ÉPHÉMÉRIDES DU 6 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 6 JUILLET 2024 – 13e ANNÉE (n°4494).

ILLUSTRATION – Le château de Portes (Gard) – arrondissement Alès, canton Génolhac. Château des XIVe et XVIIe s., cité en 1102 ( ?) et 1117 (cliché H. Ribot)

LES FÊTES :

Aujourd’hui 6 juillet, c’est la fête des Mariette dont le prénom, porté par près de 7000 personnes, fut populaire dans les années 1900. 18e du mois de messidor, ce jour était dédié à la gesse.

Dicton :

Si le début de juillet se trouve pluvieux, tout le restant du mois sera douteux.

LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES :

« Es un gros darnagas » : C’est un grand imbécile (le darnagas, c’est la pie grièche, un oiseau qui vole en groupe et se précipite lui-même au-devant des chasseurs (Provence et proverbes provençaux, préface de Michel Vovelle).

PENSÉE.

« Excusez-moi d’avoir attendu trois mois pour vous répondre, mais quand j’ai reçu votre missive, j’étais au fond du jardin. » (Alphonse Allais)

MÉTÉO MARINE POUR SANARY

Un flux assez irrégulier de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud-Ouest du bassin. Sur le Nord-Est il est modéré et assez irrégulier de secteur Sud-Est. Sur le Nord-Ouest il est faible et assez irrégulier de secteur Sud-Ouest. Sur le Sud-Est il est modéré et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest. Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions propices au développement de larges éclaircies. Ciel variable devenant peu nuageux le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel clair. Vent d’W force 2 fraichissant force 5 en milieu de journée puis force 4. Rafales atteignant 25 nœuds en milieu de journée. Mer peu agitée. Houle petite et courte de SSE. Visibilité excellente.

EPHEMERIDES

(Dolmen du Cap Taillat à Ramatuelle, cl. H. Ribot)

1239 – 6 juillet : Mort de Geofroi, dit Gaufridet, de Marseille-Trets, seigneur de Toulon. II nonas julii, obiit Gaufridus, dominus Tholoni, canonicus noster, qui reliquit pro anniversario faciendo annuatim C soldos regalium super salinas Raimondi Calarri ; que saline sunt ad locum qui vocatur Manega (de Gérin-Ricard, 1926, acte 511 des vicomtes de Marseille : Martyrologe de Toulon : bibl. Vatican, fonds de la Reine, n° 540 ; bibl. nat., lat. 11080, fol. 105 v°.)

1274 – 6 juillet : profession de foi de Michel VIII Paléologue, dans laquelle il embrasse la doctrine romaine – Le IIe Concile de Lyon s’ouvre le 7 mai 1274 en présence de plus de cinq cents pères. Les ambassadeurs grecs sont là pour négocier, mais il n’y a rien à négocier : aucune discussion ne se tient durant ce concile, il y a juste des cérémonies, en particulier celle du 29 juin, jour de la fête de Saint Pierre et Saint Paul : c’est l’occasion d’une célébration du Pape, au cours de laquelle est chanté un Credo avec le filioque. Le 6 juillet a lieu la dernière séance : le pape fait lire la profession de foi de Michel VIII Paléologue, dans laquelle il embrasse la doctrine romaine. Un tollé général a lieu dans l’Empire byzantin contre ce concile. Le métropolite de Nicée refuse de dire le filioque, les moines entretiennent l’agitation populaire. Entretemps, Jean Bekkos a changé de camp et est devenu patriarche. Il s’est rallié à l’union des Églises, mais continue à revendiquer l’indépendance de l’Église grecque (Henri Ribot, L’EMPIRE BYZANTIN DE 1204 à 1453).

1573 – 6 juillet : L’édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

1705 – juillet : Été caniculaire dans le sud-est de la France. Le 6 juillet 1705, la chaleur fait éclater les thermomètres à Paris (Rougetet, 1954).

1789 – du 4 au 6 juillet :

1. Le 4 juillet 1789 : L’Assemblée nationale remercie Bailly pour la manière courtoise avec laquelle il a rempli ses fonctions de président dans les circonstances les plus orageuses ; l’ordre du jour porte sur le nombre de députés de Saint-Domingue que l’on devrait admettre. La grande majorité s’est prononcée pour 6. Dans la capitale, le climat d’exaspération augmente d’heure en heure (SAMEDI 4 JUILLET).

2. Le 5 juillet 1789 : Paris est en proie à une véritable crise de l’autorité. L’oligarchie municipale, représentée par le prévôt des marchands, plus proche du roi que de la ville, est sans pouvoir. Les gardes-françaises sont acquises à la bourgeoisie parisienne qui ne fait rien pour calmer leur mécontentement envers leurs officiers. La bourgeoisie profite d’ailleurs de cette situation pour former une municipalité à demi clandestine. Elle propose, en outre, la création d’une « milice nationale », desti­née à préserver l’ordre à Paris. L’Assemblée ajourne cette motion (DIMANCHE 5 JUILLET).

3. Le 6 juillet 1789 : A Versailles, les bureaux de l’Assemblée nationale sont réunis pour discuter des six propositions présen­tées par le comité des subsistances. Ces six propositions ont été rejetées par les trois quarts des bureaux qui les jugent trop insuf­fisantes face à la situation présente. Ce soir, une députation des électeurs de la Ville de Paris a été reçue à l’Assemblée. On leur y a donné l’assurance que les représentants de la Nation avaient fait tous leurs efforts pour rétablir le calme dans Paris (Agenda du Bicentenaire – LUNDI 6 JUILLET).

