ÉPHÉMÉRIDES DU 14 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 14 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4148).

ILLUSTRATION. Mes amis : Benedict-Lacavalerie-et-Henri-Ribot-à Taradeau-en-1978.

FÊTES

Autrefois, le 14 mai était réservé à saint PONS, un saint martyrisé à Cimiez qui protège Nice et son comté. Ce jour-là, à Figanières, on se rendait en pèlerinage jusqu’au tombeau du saint en se traînant sur les genoux.
Aujourd’hui, 14 mai, c’est la fête des MATTHIAS, MATHIAS dont le saint éponyme était, d’après le nouveau testament, celui qui remplaça Judas parmi les douze apôtres après sa trahison. Disciple de la première heure, Matthias va parcourir le monde comme les autres Apôtres pour porter témoignage de la résurrection. Très populaire en Allemagne, il est le patron de la ville de Trèves. Il est également le patron des charpentiers, tailleurs, bouchers, maçons et … confiseurs !

Dans le calendrier républicain, c’était le 25e jour du mois de floréal, le jour de la CARPE.

DICTON

« Saint Mathias casse la glace ; s’il n’en trouve pas, il faut qu’il en fasse. »

PROVERBE :

« Reinard que douerme la matinado / N’a pas la gourro emplumado. »

Renard qui dort la matinée / N’a pas la gueule emplumée. ( Proverbes et dictons provençaux).

PENSÉE

« Ils sont toujours en retard d’une armée, d’une année, d’une idée. » (Rivarol vers 1787).

MÉTÉO MARINE DU JOUR

Un flux assez irrégulier de secteur Sud-Est prédomine sur l’Est du bassin. Sur l’Ouest il est modéré et assez irrégulier de secteur Ouest.

Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large.

La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce que les averses pourraient être plus fréquentes que prévu.

Ciel très nuageux avec de courtes éclaircies. Pluie se raréfiant peu à peu le matin, averses en fin de journée. Le soir, ciel très nuageux à couvert.

Averses. Vent d’E force 4 devenant ESE force 5 en milieu de journée puis E. Rafales atteignant 31 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de S. Visibilité excellente.

ÉPHÉMÉRIDES.

1050 – 14 mai : Donation à l’abbaye de Saint-Sauveur, par la vicomtesse de Marseille Stéphanie, veuve de Guillaume II, sur l’héritage de ce dernier et avec l’assentiment de ses fils: Geofroi, vicomte d’Arles et de Marseille; Bertrand et Pierre (Saumade), Pons II étant évêque de Marseille, de biens situés à Solliès, ainsi que de l’église Notre-Dame de Beaulieu (de Gérin-Ricard: A. Archives dép. des Bouches du Rh., H, Saint-Sauveur de Marseille, n°1; – B. Bibl. de Carpentras, ms. n° 1855, fol. 353; a. F. André, Histoire de l’Abbaye de Saint-Sauveur, p.206; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n°119).

1233 – 14 mai :

1. DÉLIVRANCE D’HUGUES DES BAUX ET SON FILS GILBERT – Aix. Convention entre Raimond Bérenger V, comte et marquis de Provence, et Caille de Gurzan, nonce de l’empereur Frédéric II, pour la délivrance d’Hugues des Baux et son fils Gilbert. Ces derniers donneront 1500 marcs d’argent, garantis par leurs possessions du Castellet, La Cadière et Ceyreste, qui seront séquestrés jusqu’à la conclusion de la paix (de Gérin-Ricard, 1926, acte 480 des vicomtes de Marseille).

2. mention de La Cansseta (charte aux archives municipales). Les Cansettes – quartier rural de la commune d’Aubagne.

3. mention de Mal conseil (ibid.). Mauconseil – lieu-dit,  commune d’Aubagne.

1278 – 14 mai : Plan de Canto Perdrix (acte notarié). Cante-Perdrix, quartier rural de la commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Le tènement de Cante-Perdrix était sous la directe de Jean Vivaud. (il existe d’autres lieu-dit Cante Perdrix, l’un sis à Allauch mentionné en 1683, l’autre à Cassis, le 7 juillet 1577.

1340 – 14 mai : Enquête sur les droits du Roi à la Môle (Var) – [Archives des Bouches-du-Rhône, B 1841.] De Mola – Anno domini 1340 die 14 madii, Petrus Clericus  baiulus dicti loci Mole (Un aïeul de ce Petrus Clericus est mentionné à la Mole dans l’Enquête des droits et revenus de Charles 1er effectuée au siècle précédent ) pro Beregario de Camalato interrogatus et interrogatus diligenter super contentis in dictis litteris super facto dicti loci Mole, dixit se nescire quod dominus noster Rex in dicto loco nisi tantum defectum justicie et solidos centum pro cavalcata dum casus accidit, et fogagia dum casus accidit juxta statuta Forojuliensis, id est libras quatuordecim et solidos duodecim. Dictus vero locus est Rossolini de hiis que ipsi alii domini tenent in dicto loco Mole.

Anno et die quo … supra Petrus de Cuers et Fulco Garinus dicti loco Mole interrogati et interrogati diligenter super dictis litteris et super facto dicti loci dixerunt in omnibus, per omnia singulariter ut proximus precedens Petrus Clericus dixit supra proximo dicto suo.

[Traduction Ribot Henri :] L’an du seigneur 1340, le 14 mai, Petrus Clericus, baile du dit lieu de la Môle intérrogé par Berengier de Camalato et interrogé sur le contenu de la dite lettre au sujet du dit lieu de la Môle, dit lui-même ne pas savoir à cause de quoi notre seigneur Roi n’a qu’un pouvoir de justice affaibli dans le dit lieu, et seulement cent sous pour la cavalcade et que le fouage, conformément aux statuts de Fréjus, n’est que de 14 livres et 12 sous. Le lieu appartient à Rossolin, il y a d’autres seigneurs qui sont vassaux de Rossolin duquel ces mêmes seigneurs tiennent des droits dans le dit lieu de la Môle. La même année et le même jour, Pierre de Cuers et Fulque Garinus du dit lieu de la Môle, interrogés et interrogés attentivement sur les lettres et sur le fait du dit lieu  dirent en tout et dans le détail à peu près la même chose que Petrus Clericus avait dit sur le même sujet.

1365 – 14 mai : Le lieu de Ceyreste ayant fait retour au comté de Provence, entra dans la viguerie d’Aix ; la reine Jeanne en fit don à l’abbé de Saint-Victor, en reprise de 150 livres que celui- ci percevait pour avoir fait abandon de ses droits dans la succession du vicomte Roncelin. Cette donation eut lieu par lettres du 14 mai 1365, insérées au registre Viridis de la Cour des comptes, fol. 177. Ceyreste – canton de La Ciotat (1872). Mention :  anciennement Villa Ceziresta in comitatu Massiliense citée en 1021-1032 (cartulaire de Saint-Victor, n° 98), Ceyreste et La Ciotat n’ont formé longtemps qu’un seul territoire qui était, au XIe siècle, plus étendu qu’il n’est aujourd’hui, puisqu’il aboutissait jusqu’au torrent de Vanières (Lavaneras), commune de Ceyreste et Saint-Cyr.

Le lieu de Ceyreste ayant fait retour au comté de Provence, entra dans la viguerie d’Aix ; la reine Jeanne en fit don à l’abbé de Saint-Victor, en reprise de 150 livres que celui- ci percevait pour avoir fait abandon de ses droits dans la succession du vicomte Roncelin. Cette donation eut lieu par lettres du 14 mai 1365, insérées au registre Viridis de la Cour des comptes, fol. 177, et, à partir de ce moment, l’abbé de Saint-Victor fut seigneur de Ceyreste sous la suzeraineté du comte de Provence ; il y exerçait la juri­diction, sauf les cas royaux et les premières appellations. Les habitants de Ceyreste avaient toutefois le droit de s’assembler en communauté et de s’administrer par des consuls (Mortreuil). Cet état de choses, mal défini d’abord, a été réglé par une transaction à la date du 30 juillet 1434 entre les habitants de Ceyreste et Guillaume du Lac, abbé de Saint-Victor (acte aux archives communales de Ceyreste).

