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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 26 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4131).

ILLUSTRATION : Pour Cathy : Bonne fête des Mères !

FÊTES

C’est aujourd’hui la fête des Mères en France..

Le fait de commémorer la Mère est un fait très ancien puisqu’il est attesté qu’en Grèce antique, les Grecs rendaient hommage à la déesse Rhéa (également connue sous le nom de Cybèle), la mère de tous les dieux1.

Les Romains ont célébré jusqu’au IVe siècle les mères de famille (les Matraliae, du latin mater qui veut dire mère) lors d’une fête religieuse, les Matronalia, qui marquaient le premier jour du printemps

Le débat sur l’idée d’une célébration rendant un hommage officiel aux mères de famille a été abordé par Napoléon en 1806, mais la fête des Mères ne fut finalement pas mise en place (note : aucune source fiable).

La première fête des Mères en France date de 1906 : Prosper Roche, fondateur de l’Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas, en Isère, décida de récompenser les mères de famille méritantes, dans une ambiance festive3.

Journée nationale des mères de familles nombreuses, affiche de 1918 Source gallica.bnf.fr / BnF

Mais il a fallu attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour voir l’instauration de la première «journée des mères»3 en 1918. La ville de Lyon en est à l’initiative : le but de cette journée était de rendre hommage aux mères et épouses ayant perdus leurs fils ou leurs maris pendant la guerre4.

En 1920, une fête des mères de famille nombreuse a été créée et le gouvernement officialisa une journée des mères en 1929

Le maréchal Pétain souhaita également récompenser les mères de famille n’ayant eu qu’un seul enfant et inscrivit la journée nationale des mères dans le calendrier en 19413.

C’est le 24 mai 1950 que fut définitivement officialisée cette fête, le président Vincent Auriol ayant promulgué un texte de loi sur la fête des Mères. La date de la célébration est fixée au dernier dimanche de mai (au premier dimanche de juin si la Pentecôte tombe au même moment).

En ce 7e jour de prairial (jour du FROMENTAL ou avoine élevée), nous fêtons les BÉRENGER et BÉRENGERE dont le saint patron, un moine bénédictin, mourut en 1093 à l’abbaye de saint Papoul dans l’Aude.

Bérenger est un nom d’origine germanique se composant d’un verbe (« beran » = porter) et d’un nom (« gari » = lance de combat). Autrement dit, le « berangari » est celui qui porte une lance de combat, donc un chef de guerre.

Très courant au Moyen Âge, rappelons que plusieurs comtes de Provence le portèrent, ce nom tomba ensuite en désuétude pour reparaître au XXe siècle, notamment en France où l’on compte à l’heure actuelle plus d’un millier de personne se prénommant ainsi avec une moyenne d’âge de trente ans.

En contrepartie, on dénombre, toujours en France, près de 3000 personnes qui ont Bérenger comme nom de famille.

DICTON :

« Tant que mai n’est pas au 28, l’hiver n’est pas tout à fait cuit ! »

LOCUTION PROVENCALE.

« Dins la resclauvo d’un moulin, s’es jamaï pres baleno. », littéralement « dans l’écluse d’un moulin, on n’a jamais pris de baleine !». Autrement dit, adaptez vos moyens à vos objectifs. 

PENSÉES.

« Dans le doute, dites la vérité » (Mark Twain, cité par Frank-Olivier Giesbert dans « Dieu, ma mère et moi, Gallimard, 2012).

ÉPHÉMÉRIDES :

533 – 26 mai : Le concile de Marseille est un concile mérovingien qui se tint le 26 mai 533 à Marseille. Il avait été convoqué par l’évêque métropolitain Césaire d’Arles à des fins disciplinaires et sanctionna l’évêque de Riez Contumeliosus, accusé de mœurs dépravées et de détournement des biens d’église .L’évêque de Riez reconnut ses torts et fut condamné à restituer les biens qu’il avait détournés à son profit, à faire pénitence en internement dans un monastère. A Arles, cette peinture sur bois exécutée fin XVIème s. représente probablement le concile de Marseille , placé sous le patronage de la Vierge Marie et de St Etienne placés au centre pour juger l’évêque de Riez, le sixième à partir de la gauche. Ce prélat est représenté , tête baissée , une bourse dans ses mains et sans insignes religieux.. Ce panneau initialement à l’église de la Major est classé au titre objet par les Monuments Historiques… (Marcelle Célestin).

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1163 – 26 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Campus de Carrello, 26 mai 1163 (charte aux archives de l’Evêché). Camp Carrel lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Séon.

1296 – 26 mai : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Mordellum, 26 mai 1296 (charte aux archives municipales). Mordeaux – lieu-dit,  commune d’Allauch, quartier de la Fève (1872). Première mention : Feudum de Morsels, mars 1207 (charte aux archives de la Major).

1376 – 26 mai : LIEUX-DITS D’AURIOL – Rossanegues, 26 mai 1376 (Miracula Urban V, archives préfecture). La Roussargue – ferme, commune d’Auriol, située vers le haut des montagnes traversées par le chemin allant d’Auriol à la Sainte-Baume (1872). Première mention : Roacanicum, décembre 1001 (cartulaire Saint-Victor, n°69).

1566 – 26 mai : CRÉATION A SIX-FOURS D’UNE GRANDE COMPAGNIE AYANT POUR BUT LE RACHAT DE SES MEMBRES PRIS PAR LES TURCS OU CORSAIRES ET RÉDUITS EN ESCLAVAGE. A Six-Fours comme à Saint-Nazaire, un grand nombre de particuliers, marins et commerçants, fondèrent une Grande Compagnie pour le rachat des esclaves. On peut penser avec raison qu’il en était de même en ce qui concerne les marins et négociateurs du port de Saint-Nazaire… Nous savons que les côtes étaient gardées, et que cela coûtait en 1568 cinq florins à la communauté pour les gages du « guardian de la Cride ». La Compagnie six-fournaise fut fondée le 25 mai 1566, par devant messire Barri, bailli, reçu par maître Lombard, notaire à Six-Fours. Voici l’acte :] « Acte par lequel un grand nombre de particuliers mariniers et négociateurs sur mer de cette place, à savoir 117 personnes désirent éviter d’être mis en ruine par les turcs et les maures ennemis de la foi. Lesquels négociateurs, en cas d’être pris par les corsaires à venir, causeraient la pauvreté et la ruine de la place de Six-Fours dont les habitants en les temps les plus reculés n’ont pu vivre sans trafiquer et négocier sur terre et sur mer, ont fait acte de société et compagnie et promis que aulcun des dénommés qui soient pris par les turcs et corsaires, sur terre et sur mer, depuis Naples jusqu’à Valence, comprenant toutes les villes de chrétiens aux dits cas la compagnie sera tenue de les racheter pourvu que la rançon n’excède pas cent écus d’or. » Cet acte fut renouvelé le 22 octobre 1572 et le 28 avril 1589. (B. Rotger, 1984, p. 42)

Six-Fours-vers-1840

1568 – 26 mai : UN OLLIOULAIS REÇOIT LA RENTE DU CHÂTEAU DE SIX-FOURS – Reçu par maître Pierre Blanc, notaire de Marseille, du 26 mai 1568, Noble Jean Paul Maluizi, Sieur de Romette, vicaire et procureur général de Monseigneur le Révérendissime cardinal Strossi, archevêque d’Aix, abbé de St Victor, arrenta à Anthoine Vuelh dit pellicier, du lieu d’Ollioulles, le château et place de Six-Fours, avec tous les fruits, revenus et émoluments accoutumés à prendre audit lieu et au lieu d’Ollioulles et leurs terroirs, pour le temps de trois ans, moyennant 630 écus, sous les charges et conditions faites par le Sieur Rodolfe, jadis procureur dudit Seigneur abbé à Anthoine Guiran de Sireste (Ceyreste) et André Gaultier de S-F, en l’acte qu’il lui passa le 20 mai 1565, reçu par Maître Victor Antelme, notaire de Marseille (Jean Denans, 1713).

1601 – 26 mai : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Les archives de l’Evêché de Marseille nous apportent quelques noms de lieux-dits et de quartiers d’Aubagne, des noms souvent oubliés parfois modifiés depuis lors.

1. Gaudelle, 26 mai 1601 (acte aux archives de l’Evêché). La Gavedèle – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Solans (1872). Première mention : Gavedelles, 8 septembre 4 453  (registre aux archives de l’Evêché).

