ÉPHÉMÉRIDES DU 7 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 7 JUILLET 2024 – 13e ANNÉE (n°4495).

ILLUSTRATION : Carte de la Provence

LES FÊTES :

Salut à tous les Raoul en ce 7 juillet ! Ils tiennent leur prénom d’un laïc catholique anglais, Raoul mais Ralph en anglais, exécuté à Winchester le 7 juillet 1591, lui qui était du Hampshire ! Honte aux rosbifs !

Heureusement, la Révolution est venue quelques deux cents ans plus tard qui a dédié à la cerise ce 19e jour du mois de messidor, tandis que le souvenir de la Commune nos a laissé le superbe :

« J’aimerai toujours le Temps des Cerises ; / C’est de ce temps-là que je garde au cœur /Une plaie ouverte. /Et Dame Fortune, en m’étant offerte /Ne pourra jamais fermer ma douleur. / J’aimerai toujours le temps des cerises / Et le souvenir que je garde au cœur. »

Je n’oublierai jamais le roman que René Fallet a consacré au doux prénom associé à ce fruit délicieux,  « Comment fais-tu l’amour, Cerise ? » que je lus avidement en 1969 lorsque Denoël le publia.

Bonne fête aux Raoul, mais aussi aux Cerise ! et hop ! un grand verre de rhum !

Dicton :

Si le début de juillet se trouve pluvieux, tout le restant du mois sera douteux.

LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES :

« Es un gros darnagas » : C’est un grand imbécile (le darnagas, c’est la pie grièche, un oiseau qui vole en groupe et se précipite lui-même au-devant des chasseurs (Provence et proverbes provençaux, préface de Michel Vovelle).

PENSEE.

« Ma manière de plaisanter, c’est de dire la vérité. C’est la blague la plus drôle du monde. » et « « La mort ne m’impressionne pas, j’ai moi-même, en effet, l’intention bien arrêtée de mourir un jour ». Parti le 2 novembre 1950 – le jour des morts -, Bernard Shaw légua une partie de son héritage à une fondation chargée d’imaginer un nouvel alphabet  phonétique français.

METEO MARINE POUR SANARY

Un flux de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud-Ouest du bassin. Sur le Nord-Est il est modéré et assez irrégulier de secteur Sud-Est. Sur le Nord-Ouest il est faible et assez irrégulier de secteur Sud-Ouest. Sur le Sud-Est il est modéré et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest.

Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des nuages qui resteront rares

Ciel clair. Le soir, ciel clair.

Vent d’W force 5 à partir du milieu de journée. Rafales atteignant 25 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.

EPHEMERIDES

(très belle carte postale des éditions ARIS montrant le secteur oriental du port de Sanary avant 1950 avec le kiosque (démoli en 1981) et les platanes qui ornent aujourd’hui les allées Honoré d’Estienne D’Orves).

1270 – 7 juillet : Oyez, oyez, braves gens ! la chrétienté lance sa huitième croisade. Le 7 juillet 1270, Louis IX s’embarque pour aller convertir le sultan de Tunis (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991). Le 25 août suivant, Louis IX mourra de la peste.

1399 – 7 juillet : traité conclu à Marseille – LA PAIX REGNE ENFIN EN PROVENCE : Par la signature de la Paix entre le nouveau comte  et Raymond de Turenne, la Provence connaît enfin le calme après un demi-siècle de guerres intestines (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille, 1928 ; Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005. « Chronologie » : Guerre de Raymond de Turenne). Après 1385, un seul grand de Provence persista dans la résistance au nouveau comte, il se nommait Raymond de Turenne. A la tête de bandes armées…, il ravageait le pays… Les Etats demandèrent au pape d’Avignon d’intervenir… On fit appel au roi de France, Charles VI. Celui-ci envoya en Provence le maréchal de Boucicaut, beau-père de Raymond. Ce dernier… consentit à faire la paix, et le traité fut conclu à Marseille le 7 juillet 1399 (Dubois M., Gaffarel P. et Samat J.-B. – Histoire de Marseille, 1928).

