ÉPHÉMÉRIDES DU 25 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 25 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4158).

ILLUSTRATION : Largade sur Sanary (cliché H. Ribot)

FÊTES

Le 25 mai, 6ème jour de prairial AN II (jour de la MELISSE), nous fêtons les SOPHIE, c’est-à-dire la sagesse en grec, dont la patronne est une martyre chrétienne suppliciée à Rome en 137. Patronne des mères seules, elle fut l’objet d’une immense vénération à Byzance et dans le monde slave.

Rappelons que, dès le Bas Empire, on eut un pèlerinage aux Saintes Marie de la Mer les 24 et 25 mai. Les saintes Châsses sont descendues de la chapelle haute dans l’église, au milieu d’un chaud estrambord (cf. Les éphémérides du 24 mai). Nuit de prières. Le 25, procession à la mer. La barque des Saintes est portée sur l’eau un instant.
Le 25, procession de la Tarasque (à Tarascon).

DICTON

Un proverbe provençal un peu en avance sur le calendrier, mais qui me plait beaucoup : « Au mes de jun / Counsultes degun » (au mois de juin / ne consulte personne).

PENSÉE

« J’aime le travail, il m’enchante. Je resterais des heures à le contempler. » (Jerome K. Jerome).

MÉTÉO MARINE DU JOUR

Un faible flux assez irrégulier de secteur Sud-Est prédomine sur l’Ouest et le Nord du bassin. Sur le Sud-Est il est faible de secteur Nord-Ouest.

Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.

La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Dissipation des nombreux nuages le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel peu nuageux devenant variable.

Vent d’W force 3 devenant WSW force 4 en milieu de journée puis W. Rafales atteignant 18 noeuds en milieu de journée. Mer belle devenant belle à peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.

Température maximale : 22°

ÉPHÉMÉRIDES :

972 : MAYEUL A ACHEVÉ SA REFORME EN ITALIE – A la fin de l’année 972, une expédition commandée par les nouveaux comtes de Provence, Guillem et Roubaud, et par le marquis de Turin, Ardouin, mettait fin aux exploits des Sarrazins du Freinet. Pour la date mieux vaut adopter celle de 972, habituellement admise, que celle de 983 proposée par Manteyer. La date de 972 est établie par la chronologie suivante: 968, le Freinet n’est pas encore détruit; 972, le 24 avril, Mayeul est à Pavie où il a été appelé par l’Impératrice Adélaïde afin d’aider à une série de réformes religieuses ; durant quelques mois, il a réformé et restauré des monastères. Cette réforme est réalisée le 25 mai 972 (B. Luppi citant le moine clunisien Syrus).

1163 – 25 mai :

-Alfonso VI de Castille enlève TolèdeLe 25 mai 1085, le roi de Castille Alfonso VI enlève Tolède aux musulmans. C’est une étape décisive dans la «Reconquista » (Reconquête en espagnol) par laquelle les rois chrétiens des contreforts pyrénéens ont entrepris trois siècles plus tôt de chasser les musulmans de la péninsule ibérique. Mais ce premier grand succès inaugure un conflit avec les « mozarabes ». Ces chrétiens de culture arabe sont en effet peu disposés à supporter les manières de leurs nouveaux maîtres.

-LIEUX-DITS DE MARSEILLE, ALLAUCH, GEMENOS, ROQUEVAIRE, ROQUEFORT, AUBAGNE et BELCODENE (chartes aux archives de la Major)

1. Ecclesia Castelli Gomberti. Sur la transaction du 25 mai 1163, l’église de Château-Gombert fut concédée au prévôt et au Chapitre de la Major, qui dès lors devint seigneur tempo­rel dudit lieu. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch.

2. Ecclesia Cuge, 25 mai 1163. Par suite de la transaction du 25 mai 1163, intervenue entre l’évêque de Marseille et le Chapitre de la Major, celui-ci fut déclaré possesseur du lieu de Cuges, et il en devint seigneur sous la mouvance du comte de Provence ; les représentants des anciens vicom­tes de Marseille ne tinrent plus cette terre qu’en arrière-fief sous la directe du prévôt du Chapitre.

3. Ecclesia de Gemini. L’église confirmée à l’évêque par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153, sous le titre de Sancta Maria de Geminis, fut cédée au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163.

4. Eglise de Laza, (charte aux archives  de la Major), L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 [arch. de la Major) sur les différends exis­tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos­session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule­ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur). Laza, village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire, était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint-Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron.

5. Eglise de Roquefort – Roquefort faisait partie de l’évêché de Marseille. L’ancienne et primitive église de Saint-Jean est désignée, dans un acte du 4 juillet 1079 (cartulaire Saint- Victor, ne 843), comme étant in episcopatu Massiliensi. La nouvelle église, appelée N.-D. De-Beauvoir, sous le titre, de l’Assomption, était la prébende d’un chanoine de la cathédrale. Sa possession en fut confirmée à l’évêque de Marseille, par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153. L’évêque la céda au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163.

6. Ecclesia Sancti Clari. Hameau de Saint-Clair, commune de Gémenos. La chapelle appartenait au terroir d’Aubagne ; elle fut cédée au mo­nastère de Saint-Pons. Cette église, d’abord con­firmée à l’évêque de Marseille le 30 décem­bre 1153 (bulle d’Anastase IV), devint la possession du Chapitre de la Major, en vertu de la tran­saction du 25 mai 1163.

7. Ecclesia Sancti Johannis de Gargario, du hameau de Saint-Jean-de-Garguier, commune de Gémenos (1872). Première mention : Gargarius locus, inscr. rom. du Ve siècle (Belsunce, I, p. 108 ; Papon, 1, 90 ; Bouche, I, 334). Les administra­teurs du temporel de l’église de Saint-Jean étaient choisis parmi les charpentiers et calfats de Marseille (Achard, Dict. géogr.).

8. Saint-Loup ou Saint-This. L’église de Saint-Loup, confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153, fut cédée au Chapitre par la transaction du 25 mai 1163. Elle était un prieuré d’un chanoine de la Major. Première mention :  Eccl. sancti Tyrsi,Wô1 (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

9. Eccl. S. Mar­tini de Indolis, 25 mai 1163 (ch. aux arch. de la Major). Saint-Martin-d’Insol, église aujourd’hui détruite, qui se trouvait sur le territoire de Belcodène, au voisinage de la ferme de Grand-Lauds.

10. Saint-Pierre-ès-Liens, com. d’Aubagne, dans la plaine de la Grau, près le pont de l’Etoile. — Cette partie du territoire d’Aubagne dépendait autrefois de la vallée de Saint-Jean-de-Garguier ; c’était là que se trouvait le Pagus Lucretus, sur les confins du territoire d’Arles, d’a­près l’inscription romaine trouvée sur le chemin de Gémenos à Roquevaire, publiée par l’abbé Barthélemy et déposée autrefois à l’Evêché (Bouche, I. 332 ; Papon. I. 90; Belsunce, I. 108). Saint-Pierre-aux-liens (Calendr. de 1713, p. 184). L’église de Saint-Pierre fut transmise au Chapitre de la Major par l’acte du 25 mai 1163 ; c’est aujourd’hui une succursale de la paroisse.

L’église de Solobre, attribuée à l’évêque par la bulle d’Anastase, obvint au Chapitre de la Major par la transac­tion du 25 mai 1163, ce qui fut confirmé par la bulle de Luce III, du 5 juin 1182 (arch. de la Major). Solobre, chaîne de collines qui s’étend sur la rive gau­che de l’Huveaune, depuis Saint-Estève jusqu’à la Gardy, commune de Roquevaire (1872). Premières mentions : Ce nom rappelle celui d’une an­cienne villa dont le territoire s’étendait sur celui de Roquevaire et était séparé de celui d’Auriol par le Merlançon (cartulaire de Saint-Victor, n° 759). Villa Solobii, 1040 (cartulaire de Saint-Victor, ne 58). Donation à Saint-Victor, par Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, d’une part de l’héritage venu de ses parents : les deux tiers du château d’Auriol et de son territoire, la moitié du castellum d’Orgnon et de son territoire, ce qu’il possède in villa Lasa, avec la juridiction, la baillie, l’albergue due par les possesseurs d’alleus pour les deux tiers dudit lieu ; la juridiction, la baillie, l’albergue due pour les deux tiers de la villa Solobii ; le huitième de Saint-Savournin, avec la baillie, la juridiction et l’albergue pour la moitié de la même villa. Parmi les témoins qui souscrivent : Guil­laume IL vicomte de Marseille ; son frère Fouque, leurs femmes Odile et Stéphanie ; Guillaume III le Jeune et ses frères : l’évêque Pons II, Geofroi, Etienne et Bertrand (Acte 108 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 19 v°. a. Guérard, n° 58. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 103 ; Arles, n° 356)

1359 – 25 mai : GUERRE DE CENT ANS – Réunion des États de langue d’oïl et lecture du traité de Londres que les États repoussent.

