ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 30 JUILLET 2024 – 12e ANNÉE (n° 4508).
ILLUSTRATION.
Saint-Tropez-la-vieille-tour, années 1930 (coll. H. Ribot)
LES FÊTES.
Le 30 juillet, nous fêtons les JULIETTE, un prénom relativement fréquent et populaire en France. Mais combien savent qui fut JULIETTE de Césarée, en Cappadoce, morte en 303 ?

C’était une riche veuve qu’un homme d’affaires avait dépouillée de ses biens et qui voulut poursuivre en justice l’auteur de son malheur. Au début du IVe siècle de notre ère, sous le règne de l’empereur Dioclétien, il ne faisait pas bon être chrétien dans le monde romain ! Pour témoigner au procès, il lui fut demandé d’abjurer sa foi, ce qu’elle refusa de faire. Pour comble d’ignominie, ce fut elle qui fut condamnée au bûcher !
Un dicton
rapporte que « A la sainte JULIETTE, l’été est en fête ! » Acceptons-en l’augure !
Pour rester dans l’esprit maritime de notre terroir, je rappelle que le calendrier républicain, qui avait remplacé en 1792 le système de comptage de la tradition catholique, dénomma ce douzième jour du mois de thermidor an II à la SALICORNE ou « cornichon de mer » une plante merveilleuse que l’on trouve sur nos côtes et dont les tiges tendres peuvent être mangées crues, nature ou en vinaigrette ou bien conservée dans le vinaigre. Réduite en cendres, elle fournit la soude qui entre, avec l’huile d’olives, dans la composition du savon de Marseille. A ce titre, il convient ici de rapporter l’affaire de l’usine de soude des Embiez qui agita les communautés de Sanary et du Brusc dans la première moitié du XIXe siècle.
EPHEMERIDES.

(1989 Chemin de la Reine Jeanne – Ceyreste Vieille Font – H. Ribot)
–1096 – 30 juillet : MONTMAJOUR vs SAINT-VICTOR – Le pape Urbain II se trouve à Cavaillon, et à la demande de l’abbé Guillaume, il confirme les biens de Montmajour, son exemption et la libre élection de l’abbé (B. Méj. ms. 329 (554-R125) p. 120 et 142 édité dans DU ROURE p. 199 et 227.). Les monastères de Lagrasse et de Psalmodi récupèrent leur liberté à la même époque (P. SCHMID, «Die Entstehung des Marseiller Kirchenstaats» ; P. AMARGIER, Un âge d’or, p. 141-142.). Les moines de Montmajour, au XIIIe siècle, semblent conserver encore un souvenir amer de la domination de Saint-Victor. Leur rancune se manifeste dans un passage du Roman de Saint-Trophime, confectionné à l’abbaye, où ils reprochent aux Victorins, qui possèdent la nécropole célèbre des Alyscamps, de ne pas honorer convenablement la sainteté du lieu (J. GAZAY, «Le Roman de Saint Trophime». Le roman a été édité par N. ZINGARELLI, «Le Roman de Saint Trophime»).
Il faut rappeler qu’après une bulle de Grégoire V (998), qui confirme sans les énumérer les biens du monastère et ses privilèges, aucun autre document pontifical en faveur de Montmajour ne donne une liste de biens du monastère. Montmajour ne s’est jamais soucié, au XIe siècle, de faire confirmer par Rome ses principales possessions. Les bulles d’Urbain II de 1096 et de Pascal II de 1102, adressées à l’abbé Guillaume, identiques dans leur contenu, ont été élaborées d’après l’ancien privilège de Léon VIII, vieux de plus d’un siècle. C’est seulement pendant l’abbatiat de Pierre (v. 1118¬1130) que les diplômes romains énumèrent de façon plus détaillée les possessions de l’abbaye (Magnani).
–1170 – 30 juillet : PONS DE MEOUNES DONNE DES BIENS AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX – Le 30 juillet 1170, Pons de Méounes donne aux chartreux de Montrieux le bien qu’il possède dans les limites du monastère, au-delà du Gapeau, ainsi qu’une part d’un vignoble situé au pied de la Côte Orphanelle. Son fils Arbert, confirme cette donation (Boyer, 1980, p. 409 ; original perdu ; copie Capus, p. 321 ; IND. A.V., 1H3, fol. 195 ; Dubois, p. 31). Poncii de Melna. Notum sit omnibus hominibus tam prestibus quam futuris quod Pontius de Melna, pro salute anime mee et parentum et omnium benefactorum meorum, dono et laudo heremitis Montis Rivi honorem quem infra terminos eorum, ultra Gapellum, habebanm, et partem vinee, que est ad radicem Coste Orphanelle. Hanc donationem fecit in manu domni Bertrandi, prioris. Presentibus monachis ejus : Honorato, Sibosio, Willelmo Bez, Petro de Ponte, qui hanc cartam scripsit ; Giraldo, Rollando, Bernardo, Willelmo ; laicis vero : Raimundo Bertrandi de Cors, et Giraldo Melli. Hanc autem donationem fecit et confirmavit filius predicti Pontii, Arbertus, coram prefatis testibus…
–1178 – 30 juillet : FREDERIC Ier BARBEROUSSE EST COURONNÉ EMPEREUR A ARLES – Le 30 juillet 1178, a lieu à Arles le couronnement de l’empereur romain germanique, Frédéric Ier Barberousse, par l’archevêque d’Arles, Raimon de Bollène. Vers cette date, Aix devient la résidence privilégiée et le centre administratif des comtes de Provence au détriment d’Arles (de Gérin-Ricard : Bibl. Carpentras, ms n° 1860, p. 665 ; ibidem, p. 669.).
