sanary (Jacques Glade, id.). Le 28 août – Il se battait dans les rues de Toulon alors que Saint-Mandrier est soumis au bombardement de notre artillerie. Le 29 août, enfin, il arrive à Sanary, où il participe au nettoyage du fort de Sanary, dont les boches se rendent (Jacques Glade, id).
– Le carnet de route de Jacques GLADE : « repos au bivouac à Sanary, le 30 août », puis « 31 août – bal sur la place de Sanary où je fais connaissance de Marie Ceccaldi.Le 1er septembre, le temps est affreux. Les parents de Marie nous accueillent chez eux et nous invitent à passer la nuit villa ‘Les Aubépines ». Les jours qui suivirent virent alterner les moments de détente et d’opérations militaires. Mais le « 5 septembre, c’est le départ de Sanary. Je fais mes adieux à Marie qui est profondément touchée. Par Ollioules, nous gagnons Aix-en-Provence, Manosque et Sisteron, parcourant ainsi 28 km avec notre Dodge. Le 6 septembre, nous bivouaquons à 23 h à Grenoble. Le 1er octobre, nous nous battons dans le Doubs, puis sans discontinuer jusqu’en Allemagne.
1946 – 31 août : notre marine au levant – La dépêche ministérielle 422 EMGM/3 du 11 juillet 1946, maintient l’affectation des avisos Commandant Duboc et Elan à la Division Navale du Levant. Au 31 août, cette dernière prend l’appellation de Division navale de la Méditerranée orientale.
1964 – 31 août : déclaration de stock de vin – Les viticulteurs doivent effectuer leur déclaration de stock de vin en mairie avant le 31 août inclusivement.
1965 – 31 août 1965 : RIBOT Henri – à M. et Mme RIBOT Amédée, lycée mixte, La Seyne-sur-mer, Var, France. Téhéran, le 31/08/1965. Mes chers parents. J’ai été très heureux vraiment très heureux quand, arrivé à Téhéran, j’ai trouvé la lettre que vous m’avez envoyée. Si je ne vous ai pas écrit plus longuement et plus fréquemment, c’est parce que je n’avais pas beaucoup de temps et que j’espérais que vous verriez les articles dans les journaux. Aujourd’hui, heureusement, nous avons du temps devant nous. Aussi, je vais vous parler plus en détail de notre voyage. Pratiquement, depuis Istamboul nous roulons moitié sur de la piste défoncée et du goudron qui ne vaut guère mieux. Nous campons où nous pouvons, si possible à proximité de stations-services ou de maisons de thé. Notre première étape en Iran a été une petite école de village. En effet, nous avions pris en charge l’instituteur durant 3 ou 4 km et, en remerciement, il nous avait demandé de dormir dans l’école . Ce que nous avons fait. Voilà en gros ce qui nous arrive le soir. Au point de vue voyage, c’est assez varié. Mer Noire, Bosphore, Corne d’Or, etc., montagne (nous avons franchi des cols à 2450 m d’altitude), plaine (aride le plus souvent), désert. Et le mont Ararat, au sommet duquel se trouverait l’arche de Noé. Au pied de ce mont est tombée aux alentours de 1407 une météorite dont nous sommes allés voir le cratère. Après 700 km de piste exécrable, nous sommes enfin arrivés à Téhéran. L’accueil des habitants a été sympathique. Malheureusement, la réception à l’ambassade de France a été exécrable. Nous avons couché dans la rue, à même le sol. Nous étions dans une colère noire. De plus, nous ne pouvons aller en Afghanistan ni passer au retour par l’Irak et la Syrie. Toujours pour cette question de choléra. Tant pis, nous comptons aller à Persépolis, à 1000 km au sud de Téhéran , et revenir par la Caspienne. Je suis déçu de ne pas pouvoir au moins revenir par l’Irak. Enfin, ce n’est pas de notre faute. La caméra ne fonctionne pas très bien, j’espère que d’ici Persépolis elle sera en meilleur état de marche. Je ne sais que vous raconter d’autre. Nous allons manger, mais nous ne savons pas encore où. Peut-être au restaurant Français. Miam ! un bon steak-frites ! A propos du choléra, nous sommes en plein dans la zone touchée, mais nous faisons très attention. Henri, qui vous embrasse et vous aime.