1365 – 25 mai :

(Pavillon de la reine Jeanne, Les Baux de Provence)

1. RÉVOCATION PAR LA REINE JEANNE DE TOUTES LE VENTES, DONS, ALIÉNATIONS DU DOMAINE ROYAL EN PROVENCE, faits par elle ou son aïeul le roi Robert (Cortez, les officiers royaux…., 1921). La reine Jeanne révoque toutes ses donations comme par exemple celle de Brégançon faite à Jacques Galbert le 31 juillet 1348 au moment de son passage au château (Manetti R., « Si Brégançon m’était conté », nd).

2. Marseille – Urbain V vient s’assurer de la bonne réalisation des travaux conduits à Saint-Victor. Marseille l’accueille somptueusement : il est reçu à l’église Saint-Lazare, aujourd’hui au débouché de l’autoroute A7, par l’évêque Guillaume Sudre. Le pape, entouré de ses cardinaux, gagne ensuite le couvent des Trinitaires, la place de Lenche, les Accoules, puis Saint-Victor. Urbain V confirme l’affranchissement de la juridiction épiscopale, Saint-Victor dépend directement du pape.

1411 – 25 mai : NICOLAS DRACON, ARCHIPRÊTRE DE LA MOLE – Archives du Var, E 526, f° 23, n° 624 : Sainte-Marguerite, 25 mai 1411 – Dom Nicholaus Draconis, jurisperitus, archipresbiter de Mola, vice officialis, témoin (Nicholaus Draconis sera évêque de Toulon de 1425 à 1434).

Solliès-Ville vers 1960

1435 – 1438 : LIEU DE RÉUNION DE LA COMMUNAUTE DE SOLLIES – En 1435 et en 1436, la Communauté de Solliès était locataire, moyennant quatorze « gros » d’une maison appartenant à un notable solliésain, Jean Olivier, dit Saleté. Le 25 mai 1438, une délibération prise mentionne encore ce lieu de réunion.
Le Conseil s’assemblait sur convocation et sous la présidence des bailes seigneuriaux. En certaines circonstances, quelques « probes hommes » faisaient partie du Conseil, sous le titre d’adjoints. Les réunions, assez fréquentes, avaient lieu à des dates indéterminées, selon l’exigence ou l’opportunité des affaires.
Les registres des délibérations nous apprennent que la population était partagée en groupes de dix habitants ; chaque groupe était placé sous le commandement d’un chef ou dizainier. La municipalité disposait de ces équipes pour les travaux qu’elle entreprenait. Une amende de cinq sous était infligée à qui n’obtempérait pas aux injonctions du dizainier (Séance du 26 décembre 1435).
Les procès-verbaux des réunions étaient rédigés par un notaire, le notaire du Conseil, au besoin par l’un des bailes. Le notaire en titre du Conseil dressait le « livre terrier » (1 ) et le tenait à jour, lin vérificateur des poids et mesures,, faiblement gagé, nommé par les syndics, était rétribué par les particuliers à raison de ses vérifications. Les collecteurs de tailles soumettaient aux syndics leurs états de perception.
Les syndics tenaient eux-mêmes leur comptabilité. Ils avaient à la faire approuver par le nouveau Conseil, lorsqu’ils sortaient de charge. (Paul Maurel, 1936) .

(2012 – Rome – Villa Hadriana Canope Archivolte garnie de statues)

1538 – 25 mai : FRANÇOIS PREMIER EST A BRIGNOLES – Séjour de FRANÇOIS 1er dans le Var. Lettres au S‘ de LA ROCHEPOT, datées de : Brignoles, 25 mai 1538 ; Lucq, 25 mai 1538. Bibl. Nat. MSS. Fr. A. Fds N° 3088, fos 22 et 24 .

1549 – 25 mai : LA VALETTE – ouvrages destinés à un moulin à farine. Permission du 25 mai 1549 par Gaspard de St Germain. Bassins : le plus ancien, l’Arbitelle ; 2e bassin, clos de Baudouvin ; 3e bassin, les Icards détruit en 1929/ (Pierre Bel, La Valette, 1932, p. 75).

1566 – 25 mai : CRÉATION A SIX-FOURS D’UNE GRANDE COMPAGNIE AYANT POUR BUT LE RACHAT DE SES MEMBRES PRIS PAR LES TURCS OU CORSAIRES ET RÉDUITS EN ESCLAVAGE. A Six-Fours comme à Saint-Nazaire, un grand nombre de particuliers, marins et commerçants, fondèrent une Grande Compagnie pour le rachat des esclaves.. On peut penser avec raison qu’il en était de même en ce qui concerne les marins et négociateurs du port de Saint-Nazaire… Nous savons que les côtes étaient gardées, et que cela coûtait en 1568 cinq florins à la communauté pour les gages du « guardian de la Cride ». La Compagnie six-fournaise fut fondée le 25 mai 1566, par devant messire Barri, bailli, reçu par maître Lombard, notaire à Six-Fours. Voici l’acte :] « Acte par lequel un grand nombre de particuliers mariniers et négociateurs sur mer de cette place, à savoir 117 personnes désirent éviter d’être mis en ruine par les turcs et les maures ennemis de la foi. Lesquels négociateurs, en cas d’être pris par les corsaires à venir, causeraient la pauvreté et la ruine de la place de Six-Fours dont les habitants en les temps les plus reculés n’ont pu vivre sans trafiquer et négocier sur terre et sur mer, ont fait acte de société et compagnie et promis que aulcun des dénommés qui soient pris par les turcs et corsaires, sur terre et sur mer, depuis Naples jusqu’à Valence, comprenant toutes les villes de chrétiens aux dits cas la compagnie sera tenue de les racheter pourvu que la rançon n’excède pas cent écus d’or. » Cet acte fut renouvelé le 22 octobre 1572 et le 28 avril 1589. (B. Rotger, 1984, p. 42)

1574 – 25 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE. Mention du Pous de Cantel (registre aux archives de l’Évêché). Le Cancel – lieu-dit, commune de Marseille, dans les mon­tagnes de la Gardiole. Première mention, Boca Cansol, le 30 juillet 1290 (acte notarié).

1672 – 25 mai : TRANSACTION ENTRE LA CHARTREUSE DE LA VERNE ET GAUTIER, SEIGNEUR DE LA MOLE – Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 18 I : 25 mai 1672 – Transaction entre la Chartreuse de la Verne et le Sr de Gautier, seigneur de la Molle, reçue par Maîtres Lemoine et Thomas, notaires au Châtelet à Paris. M. de Gautier y renonce à toute prétention de suzeraineté sur la Verne. Il consent que la Chartreuse fasse paître toute l’année 25 trenteniers de chèvres avec leurs suivants, 25 bœufs ou vaches avec leurs veaux jusqu’à un an, 30 chevaux ou juments avec leurs poulains, à condition que tous ces bestiaux ne pouvant pas dépaître dans la réserve qui sera fixée à ¼ de lieue autour du château. Il accorde le libre passage à tous les autres bestiaux pour aller aux foires (séjour de 24 h au plus).

