ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 13 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4147).
ILLUSTRATION. Christian Goudineau décédé le 9 mai 2018.
FÊTES
13 mai, sainte ROLANDE ! fille de Didier, roi des Lombards, Rolande dut fuir le palais de son père pour ne pas épouser le fils du roi d’Ecosse car elle voulait se consacrer à Dieu et n’appartenir qu’à lui. Elle atteignit ainsi Villers-Poterie où elle fut accueillie mourante d’épuisement en 774.
28 000 personnes portent aujourd’hui ce prénom qui fut populaire dans les années 1920.
Dans le calendrier républicain, c’était le 24e jour du mois de floréal, jour dédié à la VALERIANE.
DICTON
« Après sainte Rolande, l’été fait place grande ! ».
PENSÉE
« L’ami qui souffre seul est une injure à l’autre » (Rotrou, Venceslas, III, 2).
MÉTÉO MARINE DU JOUR
Un faible flux assez irrégulier de secteur Sud-Est prédomine sur l’ensemble du bassin.
Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables au développement des éclaircies.
Nuit de Dimanche à Lundi : Vent d’WNW force 2 devenant NW force 1 en milieu de nuit puis NNW. Rafales atteignant 6 nœuds en début de nuit.
Mer belle devenant ridée en milieu de nuit. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Journée de Lundi 13 mai : Amélioration en cours de journée : le ciel se dégagera.
Très nuageux le matin, ciel variable devenant peu nuageux l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel peu nuageux.
Vent de SSE force 1 fraichissant force 3 en milieu de journée puis devenant ESE. Rafales atteignant 14 nœuds à partir du milieu de journée. Mer ridée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.
ÉPHÉMÉRIDES.

13 mai – 1307 : Gironde – cours d’eau qui prend naissance dans le versant oriental du Rouet et va se jeter sur la plage du Prado, commune de Marseille (1872). Mention : Geronda, 13 mai 1307 (charte aux arch. municipales).
1378 -13 mai : Camp de Giraud – lieu-dit, commune de Marseille, quartier Saint-Marcel. Mention : Campum Giraudi, 13 mai 1378 (charte aux archives de la Major).
1476 – 13 mai :

1. Belle-Viste – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Solans. Mention : Camp de Bella-Vista, 13 mai 1476 (acte aux archives de l’Evêché).
2. La Crau – quartier rural, commune d’Aubagne. Plaine de safre qui s’étend entre le Beaudinard et les Paluns, et qui va s’adosser sur les collines de Saint-Jean-de-Garguier ; c’est dans cette plaine qu’est le hameau de Saint-Pierre, où était autrefois le Pagus Lucretus. Mention :Crauc, 13 mai 1476 (acte aux archives de l’Evêché).
3. La Fondude – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Gasson. Mention : Fonduda, 13 mai 1476 (registre aux archives de l’Evêché).

1483 – 13 mai : Honoré de Valbelle, commençant son Journal décrit le SAC DE MARSEILLE PAR LES ARAGONAIS (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, 2005). Rappelons l’événement : L’éphémère succès du comte de Provence qui contraint Alphonse d’Aragon à s’enfuir en Catalogne, a pour contrepartie le raid aragonais qui met Marseille à sac (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).
Naguère adopté par Jeanne II, fille de Charles de Duras, et finalement éconduit au profit du comte de Provence, Alphonse d’Aragon retournait dans ses Etats. Le 23 novembre 1423, passant devant Marseille, sa flotte force la chaîne du port, surprend les habitants sans défense, jette à terre une soldatesque avide de pillage qui se rend maîtresse de la ville et y met le feu. Poussé par le vent, l’incendie s’étend jusqu’au pied de la colline où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de la Garde, et ne s’arrête qu’après avoir réduit en cendres quatre mille maisons.
Le 13 mai 1483, Honoré de Valbelle, commençant son Journal (écrira)] En primo, l’an 1423, e le jort 24 novembre, vigilo de Sta Catharina, fon destrucha la cieutat de Marselha per lo rey Alphonso d’Aragon…, e, en aquesto destruction fon raubat lo cap de sant Loys et portat en Valency la grande (Note de de Ribbe : Le chef de Saint Louis, évêque de Toulouse, fut porté par Alphonse V à Valence, avec la chaîne du port et les archives de l’hôtel de ville). En lo même temps fouget tuat, en deffendent aquelo cieutat de Marselha, lo noble senhor Geoffroy de Valbella, ung de mos antecessors. Dans le même temps, les Aragonais remontant le Rhône, y font des prises importantes. Arles se prépare à les combattres (De Ribbe, 1898, p. 36, citant le Journal d’Honoré de Valbelle commencé en 1483, ms de la Méjanes à Aix).

(1991 05 23 n°09 Ollioules Moulin de la Reppe)
1520 – 13 mai : OLLIOULES RACHETE A SES SEIGNEURS SON AFFRANCHISSEMENT DEFINITIF – Par acte signé dans la maison du Saint-Esprit devenue hôtel de ville en titre, et en présence de l’universitat, représentée par tous les chefs de famille, et de Jaume Deydier, bailli des coseigneurs, Ollioules s’affranchissait de toutes les censes, tasques, services et corvées (De Ribbe, 1898, p. 521 et suiv., d’après le Livre de raison de Jaume Deydier, le texte officiel en latin, et une traduction dont une copie appartient aux archives des Deydier. Castellan reprend cela, p. 37 et suivantes ; B. Rotger, 1984 ; Ribot H., 2003)
1610 – 13 mai : MARIE DE MEDICIS EST SACREE REINE DE FRANCE.
1619 – 13 mai :

1. LES EDILES SIX-FOURNAISES OBTINRENT DU ROI LE DROIT DE PORTER UN CHAPERON DE VELOURS ROUGE ET NOIR qui leur fut concédé par lettres patentes de Louis XIII du mois de mars 1619 (Louis Baudoin, 1965, p. 100 : Lettres patentes enregistrées par arrêt de la Cour du Parlement d’Aix, le 13 mai 1619).
2. UNE EPIDEMIE DE PESTE SE DECLARA A CANNES, APRES L’ARRIVEE D’UN NAVIRE EN PROVENANCE DU LEVANT. En 1619, à Saint-Mandrier, des cas de peste furent signalés (Marius Autran, tome 1, 1987)
Le vaisseau nommé Saint Pierre, commandé par capitaine Pierre Guigou, étant arrivé au port de Sepet, ayant la contagion dedans, et le capitaine décédé, Monsieur maître Gaspard de Glandeves, conseillé du roi en la Cour du Parlement, commissaire à cette partie député pour l’exécution de l’arrêt de ladite Cour du 13 mai 1619. Suivant l’ordonnance dudit Sieur commissaire, du 17 dudit mois, portant que toutes les marchandises qui étaient dans la chambre de poupe dudit vaisseau, seraient brûlées, Sieur Pierre Vidal, premier consul, Barthelemy Aycard et Charles Vidal, intendants, se seraient portés, avec Maître André Denans, notaire, audit quartier de Sepet, port de mer, où le vaisseau était ancré. Et ils auraient fait brûler toutes les marchandises qui étaient à ladite chambre, désignées et mentionnées par le verbal qui fut dressé par ledit Maître Denans, notaire, le 24 dudit mois de mai. Cette année-là arrivait au port de Saint-Mandrier (Jean Denans, 1713), presqu’île de Cépet, alors partie intégrante de la commune de Six-Fours, le vaisseau le Saint-Pierre, capitaine Guigou, qui déclara avoir la peste à bord ; son commandant, atteint par le terrible mal, venait de décéder. Prévenu aussitôt, M. Gaspard de Glandevès, conseiller du roi en la Cour du Parlement, ordonna que la cargaison du Saint-Pierre fût brûlée. Dans ce but, les sieurs Pierre Vidal, premier consul, B. Aycard et Gh. Vidal, intendants de la Santé de la commune de Six-Fours, se rendirent, avec Me André Denans, notaire royal, à Saint-Mandrier où le bateau était ancré, et firent livrer au feu toutes les marchandises qui avaient été rassemblées dans la chambre de poupe après en avoir dressé l’inventaire. Le procès-verbal de cette opération fut établi par le notaire Denans, le 23 mai 1619. La Seyne n’eut, heureusement, pas trop à souffrir de cette indésirable visite ; il y eut pourtant quelques cas ainsi qu’à Six-Fours (Louis Baudoin, 1965, p. 212-213 (le texte est fort proche de celui de Denans hormis le fait que Denans note que l’enregistrement se fit le 24 mai et Baudoin le 23 mai)).
Lorsque le « Saint-Pierre » accoste à l’île de Cépet (actuellement Saint-Mandrier) la peste est déjà déclarée à bord et le commandant y a succombé. Le navire est alors mis en quarantaine et la cargaison brûlée, mesures qui permettent de limiter le nombre de décès (Cyril Castelbou la Seyne / chronologie).
1721 – 13 mai : A MARSEILLE, ON BARRE LA RUE DE LA CROIX OU L’EPIDEMIE AVAIT REAPPARU ; on installe un hôpital pour les riches et un pour les pauvres (André Maurice, 1983).