1376 – 14 mai :

1. Puech Baltar (charte aux archives municipales). Puech Bautard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet. Première mention : Podium Bautart, 27 mars 1294 (acte notarié).

2. Mon Cau, (charte aux charte aux archives municipales). Moncau : quartier rural, entre Saint-Barthélemy et Saint-Just.

1395 – 14 mai : La Gorga – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Lazare (charte aux archives de la Major).

1525 – 14 mai : PRIEURE DE SAINT-MANDRIER – Quelques particuliers de Tollon ayant entrepris de cultiver et posséder quelque partie de terre au terroir de Six-Fours, dans la péninsule de Sépet, étant à présent du terroir de la Seine, serait (aurait) été intenté procès par-devant la Cour du Parlement, entre les syndics de la communauté dudit Six-Fours, tant à leurs noms, que comme cessionnaires de Monseigneur l’abbé de St Victor les Marseille, demandeurs de lettre royaux, aux fins d’être réintégrés à la possession et jouissance de certain quartier de terre situé à Sépet et au lieu-dit Saint Mandries, réduits en culture, et Messire Jean Baptiste Muradour, bénéficié en l’église cathédrale de Tollon, prieur de Saint Mandries, Anthoine Bremond, Sauvaire et Jean Julliens et autres particuliers dudit Tollon, disant avoir cause dudit Messire Muradour, et les consuls et communauté de ladite ville, joint à eux, Monsieur le procureur du Roi. A la poursuite duquel procès serait intervenu arrêt de ladite cour, le 18 juin 1577, au vue de pièces, par lequel vue, il est fait mention des susdites lettre royaux du 11 octobre 1571. Requête de jonction de ladite communauté de Tollon du 11 mars 1573. Certains examens à facteur, faits de la part des syndics de S-F du 5 mai 1486. Instrument contenant un procès fait par Monsieur Jean Martin, en son vivant chancelier du Roi de Cicille, Comte de Provence, et Maître Vidal de Cabanes, juge des secondes appellations et Mestre Rassional et Mestre Reynaud Puget, respectivement ,Mestre Rassional par commission du sénéchal de Provence, dans lequel sont insérées l’échange fait entre la Reine Jeanne de Cicille et l’abbé. Ensemble, la sentence donnée par lesdits commissaires, en date, ledit instrument du 17 juin 1455. Autre instrument portant division des prébendes de l’église cathédrale de Tollon, du 14 mai 1525.

1605 – 14 mai : La Forbine (registre aux archives de l’Evêché). Les Forbines – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier des Accates (1872). Forme féminisée du patronyme Forbin. L’Affar de la Forbine du sieur de Gardanne Forbin, sera cité le 23 septembre 1636.

1607 – 14 mai :

1. Houlmes (acte notarié à Allauch). Les Hourmes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872).

2. JAMESTOWN, PREMIERE COLONIE ANGLAISE – Le 14 mai 1607, trois navires anglais, le Susan Constant, le Godspeed et le Discovery, accostent dans la baie Chesapeake, véritable mer intérieure au confluent de plusieurs estuaires. À leur bord 105 hommes sous le commandement de sir Christopher Newport. Ils fondent un établissement permanent sur une terre que de précédents explorateurs ont baptisé Virginie (Virginia) en l’honneur de la reine d’Angleterre Elizabeth 1ère. Ainsi naît la première colonie anglaise d’Amérique (Herodote).

1610 – 14 mai : HENRI IV EST ASSASSINE PAR RAVAILLAC, puis régence de Marie de Médicis qui renvoie Sully. Le trésor royal est pillé (Viguier O. – Mémento … 1993).

1643 – 14 mai : MORT DU ROI DE FRANCE LOUIS XIII, dit le Juste. Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, il était le père de Louis XIV, roi qui lui succéda.

1672 – 14 mai : Luminy, montagne de la chaîne de la Gardiole, commune de Marseille, 1790 (cadastre) . tient son nom d’un propriétaire appelé Luminie (acte de reconnaissance du 14 mai 1672, aux archives de la Major.

1714 – 14 mai : à cette date nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de MARIN Jacques.

1720 – 14 mai : LA PESTE EST AUX PORTES DE MARSEILLE – Le 14 mai, le Grand Saint-Antoine arrive à Livourne avec 5 morts à bord. Le médecin livournais de la Santé indique qu’il faudra prendre des précautions à l’arrivée à Marseille (André Maurice, 1983).

1724 – 14 mai : L’OBLIGATION DE LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE FUT CONFIRMÉE par les déclarations du 16 octobre 1700 et du 14 mai 1724. L’article VII de cette dernière est absolument comminatoire :

« … Enjoignons aux curés de veiller avec une attention particulière sur l’instruction des enfants dans les paroisses. Exhortons et néanmoins ordonnons aux évêques de s’en informer soigneusement ; ordonnons aux pères, mères et tuteurs qui en ont éducation de leur représenter les enfants qu’ils ont chez eux, lorsque les évêques l’ordonneront dans le cours de leurs visites, pour leur rendre compte de l’instruction qu’ils auront reçue touchant la religion, et à nos juges, procureurs et aux sieurs qui ont la haute justice, de faire toutes les diligences, perquisitions et ordonnances nécessaires pour l’exécution de notre volonté à cet égard et de punir ceux qui seraient négligens d’y satisfaire, ou qui auraient la témérité d’y contrevenir de quelque manière que ce puisse être par des condamnations d’amendes qui seront exécutées (…) »
Enfin, l’article VIII indique les voies et moyens d’information : « …Voulons que nos procureurs et ceux des seigneurs hauts-justiciers se fassent remettre tous les mois par les curés, vicaires, maîtres, maîtresses d’école, ou autres qu’ils chargeront de ce soin, un état exact de tous les enfants qui n’iront pas à aux écoles, ou aux catéchisme et instructions, de leurs pères, mères, tuteurs ou curateurs, ou autres chargés de leur éducation, et qu’ils aient soin de rendre compte au moins tous les six mois à nos procureurs généraux, chacun dans leur ressort, des diligences qu’ils auront faites à cette égard (…) ».
Fort de ces prescriptions le clergé se trouvait investi d’un droit absolu sur les écoles, et toutes les délibérations des conseils municipaux (…) révèlent cette prépondérance du presbytère sur l’école. Les résultats d’un enseignement aussi limité étaient médiocres ou insignifiants. D’ailleurs, les régents manquaient généralement d’instruction, de direction, de livres ; et l’instabilité résultant des baux annuels, les changements si fréquents des maîtres n’étaient pas de nature à relever le niveau des écoles populaires (Bourrilly L. 1895 – L’instruction publique dans la région de Toulon depuis le Moyen Age, Toulon 1895, « le Petit Var », p. 44-45 et 83-84)

1790 – 14 mai :

1. MISE EN VENTE DES BIENS DU CLERGÉ (Duby Georges, Histoire de la France, 1987). L’Assemblée décide le lotissement des biens nationaux et leur vente aux enchères, daté du 15 mai 1790 (Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789).

2. Luminy, montagne de la chaîne de la Gardiole, commune de Marseille (cadastre) . Le toponyme vient du nom du propriétaire appelé Luminie dans un acte de reconnaissance daté du 14 mai 1672 (archives de la Major). Au sujet de Luminy, j’ai été à deux reprises membre de jury à l’école d’architecture.