4. Le 6 juillet 1789 : L’Assemblée élit un comité chargé de préparer la nouvelle constitution. Il était composé de trente membres et se mit aussitôt à l’œuvre. Pour la plupart, ces députés étaient des modérés. Ils estimaient qu’ils avaient pour mission de mettre par écrit, dans un ordre rationnel, les anciennes institutions de la France, qu’il ne s’agissait de modifier que dans la mesure où elles n’étaient plus valables, ou si elles se contredisaient. Bien entendu il n’était pas question de renverser la monarchie. Celle-ci était acceptée comme une donnée, et la Constitution conçue comme un contrat négocié entre les députés et le roi (Jacques Godechot, Les Institutions de la France).

1792 – 6 juillet : LES PRUSSIENS S’APPRÊTENT A ENVAHIR LA FRANCE- Le 6 juillet, le roi annonce que les Prussiens se mettent en marche pour l’invasion, et, le 11 juillet, proclamation de la Patrie en danger. Bonaparte s’est rendu à Paris pour enlever sa nomination de capitaine — elle va bon train, sa carrière, en dépit de ses étranges états de service — mais ce qui se déroule du côté de l’Argonne n’intéresse à aucun degré ce capitaine tout neuf qui redemande et obtient un cinquième congé (et même une avance sur sa solde). Et le voilà reparti pour la Corse.

1793 – 6 juillet :

1. l’armée fédéraliste des Bouches-du-Rhône marche sur Avignon, d’où les Marseillais pousseront — pointe ultime — jusqu’à Orange ; l’annonce de l’avance des troupes conventionnelles les ramène en Avignon, où leur retraite s’accompagne d’un massacre de patriotes. La résistance avignonnaise au fédéralisme a donné à la Révolution française un de ses héros enfants : Agricol Viala, jeune soldat de 13 ans, tué en cherchant à s’opposer au franchissement de la Durance par les Marseillais (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969).

2. à 10 heures du matin, il fut décidé de communiquer à Carteaux, ainsi qu’à Albitte, toutes les dépêches relatives au progrès de la rébellion dans le Midi. Le même jour, à 3 heures du soir, diverses mesures furent prises contre cette rébellion et contre les bruits calomnieux répandus à l’égard de la Légion allobroge (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

3. Conformément aux pouvoirs qui lui avaient été accordés, Carteaux choisit à Valence, pour l’un de ses adjoints, le 6 juillet, Aimeras, adjudant-major du 5e régiment de l’Isère, à raison « de ses talents et de son patriotisme et de son zèle »’. La lettre de service attribue à ce général la qualité d’adjudant-général, chef de brigade. Il fit suivre sa signature des mots « général de brigad (sic), de l’armée des Alpes ». Son cachet avait alors pour légendes : COMMANDANT DE L’ARMÉE DES ALPES A VALENCE, autour de la République avec ses attributs, et à l’exergue : REPUBLIQUE FRANÇAISE. La formule Commandant de l’armée des Alpes à Valence a sa valeur; elle prouve que l’on ne comptait guère pouvoir s’opposer par l’offensive à la marche des Marseillais. A ce moment-là, notre général était simplement général à titre provisoire. Quel titre eût-il donc pris s’il avait été titularisé (id.) ?

4. Le capitaine Napoleon Bonaparte rencontra À Valence l’adjudant général Carteaux, de l’armée des Alpes, nommé depuis quelques jours général de brigade, et qui, à la tête d’une colonne de 2.000 hommes dite des « Carmagnoles », se disposait à partir de cette ville pour le Midi. Carteaux avait ordre de longer les deux rives du Rhône, afin de s’opposer à la jonction des fédérés de Marseille et de Nîmes. Bonaparte avait été requis par le représentant du peuple Albitte, un des trois délégués de la Convention nationale près de l’armée des Alpes, pour servir provisoirement dans les « Carmagnoles » de Carteaux.

5. Qui était ce général Carteaux que l’on voyait de Toulon comme un tigre assoiffé de sang ? Jean-François Carteaux avait 41 ans, il était grand, avec une large moustache qui seyait bien à sa belle figure, quinze ans de service dans les régiments de Bourbonnais, de Penthièvre et de Saintonge lui avaient donné cette tournure militaire qui plait aux soldats. Son nom inspirait l’effroi dans Toulon épouvanté ; le chevalier de Revel le dit : « sot, vaniteux, brutal, ivrogne, sauvage, spadassin, fier à bras ». En réalité Carteaux était un brave homme, qui sous des airs bravaches cachait « un cœur » généreux. Il se garda bien d’user de rigueur contre les Marseillais vaincus, et Poultier le félicite d’avoir su ramener les esprits par un mélange de douceur et de sévérité. Au cours du siège, en de nombreuses circonstances, il fut prudent, sage et raisonnable. Par la suite, il ne prit pas Toulon, car jamais il n’eut les moyens de le faire, et personne n’aurait pu le faire à sa place. Quand il quitta son commandement le moral de son armée était encore valable, alors que tout se prêtait à le dégrader. Ancien enfant de troupe, ancien soldat de métier, il sut garder la confiance du troupier. Se copiant les uns les autres les historiens ont décidé que Carteaux était un mauvais général. Le Comité de Salut Public n’avait pas l’habitude de montrer beaucoup d’égards envers les mauvais généraux. Les mauvais généraux étaient convoqués à la barre de la Convention ; et de la barre de la Convention à la guillotine il n’y avait qu’un pas. Lui, Carteaux, en quittant Toulon reçut le commandement de l’armée d’Italie puis de l’armée des Alpes. Arrêté à Marseille par ordre du comité de salut public, il fut transféré et renfermé à la Conciergerie le 2 janvier 1794. Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, il se vit confier par le gouvernement le commandement d’un corps d’observation en Normandie, destiné à soutenir l’armée du général Hoche dans l’Ouest. Destitué peu après, il protesta énergiquement contre cet acte, fut réintégré dans son grade, et défendit la Convention le 13 vendémiaire an IV (octobre 1795). Et plus tard l’Empereur le couvrira d’honneurs et d’argent (Pierre Vieillefosse (« Le siège de 1793 », 1977, p. 6-7).