1706 – 25 mai : CONFLIT OPPOSANT LE CONSEIL D’OLLIOULES ET LE PRÊTRE DE LA PAROISSE –– Offices divins – Le maire Chaullan, premier Consul, propose au conseil de délibérer sur la décision de ses prédécesseurs de poursuivre par devant l’official de l’évêché de la ville de Toulon, contre messire Auguste Arnaud, prêtre, vicaire perpétuel de la paroisse d’Ollioules, au sujet de la cessation des offices divins et de la manque du secondaire (2nd vicaire) et autres choses concernant la religion du dit vicaire… Sur quoi le Conseil délibère de poursuivre devant l’official, au siège épiscopal… jusqu’à sentence définitive… En 1705, le vicaire Arnaud ne voulait plus chanter matines en semaine, ni dire les vêpres ; les Consuls avaient protesté après consultation d’un avocat.. ; Or, le dernier jour du mois d’avril 1706, le Conseil avait eu connaissance d’une sentence prononcée par Louis de Forbin d’Oppède, évêque de Toulon, obligeant le curé Arnaud, vicaire de la paroisse d’Ollioules, à chanter tous les jours matines. Mais ce dernier avait passé outre à cette injonction et n’en tenait pas compte (Castellan, 1937, p. 109-110).

1720 – 25 mai : LE « GRAND SAINT-ANTOINE », PORTEUR DE LA PESTE, ARRIVE A MARSEILLE – Ce jour-là, le « Grand St-Antoine » arrive à l’île Pomègue avec 3 nouveaux morts. Le bureau de Santé décide d’enfermer les étoffes les plus chères au Lazaret pour 40 jours. Les passagers devront y rester 20 jours (André Maurice, 1983). Le « Grand-Saint-Antoine » était un bateau qui faisait le commerce avec les Echelles du Levant. Il était arrivé à Marseille le 25 mai 1720 en provenance de Sidon (Saïda) au Liban, ayant déjà perdu 6 hommes à bord . Une partie de la marchandise débarquée, des balles de soie, avait aussi causée des morts à Marseille, dans le courant du mois de juin. Le navire fût alors mis en quarantaine à l’Ile de Jaïre devant les Calanques. Les passagers devront y rester 20 jours. Comme à la date du 10 juin, il n’y a pas eu de nouveau décès, le bureau de Santé ordonne que les passagers puissent entrer le 14 en ville après désinfection

1755 – 25 mai : AMENAGEMENT DES RUES D’OLLIOULES – Ollioules – 1° Délibéré de réparer le pavé depuis la fontaine de la place jusqu’au commencement des Aires, qui se trouve en mauvais état ; de consulter les riverains de la rue Ste-Claire pour savoir s’ils veulent consentir au paiement des pavés moyennant l’abandon du fumier de la dite rue et, dans le cas contraire, de faire la réparation en affermant les balayures. 3° d’inviter les riverains de la rue St-Pierre (actuellement rue Marceau) à former sans délai un ruisseau au milieu de la rue pour l’écoulement des égouts de la fontaine qui a été construite (Castellan E., 1937, p. 184-185).

1787 – 25 mai :
1. LE ROI RENVOIE DES NOTABLES (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
2. UNE CONVENTION S’OUVRE A PHILADELPHIE PEU APRES LA FIN DE LA GUERRE D’INDEPENDANCE QUI A CHASSE LES ANGLAIS DE LEURS TREIZE COLONIES D’AMERIQUE. Les représentants des treize nouveaux États se réunissent pour se donner une Constitution fédérale. Malgré leur désir d’autonomie, les États comprennent la nécessité de resserrer leurs liens mais il leur faudra quatre ans pour aboutir (Herodote).

1789 – 25 mai : LE TIERS ÉTAT DÉCIDE D’ADOPTER UN RÈGLEMENT INTÉRIEUR POUR LE FONCTIONNEMENT DE SON ASSEMBLÉE – L’assemblée du Tiers État a décidé, par 436 voix contre 11, qu’elle travaillerait à un règlement de police intérieure qui n’aura que provisoirement force de loi : c’est-à-dire tant que les deux autres ordres n’auront pas pris la décision de se réunir ou non aux Communes. Cette assemblée a également chargé le doyen et ses adjoints de la rédaction du règlement. Dans le même temps, les députés de Paris font — enfin ! — leur apparition aux États Généraux (Larousse – Laffont, Agenda du Bicentenaire – LUNDI 25 MAI -).

Le-Beausset (Var) – ancienne horloge aujourd’hui détruite

1792 – 25 mai : ENQUÊTE POUR ÉCLAIRCIR LES GRAVES EVENEMENTS QUI SE SONT PRODUITS AU BEAUSSET – Roubaud (qui sera aussi « victimé » à Toulon le 28 juillet…) et Guérin (que l’on connaît déjà), administrateurs du directoire du département du Var, sont désignés pour enquêter au Beausset sur ce qui s’y est passé le 21 mai, alors que se trouvaient surplace, pour maintenir l’ordre, 1.000 hommes armés (garde nationale toulonnaise et détachements des 11ème et 91ème de ligne). Les deux administrateurs apprennent que la veille, 24 mai, « vers deux heures de l’après-midi, une grande farandole avait commencé, composée de la majorité des habitants, auxquels s’étaient joints environ 80 gardes nationaux et soldats de la garnison ». Quant au reste, Guérin et Roubaud notent que « tous les habitants du village, sans distinction, même les enfants, paraissent disposés à ne faire connaître aucun auteur, fauteur ou complice des délits commis les 13 et 21 de ce mois, ni même aucun de ceux qui n’en auraient été que les témoins passifs ». Au Beausset, la peur impose le silence. Désormais, ce sont les patriotes avec Joseph Vidal à leur tête qui contrôlent le village. La municipalité ne dirige plus. Elle ne fait qu’assurer la gestion administrative et l’intendance… Le récit des faits et gestes des officiers municipaux le 21 mai est assez pitoyable… Thomas Blanc était à sa campagne. D est revenu au village quand il a entendu le tocsin. Quand il est arrivé au village, « la tranquillité était rétablie »… Joseph Etienne était parti pour Toulon. Tout était calme à son départ. Il n’a appris « l’événement » qu’à son retour. Ambroise Imbert était parti à La Ciotat. François Dalmas était à sa campagne. Il n’est revenu qu’au son du tocsin, pour constater que « la tranquillité était rétablie à son retour ». Louis Pauchon était à sa campagne. Il y est resté tout le jour. Ces cinq-là n’ont « rien vu, rien entendu ». Mais peut-être avaient-ils été prévenus de la possibilité de troubles et avaient jugé préférable de ne pas en être les témoins ? Quant aux cinq autres membres du conseil qui se trouvaient sur place au village le 21 mai, lorsqu’ils ont été avertis que l’on dévastait des maisons, ils sont sortis « revêtus de leurs écharpes ». Ils se sont présentés successivement aux sept maisons que l’on dévastait. Mais chaque maison avait deux issues, et eux n’étaient que cinq. Ce qui fait « qu’à mesure qu’ils se présentaient à l’une des dites maisons, les dévastateurs s’échappaient par la porte de derrière, et s’en allaient dans une autre, que ne pouvant être partout en même temps, la dévastation cessait à l’endroit où ils se présentaient, pour recommencer à l’instant où ils allaient la faire cesser ailleurs. Que n’ayant dans le moment présent aucune force à leur disposition (Ce qui est faux, puisqu’il y a au Beausset 1.000 hommes de la garde nationale toulonnaise et des 1lème et 91ème de ligne), attendu que beaucoup de gens étaient à la campagne et que tous ceux qui se trouvaient dans ce lieu paraissaient être du nombre des dévastateurs, en voyant qu’il était impossible défaire ramener l’ordre, ils firent appeler Joseph Vidal, le commandant de la garde nationale, qui fit battre l’assemblée par le premier tambour qui se présenta ; que cet appel n’ayant amené personne, il fit battre la générale et sonner le tocsin ; que les citoyens se rassemblèrent alors, les gens de la campagne accoururent, et la dévastation cessa, mais comme il s’était passé trois heures avant que la générale eût été battue, les dévastateurs eurent le temps défaire beaucoup de dommage »… Et les officiers municipaux d’ajouter : « pendant cette scène, saisis de frayeur,… ils n’avaient pu reconnaître personne… » Tiens donc ! Des élus qui ne reconnaissent pas leurs administrés, et en plein jour ?… Sur les maisons dévastées, les scellés sont posés, et une garde de sentinelles leur est affectée. Mais les élus pensent que rien n’y a été volé, « les dévastateurs s’étant bornés à briser, déchirer et détériorer les meubles, linges et effets qu’ils y avaient trouvé »… Notons que parmi les maisons dévastées, figurait celle de Jean Etienne Marie Portalis (futur ministre des cultes de Napoléon). A la suite de cette déposition, les deux administrateurs du directoire du département, Guérin et Roubaud, ne sont pas tendres avec la municipalité du Beausset : « la municipalité entière n’est composée que de personnes sans connaissance des affaires, à peu près illettrées, ignorant les lois relatives à la tranquillité publique, et ne connaissant que très imparfaitement les devoirs et les droits de leurs places ». Cependant, ils ne sont pas reconnus coupables de négligence. Tout ce qu’on peut leur reprocher étant leur silence coupable : « Il semble impossible qu’ils ne connaissaient pas quelqu’un, surtout relativement à la dévastation des maisons, qui s’est faite presque sous leurs yeux »… Mais Guérin et Roubaud, qui ne sont pas stupides, reconnaissent que si les élus beaussetans se taisent, c’est sans doute « par motif de crainte, et peut-être de danger pour eux ». Malgré tout, ils ont quand même eu tort de vexer les élus du Beausset. A cause de cela, ceux-ci sont par nécessité rejetés vers Vidal, et désormais ils feront cause commune avec le commandant de la garde nationale et ses patriotes. Guérin et Roubaud se retirèrent à Toulon le soir même du 25 mai, avec 400 hommes de la garde nationale de Toulon, ne laissant au Beausset que la troupe de ligne. Non sans avoir une dernière fois réprimandé la municipalité, et l’avoir rappelée à ses droits et devoirs. Celle-ci leur demanda, au moment de leur départ, le retrait rapide des troupes de ligne, « qui coûtaient beaucoup à la commune, et dont la présence entretenait toujours quelque inquiétude dans le peuple, par la crainte où il était, qu’on ne s’en servît pour arrêter et emprisonner quelque citoyen »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 25 mai (6 prairial An II) : LES VENDÉENS S’EMPARENT DE FONTENAY-LE COMTE.

