ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 4 JUIN 2024 12e ANNÉE (41646).
ILLUSTRATION
Premier février 1970 : Le Broussan (Evenos) Groupe des Grands de la cité Berthe à La Seyne s’apprêtant à monter dans un car Etoile pour regagner leur ville après une journée passée au grand air (cl. H. Ribot)
LES FÊTES.
Aujourd’hui, 4 juin, 16e jour de Prairial An II dédié à l’œillet, c’est la fête des Clotilde, du nom de la deuxième épouse de Clovis, roi des Francs, qui vécut de 475 à 545 et dont les racines germaniques « hlod » et « hild » signifient « gloire » et « combat », excusez du peu !
DICTON :
« à sainte Clotilde, de fleurs en buisson, abeille butine à foison. » Il n’est pas joli ?
COUTUMES ET LOCUTIONS PROVENÇALES :
le verbe voir, provençal « veire », est souvent employer pour dire « s’occuper de » comme dans la phrase « il faudra voir de commander une voiture ».
PENSEE :
Comment peut-on espérer que les hommes acceptent des avis, quand ils n’acceptent même pas des avertissements ? (Jonathan Swift, Pensées sur divers sujets moraux et divertissants).
METEO MARINE POUR SANARY.
Un flux assez irrégulier de secteur Sud prédomine sur le Sud-Ouest et le Nord-Est du bassin. Sur le Nord-Ouest et le Sud-Est il est faible et assez irrégulier de secteur Ouest.
Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Ensoleillé malgré quelques passages nuageux sans conséquences. Le soir, ciel clair.
Vent de SE force 2 tournant WSW force 3 en milieu de journée puis W. Rafales atteignant 12 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée devenant belle en milieu de journée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : 24° maxi attendus.
EPHEMERIDES

(1972 – Evenos village vue d’ensemble. Diapo couleurs, H. Ribot)
–1147 – 4 juin : L’évêque de Marseille interdit aux habitants de Méounes de couper du bois et de faire paître leurs troupeaux à l’intérieur des possessions du monastère de Montrieux (Boyer R., 1980, 1980, p. 627; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1193 – juin : Aix. Convention entre Ildefonse II, roi d’Aragon, comte de Barcelone et marquis de Provence, et les frères Hugues et Guillaume de Baux (voir la note jointe) ; le roi concède à Hugues la moitié de la ville de Marseille et de ses revenus, qui lui a été promise en dot par Hugues Geofroi et Raimond, son frère. L’autre moitié restera indivise entre le roi et Hugues de Baux, à l’exception de la maison de Guillaume le Gros et de Barral à cause du mont Babon que le roi se réserve, et des biens des seigneurs de Trets laissés à Hugues. La suzeraineté demeurera au roi comme il l’eut sur les seigneurs de Marseille. Tous deux s’entraideront à acquérir ces biens. Si Hugues venait à mourir avant son mariage avec la fille d’Hugues Geofroi ou s’il refusait de l’épouser, le roi la marierait au fils de Bertrand de Baux ou au fils dudit Guillaume. Hugues et Guillaume jurent d’aider le roi à acquérir non seulement la ville de Marseille, mais encore tous les châteaux et fiefs qui appartinrent à Guillaume le Gros et à Barral. Le roi leur fera remise de la dette que Hugues Geofroi et son frère Raimond avaient contractée envers Guillaume le Gros et Barrai en leur engageant leur part de Marseille ; si ledit mariage venait à être attaqué, il défendrait leur part, et s’il venait à être rompu, il les rembourserait, après arbitrage, des dépenses qu’ils auraient engagées pour acquérir Marseille. (acte 300 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 294. a. Papon. Histoire de Provence, t. H, preuves, n° XXVIII. Ind. : Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison de Baux, n° 96). Note : Hugues de Baux (1173-1240), fils de Bertrand Ier, prince d’Orange, et de Tiburge, seigneur des Baux et de vastes domaines aux environs d’Arles. Il n’épousa pas, ainsi qu’on le prévoyait en cet acte, la fille d’Hugues Geofroi, mais (vers 1195) Barrale de Marseille, fille unique du vicomte Barral et d’Alasacie de Porcellet. Il1 devint ainsi lui-même vicomte. Il prit une très grande part aux affaires de Provence et se trouva mêlé aux guerres de 1231-1233. Nous donnerons ici l’indication des documents qui concernent son rôle politique, ses relut loin avec les autres vicomtes, l’administration de su part de lu vicomté. Pour les autres documents voir Dr Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison de Baux, n° 68, 75, 78, 81 à 85, 87, 89 à 95, 98 à 100, 102 à104, 112, 116, 121. 123, 125, 128, 131, 141, 145, 148, 100, 101, 108, 172, 177, etc.

–1204 – 4 juin : Guillaume (de Petra) devient le 29ème abbé de Saint Victor de Marseille et seigneur de Six-Fours (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais le 22ème selon P.-A. Amargier. On sait qu’il est déjà en fonction le 4 juin 1204, Cartulaire, II, n° 1002, p. 459 (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum).
–1278 – 4 juin : MARSEILLE – Mont Juzieu (acte notarié). Montjuif – colline, quartier de Belle-de-Mai. Ancien cimetière des juifs (1872). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).
–1288 – 4 juin : Raimond Lordet devient le 38ème abbé de Saint Victor de Marseille et seigneur de Six-Fours (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais le 31ème selon P.-A. Amargier. Rexit annis quinque cum dimidio et obiit A.D. M°CC°XC°III°. Ses lettres de provisions sont datées du 4 juin 1288 (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum).