3. FÊTE DE LA FEDERATION – Le 14 mai, à la Fête de la Fédération (à Toulon), le Commandant de la Marine avait mené les farandoles, après le Te Deum devant l’autel en plein air. Mais, en fait, la situation reste très tendue. Les bourgeois de Toulon sont partagés et vont bientôt se regrouper en deux clubs antagonistes (René Merle, Inventaire du texte provençal de la région toulonnaise, de la pré-révolution à la Seconde République. G.R.A.I.C., 69, r. Guigon 83140 Six-Fours, 1986, 222 p).

A la Fête de la Fédération  à Toulon, triple union du Roi, de la Loi et de la Nation. Du peuple, des volontaires de la Garde Nationale et de l’Armée. Pélabon est de ceux qui s’en tiennent au compromis constitutionnel entre le Roi et l’Assemblée sur le plan national, et, sur le plan local, au compromis entre les autorités municipales et la Marine, les régiments royaux. On peut en juger par sa dédicace : « Dédicace à Messieurs les Maire, Officiers municipaux, Procureur et Substitut, et Messieurs les Notables de la Commune de Toulon. » « — A qui pourrois-je dédier mieux qu’aux pères de la Cité, l’ouvrage où j’ai essayé de représenter le spectacle de la triple alliance qu’ils protègent, et de ce jour où les citoyens devenus égaux par le patriotisme se sont tous réunis ? Ce n’est que dans l’ordre et la paix que chacun peut trouver sûreté et bonheur. Il était bien permis de s’exalter à l’aspect des plus heureux présages et de la joie vive et pure dont tout le monde étoit pénétré. » « Si Minerve que j’implorois ne m’a point assez prêté son aide, poursuit Pelabon, je suis sûr de trouver parmi vous la sagesse dont elle est l’emblème. » (Minerve parrainait une loge maçonnique de Toulon, note de R. Merle). Ainsi, six mois après Lou Groulié, Pelabon délaisse l’expression provençale : elle ne lui apparaît pas conforme à la solennité de la circonstance. La Révolution s’écrit en français national. Et il faut remarquer à cet égard que les communes disposant dorénavant d’une quasi-autonomie, c’est bien pour satisfaire les notables de Toulon que Pelabon écrit en français. « La Municipalité se tient honorée de la dédicace qu’il lui offre de cette pièce, & l’accepte avec reconnaissance », lui répond-on (cf. René Merle, Inventaire du texte provençal de la région toulonnaise, de la pré-révolution à la Seconde République. G.R.A.I.C., 69, r. Guigon 83140 Six-Fours, 1986, 222p.).

1792 – 14 mai : Graves troubles au Beausset. La municipalité demande à Toulon de lui envoyer des enquêteurs. Ce furent Charles François Debaux, et Théodore Guérin, tous deux administrateurs et membres du directoire du département (conseillers généraux, de nos jours) qui se rendirent donc sur place vers neuf heures et demi du matin (tous deux seront « victimes » à Toulon les 28 et 29 juillet. Il leur reste donc un peu plus de deux mois à vivre.). Ils apprirent le motif du « trouble » de la veille : c’était la venue au Beausset d’un huissier nommé Salle qui venait assigner 19 témoins à la requête de l’accusateur public. Les témoins étant plutôt « réactionnaires », le peuple crût y voir une machination contre les « patriotes ». Et quand on ne veut pas qu’un témoin parle, que fait-on ? On l’intimide par des menaces, ou on le fait taire… En l’occurrence, on en fit taire deux définitivement, pour intimider les autres ! Puis tout ce monde repart au puits de la bastide Vivon où l’on avait précipité les morts. Du fond du puits, on remonte, bien entendu, les cadavres de Denis Camus et Pierre Marquand. Un certificat médical de constatations est rédigé aussitôt par un chirurgien de la commune, Honoré Eynaud. Il nous apprend que Denis Camus a été atteint de trois balles : une au bas-ventre, une sous le sein droit, une dans la boîte crânienne, Pierre Marquand a été atteint de deux balles : une à la base du thorax, l’autre dans la joue gauche. Les deux hommes sont donc « décédés de mort violente et par armes à feu ». Et qui a les armes à feu au village, si ce n’est la garde nationale ? (Cf. Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

1793 – 14 mai : LES BOUTIQUES DES BOULANGERS ONT ÉTÉ ASSAILLIES PAR LE PEUPLE – Le 14 mai, au Beausset, « les boutiques des boulangers ont été assaillies par le peuple pour se procurer du pain. Sans la vigilance des officiers municipaux qui se sont transportés chez les boulangers pour apaiser le tumulte, il en serait mésarrivé » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1796 – 14 mai : JENNER INVENTE LA VACCINATION – Le 14 mai 1796 a lieu la première vaccination antivariolique. Édouard Jenner inocule la variole au bras d’un petit garçon. Après une dizaine de jours, celui-ci est immunisé contre la maladie. Les grandes campagnes de vaccination qui ont suivi cet exploit ont pratiquement éliminé le virus de la surface de la terre.

1798 – 9 au 14 mai : PRÉPARATIFS DE L’ARMÉE D’EGYPTE – Du 9 au 14 mai, un convoi venant de Marseille ralliait Toulon ; escorté par trois frégates, dont l’Alceste, portant un état-major et des troupes. Ce convoi avait mis trois journées pour effectuer cette traversée, ayant eu sa marche contrariée par des vents soufflant de l’est. A son arrivée, il avait été obligé de mouiller sous les forts Lamalgue et Saint-Louis, en baie des Vignettes. Le 14 mai, Bonaparte reçut l’avis que les convois formés à Ajaccio, à Gênes et à Civita-Vecchia étaient prêts à prendre la mer (Note de Louis Baudoin, 1965, p. 414).

1799 – 7 mai : EXPÉDITION D’ÉGYPTE

Mort de Venture de Paradis (Jean-Michel) – Né à Marseille, le 8 mai 1739, il appartient à une famille de drogmans et de consuls. Il fréquente tout jeune Constantinople pour achever ses études de turc, puis est affecté en Syrie, ensuite au Caire ; il est envoyé en mission au Maroc en 1778, puis à Alger. En 1790, il adhère « aux principes révolutionnaires ». Il est envoyé par le Directoire comme premier drogman, en 1796, à Constantinople. Il revient en France en 1797 et on lui confie une chaire de turc et de tartare à l’Ecole des langues orientales. Bonaparte l’invite à le suivre en Egypte. Il accepte. Atteint d’une grave dysenterie, il meurt au cours de la campagne de Syrie au couvent de Nazareth, dont il connaissait les religieux, le 14 mai 1799.

Il est l’auteur d’une des premières grammaires de berbère publiée en 1844 sous le titre : Grammaire et dictionnaire abrégés de la langue berbère (214 p.).

Venture eut une profonde influence sur le comportement de Bonaparte avec les musulmans. Connaissant admirablement les divers dialectes arabes et le turc, il fut un « drogman », que nul ne put remplacer dans la suite. C’est lui qui pendant la traversée de Malte à Alexandrie prépara la fameuse déclaration de Bonaparte au peuple d’Egypte, d’après Bourrienne, Mémoires II, 158-9.

Sur Venture de Paradis voir Wassef (1975), 140-151, qui résume tous les biographes antérieurs ainsi que la Préface de Jomard à la Grammaire et dictionnaire (op. cit. supra) qui donne une liste des œuvres de V. de Paradis dont la plupart sont encore manuscrites. Voir aussi : E. Guellouz, « Analyse idéologique d’un projet d’expédition d’Egypte : le projet de V. de Paradis… », Les Cahiers de Tunisie n° 81-2 (1973), 123-53.

– Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (Abd-al-Rahaman al-Jabartî) : Mardi 9 du Mois de Dhû 1Hijja 1213  [ 14 mai 1799] – Ce jour est la Fête du Sacrifice. A vrai dire le vrai jour est le 10 (le lendemain). Au coucher du soleil, salves de canons à la Citadelle pour annoncer la fête. De même au lever du soleil. En cette fête, aucun sacrifice n’eut lieu, comme il était d’usage, à cause du manque de troupeaux mis en quarantaine [par suite de la peste]. Les gens avaient d’ailleurs d’autres préoccupations.