1794 – 25 mai (6 prairial An II) :
1. DERNIER DOCUMENT REDIGE PAR JERÔME PARDIGON EN SA QUALITE DE MAIRE DE SANARY – Le dernier papier signé par le maire de Sanary, Claude Pardigon, avant son arrestation et son exécution le 10 juin 1794 fut la liste des volontaire sanaryens de la première réquisition datée du 3 prairial (22 mai 1794) : Jérôme Pardigon, non inscrit car embarqué en qualité d’aspirant ; Etienne Liotaud, non inscrit car employé dans une batterie ; Joseph Delevi, non inscrit car embarqué sur un vaisseau ; Mathieu Pignol a rejoint ; Louis Mastre, non inscrit car employé à l’arsenal comme tonnelier ; Antoine Brémond, non inscrit car employé à l’arsenal comme menuisier ; Toussaint Danier a rejoint ; Laurent Carrot dispensé comme embarqué sur un vaisseau comme calfat ; Louis Touache (ou Toche) ; André Giraud ; Joseph Giraud ; Jean Etienne ; Félix Raynaud ; Jacques Fournier ; Joseph Jourdan, dispensé car employé à l’arsenal (Rotger B., 1984, p. 302).
2. A SANARY ET AU BEAUSSET, L’INSCRIPTION « TEMPLE DE LA RAISON » EST REMPLACEE, en prairial an II (mai – juin 1794), par « le peuple français reconnaît l’Etre suprême et l’immortalité de l’âme » sur le fronton de l’église (Regards sur un terroir : Sanary). Le 6 prairial (25 mai), Le Beausset reçoit un arrêté du Comité de salut public qui ordonne « qu’au frontispice des édifices consacrés au culte, on substituera à l’inscription Temple de la Raison, ces mots de l’article premier du décret de la Convention nationale du 18 floréal : le peuple français reconnaît l’être suprême et l’immortalité de l’âme ». Il faut dire qu’à cette période, Robespierre est en pleine « crise mystique » à Paris. Le 8 juin aura lieu la « fête de l’Être suprême ». Il paraît que cela faisait sourire certains parisiens. Gageons que ce décret a dû beaucoup intéresser les beaussetans… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 25 mai (6 prairial) : LES REPRÉSENTANTS DU PEUPLE GUERIN ET POULTIER QUITTENT TOULON POUR SE RENDRE AU BEAUSSET ET SE DISCULPER DEVANT EUX DE TOUTE COMPLICITÉ AVEC LES ÉMEUTIERS – A la nouvelle de la bataille du Beausset et de son issue, les représentants du peuple Guérin et Poultier quittent Toulon le 6 prairial (25 mai) et se rendent au Beausset pour y retrouver leurs collègues, et se disculper devant eux de toute complicité avec les émeutiers… Les émeutiers quant à eux, du moins ceux qui n’ont pas été faits prisonniers, après leur débandade, se rendent à Toulon. Les ouvriers de l’arsenal reprennent le travail. Les marins reprennent leur poste à bord de l’escadre. 6 000 fusils sont remis « spontanément » aux autorités légales. Le 6 prairial au soir (25 mai 1795), le général Collaud rendait compte au représentant du peuple Niou (à bord du vaisseau « l’Alceste »), aux représentants du peuple Guérin et Poultier à Ollioules, et au commandant en chef Kellermann à Nice que la tranquillité régnait à Toulon. Collaud passe les trois jours suivants à récupérer encore des armes dérobées à l’arsenal et à désarmer la garde nationale toulonnaise. C’est une tranquillité inquiète que connaît Toulon (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815.).

Lundi 12e jour du mois de Muharram [25 mai 1801] : Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (‘Abd-al-Rahmann al-Jabarti) : Les Français ayant appris qu’une femme était partie de la Citadelle avec ses affaires et s’était cachée dans la ville du Caire, convoquèrent les responsables de la police et leur intimèrent l’ordre de l’amener. Cette femme, du nom de Hawâ, avait été l’épouse du kâshif [Ismâ’îl] puis, ne sachant plus bien ce qu’elle faisait, elle épousa Nicolas4, avec qui elle vécut un certain temps. Quand survinrent les événements actuels, elle rassembla sa garde-robe et, usant de ruse, descendit de la Citadelle sur un âne, suivi d’un second pour le transport de ses affaires. Elle s’arrêta à un coin de rue, paya les âniers qu’elle congédia dans la rue et disparut. Quand on se mit à la rechercher, on convoqua les âniers qui déclarèrent : « Nous ne connaissons que le lieu où elle s’est arrêtée et où elle nous a payés. » Ils furent sévèrement tancés et mis en état d’arrestation. Les cheikhs des quartiers furent convoqués ; ils furent durement sermonés ainsi que les propriétaires des maisons. Les Français leur dirent que si cette femme était trouvée dans quelque quartier et qu’ils n’en soient pas avertis, ils mettraient au pillage toutes les maisons de ce quartier et en puniraient les habitants. Du coup, les gens furent plongés dans les plus grands ennuis à la suite de la disparition de cette femme et des recherches policières, surtout de la part de ‘Abd al-‘Âl, qui se déguisait en femme et pénétrait dans les demeures sous prétexte de perquisition au sujet de cette personne : il alarmait les maîtres de maison et les femmes, il extorquait de ces dernières de l’argent à titre de conciliation ou prenait leurs bijoux. C’était un homme à ne faire que le mal ; il ne craignait ni Dieu ni diable !

Chapelle-des-Mecaniciens-St-Mandrier-cl.-M.-Quiviger

1826 – 25 mai : ADOPTION DU PROJET DE CHAPELLE SAINT-LOUIS DE L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – La chapelle Saint-Louis de Saint-Mandrier, appelée aussi Chapelle des mécaniciens de la Marine, édifice de style néo-classique est une œuvre méconnue mais que l’on peut considérer comme un ouvrage important de l’architecture religieuse en Provence au XIX° siècle. Le projet retenu (voir plans) fût adopté à Paris le 25 mai 1826 par le Comte de Chabrol.