1795 – du 22 juin au 6 juillet (du 4 au 18 messidor) : la commission militaire ne condamne à mort que des terroristes notoires, incarcérés au Fort La Malgue avant la révolte – Chargée de juger les compromis, la commission militaire instituée le 3 juin par Chambon et Guérin (3 envoyé en mission à Toulon avec les pouvoirs ordinaires des représentants près des armées), après avoir procédé à de nombreux interrogatoires de détenus internés au fort La Malgue juge en cinq séances 32 prévenus (les 4-8. 11-16 et 18 messidor). Trois sont condamnés à mort, 3 à la déportation, un à 2 ans de fer – 25 sont acquittés. Le tribunal ne condamne à mort que des terroristes notoires, incarcérés au Fort La Malgue avant la révolte et dont Brunel avait été contraint sur les insistances des chefs montagnards de signer l’arrêté d’élargissement. Chacun avait déjà à son actif des violences regrettables.

Félix Peillon, 28 ans, à la tête de montagnards toulonnais avait participé en 1792, à la Roquebrussanne, au massacre du royaliste

Saqui Joseph Suffren, 41 ans commandait en 1793 le bataillon du Beausset qui, à Méounes, avait mis à mort le notaire Barry.

Portal, à la tête du même bataillon, avait partagé tous ses excès et pris part à l’assassinat de Camus, notaire au Beausset.

Les deux premiers furent exécutés le 5 messidor, le troisième le 17 messidor sur la place d’armes.

Rouyer, le jugement prononcé, par prudence et parce que les détenus montagnards avaient dans la ville de nombreuses sympathies, fait transférer la commission à Marseille où elle sera chargée de juger 250 à 300 terroristes incarcérés au fort Saint-Jean. Dans Toulon, pour prévenir d’autres mouvements jacobins, des visites domiciliaires sont organisées au cours desquelles 19 terroristes rejoignent à La Malgue ceux qu’on avait envoyés d’Aix. Leur présence est cause d’agitation. Une commission de cinq membres en fait le tri. Les « égarés » sont élargis et 180 suspects sont envoyés à Marseille dans la nuit du 8 au 9 thermidor.

A Marseille, sont exécutés à la plaine Saint-Michel 47 prisonniers pris au Beausset – et le 23 fructidor deux autres prévenus sont condamnés à mort.

Au total le bilan de l’insurrection, tant à Toulon qu’à Marseille, compte 240 prévenus jugés, 52 peines capitales, 7 condamnations aux fers, 5 à 3 mois de détention, 3 à la déportation.

La commission cesse ses fonctions alors qu’une centaine de terroristes sont encore à juger dont Joseph Christophe Charbonnier, représentant du peuple, originaire de Toulon, montagnard notoire, soupçonné d’être le principal instigateur de la rébellion. Venu de Paris en Floréal an III, avait-il apporté le mot d’ordre ? Transféré à Marseille en voiture particulière au prix de 470 livres, il y subit un régime de faveur et les lenteurs de l’instruction se prolongèrent si bien que la commission fut dissoute avant son jugement. Si un doute sérieux a toujours plané sur lui, aucune preuve de sa culpabilité n’a pu être établie et il sera remis en liberté par un arrêté de Fréron en date du 22 brumaire an IV, et n’aura plus aucun rôle politique (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Courte biographie : Joseph Christophe Charbonnier, né à Toulon le 23 oct.1752. Son père chef des vivres de la Marine. 1er commis au compte de la marine. Nommé électeur par les citoyens actifs de Toulon en 1791 et 92. Elu député du Var à la Convention par 310 voix sur 491 votants, siège sur les bancs de la Montagne. Vote pour la mort de Louis XVI, contre la mise en accusation de Marat. En septembre 1793 envoyé en mission dans le Var et les Bouches du Rhône. Dénoncé par Barras et Fréron comme modéré. Se disculpe auprès de Carnot qui laisse l’affaire dans l’oubli. Fendant le siège de Toulon, sa femme et ses deux enfants en bas âge sont incarcérés à l’Hospice Saint-Esprit. Son père est incarcéré sur le Thémistocle – Se consacre à la Convention aux travaux du Comité de Marine et du Comité colonial. Se rend à Toulon en Floréal an III sous prétexte de maladie, « Arrêté le 23 Prairial (11 juin) alors qu’il attend au bord de la mer un bateau pour fuir. En l’an IV directeur du service des vivres de la Marine -Coopère à l’organisation de l’expédition d’Egypte – Meurt à Toulon le 6 juin 1808

1825 – 6 juillet : La commune de Saint Cyr-sur-Mer (Var) est issue d’ un démembrement de La Cadière en date du 6 Juillet 1825. (gréco-latin Cyricus, nom de deux martyrs du IVème s., BILLY 1981). St Cyr-sur-Mer a reçu son nom d’ une chapelle dédiée à ce saint et bâtie près d’ une fontaine ; la terre fut érigée en arrière-fief en 1753 par l’ abbé de St Victor en faveur de Louis Antoine Viguier. La commune de St Cyr est issue d’ un démembrement de La Cadière en date du 6 Juillet 1825. St Cyr comptait 1794 habitants en 1851, 3143 en 1962. 2115 hectares (Atlas Historique 1970). Le cadastre de 1864 comportait trois sections: A (dite de Saint-Cyr), B (dite de Saint-Jean), C (dite des Lèques.