–1231 – 30 juillet : DROITS SEIGNEURIAUX – Le 30 juillet 1231, à Forcalqueiret, homologation par Geoffroi Reforciat, châtelain du château Royal près de Carnoules, et G., prévôt de Pignans, de la sentence arbitrale par Raimond, chanoine de Toulon, au sujet de leurs droits seigneuriaux et usages réciproques (de Gérin-Ricard : Bibl. Carpentras, ms n° 1860, p. 665 ; ibidem, p. 669).
–1290 – 30 juillet : BOCA CANSOL (acte notarié). LE CANCEL – lieu-dit, commune de Marseille, dans les montagnes de la Gardiole.
–1318 – 30 juillet : SALA DE RAINHARDA (acte notarié). LA SALLE – hameau, commune d’Allauch, quartier des Trois-Lucs (1872). Première mention : Sala de Reniharda, 6 août 1256 (charte aux arch de la Major).
–1348 – 30 juillet : LA REINE JEANNE À SANARY – Lors de son voyage en 1348, quittant la Provence pour se rendre en Sicile, la Reine Jeanne et son second mari, Louis de Tarente, s’arrêtèrent le 30 juillet dans le port de Saint-Nazaire. A cette occasion Bertrand de Marseille la protégea et l’escorta. Plus tard, pour le récompenser (…), la reine Jeanne, le 24 juin 1252, confirma Bertrand dans la possession de son fief par un acte dit « Inféodat d’Ollioules » (Ephémérides 2e année)
–1721 – 30 juillet : SANARY – Louis Chauvet, ermite de la chapelle de Notre-Dame de Pitié, meurt en soignant les pestiférés. On a jusqu’ici pu éviter la « serrade ». C’est une grave décision qui consiste en ce que chaque famille doit s’enfermer dans sa maison sans communication avec quiconque. Les Intendants de santé et ceux chargés de fournir les vivres et tout ce qui est nécessaire aux habitants sont seuls autorisés à circuler. On ferme aussi les portes du bourg. pour qu’aucun habitant du terroir ne puisse y pénétrer. Cette serrade est fixée à quarante jours. Aucune circulation n’est plus permise. On verra Si par ce moyen on trouve le mal contagieux au village. Les infirmeries sont petites. On choisit un endroit pour loger les -malades pour le cas où le nombre augmenterait. On choisit d’abord, le 30 juillet, la bastide de Jean ETIENNE de la CR1DE, mais c’est un lieu trop éloigné, de plus il n’y a pas d’eau pour l’usage des malades.. On jette alors les yeux sur la bastide du clos du sieur INFERNET vicaire, au quartier du Pontilleau, ainsi qu’à la chapelle Notre-Dame du BONREPAU. La décision est prise, les malades y seront logés, et seront pourvus des moyens nécessaires. Bien entendu, la chapelle N.D. de Pitié est aussi retenue et aménagée, en infirmerie. Le frère ermite, Louis CHAUVET, meurt en juillet 1721, en soignant les malades. La quarantaine décidée dans la journée, car le premier Consul veut éviter tout désordre, prend effet le 30 Juillet au soir. C’est une mesure grave, mais à cette époque c’est la seule qui donne quelque succès. Les intendants vont voir leur travail décupler. Ils fournissent les habitants de leurs besoins, courent, vaquent pour secourir les autres. Ils n’ont pas le temps de s’occuper d’eux-mêmes. Le Bureau convient alors de-leur attribuer à chacun une livre de viande chaque jour, sauf les vendredis et samedis. Les intendants estiment cette petite gratification suffisante pour tous les soins et peines qu’ils- prennent. Ils ne veulent rien d’autre. (B. Rotger, 1984 )
–1804 – 30 juillet : LE PREFET DU VAR AUTORISE LA COMMUNE DE SANARY A ETABLIR UNE ECOLE PRIMAIRE dont Charles Roustan et Jean Antoine Tanneron furent les premiers instituteurs. Si les instituteurs, ne recevant d’ailleurs rien de l’Etat, étaient peu rétribués par les familles, ils étaient en revanche étroitement surveillés par le clergé et surtout par les agents du gouvernement qui se préoccupaient fort de leurs principes d’éducation et particulièrement de leurs idées politiques (Rotger B., 1984, p. 340).