2. Lignière ou Val de Bourde, 26 mai 1601 (id.). Les Lignières – quartier rural,  commune d’Aubagne (1872). Première mention : Lineriœ, 23 août 1247 (cartulaire de Saint-Victor, n° 1126).

3. La Planque, 26 mai 1601 (acte aux archives de la Major). La Pérussone – hameau, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Peracium, 14 juin 1212 (cartulaire Saint-Victor, n° 930).

4. Poux de Maurel – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Garlaban (reg. aux arch. de l’Evêché).

5. Roulhente, 26 mai 1601 (id.). Royente, quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention : Rolhenta, Roylhenta, 18 octobre 1476 (registre aux archives del’Evêché).

6. Soullan, 26 mai 1601 (id.). Solans, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : Solland, 8 septembre 1453 (acte aux archives de l’Evêché).

1655 – 26 mai : Trahi par une femme, capturé en Savoie puis ramené à Valence (Drôme), Louis Mandrin, contrebandier français né le 11 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, est mort supplicié le 26 mai 1755 sur la place des Clercs à Valence. Voici ce que l’on disait de lui : « Mandrin est un contrebandier, un justicier, un gentilhomme, un grand stratège. Le héros qui soulève une armée de fourches et de bâtons. Mandrin est le premier révolutionnaire en haillons, l’homme le plus populaire de France).

1663 – 26 mai : des nouvelles de SAINT-SAVOURNIN, ancienne petite cité minière du bassin de Gardanne,  située au pied du massif de l’Etoile, canton de Roquevaire.

La Rovyère, 26 mai 1663 (acte notarié à Allauch). La Rouvière : lieu-dit, commune de Saint-Savournin (1872).

-La seigneurie de Saint-Savournin fut vendue en 1563 à Balthazar Gathin, lieutenant du sénéchal à Marseille (reg. Camelus, fol. 147) et elle passa successivement entre les mains de Balthazard de Beyssan (acte aux arch. de Saint- Victor), de M. de Cypriani (26 mai 1663, acte notarié à Allauch) et en dernier lieu de M. de Villiers, avocat à Marseille (2 septembre 1772, acte aux arch. de la Major).

1707 – 26 mai : MORT DE MADAME DE MONTESPAN, favorite de Louis XIV depuis 1667.

1714 – 26 mai :

1. ABONNEMENT DU PRIVILÈGE DE LA GLACE – Par suite de la requête des consuls de Toulon, ordonnance de l’Intendant enjoignant aux Consuls d’Hyères, Cuers, Solliès, Ollioules, La Cadière, La Seyne, Cassis, Signes, La Ciotat, Saint Cassien et Meynarguette, de passer sous huitaine en faveur de la communauté de Toulon des contrats de rente des sommes pour lesquelles ils ont été répartis par ladite ordonnance pour l’abonnement du privilège exclusif de la glace. Le conseil d’Ollioules emprunte 2000 livres à 5% pour payer son contingent de glace en faveur de Toulon (Castellan, 1937, p. 126).

2. LE RECEVEUR DE LA VIGUERIE D’AIX A FAIT EMPRISONNER UN DES CONSULS DU BEAUSSET ET LE FERMIER DU SEPTAIN D’OLLIOULES COMME SEQUESTRE DES FRUITS DU TERROIR…. L’élargissement du fermier ne put être obtenu que par une soumission de sa part de la somme de 29 000 livres. Ollioules demande un secours sur les 325 000 livres accordées par le Roi aux communes obérées (Castellan, 1937, p. 126).

1721 – 26 mai : ARRIVÉE 25 SOLDATS DE MARINE A SANARY DONT LA SOLDE SERA PAYEE PAR LES COMMUNAUTÉS DE SANARY ET DE SIX-FOURS – Le Chevalier LOMBARD du CASTELLET, capitaine de vaisseau et capitaine d’une compagnie de la Marine, est nommé par ordre du commandant des troupes du roi en Provence pour préserver le port de Saint-Nazaire et Six-Fours de la contagion. Il arrive à Sanary le 22 mai 1721. Le 26 mai arrivent 25 soldats de Marine à Sanary dont la solde sera payée par les communautés de Sanary et de Six-Fours. Détails : Deux ordres de Monsieur le Chevalier du CASTELLET sont inscrits sur le registre des délibérations. Le premier concerne la désignation de Monsieur de MENERVILLE comme commandant des soldats de la marine, établis en ce lieu, et ordonne à tous les caporaux et soldats de lui obéir en tout et aux consuls et habitants, intendants de santé, officiers, de le reconnaître comme tel. Le deuxième concerne la désignation de Monsieur LE CARTIER comme commandant de la marine avec les mêmes ordres que ci-dessus. Les 25 soldats de marine sont bien arrivés à SAINT-NAZAIRE et Monsieur DE PERRIN en exprime sa satisfaction le 26 Mai. Il espère que Messieurs de SIX FOURS et SAINT-NAZAIRE paieront leur solde entière et devront leur fournir en plus 28 onces de pain. Il écrit aussi qu’il apprend avec douleur que la contagion est arrivée à OLLIOULES et recommande aux consuls et intendants de veiller à ce que la contagion ne pénètre dans ce lieu. Il demande aussi qu’on le tienne au courant de ce qu’il arrivera de nouveau. Il ajoute encore qu’il vient d’apprendre que les consuls de TOULON paraissent répugner à payer quatre livres par jour à monsieur DECUGIS en qualité d’intendant de santé de leur part. Ils n’acceptent de payer les vacations que lorsqu’il y aura un convoi de ravitaillement pour eux arrivant dans le port et convoyé jusqu’à eux. On doit en aviser Monsieur DECUGIS à La Tourelle (Rotger B., 1984).

1722 – 26 mai :

1. INUTILITÉ DU CORBEAU D’OLLIOULES – Du fait que la Communauté d’Ollioules se trouve délivrée du fléau de la peste, et de l’inutilité des services de Jean-Baptiste Geay, corbeau, il sera donné demain libre entrée au dit corbeau.

2. FÊTE DE LA CONFRÉRIE OLLIOULAISE DE SAINT LAURENT – Le Conseil d’Ollioules vote 45 livres en faveur de la confrérie de St-Laurent pour sa fête (Castellan, 1937, p.154)

1763 – 26 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bastide de Pierre Gueidon dit Médecin, 26 mai 1763 (acte aux archives d’Allauch). Les Médecins – hameau, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert.

1766 – 26 mai : Collet-Redon (registre  aux archives de la Major), propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1789 – 26 mai : LES TROIS ORDRES PROCÈDERONT, CHACUN DE LEUR CÔTÉ, A LA VÉRIFICATION DES POUVOIRS – Les commissaires du Tiers, chargés de conférer avec les deux autres ordres, ont fait leur rapport sur les négociations en cours à propos de la vérification des pouvoirs. Aucune décision n’a été prise. Les commissaires de la noblesse en sont au même point ; la Chambre a pris, immédiatement, une décision : pour l’heure, les trois ordres procéderont, chacun de leur côté, à cette vérification. Lorsque les États Généraux seront organisés, les inconvénients et les avantages de ce procédé seront examinés. Pour l’instant, toute possibilité de progresser est bloquée (Agenda du Bicentenaire, MARDI 26 MAI)..

1791 – 26 mai : LIEUX-DITS D’AUBAGNE.

1. Le Gast – quartier rural, commune d’Aubagne (registre des biens d’émigrés). Première mention : Guas, 14 octo­bre 1289 (charte aux archives municipales).

2. Le Rosier – lieu-dit, commune d’Aubagne (registre des biens d’émigrés). Première mention : Rozies, 15 mai 1476 (acte aux archives de l’Evêché).