Capella Sancti Cyrici XIIème s. ;

ecclesia S. Cyrici 1361 (Doc. Ant. à 1790 ; Giraud 1864);

ecclesia beati Siricii 1363 (Archives du Vatican ; Giraud 1864) ;

capella S. Cyrici 1398 (Doc. ant. à 1790 ; Giraud 1890)) ;

Collet de San Ciris 1406 ; Sant Seris 1532 (id.) ;

terra S. Siricii 1554 ;

terra San Siricy 1554 (id.);

Sainct Seris 1554 (id) ;

Sainct Ceris 1630 (id., registre des délib) ;

Cap de S. Gipière 1634 (cacographie de Tassin qui, sur sa carte, confond en un même lieu Saint Cyr et le cap des Baumelles avec les gipières ou plâtrières ;

San Ceris 1711-1726 (cadastre ; Duprat 1935) ;

St Cyr et Ste Julitte 1725 ;

chapelle de l’ Immaculée Conception 1725 (Gérard Delattre, inédit);

Saint Cyr 1825 (ordon. royale détachant Saint-Cyr de La Cadière) ;

Saint Cyr de Provence 1861 (dictionnaire des postes) ;

Eglise St Cyr – Ste Julitte 1867, dans l’agglomération, paroisse, ancienne succursale de Saint André de La Cadière ; le campanile la sépare de la chapelle de l’ Immaculée Conception).

1830 – 6 juillet : HISTOIRE DE LA CONQUÊTE D’ALGER – ORDRE DU JOUR DU 6 JUILLET 1830 :Le général en chef dicta, avant de prendre un peu de repos, l’ordre du jour suivant :

« Au quartier général de la Casbah, 6 juillet 1830.

La prise d’Alger était le but de la campagne : le dévoue­ment de l’armée a devancé l’époque où il semblait devoir être atteint; vingt jours ont suffi pour la destruction de cet État, dont l’existence fatiguait l’Europe depuis trois siècles. La reconnaissance de toutes les nations civilisées sera pour l’armée d’expédition le fruit le plus précieux de ses victoires. L’éclat qui doit en rejaillir sur le nom français aurait largement compensé les frais de la guerre ; mais ces frais mêmes seront payés par la conquête. Un trésor considérable existait dans la Casbah. Une commission, composée de M. l’intendant en chef, de M. le général Tolozé et de M. le payeur général, a été chargée par le général en chef d’en faire l’inventaire. Elle s’occupe de ce travail sans relâche, et bientôt le trésor con­quis sur la Régence ira enrichir le trésor français. »

Le même jour, c’est-à-dire le 6 juillet 1830, le vaisseau La Provence, sur lequel était monté le consul général Deval, après avoir éprouvé l’insulte, origine première de cette guerre; sur lequel le brave contre-amiral Collet avait fait sa dernière campagne en commandant le blocus d’Alger; sur lequel le commandant la Bretonnière était venu proposer en vain une transaction, et avait vu son pavillon parlementaire devenir le point de mire des boulets algériens, mouillait triomphalement sous les murs d’Alger (Rapport de l’amiral Duperré, 6 juillet 1830). Les autres bâti­ments de l’armée navale, partagée en deux divisions sous le commandement du contre-amiral de Rosamel et du capitaine de vaisseau Bouée, croisaient à l’entrée des baies d’Alger et de Sidi-Ferruch, et le bateau à vapeur Le Sphynx, commandé par le lieutenant de vaisseau Sarlat, qui avait déjà porté en France la nouvelle du débarquement, partait en toute hâte avec les dépêches du commandant en chef de l’expédition et celles du commandant de l’armée navale, pour annoncer la prise d’Alger au roi et à la France (Alfred Nettement, « Histoire de la conquête d’Alger »).

1863 – 6 juillet : Création du Crédit Lyonnais par Henri Germain, fils d’un notable de Lyon ayant fait fortune dans la soie.

1867 – 6 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – 6. Samedi – S. Tranquillin. Beau temps, calme.

1880 – 6 juillet : Le 14 juillet est retenu comme fête nationale française. Le Sénat vota cette date comme fête nationale par une loi du 6 juillet 1880, la loi Raspail, sans préciser quel était l’événement célébré, la Prise de la Bastille (1789) ou la Fête de la Fédération (1790).

1885 – 6 juillet : Louis Pasteur pratique la première vaccination sur le jeune Joseph Meister.

1893 – 6 juillet : Décès de Guy de Maupassant.

1918 – 6 juillet : le paquebot « Djemnah » des Messageries Maritimes appareille du port de la Joliette (Marseille). Il sera torpillé le 14 juillet au sud de l’île de Crète par un U-Boat allemand. Il y aura 548 victimes.

1938 – 6 juillet : UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE POUR SECOURIR LES JUIFS DONT LES ALLEMANDS NE VEULENT PLUS – Désemparé face à l’antisémitisme nazi, le président américain Franklin Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit du 6 au 14 juillet 1938 à l’Hôtel Royal d’Évian, au bord du lac Léman. 32 pays se font représenter à Évian (l’Allemagne n’est pas invitée, l’URSS et la Tchécoslovaquie ne s’y font pas représenter). C’est pour affirmer leur refus d’ouvrir leurs ports aux Juifs allemands, qualifiés par euphémisme de « réfugiés » (jamais au cours de la conférence, il n’est fait ouvertement référence aux Juifs). La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : « Juifs à vendre ; même à bas prix, personne n’en veut ! ». Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec : « C’était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s’agit vraiment d’aider les Juifs ! ». A posteriori, nous pouvons légitimement nous affliger de l’échec de la conférence d’Évian, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les participants eussent-ils montré plus de clairvoyance qu’ils auraient pu accueillir et donc sauver une grande partie des 200.000 Juifs persécutés en Allemagne et en Autriche en 1938. la charité et la compassion sont des vertus individuelles appréciables mais sans utilité opérationnelle à l’échelle des nations ; elles ne remplacent pas l’action politique ni la force militaire. Cette leçon conserve toute sa pertinence en ce début du XXIe siècle, face aux VAGUES MIGRATOIRES et aux grands défis géopolitiques qui secouent le Moyen-Orient et l’Afrique : le traitement compassionnel de ces drames peut s’avérer contre-productif s’il ne s’accompagne pas d’une élimination de leurs causes, au besoin par des interventions militaires (Herodote, 2019-07-03 à 16 h 11).