1791 – 13 mai : Cassis – canton de La Ciotat (1872). Mention : Cassis était viguerie d’Aix, avant le décret d’organisation départementale. Le 13 mai 1791, il a été divisé en six sections, savoir : Deffens, Notre-Dame-de-Lumières, Plan, Rompides, Douane et Arène. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille et en dépend encore aujourd’hui.

1792 – 13 mai : TROUBLES AU BEAUSSET – Le 13 mai 1792, alors que le maire du Beausset, ses adjoints (les officiers municipaux) et le procureur de la commune sont assemblés en mairie pour dresser un état des biens des émigrés, on vient les prévenir qu’un attroupement est en train de se former sur la place (actuelle place de la mairie). Le maire s’y rend immédiatement avec Vidal, le commandant de la garde nationale, afin de dissiper l’attroupement, et tenter d’en connaître le motif. Rappelons que la garde nationale assurait une garde permanente depuis le 2 mars. Elle est donc présente et ceinture la place. Le maire s’adresse à la troupe pour savoir ce que les émeutiers demandaient. Il lui est répondu « qu’ayant appris qu’il existait une procédure à Toulon à la requête de Monsieur l’accusateur public et de Monsieur le directeur du jury sur de faux rapports, ils voulaient en empêcher les suites ». Afin de calmer les esprits, le maire promet « d’écrire aux administrateurs du directoire du département pour ne pas donner suite à cette affaire et éviter du désordre et des troubles dans le pays ». Tout le monde semble se contenter de cette promesse et la foule commence à se retirer. Ne voyant plus aucun danger, le maire retourne à la « maison commune », non sans avoir demandé au commandant de la garde nationale et au brigadier de gendarmerie « dé faire des patrouilles et maintenir la tranquillité». Une demi-heure plus tard, plusieurs citoyens font irruption dans la mairie et annoncent au conseil que deux hommes ont été tués aux Grandes Aires : Denis Camus, notaire, demeurant rue place vieille (de nos jours rue Gabriel Péri), et Pierre Marquand, tourneur, demeurant rue St Louis. A cette annonce, le maire, Joseph Eynaud, décide de proclamer la loi martiale. La trompette en avertit la population assemblée devant la mairie, et le drapeau rouge est alors pendu à la principale fenêtre de la maison commune. Après quoi on avertit les assesseurs du juge de paix. Et ceux-ci, en compagnie du maire et d’un détachement de 30 hommes de la garde nationale avec leur commandant, partent à la recherche des cadavres des victimes, qu’ils ne trouvent nulle part ! Et pourtant le massacre des Grandes Aires a bien eu lieu, il en reste pour sinistres preuves deux larges flaques de sang sur le sol… Tout ce beau monde retourne donc à la mairie. Le maire décide d’y passer la nuit « pour être plus à portée de se transporter sur les lieux dans le cas de nouveaux troubles »… (tous deux seront « victimes » à Toulon les 28 et 29 juillet. Il leur reste donc un peu plus de deux mois à vivre).
1793 – 13 mai : IL FAUT TERMINER RAPIDEMENT LA CONSTITUTION – Le 13 mai, Condorcet demanda qu’on en finît. Il fallait, disait-il, terminer rapidement la constitution, sinon la convocation d’une autre Convention serait inévitable. Le comité de constitution termina la Déclaration des droits. Celle-ci fut soumise à la Convention à l’époque où le conflit entre Girondins et Montagnards atteignait son paroxysme, aussi la discussion fut-elle très violente. Les Girondins estimaient que les droits individuels primaient le droit social, aussi ne voulaient-ils modifier la Déclaration de 1789 que sur des points de détail. Au contraire les Montagnards demandaient qu’on adoptât la Déclaration rédigée par Robespierre. Finalement le texte voté fut un compromis : la propriété restait un droit naturel, mais il était affirmé (art. 21) que « les secours publics sont une dette sacrée », ce qui impliquait le droit au travail, et que (art. 22) « la société… doit mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens ». (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France)
1796 – 13 mai : QUI COMMANDERA AU PIEMONT ? – Le Directoire revient sur sa décision de faire organiser la défense du Piémont par Kellermann, face à la menace de démission de Bonaparte.
1800 – 13 mai (23 floréal) : LA COLONNE MOBILE DU CANTON DE SANARY, munie de cinq jours de vivres, reçut l’ordre de se rendre à ANTIBES, lieu de concentration des troupes. Pour l’étoffer, on dut y joindre les conscrits non encore partis pour DIJON ou pour LYON où se trouvaient les camps, 23 floréal an 8 (13 mai 1800). La Colonne mobile qui devait être dirigée sur NICE n’aura pas à se rendre dans cette ville en raison des événements de la guerre. On renvoie dans leurs foyers tous les membres qui la composent, à la condition qu’ils consacrent leur temps à la recherche des déserteurs et de plus c’est dans ses membres que seront pris les hommes devant remplacer les conscrits qui ne répondraient pas à la conscription. Car à NICE, s’est installée la 32e demi-Brigade de ligne et c’est à cette unité que les nouveaux conscrits sanaryens seront affectés. Les déserteurs, réquisitionnaires ou conscrits, sont condamnés à cinq ans de fer et à quinze cents francs d’amende, de plus ils sont déchus de leurs droits civiques. Malgré cela, neuf sanaryens ne se présentent pas au jour prescrit pour leur départ sur les quinze appelés (Rotger B., 1984, p. 329-330).
Du 25 mai 1800 au 13 mai 1801 : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798 –1801 (Abd-al-Rahaman al-Jabartî) :Les événements sont nombreux et occupent 6 pages de l’ouvrage. Nous n’en donnerons qu’un inventaire succinct :

- Démolitions opérées par les Français dans les quartiers du Caire.
Tout le faubourg al-Husayniyya vers Baân al-Futûh et al-Kharûbi où tout fut détruite.
Ils bouchèrent les portes du maïdân (hippodrome) du côté de Rumaïla et du quartier ‘Arab al-Isâr. Ils relièrent le rempart à la mosquée al-Zamar transformée en fort.
Tout ce que les Français construisirent en forts, forteresses et fortifications dans la place d’Alexandrie, à Rosette, à Damiette et en Haute-Egypte est proprement prodigieux et tout cela en peu de temps.
Signalons les démolitions des maisons de l’Azbakiyya et l’aménagement des quais en terre-pleins.
Fut également démolie la maison d’al-Sabunjî.
Ils détruisirent la mosquée du mont d’Al-Dikka et tout l’alentour ainsi les mosquées du Birkat al-Fil, une des merveilles du Caire, celles d’al-Ru’i’î, d’Uthman Khayyr Bey Hadîd, d’al-Benhâwi, .al-Tartûshi, d’al-‘Adwa ?), d’Abd al-Rahman katkhuda, etc. Autres destructions : des mausolées et des tombes en-dessous de la Citadelle en utilisant la poudre, tout particulièrement dans le quartier de Muqattam.
Ils modifièrent le nilomètre, détruisirent les banquettes des boutiques donnant sur la rue, coupèrent des arbres et des palmiers dans tous les jardins du Caire et dans toute l’Egypte. Ils prirent même le bois des bateaux et des barques ainsi que le bitume, le fer, etc. Les marchandises virent leurs prix augmenter et les échanges se raréfièrent tandis que le prix des transports augmentaient jusqu’à décupler..
- Jabarti relève la coquetterie recherchée des femmes qui sortaient sans pudeur et sans honte. Beaucoup de Français demandèrent des femmes égyptiennes en mariage.
- Les soldats de Ya’qûb le Copte étaient tirés des bas-fonds. Ils détruisirent les alentours du quartier chrétien où ils habitaient.
- La crue du Nil fut extraordinaire.
Puis survint la peste en Egypte et en Syrie avec jusqu’à 600 morts par jour et cela jusqu’au 23 mai.