–1325 – 4 juin : Lettres patentes exemptant du fouage la baillie du Freinet.

(Les ruines du vieux Freinet, dans les Maures. Cl. diapo H. Ribot, 1973)
1. Germondy A., 1864-1967 : Le Freinet a beaucoup eu à souffrir des ravages causés par les Catalans sous le règne du roi Robert. Des lettres patentes du 4 juin 1325 exemptent les habitants du Luc, Freinet, la Molle, Gassin, Garcinières, Grimaud, Saint-Tropez… Il semblerait donc qu’en 1324, le Freinet ait subi quelque grand désastre dont l’histoire n’a pas gardé le souvenir.
2. Garcin E., 1835 : On trouve dans les archives de la commune de la Garde-Freinet des lettres obtenues en chancellerie le 4 juin 1325 portant exemption du fouage pour les lieux de Freinet, Saint-Tropez, le Luc, la Lauzède, etc. Ils devaient sans doute cette faveur à l’épuisement qu’ils avaient éprouvé dans la guerre ruineuse que le roi Robert soutint quelques années auparavant contre les Gibelins d’Italie.
–1365 – 4 juin : l’empereur Charles IV se fait couronner roi d’Arles – Religion – Société – Comme son prédécesseur Frédéric Barberousse le 30 juillet 1178, et afin de bien signifier que la Provence est terre d’Empire et non de France, l’empereur romain germanique Charles IV se fait couronner roi d’Arles à la cathédrale Saint-Trophime.

–1369 – 4 juin : TRETS – Transaction entre Huguette de Seillon, tutrice d’Isabelle d’Agoult, sa fille, et les habitants de Trets, au sujet de la reconstruction des remparts, au quartier du « Pos Auri ». (Acte 691 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : Ind. : Arch. comm. de Trets, Répertoire de 1501, fol. 10 v° — Notes de F. André sur Trets).
–1412 – 4 juin : SIBILE DE CASTELLANE SE VOIT INTERDIRE L’ACCES D’OLLIOULES A SES TROUPEAUX – Castellan 1937, p. 22 : 1412 – Défense à madame Sibile de Castellane, tutrice des enfants de Maxilia ès-Evenos, coseigneur de Caseneuve, de ne dépaître aucun bestial dans le terroir (d’Ollioules) à la réquisition des particuliers d’Ollioules. (Castellan 1937, p. 22)
–1439 – 4 juin : Cros de Perricart (acte aux archives de l’Evêché) – lieu-dit, commune de Cuges (1872).-1562 – 4 juin : Sixième incendie de la Grande Chartreuse (Vercors), les monastères de la Verne et de Montrieux participent à sa reconstruction (Maurel M., 1974)
–1653 – 4 juin : Michellon est curé de Sanary (Rotger B., 1984). Rappelons que Sanary ne sera indépendant d’Ollioules qu’en 1688, mais que sa communauté, qui a déjà son église depuis 1570, n’est pourvue d’un desservant qu’à partir du 27 juillet 1577 (arrêt du Parlement).
–1675 – 4 juin : MARSEILLE – Gadellone (acte aux archives de l’Evêché). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel (1872). Première mention : Lona, 30 novembre 1358 (acte notarié).
–1764 – 4 juin : MARSEILLE – La Roze, 4 juin 1764 (registre aux archives de Saint-Victor). La Rose – village, (1872). Première mention : La Rose, 11 juillet 1699 (registre de l’Ecritoire).
–1789 – 4 juin : les commissaires du Tiers continuent à donner à leur ordre la dénomination de « communes » – Dupont a lu, devant l’assemblée du Tiers, le procès-verbal de la première des conférences, qui se tiennent à présent devant les commissaires du roi. Les commissaires de la noblesse ont refusé la signature du rapport par un secrétaire commun si les commissaires du Tiers continuent à donner à leur ordre la dénomination de « communes ». Ce nom revenant fréquemment dans le texte, toutes les signatures nécessaires n’y ont pas été apposées. Au même moment, on apprend la mort du Dauphin (Agenda du Bicentenaire – JEUDI 4 JUIN -)
–1799 – 4 juin (16 prairial An VII) : une flotte ennemie de 28 voiles est sous les batteries de Toulon – Le 16 prairial an VII (4 juin 1799) la commission municipale informe qu’une flotte ennemie de 28 voiles est sous les batteries de Toulon. Les subsistances sont peu assurées, l’esprit public ralenti, les ennemis intérieurs dans l’agitation, les émigrés du fort et de l’hospice chantent le réveil assassin, ceux en surveillance le fredonnent. Il faudrait observer plus étroitement les émigrés dans la grosse tour en leur ôtant tout moyen extérieur de communication. « Un des bons moyens d’abattre le caquet des émigrés enfermés dit-elle, de ceux du dehors et de leurs adhérents, c’est d’en faire juger quelques-uns, Il nous en est arrivé entre autres un, infiniment fameux, qui est Mr Scias, porté sur la liste, qui a toujours été un forcené royaliste et n’a pas peu contribué à la livraison de Toulon. Il a dans toutes les réactions vexé et fait conduire les patriotes dans les casemates du fort Lamalgue » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1814 – 4 juin : Signature de la charte constitutionnelle de 1814 d’inspiration monarchique qui ne sera mise en application qu’en juin 1815 après l’intermède des 100 jours.

(Marseille – Le fort et l’église de ND de la Garde en 1843 Héliogravure Lescuyer et Fils).