1939 – 6 juillet : LE CASTELLET – Sont inscrits par arrêté du 6 juillet 1939 :

1. Ancien château (parcelle le Village) – Façade .

2. Eglise paroissiale Saint-Sauveur ou de la Transfiguration (parcelle Le Village).

3. Enceinte urbaine. Restes des remparts avec leurs deux portes

1940 – 6 juillet :

1. Nous laissons la place à l’amiral Auphan ainsi qu’à Jacques Mordal pour résumer la suite de l’affaire de Mers el-Kébir :

“A Mers el-Kébir, le 3 juillet, sur le plan militaire pur, la force H n’avait atteint qu’une partie de ses objectifs : un cuirassé ancien coulé (Bretagne), un autre sérieusement endommagé (Provence) et les avaries du Dunkerque à ce moment encore aisément réparables. Mais le premier résultat de cette affaire faillit bien être celui annoncé par l’amiral Gensoul et redouté par les amiraux anglais eux-mêmes : le retournement instantané de toute la marine française, jusque-là « pro anglaise 100 pour 100 ». Car Darlan, considérant comme une insulte personnelle qu’on ait mis sa parole en doute, était indigné par la duplicité de ce nouveau « Copenhague ». Le sang des marins appelait vengeance. Dans un premier réflexe, il donna l’ordre le 3 juillet à 20 heures d’attaquer tous les navires anglais rencontrés, et, le 4, il obtint de la commission d’armistice allemande l’annulation de toutes les prescriptions relatives au désarmement des navires. Mais le 5 il remplaça l’ordre du 3 par l’avis, plus sage, largement diffusé ensuite, que « tout navire britannique s’approchant à moins de vingt milles nautiques du littoral français s’exposait à être attaqué ».

Dans la nuit du 4 au 5 quelques appareils de l’aéronautique navale furent envoyés à l’attaque de la force H qui venait de rentrer à Gibraltar. Leurs bombes ne firent ni victimes ni dégâts.

Le 6 les Anglais revinrent. Peut-être avaient-ils été alertés par un communiqué de presse maladroit de l’Amiral Sud qui avait annoncé partout que « les avaries du Dunkerque étaient minimes et seraient vite réparées ». A l’aube, les avions torpilleurs de l’Ark Royal se présentèrent sur la rade de Mers el-Kebir en trois vagues presque simultanées que la D.C.A. parvint en partie à disloquer. Plusieurs petits bâtiments étaient accostés au Dunkerque, qu’on n’avait pas encore eu le temps d’entourer de filets. L’un d’eux encaissa la torpille qui était destinée au cuirassé; les grenades sous-marines dont il était chargé explosèrent; une large brèche s’ouvrit au flanc du navire; 150 hommes furent tués. On venait à peine de fermer, la veille, les tombes des premières victimes. Il fallut en creuser de nouvelles, et la liste des morts, y compris des disparus de la Bretagne, s’éleva à 1 297. Une nouvelle riposte française sur Gibraltar fut envisagée. Mais elle exigeait le concours de l’armée de l’Air. Outre que notre aviation était désorganisée par la défaite et déjà en partie désarmée, les aviateurs d’Afrique se montraient réticents. La préparation prit plusieurs jours. Sagement le gouvernement français renonça à une opération qui n’aurait plus eu le caractère de représailles immédiates.

Le 12 juillet l’Amirauté française télégraphiera aux attachés navals à l’étranger : « Notre position reste défensive. La surprise est passée, et nous comptons nous défendre en rendant coup pour coup, mais seuls et sans rechercher le concours de nos ex-ennemis. Nous saurons garder notre dignité dans le malheur. »”.

2. Tixier-Vignancour propose à la Chambre des députés le vote d’une motion invitant le «gouvernement à poursuivre sans délai la recherche et la juste sanction des responsabilités dans les origines et la conduite de la guerre ». Motion votée (André Rossel, 1985).

3. LE PREMIER FUSILLE DE L’OCCUPATION – Etienne Achavanne est fusillé à Rouen pour avoir commis un sabotage le 20 juin. Il est probablement le premier fusillé de l’occupation (id.).

4. Arrivée à Toulon des bâtiments rescapés de Mers el-Kébir. Le matin, à Toulon, Gensoul hisse sa marque sur le « Strasbourg ». Il apprend que les relations diplomatiques avec Londres sont rompues et, en parcourant la presse de zone libre, qu’une vague d’indignation traverse le pays traumatisé, “ redonnant corps à une anglophobie diffuse ”.

1942 – 6 juillet : FRONT D’AFRIQUE – LES ANGLAIS LAISSENT PASSER UNE CHANCE DE VAINCRE ROMMEL : alors que, la veille, l’artillerie allemande avait réussi à arrêter les Anglais mais que la 15e division blindée allemande n’avait plus que 16 chars à opposer aux 100 de la 1er division blindée britannique, le 6 juillet 1942, Rommel remania ses dispositifs. Tandis que des mines étaient posées en toute hâte, des batteries de 88 furent amenées sur les points les plus sensibles. Les Allemands mirent en position des canons de 25 livres pris aux Anglais. Du ravitaillement arrivé de Tripoli, atteignit enfin la 90e division légère. L’Afrika Korps avait encore 44 chars. Par ce biais, le général Auchinleck, qui commandait la 8e armée britannique depuis la fin juin, venait de laisser passer sa chance d’en finir rapidement avec Rommel (Paul Carell, Afrika Korps).

