ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 3 JUIN 2024 12e ANNÉE (41646).
ILLUSTRATION : Lérins (H. Ribot)
(je suis désolé de ne pas approfondir plus les éphémérides de ce jour, mais j’ai un empli du temps très chargé aujourd’hui. Beaucoup de données présentes ici sont extraites de celles publiées l’an passé à la même date. De plus, je n’ai pas le temps matériel pour revérifier l’orthographe et autres éléments de présentation).
LES FÊTES.

(cliché H. Ribot)
Bonne fête aux 160 000 Kévin de France !
Venant de la transcription anglaise du vieil l’irlandais « Caoimhin », Kevin signifie « bel engendré ». Ce saint est né vers 500 et mort en 618 – belle vie ! -. Saint catholique et orthodoxe à la fois, il a été curé de Glendalough en Irlande. Il fut instruit par saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps dans le pays. Puis Kevin vécut à Disert-Coemgen avant de s’établir à Glendalough où il créa l’église. Le lieu devint un centre monastique qui essaima plusieurs autres monastères. Par la suite, Glendalough, avec ses sept églises, est devenu l’un des principaux centres de pèlerinage irlandais.
Ce 15e jour de prairial est placé sous le signe de la caille.
journée mondiale POUR le vélo : Il y a tant de journées mondiales contre quelque chose que nous sommes très heureux de relayer la création de la journée mondiale POUR le vélo. Ce n’est pas une blague, cette journée a été décrétée par l’ONU le 23 avril 2018. C’est la date du 3 juin qui a été retenue pour fêter dignement cet événement. La déclaration de l’ONU constitue en quelques mots un excellent plaidoyer pour l’utilisation du vélo : « un moyen de transport simple, accessible, fiable, propre, durable et respectueux de l’environnement qui favorise la bonne gestion de l’environnement et entretient la santé« . L’organisation salue également dans le vélo un mode de transport qui « encourage la créativité et la participation sociale et donne à l’utilisateur une conscience immédiate de son environnement« , ainsi qu’un « moyen d’accès à l’éducation, à la médecine et au sport« .
DICTON :
bref mais catégorique : « Le temps qu’il fera en juin le trois, sera le temps de tous le mois. »
COUTUMES ET LOCUTIONS PROVENÇALES :
« Fada » que l’on traduit par sot, niais, un peu timbré. Tantôt usité comme injure : « Ne l’écoutez pas, il est un peu fada », tantôt comme marque d’affection un peu bourrue : « grand fada ! », ce participe passé du verbe provençal « fadar » (charmer) s’est éloigné de son sens premier, « charmé, doué par les fées » donc « prédestiné », pour qualifier une personne soit facétieuse soit nigaude. Le féminin « fadade » est toutefois rarement employé.
LE MOT DU JOUR est de LEIBNIZ : « Libre et volontaire signifient la même chose ». Deux facultés qui différencient radicalement l’homme des autres animaux.
METEO MARINE POUR SANARY.
Le lundi 3 juin 2024, le soleil se lèvera à 05:59 et se couchera à 21:10 sur la (les) plage(s) de Sanary-sur-Mer. La température extérieure sera au maximum de 19°C et au minimum de 17°C. Il y aura peu ou pas de précipitations ce jour, alors sauf si vous vous baignez vous profiterez de la plage en restant bien au sec ! La mer sera globalement assez calme avec une vitesse de vent qui ira jusqu’à 22km/h (avec des rafales jusqu’à 35km/h). La hauteur des vagues sera au maximum de 1.0m ce jour.
Températures : 11 à 23°.
EPHEMERIDES.

(Drachme lourde de Marseille, IVe s. av. J.C. trouvée à La Courtine d’Ollioules. Cl. H. Ribot)
–1177 – 3 juin : LIEUX-DITS cités dans le cartulaire de Saint-Victor, charte n° 759 –
1. Gradascha. Gréasque – canton de Roquevaire. Les armoiries de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent, coupé d’argent à un griffon de gueules.
2. Castrum de Podio Pino. Peypin – canton de Roquevaire.
3. Villa S. Pétri. Saint-Pierre – quartier rural, commune d’Auriol, quartier de Vède (1872). Des inscriptions romaines trouvées en cet endroit sembleraient indiquer l’existence d’une ancienne villa romaine. Mention : L’église de Saint-Pierre se trouvait entre Auriol, Tourraques et le hameau des Lagets. C’était la paroisse primitive du lieu ; elle était à la charge de l’abbé de Saint- Victor (Calendr. 1713, p. 185).
4. Saleta. La Salète – lieu-dit, commune d’Auriol, quartier de Vède (1872). Première mention : Sala, v. 1070 (cartulaire de Saint-Victor, n° 105).
5. Villa de Savart – Saint-Victor de Savard – cette chapelle aujourd’hui détruite, située entre Auriol et Saint-Zacharie, était autrefois une possession du monastère de Saint-Victor et.
–1283 – 3 juin : Costa Petri-Lique – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Arcs (charte aux archives municipales).
-1340 – 3 juin : la gestion du prieuré de Saint Mandrier et des terres attenantes est confiée au toulonnais Raymond d’Avignon – Un certain Raynaud Fresquet, recteur de la cathédrale de Toulon et à ce titre prieur de Saint-Mandrier, confie par acte notarié la gestion de ce prieuré et des terres attenantes à Raymond d’Avignon qui réside à cette époque à Toulon (Louis Baudoin, 1965, p. 61, d’après le cartulaire du notaire Jean Pavès, Arch.départ. du Var).