1830 – 25 mai ; DÉPART DE L’EXPÉDITION D’ALGER –
1. BELLUE – L’INDICATEUR TOULONNAIS POUR 1839 ET 1840 – La flotte, composée de 103 vaisseaux de guerre, 347 transports affrétés, 150 tartanes et de 60 bateaux divers, quitte Toulon. «A trois heures du soir, le signal suprême du départ, appuyé d’un coup de canon, fut arboré à la tête du grand mât du vaisseau amiral ; ce fut alors que des cris d’allégresse se firent entendre dans toute la flotte : on voyait des milliers de spectateurs, placés sur le rivage de la mer et surtout sur les hauteurs qui dominent la rade de Toulon, saluant le départ de la plus belle des expéditions. Les vents s’étaient fixés au Nord-Ouest, toutes les voiles se déployèrent et c’est alors qu’on vit en un instant plus de six cents bâtiments de toute espèce se glisser majestueusement sur la mer au son d’une musique guerrière».
2. NETTEMENT ALFRED – “HISTOIRE DE LA CONQUÊTE D’ALGER”, 1867 : Le 25 mai au matin, un changement eut lieu dans l’état de l’atmosphère. Le vent prit rapidement une nouvelle rection et, à onze heures, il soufflait du nord-est au sud-est. Tous les yeux, depuis la pointe du jour, étaient tournés du côté du vaisseau amiral. On distingua bientôt des signaux. A une heure, l’ordre, impatiemment attendu, de mettre à la voile, fut donné à la première division du convoi. Elle était composée de 53 bâtiments de commerce, qui portaient trois bataillons d’infanterie, 310 chevaux et la partie du matériel qu’on avait jugée devoir être d’une nécessité plus urgente après le débarquement (Rapport du général en chef au ministre, de la guerre : Le reste du convoi, formant deux autres divisions, ne devait que vingt-quatre heures et quarante-huit heures après). Le départ de cette première division causa dans l’armée une allégresse inexprimable. Il se fit un immense mouvement sur la flotte. On hissait les embarcations, les gabiers étaient dans les hunes, les voiles se déployaient, les soldats aidaient à l’envi les marins à lever les ancres. Enfin on partait ! Celui qui dispose de la mer et des vents envoyait à cette vaillante armée la seule chose qu’elle demandât, la brise favorable qui devait la conduire à Alger.
Deux heures après, en effet, à trois heures de l’après-midi, les escadres appareillèrent, et à cinq heures tous les bâtiments du roi étaient au large.
Le coup d’œil que la flotte offrait à la terre et celui que la terre offrait à la flotte, au moment du départ, étaient magnifiques. La population de Toulon, grossie par des milliers d’étrangers, couvrait au loin les hauteurs du fort Lamalgue et toutes celles qui dominent la rade, et semblait assise sur un immense amphithéâtre, diapré des couleurs les plus variées et éclairé par les tons d’un soleil d’été. La flotte s’ébranlait peu à peu ; chaque vaisseau levait l’ancre à son tour, en décrivant une courbe, et se rapprochait du rivage avant de le quitter, comme pour lui dire adieu ; puis il s’éloignait les voiles au vent, et allait prendre en pleine mer son ordre de bataille.
Le vice-amiral Duperré avait profité du calme des jours précédents pour arrêter l’ordre de marche, qui fut fidèlement suivi par la flotte. L’armée s’avançait au centre, divisée en deux escadres, qui marchaient parallèlement. La première, tenant la gauche, était conduite par le vaisseau amiral la Provence, qui marchait en tête. La seconde, tenant la droite, était conduite par le vaisseau le Trident, sur lequel le contre-amiral Rosamel, amiral en second, avait mis son pavillon. Chaque escadre avait à sa suite une division de quatre bâtiments. En queue des deux escadres marchaient sur deux colonnes de front six bateaux à vapeur ; le septième, le Hussard, surveillait les poudres. C’étaient les courriers de la flotte, et comme les aides de camp de l’amiral.
Le convoi tenait la gauche de l’armée sous les ordres du commandant Hugon, et marchait ainsi sur deux colonnes à 4 milles de distance de l’escadre. Il ne formait qu’une seule division. Là se trouvaient les subsistances, les écuries ; le personnel était en tête.
A droite de l’armée, et à la distance de 4 milles, s’avançait la réserve. Elle était conduite par le capitaine de vaisseau Lemoine, de la Thétis, détachée de la seconde escadre ; il marchait en tête de la première division. La seconde division formait la seconde colonne. Il y avait plusieurs vaisseaux à la suite. Enfin, à 2 milles en arrière, naviguaient deux poudrières en laissant 2 milles de distance entre elles.
C’est dans cet ordre que la flotte prit le large. Elle couvrait une immense étendue. Le vent était bon ; mais, pour ne pas déranger l’ordre de marche,-on naviguait très lentement (Nettement Alfred – Histoire de la conquête d’Alger écrite sur des documents authentiques, librairie Jacques Lecoffre, Paris-Lyon, 1867, rééd à l’identique Editions Assala, Alger, 2013, 610 p.).

1846 – 25 mai : LOUIS–NAPOLÉON BONAPARTE S’ÉVADE SOUS LE NOM DE BADINGUET – Après sa tentative, le 6 août 1840, de renversement du roi Louis Philippe, Louis Napoléon Bonaparte a été enfermé au fort de Ham (Somme). Le 25 mai, déguisé en maçon, grâce à la complicité du maçon Badinguet qui vient de lui prêter ses vêtements et son passeport, il s’évade et se réfugie en Angleterre, où il demeure jusqu’à la chute de Louis Philippe. Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, gardera le surnom de Badinguet.

1861 – 25 mai : GEORGES SAND, “LE VOYAGE DIT DU MIDI” : “25 MAI (SAMEDI) PIERREFEU
Un peu de mistral qui n’est pas désagréable pour tempérer la chaleur (…). Je monte avec Poney dans une voiture légère traînée par deux chevaux de louage qui nous mènent toujours à fond de train aller et retour. 12 lieues en tout. Nous allons à Pierrefeu dans la vallée de Sauvebonne. C’est un village insignifiant sur une colline dont le dos est tout hérissé de grès bizarres, d’énormes blocs ont descendu au-dessous. Ce premier plan est pittoresque. La vue est immense. Une grandissime vallée entourée de montagnes, la plupart à lignes droites soudées ensemble. C’est une Limagne méridionale. Le Gapeau, le Réal Martin et le Real Colobriou se promènent dans cette grande arène et y dessinent des méandres de verdure. Aussitôt qu’il y a de l’eau on voit apparaître des ormeaux, des chênes blancs et des hêtres, quelques saules et peupliers. Mais ces oasis occupent peu de place dans un si vaste cadre et les eaux sont si pauvres qu’elles coulent à peine. Le Gapeau malgré son peu de profondeur est encore le plus abondant partout je l’ai vu limpide. La terre est meilleure dans cette vallée que du côté de Toulon. Les céréales y sont un peu moins misérables, la vigne n’a pas été atteinte par l’oïdium et une grande abondance de mûriers y donne de l’ombre aux routes et aux petits chemins. Mais la plaine est trop vaste pour être si monotone et les montagnes manquent de grandeur. Le tableau est plus beau quand on se retourne vers Toulon. Le Fenouillet (…) les masses de Carqueiranne, du Faron et du Coudon relèvent l’horizon et font valoir les collines qui leur servent d’échelons. (…). Nous redescendons au village et nous grimpons sur une autre colline où nous mangeons des gâteaux et des cerises à l’ombre des pins, en belle vue. Nous faisons encore un tour et nous repartons en voiture pour rentrer à Toulon (…).
Ce que j’ai vu le mieux aujourd’hui c’est le Coudon dont les formes extérieures me préoccupent beaucoup (…). C’est décidément non une des plus grandes, mais une des plus belles montagnes que j’ai étudiées dans ma partie. »

1867 – 25 mai : SANARY – Le vent a cessé pendant la nuit comme nous le craignions hier, et la gelée n’a pas manqué ; toute la plaine d’ici à Ollioules dans beaucoup d’endroits en a subi l’atteinte. Dans notre terrain au quartier des Prats, auprès du terme de messieurs Louis Gautier et Gérard Gautier, les vignes sont toutes brûlées. C’est un désastre public ! nous ne parlons pas des autres propriété plus ou moins touchées (Agenda 1867-1869 de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire Marius Michel).