1792 – 26 mai : RAPPEL DES DIVERSES LOIS QUI DÉTERMINENT LES DEVOIRS QUE LE CONSEIL MUNICIPAL DOIT REMPLIR DANS LES CAS DE TROUBLES ET DES PUNITIONS ENCOURUES EN CAS DE NEGLIGENCE – Lettre en date du 26 mai que le directoire du département adresse au conseil municipal du Beausset : « Nos commissaires nous ont informé, Messieurs, de la promesse qu’ils ont reçue de vous, que vous veilleriez désormais avec une infatigable exactitude au rétablissement et au maintien de la tranquillité publique dans votre lieu et qu’il ne s’y commettrait plus aucun de ces crimes qui l’ont récemment déshonoré. Nous espérons que vous tiendrez votre promesse. Si vous y manquiez, vous vous exposeriez inévitablement à la plus terrible responsabilité. Une procédure s’instruit sur les crimes commis dans les journées du 13 et du 21. Loin qu’il soit en notre pouvoir d’en arrêter le cours, nous devons agir au contraire pour que la poursuite en soit continue, quels qu’en soient les résultats. Il faut que vos concitoyens l’attendent en silence. Il faut que vous protégiez vous-même l’exécution de tous les jugements qui pourront être rendus. Il faut que vous montriez tous pour les juges chargés de recueillir les preuves, le respect que l’on doit aux ministres de la loi. Il faut que vous assuriez tous aux témoins qui seront appelés, cette sûreté que méritent les citoyens qui, ainsi que nous l’a enseigné l’assemblée nationale, seraient des lâches et des hommes indignes de la liberté, s’ils n’avaient pas cette haine vigoureuse du crime qui fait de chaque citoyen un adversaire direct de tout infracteur des lois sociales, si connaissant qu’il a été commis un grand crime, ils n’en constataient pas l’existence par leurs dépositions, ils n’en faisaient pas connaître à la justice les véritables auteurs. Et afin que si de nouveaux excès se commettent dans votre lieu, vous ne puissiez plus rejeter votre inaction sur votre ignorance, nous allons vous rappeler les diverses lois qui déterminent les devoirs que vous avez à remplir dans les cas de troubles, qui prononcent les punitions que vous et vos concitoyens encoureriez en cas de négligence… » Suivent trois pages de lois et règlements divers… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)

1793 – 26 mai : DÉBUT DE LA RÉVOLTE DE LA CORSE CONTRE LA CONVENTION (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1174).

1795 – 26 mai (7 prairial an III) : BATAILLE DU BEAUSSET – Cadroy et Isnard ont quitté Marseille le 7 et marchent sur Toulon suivis d’une foule de Marseillais, après avoir sollicité l’aide éventuelle du commandant de la place d’Arles, de Bergeron, autorisé à leur fournir des renforts. La municipalité envoie une délégation aux représentants pour les assurer de la tranquillité de la ville. Cadroy et Isnard refusent de la recevoir. Une proclamation de Chambon et Guérin exige la déposition des armes et la sortie de la flotte dont Niou harangue les marins (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1797 – 26 mai (7 prairial an V) : BABEUF ET DARTHE SONT CONDAMNES A MORT PAR LE TRIBUNAL.

1803 – 26 mai (26 Prairial de l’an XI) : INSTITUTION DE LA PRUD’HOMIE DE LA SEYNE à laquelle sont rattachés les pêcheurs de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 60).

1805 – 26 mai (6 prairial, an XIII) :

1. NAPOLÉON COURONNÉ ROI D’ITALIE (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

2. DÉCÈS D’UN SEYNOIS A LA MARTINIQUE – La mairie de La Seyne reçoit la nouvelle du décès du deuxième maître timonier Louis-Marie Hervé, mort à Fort-de-France (Martinique) à bord du Bucentaure, le 6 prairial, an XIII (Louis Baudoin, 1965, p. 435).

1859 – 26 mai : DÉMOLITION DU MUR DES FERMIERS GÉNÉRAUX DE PARIS – Le 26 mai 1859, le mur des Fermiers Généraux de Paris, élevé en 1785, était démoli et, à sa place, boulevards et chemins de rondes réunis formèrent les boulevards (André Castelot 1962).

1861 – 26 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DU MIDI : “26 MAI (DIMANCHE) – MONTRIEUX

“Forte journée, 17 lieues en voiture de 10 h du matin à 7 h du soir, entrecoupées de 2 h de promenade. Ce que j’ai vu aujourd’hui est ce que j’ai trouvé de plus joli en Provence. C’est joli et beau en même tems. On va à Soliès-Pont, Toucas qui est plus élevé que Soliès-Pont et où la vallée du Gapeau se montre beaucoup plus vaste et plus belle que quand on est au bord de la rivière. A partir de là, le pays devient de plus en plus pittoresque. On prend un petit chemin à droite, chemin très beau et qui monte doucement. On remonte le Gapeau qui s’encaisse et qui devient un petit torrent peu abondant mais admirablement coupé et encadré d’arbres, de rochers, d’excavations, de vieux ponts de lianes, etc. ; des prairies anguleuses, rapides, contournées d’un vert éblouissant montent de ses rives et vont rejoindre la base des collines. Tout cela d’abord assez vaste se resserre. Belgencier est un hameau admirablement groupé dans un coin délicieux. De grands arbres ombragent la route, des platanes énormes et de gros mûriers qui, pour le moment, ne sont pas mutilés318 d’une manière trop apparente. Les collines commencent à s’élever, à se débarrasser des terrasses de pierres sèches et des assommants oliviers. Elles se couvrent de genêts en fleurs, de plantes sauvages, elles prennent des formes étranges leur sommet se précipite en grandes strates calcaires, à trois étages, le premier qui semble n’avoir pas été ébranlé, le second qui paraît redressé verticalement, le troisième qui est horizontal, sur sa pente et fort peu ondulé. Ces crêtes que de loin on pourrait prendre pour des basaltes montent quelquefois à la rencontre l’une de l’autre comme si elles étaient le résultat d’une faille mais les collines qui le portent ne sont pas situées sur le même plan, et les brèches qu’elles forment dans le paysage ne proviennent pas d’une rupture mais d’un redressement en sens opposé. Après Belgentier le pays s’accuse de plus en plus. On passe Pachuquin, prononcez Patchioukine. C’est une auberge qu’on dit propre et dont le propriétaire a donné son nom étrange à la localité. La calèche file à l’ombre et la route monte toujours. Enfin après avoir dessiné trente ou quarante méandres très gracieux vous offre un chemin très étroit, mais bon que l’on prend pour gagner la Chartreuse. Là on entre dans une forêt admirable de fraîcheur où les pins disparaissent pour faire place à de vieux chênes, à de jeunes frênes (peu nombreux) à d’élégants jujubiers, à des érables, à des ormes et à des hêtres tout le fouillis des arbustes méridionaux remplit les intervalles, mais mêlés aux arbustes à feuilles caduques, ce qui donne le vert tendre à côté du vert dur, les lièges ne sont pas loin des noyers, les smilax forment d’énormes berceaux avec les liserons de nos contrées. Le Gapeau toujours plus étroit, plus limpide et plus rapide bouillonne et babille en ruisseau pressé d’arriver. On traverse en voiture un petit gué qui, presque sous les pas des chevaux se précipite en cascatelle. La forêt n’est pas trop serrée pour empêcher de voir les rochers fantastiques qui le surplombent et qui se dressent en grandes lames minces, ébréchées. En d’autres endroits le berceau de verdure qui presse les deux côtés du chemin s’écarte comme pour vous faire voir une gorge admirable. On est toujours suivi par le ruisseau murmurant. Je crois que ce n’est plus le Gapeau, mais le courant de la source de la Chartreuse. Ce n’est plus qu’un ruisselet encaissé dans les buissons, des sentiers dessinés comme pour un décor de théâtre, tant ils sont composés adroitement vous donne une envie folle de quitter la route et de vous enfoncer dans ces gorges austères et charmantes où les pins et les lièges reparaissent à une certaine hauteur, mais sans transition brusque, et en se mélangeant longtemps avec les arbres à feuilles annuelles. Cela fait des tons variés, moelleux, épais comme je les aime. Attention ! Ce n’est pas si beau qu’en Auvergne, mais les cimes de ces collines ont leur caractère tourmenté provençal qui leur donne le sérieux des montagnes véritables. Au fond, il y en a une grande qu’on retrouve à toutes les échappées de vue et qui vraiment est majestueuse. Elle est boisée jusqu’en haut, mais les blocs qui la couronnent et qui percent de toutes parts dans la végétation ont une couleur noire qui les ferait prendre pour des laves. Ce calcaire est un grand décorateur. Il prend toutes les formes et tous les tons. Sur le haut du Coudon, c’est du marbre blanc, à Sainte-Anne, il ressemble tellement au grès qu’on a peine à distinguer ses limites, à Belgentier il simule les colonnades de basalte, à Montrieux il a l’air d’amas de grosses scories. Après un quart d’heure [trop court] de route en forêt, on arrive à la Chartreuse, rebâtie tout à neuf. C’est un amas de maisonnettes blanches couvertes en tuiles courbes roses et surmontées de clochetons de pigeonnier en briques émaillées de diverses couleurs formant des dessins d’un goût absurde. Du milieu de cet amas de maisonnettes sort un campanile tout noir, en terre cuite je crois, à arêtes, terminé par une bonne Vierge toute blanche. C’est absolument un parapluie fermé avec un bout en ivoire. La chapelle est peinte à fresque par le plus ignoble des barbouilleurs de village. Si Auguste ou Jardinet faisaient chez nous pareille besogne, on les flanquerait à la porte ; des tableaux qui ont la prétention d’être la copie des St Bruno de Lesueur, sont dignes du reste. Je n’ai pas voulu entrer dans la Chartreuse. Ces hommes sans chemise doivent être pleins de vermine. On prétend qu’ils ne reçoivent pas les femmes. C’est faux. C’est plutôt les hommes qu’ils ne reçoivent pas. 11 y avait à la porte 2 omnibus et une calèche, maris, papas, ou frères, qui, étalés sur les banquettes, faisaient leur sieste à l’abri après avoir déjeuné sur une grande table de pierre dressée là pour le lunch des visiteurs. Ces bons provençaux dormaient du sommeil du juste tandis que leurs dames visitaient le couvent. Il y en avait une jeune, assez gentille, à l’œil éveillé, qui causait dans la cour avec deux bons pères, l’un vieux à l’air crétin et gâteux, l’autre grand, sec, noir, à l’air lubriquement modeste. Ils étaient fort laids avec leurs grands chapeaux et leurs robes mal taillées qu’ils ne savent plus porter. Ce sont de mauvais comparses.