–1816 – 4 juin : MARSEILLE – La duchesse de Berry, arrivant de Naples, monta à la chapelle de Notre-Dame de la Garde, en actions de grâces. En quittant Naples, en effet, elle avait reçu une enveloppe mystérieuse et anonyme portant l’inscription : « Notre-Dame de la Garde, patronne des marins, priez pour nous ! » On raconte que, pendant la traversée, le bateau fut en perdition et échappa miraculeusement à la tempête. La duchesse attribua cette protection à l’image qu’elle avait reçue à Naples et déposa à la chapelle, comme ex-voto, une statuette d’argent.
–1869 – 4 juin : Marseille – Le Cabot – Pose de la première pierre du Monastère Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur dit du Saint-Cœur de Marie.
–1873 – 4 juin : Marseille – Le Cabot – Bénédiction du Monastère Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur dit du Saint-Cœur de Marie, plus tard vaste établissement religieux dirigé par le Sœurs du Refuge.
–1864 – 4 juin : La loi du 4 juin 1864 supprime l’inscription maritime pour les ouvriers des arsenaux (Cyrille Roumagnac, 2001).
–1869 – 4 juin : MARSEILLE – Au Cabot – Pose de la première pierre du Monastère Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur dit du Saint-Cœur de Marie.
–1873 – 4 juin : MARSEILLE – Au Cabot – Bénédiction du Monastère, plus tard vaste établissement religieux dirigé par le Sœurs du Refuge.

–1901 – 4 juin : MISE A L’EAU DU CROISEUR-CUIRASSÉ « SULLY » (carte postale coll. H. Ribot) PAR LES CHANTIERS DE LA SEYNE – Construit sur les plans d’Emile Bertin, le Sully est mis sur cale à La Seyne le 24 mai 1899. Bâtiment légèrement supérieur au Montcalm en ce qui concerne l’armement, le Sully fait partie de la série »Gloire » dont cinq bâtiments seront construits : déplacement 10.000 tonnes, 139,70 m de long, livrés à la Marine en 1903 et 1904 par les chantiers et arsenaux français.
Mis à l’eau le 4 juin 1901 et livré le 26 janvier 1903, le Sully est affecté à l’escadre d’Extrême Orient où il retrouve le Montcalm.
Le 2 février 1905, au cours d’un exercice en baie d’Along, et alors qu’il naviguait à 11 nœuds, il s’échoue sur un rocher. La coque ouverte sur la moitié de sa longueur, reste plantée en équilibre sur la roche ; l’eau pénétrant par l’avant, le Sully bascule et s’incline sur bâbord mais ne chavire pas ; l’équipage évacue le bâtiment.
Pour le renflouer, la Marine fait construire à Hong Kong un ponton qui épouse la partie avant du Sully. Après avoir réalisé l’étanchéité entre le cofferdam et la coque du croiseur, un système de pompes permettra la relève du bâtiment. Parallèlement tout ce qui aura été démonté sera embarqué sur des chalands pour alléger l’épave. Après quelques mois de travaux, l’opération échouera et l’épave sera abandonnée. Elle se coupera en deux s’enfonçant un peu plus à chaque coup de mer (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine n°14, 2012).
–1905 – 4 juin : la « Channel Fleet » se présente devant Cherbourg – L’Escadre du Nord gagne Cherbourg où elle accueille son homologue espagnole le 30 mai. Cette concentration est rehaussée le 4 juin par la visite de la Royal Navy qui arrive de Brest. Le 4 juin, la Channel Fleet se présente devant Cherbourg ; il s’agit de l’escadre métropolitaine britannique basée à Portsmouth, laquelle sera ultérieurement appelée Great Fleet puis Home Fleet et basée à Scapa Flow. Elle est saluée par les canons des forts, de l’Escadre du Nord et de la flotte espagnole. L’accueil du port normand rivalise avec celui de Brest. Les Anglais, enchantés de leur séjour, sont prêts à nous rendre la politesse un jour prochain à Portsmouth (Gérard Garier, le cuirassé Henri IV et le cuirassé Masséna).
–1914 – 4 juin : “Le Petit Journal” se félicite, sous la plume de Jean Lecoq, de la diminution du nombre des grèves. “Propos d’actualité : Les grèves diminuent
L’Office du Travail qui publie, mois par mois, la statistique des grèves, constate que le nombre de celles-ci est nettement en baisse. Ainsi, pour le mois de mars, par exemple, la moyenne dos grèves était naguère de 160. En 1914, on n’en compte que 103.
Et, depuis un an, les .résultats sont à peu près les mêmes sur tous les autres mois.
On sait, d’autre part, que certaines fédérations, où dominait l’esprit révolutionnaire, ont perdu jusqu’à cinquante pour cent de leurs adhérents. Et, ces jours derniers, le camarade Pataud racontait dans un article que la plupart des anciens meneurs de la C.G.T. avaient quitté la gréviculture pour occuper des situations diverses dans le commerce ou l’industrie.
Tout cela est caractéristique.‘ Vous connaissez le proverbe qui dit que les rats abandonnent le bâtiment dès que la solidité en. est compromise. Il paraît que l’édifice révolutionnaire commençait à branler quoique peu, puisque messieurs les meneurs le désertent à l’envie.
La raison de tout ceci, c’est que l’ouvrier, à la fin, s’est lassé de leur tyrannie. Les grèves purement révolutionnaires dont il sortait affaibli, épuisé, ruiné, sans jamais en retirer aucune amélioration de son sort, lui ont dévoilé le triste rôle qu’on lui faisait jouer pour le profit de quelques démagogues sans scrupules. C’est aussi que beaucoup d’adhérents n’étaient venus à ces syndicats anarchistes que sous la menace de la « chaussette .à clous », et que, le jour où ils n’ont plus eu peur des coups, ils se sont empressés de se retirer.