[Incident de rue avec un déséquilibré] Parmi les événements de ce jour, on a signalé le fait suivant. Un Grec, marchand de farine, avait à son service un jeune mamlûk qui logeait dans un logement de la wakala de Dhû 1-Fiqâr à la Jamâliyya. Il sortit au moment de la prière de la Fête, puis revint au logement où il trouva le jeune homme avec un sabre et habillé comme un marin. « Où as-tu trouvé ces vêtements ? » lui demanda son patron. « Chez notre voisin Untel, le militaire », répondit-il. Le patron lui donna l’ordre de les déposer et comme le garçon ne voulait pas l’écouter et s’y refusait, il l’injuria et le gifla. Le jeune homme sortit puis revint sur ses pas avec l’idée de tuer son maître. Mais comme celui-ci était en conversation avec un visiteur, il attendit à la porte, ne voulant pas intervenir en présence d’un tiers. Son maître comprit ce qui se tramait et devina la fourberie de son employé. Etc. .

Suivent :

[Incident de rue avec un chrétien, décrit sur une page].

[Ravitaillement, un court paragraphe]

[Commerce avec l’Arabie, paragraphe de 11 lignes].

1806 – 14 mai— AVT Toulon série D délib municip 14 Mai, fol. 113Y). — Demande d’établissement d’au moins un pont à bascule à l’une des portes de la ville. — Autorisation de rétablir le bureau du pesage public pour les grains et farines qui vont et reviennent des moulins. — Projet d’établissement d’un local pour la réclu­sion provisoire des fous et insensés dans les bâtiments des hos­pices civils de la Charité ou de celui du Saint-Esprit

1807 – 14 mai — RÉUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (AVT Toulon série D délibérations municipales fol. 113v, 1805-1852 D.17 / L.68).

— Demande d’établissement d’au moins un pont à bascule à l’une des portes de la ville.

— Autorisation de rétablir le bureau du pesage public pour les grains et farines qui vont et reviennent des moulins.

— Projet d’établissement d’un local pour la réclusion provisoire des fous et insensés dans les bâtiments des hospices civils de la Charité ou de celui du Saint-Esprit

1820 – 14 mai : Ollioules – Désastre causé aux cultures et oliviers par la gelée du 10 janvier 1820 : Délibération du 14 mai 1820 – Le Conseil délibère sur la demande relative à la diminution d’impôts et à une indemnité pour le désastre que la gelée du 10 janvier 1820 a occasionné à la commune. Non seulement toutes les cultures furent détruites, mais tous les oliviers furent gelés (Tolosan, 1937).

1831 – 14 mai : Le préfet du Var, François-Nicolas Goubault, nommé le 14 Mai 1831, est installé le 28 Mai ; il restera en poste jusqu’en juillet 1832. Entre temps, il aura adressé au Ministre du Commerce son premier rapport sur le degré d’activité du commerce et de l’industrie dans le département adressé par le préfet du Var, daté du 14 janvier 1832 – (extraits) : La plupart des industries citées dans ce texte dérivent de l’agriculture. ] « 14 Janvier 1832. Le préfet du Var  au ministre du Commerce. Conformément au désir exprimé dans la circulaire que vous m’avez fait l’honner de m’adresser le 4 de ce mois et qui ne m’est parvenue que le 11, je m’empresse de vous transmettre mon premier rapport sur le degré d’activité du commerce et de l’industrie dans le département.  Le commerce, Monsieur le Ministre, est loin d’avoir acquis dans le Var le développement et les améliorations qui se font remarquer sur divers points du royaume. Quoique essentiellement agricole, le département renferme néanmoins  des  fabriques  qui  pourraient  augmenter  sa prospérité. Il y a des fabriques de drap et autres étoffes de laine, de savon, de sel de saturne, des tanneries, des papeteries et une manufacture de coton. Le défaut de recette d’huile depuis plusieurs années a dû nécessairement ralentir l’activité des savonneries et leurs produits, comme les demandes à l’extérieur, ont peu d’importance (D’après Noyon – Statistique du département du Var, il y avait en 1838, 13 savonneries dans le département  6 à Grasse. 3 à Draguignan, 2 à Toulon, 1 à Brignoles et 1 à Cannes. Elles produisaient en tout 21 200 quintaux de savon). Les fabriques de sel de saturne étaient autrefois en pleine activité, mais la concurrence de l’acétate de plomb fabriqué avec l’acide pyroliqueux leur a porté un préjudice considérable  (Note : le sel de saturne ou acétate de plomb servait en médecine et à la fabrication du blanc de céruse pour les peintures). La mévente de leurs produits en a été le fâcheux résultat. Le commerce des tanneries n’ offre plus les mêmes avantages qu’il procurait autrefois aux fabricants. Ceux-ci éprouvent des pertes qu’ils attribuent à un droit que la ville de Marseille perçoit sur les cuirs qu’on y introduit. Depuis lors, ils ont cessé leurs relations avec cette place et se bornent à faire des expéditions dans les foires du département (D’après Noyon C.-N. 1838, Statistique du département du Var, Draguignan, 1838, 539 p., il y avait 113 tanneries dans le Var : 13 dans l’arrondissement de Grasse, autant dans celui de Toulon, 24 dans l’arrondissement de Draguignan, et 63 dans celui de Brignoles). Les papeteries sont dans un état languissant ; elles ne peuvent espérer voir leurs produits soutenir la concurrence des autres fabrications de l’intérieur que par l’exportation à l’étranger et le défaut de commandes empêche. leur développement (Il y avait 20 papeteries en activité en 1838 dans le Var, la majorité se trouvant dans la vallée du Gapeau : à Solliès-Toucas, Belgentier et à Méounes). Les fabriques de drap et de coton ne sont pas dans  un  état  plus  prospère  ;  les  produits  et  les expéditions sont moindres qu’autrefois (Noyon nous révèle l’existence de 14 draperies dans le Var en 1838 dont 4 signes et 1 à Ollioules). Le nombre des ouvriers que comportent ces fabriques, à l’exception des papeteries et de la manufacture de coton, est peu considérable ; aussi le décroissement se fait à peine remarquer.  Leur salaire n’a pas éprouvé depuis deux ans de variations sensibles. Tels sont, Monsieur le Ministre, les renseignements qu’il m’a été possible de recueillir à la hâte et d’une manière générale. Mon second rapport que j’aurai soin de vous adresser à la fin du mois présentera des notions plus complètes que j’ai demandées à MM. les sous-préfets et maires des communes où il existe des fabriques (Le second rapport n’a pas été conservé). »

1839 – 14 mai : On a tendance à donner à Marius Miche, futur Michel Pacha, des actions et créations qui ne lui sont pas imputables. Pour ce qui est de l’affaire de Djijelli voici comment elle a été officiellement rapportée par l’officier chargé de l’opération (il n’y a pas trace de Marius) : « De Salles à Valée, extrait du rapport du chef d’escadron de Salles, commandant l’expédition de Gigelly, au maréchal gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l’Afrique . Djidjelli, Jijel, Gigeri Gigelly, le 14 mai 1839,

« Je me suis rendu à Constantine pour faire connaître à M. le lieutenant-général Galbois votre projet d’occuper Gigelly et de menacer en même temps la vallée du Rummel. Après m’avoir donné ses instructions détaillées, il me chargea de diriger les préparatifs qui se faisaient à Philippeville et de m’entendre avec M. Le commandant de la marine à Stora, pour assurer le transport et le débarquement des troupes.

« Le 12 mai, à huit heures du matin, l’expédition quitta la rade de Philippeville. Les troupes sous mes ordres se composaient du 1er bataillon de la légion étrangère, de 20 canonniers et de 50 sapeurs du génie. Le matériel mis à ma disposition consistait en deux pièces de 12 de campagne et deux obusiers de montagne.