“J’ai vu je pense la dernière Chartreuse à Majorque, et le dernier Chartreux. L’apothicaire resté par tolérance, dans sa logette ruinée. Il était sale comme un peigne, sa robe blanche était devenue couleur de suie, il était stupide de vieillesse et d’ennui. Mais il avait encore une tête accusée et d’une grande tournure lamentable et solennelle. 11 était en harmonie avec son couvent en décombres sa fontaine mutilée, son escalier ébréché et la neige qui jonchait le sol de sa cellule. Mais que font ici ces riches solitaires qui causent, qui sortent dans la campagne avec des visiteurs, qui reçoivent les femmes, et qui traînent leur antique costume manqué dans une petite cité flambant neuve, sans aucun caractère religieux ? Nous avons passé vite. Leur présence dépoétisait le site admirable et semblait insulter à la nature naïve et luxuriante, la nature, bon sanctuaire du vrai, se révolte devant les virginités, menteuses ou coupables, si elles sont réelles. Hypocrisie, prends la société que tu as si bien mordue au cœur et achève de la dévorer, mais laisse en paix le désert – Que viens-tu faire dans ce sanctuaire de Dieu ? Défricher ! Oui, ils défrichent, ces malheureux, ils veulent du revenu, ils coupent les arbres, ils plantent des pommes de terre, ils sèment du blé, ils abîment la solitude. C’était un des rares coins du monde que l’homme semblait avoir oublié de mutiler, et déjà ils ont fait une clairière autour d’eux, déjà ils élèvent d’affreux murs en pierres sèches. Dans peu d’années, ils auront fait de cette sauvage vallée une ferme avec toute sa prose. N’y a-t-il pas assez d’oliviers en Provence ? C’est odieux, il y en a partout, dans les jardins, dans les chambres, dans les lits, il y en a autant que de puces, et le blé qui dans les meilleurs endroits pousse des épis si grêles, en quoi sera-t-il préférable aux tapis de fleurs sauvages et aux prairies naturelles ? On s’obstine ici aux céréales, on ne sait pas les cultiver, on n’a pas d’engrais, et de l’aveu de tout le monde, elles ne nourrissent par la population, et ne paient pas les sueurs de l’homme. Mais qu’importe aux moines ? De tous tems, les couvents ont arrangé la nature pour les besoins de leur communauté. Dans la Brenne ils ont détruit les forêts pour avoir des étangs poissonneux et ils ont amené la fièvre avec les marécages. Ici ils feront la même chose s’ils le peuvent. Espérons que la montagne se défendra !

“Heureusement, ils sont encore nouveaux ici et à deux pas du couvent la forêt vierge, la montagne plantureuse, la vallée jonchée de plantes alpestres. J’ai ramassé celle de Majorque (le bouton de fleur d’orange) un érodium rose vif, énorme, une aspérule bleue superbe, des orchis délicieux, 1 épipactis rose, la reine des prés (variété) des mélithes roses à odeur de mélisse, un aconit, trois lins ravissants, le grand jaune ( campanulatum) le blanc à cœur rose, le bleu grandiflora etc. etc. une botte. Nous avons déjeuné (Poney, Solange) au bord de la source, elle s’ouvre dans un réservoir de 25 à 30 pieds de profondeur. C’est un bloc de cristal, couleur d’eau de mer. Nous avons un peu flâné au pied de la montagne et nous sommes revenus à pied jusqu’à la cascade de la forêt. La voiture nous a ensuite menés au pas et j’ai pu voir, trop vite et trop peu hélas, cet endroit incomparable. Retour rapide, changement de voiture à Toulon.

“M. et Mme Trucy passent la soirée avec nous jusqu’à minuit. J’ai reçu une lettre de Maurice, je lui réponds. J’écris à la sœur de Mme Trucy qui m’a envoyé un très joli ouvrage en tapisserie ; j’écris à Poney. J’ai reçu Sylvie un roman de Feydeau à moi dédié ; j’ai lu quelques pages du second article de M. Boscowitz l’âme de la plante, ça m’a mis la tête à l’envers. Voir l’Od ! Tout est là, le verrai-je ? Non, je ne le vois pas dans le détail.

“J’écris à Maurice et à Mme Villot.”

1867 – 26 mai : SANARY – aujourd’hui, nous apprenons que la gelée d’hier a fait d’affreux ravages dans la plaine du Beausset, d’Aubagne et dans un grand nombre d’autres localités. A bientôt la lecture des journaux qui vont nous donner les récits plus ou moins fidèles des vignobles du Languedoc et autres (Agenda 1867-1869 de Jean Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire de Sanary).

1871 – 26 mai : LA SEMAINE SANGLANTE – Commune de Paris. Le 26 mai, sous une pluie battante, le général Vinoy « nettoie » le quartier de la Bastille et s’avance jusqu’à la place de la Nation. Les fédérés incendient les docks de la Villette. Exécution sommaire du banquier Jecker ; 49 otages de la prison de la Roquette sont massacrés rue Haxo. Jean-Baptiste Milière, député de la Seine, est arrêté : le général Cissey ordonne de la fusiller sur les marches du Panthéon, à genoux. Jules Favre demande aux gouvernements européens d’extrader les partisans de la commune qui trouveraient refuge à l’étranger ; aucun n’acceptera. Seul le gouvernement belge annonce qu’il refusera le droit d’asile à une trentaine de personnalités, parmi lesquelles Clemenceau, Garibaldi, Ledru-Rollin, Blanqui, Ranc et Méline. Victor Hugo élève une protestation le 26 mai ; il est expulsé de Belgique le 30 mai (Patrice Gueniffey, 2001).

1905 – 26 mai : MORT D’ALPHONSE DE ROTHSCHILD, BANQUIER ET COLLECTIONNEUR.

1907 – 26 mai – LA COLÈRE DES VIGNERONS. Le développement de la production et la fraude engorgent rapidement un marché du vin encore bien mal organisé. Les prix s’effondrent : 13 F l’hl en 1901, 7 en 1905, 8,5 en 1906. Pour les vignerons, souvent endettés, c’est la misère et le désespoir. A l’imitation du Languedoc, des comités de défense se constituent, sous l’impulsion d’un groupe de Néoulais réunis autour de Henri EMERIC. Un premier rassemblement a réuni 8 à 12000 manifestants à Carnoules le 26 mai (Voir dans Le Petit Var, 10 juin 1907, la chronologie des événements).