M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : La fin de la guerre d’Union d’Aix ne met pas un terme à l’insécurité. Durant dix ans, un aventurier va «tenir enténé­bré le pays» selon les termes d’un marchand italien d’Avignon. Sous prétexte de revendications de fiefs et de droits, Raymond de Turenne mène la guerre contre le pape et contre le comte. Maître de nombreux châteaux dans les Alpilles et le val de Durance, il pille et dévaste la Basse-Provence occidentale ; à nouveau, les Etats, devant l’inefficacité de la reine et de ses officiers, prennent en main la défense du pays. Leur détermination, renforcée à partir du siège, de Pertuis (1397), finit par avoir raison de l’ennemi public (1399) (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

Pendant 10 ans, de 1389 à 1399, la province allait connaître les horreurs de la plus cruelle des guerres civiles Raymond de Turenne, ennemi acharné de la Maison d’Anjou, s’entoura de tous les bandits qui pullulaient et ravagea la Provence. Le vicomte de Turenne se noya en traversant le Rhône, et sa mère signa la paix (Maurel P., 1945).

C’est dans ce contexte que se situe une histoire légendaire qui concerne la tour de Taradeau qui est désignée dans un texte comme la Tour de Moussu Albanel. La tradition veut qu’au temps où le pays était ravagé par Raymond de Turenne, cette tour fut illustrée par un nommé Aubanet ( ou Albanel ou Aubanel) qui y résista courageusement. Les survivants se réfugièrent aux Arcs, y tenant leurs assemblées municipales jusqu’au 19 Février 1754, date à laquelle , pour la première fois, fut rétablie à nouveau une maison de ville dans le terroir de Taradeau.

1438 – 7 juillet : Après l’épreuve du grand schisme d’Occident, l’église catholique peine À retrouver de l’autorité. Le 7 juillet 1438, le roi de France, Charles VII, et quelques évêques, abbés et députés, se réunissent à Bourges et promulguent la Pragmatique sanction de Bourges. Le roi s’affirme comme le gardien des droits de l’Eglise en France. Ce décret est un premier pas vers le Gallicanisme ; elle sera renforcée, en 1516, par le Concordat de Bologne.

1737 – 7 juillet : La Chasse constituait à cette époque un apport important dans l’alimentation et permettait de varier un peu, l’ordinaire. A différentes reprises, le droit de chasse pour les particuliers dans les terres gastes avait été reconnu par les seigneurs. Cependant, de nombreux braconniers chassaient en tout temps sur les terres d’autrui. Les habitants de Saint-Nazaire (Sanary) s’en plaignirent et les consuls en référèrent au seigneur.

Le comte du LUC leur répondit en ces termes : « Le 7 juillet 1737-La lettre que vous m’avez écrite messieurs m’apprend votre installation aux charges municipales, j’espère que l’usage que vous en ferez vous méritera l’estime générale et la bénédiction du pauvre peuple, vous me trouverez toujours disposé à vous donner des marques de mon amitié tant en générai qu’en particu­lier. Je ne perds pas de vue les affaires de votre port et vous devez vous reposer sur les attentions de la comtesse de VINTIMILLE, ma nièce, et mes soins ; le zèle de Monsieur DECUGIS (de la TOURELLE) sur cet article ne vous est pas inconnu non plus que sa capacité. J’écris par ce même courrier au sieur BESSON (fermier du seigneur) pour qu’il exécute vos vues au sujet de la chasse, il vous communiquera en original ma lettre à laquelle il faut, s’il vous plaît, vous conformer car vous comprenez que votre seigneur n’a pas besoin du gibier de SAINT NAZAIRE pour vivre et qu’il voudra toujours que ses vassaux jouissent d’une honnête liberté, mais comme il vous paraît qu’on en abuse au préjudice des particuliers, il faut les défendre, mais il faut que la chose s’exécute dans la dernière rigueur sans quoi le nom du roy et le mien seraient honnis et cela n’arrivera jamais tant que la chose me .sera possible. Je suis mes­sieurs votre très humble et affectionné serviteur. du LUC. »

Il institua un garde-terres pour interdire la chasse pendant l’époque des fruits, soit de septembre à octobre, et la communauté contribua à cette dépense pour trente et une livres, car c’est ce qu’elle avait souhaité (Rotger B., 1984)