1967 – 31 août : RIBOT Henri, Jean, Louis. Mers el-Kébir, le 31/08/1967. A Mme et M. Ribot Amédée, lycée mixte, 83 La Seyne-sur-Mer. Mes chers parents, voici, je pense, la dernière lettre que je vous écris de Mer el-Kébir. Ici, tout sent le départ qui n’est plus guère éloigné. Malheureusement, je ne sais pas si l’arrivée sera le 6 ou le 7 à Marseille. Samedi soir, nous fêterons Bazeilles avec tous les Marsouins de la coloniale (BIMA et RAMA, réunis). Nous invitons les officiers de la base : tenue de cérémonie et tenue n°1, s’il vous plaît. A Marseille, je serai certainement en treillis au moment du débarquement car il ne faudrait pas oublier que nous encadrons le régiment. J’espère vous voir à ce moment-là, même si ce ,’est pas pour longtemps. Pour le linge sale, d’accord, je le mettrai de côté. J’attends des nouvelles de Guy et de Yves. J’espère qu’elles arriverons avant mon départ. Gérard m’a écrit de Roumanie et donné quelques nouvelles du clan. Il m’avait déjà écrit de Westendorff en Autriche (là où j’ai fait un camp Eclaireur en 1960). Gilles m’a également écrit. Tout va donc bien ! Je vous quitte à présent ? Le bonjour à M. Aimard et à Soli. PS : quand vous recevrez cette lettre, j’aurais 10 mois d’armée.
2019 – 31 août : METEO de Sanary : Après une nuit claire sans vent et avec 23° entre 2 et 5h du matin, la journée qui s’annonce ensoleillée (indice UV7) sera dominée par un léger vent qui passera progressivement de secteur sud dans la matinée à secteur ouest. Les maxima seront de l’ordre de 31° dans l’après-midi.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

(Villa romaine de la Gorguette, Sanary – Var – cliché de fouille, H. Ribot)
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 340e livraison). Aspects socio-économiques
(suite) Au cours de sa première séance, en mai 1568, le Conseil délibère de contribuer aux réparations du port de Saint-Nazaire qui vient à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément (Le compte trésoraire arrêté au 31 décembre de la même année porte qu’une collation valant 8 gros ½ fut offerte aux commissaires chargés de visiter le port de Saint-Nazaire que la ville a ordonné de réparer – per anar visitar lou port de St-Nazaire que la ville ordounat de adoubar). Car le port d’Ollioules connaît maintenant une grande activité. Témoin le Sanaryen Antoine Boyer, père de celui qui deviendra à son tour le capitaine Boyer, achète et vend surtout de l’huile d’olives et s’intéresse au commerce maritime comme d’autres habitants du terroir. En 1568, il se substitue à Georges Boyer qui ne voulait pas courir le risque de financer une expédition de vin à Rome en partant du port de Saint-Nazaire (B. Rotger, 1984, p. 36). A la mort de son père en 1571, le capitaine Etienne Boyer, qui est apparenté avec les Vintimille, achète et vend de l’huile d’olives, fonde une association pour le commerce des cuirs qui lui parviennent par le port, et prête aussi de l’argent, souvent en association avec son beau-frère, Balthazar Peyran, et avec le notaire Michel de Coreys. (Le lien de famille des Boyer avec les Vintimille est connu par l’anecdote suivante : Au cours de l’épidémie de peste qui attaque Toulon et Ollioules en 1587, nous apprenons par le testament de Julie Boyer, épouse de Jehan de Vintimille seigneur de Cabries, capitaine de Toulon, que son oncle, le capitaine Etienne Boyer se trouve en quarantaine au Beausset depuis les fêtes de la Pentecôte. Porteur d’une lettre du président du Parlement d’Aix pour les Consuls d’Ollioules, et ne pouvant dépasser les limites du Beausset, Etienne Boyer doit transmettre son message oralement. Nous ne pouvons savoir, à défaut de registre des sépultures si le fléau touche Saint-Nazaire. Cf. P. Chazal, A. Place, H. Ribot, B. Rotger, Sanary 1000 ans d’histoire, Mairie de Sanary, 1982). Sa barque, nommée « Sainte-Marie Bonne Venture », fait le trafic entre Saint-Nazaire et la Sardaigne. Pour sa participation aux guerres de religion, et son ralliement à la cause d’Henri IV, il obtiendra le privilège des madragues pour la pêche au thon. De l’héritage de son frère aîné, en 1580, Antoine aura une maison avec magasin sur le port et une autre rue du Coquillon (ibid.). Au début du XVIIe siècle, alors qu’il est propriétaire du château de Bandol, il vendra la bastide qu’il possède dans le Grand Vallat à un nommé Clavel qui lui donnera son nom (cf. P. Chazal, A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 36. Voir précédemment : « La tour de la Clavelle »).