1806 – 13 mai — ASSEMBLEE COMMUNALE DE TOULON – AVT Toulon série D délib. Municip. 13 Mai, fol. 113Y). — Demande adressée à l’Empereur pour qu’il déclare nationales les trois rentes transférées à la caisse d’amortissement au préjudice de la commune. — Règlement et division en classes de l’Ecole Secondaire communale. — Le Conseil demande à l’Empereur de ne pas autoriser des taxes additionnelles à l’Octroi municipal et de Bienfaisance autres que celles proposées à la séance du 14 février. — Demande d’établissement d’une troisième foire le 30 Mai. — Réparation du chemin vicinal de Toulon à La Garde.
–1807 – 13 mai — ASSEMBLEE COMMUNALE DE TOULON – AVT Toulon série D délib. Municip. (fol. 113v) — Demande adressée à l’Empereur pour qu’il déclare nationales les trois rentes transférées à la caisse d’amortissement au préjudice de la commune. — Règlement et division en classes de l’Ecole Secondaire communale. — Le Conseil demande à l’Empereur de ne pas autoriser des taxes additionnelles à l’Octroi municipal et de Bienfaisance autres que celles proposées à la séance du 14 février. — Demande d’établissement d’une troisième foire le 30 Mai. — Réparation du chemin vicinal de Toulon à La Garde (AVT Toulon série Délib. Municip. 1805-1852 D.17 (L.68).).
1841 – 13 mai : DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (AVT Toulon série D délib. municipales 1805-1852 D.17 (L.68). – fol. 154 – Le conseil délibère qu’il y a lieu d’établir cinq chemins de grande communication qui sont :
1° celui du littoral, partant de Toulon et allant arriver à la limite du département près La Ciotat, passant par Six-Fours, St-Nazaire, Bandol et St-Cyr.
2° celui de Pierrefeu à Toulon par la Crau, Hyères et la Garde.
3° celui de Toulon au Pradet, Carqueiranne et Hyères.
4° celui de Toulon à La Seyne
5° celui de Toulon à Signes par le Revêts.
1861 – 13 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DIT DU MIDI ; “13 MAI (LUNDI) ARSENAL. MAURICE PART POUR ALGER.

Calme plat, absolu, pas un souffle dans les feuilles, la mer reprend son air de satin gris argenté, le golfe est un miroir. Le ciel est d’un gris doux, un peu lilas, quelques gouttes de pluie ce soir, il fait chaud quand même, c’est une journée de nos climats et ça repose. Et si ça dure quelques jours Maurice arrivera sans encombre. Dieu le veuille ! Nous déjeunons à 11 h avec Talma et M. Gouin. Cordouan a été retenu à Hyères par le mauvais tems d’hier. Le déjeuner est assez présentable. Nous partons à 1 h. M. Gouin avec qui j’ai échangé mon étui à cigarettes reste chez lui. Talma nous conduit dans son petit canot à l’Arsenal. C’est immense, mais ça manque absolument de la poésie des usines de Montluçon et de Commentry. Il y a trop de propreté, trop d’aises, trop d’ordre. C’est trop gouvernemental. Les ouvriers ne sont pas beaux comme ceux du Bourbonnais. D’ailleurs la nature des travaux qui consistent plutôt en ajustages qu’en fabrication de grosses pièces, ne prête pas à ce mouvement énergique et à ces bruits formidables qui m’ont tant frappé là- bas. Ici les machines fonctionnent à peu près toutes seules. Ce qui est étourdissant c’est la quantité, la diversité, la régularité des choses emmagasinées. Une pièce pour les bouillottes, une autre pour les soufflets, un bâtiment entier pour les clous, que sais-je ? Tout ce qui peut armer et meubler une flotte est là sous la main, rangé, numéroté et en quantité inépuisable puisqu’elle est toujours tenue au complet. Des arbres de navires, des hélices, des roues formidables, des chaînes monstrueuses, des ancres. En somme, ça étonne et n’intéresse pas beaucoup quand on ne comprend pas l’emploi de toutes ces choses, ce sont des machines fabriquées par d’autres machines. Mais les grandes pièces ne sont pas faites ici, elles viennent du Creuzot [sic], il n’y a ici ni grandes fonderies ni hauts-fourneaux. Ce qui m’a le plus amusé, c’est la boulangerie241 où deux ou trois cents mitrons ressemblent par leur costume à des esclaves antiques, confectionnant le biscuit de mer. Plus heureux que ceux de Rome, ils n’ont pas à pétrir. Les machines s’en chargent. Ils ne font que recevoir la pâte, la placer sous la machine à couper sous la machine à aplatir [sic] sous la machine à piquer. Une autre machine entraîne le tout sur une feuille de tôle courant sur une table étroite qui n’en finit pas et qui porte au four. Mais comme ces machines vont vite, les ouvriers ont fort à faire pour les suivre et donner à point le coup de main nécessaire. Aussi c’est une prestesse, un entrain, une adresse magistrale et une abondance de mouvemens qui fait penser aux fantastiques cuisines de Pantagruel et de Gargantua. Quoique ce soit une maigre chair qui se prépare là, c’est plus gai de voir travailler à nourrir des hommes que de voir fabriquer tous ces autres engins pour les tuer. La salle des armes est féerique aussi242. Ça ressemble au palais enchanté du Diable : des lustres, des vases, des lyres, des fleurs, des arbres divers, palmiers, pins, aloës, des harpes, des socles, des guirlandes, tout cela fait de poignards, de pistolets, de canons de fusil, de batteries et fragments de toutes sortes d’armes meurtrières. Ça brille. C’est ingénieusement agencé, ça a l’air très gai. Mais quand on pense, c’est barbare ! Beaucoup de galériens243 de tous côtés, des jeunes, des vieux, des couples, des bonnets verts tout seuls (perpétuité) des Arabes pauvres diables qui ont fait ce que leur religion et leurs idées prescrivent et qui ne comprennent pas pourquoi ils sont là. L’air résigné, tous, des figures douces et mêmes bonnes à côté de figures atroces. Lesquels sont les vrais coquins ? On paraît les traiter avec beaucoup de douceur, et ils n’ont pas l’air de haïr leur travail qui n’est pas plus dur que celui des autres ouvriers du port et de l’Arsenal. Après l’Arsenal que je ne visite pas tout entier, nous allons pour voir le Jérôme Napoléon244. Mais il n’y a pas moyen. On est en train de peindre le plancher même et tout le pont est une marre d’encre. Un jeune officier décoré très gentil vient s’excuser de ne pouvoir nous faire entrer. Nous revenons au quai de l’Arsenal pour retrouver Matheron à la porte où nous lui avons donné rendez-vous. Pas de Matheron. Nous allons à pied chez Cordouan [sic] longue course sur un chien de pavé dans une abominable ville puante, mal bâtie et sans le moindre atome pittoresque. Nous montons 17 étages et 24 échelles245, pas de Cordouan. Il n’est pas revenu. Heureusement, on nous ouvre son atelier et je peux me reposer. Taima me montre toutes les études qui y sont, peintures, aquarelles, dessins, pastels. C’est très joli, un peu trop fantaisiste, trop habile, trop facile et pas assez grandement senti. On peut dire que c’est compris plutôt que senti, et interprété plutôt que rendu. Malgré ça, c’est intéressant. Il y a des choses non finies qui valent mieux que tout le reste et qui sont presque belles de sentiment. Et puis c’est une quantité de paysages provençaux tous magnifiques par eux-mêmes. Vers la fin de cette revue Courdouan arrive. Il a une excellente figure mais il est sourd comme un pot et moi qui ne peux pas élever ma voix basse sans glapir ou sans m’enrouer, je suis obligée d’avoir Taima comme truchement. Courdouan entame un autre carton. Ce n’est pas que ça m’ennuie, mais l’heure avance et Matheron perdu. Où est la malle de Maurice qu’il devait porter au chemin de fer ? Manceau est retourné à l’Arsenal, il a été voir à une autre porte, il y a une lieue d’une porte à l’autre et il y a trois portes246. Il a couru, il s’est mis en eau, et pas de Matheron ! Nous prenons un fiacre, nous conduisons Maurice à la gare. Ses effets y sont. Nous lui disons adieu et nous retournons en fiacre à l’Arsenal. Enfin Matheron y est. Il s’explique, il se justifie. On l’a fait attendre à la gare un tems infini pour lui donner un bulletin de récépissé. Nous nous transvasons dans sa bagottoire247 et Manceau s’avise heureusement que Maurice n’aura pas aisément ses effets sans ce bulletin. Nous retournons à la gare. Maurice accourt demandant son bulletin que nous lui remettons. On se rembrasse, on se redit adieu et nous revenons à Tamaris, moi, le cœur un peu gros quand même, et pourtant je suis contente qu’il voyage. Il en a besoin. Dîner. Mancel ne mange pas. Je mange pour deux. Mais je suis très lasse et j’ai mal aux reins. Bésig. Je perds. Quelques plantes au fagot. Scabieuse rose très jolie. Lettre de Damas-Hinard248 qui m’envoie de la part de l’impératrice un billet de 1 000 F pour le père Quiquisolles. C’est très gentil. Que Dieu bénisse les bons riches ! J’écris à l’impératrice pour la remercier, à Damas Hinard, à Poney qui est venu avec sa famille sans nous trouver. Manceau va se coucher de bonne heure. Marie aussi. Une lettre de Marguerite nous annonce la mort de la mère Tourny249. Pauvre mère Tornite !