1752 – 7 juillet : Arrêt du Parlement de Paris remettant en pleine possession du seigneur de Vintimille du Luc les terres d’Ollioules et Saint-Nazaire (ceci après un procès de plus de vingt années). Sur quoi le Conseil a unanimement délibéré … de faire chanter un te deum dans la paroisse… et de faire dresser un feu de joie sur la place publique… tirer des boîtes… faire dresser un feu à chaque habitant… devant leur porte… pour lui témoigner leur satisfaction… qui nous l’assure pour seigneur perpétuel (Castellan E., 1937, p. 184).

1793 – 7 juillet : Armée – Collectivités – Guerre – International – Municipalité – Population – Ce fut le 7 juillet 1793 que le général Carteaux prit à Valence, le commandement d’une troupe forte de 1 500 fantassins, 200 cavaliers, qui avec six canons de campagne devait descendre le Rhône, réduire à son passage les villes insurgées, et, but final de sa course vers la mer, entrer dans Marseille avant que les Anglais puissent y débarquer. Le commandement de cette petite armée avait été proposé à Kellermann, qui l’avait vivement refusé, estimant que 40 000 hommes au moins lui étaient nécessaires. « Je n’ai jamais vu, écrit-il au Comité de Salut Public, qu’avec des petits moyens, il se fut fait de grandes choses ». Carteaux n’avait pas ces soucis, il pensait qu’avec la bonne fortune qui jusqu’à ce jour ne l’avait jamais abandonné et sa réputation les portes des villes insurgées s’ouvriraient devant lui (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 4-5). Le 7 juillet, les troupes à la disposition de Carteaux se trouvant réunies à Valence, étaient évaluées officiellement à 6.000 hommes. Le soir de cette même journée, le Conseil prit connaissance notamment d’une lettre du citoyen Dours l’aîné, commissaire du département, nommé aux lieu et place du citoyen Moral pour la répression des troubles dans le district de l’Ouvèze. Le 7 juillet, Carteaux dressa une réquisition portant sur 800 hommes « pour s’opposer au passage des Marseillois » et la ville de Romans fut taxée à 3oo hommes (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

1793 – 7 juillet : Armée – Guerre – Population – Société – Les insurgés fédéralistes du général Rousselet entrent à Avignon. Le 7 juillet, l’armée fédéraliste, renforcée de volontaires nîmois, prend d’assaut Avignon, restée fidèle à la Convention. Elle repart aussitôt. Arrivée à Orange, l’armée fédéraliste apprend que deux mille hommes de l’armée des Alpes, du « bataillon des Allobroges » descendent contre elle sous les ordres du général Carteaux (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1793 – 7 juillet : Collectivités – Municipalité – Société – Le 7 juillet, le directoire du département rédige une proclamation de tonalité jacobine, adressée à toutes les municipalités varoises, pour les engager à rester fidèles à la Convention. Elle est signée de TOLON vice – président, BERLUC, BRUNEL, VETOUR, FERRY, MAUNIER, GUIGOU, SENES, OLIVIER, GIRÀUDY, BARRIERE , FAUCHIER, RIGARD , procureur-générall syndic (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1850 – 7 juillet : Malgré sa modération, le maire de La Seyne, Berny, est menacé de révocation par le préfet : on l’accuse d’avoir laissé les jeunes Seynois entonner les couplets de Pierre Dupont : “Les peuples sont pour nous des frères, et les tyrans des ennemis”, et d’avoir privilégié les lampions rouges à la fête patronale du 7 juillet 1850 ! (René Merle, 2012)

1862 : Economie – ServicesLa succursale de La Seyne de la Caisse d’Epargne de Toulon est ouverte au public le 7 juillet 1862 (Louis Baudoin, 1965, p. 38.).