–1864 – 30 juillet : CREATION D’UN RESEAU TELEGRAPHIQUE ENTRE LA SEYNE, OLLIOULES, SANARY ET BANDOL – En vertu d’une circulaire du Ministre de l’intérieur du 30 Juillet 1864 envisageant la création d’un réseau télégraphique dans les Chefs-lieux de canton et les localités importantes, la commune de Bandol fait part, en juin 1865, de la demande qu’elle vient de faire à Monsieur le Sous-Préfet de Toulon de faire établir un réseau télégraphique entre les communes de La Seyne, Ollioules, Sanary et Bandol. Cette proposition de BANDOL sera accueillie avec faveur par SAINT-NAZAIRE. Une convention pour la création de ce bureau à SAINT-NAZAIRE sera signée avec le Préfet en juillet 1865 (Rotger B., 1984, p. 411).

–1867 – 30 juillet : SANARY – AGENDA de Jean-Baptiste HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Mardi 30 – St-Abdon – Grand concours de paume. 8 communes y figuraient. Commencé vers 9 h du matin, il n’a fini qu’à 6 h du soir. Belgentier a gagné le premier prix, 180 francs. Solliès-Pont a gagné le 2nd prix, 60 francs. À 6h du soir on va à la course des chevaux à la plage où tout s’est bien passé. Sauf qu’un individu est tombée de cheval mais il n’y a pas eu de suite fâcheuse. Pendant les 3 soirées, la Salle verte a été animée – on a assez bien soupé et aujourd’hui ce qui restait des mâts de Cocagne a été enlevé par des individus montés par les cordes. Enfin on doit dire que ces 3 fêtes ont été splendides et comme jamais nous ne les nous avions vues.

–1892 – 30 juillet : CONSTRUCTION DU FUNICULAIRE A CREMAILLERE DE MARSEILLE – Inauguration du funiculaire à crémaillère le plus haut de France (161,9 m) construit en deux ans et demi, sur le principe de deux cabines de 50 passagers, équilibrées sur le principe de la balance d’eau, pour le compte de la Société des Ascenseurs de Notre-Dame de La Garde à Marseille. Le projet d’Émile Maslin, ingénieur aux Forges et chantiers de la Méditerranée, avait été retenu par le conseil municipal en 1889, soit 5 ans après la consécration de la basilique. De sa gare de départ de style colonial, cinquante passagers pouvaient embarquer pour une ascension de 84 mètres à l’assaut d’une pente vertigineuse. À l’arrivée une passerelle construite par la société Eiffel et longue de 80 mètres permettait ensuite de rejoindre la partie basse de la basilique. L’ascenseur, comme il a vite été surnommé, fonctionnait sans électricité mais grâce à un système hydraulique qui permettait de faire monter et descendre les deux cabines en bois posées sur des rails, une crémaillère et reliées par un câble autour d’un tambour. Cabines équipées d’un réservoir d’eau de 6000 litres. En remplissant celui de la cabine du haut, elle descendait et faisait remonter celle du bas vidée de son eau. A raison de deux minutes de trajet seulement, durant ses 75 années de vie, ce funiculaire transporta 600 000 personnes par an.
–1896 – 30 juillet : LIGNE DE TRAMWAY ÉLECTRIQUE TOULON-LA VALETTE – Le 30 juillet 1896, est inaugurée la ligne de tramway électrique Toulon-La Valette. Progressivement, le réseau toulonnais allait s’étendre vers le Mourillon, Le Pont du Las, Les Routes, Lagoubran (Ephémérides 2e année).
–1897 – 30 juillet : MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – Le 30 juillet 1897, la nouvelle mairie de la section de Saint-Mandrier est terminée. La société philharmonique « Conciliation » y trouve une salle de répétitions. MM. Peyret, adjoint spécial à qui l’on doit la construction, Maunier président, Daudé, chef de la « Conciliation » et quelques membres exécutants, se sont rendus dans la nouvelle salle de la musique et ont étudié sur place le nouveau système d’éclairage que recevront les musiciens pour les répétitions. Cette salle sera éclairée au moyen de resplendissants réflecteurs dernier modèle» (Ephémérides 2e année).

–1907 – 30 juillet : MARSEILLE – Un arrêté préfectoral, après réalisation d’essais et de tests de sécurité, autorisa la mise en service de l’ascenseur du pont transbordeur (doc. Paul Rouyer).