La flottille expéditionnaire, après avoir doublé le cap Boujaroni, gouverna dans le nord afin de ne pas donner l’éveil aux Kabaïles ; sa marche fut réglée de manière à arriver vis-à-vis Gigelly vers le milieu de la nuit. La rade de Gigelly, quoiqu’elle eût été occupée par les escadres françaises sous le règne du roi Louis XIV, n’était pas parfaitement connue

« Vers une heure du matin, M. le commandant de Marqué, M. Le capitaine de Champeaux, commandant le bateau à vapeur le « Styx » et moi, nous nous embarquâmes dans un canot dans l’intention de pénétrer dans le port, d’en reconnaître l’entrée et de reconnaître le gisement de la côte. Nous ne pûmes parvenir dans le port ; l’obscurité de la nuit ne nous avait pas permis de reconnaître que les courants nous portaient dans l’est et que nous nous trouvions encore à une grande distance du point que nous voulions atteindre. Nous revînmes à bord et, aux premières lueurs du jour, nous forçâmes notre marche et, vers huit heures du matin, l’expédition entra dans le port dont elle venait prendre possession au nom du Roi.

« Dès que les bateaux eurent mouillé leurs ancres, les troupes se jetèrent dans les embarcations ; mais nous ne pûmes atteindre la plage sur laquelle le débarquement devait s’effectuer, les embarcations touchèrent. M. le commandant de Marqué et moi, nous nous décidâmes à longer la ville et à aborder au pied des murailles.

Je sautai à terre avec une compagnie de marins et les grenadiers de la légion étrangère et, aucune résistance ne nous étant opposée, nous traversâmes rapidement la ville ; nous nous emparâmes de la porte de terre et le drapeau national, placé à l’instant même sur la tour qui la domine, fut salué par les troupes de terre et de mer du cri de « Vive le Roi ».

1843 – 14 mai : « RÈGLEMENT DE PÊCHE A LA SUITE D’UN DIFFÉRENT ENTRE LES PRUD’HOMIES DE LA CIOTAT ET DE SAINT-NAZAIRE au sujet de la pêche au sardinal et au palangre, les Commissaires de l’Inscription maritime de la Seyne et de La Ciotat se sont réunis à Saint-Nazaire avec les Prud’hommes des deux ports… Le règlement concernant les pêches dites à la bauguière, aux battudes, aux thonaires, aux entremaux, aux petites palangres, à la sardine, a été pris avec leur accord. Quand une pêche à sardinal et une pêche au palangre se découvriront au large dans un même lieu, les sardinaux feront la prime depuis le coucher du soleil jusqu’à midi. Les palangriers auront le droit de pêcher depuis minuit jusqu’au soleil levé et les sardinaux auront la faculté de faire l’aube… » (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 54-55)

1852 – 14 mai – DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (fol. 1, D. 38 — Registre 24 X 39 cm. — 205 feuillets).
— Lecture et adoption du procès-verbal.
— Continuation de la discussion du Budget de 1853.

1861 – 14 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DIT DU MIDI : « 14 MAI (MARDI) LE RAGAS DE DARDENNE –
« Grand mal de reins et mauvais sommeil. Je me lève patraque. Des coliques, malaise. Mais il fait un tems superbe, la mer est calme, immobile. Je songe à Maurice qui s’embarque à midi et qui aura du moins un bon départ et une belle journée. Je suis retardée par une lettre à répondre (M. Germain). Nous partons à midi, Dieu sait pour quel tour de force ! Nous allons au Ragas, Ragasse, Ragaye, tous les trois se disent, et il n’y a pas un nom propre qui ne soit modifié à volonté par tous ceux qui le prononcent. Matheron a donc le droit de dire mon arnibus, mon ornibus, mon onibus, de même que les Siciliens appellent Garibaldi Carobardo. Nous partons par une chaleur écrasante. Nous recevons une assez bonne ondée au faubourg de Toulon. Nos caoutchoucs nous préservent. Nous gagnons les moulins. Le tems de dégage et la chaleur reprend de plus belle.
« Au pont de la Dardenne, Matheron qui s’est informé en route, prend, avant le pont, un petit chemin à droite, étroit et montueux mais pas du tout mauvais et bien plus beau que l’autre pour la vue. « Nous côtoyons en précipice la Dardenne qui a enfin de l’eau, en raison des pluies dernières. Une eau magnifique, limpide, rapide et grouillante. Nous arrivons par ce chemin au petit pont double, couvert de lierre, que Maurice a dessiné ; nous le passons et nous nous arrêtons au dernier moulin, où Matheron trouve une écurie pour son cheval et un guide pour nous, un ouvrier meunier bien gentil et solide, sans lequel je crois bien que je ne serais jamais arrivée au Ragas. Il a un poignet de fer et sans me faire de mal il me hisse partout. Ah mais, c’est une escalade qui n’est plus de mon âge. C’est à pic, de roche en roche, quelquefois large comme le pied et au bord d’abîmes magnifiques. En somme il n’y a ni danger ni vertige. On peut bien se faire mal en tombant sur place, mais il n’y a pas de passages périlleux en réalité seulement. C’est très dur pour des jambes de 57 ans relevant de maladie. Mais c’est si beau que je n’y pense guère. La chaleur est atroce nous sommes ruisselants. Tout ça ne fait rien, le lieu est beau et le beau fait toujours des miracles. J’arrive un peu essoufflée, je me repose, je redescends et je ne suis pas du tout lasse.
« La gorge que nous descendons à peu près à pic pour la remonter de même, est un superbe chaos de roches calcaires blanchâtres, aux flancs nus, entrecoupés çà et là de végétation assez riche en tant que buissons. Les pins sont toujours noirs et déjetés, bossus, malheureux, mais les myrtes deviennent presque des arbres et les smilax enveloppent tout de leurs lianes épaisses. Les lentisques sont assez frais, très serrés et les chênes coccifères brillent au soleil comme des diamants. Le torrent que nous traversons sur des blocs entassés, est à sec. En revanche, à partir de la source la Dardenne était si pleine et si belle que nous avons vu, en cascades admirables, les grands escaliers circulaires des moulins. Bien nous a pris de venir la voir le surlendemain d’une pluie. Il faudra peu de jours pour la dessécher et quand repleuvra-t-il ? Quant au torrent qui s’échappe du Ragas et qui va la rejoindre, il doit être splendide et former de belles cascades à chaque pas ; mais s’il coulait nous ne pourrions pas aller voir le gouffre, car il n’y a par là aucune espèce de pont. Enfin nous y sommes. C’est une grande fissure ovale tourmentée et tordue au flanc d’une montagne à pic. C’est d’un grand aspect, un grand accident dans un grand cadre. On est de plain-pied dans une sorte d’amphithéâtre irrégulier, impasse de montagne, et on a autour de soi les cimes toutes droites, toutes dentelées, s’appuyant sur des pentes raides couvertes de beaux buissons et de massifs d’arbres. A droite une dent superbe au premier plan, plus loin d’autres dents plus haut perchées. Derrière soi, la gorge qu’on vient de franchir tournant brusquement et formant encore une verticale grandiose. On ne peut pas voir le fond du gouffre. C’est un puits gigantesque que l’on a pourtant mesuré, des échelles descendent jusqu’au niveau de l’eau qui dans son état normal a dit-on 20 mètres de profondeur. Quand il a plu deux jours abondamment, l’abîme se remplit et l’eau arrive à s’échapper par la fissure. Elle y arrive en telle abondance et si violente qu’elle soulève et emporte des blocs énormes. Le meunier qui m’a servi de guide assure même qu’elle les apporte du fond du gouffre. Elle se précipite dans la gorge que nous avons franchie et va rejoindre la Dardenne. Mais le phénomène se produit rarement et presque jamais hors de l’hiver. Un M. Morelli a entrepris d’amener les eaux de cette source à Toulon qui est fort peu riche sous ce rapport. Il fait percer le rocher aux bords de la Dardenne, et compte pousser son tunnel jusqu’au niveau du puits souterrain, c’est une très belle idée et je crois très réalisable, mais ça fait crier tous les messieurs qui croient qu’on leur prendra leur eau, et ça n’a pas l’air d’être encouragé, ni aidé largement, car il y a bien peu d’ouvriers et des petites machines bien petites. On dit que c’est tout ce qu’il faut. Alors gloire à l’industrie humaine, qui avec ses jouets mignons pénètre dans les entrailles de pareilles montagnes, roche compacte partout, dure comme le fer, ce sur une étendue d’au moins un quart de lieue.
« Manceau fait un croquis. Je me repose au milieu des cytises, des lentisques, coronilles, jonc, myrtes superbes, lauriers roses, smilax arbousier, cistes (monspel. pas d’autres), auprès des trous creusés par les martres dans une souche pourrie. Le meunier joue avec son chien. Marie qui a été intrépide se repose, Matheron fait des phrases et raconte des anecdotes. Il s’écrie avec enthousiasme en apprenant les éruptions d’eau du Ragas « Positivement c’est une eau qu’il doit avoir ouna force considérablou ». La source du Vaucluse communique selon lui avec je ne sais plus quelle montagne où un berger surpris par l’orage et l’inondation perdit tous ses moutons, faillit périr et vint se réfugier à Vaucluse. Six mois plus tard la fontaine de Pétrarque en vomissant son trop plein lui rendit son bâton « qu’il fortifia sur son honneur que c’était son vrai baston marqué de sa marque à sa manche mais que pour le reste l’eau lui avait toute cornillé le baston ».
« Nous redescendons sans trop de peine au moulin où je suis empoignée par une vieille dame [la propriétaire] un peu toquée, qui me parle de ses malheurs, des sarrazins, de l’impératrice, d’un rêve qu’elle a fait cette nuit. Bref elle me rase. Nous remontons en voiture et nous reprenons le chemin qui nous a amenés. Le soleil qui s’était caché a reparu superbe, brûlant. Nous descendons à pied au bord de la Dardenne. C’est autrement beau que le Gapeau ! Nous marchons sur son lit de rochers et nous la regardons filer dans leurs angles, ombragée magnifiquement. Je retrouve mon silène rose, qui n’est ni un silène, ni un lychnis, ni un œillet (saponaria ocymoïde). Nous remontons en voiture. Au bout de 10 pas on descend encore. Manceau fait un croquis que je lui demande ; après quoi, on repart et Marie oublie son chapeau sur une pierre. On ne redescend plus que 7 ou 8 fois pour ramasser des insectes et des plantes et nous rentrons à 8 h passées. Manceau ne dîne guère. Je mange pour deux encore aujourd’hui. 11 retape son croquis ; je mets en presse la nigelle de Damas que j’ai cueillie dans la gorge du Ragas, l’osyris alba que j’avais cueillie à Hyères et que je retrouve dans la vallée des moulins, une lobélie, je ne sais laquelle, des pavots jaunes sans cœur noir glaucea. J’ai un peu de dérangement mais je ne suis pas du tout fatiguée ce soir. »