-1867 – 7 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary)  7. Ste Aubierge. Le maire de Sanary, Marius Michel, avait profité de ses relations à PARIS pour obtenir des prix pour ces régates qu’il désirait organiser pour le bon renom de SAINT-NAZAIRE. Ayant obtenu satisfaction des ministères et du gouvernement, il obtint l’appui de la Société Nautique de Marseille. Le dimanche 7 Juillet 1867, fut installée la commission des Régates. Les dix membres furent: Joseph FLOTTE, capitaine au long cours, Président Baptistin FOURNIER, capitaine caboteur, Spiridion MORIANI, capitaine au long cours, ROMAN capitaine au cabotage, FOURNIER fils de Baptistin, capitaine au long cours, BARLATIER, premier maître de manœuvre retraité, REBOUL aîné, fils du pilote, capitaine au cabotage, MARTINENQ charpentier, ROUX fortuné, capitaine au cabotage, FOURNIER aîné (dit He) patron pêcheur. Les premières régates furent fixées au 29 juillet, lundi, deuxième jour de la fête de Saint-Nazaire. Les prix furent offerts par le Cercle Le Progrès, 500 francs; le Cercle LA GAITE, 500 francs; le Cercle LA PAIX, 10 francs; la Société SAINT-JOSEPH, 50 francs; de plus le Cercle LE PROGRÈS avait sous­crit pour le Jeu de Paume la somme de 60 francs. Les cartes d’invitation à participer à ces régates sont envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus. Deux bateaux de l’Etat viennent assister à ces régates. Ce sont le DAIM commandé par le baron ROUSSIN (bateau à vapeur), le FAVORI (autre bateau à vapeur) commandé par le lieutenant de vaisseau CAILLE. La fête de Saint-Nazaire est une grande manifestation. Les quais sont encombrés de toutes sortes de barraques et d’un bout à l’autre une forêts de mâts portant oriflammes, donnent à notre port un air de fête exceptionnel. Une grande messe est chantée par l’ORPHEON que dirige Hilarion CROZE. C’est une musique dont il est l’auteur. Il y a tellement de monde que l’on a de la peine à circuler sur les avenues du port. Il y a même une grande barraque foraine avec des bêtes féroces». On y voit aussi la grande barraque du THÉÂTRE DES VARIÉTÉS dirigé par le sieur MICHEL. L’hôtel COURRAU (qui deviendra Hôtel Saint-Nazaire BEAUPORT) ne peut suffire à nourrir tous les clients affamés. Encore devant l’hôtel a-t-il établi une salle verte qui forme une annexe à son hôtel. Sur les quais, des mâts de cocagne pour hommes et enfants; le soir, une belle illumination. Tous les bateaux qui doivent courir le lendemain sont là. Ils sont au nombre de trente. Le soir, un grand feu d’artifices offert à la ville par Monsieur MICHEL, maire, fera plaisir à toute la population.­ Parmi les bateaux venus pour les régates, on notera: « Fille de l’air de M. SAUTT de Toulon (3e série), « Exinène » (1ère série) de Monsieur ARGHALIER de MARSEILLE, « Le Phocéen » (2e série) de Monsieur LASSERRE de TOULON. Il y aura, venant du côté de Marseille, une véritable escadrille de bateaux de plaisance, de bateaux de pêche de La Ciotat et bien d’autres. Les bateaux de TOULON seront empêchés par le vent d’Ouest qui domine. Le lendemain, régates. Tout le monde a été content de la course malgré le vent fort et le ciel couvert (Carnet d’Henri Flotte 1867).

-1901 – 7 juillet : LIMITATION DE LA VITESSE A 10 KM/H. Marseille, 7 juillet. Après un grave accident causé par un véhicule, le maire a pris un arrêté interdisant aux automobiles de dépasser les 10 km/h en ville. Le 13 septembre, un décret ministériel décidera de l’immatriculation des véhicules roulant à plus de 30 km/h (Chronique du XXe siècle, éditions Chronique, 2000).