1909 – 26 mai :

1. SECOUSSES SISMIQUES EN PROVENCE – Plusieurs secousses sismiques, annonciatrices de la catastrophes du 11 juin, se produisent à divers endroits de Provence : le 26 mai 1909, au Puy-Sainte-Réparade et le 28 à Saint-Cannat (Francis Brun, Liliane Larrea et Robert Larrea : Meyrargues au temps de nos grands-parents, éd. Mairie de Meyrargues, 1990. André Brahic, Michel Hoffert, André Schaaf et Marc Tardy : Sciences de la Terre et de l’univers, éditions Vuibert, 1999. André Dagorne et René Dars : Les risques naturels, PUF, collection « Que sais-je ? » n° 3533, 4e édition, 2005. Henri Joannet … « et le 11 juin 1909, la Provence trembla! » (éd Alan Sutton,2008) Estelle Bonnet Vidal : Séismes en Provence, éd. Campanile, 2009).

2. SANARY ET LE LEGS MOULINARD – En 1847, le Conseil de Fabrique de l’Église Saint-Nazaire (Sanary) avait reçu un legs de la part de feu Moulinard. Celui-ci consistait en une maison sur le port et un terrain dit du « Rosaire ». Le testateur avait stipulé que la maison devait servir de presbytère. Le premier curé qui en prit possession fut monsieur Icard et le dernier fut le chanoine Arnaldi. En 1909, ce presbytère fut transféré à la commune de Sanary en même temps que le terrain du Rosaire (J.O. du 26 mai 1909). Après avoir eu différentes destinations suite au décès du chanoine Arnaldi, la maison abrita entre autres le Foyer des Anciens. C’est finalement l’Hôtel de Ville qui l’absorbera le3 février 1977 sous la Municipalité Brunel (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ).

1910 – 26 mai : ACCIDENT DU SOUS-MARIN “PLUVIÔSE”, 27 MORTS – Pluviôse (type Pluviôse) Alors qu’il est en plongée au large de Calais, collision avec le paquebot Pas de Calais. 27 morts. Aucun survivant. 19 juin, 10 cadavres seront extraits ; 21 juin, 8 autres. Des funérailles se dérouleront le 22 juin. Le 30/06, l’Assemblée nationale réclama que l’on interdise dorénavant aux sous-marins de manœuvrer dans les ports de commerce. Après remise en état, le Pluviôse reprendra la mer. Radié des listes le 12/11/1919, vendu le 4/09/1925.

1911 – 26 mai : PROJET D’ÉRECTION DE SAINT-MANDRIER EN COMMUNE DISTINCTE – Le dimanche 26 mai 1911 un arrêté préfectoral convoque les électeurs de la section de Saint-Mandrier afin d’élire une commission syndicale de cinq membres, chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte. Sur 254 votants, ont obtenu : MM. Juvenal Paul propriétaire et Dubard Bernard propriétaire 252 suffrages, M. Peyret Henri propriétaire 253 suffrages. La commission est élue au premier tour. Elle va se mettre rapidement au travail chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).

1923 – 26 mai : PREMIÈRE COURSE DES 24 HEURES DU MANS.

1938 – 26 mai : NOTRE MARINE DE GUERRE – Les 12, 17 et 26 mai, l’aviso-dragueur « Elan » est en essais à Lorient (Gérard Garier).

1940 – 26 mai :

1. LA BATAILLE DES FLANDRES BAT SON PLEIN – Le Petit Parisien du dimanche 26 mai titre : « La bataille des Flandres bat son plein. Nos troupes infligent aux Allemands de lourdes pertes dans toutes les rencontres. Consolidation sur la somme. Entre l’Alsace et la Meuse nous dominons l’ennemi. » A lire ce type de prose, on comprend que les Français aient été surpris d’apprendre, en fait, que nos troupes étaient en débandade et qu’il faudrait signer un armistice avec l’ennemi, moins d’un mois plus tard.

2. DÉFENSE CONTRE AVIONS – Le 26 mai, un affût de fortune pour mitrailleuse de 8 mm est installé sur le roof 4 de l’aviso « Elan » (Gérard Garier).

3. Le cargo « Saint Camille » est coulé le 26 Mai 1940 devant Dunkerque.

4. Malgré cela, les théâtres parisiens battent le plein à en croire le Petit Journal du 26 mai 1940 :

Opéra : 14 h, Roméo et Juliette.

Français : 14 h., Le Voyage de M. Perrichon ; l’Anglais tel qu’on le parle ; 19h 15, Asmodée.

Opéra-Comique : 14 h, La Bohème ; Un jour d’été ; 19h 30 : Carmen.

Odéon : 14h 30, « 1939 » ; 19h 30, Ces dames aux chapeaux verte.

Ambassade : samedi, dimanche, 15 h. Elvire.

Georges VI : 15h, 20 h 15, J’ai 17 ans.

Humour : 14h 45, 20 h, Une poule de luxe.

1941 – 26 mai : LE CUIRASSÉ ALLEMAND « BISMARCK » EST COULÉ A 400 NAUTIQUES DE BREST PAR LA FLOTTE BRITANNIQUE.

(suite de l’affaire) “Ce n’est que le 26 mai, vers 10 heures 30, qu’un hydravion Catalina retrouva le Bismarck, très au Sud, en route, visiblement, vers les côtes françaises…

Heureusement, pour les Anglais, cette fois, la fameuse «Force H» de Gibraltar, composée alors du croiseur de bataille Renown, du porte-avions Ark Royal et du croiseur Sheffield — qui, depuis le soi-disant demi-tour du Bismarck, avait perdu tout espoir d’intervenir, mais avait néanmoins poursuivi sa route vers le Nord-Ouest — se trouva, tout à coup, seule à portée immédiate d’intervention.

“Les non moins fameux avions-torpilleurs, Swordfish, de l’Ark Royal, décollèrent aussitôt et prirent le contact du Bismarck.

“Toute la flotte britannique convergea vers la nouvelle position de l’adversaire, mais… beaucoup de navires n’avaient plus assez de mazout en soutes pour pouvoir le rattraper…

“Après l’affaire du Hood l’Amirauté britannique hésitait — et on la comprend — à engager contre lui le seul Renown, pas mieux protégé que son contemporain, aussi l’Ark Royal reçut-il l’ordre de lancer à fond ses avions- torpilleurs pour tenter de ralentir l’adversaire.

Le temps était bouché, la brise très forte, la mer houleuse. Il fallait rechercher l’objectif au radar or, par suite d’un retard dans le dépouillement des nombreux messages, les pilotes ne furent pas avertis que le croiseur Sheffield avait reçu l’ordre de tenir le contact radar du Bismarck et c’est lui qu’ils détectèrent le premier et… attaquèrent à la torpille… en le manquant de très peu..

. “Ils rentrèrent à bord consternés, mais on s’empressa de leur dire que ce qui importait était d’atteindre à tout prix le vrai objectif et ils repartirent, acrobatiquement, sur un pont d’envol qui oscillait de plus en plus sous l’effet de la houle.

“Le Bismarck zigzaguait à toute vitesse et parvint à éviter deux… quatre torpilles. Soudain un avion se présenta à l’arrière — comme ceux de l’Hermes lors de l’attaque du Richelieu à Dakar, le 8 juillet de l’année précédente.

“Sa torpille tomba à l’eau très près du navire et fonça obstinément vers le bouillonnement des hélices — qui aurait dû la dévier —… et explosa.

“Tout l’arrière du bâtiment frémit. Il vint en grand sur la gauche avec sa barre bloquée à 20 degrés. Cette giration ne put être arrêtée qu’en réduisant la vitesse au minimum et en mettant les hélices tribord en marche arrière!

« Autrement dit, si on ne parvenait pas à débloquer la barre, le Bismarck, malgré ses machines intactes — touché lui aussi dans son « talon d’Achille » — était condamné à l’immobilité, c’est-à-dire au massacre, dans les prochaines heures… et cela à 600 kilomètres seulement de Brest, juste avant d’entrer dans la zone d’action de l’aviation amie!

“Or, tous les efforts tentés pour débloquer le gouvernail restèrent vains.

“Lütjens rendit compte à ses chefs — sans avouer sa lourde responsabilité dans ce dénouement — mais en les assurant que «le Bismarck combattrait jusqu’au bout».

« Au cours de la nuit, dans la mer mauvaise, les destroyers du fameux captain Vian attaquèrent avec obstination et sans succès. (…) Le Rodney ouvrit le premier le feu avec ses 406 mm. Vingt secondes après, les 356 mm du King Georges V lui firent écho. Le Bismarck ne riposta qu’au bout de 2 minutes et encadra le Rodney...