Cette diminution du nombre des grèves est d’un heureux augure. Elle témoigne, de la part des travailleurs trop longtemps terrorisés par quelques tyranneaux, d’un retour au bon sens et à l’énergie. Elle accuse un affaiblissement de l’esprit révolutionnaire dans les syndicats, et, par conséquent, permet d’espérer qu’un jour prochain, le syndicalisme, débarrassé de la terreur anarchiste, reviendra vers son but légal qui est, uniquement, la défense des intérêts professionnels des travailleurs
Jean Lecoq. »
Deux mois plus tard, ces travailleurs allaient commencer à pourrir pour quatre années dans les champs de bataille ouverts par le capitalisme mondial à travers toute l’Europe.
–1921 – 4 juin :
1. les patrons pêcheurs, aux filets traînants, dits « tartanon », se réunissent à la mairie du Creux-Saint-Georges – Depuis de longues années, les pêcheurs sont régis par la prud’homie qui a et conserve toujours, le droit de trancher les conflits individuels du travail. Afin d’éviter toute contestation, le 4 juin 1921 les patrons pêcheurs, aux filets traînants, dits « tartanon », se réunissent à la mairie du Creux-Saint-Georges, sous la présidence de M.Th. Giraud, prud’homme de la presqu’île, en vue d’élaborer un règlement. Les bateaux des différentes prud’homies se conformeront au dit règlement. Une amende de 20 francs sera infligée au patron qui l’enfreindra. Quand on sait que le Conseil de Prud’hommes a un véritable tribunal et que sa décision est prépondérante, alors on comprend l’importance qu’avait le respect de ce règlement (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 178).
2. Décès de l’auteur dramatique français Georges Feydeau connu pour ses nombreux vaudevilles. On le dit descendant du duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, lui-même fils illégitime de Talleyrand. Né à Paris en 1862, Georges Feydeau est le père de nombreuses pièces de théâtre qui ont enchanté et enchantent toujours le grand public, dans lesquelles il s’acharnait à dénoncer la médiocrité des existences bourgeoises qu’il ridiculisait en faisait agir ses personnages à l’inverse de ce que l’on attendait d’eux, mystificateurs mystifiés. Sacha Guitry, dont Feydeau fut témoin de son mariage avec Yvonne Printemps en 1919, écrivait : « Faites sauter le boîtier d’une montre et penchez- vous sur ses organes : roues dentelées, petits ressorts et propulseurs. C’est une pièce de Feydeau qu’on observe de la coulisse. Remettez le boîtier et retournez la montre : c’est une pièce de Feydeau vue de la salle, les heures passent, naturelle» rapides, exquises. »
En fait, il est de notoriété publique que Feydeau était abominablement sinistre et avait toujours l’air de s’ennuyer dans ce bas monde. C’est la raison pour laquelle il le quitta si jeune, à cinquante-neuf ans, atteint de troubles psychiques sans doute dus à la syphilis, avant d’être enterré en 1921 au cimetière de Montmartre.
–1936 – 4 juin : Léon Blum est élu président du Conseil.
–1940 – 4 juin :

(coll. H. Ribot)
1. Fin de l’évacuation des troupes franco-britanniques à Dunkerque (Jean-Charles Volkmann, 2003).
« Dans la nuit du 3 au 4 juin, les derniers éléments terrestres et maritimes qui, sous les ordres de l’amiral Abrial, défendaient Dunkerque pour permettre le repli et l’embarquement des armées alliées du Nord, ont été, à leur tour, évacués en bon ordre après avoir rendu le port inutilisable. Par leur étroite collaboration, les marines britannique et française ont ainsi mené à bien une opération unique dans l’histoire qui a permis de recueillir plus de 300 000 hommes des armées alliées…, etc. » Les noms de quelques bateaux perdus suivaient. A l’époque on ne donnait qu’une partie de nos pertes. On était d’ailleurs hors d’état de les connaître toutes. Le bilan réel s’établissait ainsi : 2 contre- torpilleurs, 5 torpilleurs d’escadre, 30 dragueurs auxiliaires (chalutiers armés), 5 remorqueurs, 3 pétroliers, 12 cargos, 1 paquebot et quelques autres petits bâtiments dont on n’a jamais retrouvé la trace. Numériquement ces pertes s’élevaient au cinquième environ des trois cents navires de toute taille que la marine française avait lancés dans l’aventure (d’après Philippe Auphan et Jacques Mordal « La marine …, 1967)
Max Juvénal, futur maire de Saint-Mandrier, a participé à la bataille de Dunkerque, d’où il s’échappe à la dernière minute sur une barque, puis sur un voilier anglais qui rallie l’Angleterre. Bientôt, il revient en Normandie où il commande une compagnie formée avec les restes du 224e et du 341e. Il est fait prisonnier par les Allemands (Gisèle Argensse, 1989, p. 220).
Le paquebot transmanche de 3 000 tjb « Côte d’Argent » construit en 1932 pour la Société Anonyme de Gérance et d’Armement (S.A.G.A.) et réquisitionné par la Marine nationale, participe à l’évacuation de troupes françaises et britanniques dans la poche de Dunkerque (6850 hommes). Il sera un des deniers navires à quitter le port le 4 juin lors de l’arrivée des Allemands (Gérard Garier, L’aviso Commandant Delage).