1943 – Nouvelles de Toulon. En juillet 1943, alors que la situation internationale commence à basculer en faveur des Alliés, les renflouements des navires sabordés à Toulon le 27 novembre 1942 se poursuivent à allure accélérée dans l’enceinte de l’arsenal : 1er juillet, le torpilleur « La Poursuivante », 3 juillet le croiseur de 10 000 t « Dupleix », 6 juillet le sous-marin « Achéron » (2ème renflouement) et le transport « Aude », 10 juillet le contre-torpilleur « Aigle », 11 juillet le cuirassé « Provence », 17 juillet le croiseur de bataille « Strasbourg », le contre-torpilleur « Vautour » et le sous-marin « Naïade » (2ème renflouement).

Avec le croiseur « Algérie » et les contre-torpilleurs « Guépard » et « Verdun », renfloués respectivement le 19 août, le 4 septembre et le 29 septembre, ce sera la quasi-intégralité des navires coulés qui aura été remise à flot par les entreprises venues d’Anvers, de Marseille, du Havre, de Paris, de Hollande, de Gênes et par la DIN de Toulon.

D’ici la fin de l’année et le début de 1944, ne resteront plus à extraire de la vase du port que le transport « Hamelin », le transport « Aude » (2ème renflouement », le torpilleur « La Palme », le « chasseur 1 » et le contre-torpilleur « Lynx ».

Cependant, quelques navires se sont montrés récalcitrants tel les sous-marins « Achéron » et « Naïade » renfloués à deux reprises, ou bien le contre-torpilleur « Verdun » mis à flot trois fois. La palme devant être décernée aux contre-torpilleurs « Vauban » et « Vautour » dont les opérations de remise à flot ont été renouvelées cinq fois avant d’aboutir.

Le 5 juillet, le contre-torpilleur « Valmy » a pris le chemin de l’Italie, décision unilatérale qui se traduit le 6 juillet par une protestation de l’amiral français Danbé et par l’arrêt des travaux d’achèvement, en vue de leur mise à disposition de l’Axe, des trois torpilleurs en construction – « Bison », « Intrépide » et « Téméraire ». Nous verrons comment cela évoluera dans les jours qui suivront. Toutefois, Allemands et Italiens se sont fait ouvrir les portes des entrepôts de la Marine française ; ils établiront deux inventaires distincts des marchandises qui s’y trouvaient à la date du 27 novembre 1942 et videront ainsi les réserves au profit de la Marine et de la Quatrième armée italiennes, de l’armée allemande et les grandes firmes industrielles italiennes « Fabriguerra », en fait un département du ministère chargé de l’industrie de guerre.

1945 – 6 juillet : Lancement de fusées françaises à propulsion liquide – A Saint-Mandrier, le polygone de la Renardière appartenant à l’arsenal de terre, et utilisé pour les tirs d’essais, est le témoin, depuis le 15 mars 1945, d’un exploit historique. Le commandant Jean-Jacques Barré a dirigé les opérations de lancement de la toute première fusée française à propulsion liquide qui explosa malheureusement après quelques secondes de course. Il en fut de même lors du deuxième essai. Pour le troisième, effectué le 6 juillet 1945, l’engin atteint la vitesse de mille quatre cents mètres par seconde et s’abîme en mer à soixante kilomètres de son point de départ. Ce « succès » jettera les bases fondamentales de l’astronautique française (Ken Nicolas, vol. 1).

1952 – 6 juillet : Décès de l’aviatrice Maryse Bastié. J’habitais à Toulon à l’époque et je me souviens d’avoir lu de nombreux articles de presse relatant l’histoire exemplaire de cette femme hors du commun. J’avais alors 9 ans.

1959 – 6 juillet :

1. Le Conseil municipal de Saint-Mandrier délibérant, – adopte une première tranche de travaux complémentaires d’assainissement pour un montant de seize millions de francs ; – approuve définitivement le projet de construction d’un immeuble commun à la Caisse d’épargne et à la mairie. – Préparation de la délibération concernant l’agrandissement du cimetière communal, avec la participation exceptionnelle du département pour une somme d’un million de francs qui permet justement de réaliser l’emprunt pour le financement des travaux. – Monsieur le maire donne lecture de l’arrêté de Monsieur le préfet du Var, en date du 1er juillet dernier, fixant le prix de l’eau à 30 F/m3, avec effet rétroactif du 14 juillet 1957. – Fixe les horaires de travail journalier des agents de la voirie rurale et les salaires correspondants. – Elabore la réponse à donner aux travaux maritimes pour la pause de deux balises de navigation. – Adopte le budget additionnel des Ponts et Chaussées pour 1959 s’élevant en recettes et en dépenses à la somme de 934.396 francs (entretien du C.V.O. = (Chemins vicinaux ordinaires). – Demande la participation de l’Etat pour les installations et réparations prévues, ou à faire, dans les locaux mis à la disposition du club nautique… Séance levée à dix-huit heures trente » (Le petit Varois du samedi 11 juillet 1959).

2. «Après la sécheresse et avec un mistral persistant, le feu ravage les forêts varoises » (République du jeudi 16 juillet 1959). Des centaines d’hectares de colline partent en fumée du côté à Six-Fours. Alertes au Faron et à Sainte Musse. A Saint-Mandrier, vers quatorze heures, cinquante hectares de pinède brûlent aux abords de la poubelle située dans les hauteurs du village. Attisées par un vent violent, et malgré les efforts méritoires des marins pompiers, les flammes se rapprochent dangereusement de la Corniche d’or. Les autorités compétentes sollicitent le renfort de plusieurs casernes toulonnaises armées de matériels plus puissants. Les habitants des quartiers concernés se joignent courageusement aux professionnels pour essayer d’endiguer, pelle en main, la voracité du foyer. Les pins s’enflamment les uns après les autres. L’incendie est circonscrit après quatre bonnes heures de lutte. Une surveillance se met en place pour parer à toute velléité de reprise du feu pendant la nuit. Les villas de l’odorante Corniche d’Or ont eu très chaud. De l’avis de tous, on a frôlé le désastre. Suite à cet important sinistre, le maire rappelle à la population du village l’interdiction formelle de brûler des herbes ou autres déchets avant le mois d’octobre, sous peine de procès-verbal (Ken Nicolas, vol. 1, p. 357).