–1908 – 30 juillet : GREVISTES TUES A BOUT PORTANT PAR LES FORCES DE L’ORDRE – Quatre grévistes sont tués à Draveil par les forces de l’ordre qui, pour la première fois depuis la fondation de la IIIe République, ont tiré à bout portant. Les jours suivants, Clemenceau fait arrêter 31 dirigeants de la CGT qui se trouve ainsi décapitée. Des troubles continueront à agiter la région de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges jusqu’en janvier 1909, date à laquelle la chambre des députés votera l’amnistie de tous les faits survenus.
–1909 – 30 juillet : CREATION DE L’ORÉAL – Eugène Schueller crée la société française de teinture pour les cheveux qui deviendra par la suite le groupe l’Oréal.

–1912 – 30 juillet : CONSTRUCTION NAVALE – Le 30 juillet 1912, le transport spécialisé « Kanguroo », portant le sous-marin « Ferré » dans ses flancs, quitte Saint-Mandrier et prend la mer à destination du Pérou. A bord sont embarqués les officiers et l’équipage du submersible qui, après avoir suivi la construction de leur bâtiment sur ses chantiers, ont été initiés et entraînés à la navigation sous-marine par les soins du personnel technique de MM. Schneider et Cie, à la Station d’Essais de Saint Mandrier (Ephémérides 2e année).
–1914 – 30 juillet : CINÉMA – Le 30 juillet 1914, alors que la guerre se précise à l’horizon, le dernier événement marquant du quartier des Russes, à Saint-Mandrier, sera le tournage d’un film sur différents endroits de la côte et notamment vers les chantiers du Creusot (Ephémérides 2re année).

–1927 – du 28 au 30 juillet : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Le porte-avions Béarn, construit par les chantiers de La Seyne, est sur rade du 28 au 30 juillet. Puis, il sera à Milhaud jusqu’au 14 octobre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1935 – 30 juillet : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – La première chauffe de la rue 1 commence le 30 juillet 1935, suivie de la rue 2 le lendemain.
–1940 – 30 juillet :
1. PAS DE VACANCES CETTE ANNÉE DANS LES ÉCOLES DE LA SEINE. Le préfet de la Seine vient de décider que toutes les écoles du premier et du deuxième degré, relevant de la Direction de la Seine, resteraient ouvertes pendant la période du 1er août au 15 septembre. Il s’agit, en fait, des écoles primaires, primaires supérieures et techniques. Les activités intellectuelles seront réservées à la matinée : les activités physiques à l’après-midi. Les écoles ouvriront tous les jours ouvrables, de 9 h à 11 h 30 et del4hàl6h 30. Les cantines pourront continuer à fonctionner (Le Matin, mardi 30 juillet).
2. LE GOUVERNEMENT DE VICHY INSTITUE LES CHANTIERS DE JEUNESSE (Ephémérides 2e année).

3. BOBARD – LA MORT DE CHARLES TRÉNET ! Midinettes, vos beaux yeux vont pleurer : le Prince charmant de la chanson est mort. 11 est mort en avion. Nous ne savons rien de plus : il est mort sans détail ! S’il commentait son destin, sans doute vous dirait-il en souriant : «Ce n’est rien. Je suis tombé de … Une chute de Pégase!… » On l’avait baptisé « le fou chantant».. 1l fallait en effet être un peu fou et de la manière la plus ravissante pour écrire des chansons et célébrer la joie, la jeunesse et l’amour en des temps où la joie, la jeunesse et l’amour étaient comme interdits de séjour… Chansons alertes, musique guillerette, rimes espiègles, sentiments ton sur ton… 11 arrivait en scène, ainsi qu’à une fête, le chapeau en arrière, le visage barbouillé de sourire comme confiture et aussitôt la salle était comme illuminée : avait de la joie… Un frémissement l’accueillait. On n’était venu que pour lui, et comme il ne faisait son entrée qu’à l’heure des étoiles, sur le coup de 11 heures, on avait toujours un peu l’impression qu’il était en retard. On avait envie de lui dire : « Enfin te voilà, ce n’est pas trop tôt… » Mais il ne nous en laissait pas le temps, car il « enchaînait » aussitôt. Que chantait-il ? Il chantait la fleur bleue qu’on cueille dans le chemin des écoliers, le soleil qui pose des lapins à la lune, les rois qui dansent la java, les cœurs qui font boum, les amoureux qui se promènent la main dans la main et les grands-pères distraits qui oublient leurs chevaux. Ce garçon sympathique, qui jouait avec son talent ainsi qu’avec une toupie, nous a quittés un peu trop tôt. Il nous laissera le souvenir d’un ami d’enfance, vous savez : le bon petit diable qui faisait des blagues, qui arrosait les pianos pour faire fleurir les mélodies et qui embrassait toutes les filles sur la bouche histoire de les faire rêver. On se surprendra encore à chanter mélancoliquement ses airs légers. Le printemps a perdu sa fleur bleue. Y a plus de joie ! Y a plus de Trenet ! (Paris-Soir, mardi 30 juillet 1940).