2. MORT DU CAPITAINE JEAN ROBERT, époux de Marthe Barthélemy, de Six-Fours – Extrait du chapitre rédigé par Claude Majastre (n°11 des Cahiers du patrimoine ouest varois, Six-Fours) :
Le 4 juin 1940, le capitaine Jean Robert part en mission de reconnaissance aérienne depuis le terrain de Mantes sur son avion bimoteur Potez 63-11 N° 620, avec un observateur, le sous-lieutenant Larpent, et un mitrailleur l’adjudant Jannin. Cette mission de reconnaissance concerne la région de La Fère/ Saint Quentin/ Péronne. Au retour de sa mission, dans la région de Guise (Aisne), il est attaqué par l’aviation allemande (3 Messerschmitt 109). L’avion, criblé de balles, oppose une résistance héroïque : le sous-lieutenant Larpent succombe. Le capitaine Jean Robert, grièvement blessé ramène l’avion dans les lignes françaises. Blessé au bras, il perd définitivement connaissance avant l’atterrissage et percute le sol près de Crépy en Valois. Il meurt à l’âge de 27 ans aux commandes de son appareil, mais il sauve la vie de son mitrailleur, l’adjudant Jannin, grièvement blessé. Son fils Jean–Pierre est alors âgé de 18 mois.
Le capitaine Jean Robert était détenteur de 1100 heures de vol dont 200 de nuit. Il sera fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume. Il est titulaire de deux citations à l’Ordre de l’Armée et à l’Ordre de l’Aviation de Reconnaissance. Plus tard, son fils, Jean-Pierre Robert sera agent général d’un cabinet d’assurances à Six-Fours pendant de nombreuses années.
Nota : Témoignage de l’adjudant Jannin (René Chambe, 1945).
–1941 – 4 juin :
1. LE CARGO FRANçAIS « SAINT-DIDIER » EST COULE PAR L’AVIATION ANGLAISE – Après avoir quitté Salonique avec son chargement, le cargo de 2778 tjb « Saint Didier » de la Société Navale de l’Ouest, est attaqué le 4 juin 1941 par des avions britanniques. Il cherche refuge dans le port d’Adalia, mais il subit une nouvelle attaque d’avions, et coule ; atteint par des torpilles (Gérard Garier, l’aviso Elan).
2. NOUVELLES DE NOS AVISOS – Du 4 juin au 13 août 1942, l’aviso Commandant Dominé effectue un petit carénage à Haiffa, puis à Port-Saïd du 13 au 28 août où il passe au bassin (Gérard Garier, l’aviso Commandant Dominé).

–1942 – 4 juin : AMIRAL JUBELIN : « Carver, attaqué aujourd’hui pendant un sweep au-dessus de Caen, n’est pas retourné. Il avait trop le désir de bien faire, de faire toujours plus. Nous perdons un leader audacieux, parfois un peu dangereux pour nous-mêmes. Carver a été abattu au-dessus de Calvados. Peu de chance hélas ! qu’il renouvelle sa magnifique odyssée du dinghy, car Robby a vu qu’il s’écrasait au sol. » (Marin de métier, pilote de fortune, p. 163).
–1944 – 4 Juin :
1. Prise de Rome par les troupes alliées.
2. Estimation pour destruction d’immeubles à Sanary – « Platzkommandantur-Toulon Abt Ib Br.B.Nr. 2353/44. Toulon, le 4 juin 1944. Objet : estimation pour destruction d’immeubles. Référence : lettre du Général Guichard au Lt-Colonel Nicolaï, du 31/05/1944. Monsieur le Général Guichard, 13 rue Revel-Toulon. Bien que la question des évacuations concerne la Feldkommandantur 800, section Ia, à Draguignan, la Platzkommandantur vous fait connaître ce qui suit :
Dans la lettre de la Feldkommandantur 800, section Ia, n° 700/44, s’est produite une petite erreur, à savoir que ce n’est pas la « Herresunterkunftsverweltung » qui est chargé de l’estimation des immeubles, mais la « Technische Kp. 5 » directeur Feldwebel Vinzl (avant Herreesbauamt, Insp. Sievers). En surplus, les services suivants sont qualifiés pour l’estimation des destructions d’immeubles :
1° – pour les immeubles dont la destruction est ordonnée par les services de terre : « Iechnische Kp.5 Aussenstelle Toulon » (Arsenal de Terre).
2° – pour les immeubles dont la destruction est ordonnée par les services de la Marine : « Marinebauamt Toulon » (chemin Ste-Musse ).
3° – pour les immeubles dont la destruction est ordonnée par les services de de l’armée de l’air : « Luftwaffenbauamt » (Cap Brun).
Comme il n’existe qu’à Toulon un Marinebauamt et un Luftwaffenbauamt, dans les autres communes toutes ces estimations sont faites par le « Technische Kp. 5 » qui transmet à la Felkommandantur 800. Le Platzkommandant. Service de Coordination départementale des mesures de protection contre les événements de guerre. N° 1493/PEG. Traduction conforme, Toulon, le 12 juin 1944. Le général Guichard, représentant du SIPEG pour le Var. Destinataire : les Maires de : St-Cyr, la Cadière, Bandol, Le Castellet, Le Beausset, Sanary, Six-Fours, Ollioules, Evenos, La Seyne, Toulon, Le Revest, la Valette, la Garde, (…). » (Lettre de la Platzkommandantur-Toulon aux maires des communes du grand Toulon datée du 4 juin 1944, traduction conforme datée du 12 juin)
–1948 – 4 juin : Décès de Louis Lumière, industriel et inventeur du cinéma avec son frère Auguste.