Gisèle Argensse précise : « II lui abandonne tous les fruits des figuiers existants dans la terre de Saint-Mandrier et ceux que le dit Raymond d’Avignon obtiendra dans la suite par son labeur. S’il lui convient de planter des oliviers, il en cueillera les fruits en toute propriété. Il pourra défricher, cultiver et ensemencer à son profit toutes les terres du prieuré, sont seules exceptées les terres déjà cultivées et dont le produit en blé appartient selon l’usage au prieur». Ce n’était donc plus une île déserte recouverte de bois de mesles ainsi qu’on désignait le néflier dans la région. On y trouvait des cultures, notamment du blé, des arbres fruitiers, comme le figuier ou l’olivier qui produisait l’huile utilisée pour l’alimentation et pour les lampes servant à s’éclairer. Ses habitants étaient non seulement des pêcheurs ou des navigateurs, des commerçants mais aussi des paysans. A cette époque Toulon arme et ravitaille régulièrement des navires pirates. De plus les habitants devaient payer des droits sur les produits de première nécessité. » et elle ajoute « Le prieur de Saint-Mandrier qui desservait l’église et y résidait, en était le gestionnaire et pour cela bénéficiait des offrandes en cierges, en numéraire, ainsi que de l’huile produite. » (Gisèle Argensse, 1989, p. 22, ajoute en commentaire des données qui ne se trouvent ni dans le texte de Louis Baudoin ni dans le sien propre, établissant ainsi une confusion entre la fonction de prieur et celle d’un rentier laïc avec qui un contrat d’arrentement est passé)
–1352 3 juin : La Plana de Seon, 3 juin 1352 (charte aux archives de l’Evêché). Les Plaines – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.
–1415 – 3 juin : les Toulonnais sont autorisés à cueillir du bois mort et des glands dans l’Île de Cépet – Par une convention passée entre les communes de Six-Fours et de Tholon, les Toulonnais sont autorisés à cueillir du bois mort et des glands dans l’isle de Sépet, et d’y faire du charbon (Gisèle Argensse, 1989, p. 20, quoique sans référence, ce texte se rapporte directement aux « usage et costuma en la ciutat de Tolon », daté entre 1402 et 1412 qui est cependant plus complet (las personas de la dicha ciutat podon usar carbon et nerta far, lenhayrar de lenhas secas et verdas, peyras portar et totz autres uses necessaris et opportuns en la montanha de Sepet, drechs et apertenemens d’aquella, la cal montanha es pausada en lo terrador de Sieyfors. Etc.)).
–1479 – 3 juin : Jas de Cougourdon, 3 juin 1479 (acte aux archives de l’Évêché). Jas de Cogordon – bastide, commune de Marseille, quartier des Romans, près des Trois-Lucs.
–1490 – 3 juin : Peyre, fils aîné de Jaume Deydier devient clerc à Ollioules – (de Ribbe, 1898) : Chez les Deydier, il était de tradition qu’il y eût toujours un prêtre dans la famille. Parmi les fils de Jaume. … Le 3 juin 1490, commençant par son premier-né, Pierre, Jaume écrit :] Cant lo dich Peyre Deydier fon fach clergue en Olliolas, 1490, die 3 de juin, per monsenhor Lo Breton, et fon la premiera vesita que a fach en son evesquat. [à la génération précédente, ce fut Johannet, cadet de Jaume, qui était devenu clerc, reçu fort tard docteur à l’université d’Avignon et qui ne fut en état de célébrer sa première messe que le 15 mai 1502
–1533 – 3 juin : ACHAT DE LA SIXIEME PARTIE DES FOURS, DU DROIT DE SENSALLAGE, DROIT DE POIDS, DE CENSE, LODS ET AUTRES DROITS A SIX-FOURS DU SEIGNEUR DE SOLLIES : Il est dit ci-dessus que monsieur le Marquis de Solliers avait divers droits seigneuriaux audit Six-Fours. Tous lesquels ont été acquis par la communauté, par acte passé par Dame Catherine D’Anjou, femme et procuratrice de Noble François de Forbin, Seigneur de Solliers, icelui, petit-fils et héritier universel, de feu Noble Pelamedes de Forbin, par moyen de Noble Louis de Forbin, père dudit François. Apert de son pouvoir, par procuration reçue par Maître Antoine Boissoni, notaire dudit Solliers, le 27 avril 1533. Laquelle, en la susdite qualité, a vendu aux syndics et communauté de Six-Fours, manants et habitants, honorable Rainier Vitallis, syndic, Jean Curet, Michel Audibert, Antoine Jarre, Paullet Porquier, Pierre Vicard et Antoine Matinenq, notaire dudit lieu, députés du conseil, et choisis, comme ils assurent, par leur commission, reire Maître Jean Denans, greffier ordinaire dudit conseil. Savoir : tous les droits de (fornage) des fours dudit lieu, qu’il avait coutume de percevoir, tant par l’ancienne que nouvelle possession, que tous autres titres et droits que lesdits seigneurs de Solliers et ses auteurs avaient coutumes de prendre et percevoir, et toutes les censes et services, tant civiles que rustiques, tant audit lieu de S-F et son terroir, que dans le lieu et terroir d’Ollioulles, et de tout ce qu’il a possédé ensemble, toutes et chacune, les grosses directes et les droits seigneuriaux de prélation et percevoir le treizain, (honneur), charges et juridiction haute, moyenne et basse, et tous les revenus et pasturage , ancrage de la mer, sensallage, régales, naufrages, tasques, hourages, le droit de vergue ou de poids et tous les autres droits, actions et raisons, tant corporelles que incorporelles, punition et prérogatives, quelle telle que ce soit, qu’il appartient audit seigneur de Solliers, tous ce qui se trouvera soumis à lui, à la cense et service accoutumée, au prix de 900 florins, de la valeur de 16 sols pièce, que ladite Dame a reçu des députés. Apert plus amplement du susdit acte reçu par Maître Geoffrey Cogorde, notaire de Tollon, le 29 avril 1533. Le 3 juin audit an, Noble François de Forbin, Seigneur de Solliers, a ratifié le susdit acte de vente, fait par la Dame Catherine d’Anjou, son épouse, par acte reçu par Maître Gauffredi Gogorde, le 3 juin 1533 (Jean Denans, 1713).
–1574 – 3 juin : Val cros, 3 juin 1574 (acte aux archives de l’Evêché). Valcros – commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près le pont de la Barrasse (1872).
–1648 – 3 juin : Acte d’ouverture de la carrière de serpentine de la Môle – D’après le procès intenté en 1667 par le seigneur de la Molle contre les chartreux de la Verne qui exploitent le marbre de la Molle, nous savons que l’ouverture de la carrière a été faite par les chartreux en 1648, ce qui date avec certitude les travaux de transformation et d’embellissement de la Verne :] Si le syndic a fait tirer ce marbre, c’est qu’il avait été autorisé par le précédent seigneur de la Molle, père du dit seigneur de Gautier, par acte du 3 juin 1648 (M. Maurel, 1974 ; Regaignon P., 1951/1952 ; Henseling L.).