–1942 – 30 juillet :
1. GUERRE – FRONT DE L’EST – « PLUS UN PAS EN ARRIÈRE ! » Quand Molotov lance : « Sous le grand étendard de Lénine et de Staline, nous mènerons cette lutte jusqu’à la victoire totale, jusqu’au triomphe complet de notre cause et de celles de toutes les nations éprises de liberté », c’est le nom de Staline qu’on crie durant plusieurs minutes. Mais quelques semaines plus tard, la ville de Rostov tombe aux mains des Allemands. On devine derrière le paravent des communiqués officiels la panique qui a saisi les troupes russes. Et c’est Staline qu’on invoque et qui intervient. Les journaux martèlent à sa suite qu’il faut une « discipline de fer ». « Ressaisissez-vous », lance-t-on « aux lâches et aux paniquards ». On ne cache plus qu’on a fusillé des généraux et de nombreux officiers, comme des dizaines de soldats. Le 30 juillet 1942, l’ordre du jour de Staline est lu dans toutes les unités : « Plus un pas en arrière ! » La Pravda le reproduit et le commente : « Une discipline de fer, des nerfs d’acier sont les conditions de notre victoire : soldats soviétiques, plus un pas en arrière. Voilà la devise de notre pays ! « L’ennemi n’est pas aussi puissant que l’imaginent certains paniquards terrifiés… Chaque soldat doit être prêt à mourir de la mort d’un héros plutôt que de négliger son devoir envers son pays… Ou bien nous aurons une armée d’une discipline rigoureuse, ou bien nous périrons. Aujourd’hui, l’ordre d’un officier est une loi d’airain ! » (Max Gallo, 2011)
2. GUERRE – FRONT D’AFRIQUE DU NORD : ROMMEL N’HÉSITE PLUS À CRITIQUER LE COMMANDEMENT ITALIEN, le dénuement de l’armée de Mussolini, dont l’armement est dérisoire, en qualité et en quantité. « Les unités sont pratiquement dépourvues d’armes et de chars capables de percer les blindages des chars ennemis.” Par ailleurs, Rommel est scandalisé par la manière dont le soldat italien, « étonnamment frugal et d’une modestie toute épreuve », est traité par ses officiers. Les rations alimentaires sont si insuffisantes que fréquemment les soldats italiens viennent mendier auprès de leurs camarades allemands les nourritures qui leur font défaut. Alors que ces soldats doivent se passer de “roulantes”, le officiers italiens continuent d’exiger des repas comportant plusieurs plats ! Beaucoup d’officiers estiment superflu de se montrer pendant la bataille et de donner à leurs hommes l’exemple du courage. » Malgré ce constat critique, Rommel, en cette fin juillet 1942, tire un bilan positif de son offensive. Il n’a pas conquis El-Alamein, mais l’Afrika Korps résiste. Entre le 26 mai et le 30 juillet 1942, il a capturé 60 000 soldats de l’armée britannique, détruit plus de 2 000 chars et véhicules blindés. Seulement, les pertes allemandes sont très lourdes et l’Afrika Korps ne peut espérer recevoir des renforts significatifs en hommes et en matériel (Max Gallo, 2011).
–1943 – nuit du 30 au 31 juillet : CINQUIÉME MISSION DU SOUS-MARIN FNFL « CASABIANCA » – Les succès obtenus par le « Casabianca » incitent les services secrets alliés à tenter un débarquement record de munitions et d’armes en Corse. Le sous-marin réussit à absorber 20 tonnes de matériel en paquets de 35 kg et il est prêt à appareiller le 27 juillet à 19 h 00. Mais il devient nécessaire de débarquer des armes dans un lieu différent pour les faire parvenir plus facilement dans le centre de la Corse après en avoir approvisionné le nord de l’île. Aussi, à la demande du commandant Colonna d’Istria, le Casabianca ira déposer sa cargaison dans le golfe de Porto. La crique de Gradella est choisie après une reconnaissance aérienne des Anglais. Rendez-vous est pris avec l’organisation en Corse, le 30 juillet à 20 h 30. Quatre Anglais se joignent à l’équipe du « Casablanca ». Le commandant L’Herminier atterrit sur le cap Gargalo le 29 juillet dans la nuit et se pose sur le fond dans la journée du 30 à 14 h 30, dans l’axe du golfe de Porto. A 22 h 50, le sous-marin fait surface et pénètre dans la baie de Gradella. Les doris sont mis à l’eau et s’approchent de la plage, quand une fusillade très vive éclate dans la nuit. Les doris font demi- tour, les hommes remontent à bord et le « Casabianca » bat en arrière rapidement pour se dégager. L’alerte est donnée sur la côte quand le Casabianca lance ses diesels et fait route vers le large- Il n’y a pas de blessés. Le commandant L’Herminier décide de gagner le golfe de Saint-Florent et de débarquer son matériel sous la