–1961 – 4 Juin : Toussaint Merle réélu pour un TROISIème mandat au Conseil général du Var. La Campagne électorale fut menée rondement. Il y eut 3 candidats en présence : M. Clément, maire de Saint-Mandrier (socialiste), M. Bayle, Conseiller municipal de Toulon (gaulliste de l’U.N.R.), et Toussaint Merle, Maire de La Seyne, Conseiller général sortant. Dans sa profession de foi, le candidat socialiste parla surtout de sa personne ; le candidat U.N.R. insista sur la nécessité d’obéir au Général de Gaulle, considéré comme le Deus ex-machina de la France. Mais, disaient-ils, » Nous ne voulons pas faire de la politique « . … Les résultats du 1er tour furent sans appel : Sur 13 671 suffrages exprimés Toussaint Merle obtint : 7 906 voix, M. Clément : 3 715 ; M. Bayle : 2 056. Ce succès écrasant du candidat communiste fut obtenu avec un gain de 821 voix sur 1955. Déjà, notre Conseiller général sortant avait fait avancer considérablement les dossiers sur les grandes communications (élargissement de la route N 559 de La Seyne à Six-Fours, aménagement du carrefour de la Pyrotechnie, corniche varoise,…), sur le Canal de Provence, sur la construction navale, sur le tourisme, sur le Barrage de Malpasset (article ci-joint), sur l’enseignement (projet de Lycée technique cantonal, école de plein air ouverte aux trois communes du canton…). Et puis, avec Toussaint Merle, on savait qu’on pouvait compter sur un homme libre de toute attache avec des sociétés capitalistes, pas plus qu’avec le régime de pouvoir personnel (Marius Autran, tome 2, 1988). Elections cantonales. En France, les observateurs politiques notent une certaine stabilité dans les choix des Français. L’abstention est proche de 50 %. A Saint-Mandrier (canton de La Seyne) : inscrits 1757 ; votants 1025 ; exprimés 1001. Louis Clément (S.F.I.O.) : 711 voix Toussaint Merle (PC) : 209 voix. Nonobstant la réélection de ce dernier candidat dans le canton de la Seyne, le Parti communiste ne fait toujours pas recette dans la presqu’île. Edouard Soldani (S.F.I.O., réélu à Lorgues) deviendra, pour la huitième fois, président du Conseil général du Var (Ken Nicolas, vol. 2, p. 70).
–1966 – 4 juin : trois hectares de pinède partis en fumée à Saint-Mandrier – Mardi 14 juin, vers onze heures, un début d’incendie s’est déclaré à proximité du centre de tirs de La Renardière, à deux pas cimetière communal. Ce complexe militaire abrite un important dépôt de munitions. Grâce à la célérité des pompiers, le foyer a été rapidement circonscrit. Résultat : trois hectares de pinède partis en fumée (Ken Nicolas, vol. 2, p. 246).
-1968 – 4 juin : « Jeudi, 6 juin, ont eu lieu à Seillans les obsèques de notre concitoyenne, Madame Andrée Casanova, institutrice de Saint-Mandrier, décédée le 4 juin à l’âge de 45 ans après une courte et cruelle maladie » (Le Petit Varois du dimanche 9 juin 1968).
Ken Nicolas, vol. 2, p. 289-290 : Andrée Virgil, née à Seillans (Var) en 1923, se retrouve orpheline de mère à six ans… En 1943, elle est brevetée de l’enseignement primaire. En 1947, la voici institutrice à la Roque-Esclapon où elle fait la connaissance d’un « collègue», Marcel Casanova, né à Toulon en 1925, en poste à Bargème… La cérémonie de mariage se déroule à Fréjus en 1959. Puis, les affectations se succèdent : le Tchad, avec deux séjours s’étalant de 1950 à 1954. Cette période africaine voit la naissance de trois enfants : Geneviève, à Fort Archambault en 1951 – Jean-Michel, à Fort Lamy en 1952 -Monique, future Madame Pierre Guida, à Fort Lamy en 1954 ; – le Cannet des Maures (Var), année scolaire 1954 -1955 ; – la Côte d’Ivoire, avec cinq années scolaires (Biageville / 1955 -1960). Andrée Casanova officie dans une classe primaire. Son époux, titulaire d’un certificat de mathématiques générales depuis 1947, dispense cette « redoutable » matière aux collégiens. Deux autres enfants naissent à Abidjan : Claude en 1956 et Vincent en 1960 ; – l’école primaire de La Cadière d’Azur (Var), année scolaire 1960 -1961 ; – Saint-Mandrier, année scolaire 1961-1962. Cette demande d’affectation est liée directement au désir de s’établir autour du Creux Saint-Georges et d’y construire un logement. Andrée Casanova exerce au sein de l’école primaire des filles dirigée par Mademoiselle Fauchon (elle demeurera à ce poste jusqu’à son décès survenu le 4 juin 1968).
–1987 – 4 juin : FREJUS – Site archéologique des thermes de la Porte d’Orée, rue Aristide Briand et rue des Moulins. Classement par arrêté du 4 juin 1987 des vestiges archéologiques (cad. BE 747, 748). Rappelons que la Porte Dorée a été classée par arrêté du 12 juillet 1886.
–2005 – 4 juin : CONFERENCE DONNEE PAR HENRI RIBOT -: A Vienne, le 8 décembre 963, le roi Conrad délivre un diplôme pour l’abbaye de Montmajour qui constitue une véritable fondation et il le fait (catalogue n° 5): « à la prière de Boson. » ..Et sunt in comitatu Tolonensi, castrum que nuncupant Septem Furnos, cum omnibus appendicis suis, id est villis, salinaris, piscationes, salinas que vocatur Aeras et omnia pertinentia… Cette donation, à laquelle s’ajoutent celles de Lérins et d’Hyères, apporte la preuve que le Fraxinetum (communément situé dans l’actuel golfe de Grimaud) n’est pas ou plus dans les Maures à cette époque ; ou, à la rigueur, que s’il s’y trouve encore, ses occupants l’ont abandonné pour occuper les passes alpines. Pour Luppi, les donations faites par Conrad de prieurés situés autour de Gap, accompagnées d’un diplôme délivré à l’évêque de Sisteron, démontrent également que ces terres ne sont plus infestées par les pillards.