–1779 – 3 juin :: Antoine Aubert, né à Ollioules le 21 juillet 1692, mort le 3 juin 1779, médecin-réal des galères à Brest puis à Marseille où il était fort réputé et où il fonda de ses deniers un hôpital d’après Achard (réf. Abbé Bouisson, 1936).
–1721 – 3 juin : Le bureau de la Santé de Sanary déclara que la peste sévissait à Ollioules (Vallentin du Cheylard Roger, 2000)
–1747 – 3 juin : Le maréchal de Belle-Isle prend l’offensive sur le Var contre les Piémontais (Fauchois Y. – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789).
–1789 – 3 juin : D’Ailly a démissionné, ce matin, de ses fonctions de président de la Chambre du Tiers : sa santé, assez faible, et le peu de portée de sa voix, dans une assemblée où il est difficile de se faire entendre, ne lui ont pas permis de remplir ce rôle plus de deux ou trois séances. Les commissaires du Bureau ont nommé Bailly, membre des Académies des Inscriptions et des Sciences, à sa place. Bailly a immédiatement lu une lettre du garde des Sceaux, annonçant que le roi ne pouvait recevoir la députation du Tiers, en raison de l’état grave dans lequel se trouve le Dauphin. » (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 3 JUIN).
–1790 – 3 juin : Représentation de la pièce de Pelabon, « La Réunion patriotique ou Minerve à Toulon »- Très peu de temps après le triomphe de Lou Groulié, pièce hors-jeu dans le processus révolutionnaire, Pelabon intervient directement, par une seconde pièce, bilingue celle-ci. Bory, prudent, en dit seulement ceci en 1858 : « La seconde pièce de Pelabon, représentée le 3 juin 1790 (à Toulon, HR), et imprimée, la même année, chez Mallard, a pour titre La Réunion patriotique ou Minerve à Toulon – Très peu de temps après le triomphe de Lou Groulié, pièce hors-jeu dans le processus révolutionnaire, Pelabon intervient directement, par une seconde pièce, bilingue celle-ci. Bory, prudent, en dit seulement ceci en 1858 : « La seconde pièce de Pelabon, représentée le 3 juin 1790 (à Toulon, HR), et imprimée, la même année, chez Mallard, a pour titre La Réunion patriotique ou Minerve à Toulon. C’était un tribut payé à la Fête de la Fédération, et l’intérêt qu’elle excita au premier moment s’effaça plus vite encore que le souvenir de l’événement qui y avait donné lieu ». La Revue Félibréenne dit simplement, en 1888, que « Pelabon fit jouer une pièce politique à propos de la Fête de la Fédération, intitulée La Réunion patriotique ou Minerve à Toulon », mention reprise textuellement, mais en provençal, par Monnet en 1901. Et pas plus à ce moment que par la suite, l’attention des commentateurs (?) ne sera attirée par le fait que, pratiquement, cette pièce est contre le provençal, qu’elle est, au rapport de son Groulié, une sorte de reniement. Qu’en en juge : un capitaine, un brigadier, un volontaire nationaux sont occupés à préparer, sur une place de Toulon, l’autel de la Fête de la Fédération. Les trois hommes condamnent la politique, qui divise les citoyens. La politique », pour Pélabon, c’est essentiellement l’activité de ceux qui, jugeant la Révolution inachevée, veulent encore combattre les Aristocrates. (…) A lire Pelabon, rien de tel (cf. supra . Le 14 mai, à la Fête de la Fédération à Toulon). Triple union du Roi, de la Loi et de la Nation. Du peuple, des volontaires de la Garde Nationale et de l’Armée. Il est de ceux qui s’en tiennent au compromis constitutionnel entre le Roi et l’Assemblée sur le plan national, et, sur le plan local, au compromis entre les autorités municipales et la Marine, les régiments royaux. On peut en juger par sa dédicace : « Dédicace à Messieurs les Maire, Officiers municipaux, Procureur et Substitut, et Messieurs les Notables de la Commune de Toulon. » « — A qui pourrois-je dédier mieux qu’aux pères de la Cité, l’ouvrage où j’ai essayé de représenter le spectacle de la triple alliance qu’ils protègent, et de ce jour où les citoyens devenus égaux par le patriotisme se sont tous réunis ? Ce n’est que dans l’ordre et la paix que chacun peut trouver sûreté et bonheur. Il était bien permis de s’exalter à l’aspect des plus heureux présages et de la joie vive et pure dont tout le monde étoit pénétré. » « Si Minerve que j’implorois ne m’a point assez prêté son aide, poursuit Pelabon, je suis sûr de trouver parmi vous la sagesse dont elle est l’emblème. » (Minerve parrainait une loge maçonnique de Toulon, note de R. Merle). Ainsi, six mois après Lou Groulié, Pelabon délaisse l’expression provençale : elle ne lui apparaît pas conforme à la solennité de la circonstance. La Révolution s’écrit en français national. Et il faut remarquer à cet égard que les communes disposant dorénavant d’une quasi-autonomie, c’est bien pour satisfaire les notables de Toulon que Pelabon écrit en français. « La Municipalité se tient honorée de la dédicace qu’il lui offre de cette pièce, & l’accepte avec reconnoissance », lui répond-on (René Merle, Inventaire du texte provençal de la région toulonnaise, de la pré-révolution à la Seconde République).
–1793 – 3 juin : MARSEILLE FERME LE CLUB DES JACOBINS – A Marseille le tribunal dissocie le bon grain de l’ivraie : révolutionnaires repentis, Mouraille et Seytres sont acquittés, Gueit et les frères Savon, terroristes sans excuses, sont guillotinés. Le Comité central des sections marseillaises, où Peloux et Castellanet, Girondins marseillais, tiennent une place dirigeante, fait amende honorable auprès de Barbaroux, dénonce les méfaits du maratisme, et ferme le club jacobin de la rue Thubaneau (3 juin) (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution »).