“Une des premières salves des cuirassés britanniques avait atteint la passerelle du navire allemand et l’amiral Lütjens avait été un des premiers tués.

“Les superstructures furent rapidement ravagées, tordues par les explosions, envahies par les flammes, les poussières et les fumées.

“Dans les tourelles, le blockhaus et sous les ponts blindés, les obus, même ceux du plus gros calibre, ne pénétrèrent pas, mais ils coincèrent les lourds panneaux d’accès, les scellant… comme autant de pierres tombales…

“Dans l’enfer des explosions, deux matelots « désertèrent » … fait unique dans les annales navales en pareille circonstance. Ils poussèrent à la mer un des derniers radeaux pneumatiques encore intacts puis, malgré la grosse mer se jetèrent à l’eau et parvinrent à s’y installer… sans avoir été vus. Par un second miracle ils furent recueillis par un sous-marin allemand et… se retrouvèrent devant… un Conseil de Guerre qui les condamna à mort pour avoir été… « des survivants prématurés ».

“Malgré le déluge d’obus des plus gros calibres qui s’abattait sur lui, depuis deux heures, le Bismarck ne coulait pas.

“Voyant s’épuiser peu à peu ses derniers moyens de combat, le capitaine de vaisseau Lindemann fit préparer, dans les fonds, des charges de sabordage afin que le navire ne puisse tomber aux mains de l’ennemi.

“Le Bismarck ne tirant plus, mais gardant son pavillon haut, l’amiral Towey ordonna à tous ses navires de s’approcher, tour à tour, et de lui lancer leurs torpilles.

“Le Rodney lança les siennes à 2 500 mètres. L’une explosa… sans effet apparent. Le Norfolk en lança quatre et nota également une explosion. Le Dorsetshire en fit autant avec, au moins, un coup au but encore… sans plus de résultat.

“Craignant une « prise à l’abordage » de l’épave, le commandant Lindemann ordonna de mettre le feu aux charges de sabordage et « autorisa » les 4 ou 500 survivants à « évacuer»… c’est-à-dire à se jeter dans la mer démontée et couverte de mazout… lui-même coulant volontairement avec son bâtiment.

“Le Dorsetshire recueillit 83 hommes et le destroyer Maori 30 sur les 2 400 qui composaient, au départ, l’équipage du Bismarck. » (Amiral Lepotier, Les derniers cuirassés, 1967).

1941 – 26 mai : Début de la grève des mineurs du Nord pour protester contre le manque de nourriture.

1944 – 26 mai : L’aviation alliée bombarde les villes de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Etienne.

1953 – 26 mai : HISTOIRE D’EAU – Le 26 mai 1953, Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier a adressé à Monsieur Merle, maire de La Seyne, la lettre suivante : « Pour les abonnés ordinaires, le compteur devrait rester votre propriété et la commune de Saint-Mandrier tenue à payer une redevance sous forme de location dont le prix est déjà fixé par délibération. Vous avez oublié, je ne veux pas dire à dessein, de défalquer la consommation d’eau de cinq ou six abonnés de La Seyne branchés sur la conduite après le compteur. Depuis le 1er janvier 1951, cette consommation d’eau représente une somme rondelette. Or, la commune de La Seyne a encaissé près des particuliers des redevances qui normalement revenaient à la commune de Saint-Mandrier. Vous avez également omis d’indiquer sur quel contrat et sur quel article de ce contrat vous vous appuyez pour fixer le prix de l’eau facturée (excédents de La Seyne et excédents de Toulon). Vous avez encore oublié de tenir compte que depuis le 25 avril dernier, le prix de l’eau en provenance de Carnoules n’est pas le même que celui appliqué parce qu’une certaine proportion devait être faite au pourcentage de l’eau reçue et au prorata du nombre d’habitants. Cependant, vous n’ignorez pas que la commune de Saint-Mandrier paie chaque année sa part d’annuité d’emprunt pour cette réalisation, et que le Conseil municipal a décidé de ne jamais céder cette richesse à une société capitaliste. Les rentrées d’eau ont été régulièrement versées à votre Receveur municipal et vous savez aussi bien que moi, pour en avoir fait l’expérience, que les services de la Marine ne s’acquittent qu’après de longs délais et que ce dernier client est de beaucoup le plus important de la commune. Je regrette d’avoir à vous rappeler votre lettre sans date reçue fin janvier 1951, par laquelle vous me transmettez « Un projet de convention à intervenir…», en me priant de vous faire part de mes observations dans les meilleurs délais. Or le 8 février 1951 par lettre n° 387 je vous demandais certaines rectifications notamment sur le chiffre de la population (rejeté par Monsieur le préfet), d’autre part la modification des articles des 3, 4 et 9 (ces modifications d’ailleurs approuvées par la préfecture en date du 22 février 1952). De toutes mes suggestions vous n’avez tenu aucun compte et vous avez proposé votre document initial au Conseil municipal de La Seyne, feignant de les ignorer. C’est ainsi que vous m’avez renvoyé pour être soumis au Conseil municipal de Saint-Mandrier un contrat qui ne tenait aucun compte des rectifications demandées. Inutile de vous dire le peu d’empressement que l’on pouvait y apporter. À la suite de cet incident regrettable, le service des Ponts et Chaussées vous soumettait un projet de contrat vous permettant la facturation de l’eau. Vous avez refusé de le signer. Enfin l’an dernier je recevais la visite de Monsieur Terras, chef de service à la préfecture dépêché sur place pour apporter une solution à ce problème de facturation, alors vous aviez ajouté de votre main sur le contrat : « Valable jusqu’au 31 décembre 1952 ». j’ai eu le tort sur les conseils de Monsieur Terras de signer le premier et, pour cette seule raison je suppose, vous avez refusé d’apposer votre signature. Je pose donc la question de savoir à qui incombe le défaut actuel de contrat entre nos deux communes, lequel devrait permettre de vous régler sans discussion les consommations d’eau, d’autre part vérifiées contradictoirement. Ceci exposé, je considère en toute logique que les factures que vous venez de m’adresser et qui ne tiennent compte que de votre point de vue, sont pour le moins abusives. En effet, je n’ai pas à subir vos décisions et pas plus aujourd’hui qu’hier je n’ai l’intention de m’y soumettre. Que je sache d’ailleurs, vous n’avez nullement à vous immiscer dans les affaires communales de Saint-Mandrier qui ne vous regardent en rien, soyez seulement persuadé que ni le camion municipal, ni le « PRAIRIE » n’ont été payés avec l’argent provenant des recettes d’eau. Qu’un bon administrateur sait qu’on ne peut distraire l’argent prévu à un chapitre et article déterminé pour satisfaire des dépenses de cette importance. Il est vrai qu’à La Seyne tout est permis. En tous cas, je prends bonne note de votre message de couper l’eau, et je suis parfaitement de votre avis lorsque vous dites que la patience a des limites. Il y a trop longtemps que vous mettez celle des habitants de Saint-Mandrier à l’épreuve, et ils finiront un jour par se fâcher. Je pense également que les pouvoirs publics alertés par la marine qui dans cette affaire a son mot à dire, mettront un terme à votre œuvre néfaste pour le grand bien de chacun. Salutations distinguées. Louis Clément » (République de Toulon et du Var du 1er juin 1953).

1958 – 26 mai : LA SANTO ESTELO 1958 A TOULON, Premier Congrès des membres associés du Félibrige, Toulon, 24-25-26 mai 1958.

1966 – 26 mai : JOUEURS DE L’UNION SPORTIVE DE SAINT-MANDRIER – FOOTBALL : Kourde – Pierre Lanerière – Paul Becchino – Le Brun – Lootens -Dujean – Lichelat – Chimento – Caron – Droneau – Loulou Guittat. Après six années, Marcel Gutherlé, président de l’U.S.S.M., et Joseph BOUT, secrétaire, annoncent conjointement leur démission lors de l’assemblée générale du 29 mai (Ken Nicolas, vol. 2, p. 244).