Mais la navigation, même si elle apparaît plus sûre que les trajets par voie de terre rendus difficiles voire impossibles par les ravages des guerres, n’en est pas moins dangereuse, puisque 117 personnes désireuses d’éviter d’être ruinées par les corsaires créent, le 25 mai 1566 à Six-Fours, une Grande Compagnie ayant pour but le rachat de ses membres pris par les turcs et réduits en esclavage, sur terre et sur mer, depuis Naples jusqu’à Valence, pourvu que la rançon n’excède pas cent écus d’or (Acte renouvelé le 22 octobre 1572 et le 28 avril 1589). (à suivre)
MARSEILLE – 540e livraison : LE TERROIR MARSEILLAIS

(Suite) Les Arts : peinture, gravure au XVIIe et au XVIIIe siècles (avec quelques considérations sur les phases antérieures de l’histoire marseillaise).
Les principaux artistes du XVIe siècle qui en cultivé à Marseille l’art de la peinture sur verre appartiennent à la famille Droin.
Le premier en date est Michel (1491-1523). Son principal de travail fut, à Saint Maximin, l’exécution des verrières de l’église paroissiale et du réfectoire des Dominicains, exécution pour laquelle il toucha, en janvier 1510, un acompte sur les 200 florins qui lui étaient dus. Le 26 octobre cette année, il s’engagea à faire pour François Sicanesi la verrière d’une fenêtre de la chapelle marseillaise de Notre-Dame de Bon Voyage. L’artiste y peignit la vierge-mère, les saints Jean, François et Christophe, ce dernier avec l’enfant Jésus sur ses épaules, et en bas, les armes de Sicanesi et celles de François Martinelli.
En 1513, le vieux peintre-verrier s’associa avec son neveu, Jean Droin, auquel il avait appris son art ; mais, très vite, l’ancien maître se retira à Saint-Maximin et Jean demeura à Marseille où il acquit bien vite un certain renom puisqu’on le choisit à diverses reprises comme expert de peintures. Le 17 avril 1518, il reçut en apprentissage pour 4 ans le fils d’un laboureur marseillais, Antoine Mataron, désireux d’apprendre l’art de la peinture et de la verrerie. Trois ans plus tard environ, il accueillit le frère de son apprenti, le jeune Jean Mataron, âgé de 15 ans, logé et nourri par Jean Droin durant les huit ans de son apprentissage consacré à l’étude de la lecture, de l’écriture et de la peinture sur verre.
Le troisième artiste de la famille Droin fut Antoine, neveu de Michel et frères du peintre précédent. Ce maître exécuta en 1540, à l’église des Accoules, une grande verrière dans la chapelle de la confrérie des tailleurs marseillais.
Citons encore deux autres peintres verriers de Marseille, Rollet Caillat, élève de Jean Droin, et Constantin Guigalet, dont le nom, suivi de la qualification peintre et verrier de la cité de Marseille, se trouve dans sept actes notariés sans qu’il soit fait mention d’aucune de ses œuvres. (A suivre avec l’histoire des maîtres verriers).
LA SEYNE-SUR-MER. 243e livraison :

1721 – 31 août : Dernier DÉCÈS DE LA PESTE à La Seyne. SITUATION DE LA SEYNE, SIX-FOURS ET SANARY. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (G. Delattre, ms, inédit).
Le 31 août 1721, à Sanary, un enfant de Jacques JULIEN décède de la peste (Rotger B., 1984).