–1794 – 3 juin (15 prairial An II) :
1. MAXIMUM DES PRIX – Le 15 prairial (3 juin) paraît un nouveau tableau, rectifié, du « maximum «applicable dans la commune jusqu’au mois de septembre suivant. Le conseil de la commune a cru bon d’ajouter à la suite le texte de loi qui précise que « toutes personnes qui achèteront, vendront, les marchandises au-delà du prix du maximum, paieront sous forme de police municipale une amende solidaire du double de la valeur de l’objet vendu, et applicable au dénonciateur, et elles seront inscrites sur la liste des personnes suspectes et traitées comme telles ». On sait ce qu’il advenait, pendant la Terreur, des individus déclarés « suspects »…. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…Voir, en page 251, un reflet des prix et salaires pratiqués au Beausset au printemps et à l’été 1794)
2. la langue provençale EST bannie de France – Complétant son décret du 8 pluviôse an II (27 janvier 1794) qui portait sur la lutte contre les langues autres que le français parlées en France, la Convention et l’abbé Grégoire portèrent un coup terrible à la langue provençale en la déclarant bannie de France, le 15 prairial an II (3 juin 1794).
Rapport de l’abbé Grégoire sur la « nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française » : « l’usage unique et invariable de la langue de la liberté » est nécessaire pour conserver l’égalité dans une république une et indivisible. « Le peuple doit connaître les lois pour les sanctionner et leur obéir » (Fauchois Y., 2001, p. 1213).
Pendant longtemps, dans les écoles, les enfants utilisant le provençal seront punis.
–1794 – 3 juin (15 prairial An II) : Collectivités – Commerces – Economie – Municipalité – Population – Risques majeurs – Société – Le 15 prairial (3 juin) paraît un nouveau tableau, rectifié, du « maximum » applicable dans la commune jusqu’au mois de septembre suivant. Le conseil de la commune a cru bon d’ajouter à la suite le texte de loi qui précise que « toutes personnes qui achèteront, vendront, les marchandises au delà du prix du maximum, paieront sous forme de police municipale une amende solidaire du double de la valeur de l’objet vendu, et applicable au dénonciateur, et elles seront inscrites sur la liste des personnes suspectes et traitées comme telles ». On sait ce qu’il advenait, pendant la Terreur, des individus déclarés « suspects »…. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…Voir, en page 251, un reflet des prix et salaires pratiqués au Beausset au printemps et à l’été 1794).
–1794 – 3 juin (15 prairial An II) : Collectivités – Culture – Enseignement – Municipalité – Population – Société – Complétant son décret du 8 pluviôse an II (27 janvier 1794) qui portait sur la lutte contre les langues autres que le français parlées en France, la Convention et l’abbé Grégoire portèrent un coup terrible à la langue provençale en la déclarant bannie de France, le 15 prairial an II (3 juin 1794). Pendant longtemps, dans les écoles, les enfants utilisant le provençal seront punis(Rotger B., 1984). Rapport de l’abbé Grégoire sur la « nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française » : « l’usage unique et invariable de la langue de la liberté » est nécessaire pour conserver l’égalité dans une république une et indivisible. « Le peuple doit connaître les lois pour les sanctionner et leur obéir » (Fauchois Y., 2001, p. 1213). Complétant son décret du 8 pluviôse an II (27 janvier 1794) qui portait sur la lutte contre les langues autres que le français parlées en France, la Convention et l’abbé Grégoire portèrent un coup terrible à la langue provençale en la déclarant bannie de France, le 15 prairial an II (3 juin 1794). Pendant longtemps, dans les écoles, les enfants utilisant le provençal seront punis (Rotger B., 1984, p. 295).
-1795 – 3 juin et suivants : Trois DETENUS condamnés à mort, Trois à la déportation, un à 2 ans de fer et vingt-cinq acquittés à Toulon – Chargée de juger les compromis, la commission militaire instituée le 3 juin par Chambon et Guérin (3 envoyé en mission à Toulon avec les pouvoirs ordinaires des représentants près des armées), après avoir procédé à de nombreux interrogatoires de détenus internés au fort La Malgue juge en cinq séances 32 prévenus (les 4-8. 11-16 et 18 messidor). Trois sont condamnés à mort, 3 à la déportation, un à 2,. ans de fer – 25 sont acquittés. le tribunal ne condamne à mort que des terroristes notoires, incarcérés au Fort La Malgue avant la révolte et dont Brunel avait été contraint sur les insistances des chefs montagnards de signer l’arrêté d’élargissement. Chacun avait déjà à son actif des violences regrettables. Félix Peillon, 28 ans, à la tête de montagnards toulonnais avait participé en 1792, à la Roquebrussanne, au massacre du royaliste Saqui. Joseph Suffren, 41 ans commandait en 1793 le bataillon du Beausset qui, à Méounes, avait mis à mort le notaire Barry. Portai, à la tête du même bataillon, avait partagé tous ses excès et pris part à l’assassinat de Camus, notaire au Beausset. Les deux premiers furent exécutés le 5 messidor, le troisième le 17 messidor sur la place d’armes. Rouyer, le jugement prononcé, par prudence et parce que les détenus montagnards avaient dans la ville de nombreuses sympathies, fait transférer la commission à Marseille où elle sera chargée. de juger 250 à 300 terroristes incarcérés au fort St-Jean. Dans Toulon, pour prévenir d’autres mouvements jacobins, des visites domiciliaires sont organisées au cours desquelles 19 terroristes rejoignent à La Malgue ceux qu’on avait envoyés d’Aix. Leur présence est cause d’agitation. Une commission de cinq membres en fait le tri. Les « égarés » sont élargis et 180 suspects sont envoyés à Marseille dans la nuit du 8 au 9 thermidor. A Marseille, sont exécutés à la plaine St-Michel 47 prisonniers pris au Beausset – et le 23 fructidor deux autres prévenus sont condamnés à mort. Au total le bilan de l’insurrection, tant à Toulon qu’à Marseille, compte 240 prévenus jugés, 52 peines capitales, 7 condamnations aux fers, 5 à 3 mois de détention, 3 à la déportation. La commission cesse ses fonctions alors qu’une centaine de terroristes sont encore à juger dont Joseph Christophe Charbonnier, représentant du peuple, originaire de Toulon, montagnard notoire, soupçonné d’être le principal instigateur de la rébellion. Venu de Paris en Floréal an III, avait-il apporté le mot d’ordre ? Transféré à Marseille en voiture particulière au prix de 470 livres, il y subit un régime de faveur et les lenteurs de l’instruction se prolongèrent si bien, que la commission fut dissoute avant son jugement. Si un doute sérieux a toujours plané sur lui, aucune preuve de sa culpabilité n’a pu être établie et il sera remis en liberté par un arrêté de Fréron en date du 22 brumaire an IV, et n’aura plus aucun rôle politique.