1864 – 25 mai : LE DROIT DE GRÈVE EST LÉGALISE – La loi du 25 mai 1864, dont le député républicain Émile Ollivier est le rapporteur, instaure le droit de grève et supprime le délit de coalition tout en maintenant la grève dans d’étroites limites. Il s’agit de ne pas empêcher le travail des non-grévistes et ne pas commettre d’acte de violences…

1867 – 24 mai : SANARY – Toujours grand Mistral très froid. Si ce Mistral venait à cesser pendant la nuit, on craindrait une gelée qui ferait grand mal. (Agenda 1867-1869 d’Henri Flotte).

1887 – 25 mai : LE NOUVEAU CIMETIÈRE DE SAINT-MANDRIER EST RENVOYE A PLUS TARD – A La Seyne, dans la séance du Conseil Municipal du mercredi 25 mai 1887, le Maire annonce que la commission d’hygiène n’a pas accepté le terrain Brocard, choisi par la municipalité. Il le regrette, car dit-il, il n’y a pas d’autre terrain plus propice. Il ajoute que cette décision de la commission d’hygiène privera Saint-Mandrier d’un nouveau cimetière. La question est mise de côté jusqu’à ce que les 150 habitants qui ont signé une pétition contre le terrain Brocard soient revenus de leur opinion (Gisèle Argensse, 1898, p. 87).

1905 – 25 mai : ON COMMENCE A PARLER D’ELECTRICITE POUR L’ÉCLAIRAGE DU CREUX-SAINT-GEORGES. On réclame de «voir substituer aux pâles lampes alimentées au pétrole, l’éclairage électrique». Cela parait être un projet accompli et les travaux d’installation devraient commencer en septembre de la même année (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

1913 – 25 mai – hostilité de la majorité de l’opinion publique à la loi de trois ans de service militaire obligatoire –  Au Pré-Saint-Gervais, près de Paris, Jean Jarrès et la SFIO réunissent 150.000 personnes pour protester contre la loi qui doit porter de deux à trois ans le service militaire obligatoire… Dans les casernes de l’Est, des soldats menacent de se mutiner à la perspective de rester un an supplémentaire en service. La loi sera en définitive votée malgré l’hostilité de la majorité de l’opinion publique le 19 juillet 1913, sous l’égide du président Raymond Poincaré et du président du Conseil Louis Barthou.

1914 – 25 mai : A CASTELSARRASIN, GRÈVE HISTORIQUE QUI VA DURER 65 JOURS CONSÉCUTIFS – Il y a cent ans, le 25 mai 1914, 290 ouvriers métallurgistes œuvrant pour le compte de l’usine des métaux de Castelsarrasin (la future usine Cégédur-Péchiney-Alcan) lancent une grève historique qui va bloquer la production pendant 65 jours consécutifs.

1930 – mai :

1. CRÉATION D’UNE NOUVELLE CLASSE A SAINT-MANDRIER – Dans sa séance du dimanche 25 mai 1930, le conseil municipal de La Seyne vote un crédit de 9000 F pour la création d’une 4e classe au groupe scolaire de la section de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 194).

2. SAINT-MANDRIER NE RECEVRA PAS LE GAZ -1930 – mai : Population – Services – A la suite de démarches effectuées par plusieurs propriétaires de la section de Saint-Mandrier auprès du directeur de l’usine à gaz de La Seyne afin d’obtenir le prolongement de la canalisation du gaz de Saint-Elme à Saint-Mandrier, la compagnie semblerait décidée à accepter si toutefois le nombre d’abonnés en vaut la peine pour faire face aux dépenses nécessitées par les travaux. L’emploi du gaz pour la cuisine n’étant pas chose à dédaigner ; d’autre part, les prix élevés à ce moment-là des charbons de toute nature pourraient faire pencher vers le gaz bon nombre de ménagères. Des représentants de la compagnie vinrent dans le village enregistrer au préalable l’effectif des concessionnaires. Le nombre n’ayant pas été suffisant cela n’a pas pu se faire (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199-201).

1938 – 25 mai : PREMIER ARMEMENT DÉFINITIF DE L’AVISO « ELAN » (sauf en ce qui concerne l’artillerie) ; en réalité l’admission au service actif n’a jamais été officiellement prononcée, même si beaucoup d’annuaires donnent le 26 juillet. L’Elan est alors prévu comme remplaçant de l’Ancre à l’Ecole de pilotage de la Flotte (Gérard Garier, les avisos de 630 t).

1940 – 25 mai :

1. DÉBUT DE L’OPÉRATION DYNAMO OU BATAILLE DE DUNKERQUE qui va voir l’évacuation du corps expéditionnaire britannique et d’une partie de l’armée française encerclés,

2. « LE PETIT PARISIEN » CÉLÈBRE LE 25e ANNIVERSAIRE DE L’ENTRÉE DE L’ITALIE EN GUERRE AUX COTES DES ALLIES (C’ÉTAIT EN 1915)

3. UN PIGISTE DU « PETIT JOURNAL » COMMET UN BILLET POUR RAPPELER QUE, LE LENDEMAIN, DIMANCHE 26 MAI, C’EST « LA JOURNEE DES MERES. Elle fut instituée chez nous par décret au début de 1920, et fixée au dernier dimanche du mois de mai. Mais elle n’a été, jusqu’à présent, célébrée que bien timidement. En Angleterre, au contraire, et en Amérique, le Mother’s Day a l’importance d’une solennité officielle et nationale. Ce jour- là, les jeunes gens arborent à la boutonnière une fleur blanche (généralement un œillet), en l’honneur de leur maman. Ceux qui sont loin du foyer ne manquent pas de lui envoyer, avec leurs vœux et leurs baisers, une lettre, un bouquet, ne fût-ce qu’une simple carte postale. Dans toutes les écoles, on convie les enfants à honorer, non seulement leur propre mère, mais toutes les mères. Chez nous, c’est demain dimanche 26 mai le «jour des Mères ». A l’heure où tant d’angoisses étreignent le cœur des mères françaises, ne pourrait-on parer ce jour qui leur est dédié de quelque solennité, et rendre la voix à notre radio pour qu’elle puisse évoquer la mémoire des mères sublimes et porter la pensée reconnaissante de la France à toutes les mamans qui ont donné leur fils pour le salut de la Patrie? ».

4. LE GROUPE « BÉARN » RALLIE AU S.O. DE MADÈRE LES CROISEURS ÉMILE BERTIN ET JEANNE D’ARC, venus de Brest et portant également de l’or ; renvoi des avisos, et route d’Halifax, en ligne de front de jour et en ligne de file la nuit, à 12 nœuds (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

5. « LE PETIT PARISIEN » ANNONCE QUE « TROTSKI VIENT D’ÉCHAPPER A UN ATTENTAT ».

1941 – 25 mai :

1. DÉBUT DES ÉMISSIONS DE « RADIO NATIONAL », la voix de la radio de Vichy au service des idées de Pétain.

2. Le maréchal Pétain institue LA FÊTE DES MÈRES.

1942 – 25 mai : ARRIVÉE SUR RADE DE FORT-DE-FRANCE DU TORPILLEUR U.S.S. BLAKELEY, l’avant arraché par une torpille de VU 156, qui accoste le Béarn pour y faire soigner ses blessés, et repart aussitôt (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1946 – 25 mai : EXÉCUTION DU Dr PETIOT reconnu coupable de 24 assassinats.

1950 – 25 mai : LA SÉPARATION DE LA SEYNE ET DE SAINT-MANDRIER ENTRE EN APPLICATION – Une délégation spéciale composée de messieurs Paul Durand, Alix Onard et André Barbesant est nommée pour Saint-Mandrier par le préfet pour expédier les affaires courantes et préparer le terrain du prochain scrutin municipal (Ken Nicolas, vol. 1 ; Gisèle Argensse, 2000, p. 24).