1869 – 13 mai : LA FORET DE LA COLLINE DE SANARY BRULE LE 13 MAI 1869, SANS QU’ON CONNAISSE L’ORIGINE DE CET INCENDIE. Le feu se propage pendant plusieurs jours malgré les interventions de nombreux voisins qui recevront de vives félicitations pour leur courage. Delattre G., ms : Malgré le partage à l’amiable de 1862, la forêt de la colline de Sanary brûle le 13 mai 1869, sans qu’on connaisse l’origine de cet incendie. Le feu se propage pendant plusieurs jours malgré les interventions de nombreux voisins. Désormais, les acquéreurs de Biens Nationaux se conduiront en seuls maîtres de leurs terres, et oublieront les servitudes favorables aux pauvres. Partout, ceux-ci devront émigrer en ville, où ils devront trouver à s’employer dans l’industrie naissante, à Marseille, à Toulon, à La Ciotat, et à La Seyne. Dès la fin du XIXème siècle, les bûcherons, les charbonniers, même les résiniers, tout le peuple des bouscatiers, seront des étrangers à la région, Piémontais le plus souvent pour les bûcherons et charbonniers, Gascons pour les résiniers, tous engagés par contrat par le propriétaire. (Gérard Delattre, ms, n°163 – 14 nov. 1793-1845 – Le défends de Sanary. ; Rotger B., 1984, p. 421.)
1875 – 13 mai : BENEDICTION DE LA PARTIE AGRANDIE DU CIMETIERES DE SAINT-MANDRIER – En 1875, le cimetière de Saint-Mandrier ayant été agrandi, M. Tortel archiprêtre bénit le 13 mai la partie agrandie en même temps que la pierre que l’on venait de placer sur la tombe de M. Lautier (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 68).
1902 – 13 mai :
1. LE TITRE D’INGENIEUR EST ATTRIBUE AUX OFFICIERS DU GENIE MARITIME LE 13 MAI 1902 ET A CEUX DE L’ARTILLERIE NAVALE LE 5 NOVEMBRE 1909. Dans chaque arsenal, le service des constructions navales est placé sous l’autorité d’un ingénieur général de deuxième classe assisté d’un ingénieur chef de première classe. Ce service se compose de plusieurs sections : celle des constructions neuves, des ateliers et des réparations. Les ingénieurs du génie maritime sont assistés des ingénieurs de la direction des travaux recrutés parmi les agents techniques (Cyrille Roumagnac, 2001).
2. LES PRUD’HOMIES DE SANARY ET DU BRUSC INTERDISENT LA PECHE AUX GARBELLES (langoustières) car cette technique dépeuple la côte (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).
1902 – 13 mai : Une pétition a été décidée au niveau des cinq Prud’homies, dont le texte était le suivant : “Les patrons pécheurs des Prud’homies de Bandol, Sanary, Le Brusc se sont réunis le 13 mai 1906, dans le lieu ordinaire de leurs séances, sous la Présidence de M. BONNEGRACE, 1er Prud’homme, pour prendre une décision concernant les bandes de marsouins qui détruisent leurs filets et les placent dans une situation difficile pour subvenir aux besoins de leurs familles” (Patania L., Guillaume J., 2002).
1909 – 5 novembre : LE TITRE D’INGENIEUR EST ATTRIBUE AUX OFFICIERS DU GENIE MARITIME LE 13 MAI 1902 ET A CEUX DE L’ARTILLERIE NAVALE LE 5 NOVEMBRE 1909. Dans chaque arsenal, le service des constructions navales est placé sous l’autorité d’un ingénieur général de deuxième classe assisté d’un ingénieur chef de première classe. Ce service se compose de plusieurs sections : celle des constructions neuves, des ateliers et des réparations. Les ingénieurs du génie maritime sont assistés des ingénieurs de la direction des travaux recrutés parmi les agents techniques.
Un service de l’artillerie de Marine séparé de l’artillerie terrestre est constitué un depuis 1624, mais le corps des ingénieurs de l’artillerie navale ne sera institué que le 5 novembre 1909. Ils suivent les cours de l’école d’Application située à Paris. Les élèves sont issus essentiellement de l’école Polytechnique à partir de 1807. A la fin des cours, ils sont envoyés dans les arsenaux pour suivre un enseignement pratique. Les directions de l’artillerie navale dans les arsenaux sont chargées d’installer à bord des bâtiments les canons, les appareils de conduite de tir, d’effectuer les réparations si nécessaire et de constituer les stocks de munitions. Elles gèrent les industries où sont forgés les canons de la Marine. Un ingénieur de l’artillerie navale fait partie de l’état-major de l’escadre de la Méditerranée et de l’Atlantique. Pour les seconder, ils ont des ingénieurs de direction de travaux et des agents techniques. Le corps des ingénieurs des travaux maritimes est un corps composé d’ingénieurs des Ponts et Chaussées spécialisés dans les travaux portuaires. Ils exercent des fonctions d’étude et de surveillance ; les travaux étant toujours effectués par des entrepreneurs privés. Les ingénieurs hydrographes sont recrutés parmi les élèves de Polytechnique et les officiers de Marine. Ils sont chargés de la remise à jour des cartes hydrographiques, la rédaction des instructions nautiques et les livres d’astronomie. Ces corps d’ingénieurs sont complétés par les officiers d’administration à partir de 1846. Le bon fonctionnement administratif, financier et comptable repose sur ces derniers (direction de travaux, comptable des matières, service commissariat de la flotte et santé) (Cyrille Roumagnac, 2001).
1918 – 13 mai : ACCIDENT DU SOUS-MARIN « AMIRAL BOURGOIS » (type Bourgois, diésel / électrique) Le 13/05 : Affecté à l’ENSM à Toulon avec ordre de réparer les moteurs ; le 25/11 : Arrêt total des travaux ;
1921 – 13 mai : DECES DE JEAN AICARD, MAIRE DE SOLLIES-VILLE, l’auteur de « Maurin des Maures », (Flammarion, 1967, rééd. Le Livre de Poche n° 4775, 1976, 416 p.) et de « L’illustre Maurin » (Flammarion, 1973, rééd. Le Livre de Poche n° 4776, 1976, 448 p.).
1923 – 13 mai :
1. SAINT-MANDRIER – LES TROIS THONIERS QUI ENCOMBRENT L’APPONTEMENT DU QUARTIER DES RUSSES SONT ENFIN VENDUS. Ces bâtiments, dont deux sont coulés, appartenaient à l’ex-chantier Fabre. Ces ruines enlaidissent notre coquette rade. Les deux thoniers coulés provenant de la faillite de cette compagnie, sont renfloués en juin et emmenés à Toulon où ils subiront les réparations que nécessite leur état. Il reste le thonier N° 1 qui est à flot et qui sera enlevé plus tard. Le chantier à bois de Saint-Mandrier a vécu. Une maison sera construite en bordure du terrain et on y plantera des arbres fruitiers. Vers 1967 on construira sur cet emplacement l’immeuble « Le Président » (Gisèle Argensse, 1989, p. 162).
2. A SANARY, UNE TENTE POUR LES CONFERENCES DE L’ÉGLISE METHODISTE ÉPISCOPALE DE FRANCE, FUT INSTALLEE SUR LE TERRAIN DE LA CAMPAGNE BOLIVARD (emplacement du Chantier des Baux) Le pasteur conférencier fut Monsieur Lannière (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
–1931 – 13 mai : PAUL DOUMER EST ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.
–1941 – 13-16 mai :
1. ROTATION DU PORTE-AVIONS « BEARN » ENTRE MARTINIQUE ET GUADELOUPE (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
2. 13 mai : AMIRAL JUBELIN – « FLEET AIR ARM ». Cette sorte de guerre est répugnante. Ce matin j’ai vu l’importance énorme des dégâts : la station de la Royal Air Force était le but visé. Quelques mines ont anéanti des blocs entiers de maisons. Le superbe mess où je logeais avant d’avoir un appartement en ville n’est plus qu’un tas de pierres fumantes. Les déblayeurs s’affairent. J’ai assisté à des scènes déchirantes. Le plus dur, c’est de voir des gens, l’air égaré, tourner autour des ruines pour chercher un être cher enseveli. J’ai eu soudain envie de vomir. D’un tas de gravats, une petite main, seule, émergeait encore intacte à côté d’un corps broyé.
Mais la station continuera son activité. Au moment où j’arrive, on est en plein déménagement. Nous allons nous installer à une quinzaine de kilomètres sur le bord d’une rivière. Les officiers devront loger dans un château réquisitionné par l’armée : Lawreny Castle.
Me voilà bien éloigné de mon petit appartement. Aussi, ai-je acheté, séance tenante, une petite motocyclette pour rentrer à Pembroke lorsque je ne suis pas de service (Amiral Jubelin, Marin de métier, pilote de fortune, 1ère édition 1951)..
–1943 – 13 mai :
1. LA DERNIERE UNITE DE I’« ARMEE AFRIKA» CAPITULE. A 11 heures, la dernière unité, la 164e Division légère Afrika, dépose les armes. 130 000 soldats allemands sont faits prisonniers. 18 594 restèrent en arrière, ils sont enterrés en Egypte, en Libye et en Tunisie. Plus de 3 400 sont manquants. Les autorités italiennes donnent le chiffre de 13 748 morts italiens sur le théâtre d’opérations nord-africain, à quoi s’ajoutent 8 821 disparus. La commission anglaise des a dit, fin avril 1958, que les forces de combat du Commonwealth britannique déploraient 35 476 morts en Afrique du Nord. La commission américaine donne des pertes totales pour toutes les armes et services américains en Afrique du Nord pour 16 500 hommes. Si l’on ajoute le nombre des morts français, le compte sanglant de la guerre en Afrique du Nord s’élève à plus de 100 000 morts. Cent mille soldats morts ! Les monuments d’El Alamein, de Tobrouk et des cimetières militaires honorent ces morts et préviennent les vivants des horreurs de la guerre.
2. DENONCIATIONS DANS LA PRESSE COLLABORATIONNISTE – Quelques articles de la presse collaborationniste spécialisée dans des campagnes antisémitiques d’une extrême violence. Voici un des spécimens de cette littérature de cabanon :
L’Appel, 13 mai 1943 : « Aujourd’hui nous estimons indispensable de signaler publiquement, à l’attention de notre ami Darquier de Pellepoix, la femme Orienstein domiciliée, 23, rue Keller, dans le XIe arrondissement. Cette juive étrangère ne se contente pas d’attendre avec impatiences l’arrivée imminente — qu’elle croit — des « libérateurs » anglo-américains, elle appelle de tous ses vœux celle des bolcheviks dont elle ne se gêne pas pour faire publiquement l’apologie. La place de cette créature est à Drancy. Tous les habitants du quartier demandent qu’on l’y envoie d’urgence. »
1944 – 13 mai : DEPORTATION D’UNE RESISTANTE SEYNOISE – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 ; parmi eux, RODRIGUEZ Marie Louise (née CŒURDEROY) (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistante, née le 27 Février 1885 à Villers-Vermont (Oise), déportée au départ de Paris – gare de l’Est par le convoi du 13 mai 1944 à destination de Ravensbruck, morte en déportation le 18 Mai 1945 au camp de Ravensbrück (Allemagne).
1945 – 29 avril et 13 mai : ELECTIONS MUNICIPALES EN FRANCE (Jean-Charles Volkmann, 2003). Elections municipales, les premières auxquelles les femmes participent. Victoire de la Résistance et des partis de gauche, associés au FN et au MLN, mais la confection de listes communes n’a pas été possible dès le 1er tour. Le communiste Bartolini est maire de Toulon. Le Dr Sauvet (FN) maire de La Seyne (Var 39-45 / guerre / chrono)..
1958 – 13 mai : PRISE DU POUVOIR A ALGER PAR LES MILITAIRES, le général Jacques Massu forme un Comité de salut public. À Paris, investiture du gouvernement Pflimlin (Jean-Charles Volkmann, 2003).
1977 – 13 mai :
1. A SAINT-MANDRIER, DEVELOPPEMENT DU QUARTIER DU PIN ROLLAND-MARÉGAU. Louis Clément a su mettre en valeur le Pin Rolland-Marégau en autorisant le développement de nombreux lotissements, en y apportant l’électricité, l’assainissement, en aménageant le chemin qui le reliait au village. La Municipalité de Max Juvenal va compléter l’extension de ce quartier. M. Giraud a vendu ses terrains à M. Chourgnoz, M. Palmade vend lui aussi à M. Chourgnoz, et de petits immeubles sortent de terre pour former des lotissements aux noms poétiques. Des commerces s’ouvriront plus tard : boulangerie, librairie, boucherie, épicerie, cave à vins, coiffeur… Le « Camping de la presqu’île » appartenait à un laitier qui partit en Argentine. M. Arnal tenait le Bar Sainte Asile. En face de la marinière, une casse de voitures a heureusement disparu. M. Vuillot achète le Bar Sainte Asile qui devient un restaurant très fréquenté à la belle saison. Le promoteur, M. Chourgnoz fait une cession gratuite de terrain au lieu-dit « Le Gounod » (emplacement des H.L.M. du Baou Bleu) pour en faire un stade de rugby. On essaie d’aménager le terrain en construisant un mur de soutènement, mais la surface d’évolution du terrain est insuffisante. D’autre part, une décharge publique contrôlée a permis d’achever le comblement de l’anse du Pin Rolland. Sur la demande de la Direction Départementale Maritime, on a fait un remblaiement prolongé au-delà du terrain de sports pour implanter la route départementale et, par la suite, le port Pin Rolland. Avant cette réalisation, pour accéder au chantier Galian, créé en 1974, on avait laissé un passage entre le terrain de rugby et les vestiaires. Ainsi, le stade de rugby se fera sur le remblaiement de l’anse tandis que sur le terrain prévu au «Gounod », on construira les H.L.M. du Baou Bleu. Dès le début de ce troisième mandat, la Municipalité va faire des démarches pour l’acquisition par le Département d’une parcelle boisée à réserver en espaces verts. Cette parcelle, d’une superficie de 29a I3ca, cadastrée sous le n° EI297 au quartier du Pin Rolland, lieu-dit « Sainte Asile » et appartenant à Ecobet Promoteur, sera acquise par la commune. Le 13 mai 1977, la demande d’ouverture d’une pharmacie au Marégau, formulée par M. René Hammoun est rejetée. La Municipalité fera une demande de dérogation spéciale pour l’obtenir en faisant valoir que le quartier avait plus de 700 habitants et souffrait cruellement de l’absence d’une pharmacie. M. Hammoun obtiendra son autorisation à la grande satisfaction des habitants de ce quartier (Gisèle Argensse, 2000, p. 107-109).
2. BAPTÊME DE L’ECOLE DU CREUX-SAINT-GEORGES – Le Conseil municipal de Saint-Mandrier décide de donner le nom de Louis Clément au groupe scolaire du Creux-Saint-Georges (Gisèle Argensse, 2000, p. 107).
2000 13 mai : SIX-FOURS – Sur la voie d’une culture européenne. La commune participe au programme européen « Culture 2000 » visant à valoriser le patrimoine historique. Six institutions étrangères sont réunies aux Embiez jusqu’à ce soir.