-1904 – 7 juillet : Vote de la LOI COMBES RELATIVE A LA SUPPRESSION DE L’ENSEIGNEMENT CONGRÉGANISTE. Dès son arrivée au pouvoir, Emile Combes s’employa à faire respecter la loi de 1901 (mec laquelle plusieurs milliers d’établissements espéraient pouvoir rester en infraction. En huit jours, il en fit fermer trois mille. Des campagnes de presse, des discours attaquèrent farouchement le Gouvernement. La vio­lence de cette réaction, souvent dirigée contre les principes mêmes de la République, alarmèrent tous les républicains, y compris les modérés (dont Raymond Poincaré). Après un violent débat (23 juin – 5 juillet), la majorité se groupa autour d’Emile Combes pour voter l’acte de dissolution de toutes les congrégations enseignantes. Trois jours plus tard, Combes publiait un décret fermant deux mille cinq cents établissements congréganistes.. ,« Ce n’est pas à la religion que nous nous attaquons, répétait-il. En tant que système de croyance. elle a droit à la liberté. qu’aucun de nous ne songe à lui dénier. Son domaine est la conscience…  Nous combattons toute immixtion dans le domaine civil et politique» (E. Combes, discours de Tréguier. du 13 septembre 1903). Note : -le 2 septembre 1940, le gouvernement de Vichy abrogera la loi du 7 juillet 1904 interdisant aux congrégations d’enseigner.

1914 – 7 juillet : Le Sénat adopte l’impôt sur le revenu. Cette revendication figurait déjà dans le programme « radical » exposé par Gambetta à Belleville en 1869. Elle est plus particulièrement reprise par les radicaux-socialistes favorables aussi à l’intervention de l’Etat dans les rapports entre le capital et le travail et à quelques nationalisations.Le principe de l’impôt général sur le revenu  est introduit dans la « Loi de Finances du 15 juillet 1914 » (réf . « L’assemblée Nationale »).

1935 – 7 juillet : à Saint-Mandrier, naissance de Lucien Bruno fils de Paul Bruno.

-1941 – 7 juillet : Création de la Légion des Volontaires Français (LVF). Rappelons que ce régiment de la LVF, joint à d’autres forces militaires ou paramilitaires françaises (une partie de la Milice Française, les engagés de la Kriegsmarine et des Schutzkommandos de l’Organisation Todt), constitueront la brigade puis division SS « Charlemagne » à partir du 1er septembre 1944.

1952 – 7 juillet : Le préfet maritime de Toulon vient d’interdire aux civils la libre circulation de certains terrains militaires (les deux tiers environ des cinq cent dix hectares que compte la presqu’île de Cépet appartiennent à la Royale). Le motif invoqué par l’autorité de tutelle s’avère contestable pour la municipalité : la présence d’un dépôt de munitions mettrait en danger les nombreux amoureux de la nature. Bizarre autant qu’étrange quand on se souvient « qu’avant la seconde guerre mondiale, à une époque où de nombreux ouvrages militaires (alors utiles) truffaient le panorama, l’accès des collines, des côtes déchiquetées et poissonneuses ne fut jamais interdit ». (République de Toulon et du Var du 7 juillet 1952)