1835 : LE CHOLÉRA EN PROVENCE – le choléra frappe la Seyne, sans causer beaucoup de décès (Cyril Castelbou / la seyne / chronologie).
Le choléra gagna Toulon et La Seyne. Marius Michel a toujours aimé Tamaris où il se souvient d’avoir vécu avec son père sur le Stationnaire au mouillage et, avec tendresse, il revoit la maison du Manteau où des amis l’avaient recueilli pour échapper à la terrible épidémie de choléra de 1835. En trois mois, près de 500 de nos concitoyens périrent de ce fléau. Antoine Michel jugea plus sûr pour la santé de son enfant de prendre le large et de l’emmener avec lui sur la goélette la Torche, dont il venait de prendre le commandement.] (Ortolan Georges, 1989)
Le fléau s’est déclaré depuis les premiers jours de mai à Saint-Chamas (Bouches du Rhône). Le premier cas est signalé à Toulon le 23 juin, à la Seyne le 27. Dès le début de juillet, il y a à Toulon 48 décès le 4, 69 le 5, 91 le 6, 108 le 11 (chiffre maximum pour un jour). Beaucoup de Toulonnais se réfugient à Marseille… où le fléau sévit également. L’épidémie s’étend à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Alpes Maritimes jusqu’à Villefranche. Le 11 juillet, le sous-préfet de Toulon demande la révocation de 3 juges qui ont abandonné leur poste. Quant aux médecins de village, on n’en a pas une haute opinion. On ignore alors le rôle des microbes pathogènes, ainsi que celui de l’eau dans la transmission de la maladie. L’épidémie sévit durant les mois de juillet et d’août. Le dernier décès dans le Var est daté du 31 août à la Seyne (Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990).
1883 – 31 août : PÉTITION DE VOISINS CONTRE LE MAINTIEN DU LAZARET DE LA SEYNE – Nous trouvons dans le « Petit Var » du 31 août 1883 sous le titre « Le Lazaret » une pétition signée depuis Toulon jusqu’à Saint-Mandrier et que le Conseil Municipal de Toulon a appuyée d’un avis favorable dans sa dernière séance du mois d’août 1883. Cette pétition est adressée à MM. les Ministres de la Marine et de la Guerre : « Nous, soussignés, propriétaires ou habitants des bords de la côte qui s’étend du Creux Saint-Georges jusqu’aux limites de la commune de La Seyne (Var), avons l’honneur de vous exposer les doléances suivantes dont la légitimité est incontestable. L’administration Sanitaire et la Marine, à l’occasion des craintes d’invasion du choléra, ont décidé de faire mouiller sur la rade du Lazaret un grand transport pouvant contenir 200 lits pour malades ; d’autre part, tous les bâtiments arrivant de l’Extrême-Orient doivent purger, au même mouillage, leur quarantaine d’observation. Ces mesures iront certainement à l’encontre du but qu’on s’est proposé. Nos habitations, très nombreuses en ce moment, sont, en effet, trop voisines du Lazaret et de sa rade pour qu’il n’y ait pas lieu de redouter les effets de la contagion dans le cas où les navires de guerre ou du commerce auraient des cholériques à leurs bords. Cette hypothèse très probable, presque inévitable, venant à se réaliser, le fléau atteindrait rapidement la ville de Toulon elle-même, par suite de la circulation incessante de vapeurs et de nombreuses barques entre Saint-Mandrier, le Creux Saint-Georges, Balaguier, La Seyne et Toulon. Les dangers que nous avons l’honneur de vous signaler seraient écartés en envoyant les navires contaminés ou suspects aux Iles d’Hyères, sur la rade de la Badine, et nous avons la ferme conviction, Monsieur le ministre, que vous n’hésiterez point à provoquer sans retard une décision en ce sens. Cette mesure peut être immédiate et n’occasionner pour ainsi dire, à l’Etat, aucune dépense ; mais vous nous permettrez Monsieur le Ministre, d’examiner la question à un point de vue plus élevé et visant d’avantage l’avenir. Le Lazaret actuel pouvait avoir sa raison d’être, il y a un siècle, alors que la presqu’île de Saint-Mandrier et les quartiers des Sablettes, de Tamaris et de Balaguier étaient déserts et inhabités et que les digues actuelles n’existaient pas ; mais aujourd’hui la situation n’est plus la même. Le Creux Saint-Georges s’est peuplé ; entre Les Sablettes et La Seyne, de nombreuses villas, des établissements industriels ont été édifiés, et ces points sont en communication constante avec la ville de Toulon. Le voisinage du Lazaret est, par suite, un danger permanent pour la santé publique, aussi cet établissement nous paraît devoir être placé dans un lieu complètement isolé. La ville de Marseille ne nous a-t-elle point donné l’exemple en transportant le sien aux îles du Frioul ? Dans tous les ports de la Méditerranée et en Turquie même, n’assistons-nous pas aujourd’hui à des tentatives de même nature ? Le moment est donc venu de résoudre la question en portant le Lazaret sur un point des îles d’Hyères… Nous espérons, Monsieur le Ministre, que vous voudrez bien transmettre à qui de droit les observations qui précèdent en les appuyant de votre haute influence » (Petit Var » du 31 août 1883.