Joseph Christophe Charbonnier, né à Toulon le 23 oct.1752. Son père chef des vivres de la Marine. 1er commis au compte de la marine. Nommé électeur par les citoyens actifs de Toulon en 1791 et 92. Elu député du Var à la Convention par 310 voix sur 491 votants, siège sur les bancs de la Montagne. Vote pour la mort de Louis XVI, contre la mise en accusation de Marat -? 7 sept. 1793 envoyé en mission dans le Var et les Bouches du Rhône. Dénoncé par Barras et Fréron comme modéré. Se disculpe auprès de Carnot qui laisse l’affaire dans l’oubli. Fendant le siège de Toulon, sa femme et ses deux enfants en bas âge sont incarcérés à l’Hospice St-Esprit. Son père est incarcéré sur le Thémistocle – Se consacre à la Convention aux travaux du Comité de Marine et du Comité colonial. Se rend à Toulon en Floréal an III sous prétexte de maladie, « Arrêté le 23 Prairial (11 juin) alors qu’il attend au bord de la mer un bateau pour fuir. En l’an IV directeur du service des vivres de la Marine -Coopère à l’organisation de l’expédition d’Egypte – Meurt à Toulon le 6 juin 1808 (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1800 – 3 juin : WASHINGTON, NOUVELLE CAPITALE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE- Le 3 juin 1800, John Adams, deuxième président des États-Unis d’Amérique, quitte Philadelphie pour Washington. La nouvelle capitale du pays est implantée au bord de la rivière Potomac, sur le district de Columbia (District of Columbia, DC), un territoire fédéral administré par le gouvernement central. Son plan d’urbanisme est l’œuvre de Pierre Charles L’Enfant, un Français qui a combattu pour l’indépendance du pays. Le « triangle fédéral » est constitué par le Memorial de George Washington, le Capitole, où siège le Congrès (Chambre des représentants et Sénat), la Maison Blanche, où réside le Président. Le nom officiel de cette dernière, jamais employé, est Executive Mansion.
–1810 – 3 juin : Promulgation du code pénal français par Napoléon Premier.
–1816 – 29 février : Ordonnance de Louis XVIII admettant les autorités civiles dans les comités scolaires et les commissions d’examen ; rôle des congrégations ; revenus des enseignants de l’école primaire (Bourrilly, 1894, p. 104 et 1895b, p. 2.). :
L’un des premiers actes de Louis XVIII fut l’ordonnance du 29 février 1816 fort libérale pour l’époque dont voici quelques dispositions :
« Art. 1er – Il sera formé dans chaque canton, par les soins des préfets, un comité gratuit et de charité pour surveiller et encourager l’instruction publique.
Art. 2 et 3 – Sont nommés membres de ce comité : le curé cantonal, président ; le juge de paix ; le principal du collège (s’il y en a un) ; les 3 ou 4 autres membres seront choisis par le Recteur de l’Académie sur l’indication du sous-préfet et de l’Inspecteur d’Académie.
Art. 6 -: Dans les cantons où l’un des cultes protestants est professé, il sera formé un comité semblable pour veiller à l’éducation des enfants de cette communion (…).
Art. 7 – Le comité cantonal veillera au maintien de l’ordre, des mœurs et de l’enseignement religieux, à l’observation des règle et à la réforme des abus de toutes les écoles du canton. Il sera spécialement chargé d’employer tous ses soins pour faire établir des écoles dans les lieux où il n’y en a point.
Ar. 14 – (…) Toutes les communes seront tenues de pourvoir à ce que les enfants qui l’habitent reçoivent l’instruction primaire, et à ce que les enfants indigents la reçoivent gratuitement. »
L’ordonnance édictait en outre que pour être nommé instituteur, il fallait produire des certificats de bonne conduite, et être examiné par une commission qui délivrait ensuite, s’il y a lieu, un brevet du premier, du deuxième, ou du troisième degré, correspondant aux trois catégories d’écoles. Les nominations étaient faites par le recteur, sur l’avis du comité cantonal et du préfet. Les comités s’organisèrent et fonctionnèrent partout. La plupart des écoles étaient du troisième degré et c’était généralement le curé qui était chargé de faire subir l’examen du brevet aux candidats catholiques. Sous la Restauration, l’enseignement élémentaire des filles paraît avoir été laissé bien loin au second plan. L’ordonnance de 1816 ne la mentionnait même pas. Ce ne fut que trois ans plus tard, le 3 juin 1819, que le ministre de l’Intérieur et de l’Instruction publique en étendit par une circulaire les dispositions aux écoles des filles. (De plus) l’ordonnance de 1816 n’avait créé aucun fonds pour établir des écoles, assurer l’existence des maîtres, permettre aux indigents de faire instruire gratuitement leurs enfants. Comme l’ancienne monarchie, le gouvernement de la Restauration ne semble pas considérer l’instruction primaire au titre d’un service d’Etat. Il n’a que 50 000 francs sur son budget pour l’enseignement populaire et s’en remet à la bonne volonté des communes, comptant sur les congrégations qui se multiplient rapidement : les congrégations d’hommes, à la faveur de la loi de 1818 accordant la dispense de service militaire aux instituteurs ayant contracté l’engagement de servir pendant dix ans dans l’enseignement ; celles des femmes, grâce à la loi du 24 mai 1825 ; les unes et les autres bénéficiant d’ailleurs de la loi du 2 janvier 1817 relatives aux dons et legs faits aux établissements ecclésiastiques. Les revenus du personnel enseignant ont donc été, sous la restauration, peu différents de ceux qu’il avait sous l’Empire. Dans la plupart des communes, les instituteurs vivaient de la rétribution scolaire et d’une modique indemnité de logement ; mais à charge pour eux de recevoir gratuitement un certain nombre d’enfants indigents. Aussi se trouvaient-ils souvent dans l’obligation de se trouver des ressources supplémentaires en remplissant des fonctions de mairie ou d’église, quand ils n’étaient pas obligés d’exercer une profession manuelle à leurs heures libres. Ce qui ne les exemptait pas de tracasseries administratives ni d’ennuis auprès des autorités locales (Bourrilly, 1894, p. 104 et 1895b, p. 2).
L’ordonnance du 29 février 1816 avait ordonné la création d’une école par commune, mais sans dire comment la commune se procurerait l’argent nécessaire. L’instituteur devait avoir un brevet de capacité et être autorisé par le recteur. Il était surveillé par le maire et le curé (Bellenfant Michel, 1983, p. 22).