1971 – 6 juillet : Décès du trompettiste de jazz Louis Armstrong. L’un de mes jazzmen favoris dont je possède plusieurs dizaines de disques.

1974 – 6 juillet : Décès de Francis Blanche. Paul Dubé écrit de lui : « Auteur, acteur, chanteur et humoriste français dont les numéros avec Pierre Dac sont légendaires, en particulier celui de la voyance (Il peut le dire), Francis Blanche fut également l’auteur d’environ quatre cents (certains avancent le chiffre de six cents) chansons parmi lesquelles on retrouve « Débit de lait, débit de l’eau » (mise en musique par Charles Trénet), « J’ai de la barbe » et « La pince à linge » créées par les Quatre Barbus, « La truite de Schubert » créée par les Frères Jacques, « Le gros Bill », « Davy Crockett », « Chanson aux nuages » (cette dernière chantée par Tino Rossi) en plus d’être le responsable de l’adaptation en français d’une chanson, qui, avant lui, était restée dans le domaine du folklore, l’étonnant « Besame mucho » qui a fait le tour du monde ainsi que de la non moins célèbre « Plaine, ma Plaine » du folklore russe. On pourrait ajouter à cette liste : « On chante dans mon quartier » (1940), « Le principe d’Archimède » (1943), « Tu m’absous, dis ? » (1945), « Oui, mais !… » (1945) ; « Vive le vent » (1948), « Le prisonnier de la tour » (1948), …

« Toutefois, Francis Blanche est surtout connu pour ses prestations filmées de personnages loufoques et grinçants dont le célèbre officier « Papa Schulz » de Babette s’en va t-en guerre de Christian-Jaque (1959) ou encore les petits gros colériques qu’on retrouve dans La jument verte (Claude Autant-Lara), Les Tontons flingueurs ou Les Barbouzes de Georges Lautner, etc.

« Comme réalisateur, nous lui devons Tartarin de Tarascon (1962) et les scénarios et dialogues de plusieurs longs métrages, dont, entre autres, L’Assassin est à l’écoute (1948) et Une fille à croquer (1950) de Raoul André, Faites-moi confiance de Gilles Grangier (1953) et La Grande bouffe de Marco Ferreri (1973) »

1997 – 6 juillet : VICTOIRE DE PETE SAMPRAS A WIMBLEDON – Pete Sampras, numéro un mondial, remporte la finale en trois sets face à Cédric Pioline.

1999 – 6 juillet :

1. CANICULE EN EUROPE – A Minsk, en Biélorussie, la canicule provoque la mort de 400 personnes.
2. Algérie, la libération des prisonniers islamistes graciés il y a deux jours est engagée. Malheureusement, le 22 novembre, la concorde civile voulue par le président Bouteflika sera menacée par l’assassinat du leader du Front islamique du Salut (FIS) Abdelkader Hachani qui réclamait une paix négociée entre le pouvoir et les islamistes.

2001 – 6 juillet : A Strasbourg, violentes intempéries lors d’un concert en plein air. Bilan : 10 morts et 85 blessés.

2013 – 6 juillet –  grave accident de chemin de fer au québec – Un train contenant 72 wagons de pétrole brut déraille en pleine nuit à Lac-Mégantic, au Québec, provoquant un incendie d’une quarantaine d’édifices dans une zone de 2 km2 du centre-ville, causant 47 morts. Cette tragédie est le pire incident de l’histoire du Canada impliquant des liquides inflammables. Le ministère des transports du Canada a estimé tous les dommages à environ 1,5 milliard de dollars canadiens.

2018 – 6 juillet :

1. Le Sénat a adopté un amendement réduisant l’aide médicale d’État aux soins urgents. Le problème, c’est que, pour déterminer l’urgence des soins, il faut passer par les urgences, qui sont déjà submergées (Marianne, 6 au 12 juillet 2018)

2. EXÉCUTION PAR PENDAISON AU JAPON – Shōkō Asahara et six autres membres de la secte Aum Shinrikyō responsable de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tōkyō sont exécutés par pendaison ;

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

(stèle du 1er s. de n.è. trouvée à Sanary. Cl. H. ribot)

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 292e livraison : La Révolution : 1.  des origines à la fin de la Terreur.

(suite) L’Assemblée Constituante décide l’établissement de Prud’homies des pêcheurs des ports de la Méditerranée. De nombreux conflits opposant les patrons pêcheurs entre eux, mais la spécificité de leurs problèmes échappant à la sagacité des tribunaux ordinaires, il apparaît au législateur que la meilleure façon de distribuer la justice et régler la vie interne des communautés de patrons pêcheurs consiste à attribuer une responsabilité très large à certains d’entre eux selon des règles et des usages particuliers. Elle prend sa source dans des lettres patentes et des arrêts du Conseildu Roi accor­dant des privilèges à des Communautés de patrons pêcheurs de quelques villes, telles que Marseille, Toulon, Sète, Collioure,… Elle a un caractère corporatif et a survécu à la suppression des corporations opérée par la loi du 2 mars 1791. Loin d’être supprimée cette corporation a été étendue à d’autres villes, comme Bandol, Antibes, Saint-Nazaire,   au cours de la période révolutionnaire (Puis les patrons pêcheurs sont assujettis à l’administration de la Marine, de type militaire. Ensuite le second Empire transforma l’institution en structure à la fois administrative etcorporative en attribuant à ces communautés « un territoire (champ géographique bien défini » sur lequel s’appliquera une juridiction). C’est l’Assemblée Nationale qui décide, par l’art. 9 de la loi du 12 octobre 1790, qu’il serait établi en tous les ports de la Méditerranée une juridiction deprud’hommes, s’ils en font la demande par l’intermédiaire des municipalités et corps administratifs des lieux (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 49). Saint-Nazaire a sa prud’homie particulière le 4 avril 1792. Sa juridiction s’étend sur les communes de Bandol, Sanary, et Six-Fours, entre la Prud’homie de La Ciotat, créée en même temps qu’elle et celle de Toulon. Jusque-là, la juridiction des prud’hommes de Marseille allait jusqu’au Bec de l’Aigle de  La Ciotat. Ceux de Toulon prenaient la suite (Papon, Voyage en Provence. Cahier n° 5/6, 2002. D’où de nombreux conflits jusqu’en 1823, lorsque la Prud’homie de Bandol deviendra autonome). La juridiction des eaux attribuées à l’ancienne Confrérie de St-Nazaire qui est la seule à cette époque entre La Seyne et La Ciotat, comprend tout le territoire de pêche « qui se trouve fixé du côté de Toulon, par le Cap Cessier, et du côté de la Ciotat par l’Isle Rousse, territoire de tout temps reconnu par le Corps et sur lequel il a toujours inspection et juridiction ». Ce territoire restera tel quel jusqu’en 1820 où de nouvelles prud’homies seront créées et notamment celle du Brusc par ordonnance royale du 26 janvier 1820 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 14, 47). (A suivre).