1969 – 26 Mai : LA DÉPOUILLE MORTELLE DE TOUSSAINT MERLE FUT EXPOSÉE A L’HÔTEL DE VILLE et les gardes d’honneur se succédèrent jusqu’au moment des obsèques, autour de son cercueil La presse, toutes tendances confondues, consacra beaucoup de place à ces évènements douloureux. Mêmes les adversaires politiques s’inclinèrent avec respect devant ses qualités d’homme d’action et de réalisateur. Avant la levée du corps, le Préfet, le Sous-préfet, le Président du Conseil général et ses collègues, des maires, des conseillers municipaux vinrent par centaines s’incliner devant la dépouille du défunt. Puis, le cercueil enveloppé du drapeau tricolore fut exposé sur la voie publique devant l’hôtel de ville : on l’entoura par un immense cercle de gerbes et de bouquets de fleurs. À quelques mètres, une tribune endeuillée où successivement trois camarades de Toussaint Merle rendirent hommage à sa mémoire (Marius Autran, tome 2, 1988).

1971 – 26 Mai : CONCORDE RELIE TOULOUSE ET DAKAR – La presse annonce que le « Concorde » a effectué la veille son premier vol en ralliant Toulouse à Dakar.

1972 – 26 Mai : INAUGURATION DU NOUVEAU PARC DES PRINCES A PARIS – Lors de l’inauguration du nouveau Parc des Princes à Paris, l’URSS bat l’équipe de France de football par 3 buts à 1.

1978 – 26 Mai : MORT DU PHILOSOPHE MARTIN HEIDEGGER à l’âge de 86 ans (Alain Peyrefitte, 1986). Nous lui devons, entre autres, « Chemins qui ne mènent nulle part », ouvrage de 464 pages publié chez Gallimard en 1962.

1983 – 24 Mai : « NUIT BLEUE » EN CORSE : 54 ATTENTATS A L’EXPLOSIF. Bien que dissous, le FLNC a revendiqué la responsabilité des 54 attentats à l’explosif qui ont été perpétrés dans la nuit de dimanche à lundi en Haute Corse et en Corse-du-Sud. Il s’agit là d’un véritable défi au préfet Broussard à quelques semaines du voyage que le président de la République doit effectuer en Corse à la mi-juin (Alain Peyrefitte, 1986).

1993 – 26 mai : L’OLYMPIQUE DE MARSEILLE REMPORTE LA COUPE D’EUROPE DE FOOTBALL.

1995 – 26 mai : COMMUNAUTÉ D’ÉTATS INDÉPENDANTS – Convention des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la Communauté d’États Indépendants (Minsk, 26 mai 1995).

2019 – 26 mai :

1. ÉLECTION DE NOS REPRÉSENTANTS AU PARLEMENT EUROPÉEN.

2. MÉTÉO SANARYENNE : Ciel sera sombre en première partie de journée accompagné d’averses de pluie. Nuages très nombreux dans l’après-midi.

2023 – 26 mai : Pas d’éphémérides ce 26 mai, car du matin jusqu’au soir nous serons sur la brèche : le matin, à 9 h, au château de Montauban, pour présenter à un groupe restreint d’invités notre dernier film « L’Envol de l’Aigle ». En fin d’après-midi, à 18h 30, au Casino Joa de La Seyne, pour présenter en première inaugurale le film « L’envol de l’Aigle » au public. Entrée gratuite.

2024 – 26 mai : UNE DE VAR-MATIN :

  1. La clinique Ste Marguerite d’Hyères victime d’un feu. L’établissement de santé hyérois est fermé.
  2. La Palme d’Or du Festival de Cannes 2024 a été remise par George Lucas à son compatriote Sean Baker pour son film « Anora ».
  3. La Seyne : Au festival de la bière Emmaüs présente sa première mousse.
  4. Le Mag Santé : Le parcours du sang, du donneur au receveur.
  5. 81e Grand Prix de Monaco : Charles Leclerc démarrera en pole position.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 256e livraison : (suite)

Début du XVIIe siècle – Gestion des affaires communes

Si les réunions des « caps d’hostal », ou chefs de maison de Saint-Nazaire, se déroulent dans la Chapelle des Pénitents qui tient lieu de maison commune, il n’y a pas encore de représentants du bourg au Conseil d’Ollioules pour s’occuper des affaires intéressant le pays ; entre autres du port et de sa tour : En juillet 1607, comme des galères de barbares se trouvent au large des Îles d’Hyères, le Conseil d’Ollioules délibère de faire garder la Tour Saint­ Nazaire, d’y mettre des soldats et de leur fournir autant de munitions que nécessaire. Dans la même séance, le Conseil fait défense aux barques, vaisseaux et bateaux de mettre « aulcuns saurarrié » dans le port de Saint-Nazaire, ni de tenir « estacar » sans permission du Conseil, ni de faire escale, « escar » devant l’église sous peine de trois livres applica­bles à la fabrique du port. Un an plus tard, il est aussi donné pouvoir aux Conseillers de mettre à ferme la boucherie et le rhabillage du port de Saint-Nazaire «qui s’en va en ruine s’il n’y est remédié » (Les saurarriés (ou sorre) dont il est question ci-dessus, sont un lest constitué de pierres ou de graviers dans un sac. Pour s’en aller, on ouvre le sac et les pierres et graviers tombent au fond de l’eau. Leur accumulation dans le port contribue à le combler).

La vie d’une collectivité ne peut se concevoir sans un autre élément de première nécessité : le four. Si l’existence d’un four banal à Saint-Nazaire avant 1507 est du domaine des suppositions, il est en revanche certain qu’il existe en 1627. C’est du moins cette date qui est inscrite sur la maison n° 11 de la rue Félix Pijeaud. alors rue de Vintimille, où des traces de four et autres sont encore visibles de nos jours, préservées par l’actuel propriétaire (Sanary, 1000 ans d’histoire, 1982).

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 456e livraison :

1914 – 26 septembre : Les 2 premières brigades de la fameuse Division de LAHORE débarquent à Marseille. Elles défilent dans les rues de la ville où elles rencontrent un franc succès et sont chaleureusement acclamées. Le corps d’armée indien comprend environ 100 000 soldats et officiers originaires de toutes les régions du sous-continent indien. Les SIKHS (avec barbe et turban) forment le noyau dur de cette armée. Il faut également citer les GURKHAS, originaires du Népal, les PUNJABIS et les RADJPOUTES qui sont de valeureux guerriers. Leur campement à Marseille était situé au parc Borély.

1914 – 10 août : Françoise LUGAGNE, artiste française née le 10 août 1914 à Marseille et morte d’un cancer le 3 mai 1991 à Puéchabon (Hérault). De son premier mariage était née une fille, Anne Basquin, décoratrice d’intérieur. Elle a été mariée en secondes noces avec l’acteur et réalisateur belge Raymond Rouleau avec lequel elle a eu deux fils :  Philippe Rouleau et Fabrice Rouleau. Essentiellement mise en scène par son mari Raymond Rouleau au théâtre, elle a notamment incarné, au cinéma, l’épouse effacée, mais amoureuse de « Landru » de Claude Chabrol (1963)) et l’épouse frigide et maniaque du « Journal d’une femme de chambre » de Luis Bunuel (1964)).  Elle est inhumée au cimetière annexe de Puéchabon.

1915 – fin d’avril : Armement marseillais – Cinquante vapeurs sont réquisitionnés pour effectuer le transport des troupes et du matériel vers la presqu’île de Gallipoli.

1914-1918 : Armement marseillais – Les pertes au cours du conflit sont nombreuses. Fraissinet déplore la disparition de six navires, la Compagnie de Navigation Mixte cinq navires, la Compagnie Paquet trois paquebots et un cargo, la Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur sept navires. Au total, le tiers du tonnage disparaît.

1916 – 20 janvier : Édouard Marie Heckel, botaniste et médecin, meurt à Marseille.

1916 – 22 février : Marcel Albert Bordinckx [acteur Marcel Charvey] naît à Marseille.

1916 – 2 mars : Marcel Pagnol épouse Simonne Colin à Marseille.

1916 11 avril : La 1re brigade russe arrive à Marseille, où elle reçoit un accueil triomphal.

1917 : René Cassin enseigne le droit maritime à Marseille.