–1819 – 3 juin – Circulaire du ministre de l’intérieur et de l’Instruction publique : Sous la Restauration, l’enseignement élémentaire des filles paraît avoir été laissé bien loin au second plan. L’ordonnance de 1816 ne la mentionnait même pas. Ce ne fut que trois ans plus tard, le 3 juin 1819, que le ministre de l’Intérieur et de l’Instruction publique en étendit par une circulaire les dispositions aux écoles des filles. En conséquence, le préfet du Var prit un arrêté et envoya une circulaire aux Maires dans le but de favoriser et d’encourager la création ou le développement des écoles de filles dans le département. Une certaine impulsion fut donnée dont nous trouvons la preuve dans quelques délibérations et par la vérification des budgets municipaux des années suivantes : ] « Je n’ai pas besoin de vous dire combien il est important que les jeunes filles jouissent des avantages de l’instruction primaire… Je compte … sur votre zèle … » (Circ. Préfect. du 10 juillet 1819, dans Louis Bourrilly, 1895).
–1858 – 3 juin : Été caniculaire : le thermomètre monté jusqu’à 35,30°C à Paris ! (la.climatologie.free.fr/intemperies/tableau4)
–1859 – 3 juin : La trombe qui, s’est abattue sur la ville de NÎmes et son territoire, a versé une masse d’eau plus considérable qu’aucune de celles dont les observations météorologique fassent mention, On ne l’évalue pas à moins de 36 cm dans l’espace de près de quatre heures. I1 n’est pas étonnant dès lors, que les maisons de ce quartier aient été envahies jusqu’à une hauteur de 1 à 1,50 mètres et que les rues aient présenté l’aspect de torrents impétueux.
–1876 – 3 juin : Mort du compositeur français Georges Bizet. Trois mois après la première désastreuse de Carmen, le compositeur Georges Bizet meurt d’une crise cardiaque conséquente au surmenage et au chagrin de l’échec de son opéra-comique. Il n’a que trente-six ans.
Rappelons-nous quelques titres de ma discothèque :
– Carmen, suites n° 1 et 2. London Festival Orchestra, dir. Alfred Scholz, PILZ Vienna master’s series, 160217, 1 CD DDD, 1990.
– Carmen : Chanson bohême (extraits). 1 disque vinyle 33 tours 25 cm mono, 1962.
– Carmen : Chanson bohême, Couplets, Chansons d’Escamillo, Habanera. Cf. Kimera and the operaiders, The London Symphony Orchestra, Didier Guinochet Productions, distr. Ariola, 206 083, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1985.
– L’Arlésienne, Carmen (extraits). 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1987.
– L’Arlésienne, prélude (***). M. Plasson, Orchestre du Capitole de Toulouse (***), Mikhail Rudy, piano (****), Marc Laforêt, piano (*****), Le Cadeau de la Vie 1987 (disque n° 2a), La Voix de son Maître Pathé Marconi EM – UNESCO – ARC – La Poste, MLGD 138 3, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1987.
– L’Arlésienne – suite n° 1 ; L’Arlésienne – suite n° 2 ; Symphonie n° 1 en Do majeur. London Festival Orchestra, dir. Alfred Scholz, PILZ Vienna master’s series, 160205, 1 CD DDD, 1988.
-Agnus Dei. Luciano Pavarotti, ténor, K. H. Adler / R. Bonynge / Sir J. Solti / O. de Fabritiis / G. Gavazzeni, National Philharmonic Orchestra, DECCA, 425 684-1, 2 disques vinyl 33 tours 30 cm stéréo, 1989.
–1923 – 3 juin : Édouard Herriot PROPOSE LE TRANSFERT DES RESTES DE JAURES AU PANTHEON – Le 3 juin 1923, lors de l’inauguration de la statue de Jean Jaurès à Carmaux par son ami Anatole France, Édouard Herriot, le leader du parti radical, suggère au gouvernement le transfert des restes du tribun socialiste au Panthéon
–1924 – 3 juin :
A Vienne, décès de l’écrivain Tchèque Franz Kafka.
Naissance à Paris de Gabriel Richard, dit Gaby, fils de M. et Mme Richard, natifs de Toulon, dont le père effectue son service militaire dans la capitale française au début des années 20 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 200-203).
–1925 – 3 juin : Mort de l’astronome Camille Flammarion, l’auteur de « La fin du Monde », publié à Paris en 1894, ouvrage de fiction qui faisait mes délices lorsque je le relisais, le soir, en vacances chez mes grands-parents à Céret.
–1936 – juin 1936 : en France, constitution du gouvernement Blum issu du Front populaire – Le 26 avril, les partis de la gauche française alliée (socialistes, radicaux et communistes) remportent les élections législatives. Le 3 juin Léon Blum forme un nouveau gouvernement auquel ne participent pas les communistes qui toutefois le soutiennent.
–1938 – 3 juin :
1. NANS-LES-PINS – Par arrêté du 3 juin 1938, inscription du troisième oratoire du chemin de Nans à la Sainte-Baume. Oratoire situé sur le domaine des Béguines.
2. Sortie et succès du film « Quai des brumes » de Marcel Carné
–1939 – 3 juin : Marcel Cerdan devient champion d’Europe de boxe à Milan.
–1940 – 3 juin :
1. Fin de la bataille de Dunkerque. Si le 2 juin, 43 bateaux chargèrent 6177 hommes, le 3, dans un dernier sursaut où les deux marines rivalisèrent, 36 bâtiments en ramenèrent 10248.
En tout, il y avait de 35 000 à 40 000 prisonniers, mais 215 000 hommes de troupes britanniques et 123 000 Français avaient pu être sauvés. Sur ce total, la marine française avait évacué 44 352 hommes débarqués en Angleterre plus près de 4000 conduits directement au Havre et à Cherbourg.
Anxieux, la population française, à l’écoute radio, entendit dans la journée du 4 le communiqué suivant de la Marine :
« Dans la nuit du 3 au 4 juin, les derniers éléments terrestres et maritimes qui, sous les ordres de l’amiral Abrial, défendaient Dunkerque pour permettre le repli et l’embarquement des armées alliées du Nord, ont été, à leur tour, évacués en bon ordre après avoir rendu le port inutilisable. Par leur étroite collaboration, les marines britannique et française ont ainsi mené à bien une opération unique dans l’histoire qui a permis de recueillir plus de 300 000 hommes des armées alliées…, etc. » Les noms de quelques bateaux perdus suivaient.