pointe Curza comme au cours de la mission précédente. Le 31 juillet à 15 h 25, le « Casabianca » se pose sur le fond en face de la plage de Saleccia. Il fait surface à 23 h 35 par calme plat. Le lieutenant de vaisseau Bellet se rend à terre pour effectuer la reconnaissance préalable. Il prévient après une minutieuse exploration des environs que la plage est claire de tout danger. Le débarquement commence alors avec l’aide du youyou métallique et 12 tonnes, sont mises à terre et camouflées soigneusement. Le 1er août à 04 h 00, toute l’équipe de plage a rallié et le sous-marin plonge après avoir laissé un Anglais avec un poste radio pour assurer la surveillance de la plage. A 22 h 35, le « Casabianca » prend contact avec l’officier anglais et le débarquement commence aussitôt. Pour hâter le mouvement, le commandant L’Herminier envoie trente hommes à terre, le reste aide à la manutention des paquets à bord du sous-marin. L’opération terminée, le Casabianca plonge et remonte en surface la nuit suivante pour prendre le large et prévenir l’organisation en lui donnant l’emplacement des dépôts de matériel débarqué. Le « Casabianca » fait route sur Alger où il arrive le 10 août, après avoir effectué une courte patrouille. Dès son arrivée, le commandant l’Herminier apprend que l’organisation corse a récupéré tout le matériel avant d’avoir été prévenue du changement de programme.
-1950 – 30 juillet : « LES PASSAGERS DE LA PLUIE » A SAINT-MANDRIER – Les 29 et 30 juillet 1950, à Saint-Mandrier, le cinéma-central projette le film de Delmers Daves intitulé : « Les passagers de la pluie » (1947), avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall (Ephémérides 1ère année).
–1956 – 30 juillet : ACCIDENT DE PLONGEE A SAINT-MANDRIER – Le 30 juillet 1956, le Seynois Pierre G., âgé de vingt-sept ans, et René D., habitant Saint-Mandrier, tous deux ouvriers des chantiers de la Seyne, décident de se rendre, lundi 30 juillet, au lieu-dit « Le Rascas » pour une partie de pêche sous-marine. Vers dix-neuf heures, René D., assis sur un rocher, observe les évolutions aquatiques de son ami. Rien d’anormal à signaler. Tout-à-coup, le jeune plongeur remonte à la surface et reste immobile. Une poignée de secondes après, pris d’un doute soudain, le Mandréen se met à l’eau et franchit prestement la vingtaine de mètres qui le séparent du corps toujours inerte. Il décide, dans un premier temps, de hisser son camarade sur un rocher. Puis, il hèle, avec le peu de souffle qui lui reste, des pêcheurs travaillant à proximité. Eugène Ajello et son fils René, à bord du pointu Maryse-Robert, abandonnent leur filet et rejoignent le lieu de l’accident. Après avoir récupéré les deux plongeurs, ils mettent le cap sur la base aéronavale toute proche. L’un d’eux pratique, sans tarder, la respiration artificielle pendant le court déplacement. Arrivé à destination, le noyé est pris en compte par la marine, puis évacué sur la clinique des chantiers de la Seyne. Hélas, malgré les efforts conjugués des médecins et des pompiers, Pierre G.. ne sera pas ramené à la vie (Ephémérides 2e année).
–1977 – 30 juillet : DÉCÈS DE L’AMIRAL DE LABORDE – Interné un moment à Aix-en-Provence par les Allemands le 27 novembre 1942, l’amiral de Laborde fut révoqué sans pension en mai 1945, décision annulé par le Conseil d’Etat en décembre 1949, et condamné par la Haute Cour de justice, le 28 mars 1947, à la peine de mort, bientôt commuée en quinze ans de détention. Libéré en septembre 1951, amnistié par décret du 1er septembre 1959, il mourut à Castillon-la-Bataille – Gironde), le 30 juillet 1977 (Etienne Taillemite, 2002).
–1997 – 30 juillet : ATTENTAT SUICIDE A JERUSALEM – Deux membres du Hamas se font sauter au milieu de la foule sur un marché juif, à Jérusalem : 14 morts.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 309e livraison).
A la Piole la Cote 147 fut le camp des douze cents hommes du 79e Régiment d’Infanterie.
En dehors de tout autre nom défini dans les archives, nous avons provisoirement baptisé « cote 147 », un ensemble militaire, découvert sur la commune de Sanary, entre les bassins du Lançon à l’est, et de Sainte-Trinide à l’ouest, légèrement en contrebas des bassins de la Piole, sur un mamelon encore attaché au Gros-Cerveau, et séparant les deux bassins. Cet ensemble correspond essentiellement à la parcelle cadastrale 385, (propriétaire : Mme Isnard, demeurant à Sanary), située à l’extrémité nord du quartier Boucène. .