Le Cap Sicié, le plus au sud du Var, a toujours été un obstacle à la navigation. Du haut de ses 350 mètres, il permettait, à l’époque de surveiller l’ensemble des chemins maritimes.
Le nouveau programme communautaire de soutien aux activités artistiques et culturelles, adopté par le Parlement européen et par le Conseil n’a pas laissé la ville de Six-Fours indifférente. La commune est depuis toujours liée aux activités de la mer.
Ainsi, au travers de ce programme, intitulé « Culture 2000 », sept institutions, originaires de Grèce, Finlande, Norvège, Espagne, France, Portugal et Italie ont décidé de mettre en commun leurs idées afin de développer le thème « Itinéraire sur les antiques voies du commerce. »
Valoriser les itinéraires de commerce de l’époque
Depuis hier matin, tous participent à des réunions de travail sur l’île des Embiez, afin de mettre en place la création d’un site Internet et l’édition d’un CD- Rom. L’objectif d’un tel projet est avant tout de valoriser les antiques itinéraires de commerce.
Pour Henri Ribot, secrétaire du centre archéologique du Var, qui travaille sur ce projet en partenariat avec la municipalité, il est important de faire découvrir et de mettre en valeur des sites historiques qui ont marqué de leur empreinte le tissu économique, historique et artistique.
Le Cap Sicié : un obstacle à la navigation