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MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 492e livraison :

1944 – 5 mars : Georges Chappe [cycliste] naît à Marseille.

1944 – 27 avril : Georges Flandre, alias Montcalm, résistant, est arrêté à Marseille sous une fausse identité, par le Sipo-SD, il est identifié et torturé.

1944 – 14 juillet : La foule investit le siège du PPF au 31 rue du Pavillon à Marseille. Les militants du PPF, aidés de membres de la pègre, ouvrent le feu et tirent sur la foule.

1944 – 7 août : L’aviso-dragueur « L’Impétueuse », saisi par les Allemands à Toulon le 9 septembre 1943 et renommé SG 17, est sabordé à Marseille le 7 août 1944 sans être entré en service. En 1945, l’épave sera envoyée à la démolition.

1944 – 10 août : Garcin et ses hommes, déguisés en officiers SS, pénètrent dans l’hôpital Salvator de Marseille et repartent avec 7 résistants qui y étaient hospitalisés.

1944 – 28 août : Marseille et Nice sont libérées.

(La Seyne – la baie du Lazaret (cl. H. Ribot)

LA SEYNE-SUR-MER. 200e livraison :

1598 : avec l’Edit de Nantes, les places protestantes de Provence sont limitées : Ollioules avec Saint-Nazaire, et Six-Fours avec La Seyne dépendent en principe de la communauté protestante du Luc, Signes, Le Beausset, Le Castellet et La Cadière de celle de Marseille (Cahier du Patrimoine ouest varois n°5/6.).

1707 : La flotte anglo-hollandaise, forte de plus de 100 voiles dont 52 vaisseaux de guerre, mouillée le 23 juillet 1707 en Rade d’Hyères, occupe Porquerolles et Port-Cros le 26, et débarque l’artillerie, le matériel de siège, et le ravitaillement des Austro-Sardes, sur la plage d’Hyères, puis sur celle de la Garonne plus proche de l’armée qui a déjà commencé à investir Toulon. Les habitants des quartiers Saint-Jean (dit maintenant du Var) et du Chapeau Rouge (plus proche des remparts) ont été évacués vers La Seyne, Ollioules, et autres. Les Anglo-Hollandais n’osent pas s’attaquer à La Ciotat car des milices-garde-côtes y sont massées, y compris en provenance de l’Ouest-Varois. Une tentative de débarquement à Saint-Mandrier a déjà été repoussée. Ce n’était en fait qu’un “commando”, mais qui a tout de même réussi à enclouer quelques canons. Mais considérant que la portée des canons de cette époque ne permettait pas une défense utile de la presqu’île, le commandement français l’évacue aussi.

1713 – 26 avril : Un arrêt du Registre du PARLEMENT d ‘AIX, interdit le 26 avril 1713 l’entrée des ports de La Seyne et de Saint-Nazaire aux navires qui n’auraient pas de certificat des villes de MARSEILLE ou TOULON.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 21e livraison. (suite) Rue Bastide

Désignée dans les plus vieux documents (Archives communales, FF. 684) de nos archives sous le nom de burgus curatorium (Quartier des Corroyeurs), cette voie fut appelée au XIVe siècle (Archives communales, CC. 8 et 391) Carriera dels Calquiers (Tanneur en provençal). C’est dans cette rue en effet que se faisait la préparation des cuirs du territoire de Toulon. Les tanneurs avaient choisi de préférence ce quartier, parce qu’il était privilégié au point de vue de l’abondance des eaux. Une dérivation du béal passait à cet endroit avant l’aller se jeter, par le trou dit de Mauronne (Archives communales, GG. 86), dans les fossés de la ville.

Au commencement du XVIe siècle la carriera dels Calquiers perdit cette dénomination pour prendre celle dels Bastide (CC. 8 et 86), qu’elle emprunta à une vieille famille qui s’était fixée, vers 1400, dans ce coin de Toulon. Un de ses membres Hugues Bastide fut (BB. 12), en 1438, conseiller de la Commune.

Depuis que les tanneries se trouvaient dans cette rue, les propriétaires des maisons environnantes necessaient de se plaindre du voisinage de ces établissements qui exhalaient une odeur des plus désagréables . (à suivre)

UNE BLAGUE ( ?) POUR LA ROUTE !

Un couple marche et tombe tout-à-coup sur un puits ouvert. Le mari se penche au-dessus, fait un vœu et jette une pièce de monnaie. La femme se penche à son tour, mais se penche trop et tombe au fond du puits où elle se noie. Le mari, abasourdi, murmure : « ça alors !!! ça marche vraiment ! ».

Ce sera tout pour aujourd’hui.

A demain !

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