Historique de la recherche : En 1985, M. et Mme Bonnefont, de Saint-Etienne, en villégiature à Sanary, fréquentant les réunions du groupe archéologique de l’Ouest-varois, signalent qu’ils ont découvert au cours de leurs promenades dans l’arrière-pays un oppidum inédit. Nous étant rendus sur les lieux, nous avons effectivement constaté l’existence d’un pentagone composé de gros murs, avec en contrebas les emplacements de quatre canons alignés en batterie, dont M. et Mme Bonnefond avaient fait, à la demande d’Henri Ribot, de rapides croquis le 31 octobre 1985..
Description : L’ouvrage de la cote 147 comprend un pentagone irrégulier établi au sommet d’un contrefort du Gros-Cerveau, cerné par les bassins du Lançon à l’est et de Sainte Trinide à l’ouest. La partie sud, quartier Boucène, a une vue dégagée sur la plaine cultivable de Sanary : quartiers Mortier, la Millière, 1’Huide, et la Vernette. A 40 m au Sud de ce pentagone, existe une ligne de quatre canons orientée vers la plaine.
Un relevé plus précis a été fait entre janvier et juin 1994. Il apparait que :
1) Le pentagone central, de plus de 3 000m² de superficie, est limité sur les trois côtés est, nord, et ouest par des murs de 1 à 2 m d’ épaisseur. Le côté est, en deux parties formant un angle obtus, et longues respectivement de 40 m et 38m, est renforcé par trois redans triangulaires. Dans l’angle nord-est se situe un poste de garde, et une entré en chemin creux. Dans le côté Nord, long de 40 m plus la largeur de la porte, soit 6 m, un aménagement en demi-cercle a été aménagé afin de préserver un olivier, qui a probablement gelé en 1956, mais dont le tronc est toujours en place. Sur le côté ouest, long de 55 m, un passage couvert traversant le mur est appareillé avec le reste de la construction, et un très grand terre-plein carré surélevé, de 10 m sur l0 m, se dresse à l’extrémité sud. Le tout est construit pierre sèche. La hauteur conservée de ces murs avoisine l, 50 m. L’accès à leur sommet est facilité par des escaliers.
2) Sur le côté sud (6), le mur est moins important, 60 m de long pour une largeur moyenne de l m, et une hauteur subsistante de 0,7Om environ. Il est néanmoins renforcé dans son angle sud-ouest par des bastions semi-circulaires qui flanquent un passage piétonnier caladé menant à la terrasse de position de tir des canons (2), en traversant plusieurs terrasses rehaussées de murets.
Chaque emplacement de canon comprend un rectangle dégagé et aplani de 5m de largeur sur 7m de profondeur hors tout, précédé d’un parapet de pierre sèche en demi-cercle ou en demi-hexagone de plus de l m de hauteur. La distance entre deux emplacements est régulière, soit 26,50 m.
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 509e livraison :
(suite) L’inspection de Séguiran a lieu en 1633. Elle révèle le misérable état de la défense côtière. Le cardinal y fait remédier sur certains points, notamment à Toulon dont il veut faire le grand établissement maritime de la Méditerranée. En 1635 les ingénieurs reçoivent l’ordre de poursuivre en diligence les fortifications du port, celle de la presqu’île de Giens et des îles d’Hyères. L’arsenal est reconstruit ; on étudie les moyens de détourner les eaux du Las et de l’Eygoutier chargés de gravier et de vase.
Le cardinal fut, à Marseille, le créateur d’une institution charitable dont il doit être fait ici mention. Gagné, croit-on, par Vincent de Paul, l’aumônier des chiourmes, à un projet conçu par le chevalier de la Coste et l’évêque Gault, il avait fondé un hôpital pour les forçats malades en utilisant deux bâtiments de l’arsenal royal. C’était un bâtiment que la langue du temps désignait sous le nom d’arsenaux. Ou, comme l’on disait plus aux ordinairement au 16e siècle un tercenal était une construction mesurant en général 50 m de long sur 10 de large dans laquelle on retirait une galère. Un étage supérieur servait de magasin aux agrès et munitions. L’hôpital des forçats fut installé dans les deux derniers arsenaux vers l’ouest contre la muraille de la ville quai de Riveneuve. En juillet 1646, le roi prit l’hôpital sous sa protection le fit agrandir, en organisa l’administration et alloua pour l’entretien de l’établissement un crédit annuel de 9000 £ sur les fonds des galères, ceci par l’édit de Fontainebleau de juillet 1646. La direction de l’hôpital fut confiée à deux administrateurs annuels dont les premiers furent désignés par le duc de Richelieu, général des galères, héritier du cardinal ; leurs successeurs furent nommés par les administrateurs sortants et l’aumônier real, aumônier des galères. Les administrateurs nommaient les médecins l’apothicaire, le chirurgien, le trésorier économe, l’infirmier et les autres employés. Le supérieur et des prêtres de la mission furent chargés de l’aumônerie ; ils résidèrent à l’hôpital. La comptabilité de la maison fut soumise au contrôle des commissaires et contrôleurs généraux de la Marine. Par le même édit qui contient ces dispositions le roi créait un aumônier pour chaque galère. (A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 211e livraison :
–1864 – 30 juillet : CREATION D’UN RESEAU TELEGRAPHIQUE ENTRE LA SEYNE, OLLIOULES, SANARY ET BANDOL – En vertu d’une circulaire du Ministre de l’intérieur du 30 Juillet 1864 envisageant la création d’un réseau télégraphique dans les Chefs-lieux de canton et les localités importantes, la commune de Bandol fait part, en juin 1865, de la demande qu’elle vient de faire à Monsieur le Sous-Préfet de Toulon de faire établir un réseau télégraphique entre les communes de La Seyne, Ollioules, Sanary et Bandol. Cette proposition de BANDOL sera accueillie avec faveur par SAINT-NAZAIRE. Une convention pour la création de ce bureau à SAINT-NAZAIRE sera signée avec le Préfet en juillet 1865 (Rotger B., 1984, p. 411).