«Le Cap Sicié fait partie de notre patrimoine historique. C’est le plus au sud du Var, avec des changements climatiques importants. Au niveau topographique, il dépasse les 350 mètres et a été de tout temps un obstacle à la navigation. Il entre dans le projet Culture 2000, puisqu’il faut savoir que Six-Fours, associée très tôt au commerce phocéen puis marseillais, a connu une implantation grecque ancienne qui utilise le Cap Sicié et les îles des Embiez dès le VIe siècle avant notre ère ».
La ville de Six-Fours a de tout temps eu une position stratégique dans le contexte du commerce méditerranéen. Au travers de Culture 2000 et donc, dans la perspective de la création d’un site et d’un CD-ROM, le maire, Jean Sébastien Via latte, et les représentants municipaux entendent bien donner une nouvelle ampleur à la commune.
Pour Henri Ribot, « il n’y a aucun doute, ce projet apportera incontestablement un plus culturel et touristique à Six- Fours… ». (Prisca THIVAUD, Var-Matin, Six-Fours, 13/05/2000)
2018 – 13 mai: NOUS APPRENONS QUE CHRISTIAN GOUDINEAU EST DECEDE MERCREDI 9 MAI !

-Matthieu Poux, professeur d’Histoire antique à l’Université Lyon 2, que nos amis de Découvertes et Civilisations ont entendu en 2017, à la Médiathèque, dans une magistrale évocation de ses fouilles à Corrent, dans l’Allier : « Tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à l’archéologie, la pratiquent en tant que professionnels, bénévoles ou simples passionnés, ont appris ce matin la triste nouvelle : Christian Goudineau nous a quittés hier soir, au terme d’une longue descente aux enfers — ceux-là même qu’il avait si subtilement mis en scène dans sa dernière grande exposition Post Mortem. Qu’ils l’aient connu ou non, tous savent bien ce qu’ils lui doivent. Au-delà du grand savant qu’il était, de ses écrits innombrables, de l’empreinte qu’il laissera dans la recherche, nul n’ignore qu’il a œuvré durant toute sa carrière pour la reconnaissance de l’archéologie nationale (gauloise, romaine, gallo-romaine…) dans le paysage académique français, du Collège de France aux plus modestes universités de province, ou dans la législation, à travers les lois qui régissent aujourd’hui le fonctionnement de l’archéologie préventive. Son engagement permanent aux côtés des acteurs du terrain, dont témoigne le Centre archéologique européen de Bibracte, son souci d’ouverture en direction du grand public, servis par un rare talent d’écrivain et de conteur qui l’a rendu célèbre bien au-delà de notre petit cénacle, lui vaudront sa place parmi les plus grands archéologues du siècle écoulé. Tous ceux qui, comme moi, ont bénéficié de son affection, de sa fidélité et de sa générosité, viennent de perdre bien plus qu’un ami. Pour tout cela, Christian Goudineau a bien mérité d’être pleuré et honoré à la manière antique, au son des cuivres et à grand renfort de libations (modérées). »
-Henri Ribot, président du Centre archéologique du Var : « Un ami, un maître, s’en est allé et, avec lui un grand pan de ma vie, celui de l’éveil à l’archéologie et à la recherche de terrain. Avec lui, avec cette expérience que nous avons vécue à ses côtés, nous avons parcouru toute la Provincia depuis Toulouse jusqu’à Nice et de Marseille à Lyon. De 1974 à 1977, dans le creuset du site de Taradeau (Var), nous avons rencontré et côtoyé tous ceux qui allaient devenir des ténors de l’archéologie antique française. De quatre ans mon aîné, il fut pour moi un mentor au sens premier du terme. Il me guida comme un frère et m’amena à publier mes travaux. Professeur à la faculté d’Aix, Directeur des Antiquités historiques de Côte d’Azur, il aida à la mise en place du Centre archéologique du Var, cette structure unique en son genre où se roda ce qui allait devenir l’archéologie préventive. Plus tard, devenu professeur au Collège de France, il n’oublia pas ce terroir provençal dans lequel il avait semé des graines qui sont devenues à leur tour des chercheurs dont la France avait besoin pour interpréter son passé. Que de soirées avons-nous passées à chanter, gratter la guitare autour d’une table toujours bien garnie, où le bon vin coulait à flots. Christian, tu nous régalais d’anecdotes et nous faisais partager ta vie tant privée que publique. Auprès de toi, petit instituteur que j’étais lors de notre première rencontre – c’était en 1973-, j’ai attrapé le virus de la recherche, de l’écriture et, surtout, de la diffusion auprès du public des avancées de notre recherche historique. Antiquisant, tu n’oublias jamais qu’il y avait aussi des préhistoriens et des médiévistes. Combien te doivent-ils tous ceux à qui tu as mis le pied à l’étrier en leur permettant de fouiller des sites dans le Var et les Alpes Maritimes. Merci, Matthieu, pour ce texte que tu as rédigé à l’occasion de sa mort. Et levons une dernière fois notre verre à la mémoire de celui qui restera à jamais notre ami. A Christian ! »
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Christian Goudineau, rappelons quelques-uns des ouvrages que nous a légués cet ami au grand cœur qui fut tout à la fois un professeur d’histoire antique de très haut niveau et, comme vice-président du Conseil supérieur de la Recherche archéologique, le lanceur de la recherche archéologique moderne en France.
– La céramique arétine lisse, dans Fouilles de l’Ecole Française de Rome à Bolsena (Poggio Moscini) 1962-1967, tome IV, Ecole Française de Rome, Mélanges d’Archéologie et d’Histoire, supplément 6, Paris, De Boccard, 1968, 392 p.
– Notes sur la céramique à engobe interne rouge-pompéien (Pompejanisch-roten platten). Mémoires de l’Ecole Française de Rome, 82, 1970, p. 159-186.
– La céramique dans l’économie de la Gaule : céramique et histoire, céramique et société, céramique et niveau de vie, dans Les Dossiers de l’Archéologie, n° 6, septembre-octobre 1974 : Les potiers gaulois à la conquête du monde romain, p. 103-110.
– Sites de l’Age du Fer et gallo-romains de la région de Nice, – Livret-guide de l’excursion B3 dir. Ch. Goudineau, IXème Congrès de l’UISPP, Nice, 1976, 84 p.
– Une enceinte protohistorique : l’oppidum du Fort à Taradeau, dans : Sites de l’Age du Fer et gallo-romains de la région de Nice, – Livret-guide de l’excursion B3 dir. Ch. Goudineau, IXème Congrès de l’UISPP, Nice, 1976, p. 7 à 31.
– Archéologie et histoire de Provence, Bull. de la Soc. Sciences Nat. et Archéolo Toulon et Var n° 215, 3ème et 4ème trimestre 1976, p. 14
– Le statut de Nîmes et des Volques Arécomiques, Revue Archéologique de Narbonnaise, IX, 1976, p. 105-114. Il existe un tiré à part de cet article (même présentation, même pagination).
– Note sur la céramique commune grise gallo-romaine de Vaison, Revue Archéologique de Narbonnaise, X, 1977, p. 153-169.
– La céramique commune grise gallo-romaine, note complémentaire, Revue Archéologique de Narbonnaise, XI, 1978, p. 196-212.
– « La Gaule transalpine à l’époque hellénistique », in C. Nicolet (dir.), Rome et la conquête du monde méditerranéen. 2, Genèse d’un empire, Paris, PUF, coll. Nouvelle Clio, 1ère édition, 1978, 2ème édition, 1989, p. 679-699. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– Les fouilles de la Maison au Dauphin, recherches sur la romanisation de Vaison-la-Romaine, XXXVIIe suppl. à « Gallia », CNRS, Paris, 1979, vol. 1 : 326 p. et 101 pl., vol. 2 : 12 dépliants.
– « La ville antique », dans : Février Paul-Albert, Goudineau Christian, Kruta Venceslas – La ville antique des origines au IXe siècle, Tome 1 de l’Histoire de la France urbaine (dir. G. Duby), Seuil, 1980, 606 p.
– Informations archéologiques, circonscription de Côte d’Azur, Gallia 1981, fasc. 2, p. 538-539.