1865 – 14 mai : Demande de départ différé du train du soir par le Conseil municipal de Sanary (archives de Sanary).

1895 – 14 mai : COMBLEMENT D’UNE PARTIE DU FOND DE L’ANSE DU CROS SAINT-GEORGES – Par délibération, le Conseil Municipal demande l’autorisation de procéder à ses frais au comblement d’une partie du fond de l’anse du Cros Saint-Georges «constituant par son peu de profondeur une cause d’insalubrité pour les riverains à la condition que la commune demeurerait propriétaire des superficies qu’elle aurait soustraite à l’action de la mer». L’ingénieur des Travaux Hydrauliques émet l’avis «qu’il paraît bon de ne pas poursuivre indéfiniment le comblement de l’anse du Gros Saint-Georges, cette baie par son abri, est précieuse pour les pêcheurs et les marins, elle peut servir d’abri en rade à des torpilleurs et à ce titre la Marine a tout intérêt à sa conservation. – Toutefois le travail projeté ne parait pas de nature à réduire sérieusement l’étendue de l’abri qu’offre cette baie et, à ce titre son exécution peut être admise. Mais comme il reporte plus au large la zone d’ensablement il est nécessaire que cette opération de comblement soit la dernière». En conséquence tout en donnant un avis favorable à l’exécution du projet, l’ingénieur des Travaux Hydrauliques demande qu’à l’avenir l’assainissement du Cros Saint-Georges ne soit plus poursuivi que par des dragages destinés à y maintenir la profondeur qui s’y trouvera après les travaux projetés (Gisèle Argensse, 1989, p. 89).

1910 – 14 mai : LES « HONGROISES » DEVIENNENT LES « GAULOISES » – A partir du 14 mai, le prix du tabac sera augmenté. Le tabac à priser passera de 1,60 f à 2 f le paquet de 100 grammes. Les cigares dits « députés » et « sénateurs » seront vendus désormais 15 centimes au lieu d’un sou. Ils seront ornés d’une bague. Les cigarettes « hongroises » se dénommeront désormais « gauloises » (Le Figaro, du 12 mai).

1914 – 14 mai : PROJET D’INTERVENTION ALLEMANDE EN HAÏTI ? Le Petit Journal se fait l’écho du New-York Herald qui évoque la possibilité d’une intervention de l’Allemagne en Haïti (Le Petit journal, du 14 mai 1914).
« Le New York Herald commente un singulier projet d’intervention allemande en Haïti, projet non confirmé encore, mais dont la réalisation provoquerait aux Etats-Unis, et en Europe une légitime; surprise.
« En échange d’une créance de 400.000 livres- sterling consentie au gouvernement du président Zamora par la « Compagnie germano-haïtienne », celle-ci aurait obtenu la concession d’un dépôt de charbon à Saint-Nicolas. (…). Mais il y aurait plus, et à l’accord commercial se superposerait un accord d’ordre politique. Une commission, de contrôle des douanes haïtiennes serait créée, sous la présidence d’un délégué allemand qui disposerait en fait d’un mandat sans équivalence et sans limite précise.
« (…) Une prompte mise au point s’impose, qu’il faut attendre de Berlin, en même temps que de Port-au- Prince. »

1915 – 14 mai : COUP D’ÉTAT AU PORTUGAL. Le coup d’État du 14 mai 1915 au Portugal est un soulèvement politico-militaire dirigé par Alvaro de Castro et le général Alfredo de Sa Cardoso, avec pour objectif de le renversement du gouvernement présidé par le général José Joaquim Pereira Pimenta de Castro et l’application pleine et entière de la constitution de 1911 que les révoltés considéraient comme non respectée par le président de la république, Manuel de Arriaga, qui a dissous unilatéralement le congrès de la République sans posséder les pouvoirs constitutionnels pour le faire.

1933 – 14 mai — L’OLYMPIQUE LILLOIS EST LE PREMIER CLUB CHAMPION DE FRANCE PROFESSIONNEL DE FOOTBALL.