Cette pétition est riche en détails précis qui nous donnent une idée de ce que pouvait être l’agglomération à cette époque. Mais elle ne va pas porter ses fruits dans l’immédiat car le Lazaret continuera de fonctionner jusqu’en 1898 (Gisèle Argensse, 1989, p. 61).
1941 – 31 août : tracts britanniques à La Seyne – Le 31 août 1941, selon des rapports de la brigade de gendarmerie nationale, vers midi un parachute portant un paquet de 720 tracts britanniques s’abat au quartier Notre-Dame des Pins à La Seyne (Claude Majastre, 2012).
1965 – 31 août 1965 : RIBOT Henri – à M. et Mme RIBOT Amédée, lycée mixte, La Seyne-sur-mer, Var, France. Téhéran, le 31/08/1965. Mes chers parents. J’ai été très heureux vraiment très heureux quand, arrivé à Téhéran, j’ai trouvé la lettre que vous m’avez envoyée. Si je ne vous ai pas écrit plus longuement et plus fréquemment, c’est parce que je n’avais pas beaucoup de temps et que j’espérais que vous verriez les articles dans les journaux. Aujourd’hui, heureusement, nous avons du temps devant nous. Aussi, je vais vous parler plus en détail de notre voyage. Pratiquement, depuis Istamboul nous roulons moitié sur de la piste défoncée et du goudron qui ne vaut guère mieux. Nous campons où nous pouvons, si possible à proximité de stations-services ou de maisons de thé. Notre première étape en Iran a été une petite école de village. En effet, nous avions pris en charge l’instituteur durant 3 ou 4 km et, en remerciement, il nous avait demandé de dormir dans l’école . Ce que nous avons fait. Voilà en gros ce qui nous arrive le soir. Au point de vue voyage, c’est assez varié. Mer Noire, Bosphore, Corne d’Or, etc., montagne (nous avons franchi des cols à 2450 m d’altitude), plaine (aride le plus souvent), désert. Et le mont Ararat, au sommet duquel se trouverait l’arche de Noé. Au pied de ce mont est tombée aux alentours de 1407 une météorite dont nous sommes allés voir le cratère. Après 700 km de piste exécrable, nous sommes enfin arrivés à Téhéran. L’accueil des habitants a été sympathique. Malheureusement, la réception à l’ambassade de France a été exécrable. Nous avons couché dans la rue, à même le sol. Nous étions dans une colère noire. De plus, nous ne pouvons aller en Afghanistan ni passer au retour par l’Irak et la Syrie. Toujours pour cette question de choléra. Tant pis, nous comptons aller à Persépolis, à 1000 km au sud de Téhéran , et revenir par la Caspienne. Je suis déçu de ne pas pouvoir au moins revenir par l’Irak. Enfin, ce n’est pas de notre faute. La caméra ne fonctionne pas très bien, j’espère que d’ici Persépolis elle sera en meilleur état de marche. Je ne sais que vous raconter d’autre. Nous allons manger, mais nous ne savons pas encore où. Peut-être au restaurant Français. Miam ! un bon steak-frites ! A propos du choléra, nous sommes en plein dans la zone touchée, mais nous faisons très attention. Henri, qui vous embrasse et vous aime.