–1927 – du 28 au 30 juillet : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Le porte-avions Béarn, construit par les chantiers de La Seyne, est sur rade du 28 au 30 juillet. Puis, il sera à Milhaud jusqu’au 14 octobre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1956 – 30 juillet : ACCIDENT DE PLONGEE A SAINT-MANDRIER – Le 30 juillet 1956, le Seynois Pierre G., âgé de vingt-sept ans, et René D., habitant Saint-Mandrier, tous deux ouvriers des chantiers de la Seyne, décident de se rendre, lundi 30 juillet, au lieu-dit « Le Rascas » pour une partie de pêche sous-marine. Vers dix-neuf heures, René D., assis sur un rocher, observe les évolutions aquatiques de son ami. Rien d’anormal à signaler. Tout-à-coup, le jeune plongeur remonte à la surface et reste immobile. Une poignée de secondes après, pris d’un doute soudain, le Mandréen se met à l’eau et franchit prestement la vingtaine de mètres qui le séparent du corps toujours inerte. Il décide, dans un premier temps, de hisser son camarade sur un rocher. Puis, il hèle, avec le peu de souffle qui lui reste, des pêcheurs travaillant à proximité. Eugène Ajello et son fils René, à bord du pointu Maryse-Robert, abandonnent leur filet et rejoignent le lieu de l’accident. Après avoir récupéré les deux plongeurs, ils mettent le cap sur la base aéronavale toute proche. L’un d’eux pratique, sans tarder, la respiration artificielle pendant le court déplacement. Arrivé à destination, le noyé est pris en compte par la marine, puis évacué sur la clinique des chantiers de la Seyne. Hélas, malgré les efforts conjugués des médecins et des pompiers, Pierre G.. ne sera pas ramené à la vie (Ephémérides 2e année).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 32e livraison. (suite) Rue Baudin – Rue des Boucheries — Place et rue des Orfèvres – Place de la Poissonnerie –
Toutes ces rues et une partie de la place de la Poissonnerie actuelle ne formaient anciennement qu’une seule voie, la carriera Drecha. (Rue Droite. Archives communales, CG. 379-380).
Comme la rue des Maurels, la carriera Drecha traversait la ville dans toute sa longueur, du Nord au Midi. Cependant le prolongement de cette rue s’étendant de la rue Bonnefoi au Barri avait une dénomination différente : elle s’appelait en miech. (Miech, milieu)
A. la tin du XVIIe siècle la partie de la carriera Drecha comprise entre la rue Bonnefoi et celle des Boucheries prit le nom de rue des Beaux Esprits. (Archives communales, GG. 41.)
L’origine de cette appellation a donné lieu à de nombreuses hypothèses. M. 0. Teissier pense que cette rue doit son nom à l’hospice du Saint-Esprit qui se trouvait sur l’emplacement du palais de justice actuel.
D’autres auteurs prétendent que ce quartier possédait autrefois son petit hôtel de Rambouillet où les beaux esprits et les précieuses de l’époque tenaient leurs réunions littéraires.
Quant Mongin, il croit que le voisinage des P.P. de l’Oratoire, prêtres très instruits qui avaient la direction du collège de Toulon, n’a pas dû être étranger à cette dénomination. (à suivre)
UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE.
Un homme connu pour être le roi des avares entre dans une quincaillerie :
-Bonjour m ! je voudrais un porte manteau bon marché.
-Parmi les articles peu chers, voici un modèle à 5 euro.
-Hum ! vous n’auriez pas moins cher ?
-Oui monsieur, voici un clou !

Excellente journée à tous.

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