1917 – 24 juin  : La Pitié suprême aux soldats et marins morts pour la Patrie, dans les hôpitaux de Marseille, inauguré le 24 juin 1917. texte au verso daté du 29 juin 1917. e 24 août 1916, le président du comité écrit au maire de Marseille Eugène Pierre (1864-1937) pour lui demander l’autorisation d’élever à ses frais un monument au cimetière Saint-Pierre, sur le terrain militaire. Il souhaite l’élever à la mémoire des soldats et marins morts pour la Patrie dans les hôpitaux de Marseille. Le maire lui accorde très volontiers son autorisation. Le comité confie la conception du monument au sculpteur Stanislas Clastrier (1857-1925) tandis que l’architecte en chef de la Ville Léonce Muller (1859-1935) se charge de la partie architecturale. L’artiste modèle une Gloire aux ailes déployées tendant une couronne de lauriers à un soldat blessé. C’est Marius Malan (1872-1940), sans doute praticien de Clastrier, qui met l’œuvre en place au cimetière avec le concours de Muller. Enfin, le monument est inauguré très solennellement le 24 juin 1917 : les membres de vingt-cinq sociétés militaires et œuvres de guerre défilent devant la sculpture pour honorer les héros. La Pitié Suprême est très certainement le PREMIER MONUMENT commémoratif marseillais de la GUERRE 14-18. Hélas ! Il semble qu’il ne se trouve plus aujourd’hui dans l’enceinte du cimetière Saint-Pierre. A-t-il été détruit ? A-t-il été déplacé ? Si oui, dans un autre cimetière communal ? Si quelqu’un possède des informations à son sujets ? SOURCE DU TEXTE = marseille204 (point) rssing(point)com/chan-12364991/all_p2.html.

1918 – 22 juillet  : Geneviève Collin [Cora Vaucaire, chanteuse] naît à Marseille.

1918 – 31 août : Herbert Gassion (frère de Édith [Piaf]) naît à Marseille.

LA SEYNE-SUR-MER. 164e livraison :

1714 – 26 mai :

1. ABONNEMENT DU PRIVILÈGE DE LA GLACE – Par suite de la requête des consuls de Toulon, ordonnance de l’Intendant enjoignant aux Consuls d’Hyères, Cuers, Solliès, Ollioules, La Cadière, La Seyne, Cassis, Signes, La Ciotat, Saint Cassien et Meynarguette, de passer sous huitaine en faveur de la communauté de Toulon des contrats de rente des sommes pour lesquelles ils ont été répartis par ladite ordonnance pour l’abonnement du privilège exclusif de la glace. Le conseil d’Ollioules emprunte 2000 livres à 5% pour payer son contingent de glace en faveur de Toulon (Castellan, 1937, p. 126).

1803 – 26 mai (26 Prairial de l’an XI) : INSTITUTION DE LA PRUD’HOMIE DE LA SEYNE à laquelle sont rattachés les pêcheurs de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 60).

1805 – 26 mai (6 prairial, an XIII) : DECES D’UN SEYNOIS A LA MARTINIQUE – La mairie de La Seyne reçoit la nouvelle du décès du deuxième maître timonier Louis-Marie Hervé, mort à Fort-de-France (Martinique) à bord du Bucentaure, le 6 prairial, an XIII (Louis Baudoin, 1965, p. 435).

1953 – 26 mai : HISTOIRE D’EAU – Le 26 mai 1953, Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier a adressé à Monsieur Merle, maire de La Seyne, la lettre suivante : « Pour les abonnés ordinaires, le compteur devrait rester votre propriété et la commune de Saint-Mandrier tenue à payer une redevance sous forme de location dont le prix est déjà fixé par délibération. Vous avez oublié, je ne veux pas dire à dessein, de défalquer la consommation d’eau de cinq ou six abonnés de La Seyne branchés sur la conduite après le compteur. Depuis le 1er janvier 1951, cette consommation d’eau représente une somme rondelette. Or, la commune de La Seyne a encaissé près des particuliers des redevances qui normalement revenaient à la commune de Saint-Mandrier. Vous avez également omis d’indiquer sur quel contrat et sur quel article de ce contrat vous vous appuyez pour fixer le prix de l’eau facturée (excédents de La Seyne et excédents de Toulon). Vous avez encore oublié de tenir compte que depuis le 25 avril dernier, le prix de l’eau en provenance de Carnoules n’est pas le même que celui appliqué parce qu’une certaine proportion devait être faite au pourcentage de l’eau reçue et au prorata du nombre d’habitants. Cependant, vous n’ignorez pas que la commune de Saint-Mandrier paie chaque année sa part d’annuité d’emprunt pour cette réalisation, et que le Conseil municipal a décidé de ne jamais céder cette richesse à une société capitaliste. Les rentrées d’eau ont été régulièrement versées à votre Receveur municipal et vous savez aussi bien que moi, pour en avoir fait l’expérience, que les services de la Marine ne s’acquittent qu’après de longs délais et que ce dernier client est de beaucoup le plus important de la commune. Je regrette d’avoir à vous rappeler votre lettre sans date reçue fin janvier 1951, par laquelle vous me transmettez « Un projet de convention à intervenir…», en me priant de vous faire part de mes observations dans les meilleurs délais. Or le 8 février 1951 par lettre n° 387 je vous demandais certaines rectifications notamment sur le chiffre de la population (rejeté par Monsieur le préfet), d’autre part la modification des articles des 3, 4 et 9 (ces modifications d’ailleurs approuvées par la préfecture en date du 22 février 1952). De toutes mes suggestions vous n’avez tenu aucun compte et vous avez proposé votre document initial au Conseil municipal de La Seyne, feignant de les ignorer. C’est ainsi que vous m’avez renvoyé pour être soumis au Conseil municipal de Saint-Mandrier un contrat qui ne tenait aucun compte des rectifications demandées. Inutile de vous dire le peu d’empressement que l’on pouvait y apporter. À la suite de cet incident regrettable, le service des Ponts et Chaussées vous soumettait un projet de contrat vous permettant la facturation de l’eau. Vous avez refusé de le signer. Enfin l’an dernier je recevais la visite de Monsieur Terras, chef de service à la préfecture dépêché sur place pour apporter une solution à ce problème de facturation, alors vous aviez ajouté de votre main sur le contrat : « Valable jusqu’au 31 décembre 1952 ». j’ai eu le tort sur les conseils de Monsieur Terras de signer le premier et, pour cette seule raison je suppose, vous avez refusé d’apposer votre signature. Je pose donc la question de savoir à qui incombe le défaut actuel de contrat entre nos deux communes, lequel devrait permettre de vous régler sans discussion les consommations d’eau, d’autre part vérifiées contradictoirement. Ceci exposé, je considère en toute logique que les factures que vous venez de m’adresser et qui ne tiennent compte que de votre point de vue, sont pour le moins abusives. En effet, je n’ai pas à subir vos décisions et pas plus aujourd’hui qu’hier je n’ai l’intention de m’y soumettre. Que je sache d’ailleurs, vous n’avez nullement à vous immiscer dans les affaires communales de Saint-Mandrier qui ne vous regardent en rien, soyez seulement persuadé que ni le camion municipal, ni le « PRAIRIE » n’ont été payés avec l’argent provenant des recettes d’eau. Qu’un bon administrateur sait qu’on ne peut distraire l’argent prévu à un chapitre et article déterminé pour satisfaire des dépenses de cette importance. Il est vrai qu’à La Seyne tout est permis. En tous cas, je prends bonne note de votre message de couper l’eau, et je suis parfaitement de votre avis lorsque vous dites que la patience a des limites. Il y a trop longtemps que vous mettez celle des habitants de Saint-Mandrier à l’épreuve, et ils finiront un jour par se fâcher. Je pense également que les pouvoirs publics alertés par la marine qui dans cette affaire a son mot à dire, mettront un terme à votre œuvre néfaste pour le grand bien de chacun. Salutations distinguées. Louis Clément » (République de Toulon et du Var du 1er juin 1953).

2023 – 26 mai : Du matin jusqu’au soir nous serons sur la brèche : le matin, à 9 h, au château de Montauban, pour présenter à un groupe restreint d’invités notre dernier film « L’Envol de l’Aigle ». En fin d’après-midi, à 18h 30, au Casino Joa de La Seyne, pour présenter en première inaugurale le film « L’envol de l’Aigle » au public. Entrée gratuite.

à suivre)

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un brave mari faut irruption chez lui et il se met à vociférer à l’adresse de sa femme :

– Salope ! je sais tout !

– Tiens, tiens, dit-elle sans lever les yeux. Alors quelle est l’altitude de l’Everest ?

J’en ai fini pour aujourd’hui et vous souhaite une bon dimanche et une bonne fête des mères.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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