1967 – 31 août : RIBOT Henri, Jean, Louis. Mers el-Kébir, le 31/08/1967. A Mme et M. Ribot Amédée, lycée mixte, 83 La Seyne-sur-Mer. Mes chers parents, voici, je pense, la dernière lettre que je vous écris de Mers el-Kébir. Ici, tout sent le départ qui n’est plus guère éloigné. Malheureusement, je ne sais pas si l’arrivée sera le 6 ou le 7 à Marseille. Samedi soir, nous fêterons Bazeilles avec tous les Marsouins de la coloniale (BIMA et RAMA, réunis). Nous invitons les officiers de la base : tenue de cérémonie et tenue n°1, s’il vous plaît. A Marseille, je serai certainement en treillis au moment du débarquement car il ne faudrait pas oublier que nous encadrons le régiment. J’espère vous voir à ce moment-là, même si ce n’est pas pour longtemps. Pour le linge sale, d’accord, je le mettrai de côté. J’attends des nouvelles de Guy et de Yves. J’espère qu’elles arriverons avant mon départ. Gérard m’a écrit de Roumanie et donné quelques nouvelles du clan. Il m’avait déjà écrit de Westendorff en Autriche (là où j’ai fait un camp Eclaireur en 1960). Gilles m’a également écrit. Tout va donc bien ! Je vous quitte à présent ! Le bonjour à M. Aimard et à Soli. PS : quand vous recevrez cette lettre, j’aurais 10 mois d’armée.
OLLIOULES. 7e livraison :

1440 – 31 août : six-fours et la taxe sur les céréales – Un commandement du sieur abbé de Saint-Victor, notifié à tous experts, excepté ceux d’Ollioules, possédant biens au terroir de Six-Fours, de n’enlever aucun blé ou autres grains du dit terroir, sans avoir payé le vingtain (Castellan, 1937, p. 26).
1793 – 31 août : L’AVANT-GARDE DE CARTEAUX SE HEURTE AUX ANGLAIS A OLLIOULES ET DANS LES GORGES D’OLLIOULES – Le 31 août, une avant-garde de l’armée de Carteaux, composée de six cents grenadiers, arrive au Beausset avec six canons. Deux cents d’entre eux, avec deux canons, se dirigeant vers Toulon, se heurtèrent aux premières troupes anglaises qui les repoussèrent et s’installèrent dans les gorges d’Ollioules (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 261).
31 août, l’avant-garde de Carteaux commandée par Mouret arrive à Ollioules et s’y établit avec deux pièces de 4 (G. Delaforge : La marche en avant de l’armée Carteaux reprend très vite, et dès le 29 août, l’armée de la République entre à Ollioules). A Toulon les généraux français avaient demandé aux Anglais d’occuper en priorité le village d’Evenos, et de fortifier les hauteurs dominant les Gorges d’Ollioules. Ils proposaient de confier cette défense aux troupes françaises. Mais les Anglais qui ignoraient la valeur de ces positions, et qui ne voulaient donner aucune mission importante aux troupes françaises, mieux, avaient le secret désir de les désarmer, négligèrent cet avis. Ollioules pris, il fallut bien en convenir, on avait fait une bêtise, il fallait reprendre le village, et les gorges, si on le pouvait (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 8 et 9).
Note HR : Mouret André né à Saigneville (Somme) le 13 novembre 1746 – mort à Versailles le 10 octobre 1818 – Général de brigade en août 1793 servit au siège de Toulon où il fut nommé général de division – Commandant de la 1ère division des Côtes à Toulon (1795-1796).
L’avant-garde de l’armée républicaine de Carteaux, venue de Marseille et dont le Q.G. était au Beausset, eut un violent engagement à Ollioules avec un détachement anglais ; à la suite de cette rencontre, la majeure partie de la population de ce village, épouvantée, se rendit à Toulon. D’autre part, peu de temps auparavant, les débris des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône, qui avaient battu en retraite devant les républicains, avaient cantonné, partie à Ollioules, avec un bataillon de volontaires nationaux, partie à La Seyne ; la garnison d’Ollioules fut refoulée en même temps que les Anglais le 31 août. Mais ces derniers, revenant à la charge, reprirent aussitôt ce bourg en s’emparant d’une partie de l’artillerie républicaine ; les soldats de Carteaux se replièrent alors sur Le Beausset (Louis Baudoin, 1965, p. 342. Après le combat, un drapeau du 5ème bataillon des Bouches-du-Rhône fut trouvé sur le grand chemin d’Ollioules).