1940 – 14 mai :

1. « FORMIDABLE RUÉE ALLEMANDE DE LA HOLLANDE A LA MOSELLE. Au sud de Tirlemont, deux divisions blindées françaises ont affirmé leur supériorité sur les engins cuirassés ennemis » (Le Petit Parisien, mardi 14 mai 1940).
2. COMMUNIQUÉ N° 506 DU G.Q.G. FRANÇAIS — “13 mai (soir). — Les troupes allemandes ont continué aujourd’hui leurs attaques massives tant en Hollande qu’en Belgique.
“En Hollande, elles ont réalisé une avance, notamment au sud du cours inférieur de la Meuse.
“En Belgique, dans la région de Saint-Trond, des contre- attaques françaises, menées principalement par des chars de combat, ont infligé de fortes pertes à l’ennemi.
« Les Allemands ont fait un effort particulièrement important dans les Ardennes belges, où ils ont pu progresser.
« Nos éléments de cavalerie, après avoir rempli leur mission retardatrice, se sont repliés sur la Meuse, que l’ennemi a atteinte sur une partie de son cours.
« L’ennemi a exercé une forte pression sur Longwy. Ses attaques ont été repoussées, de même que celles qui ont été prononcées à l’est de la Moselle et dans la région de la Sarre. Rien à signaler sur le Rhin.
« Les aviations de bombardement alliée et ennemie ont poursuivi leurs actions d’appui des forces terrestres en attaquant les colonnes adverses.
« Quinze avions ennemis ont été abattus au cours de ces engagements.
« Sur les arrières, les actions de l’aviation ennemie, bien que répétées, n’ont causé que des dégâts peu importants » (Le Petit Parisien, mardi 14 mai 1940)
3. « ATTENTION ! DE PETITS BALLONNETS SUSPECTS SONT DÉCOUVERTS À ARGENTEUIL ! Des enfants qui jouaient dans un jardin, à Argenteuil, ont découvert des petites boules, de la grosseur d’une prune, et fermées par un cachet de cire. On estime que ces ballonnets pourraient avoir été lancés par des avions allemands et seraient susceptibles de véhiculer des produits toxiques.
« Ils ont été remis à la commission des expériences de l’artillerie qui les examinera aux fins d’analyse.
On ne saurait trop mettre le public en garde contre d’autres découvertes du même genre ou d’un genre analogue, et même contre toute espèce de trouvaille de provenance inconnue. » (Le Petit Journal, mardi 14 mai)

1941 – 14 mai :

1. LA « RAFLE DU BILLET VERT » – à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le « billet vert » : ils sont « invités à se présenter » le 14 mai dans divers lieux de rassemblement « pour examen de situation ». Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres. 3.700 Juifs sont ainsi arrêtés. Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, ils sont transférés le jour même en train vers le Loiret, dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Ils vont y rester pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé (Herodote).

2. AMIRAL JUBELIN « FLEET AIR ARM » – Pembroke-Docks est une cité ouvrière, construite en briques, dont les maisons n’ont pas toujours un étage. Les bombes y ont fait des ravages terrifiants. Il s’ensuit que pendant la période actuelle de nuits très claires, favorables aux attaques ennemies, la ville est désertée. Ne restent que les équipes de sécurité, police et pompiers.
Ce soir, qui est encore un soir de pleine lune, il y a une chose que je veux étudier, c’est la peur.
Ceux qui n’auront pas vu de blitz, ceux qui n’auront pas éprouvé cette impression d’aplatissement au moment où les bombes arrivent en sifflant et ce sursaut de tout l’être quand la terre vibre, ceux qui n’auront pas vu la colonne d’étincelles et de flammes, le fracas des maisons qui s’écroulent, des pierres qui déferlent, ceux-là ne peuvent pas affirmer qu’ils n’auront jamais peur.
Le village s’est vidé avant la nuit. La population entière va loger dans les fermes et les hameaux avoisinants. Je m’éclaire à la chandelle, le gaz est coupé dans la ville pour près d’une semaine. J’ai l’impression d’être dans un monde désert. Pas un chat dans les rues d’habitude bruyantes, aucun pas sur les trottoirs. Il est plus de minuit, l’astre s’est levé. Voici l’alerte et presque aussitôt, dans le grand silence, naît le vrombissement lointain des escadrilles. Il y a du bruit à ma porte. Je suis surpris, car j’étais à peu près sûr d’être seul dans cette rue. On heurte de nouveau. Je vais ouvrir. Un terrier irlandais se précipite dans mes jambes, me fait mille amitiés. Il a trouvé l’unique maison habitée et, abandonné de tous, est venu partager ma solitude^ Je l’ai fait manger et il dort maintenant comme chez lui, en rond devant la cheminée. Les bombardiers sont passés, ils vont plus loin.
La radio vient d’annoncer l’histoire loufoque de Rudolf Hess qui s’échappe de Berlin et vient se jeter en parachute près de Glasgow. Une seule explication possible : il est menacé de mort par Hitler. Que tout cela est bizarre ! (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, 1ère édition 1951).

1948 – 14 mai : DAVID BEN GOURION PROCLAME OFFICIELLEMENT LA NAISSANCE DE L’ÉTAT D’ISRAËL.

1954 – 14 mai : A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE – Le châssis, les ailes, la coque seront enduits d’une couche caoutchoutée absolument imperméable à l’air, à l’eau et à l’humilité.

1955 – 14 mai : CRÉATION DU PACTE DE VARSOVIE – les Soviétiques répliquent à la création de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) en signant le Pacte de Varsovie avec sept pays satellites d’Europe centrale : Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, République démocratique allemande (RDA), Roumanie et Tchécoslovaquie. Les forces militaires de ces pays sont placées sous un commandement unifié (soviétique). Elles interviendront dans les pays du Pacte eux-mêmes, en Hongrie puis en Tchécoslovaquie. L’alliance disparaîtra d’elle-même en 1989 avec l’effondrement de la domination soviétique sur l’Europe centrale.

1971 – 14 mai : ÉLECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER. Sur 1770 inscrits, on note 1272 votants dont 1237 suffrages exprimés (Gisèle Argensse, 2000, p. 89-90).
Liste d’Union et d’Intérêt locaux : Max Juvenal : 895, Charles Aponte : 788, Roger Argensse : 856, Louis Barnier : 838, Laurent Carcolse : 850, Jean Clément : 854, Joseph Quilgars : 819, Joseph Ros : 850, Victor Scotto di Rinaldi : 801, Georges Souquière : 890, Marcel Taminiaux : 843, Roger Ardissone : 810, Yvonne Delechel Vve Baron : 799, Adelin Blanc : 857, François Colineau : 867, Henri Davin : 771, Léonard Esposito : 834, André Frère : 848, Serge Gendron : 829, Jean Paul Giovanella :8I9, Baptistin Macario : 770.
Liste d’Union pour une Gestion Sociale, Moderne, Démocratique : Esposito Louis : 436, Guillou Roger : 376, Aguilar Théodore : 237, Argaud Yvette : 355, Barchetti Joseph : 316, Bertrand Suzanne : 337, Bianco André : 351, Bianco Jacques : 327, Bonnore Lucien : 324, Calone Joseph Celestin : 357, Cauvi Raoul : 325, Cornillard Jean Michel : 320, Daudé Léo : 332, Quittât Gabriel : 400, Joly Charles : 401, Lacrevaz Pierre : 357, Mehrung Claude : 323, Maretto Roger : 324, Moulard Monique : 326, Pons Camille : 332, Thomas Jeanne : 341.

1998 – 14 mai : LE CENTRE ARCHÉOLOGIQUE DU VAR PEUT SE PORTER PARTIE CIVILE AUPRÈS DES TRIBUNAUX – En application de l’article 4bis de la loi du 15 juillet 1980, le Centre Archéologique du Var peut se porter partie civile auprès des tribunaux, dès lors que des faits dûment constatés portent un préjudice direct ou indirect au patrimoine archéologique varois, qu’il a pour objet de défendre en liaison avec les services compétents de l’Etat. Le Centre Archéologique du Var a été agréé à cet effet par arrêté du 27 avril 1998 (J. O. du 14 mai 1998).