Ken Nicolas, p. 78 et sq : Après enquête des élus, le Conseil municipal s’exprime dans une longue délibération prise à l’unanimité, en date du 17 juin 1952, adressée aux autorités civiles et militaires compétentes. Je la reproduis in extenso. « Le Conseil municipal de Saint-Mandrier considérant : que le libre accès de la presqu’île a donné un essor touristique évident à notre jeune commune et que, jusqu’ici, les familles toulonnaises ont pu profiter de toutes les calanques et des merveilleuses promenades pour leur repos hebdomadaire; que jamais aucun accident ou incident ne s’est produit du fait de la libre circulation dans cette partie du territoire de la commune ; que, avant la guerre, alors que la presqu’île recelait des secrets de la Défense nationale, le libre accès des plages, des pinèdes et du phare était autorisé, sauf les parties réservées ou entourées de barbelés ; que pendant la guerre, tous les états-majors mondiaux ont séjourné dans la presqu’île et connaissent dans tous ses détails le plan directeur d’artillerie et par conséquent tous les secrets passés, présents (?) et à venir (?) ; que pour cette raison et aussi parce que l’expérience de la guerre moderne, et des armes nouvelles, rendent inutiles tous travaux de fortification ou d’ouvrages repérés aussi facilement; que les sommes considérables englouties de cette façon représentent un gaspillage certain, et pourraient être avantageusement employées dans d’autres secteurs plus intéressants de la Défense nationale ; qu’on ne peut plus faire état des secrets de construction et d’exécution puisque les enquêtes ont prouvé qu’il n’existe nul secret, car chefs ou ouvriers employés à ces travaux peuvent appartenir à  n’importe quel  parti  politique et  se livrer à l’espionnage au profit d’une puissance étrangère ; que le Conseil  municipal et particulièrement le maire ont  toujours eu des relations les plus cordiales avec la marine, et que même les travaux entrepris dans la presqu’île pour la recherche de l’eau sont à la charge de la commune ; que la fermeture totale d’une partie de la presqu’île ne peut être justifiée par l’urgente nécessité, surtout au moment précis du début de la saison touristique ; que pour des raisons de documentation et d’études, la mairie ne peut fermer la seule route qui conduit au phare, véritable chef-d’œuvre de la technique moderne ; que cette interdiction qui a été prise peut être considérée comme une brimade et un geste inamical envers la commune de Saint-Mandrier, puisque la marine doit y installer un camp de vacances, sous tentes, ce qui réduit à néant les raisons évoquées pour la fermeture. Considérant d’autre part : que la pénurie d’eau dans un village de deux mille trois cents habitants est due aussi à l’augmentation exagérée du personnel militaire dans la presqu’île, à savoir : trois cents hommes à Saint-Elme au lieu de vingt-cinq avant-guerre ; cent hommes pour faire respecter l’interdiction précitée ; que l’installation d’une école de D.C.A. avec tirs à moins de deux cents mètres à vol d’oiseau de l’agglomération importante de Saint-Elme présente un danger évident pour les habitants de ce hameau, et qu’elle aurait pu être installée dans des ouvrages isolés sur la côte, loin de toute agglomération; enfin que le geste inamical est délibérément constaté puisqu’il existe un commandant militaire de la presqu’île. Il convient de ne pas ignorer qu’il y a aussi un représentant du gouvernement, en l’occurrence le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer, avec lequel on aurait pu s’entendre pour les points stratégiques (?) à interdire. En conséquence : le Conseil municipal proteste avec véhémence contre cette interdiction qui ne répond pas pour le moment à aucun besoin militaire ; fait appel à Monsieur le préfet et au Conseil général, à tous les parlementaires   du Var pour accomplir une démarche personnelle auprès du ministre de la Défense nationale; demande qu’une commission d’enquête soit désignée au sein de la commission de la Défense nationale et de la sous-commission de l’emploi des crédits militaires, afin de mener une enquête sur place à laquelle sera convié le maire de Saint-Mandrier; demande  qu’en  attendant le résultat de cette commission d’enquête, la presqu’île reste ouverte à tous les touristes, puisque l’urgence de la fermeture ne se justifie pas; enfin demande à Monsieur le ministre de la Marine de bien vouloir donner les ordres nécessaires pour surseoir à toute entrave de la circulation avant la décision à intervenir » (République de Toulon et du Var du 7 juillet 1952 ; Ken Nicolas, p. 78 et sq.).

1982 – 7 juillet : Une quatrième chaîne de télévision est créée en France.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 293e livraison : La Révolution : 1.  des origines à la fin de la Terreur.

(Sanary – colonie de vacances de Reillanne en 1954)

(suite) L’Assemblée nationale constituante laisse la place, en septembre 1791, à l’Assemblée législative composée de 745 députés,  c’est en même la  première phase de la Révolution française qui  s’achève. Jusque-là relativement pacifique, celle-ci vient de connaître deux événements qui auront un grand retentissement dans les mois à venir : le 22 juin,  la fuite du roi et de sa famille, puis leur arrestation à Varennes (Meuse) ; et, en septembre, la coalition de l’Autriche et la Prusse contre la France, en vue de défendre Louis XVI.