– Douze ans de recherches archéologiques en Côte d’Azur, Histoire et Archéologie, Dossier n° 57, Octobre 1981, p. 6 ; – Les oppida de l’Age du Fer, découvertes récentes, id. p. 13-15 ; – L’oppidum du Fort à Taradeau, id. p. 22 ; – Une fouille de sauvetage aux Aiguières – A propos des monnaies d’Antibes, id. p. 52-53
– Leçon inaugurale, Collège de France, 1982.
-« L’âge du fer et l’époque gallo-romainer », dans Regards sur la France : 28e année, avril 1982, Regards sur le Var, La Seyne, publication périodique, dir. G. Nedjar, Paris, SPEI éditeur, 1982, p.137-142..
– « Vaison La Romaine a-t-elle usurpé son nom ? », L’Histoire, 52, janvier 1983, p. 60-70. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– Chaire des Antiquités nationales – Leçon inaugurale – 14 décembre 1984, leçon n°97, Collège de France, 1985, 27 p., rééd. Open Editions books, distributeur : Amazon media UE, 21 mars 2013, 27 p.
– La Gaule urbanisée, dans : Goudineau Ch., Guilaine J.
– De Lascaux au Grand Louvre, Archéologie et histoire en France, Errance, 1989, p. 240-243.
– Naissance et développement des villes romaines, dans : Goudineau Ch., Guilaine J. – De Lascaux au Grand Louvre, Archéologie et histoire en France, Errance, 1989, p. 236238.
– Naissance et développement des villes romaines ; – Lugdunum (Lyon), dans Goudineau Ch., Guilaine J. – De Lascaux et Grand Louvre, Archéologie et histoire en France, Errance, 1989, p. 236-239.
– La Gaule urbanisée ; – Les villes restreintes des IIIe et IVe siècles, dans Goudineau Ch., Guilaine J. – De Lascaux et Grand Louvre, Archéologie et histoire en France, Errance, 1989, p. 240-243.
– « A propos de C. Valerius Procillus », Etudes celtiques, 26, 1989, p. 61-62. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
Goudineau Chr. (dir.), Aux origines de Lyon, Documents d’Archéologie de Rhône-Alpes, 2, série lyonnaise n°1, 1989,126 p..
– « Les textes antiques sur la fondation de Lugdunum », in Chr. Goudineau (dir.), Aux origines de Lyon, Documents d’Archéologie de Rhône-Alpes, 2, série lyonnaise n°1, 1989, p. 23-36. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Les textes antiques sur la fondation de Lugdunum », in Chr. Goudineau (dir.), Aux origines de Lyon, Documents d’Archéologie de Rhône-Alpes, 2, série lyonnaise n°1, 1989, p. 23-36
– César et la Gaule. Ed. Errance, coll. « De la Gaule à la France : histoire et archéologie », 1990, 368 p.
– « Les provinces de Gaule : problème d’histoire et de géographie », in Mélanges Pierre Lévêque, Annales Littéraires de l’Université de Besançon, 5, 1990, p. 161-170. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Marseille entre César et Pompée », Revue de Marseille, septembre 1991, p. 34-35. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Marseille grecque et la Gaule », Etudes massaliètes, 3, Lattes et Aix, 1992, p. 451-456. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Incinération et inhumation dans l’Occident romain », in Actes du colloque Toulouse-Montréjeau (7-10 octobre 1987), Toulouse, 1992, p. 4247-253. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Camille Jullian et l’histoire de la Gaule », in C. Jullian, Histoire de la Gaule, Paris, Hachette-Livre, 1993, p. 6-XXIV. Repris dans Goudineau – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « La patrie gauloise sous le Haut-Empire », in La patrie gauloise d’Agrippa au VIe siècle, Actes du colloque de Lyon (1991), Université Jean-Moulin, 1993, p. 149-160. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Les Gaulois n’étaient pas des barbares », L’Histoire, 176, avril 1994, p. 32-45. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Bibracte, capitale des Eduens », L’Archéologue – Archéologie nouvelle, 4, mars 1994, p. 36-45. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
Goudineau Ch. – « Bibracte, capitale des Eduens », L’Archéologue – Archéologie nouvelle, 6, juin 1994, p. 62-72. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « César et la guerre des Gaules », in J. César, Guerre des Gaules, Paris, Imprimerie nationale Editions, 1994, p. 7-49, coll. Acteurs de l’Histoire. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « La Gaule après la défaite », in Vercingétorix et Alésia, Catalogue d’exposition, Paris, R.M.N., 1994, p. 316-318. Repris dans – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Par la barbe et la moustache de nos aïeux », L’Archéologue – Archéologie nouvelle, 26, novembre 1996, p. 6-13. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « La conquête du Midi de la Gaule », in M. Reddé (dir.), L’armée romaine en Gaule, Paris, éditions Errance, 1996, p. 9-20. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « La Gaule de la mort de César à celle de Néron », Cambridge Ancient History, 43 BC-AD 49, Cambridge University Press, 1996, p. 464-502. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « Lettre à Lucius », Voyage dans la Provence antique, L’Archéologue – Archéologie nouvelle, n° spécial, juillet-août 1996, p. 4-19. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– « L’Eldorado gaulois et le problème du mercenariat », L’Archéologue – Archéologie nouvelle, 33, décembre 1997-janvier 1998, p. 4-14. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– Regard sur la Gaule. Ed. Errance, 1998, 380 p.
– Il y a 2500 ans… L’année terrible : 52 av. J.-C., L’Archéologue – Archéologie nouvelle, hors-série n°1, juillet-août 1998, 68 p. (nota : . Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998).
– « La Gaule des Flaviens aux Antonins », Cambridge Ancient History, XI, 1998. Repris dans Goudineau Ch. – Regard sur la Gaule, Ed. Errance, 1998.
– Le dossier Vercingétorix. Actes Sud / Errance, 2001, 348 p.
– Par Toutatis ! Que reste-t-il de la Gaule ?. Paris, Seuil « L’Avenir du Passé », 2002, 186 p.
– Une Gaule plus romaine que Rome, dans : Science et vie n° 224, 2003 : Enquête : arts et techniques de la Gaule romaine, p. 6-16.
– L’enquête de Lucius Valérius Priscus, Actes Sud / Errance, 2004, imprimé 2005, 334 p.
– Le procès de Valerius Asiaticus, Actes Sud, 2011, 442 p.
– Goudineau, M. Lejeune, J. Marion, G. Rougemont, F. Salviat, Cl. Varoqueaux, Cl. Vatin, OPHRYS, 1971, 206 p.
– Goudineau Ch., de Kisch Y. – Vaison la Romaine. Ministère de la Culture, Office du tourisme de Vaison, 1984, coll. Guides archéologiques de la France 1, 96 p.
Goudineau Ch., Guilaine J. – De Lascaux au Grand Louvre, Archéologie et histoire en France, Errance, 1989, 592 p.
– Février Paul-Albert, Goudineau Christian, Kruta Venceslas – La ville antique des origines au IXe siècle, Tome 1 de l’Histoire de la France urbaine (dir. G. Duby), Seuil, 1980, 606 p.
Françoise Brien – Les documents et collections archéologiques relatifs au site de Tauroeis – Tauroentum Le Brusc, Var. Thèse de IIIème cycle sous la direction de Christian Goudineau. Aix, 1982 dactylographié.
-Jules César – La Guerre des Gaules, présentation et annotations de Christian Goudineau, Paris, Imprimerie Nationale, 1994.
-Publications universitaires des lettres et sciences humaines d’Aix – Etudes d’archéologie provençale. Textes de JP Cèbe, M. Euzennat, Chr.Goudineau.
… et beaucoup d’autres encore !
2019 – 13 mai : Journée ensoleillée annoncée avec des températures de 14° pour les minimales et de 22° pour les maximales. Le vent, relativement calmé durant a nuit, se réveillera vers 11 h pour atteindre les 25 km/h à partir de 11h avec des rafales pouvant atteindre les 50 km/h, pour s’éteindre en fin d’après-midi.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 272e livraison (suite)