Paul Maurel écrit : « Après avoir battu les contre-révolutionnaires à Salon et à Septème, Carteaux est entré à Marseille (25 août). Il exécute les mesures de répression ordonnées par les conventionnels, puis reprend sa marche et entre le 29 à Ollioules » (Paul Maurel, 1945).
Il y a une confusion certaine dans les dates. Paul Maurin-Carcopino, avec un certain décalage chronologique, écrit : « Le jour-même où la flotte anglaise entre dans la rade de Toulon, le général Mouret, à la tête des avant-gardes républicaines, qui avait déjà installé son poste de commandement au Beausset, décide de tenter un coup de main sur Ollioules. Le 29 août, il a un violent engagement avec les Anglais auxquels se sont joints quelques éléments des troupes fédéralistes des Bouches-du-Rhône après avoir battu en retraite devant les républicains » (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 39). Les dates de P.-M. Carcopino rejoignent ici celles du Dr Delaforge qui place la prise d’Ollioules le 28 août et non le 31.
(à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – Cour du Chapitre (suite) – Toulon ancien et ses rues Toulon ancien et ses rues – 61e livraison –

– (charivari, suite) Cet amusement était si bien entré dans les mœurs locales que le Conseil de ville décida, le 3 février 1454, « que le produit des charivaris serait affecté « au luminaire de l’église Cathédrale.» (Archives communales, BB, 42).
A la fin du XVe siècle, les charivaris furent considérés comme une injure faite au sacrement du mariage : les Etats du pays les abolirent en 1471, et, un peu plus tard, le Concile provincial de Tours les interdit sous peine d’excommunication. Mais ces mesures ne produisirent aucun effet sur les populations.
Ces sérénades étourdissantes qui ne constituaient en somme, au début, que des jeux inoffensifs, prirent dans la suite un caractère de brutalité. Les victimes des charivaris qui refusaient de payer leur tribut ou qui ne s’empressaient pas de l’acquitter, voyaient leurs fenêtres bombardées à coups de pierres; elles étaient même, si elles se hasardaient à descendre dans la rue, accueillies avec des calous, des tomates ou autres légumes.
Des scènes de désordre, suivie de rixes, ne tardèrent pas à se produire, car dans plusieurs circonstances les militaires prirent fait et cause pour les personnes qui était ainsi maltraitées. Le bureau de police essaya, en 1778, de couper court à ces abus en « faisant inhibitions et défenses à tout habitant de quelque état et condition qu’il soit, d’entreprendre à l’avenir aucun charivari ni de se mêler d’aucun qui pourrait être entrepris, à peine de douze livres d’amende et de plus grande peine s’il y échoit. » (Archives communales, FF, 498)
Malgré cette ordonnance, les charivaris continuèrent comme par le passé, et il n’était pas rare encore vers 1900 d’apprendre qu’une aubade de ce genre a été donnée dans un village des environs à un veuf ou une veuve qui ont convolé en secondes noces.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

-J’ai un chien de garde extraordinaire, dit le propriétaire d’un pavillon de banlieue. Si jamais des malfaiteurs s’introduisent dans mon jardin…
-Il se met à aboyer ?
-Ah ! non, il n’aboie pas.
-Alors, il les mord ?
-Ça non, il ne mord pas.
-Au moins, il montre les dents.
-Pas du tout. C’est un chien très cool.
-Mais, alors, en quoi est-il si extraordinaire pour assurer la garde d’une maison ?
-Il appuie de sa patte sur un bouton d’alarme que j’ai installé à l’intérieur de sa niche, et, dans les cinq minutes, la police arrive.

Il est 7 h., sur ce cliché du Castellet au début du XXe siècle, je vous quitte en vous disant à demain. Bon SAMEDI à tous, et affectueuses pensées à Isabelle et Webber ainsi qu’à Raphaël et Olivier qui ont repris la route de leur école au Caire.

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