L’Assemblée législative puis la Convention ; la Première République

(P. Chazal, A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982) : C’est pendant cette période que le nom de Saint-Nazaire sera remplacé par celui de Sanary (La mention de « Beau-Port » associée à Sanary se retrouvera dans une lettre du district du Beausset , daté du 29 ventôse an II / 19 mars 1794). Et encore, ce nom s’il est utilisé par les administrateurs locaux et ceux de l’administration révolutionnaire sera peu usité par d’autres administrateurs qui continueront à écrire au Maire de Saint-Nazaire. La population en âge de porter les armes sera incorporéedans la Garde Nationale qui comprendra, à son origine, cinq compagnies, pour un total de 327 hommes. (A suivre).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 493e livraison :

1944 – 14 septembre : Le Pdt du GPRF De Gaulle débute un voyage triomphal en province (Marseille, Toulouse) pour rétablir l’ordre.

1945 : De Gaulle confie à Le Corbusier la construction, à titre expérimental, de la Cité radieuse à Marseille.

1945 – Marseille : L’ancien « palais de justice » substitué en 1742 à l’ancien palais de la place du Mazeau, loge de 1875 à 1893 l’école de Médecine. Il abrite aujourd’hui (1945) la Recette Municipale La simple ordonnance du plan de cette maison de cinq fenêtres est rehaussée par le magnifique fronton où se détache une amazone chevauchant un lion : c’est l’œuvre du sculpteur Verdiguier auquel les architectes, les frères Girard, eurent l’heureuse idée de confier la décora­tion de la façade (Gabrielle Castellari, 1945).

1945- 3 janvier : Albert Lejeune, journaliste, directeur de publication, homme d’affaires et collaborateur. Premier grand procès de patrons de presse collaborationnistes : le procès Lejeune et Gaillard-Bourrageas, octobre 1944. Le 22 octobre 1944, il avait été condamné à mort (Voir La Marseillaise du 22 octobre 1944). Juste avant la levée d’écrou qui précède l’exécution, Albert Lejeune affirme avoir des révélations à faire (Voir La France de Marseille et du Sud-Est du 29 décembre 1944 en album lié). Sa déposition est fort longue mais ne modifie pas le fond du dossier, et Albert Lejeune est fusillé à Marseille le 3 janvier 1945. L’expert-comptable qui avait connu, grâce à Albert Lejeune une promotion notable en devenant conseiller technique au Petit Nice, considéré comme un comparse sans envergure – est condamné à dix ans de travaux forcés. Le verdict prévoit aussi la confiscation des biens des condamnés (Sylvie Orsoni).
1945 – 20 avril : Barbé [Tillon], affectée dans une usine de guerre de Leipzig, s’évade et regagne Marseille. Qui fut-elle ? Employée, militante communiste, députée et conseillère générale de Marseille après la Libération, épouse de Charles Nédélec en 1936, puis de Charles Tillon en 1951 dont elle eut deux filles, Itéa (1950) et Nadia (1952). Ce fut une résistante. Née le 22 octobre à Puteaux et décédée le 17 juillet 2016 à Nantes (Loire-Atlantique), elle fut arrêtée sur dénonciation, le 31 mars 1941. Elle avait été condamnée à 20 ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon et à 20 ans d’interdiction de séjour. Emprisonnée successivement à Marseille, à Toulon, à Lyon, à Marseille de nouveau, puis enfin à Rennes, elle fut livrée aux Allemands en juin 1944. Déportée au camp de Sarrebruck, puis à celui de Ravensbrück en avril 1944, condamnée aux travaux forcés, elle fut affectée dans les usines de guerre de Leipzig où elle organisa le travail de sabotage. Evacuée du Kommando de Leipzig dépendant du camp de Buchenwald au moment de la retraite des troupes allemandes, elle put s’évader le 20 avril 1945 avec un groupe de cinq camarades d’une colonne de femmes et revint à Marseille le 19 mai suivant. « Quand je suis revenue à Paris, pesant à peine 35 kg, j’ai appris le décès de mon mari, mort d’épuisement dans la Résistance », confiera-t-elle dans son livre autobiographique J’écris ton nom, Liberté, publié en 2002). Sous le Gouvernement provisoire de la République française, elle reçut son premier mandat de députée communiste des Bouches du Rhône à la 1ère assemblée nationale constituante (21/10/1945 – 10/06 1946), puis à la 2e assemblée nationale provisoire du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946. Sous la 4e République, elle fut élue lors de la première législature (10 novembre 1946 au 4 juillet 1951). Elle fut exclue avec lui du PC le 3 juillet 1970. Raymonde Tillon se retira en Bretagne, avec Charles Tillon, à l’automne 1974. Réf. 1. Antoine Olivesi, Gérard Leidet : « NÉDÉLEC Raymonde [née BARBÉ Raymonde, Marie, épouse TILLON ». 2. Bureau de l’Assemblée nationale.