A l’époque on ne donnait qu’une partie de nos pertes. On était d’ailleurs hors d’état de les connaître toutes. Le bilan réel s’établissait ainsi : 2 contre- torpilleurs, 5 torpilleurs d’escadre, 30 dragueurs auxiliaires (chalutiers armés), 5 remorqueurs, 3 pétroliers, 12 cargos, 1 paquebot et quelques autres petits bâtiments dont on n’a jamais retrouvé la trace. Numériquement ces pertes s’élevaient au cinquième environ des trois cents navires de toute taille que la marine française avait lancés dans l’aventure (d’après Philippe Auphan et Jacques Mordal « La marine …, 1967)
2. A HALIFAX, LE « BEARN » EMBARQUE DES AVIONS AM2RICAINS – A Halifax, début de l’embarquement d’avions américains en pièces détachées qui sont montés à bord du « Béarn » (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1942 – 3 juin :
1. LA BATAILLE DE MIDWAY, TOURNANT DU PACIFIQUE – Du 3 au 6 juin 1942, les flottes japonaise et américaine s’affrontent près de l’île de Midway, au cœur du Pacifique. Pour la première fois dans une bataille navale, l’aviation fait figure de vedette. Les Japonais perdent leurs quatre porte-avions. L’écrasante supériorité des Japonais en porte-avions s’efface du jour au lendemain. Avec les navires de l’amiral Nagumo, ont disparu quelque deux cent cinquante avions et plusieurs centaines d’aviateurs d’élite, irremplaçables dans les conditions du temps de guerre et sous la pression croissante des événements. Abasourdis six mois plus tôt par le choc de Pearl Harbor, les Américains redressent la tête et entament une contre-offensive victorieuse.
2. LA CORVETTE FNFL « MIMOSA » EST COULEE PAR UN SOUS-MARIN ALLEMAND – Le 3 juin, la corvette des Forces navales françaises libres Mimosa, commandée par le lieutenant de vaisseau Birot, est coulé par un sous-marin allemand avec presque tout son équipage puisqu’il n’y eut que trois survivants.
–1943 – 3 juin :
1. création du Comité français de libération nationale (C.F.L.N.) – Charles de Gaulle crée le Comité français de libération nationale (C.F.L.N.) avec le général Henri Giraud à Alger (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. ARRESTATION D’UN PASSEUR DE CLANDESTIN DANS LES PYRENEES ORIENTALES – Joseph Casanova, de l’Albère, soupçonné de passer des clandestins en Espagne, est arrêté par les Allemands (AD des Pyrénées orientales, Versement Cabinet, 13-09-1951, L57).
–1944 – 3 juin : Charles de Gaulle est élu président du gouvernement provisoire de la République française lequel a remplacé le Comité français de Libération nationale. C’est l’ultime étape avant l’éviction du « Régime de Vichy ». Avec l’appui de résistants comme Jean Moulin et Georges Bidault, le chef de la France Libre avait surmonté son conflit de préséance avec le général Giraud, en qui les Américains voyaient un interlocuteur plus malléable, et était enfin devenu le chef incontesté de la Résistance. C’est ainsi qu’il avait pu transformer le Comité en gouvernement provisoire.
–1950 – 3 juin : Deux français conquièrent l’Annapurna. Herzog et Lachenal sont les 1ers à atteindre les 8075 mètres
–1955 – 3 juin : TOUSSAINT MERLE INTERVIENT AU CONSEIL GENERAL AU SUJET DE L’EMPRISE DE PLUS EN PLUS FORTE DE LA MARINE SUR SAINT-MANDRIER – « Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier, a adressé à tous les conseillers généraux du département une lettre leur demandant d’intervenir auprès du ministre des Forces Armées pour interdire les tirs, quels qu’ils soient sur le littoral et à la Renardière. Monsieur Merle, conseiller général, lui a fait parvenir la réponse suivante (datée du 22 juillet 1955) : «…J’ai reçu votre lettre du 19 juillet et je vous en remercie. Je me permets de vous indiquer que déjà, à la Commission du Tourisme, le 2 juin, et à la séance publique du 3 juin, je suis intervenu en faveur de Saint-Mandrier en ces termes : «…II est exact que la presqu’île voit utiliser, depuis longtemps d’ailleurs, des engins moins puissants mais téléguidés qui effraient la population. A tel point que si vous avez eu la curiosité de lire le programme que j’ai présenté aux élections, vous avez constaté que nous demandons la suppression des essais de tirs téléguidés. Il est vrai aussi que la Marine Nationale interdit l’accès du bord de mer de la presqu’île, ce contre quoi, surtout, la population proteste violemment parce qu’elle constate exactement le même processus qu’à l’île du Levant : on commence à mettre le petit doigt dans l’engrenage et puis le corps y passe tout entier… » À la session du 25 juillet, je ne manquerai pas de revenir sur ces questions importantes. Je vous tiendrai au courant… ». La population peut constater que tous ces problèmes n’ont pas échappé à notre camarade Toussaint Merle. Nous sommes certains que le 25 juillet, grâce à sa sérieuse documentation, le Conseil général soutiendra l’action de notre représentant cantonal » (Le Petit Varois du samedi 23 juillet 1955).
-1956 – 3 juin :
1. A Saint-Mandrier. Louis Clément inaugure l’ex-vOTO de la reconnaissance : « A la mémoire des officiers du Corps de santé de la marine, du personnel soignant et des religieuses décédées à l’hôpital maritime de Saint-Mandrier de 1670 à 1935 » (République de Toulon et du Var du dimanche 3 juin 1956).
2. un autocar Etoile tombe dans un ravin, sur la route de Saint-Mandrier – « à 17 heures 30, un autocar Etoile est tombé dans un ravin, sur la route de Saint-Mandrier, à proximité de la station du Pin Rolland. Le chauffeur, qui transportait une quarantaine de personnes, s’est serré sur la droite, afin de laisser le passage à un autobus qui venait en sens inverse, dans la direction de la Seyne. Sous le poids du véhicule, la terre qui formait en bordure de la route un petit monticule, s’affaissa et l’autocar alla heurter un mur, tandis qu’il éraflait également un poteau télégraphique en bois. Fort heureusement, il n’y eut aucun blessé, mais il est à souhaiter que les travaux entrepris par les Ponts et Chaussée soient achevés, car déjà, à plusieurs reprises, des accidents analogues se sont produits sur cette partie de parcours. Une grue dépanneuse a tiré le car de sa fâcheuse position » (République de Toulon et du Var du lundi 4 juin 1956).