-2012 – 4 juin : CONFERENCE D’HENRI RIBOT, POUR LES AMIS DE LA SEYNE ANCIENNE ET MODERNE, « Le petit Gibraltar est tombé. Une tragédie antique à l’époque moderne. 17 décembre 1793 » – A la demande de l’association seynoise « Les volontaires de l’An II – L’Aurore de la République » dont il est conseiller scientifique, Henri Ribot, sorti de l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne et aujourd’hui capitaine d’artillerie de marine à titre honoraire, a accepté de rédiger un ouvrage sur le siège de Toulon de 1793 avec un regard essentiellement tourné vers La Seyne. De cette rédaction, il a tiré un synopsis et la conférence qu’il propose aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne. Après une introduction rappelant la fondation de la Première République en 1792 et la déclaration de guerre de la France à l’Europe entière en 1793, il démontre comment l’affaire du siège de Toulon, commencée en tragédie grecque s’est terminée en mélodrame après la prise du Petit Gibraltar (la grande redoute ou redoute Mulgrave) devenu par la suite le fort Caire ou fort Napoléon. Il montre également la qualité du matériel républicain mais aussi la médiocrité des moyens mis à la disposition des assaillants durant la majeure partie du siège. Les rapports entre individus sont au cœur de l’exposé (Carteaux contre Bonaparte, par exemple). La conception du montage en vidéo-projection est l’œuvre de Henri Ribot avec l’aide de l’Association seynoise « Les volontaires de l’An II – L’aurore de la République » et du Foyer des Jeunes et d’Education Permanente « Pierre Singal » (Sanary), tout particulièrement Robert Hervé, colonel de gendarmerie en retraite.
-2012 – 4 juin : MÉTÉO SANARYENNE : Journée ensoleillée annoncée avec des minimales à 19° et des maximales à 24° avec un vent de sud à est quasi nul (10 à 15 km/h pouvant atteindre les 25 km/h durant la nuit prochaine.

-2019 – 4 juin : « Rafle du Vieux-Port » à Marseille en 1943 : une enquête ouverte pour « crimes contre l’humanité » (Le Monde du 4 juin 2019).
La justice française va tenter de retrouver d’éventuels responsables encore en vie des persécutions et du transfert forcé d’au moins 20 000 Marseillais lors de la seconde guerre mondiale.
Soixante-seize ans après les faits, la justice française va enquêter sur un épisode relativement méconnu de la seconde guerre mondiale. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « crimes contre l’humanité » afin de retrouver d’éventuels responsables des persécutions et du transfert forcé en 1943 d’au moins 20 000 Marseillais lors de la rafle dite du Vieux Port, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mardi 4 juin de source judiciaire.
L’enquête a été ouverte le 29 mai par le pôle du parquet de Paris spécialisé dans ce type de crimes imprescriptibles. Elle fait suite à une plainte déposée contre X par un avocat marseillais, Me Pascal Luongo, au nom de quatre survivants et de descendants de victimes.
Entre les 22 et 24 janvier 1943, une série de rafles, parmi les plus vastes avec celle du Vel’ d’Hiv’ six mois plus tôt à Paris, a été conduite dans les vieux quartiers de Marseille sur décision des nazis avec la collaboration active de Français sous les ordres de René Bousquet.
A Marseille, près de 800 juifs du quartier de l’Opéra ont été envoyés à la mort dans les camps d’extermination nazis, et tout un quartier populaire baptisé « la petite Naples », cœur historique de la cité phocéenne derrière le Vieux-Port, a fait l’objet d’une deuxième rafle, vidé de force de ses habitants, pour beaucoup des immigrés italiens, puis dynamité.
« On attend que les faits soient reconnus et qu’ils soient inscrits dans les livres d’histoire », a réagi auprès l’une des plaignantes, Antoinette Castagno, évacuée avec ses quatre frères et sœurs au petit matin du 23 janvier 1943, à l’âge de 9 ans. Entassée dans un wagon à bestiaux et transférée dans des baraquements insalubres à Fréjus (Var), sa famille était rentrée à Marseille une semaine après et avait trouvé son domicile saccagé et pillé : « Nous avons tout perdu et ça a été passé sous silence. »
L’ouverture d’une enquête judiciaire « est le premier pas vers une juste reconnaissance d’un passé douloureux. Toute leur vie, les survivants n’ont pas pu mettre de mots sur ce qu’il s’était passé », a déclaré mardi Me Pascal Luongo, dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle. Les investigations ont été confiées à des policiers marseillais, qui vont pouvoir entendre des survivants, aujourd’hui octogénaires, a-t-il précisé.
Opération « Sultan »
Selon sa plainte, l’opération « Sultan » a conduit sur la rive nord du Vieux Port à l’évacuation d’environ 20 000 personnes, la destruction de 1 500 immeubles sur 14 hectares et le transfert forcé, dans des conditions inhumaines, de 12 000 personnes dans un camp de rétention à Fréjus. « Huit cents personnes parmi ces 12 000 seront déportées en Allemagne, notamment au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen (…) et certaines y périront. »
« Cette population civile, ciblée pour son lieu d’habitation et ses origines, a vécu des arrestations arbitraires, persécutions, transferts forcés, déportations et atteintes volontaires à la vie, autant d’actes inhumains dans un plan concerté pour le compte d’un Etat, l’Allemagne nazie, mais aussi de l’Etat français de Vichy », souligne la plainte.