Rappel des faits
Le protestantisme dans l’Ouest toulonnais au XVIe siècle.
Incontestablement, le clivage politico-religieux du conflit a un impact beaucoup plus conséquent sur les populations que celui des guerres d’Italie, d’autant plus qu’il se double de difficultés d’approvisionnement des communautés en guerre et d’un retour de la peste en 1587.
Au XVIème siècle, il semble n’apparaître dans l’Ouest varois quelques protestants qu’à Ollioules et à Signes. Il n’y a, en tout cas, de cimetières protestants que dans ces deux localités. A Ollioules, seigneurie laïque, aucun problème ne se pose : les protestants sont mêlés aux catholiques dans la milice locale en 1568. A Signes, par contre, seigneurie ecclésiastique de l’évêque de Marseille, il y a des oppositions qui éclatent et qui tournent au drame. Signes joue de malheur, car les Carcistes ligueurs sont basés à Brignoles et font facilement des incursions jusqu’au village. Aux ravages des troupes et aux charges financières exigées par leurs chefs s’ajoutent la peste et une inondation catastrophique. Par refus de payer les taxes nouvelles, le Conseil de Communauté prend à l’unanimité le parti des protestants, puis trouve un accord de paiement… qu’il ne peut pas honorer vu les calamités. La population poussée à bout, pille et détruit le château de l’évêque, ce qui se termine par l’exécution du meneur. En 1598, avec l’Edit de Nantes, les places protestantes de Provence sont limitées : Ollioules avec Saint-Nazaire (Le cimetière des huguenots est encore cité à Ollioules en 1713. Cf. Castellan, 1937, p. 120-121), et Six-Fours avec La Seyne dépendent en principede la communauté protestante du Luc, Signes, Le Beausset, Le Castellet et La Cadière de celle de Marseille (Cahier du Patrimoine ouest varois n°5/6).
Première église paroissiale de Saint-Nazaire ; confrérie de Saint Nazaire ; chapelles de Notre Dame de Consolation et de Notre Dame de Pitié ; Sainte Ternide.
En peu d’années, Saint-Nazaire va se doter d’une infrastructure religieuse conséquente, preuve d’une démographie en plein développement. En 1561, soit un an avant l’édit de Saint-Germain qui octroie 670 églises réformées aux protestants, la population de Saint-Nazaire érige une chapelle dans le défens de Portissol, et la dédie à la Vierge sous le nom de Note Dame de Pitié. La fête particulière en est le 8 décembre jour de l’Immaculée-Conception, et une procession aura dorénavant lieu le 15 août, jour de l’Assomption. Ce ne sera que plus tard que l’habitude sera prise d’en faire une chapelle privilégiée des pêcheurs. La garde en est confiée à un ermite qui y habite et doit l’entretenir. Il a pour rôle de sonner la cloche pendant un orage ou un brouillard intense afin de permettre aux navires de rentrer au port. Cette chapelle renferme aussi de nombreux ex-voto, et on particulier ceux des gens de mer (Cahier n° 5/6. Actuellement (écrit en 2002), le jour de leur communion solennelle, les communiantes et communiants s’y rendent en procession pour remercier la Vierge).
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 472e livraison : (suite)

1868 – Armements marseillais – Banqueroute des frères Pereire.
1865 – janvier :
1. Dans la soirée, on voit à l’horizon de Marseille une immense lueur. Elle provient d’un incendie qui s’est déclaré dans l’après-midi, dans un réservoir d’huile de pétrole, au quartier Ste-Marthe, dépendant de l’établissement de la Compagnie Pennsylvanienne.
2. A Marseille, on enlève la fontaine de la place St-Ferréol.
1865 – février :
1. « L’Architecture romane du midi de la France » – Le maréchal ministre de la maison de l’Empereur et des beaux-arts souscrit pour 60 exemplaires de l’ouvrage de notre compatriote M. Revoil, intitulé : « L’Architecture romane du midi de la France ».
2. Assassinat de M. Corneille, un des plus riches capitalistes marseillais. Malgré une fortune s’élevant à quatre millions, M. Corneille était connu par ses habitudes de parcimonie excessive et par sa manie de laisser inhabités ses nombreux immeubles.
1865 – mars :
1. Passage à Marseille de S. A .R. le Prince Alfred, fils de la reine d’Angleterre.
2. Un coupé renfermant trois dames et un jeune homme est emporté par le cheval et entraîné dans le vieux port de Marseille ; on a à déplorer la mort des trois dames ; le cocher ayant réussi à se sauver, est mis en état d’arrestation comme prévenu d’homicide par imprudence.
3. A l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prince Impérial, l’Empereur a nommé chevalier de la Légion d’Honneur les maires appartenant à la Provence, dont les noms suivent :
Michel, maire de Mont-Blanc (Basses-Alpes), 45 ans de services, cultivateur, âgé de 76 ans ;
Parrisol, maire du Canet (Alpes-Maritimes), 47 ans de services gratuits, âgé de 74 ans ;
Félix, maire de Mallemort (Bouches-du-Rhône) 34 ans de services. M. Félix avait obtenu des médailles pour son dévouement, lors des épidémies cholériques de 1837 et 1854;
Gaimard, maire de Saint-Zacharie (Var), 34 ans de services. M. Gaimard a transformé, par de nombreuses améliorations, la commune qu’il administre ;
Décor, maire de Montreux (Vaucluse), 35 ans de services. M. Décor avait obtenu une médaille pour son dévouement lors de l’épidémie cholérique de 1837.
1865 – Avril :
1. Une pêche extraordinaire est faite à la Ciotat, des pêcheurs prennent ce jour-là d’un seul coup de filet environ 700 thons dont le moindre pèse 15 kg.
2. La ville de Marseille fait l’acquisition d’un beau tableau La Retraite de Russie, par Beaume, le peintre Marseillais dont les œuvres figurent à Versailles et dans les plus riches galeries,
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 178e livraison :

L’église paroissiale actuelle de La Seyne (Notre-Dame de Bon Voyage) date de 1682, est construite selon les plans du curé de la paroisse Rossoli. Celui-ci s’est certainement inspiré des travaux de la Cathédrale de Toulon menés de 1654 à 1661, sur les plans de Jean Ribergue pour les croisées d’ogive et les clés de voûte, et de ceux de l’église de La Ciotat du début du même siècle pour les fenêtres doubles de chaque travée des bas-côtés. Trois escaliers monumentaux mènent aux trois portes de la façade. Celle-ci date de 1892 et comprend un portail en plein cintre, à portes doubles séparées par un trumeau, précédé d’une statue colonne de la Vierge à l’Enfant, avec linteau orné de feuillage, et tympan sculpté. La voussure est unique et simple et repose sur des colonnes corinthiennes faisant jambage. Le tout est surmonté d’un gable suffisamment détaché pour y loger des statues, et d’une rosace. Deux portes plus petites, elles aussi à tympan surmonté d’un gable, et à voussure simple reposant cette fois sur des piliers à chapiteaux taillés dans le jambage, puis d’un oculus, s’ouvrent sur les bas-côtés. Le pignon répète le gable de la porte, avec croix sommitale, et repose sur une ornementation en denticule, surmontant elle-même une arcature à cinq bandes lombardes. Ces bandes lombardes se répètent sur les pignons obliques des façades des bas-côtés. De plan basilical, l’église est constituée de trois nefs de quatre travées, voûtées d’ogive, et est terminée par un chœur carré coiffé d’une voûte en coupole à huit côtés avec oculus ovale, orienté au Sud-Ouest. L’éclairage est fait aussi bien par des fenêtres percées dans les bas-côtés, que dans le haut de la nef principale. Les dimensions sont 39 m de longueur, 19 m de largeur y compris les bas-côtés, 17 m de hauteur. La nef principale à 7 m de largeur, et les nefs secondaires 5 m. Le clocher est carré, édifié sur le côté est du chevet, et coiffé d’un campanile en fer forgé. Il abrite quatre cloches, plus une cloche pour l’horloge : -cloche de 1689 : H = 1 m ; D = 1,05 m ; note : Fa dièze, -4 cloches de 1862. La cloche de 1689 est celle de l’horloge. Elle a été installée en 1705. C’est la seule qui subsiste d’avant la Révolution et elle a été classée Monument Historique le 7 octobre 1981. L’église elle-même est classée depuis le 2 décembre 1988. Mobilier et Œuvres d’Art : En application des nouvelles normes liturgiques fixées par le Concile de Vatican II (1962-65), le décor a été considérablement simplifié. L’orgue date de 1892. Il a été rénové en 1967, et classé Monument Historique en 1981. Des vitraux modernes de Frédérique Duran ont été posés en 1967. La patronne de l’église est la Vierge sous le nom de Notre-Dame de Bon-Voyage. La titulaire est plus précisément Notre-Dame de la Visitation. La fête de la Visitation de la Vierge est le 31 mai, mais se célèbre à La Seyne au début juillet (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Je vous souhaite un bon lundi à tous !
Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Olivier et à Raphaël.

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