1952 – 25 mai : NAUFRAGÉ VOLONTAIRE– Alain Bombard quitte Monaco pour sa traversée de l’Atlantique en solitaire. Selon sa formule, il voulait prouver que les « naufragés meurent de désespoir », non de faim ou de soif (voir la « Méduse »). De plus, son aventure rendra évidents de nombreux points pratiques pour faciliter la survie des naufragés ; c’est « la victoire du mou contre le dur » (les canots pneumatiques contre les chaloupes traditionnelles). Il donne des conférences, explique, met toute son énergie pour convaincre. Aujourd’hui c’est chose faite, les dérivés du Zodiac de survie sont obligatoires sur les bateaux. Jusqu’à sa mort, Bombard reçut des lettres de naufragés qui avaient survécu grâce à son expérience. Après avoir rencontré Alain Bombard à Tanger en 1952, le médecin, navigateur allemand H. Lindemann effectua en 1955 une traversée de l’Atlantique en solitaire en pirogue. Il réitéra cet exploit en 1956 avec un kayak. Dans son livre paru en 1958 Alone at the sea, Lindemann raconte ses traversées et conclut aux effets néfastes de la consommation d’eau de mer. Lindemann estime donc, sans en apporter la preuve, que Bombard avait embarqué une réserve d’eau à bord de l’Hérétique, et qu’il devait avoir été ravitaillé secrètement en pleine mer..

Le 3 octobre 1958, c’est la Catastrophe d’Etel : Le radeau pneumatique Bombard est largué à onze heures par le remorqueur le « Ville d’Étel ». Ses sept occupants, tous munis de gilets de sauvetage, sont rapidement éjectés du radeau par un rouleau. Le bateau de sauvetage local Vice Amiral Schwerer II (dont c’est la première sortie se porte à son secours, mais un orin se prend dans son hélice et la bloque, mettant le canot en travers des brisants. Le Vice Amiral Schwerer II chavire sous l’effet d’un autre rouleau. Le remorqueur le « Ville d’Étel », présent sur zone, récupère quatre hommes réfugiés sur la coque retournée du canot. Le bilan est de neuf morts (dont huit Ételois), quatre occupants du canot de Bombard et cinq marins sauveteurs Une information contre X pour homicide involontaire est ouverte par le procureur de Lorient. L’enquête maritime diligentée par l’amiral André Jubelin, préfet maritime de Brest, dédouane Bombard : elle établit que les marins du Vice Amiral Schwerer II étaient allés plusieurs fois se réchauffer au café du port avant de mettre à l’eau leur canot. De plus, les grilles de sécurité de l’hélice n’ont pas été mises en place. Cependant, une polémique nationale s’est ensuivie sur la responsabilité d’Alain Bombard, et les Ételois lui conseillèrent de ne plus revenir dans leur région.

Dans un article paru en 2006 dans Der Spiegel, le journaliste Ulli Kulke indique que L’OMS a basé ses recommandations de la survie en mer sur ces conclusions : « Lindemann est maintenant la référence, et Bombard — au moins hors de France — oublié ». Les hommages de la presse internationale lors de ma mort de Bombard en 2005 montrent que cet oubli est très relatif. Une analyse équilibrée de la polémique et de ses causes a été publiée en 2011 sur le blog Inflatable Kayaks & Packrafts.

1962 – du 18 au 25 mai : EXPLOSIONS SOUS-MARINES AU CANIER, PRESQU’ILE DE CEPET – entre midi et midi trente, ainsi qu’entre dix-huit heures et dix-huit heures trente, la marine procède à des explosions sous-marines pour désintégrer des rochers immergés au Canier, à l’extrémité ouest de la presqu’île. Un pavillon rouge est hissé à terre, à proximité du lieu précis de l’explosion (Ken Nicolas, vol. 2, p. 117-118).

1969 – 25 mai : APRÈS LE DÉCÈS DU MAIRE DE LA SEYNE, TOUSSAINT-MERLE – Le Conseil municipal de La Seyne se réunit en séance extraordinaire sous la présidence de Philippe Giovannini, 1er Adjoint. Très ému, il parla du Maire défunt, du camarade au dévouement sans limites, à la cause de sa ville, de son parti, de toute une population.  » Sa disparition laisse un grand vide, dit-il, et il nous faudra serrer les rangs pour travailler sans relâche à la poursuite de notre oeuvre commune « . Puis, il donna connaissance des innombrables messages de sympathie parvenus à l’hôtel de ville en provenance de la ville, du département et de bien au-delà. Enfin, il fit part à ses collègues de toutes les mesures prises pour le déroulement des obsèques qui devaient être grandioses : gardes d’honneur, ordre du cortège, itinéraire, éloges funèbres, etc…

1985 – 25 mai ou juillet : LE SOUS-MARIN « ARIANE » EST COULE COMME CIBLE STATIQUE PAR 55 MÈTRES DE FOND EN RADE DE GIENS. Une charge pyrotechnique de grande puissance explose à une profondeur parallèle à la coque et à une distance de 8 mètres. Complètement éventrée après tir, la coque s’échoue. Elle est alors remontée à la surface pour expertise, et les plongeurs scaphandriers de la DCAN réussissent l’exploit de remonter le sous-marin à la surface pour expertise. Par palanquée de trois, à la limite de la plongée à l’air, près de 30 plongeurs réussissent cette opération. puis déposée par petits fonds à la pointe de Saint Mandrier au lieu-dit du Cannier par 43°04’367 N – 05°57’293 O. L’épave est actuellement interdite à la plongée loisir, sauf autorisation expresse de la Marine Nationale (Net-Marine © 2011).

1995 – 25 mai : DISPARITION DE L’ACTRICE FRANÇAISE DANY ROBIN.

2018 – 25 mai : NOUVELLES DISPOSITIONS ASSOCIÉES A LA PROTECTION DES DONNÉES – En 2016, le Parlement européen adoptait l’ensemble des nouvelles dispositions associées à la protection des données. L’échéance était fixée au 25 mai 2018 pour l’entrée en vigueur de la GDPR (General Data Protection Regulation), un nouveau règlement européen qui introduisait une série de mesures fixant le cadre juridique relatif à la protection des données personnelles au sein de l’Union européenne. Il s’agissait de renforcer les droits des citoyens de l’UE et de leur accorder plus de contrôle sur leurs données personnelles. Le point majeur concerne le principe du consentement à la collecte et à la conservation des données, une notion qui constitue l’une des spécificités du droit européen. Les données personnelles appartiennent aux citoyens et les entreprises, et notamment les géants américains (Facebook, Google, Apple, Amazon, Microsoft et consorts), ne pourront donc plus arguer d’une présomption de consentement pour justifier de l’utilisation des infos de leurs clients et usagers. Les entreprises devront désormais fournir des informations précises sur leur pratique de collecte et de conservation des données personnelles. Les usagers disposeront de plus d’informations sur la façon dont leurs données sont traitées. Des informations qui devront en outre être formulées de manière claire et précise dans un souci de transparence. Le législateur a prévu un arsenal de sanctions administratives en cas de non-respect de la réglementation, allant du simple avertissement à une amende d’un montant pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise en cas d’infraction aux règles applicables au consentement ou d’infraction aux transferts de données personnelles hors de l’Union Européenne (01 net).

2019 – 24 au 30 mai :

1. DIALOGUE A UNE VOIX – La direction du groupe Carrefour a présenté un « plan de transformation » axé sur « un dialogue social de qualité ». En vertu de quoi elle a annoncé 3 000 départs, dont 1 200 suppressions d’emplois. Les personnes concernées devront apprendre à dialoguer avec elles-mêmes (Marianne, 1158).

2. MÉTÉO SANARYENNE : La journée devrait être semblable à celle d’hier avec un soleil partiellement caché par des passages nuageux, des éclaircie en bref. Le vent restera relativement faible (5 à 10 km/h) passant du sud-est à 5h au sud dans la matinée puis à l’ouest dans l’après-midi. Les températures nocturnes restent élevées (16 à 17°), mais ne dépasseront pas les 21° dans la journée.

2023 – 25 mai : A LA UNE DE VAR-MATIN

1. Var : Accident mortel sur la voie ferrée. « Maëva était solaire »

Le témoignage poignant de ses parents.