Au-delà de la reconnaissance du crime contre l’humanité, les plaignants conservent l’espoir de retrouver des responsables ou complices encore vivants, anciens soldats allemands et policiers français, ou de mettre en cause des personnes morales ou les Etats allemand et français.
Source : Le Monde du 4 juin 2019.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 266e livraison : (suite)
De 1643 à 1664, deuxième acte du divorce, au cours duquel les habitants de Saint-Nazaire (Sanary) prennent d’importantes décisions alors que le pays connaît un vent de Frondes.
Les misères du temps et les diverses façons de les surmonter
Chapelle rurale de Notre-Dame de Bon Repos ! C’est le 18 octobre 1649 qu’est posée la première pierre de la chapelle rurale de Notre-Dame de Bon Repos (ou Repau) à l’entrée de Saint-Nazaire, en venant d’Ollioules, et près du chemin de pèlerinage de Sainte-Madeleine. La titulaire était la Vierge sous le nom de Notre-Dame de Bon-Repos. Sa fête était le 8 septembre, jour de la Nativité. Elle setrouvait à l’extrémité de l’actuelle Avenue des Poilus, sur le Chemin d’Ollioules, non loin de la Reppe. C’est un prêtre d’Ollioules qui en devient le bénéfice. Son estimation du 24 ventôse An VI, la décrit avec des murs en très mauvais état, des poutres hors de service, et les barres des deux fenêtres mangées de rouille. Même un arceau de 49 pierres de taille est dit en mauvais état (Arch. du Var, 1Q701). Vendue comme bien national à la Révolution, elle est achetée par les époux Cadet de Fontenay-Pivot, puis rachetée en 1817 par le recteur Deluy. Mais comme les acheteurs n’ont pu l’entretenir, elle est, à cette date, en ruine. Il est finalement décidé de ne pas la réparer. Elle sera revendue en1846 pour 350 F. Le prix a servi à l’achat d’un ciboire pour la paroisse. Son emplacement a longtemps été marqué par un oratoire édifié en 1858 et disparu en 1944 au cours de la guerre. Un second oratoire du même nom a été construit en 1988 à 200 m du premier emplacement, sur le Chemin de la Buge, près du Carrefour du Pas de Puget (actuel Rond-Point Bad-Sackinghen). (Réf. Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer. Dir. H. Ribot).
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 466e livraison :

–1925 : Couve est autorisé par le tribunal de Marseille à ajouter à son nom « de Murville ». Maurice Couve-de-Murville (Kronobase).
–1925 : Vieux-Port – Le pavillon flottant de la Société Nautique et le sous-marin O’Byrne de la Marine nationale (cliché Detaille, Marseille).
–1925 – 14 janvier : Malraux et Clara partent pour l’Indochine, de Marseille (Malraux.org).
–1925 – juillet : Ella Maillart, Miette de Saussure, Marthe Oulié, et 2 autres jeunes filles, font une croisière en Méditerranée de Marseille à Athènes (Kronobase).
–1925 – novembre : Stefan Zweig se rend à Marseille (Kronobase).
–1926 : Brauquier devient employé des Messageries maritimes (Babelio).
–1926 – septembre : W. Benjamin se rend à Marseille (Les chroniques de l’art).
LA SEYNE-SUR-MER. 173e livraison :

–1901 – 4 juin : MISE A L’EAU DU CROISEUR CUIRASSÉ « SULLY » PAR LES CHANTIERS DE LA SEYNE – Construit sur les plans d’Emile Bertin, le Sully est mis sur cale à La Seyne le 24 mai 1899. Bâtiment légèrement supérieur au Montcalm en ce qui concerne l’armement, le Sully fait partie de la série »Gloire » dont cinq bâtiments seront construits : déplacement 10.000 tonnes, 139,70 m de long, livrés à la Marine en 1903 et 1904 par les chantiers et arsenaux français.
Mis à l’eau le 4 juin 1901 et livré le 26 janvier 1903, le Sully est affecté à l’escadre d’Extrême Orient où il retrouve le Montcalm.
Le 2 février 1905, au cours d’un exercice en baie d’Along, et alors qu’il naviguait à 11 nœuds, il s’échoue sur un rocher. La coque ouverte sur la moitié de sa longueur, reste plantée en équilibre sur la roche ; l’eau pénétrant par l’avant, le Sully bascule et s’incline sur bâbord mais ne chavire pas ; l’équipage évacue le bâtiment.
Pour le renflouer, la Marine fait construire à Hong Kong un ponton qui épouse la partie avant du Sully. Après avoir réalisé l’étanchéité entre le cofferdam et la coque du croiseur, un système de pompes permettra la relève du bâtiment. Parallèlement tout ce qui aura été démonté sera embarqué sur des chalands pour alléger l’épave. Après quelques mois de travaux, l’opération échouera et l’épave sera abandonnée. Elle se coupera en deux s’enfonçant un peu plus à chaque coup de mer (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine n°14, 2012. Dir. H. Ribot).
(à suivre)
UNE COURTE BLAGUE :

(cliché H. Ribot)
Marius dit à Olive : tu sais, méfie-toi de Titin ! Il est tellement hypocrite qu’il y a des fois où il ne l’est pas ! (Réf. Hervé Nègre).

(Mont Caumes et grotte de l’Ome Fer – ciché H. Ribot, 1972)
C’est terminé pour aujourd’hui.
Je vous souhaite une bon mardi à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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