3. La SNCF supprime la 3e classe.
–1957 – 3 juin : TOURVES – Classement par arrêté du 3 juin 1957 de la villa gallo-romaine de Muscapeau. Parcelles comprenant les vestiges d’un four de potier et les vestiges d’une villa antique (cad. A 354p, 356p).
–1963 – 3 juin : Décès du pape Jean XXIII à Rome. Elu pape le 28 octobre 1958, à 76 ans et onze mois, Angelo Roncalli ne devait être qu’un pape de transition après le pontificat flamboyant et tourmenté de Pie XII. En portant leur choix sur lui, les cardinaux qui l’avaient élu voulaient se donner le temps d’une transition avant d’élire un pape d’action. Mais le nouvel élu, replet et bonhomme, provoque d’emblée la surprise en annonçant une mise à jour (aggiornamento) de l’Église catholique, autrement dit un grand concile en vue d’adapter l’Église au monde moderne. Ce sera le 21e concile œcuménique (planétaire) depuis les origines de l’Église. Aucune entreprise comparable n’avait été menée depuis le concile de Trente, trois cents ans plus tôt, qui avait lancé la Réforme catholique. Son retentissement mondial est d’autant plus important que les catholiques, en ce milieu du XXe siècle, représentent un quart environ de la population mondiale, laquelle s’élève à 3 milliards d’êtres humains (Herodote).
–1989 – 3 juin : En Iran, décès de l’ayatollah Khomeyni.
–1994 3 juin : Mort de l’international de jeu à XIII Puig-Aubert dit « Pipette », 46 fois sélectionné en équipe de France avec laquelle il est l’auteur de 361 points marqués. L’une des idoles de mon père, Catalan à tout crin.
–1998 – 3 juin : En Allemagne, près de la gare d’Eschede, une catastrophe ferroviaire fait 98 morts et 300 blessés.
–1999 – 3 juin :
1. En Russie, Boris Eltsine gracie 713 condamnés à mort supprimant ainsi la peine capitale.
2. A Belgrade, après 72 jours de raids aériens, Slobodan Milosevic accepte le plan de paix de l’ONU.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 265e livraison : (suite)
De 1643 à 1664, deuxième acte du divorce, au cours duquel les habitants de Saint-Nazaire (Sanary) prennent d’importantes décisions alors que le pays connaît un vent de Frondes.
Les misères du temps et les diverses façons de les surmonter
Les misères sont ensuite d’ordre politique. Alors que 1648 voit la fin de la guerre de Trente ans et les victoires du grand Condé, le pays est tout de suite secoué par la Fronde des seigneurs qui veulent retrouver les prérogatives que le roi leur a peu à peu retirées, celle des Princes l’année suivante avec la désertion de Condé qui passe aux Espagnols. En 1652, la Grande Mademoiselle qui fait tirer de la Bastille contre les troupes royales. La fuite de Mazarin marque fin de la Fronde en 1653. Louis XIV ne débute son règne personnel qu’en 1661, nomme Colbert aux finances et débute aussitôt la construction du palais de Versailles afin de s’éloigner de Paris.
Elles sont aussi militaires, car la rivalité avec l’Espagne ne s’arrête pas avec le fin de la guerre de Trente ans, il faut encore le Traité des Pyrénées de 1659 qui rattache le Roussillon et la Flandre à la France pour que la paix soit effective.
Il n’est donc pas surprenant de constater combien la religion catholique va dominer une grande partie du siècle.
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 465e livraison :
–1924 : René Char entre à l’Ecole de commerce de Marseille.
–1924 : Giono commence à publier des poèmes en prose dans la revue marseillaise « La Criée ».
–1924 – 24 mars : Eluard embarque à Marseille pour un voyage autour du monde.
–1924 – 24 juin : Michel Ragon, né le 24 juin 1924 à Marseille et mort le 14 février 2020 à Suresnes, est un écrivain, critique d’art, critique littéraire et historien de l’architecture français. Autodidacte et libertaire, il s’intéresse en particulier à la littérature prolétarienne et à l’histoire de l’anarchisme.
–1924 – novembre : Malraux rentre en France par Marseille.
–1924 – décembre : Malakian [Henri Verneuil] débarque sur le quai de la Joliette à Marseille, avec sa famille rescapée du génocide arménien.
–1924 – 3 décembre : L’opéra municipal de Marseille est inauguré.
LA SEYNE-SUR-MER. 172e livraison :
-1956 – 3 juin : un autocar Etoile tombe dans un ravin, sur la route de Saint-Mandrier – « à 17 heures 30, un autocar Etoile est tombé dans un ravin, sur la route de Saint-Mandrier, à proximité de la station du Pin Rolland. Le chauffeur, qui transportait une quarantaine de personnes, s’est serré sur la droite, afin de laisser le passage à un autobus qui venait en sens inverse, dans la direction de la Seyne. Sous le poids du véhicule, la terre qui formait en bordure de la route un petit monticule, s’affaissa et l’autocar alla heurter un mur, tandis qu’il éraflait également un poteau télégraphique en bois. Fort heureusement, il n’y eut aucun blessé, mais il est à souhaiter que les travaux entrepris par les Ponts et Chaussée soient achevés, car déjà, à plusieurs reprises, des accidents analogues se sont produits sur cette partie de parcours. Une grue dépanneuse a tiré le car de sa fâcheuse position » (République de Toulon et du Var du lundi 4 juin 1956).
(à suivre)

(cl. H. Ribot)
UNE COURTE BLAGUE – INVOLONTAIRE ? – POUR LA ROUTE
Dialogue de fous.
– Zut ! J’ai encore raté le permis de conduire !
– Qu’est qui s’est passé?
– Je suis arrivé à un rond-point et là, le panneau indiquait 30, alors j’ai fait 30 fois le tour.
– Et tu t’es trompé de combien de tours?

(chapelle St Roch de Sanary. Vl. Sa,s-Martinez, 1937).
C’est terminé pour aujourd’hui.
Je vous souhaite une bon lundi à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier

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