LA SEYNE-SUR-MER. 201e livraison :

1850 – 7 juillet : Malgré sa modération, le maire de La Seyne, Berny, est menacé de révocation par le préfet : on l’accuse d’avoir laissé les jeunes Seynois entonner les couplets de Pierre Dupont : “Les peuples sont pour nous des frères, et les tyrans des ennemis”, et d’avoir privilégié les lampions rouges à la fête patronale du 7 juillet 1850 ! (René Merle, 2012)

-1862 : La succursale de La Seyne de la Caisse d’Epargne de Toulon est ouverte au public le 7 juillet 1862 (Louis Baudoin, 1965, p. 38.).

-1867 – 7 juillet : Le dimanche 7 Juillet 1867, est installée la commission des Régates de Saint-Nazaire (Sanary). Les cartes d’invitation à participer à ces régates sont envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus. Deux bateaux de l’Etat viennent assister à ces régates. Ce sont le DAIM commandé par le baron ROUSSIN (bateau à vapeur), le FAVORI (autre bateau à vapeur) commandé par le lieutenant de vaisseau CAILLE. Parmi les bateaux venus pour les régates, on notera: « Fille de l’air de M. SAUTT de Toulon (3e série), « Exinène » (1ère série) de Monsieur ARGHALIER de MARSEILLE, « Le Phocéen » (2e série) de Monsieur LASSERRE de TOULON. Il y aura, venant du côté de Marseille, une véritable escadrille de bateaux de plaisance, de bateaux de pêche de La Ciotat et bien d’autres. Les bateaux de TOULON seront empêchés par le vent d’Ouest qui domine. Le lendemain, régates. Tout le monde a été content de la course malgré le vent fort et le ciel couvert (Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire).

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 22e livraison. (suite) Rue Bastide

(suite) Faisant enfin droit à leur supplique,; le Conseil de la Communauté décida, en 1633. les tanneries seraient transférées « aux extrémités de la cité et dans certains endroits spécialement désignés » (Archives communales BB. 56). C’est au bourg de la Lauze, près de la rue du Béal (la rue de Lorgues actuelle a été ouverte sur une partie de remplacement de la rue du Béal), que la plupart des tanneurs transportèrent leur industrie.

La rue Bastide a conservé son appellation jusqu’à nos jours, sans subir le moindre changement (écrit en 1901), même sous la période révolutionnaire.

C’est dans une carreyreta perdu(Petite rue perdue) débouchant dans cette rue et aujourd’hui disparue, que se trouvait, en 1300, la maison de prostitution qui constituait alors à elle seule le quartier réservé la ville.

Depuis fort longtemps, les femmes de mauvaise vie avaient été confinées dans cette impasse, avec défense de se montrer dans les rues sous peine d’être fouettées publiquement et de voir leur: effets confisqués (la coupable était fouettée, les épaules et les seins nus, par des valets à gages).

Mais ces filles, loin de se conformer à l’ordonnance de police, se répandaient en des tenue: indécentes, non seulement dans la carriera dels Calquiers, mais encore dans les rues voisines.

Scandalisés par les désordres dont ils étaient journellement témoins, les habitants du quartier adressèrent une requête pour être débarrassés de ces femmes « enflammées du feu d’un libertinage éhonté ». (à suivre)

UNE BLAGUE ( ?) POUR LA ROUTE !

Dialogue entre deux marchandes de moules sur le port de Marseille.

-Vé, ma belle ! tu connais la nouvelle ?

-Qué nouvelle ?

-Eh ben ! je marie ma fille , tu te rends compte ? je marie ma fille !

-Oh ! là … putain !

-Non, pas celle-là, l’autre !

Ce sera tout pour aujourd’hui.

A demain !


[1] Gisèle Argensse, 1989, p. 198.

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