2019 – 14 mai : MÉTÉO SANARYENNE : Lever du soleil à 6h 13, coucher à 20h 51. Après une nuit claire et peu ventée, la journée sera ensoleillée avec un vent d’ouest à sud-ouest qui ne devrait pas dépasser les 20 km/h dans l’après-midi mais atteindre les 25 km/ avec des rafales à 45 au cours de la nuit prochaine. Températures : minimale 14° à 5h, maximale 21° à 14h.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 273e livraison (suite)

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Vers 1570 ; le bourg de Saint-Nazaire comprend trente-six maisons et deux cents familles au moment de la construction de son église paroissiale sur les restes de ce qui a été aux siècles précédents le prieuré dont elle reprend le vocable, Saint Nazaire. C’est pourquoi, pendant très longtemps, les moines de Saint-Victor resteront codécimateurs des revenus de l’église. D’abord église rurale dépendante de l’église paroissiale d’Ollioules, elle ne deviendra succursale que beaucoup plus tard, après la séparation d’Ollioules et de Saint-Nazaire. Dès le début, la communauté manque de prêtre, et fait une sommation le 28 octobre 1570 au sacristain de l’église de Toulon et prieur d’Ollioules qui, influencé par les syndics d’Ollioules, ne manifeste pas un grand enthousiasme à satisfaire cette demande. Il faudra un arrêt du Parlement de Provence pour que les responsables soient contraints d’exaucer les prières des « pauvres habitans et manans » du bourg de Saint-Nazaire. Cet arrêt du Parlement, en date du 27 juillet 1577 portera que Saint-Nazaire serait pourvu d’un prêtre par la cité d’Ollioules pour le service divin et administrer les sacrements aux habitants (cf. B. Rotger, 1984, p. 38 et 39 et Cahier n° 5/6..).

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 473e livraison : (suite)

(Detaille-1907-petits-cireurs-italiens-de-marseille)

1865 – Mai :

1. Ont lieu à Marseille les obsèques de Mgr Lefebvre, évêque d’Isaurapolis, ancien vicaire apostolique de Saigon, décédé.2. Un énorme phoque ayant 2 m 90 de long et pesant à Marseille, à l’âge de 55 ans.

3. Des ouvriers terrassiers trouvent au boulevard des Dames, à Marseille, à une profondeur de six mètres environ, cinq cercueils de pierre froide dans lesquels reposent des sque­lettes entièrement conservés. Ces tombeaux paraissent remonter à une époque fort ancienne.

1865 – Juillet : 

1. Arrivée à Marseille de l’émir Abd-el-Kader, accompagné de ses trois femmes et M. Hecquart, fils du consul français à Damas son secrétaire ; sur son vêtement arabe l’émir porte les insignes de grand-croix de la Légion-d’Honneur.

2. Entre les gares de Berre et de Rognac, à l’endroit où le chemin contourne une colline, et sur une espace de quelques centaines de mètres, — une des voies étant en réparation une seule restant affectée au passage des trains, — une rencontre a lieu entre le train express parti de Marseille à 14 heures 30, et le train omnibus venant de Lyon. Plusieurs wagons sont brisés, aplatis ou se trouvent superposés les uns sur les autres par l’effet de la secousse, il en résulte un grand nombre de blessés dont plusieurs sont recueillis à quelques mètres en dehors de la voie dans les champs où ils ont été lancés par la force du choc.

1865 – Septembre :

1. La police de Toulon fait saisir et disparaître environ quinze quintaux de sardines arrivant de la Ciotat par les voies rapides. Cette pêche miraculeuse, exécutée hier dans la soirée, se trouvait déjà dans un état de décomposition.

2. Le choléra continue à ravager Marseille, Toulon, la Seyne, et commence à se montrer dans bon nombre de localités environnantes. A Marseille et à Toulon, on allume le soir, dans les rues d’innombrables feux qui, outre qu’ils contribuent à purifier l’air, servent en quelque sorte, de dérivatifs aux som­bres préoccupations des populations. Malgré la désertion de trois des principaux chefs d’emploi, le Grand-Théâtre de Marseille reste ouvert. A Arles, plusieurs boulangers prennent la fuite. A Toulon, les pharmaciens sont accablés de travail et ne peuvent plus suffire à la tâche ; l’un d’eux, M. Henry, âgé de 43 ans établi au faubourg du Pont de Las, succombe à la peine.

3. Monsieur le Sénateur adresse aux commissaires de police une circulaire renfermant des instructions pour les mesures à prendre contre le choléra. L’autorité ecclésiastique de Marseille autorise à faire gras le vendredi, pour tout le temps de l’épidémie.

4. L’émir Abd-el-Kader vient s’embarquer à Marseille, pour retourner en Orient,

1865 – Octobre

1. Bénédiction solennelle et pose de la première pierre de la nouvelle église de Septèmes.

2. A lieu à Marseille l’ouverture d’une pharmacie spéciale de secours mutuels desservie par les religieuses trinitaires.

3.Le choléra est en pleine décroissance à Marseille. Pendant toute la durée de l’épidémie, M. le Sénateur, et M. le Maire de Marseille, le Conseil municipal, le clergé n’ont cessé de donner à tous l’exemple d’un zèle méritoire  et du plus complet dévoue­ment. De même qu’à Marseille, les autorités toulonnaises se pro­diguent pour venir en aide aux victimes du fléau. On admire la conduite de Mgr Jordany évêque de Fréjus, du maire Audemard, de M. le Préfet maritime de Chabannes, et de sa digne épouse, qui se constitue la providence vivante des malheureux cholé­riques. A la Seyne une religieuse et un adjoint succombent victimes de leur dévouement.

1865 – Décembre :

1. Plusieurs délégués des corporations ouvrières de Mar­seille, porteurs d’une adresse couverte d’environ 20.000 signa­tures se rendent, successivement chez M. le Sénateur, le général de division et M. le Maire pour leur exprimer leur gratitude du dévouement dont ces hauts fonctionnaires avaient fait preuve pendant la durée de l’épidémie cholérique.

2. Passage à Marseille d’une ambassade marocaine se rendant à Paris auprès de l’Empereur. Les illustres voyageurs ayant eu connaissance des maux occasionnés par l’épidémie et voulant concourir au soulagement des familles victimes du choléra, LL. EE. mettent à la disposition de M. le Sénateur une somme de cinq mille francs –

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 178e livraison :

(La Seyne Do mi si la doré)

1865 – Septembre :

1. La police de Toulon fait saisir et disparaître environ quinze quintaux de sardines arrivant de la Ciotat par les voies rapides. Cette pêche miraculeuse, exécutée hier dans la soirée, se trouvait déjà dans un état de décomposition.

2. Le choléra continue à ravager Marseille, Toulon, la Seyne, et commence à se montrer dans bon nombre de localités environnantes. A Marseille et à Toulon, on allume le soir, dans les rues d’innombrables feux qui, outre qu’ils contribuent à purifier l’air, servent en quelque sorte, de dérivatifs aux som­bres préoccupations des populations. Malgré la désertion de trois des principaux chefs d’emploi, le Grand-Théâtre de Marseille reste ouvert. A Arles, plusieurs boulangers prennent la fuite. A Toulon, les pharmaciens sont accablés de travail et ne peuvent plus suffire à la tâche ; l’un d’eux, M. Henry, âgé de 43 ans établi au faubourg du Pont de Las, succombe à la peine.

3. Monsieur le Sénateur adresse aux commissaires de police une circulaire renfermant des instructions pour les mesures à prendre contre le choléra. L’autorité ecclésiastique de Marseille autorise à faire gras le vendredi, pour tout le temps de l’épidémie.

4. L’émir Abd-el-Kader vient s’embarquer à Marseille, pour retourner en Orient,

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

L’assistante d’un médecin répond au téléphone :

Non, madame ! le docteur n’effectue plus aucune visite à domicile et il n’y a aucune chance qu’il revienne sur sa décision sous le simple prétexte que vous êtes sa femme !

Sur cette vue du cbassin du château de Louis II de Bavière, je souhaite un bon mardi à tous ceux qui suivent mes éphémérides et leur dis à demain !!

Et n’oubliez pas ma chronique du mardi dans Var-Matin.

Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Olivier et à Raphaël.

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