L’enquête sur le drame se poursuit à Saint-Raphaël.

Des précédents dans la région.

Le coup de sifflet devrait être obligatoire

2. Tina Turner : mort d’une icône.

            En page intérieure : La légende du rock est morte à 83 ans.

3. Métropole : l’accueil des gens du voyage amélioré.

4. La Seyne : le kiosque presse du bas du cours va fermer le rideau à la fin du mois. En page intérieur, la suite 

5. Polnareff démarre sa tournée en grande forme.

6. Sport : Rugby – Top 14 – RCT : Cheslin Kolbe se livre à cœur ouvert. Hand-Ball -D1F ! Toulon gagne et se rapproche du maintien.

Pages intérieures :

Var : Das les entreprises adaptée, « le handicap reste à la porte ».

Métropole : La Seyne  – La Ville récupère 40 ans d’histoire locale en images. La commune vient de faire l’acquisition des archives, photographiques du studio Chabert qui, de 1917 à 1990, a immortalisé la vie des Seynois et les événements qui ont marqué le quotidien.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 282e livraison (suite). Note : nous rappelons que le nom de Sanary, repris de la tradition provençale, était autrefois Saint-Nazaire).

Paroisse et registres de catholicité, mariages, baptêmes et sépultures

La paroisse de Saint Nazaire ayant obtenu un desservant, le curé, Jacques Reynier  et e prêtre, Christophe Etienne, elle peut ouvrir les registres de catholicité, mariages et sépul­tures, ainsi que le premier livre de baptêmes qui commence en décembre 1600 (1er baptême enregistré, celui de Baltazar Guigou). De 1600 à 1635, Saint-Nazaire, comme l’ensemble de la Provence, connaîtra une poussée démographique tournant autour de 4% par an (B. Rotger, 1984, p. 63.). La même année est ouvert un registre de la «Confrérie de Saint-Nazaire» créée en 1568 par décision du Conseil d’Ollioules. En 1642, c’est la « Confrérie de la Miséricorde » qui voit à son tour le jour lors de la visite de l’évêque de Toulon ; elle possède elle aussi son registre et a pour tâche de secourir les pauvres malades et nécessiteux à l’aide de dons reçus, et même des amendes infligées pour règlement aux infractions du port (Sanary, 1000 ans d’histoire, 1982). Ces document, attestent le départ d’une vie religieuse active et permettent par leur lecture de connaître davantage les événements réglant non seulement la vie religieuse du bourg mais aussi les événements journaliers et à travers eux l’évolution de la population qui continue d’assurer le culte puisqu’on compte des fondations de messe en faveur de la Chapelle des Pénitents Blancs à Sanary, en 1606). Tout ceci dans un climat de renouveau religieux dont le cadre est donné par la réforme catholique ou Contre-réforme, et la création de l’ordre des Jésuites qui ouvrira des  séminaires et des écoles à partir de 1603 (Viguier O. – Mémento … 1993).

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 482e livraison : (suite)

1754-Le-port-de-Marseille-par-Joseph-Vernet-Musee-du-Louvre

1912 – avril 21 : Nommé capitaine au 2e régiment de tirailleurs malgaches, Louis Simon s’embarque à Marseille avec sa femme Suzanne à destination de Madagascar.

1912 – mai : Avec Rodin, Renoir est Pdt honoraire du Salon pictural de Marseille, qui présente une rétrospective Cézanne.

1913 – 6 août : à 6h, Foujita débarque à Marseille et s’installe à Paris à Montparnasse.

1914 – 10 janvier : Robert Darène [cinéma] naît à Marseille.

1914 – 10 février : Pagnol fonde, avec quelques copains de khâgne (dont Ballard), la revue littéraire « Fortunio » [Les Cahiers du Sud] à Marseille.

1914 – 2 avril : Brindejonc fait le vol Madrid-Vitoria-Bordeaux-Marseille (1083km) en 12h.

1914 – 3 avril : Brindejonc fait le vol Marseille-Monaco (210km) en 3h9mn.

1914 – août : Armement marseillais – L’activité est totalement bouleversée puisque quarante-trois bâtiments réquisitionnés assurent désormais les transports de troupes, de chevaux, de ravitaillement, de munitions, de charbon.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 189e livraison :

1887 – 25 mai : LE NOUVEAU CIMETIÈRE DE SAINT-MANDRIER EST RENVOYÉ A PLUS TARD – A La Seyne, dans la séance du Conseil Municipal du mercredi 25 mai 1887, le Maire annonce que la commission d’hygiène n’a pas accepté le terrain Brocard, choisi par la municipalité. Il le regrette, car dit-il, il n’y a pas d’autre terrain plus propice. Il ajoute que cette décision de la commission d’hygiène privera Saint-Mandrier d’un nouveau cimetière. La question est mise de côté jusqu’à ce que les 150 habitants qui ont signé une pétition contre le terrain Brocard soient revenus de leur opinion (Gisèle Argensse, 1898, p. 87).

1930 – mai :

1. CREATION D’UNE NOUVELLE CLASSE A SAINT-MANDRIER – Dans sa séance du dimanche 25 mai 1930, le conseil municipal de La Seyne vote un crédit de 9000 F pour la création d’une 4e classe au groupe scolaire de la section de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 194).

2. SAINT-MANDRIER NE RECEVRA PAS LE GAZ -1930 – mai : Population – Services – A la suite de démarches effectuées par plusieurs propriétaires de la section de Saint-Mandrier auprès du directeur de l’usine à gaz de La Seyne afin d’obtenir le prolongement de la canalisation du gaz de Saint-Elme à Saint-Mandrier, la compagnie semblerait décidée à accepter si toutefois le nombre d’abonnés en vaut la peine pour faire face aux dépenses nécessitées par les travaux. L’emploi du gaz pour la cuisine n’étant pas chose à dédaigner ; d’autre part, les prix élevés à ce moment-là des charbons de toute nature pourraient faire pencher vers le gaz bon nombre de ménagères. Des représentants de la compagnie vinrent dans le village enregistrer au préalable l’effectif des concessionnaires. Le nombre n’ayant pas été suffisant cela n’a pas pu se faire (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 199-201).

1950 – 25 mai : LA SÉPARATION DE LA SEYNE ET DE SAINT-MANDRIER ENTRE EN APPLICATION – Une délégation spéciale composée de messieurs Paul Durand, Alix Onard et André Barbesant est nommée pour Saint-Mandrier par le préfet pour expédier les affaires courantes et préparer le terrain du prochain scrutin municipal (Ken Nicolas, vol. 1 ; Gisèle Argensse, 2000, p. 24).

1969 – 25 mai : APRÈS LE DÉCÈS DU MAIRE DE LA SEYNE, TOUSSAINT-MERLE – Le Conseil municipal de La Seyne se réunit en séance extraordinaire sous la présidence de Philippe Giovannini, 1er Adjoint. Très ému, il parla du Maire défunt, du camarade au dévouement sans limites, à la cause de sa ville, de son parti, de toute une population.  » Sa disparition laisse un grand vide, dit-il, et il nous faudra serrer les rangs pour travailler sans relâche à la poursuite de notre œuvre commune « . Puis, il donna connaissance des innombrables messages de sympathie parvenus à l’hôtel de ville en provenance de la ville, du département et de bien au-delà. Enfin, il fit part à ses collègues de toutes les mesures prises pour le déroulement des obsèques qui devaient être grandioses : gardes d’honneur, ordre du cortège, itinéraire, éloges funèbres, etc…

2023 – 25 mai : VAR-MATIN :

La Seyne : le kiosque presse du bas du cours va fermer le rideau à la fin du mois. En page intérieur, la suite 

La Seyne  – La Ville récupère 40 ans d’histoire locale en images. La commune vient de faire l’acquisition des archives, photographiques du studio Chabert qui, de 1917 à 1990, a immortalisé la vie des Seynois et les événements qui ont marqué le quotidien.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

C’est un sourd qui s’assied sur un banc dans un square. Un gardien s’approche et lui dit :

– Faites attention ! ce banc, on vient juste de le repeindre !

– Comment ? dit le sourd.

– Ben, … en vert !

C’est fini pour aujourd’hui. Je vous souhaite une bon samedi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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