ÉPHÉMÉRIDES DU 3 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 3 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4137)

Illustration : 3 mai 2006Le trésor de la chapelle Notre-Dame du Beausset-Vieux disparaît (cl. Pierre Saliceti)

Météo marine du jour pour Sanary

(Sanary-Portissol-1983, cl. H. Ribot)

Un flux modéré assez irrégulier de secteur Ouest prédomine sur l’ensemble du bassin.

Pour Plage de Portissol : Avis de vent frais au large.

La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des nuages qui resteront rares
Nuit de Jeudi à Vendredi : Vent d’WNW force 5 se maintenant toute la nuit. Rafales atteignant 28 noeuds en début de nuit.

Mer agitée devenant assez agitée en milieu de nuit. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Journée de Vendredi 3 mai : Il fera beau.

Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel variable devenant moins nuageux.
Pas de précipitations. Vent d’WNW force 5 le matin temporairement W force 6 en milieu de journée. Rafales atteignant 31 noeuds en milieu de journée. Mer assez agitée devenant peu agitée le soir. Houle petite et courte de SSW. Visibilité excellente.

FÊTES

(cliché H. Ribot pris au Zimbabwé, parc de Kwambé)

Le 3 mai, nous souhaitons bonne fête aux Philippe et aux Jacques dont les saints patrons étaient ceux des chapeliers des faubourgs. C’est à ce dernier que nous devons le proverbe « Saint Jacques, à la pomme et à la poire, donne le sel et le poivre ».

La Révolution a dédié ce 14e jour du mois de floréal An II au Chamaerops, palmier de petite taille originaire des régions bordant la Méditerranée occidentale. !

Le 3 mai était, autrefois en Provence, réservé à la fête de l’Invention de la Croix. A cette occasion, était organisée la foire de la transhumance à Arles. En haute Provence, la tradition voulait que l’on fît bénir, à la messe, de petites croix qui étaient ensuite plantées dans les champs pour protéger les cultures.

LOCUTION PROVENÇALE :

(1900-famille-paysanne-dAllauch-photo-Detaille-Marseille.)

“Abrieu fres pan et vin douno

Se maï es fres l’y va meissouno”

(Avril froid donne pain et vin,

si mai est froid, il moissonne tout.)

DICTON

Empruntons-le au catalan – « A falta de grives cal manjar merles », dois-je traduire ce dictons que j’ai retrouvé dans un livre publié en 1882 à Perpignan ?

PENSÉE.

„Vous pouvez déchirer l’idée, vous ne la détruirez jamais complètement. S’il n’en reste pas de quoi faire un drapeau, il y en aura assez pour faire une cocarde“ (Victor Hugo, Tas de pierres).

ÉPHÉMÉRIDES :

1880 -Joanny Rave -Bapteme à l'église St-Victor.
1880 -Joanny Rave -Bapteme à l’église St-Victor. Coll. H. Ribot)

1251 – 3 mai : Marseille – L’autel Notre-Dame dans l’église haute de Saint-Victor est consacré.

1348 – 3 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Lo Tuve (charte aux archives de la Major). Le Tuve – ravin et chemin, quartier de Saint-Antoine. Première mention : Lo Tuver, 12 mars 1349 (ibid.).

1562 – à partir du 3 mai : GUERRES DE RELIGION – Le massacre de Barjols donne la suprématie aux protestants. La garnison, composée en majeure partie des amis de Richieu, s’y livra à tous les excès. Les soldats ne se contentèrent pas de troubler l’ordre des cérémonies en jouant du tambour et en tirant des coups de feu pendant la messe; ils fouillaient indécemment les femmes pour voir si elles portaient ou non des chapelets et maltraitaient les paysans qui venaient au marché, sous prétexte de mauvais desseins de leur part. Lors du pèlerinage de Saint-Marc, alors que les catholiques suivaient pieusement et pieds nus la procession, ils semèrent sur leur passage des graines d’épinards qui les blessaient et étaient l’occasion de contorsions grotesques et de plaisanteries obscènes (3 mai 1562). Cette journée, dite des Épinards, provoqua un soulèvement général. Les soldats furent chassés d’Aix aux cris de : Paie pour Barjols ! Paie pour Barjols ! Et les catholiques, demeurés vainqueurs se vengèrent de leurs humiliations par de sanglantes représailles et d’atroces cruautés. Le chef d’une des bandes qui se signalèrent par leur fureur était un paysan, Sen Tarron. Il avait brodé sur sa bannière une pioche, layssado, et ces mots : la messo sara giammay layssado. Dès lors ce fut en frappant sur cet instrument avec une baguette de fer qu’on appela les fanatiques dans la rue, mais pour les lancer à de nouveaux massacres. C’est alors que fut assassinée et pendue Marchionne, dont le crime était d’être mariée à un libraire protestant, alors que fut massacré le conseiller Salomon qui, à diverses reprises, s’était fait l’apôtre de la tolérance. Son cadavre fut traîné dans les rues et mutilé, mais le Parlement ne poursuivit pas les assassins, qui pourtant étaient connus ; à vrai dire, toute notion de justice avait alors disparu. On ne savait plus que s’entretuer au nom d’un Dieu d’amour et de paix, et c’était le clergé qui, trop souvent, s’associait à ces manifestations quand il ne les dirigeait pas, moins le clergé séculier que les moines qui, eux, n’hésitaient pas à descendre dans la rue et donnaient le plus funeste exemple du fanatisme. Alors commence une période d’extrême confusion. Les catholiques ont d’abord le dessus. Sous la direction de Sommerive, le fils du comte de Tende, qui prenait ainsi les armes contré son père, ils mettent tout à feu et à sang dans le Comtat Venaissiii, surtout à Orange, où, de gaieté de cœur, ils égor­gent non seulement les défenseurs de la place, mais aussi quelques centaines de montagnards que les travaux de la moisson avaient attirés dans la ville. Le sang fut répandu en telle abondance, racontent les mémoires du temps, qu’il s’échappa à flots et coula en ruisseau dans la rue. Les cadavres ne furent même pas respectés. « Aux uns les soldats mirent dans les bras de jeunes cochons récemment tués; aux autres ils fendirent la bouche et la remplirent de feuillets de psaumes, les apostrophant d’un ton moqueur, et leur disant; « Puisque vous avez tant aimé ces livres, mangez-en à présent votre soûl. » Les protestants se vengèrent par d’horribles excès. Dupuy-Montbrun et le légendaire baron des Adrets étaient venus du Dauphiné à leur aide. C’était un personnage bien peu sympathique que ce terrible baron. Sans conviction religieuse bien arrêtée, puisque, déserteur de la cause catholique, il trahit plus tard le parti de la Réforme, après l’avoir compromis par de sinistres exécutions, mais bon soldat, et poussé par une dévorante activité, on le voyait partout à la fois, tantôt à la Grande Chartreuse ou en Auvergne, des rives de la Saône à celles de la Durance, et partout marquant son passage par (les incendies cl des égorgements. Dupuy-Montbrun, tout aussi redou­table que des Adrets, avait au moins pour lui la conviction et l’austérité. C’est lui qui, après avoir emporté d’assaut la petite place de Mornas, où avaient cherché un refuge quelques-uns des égorgeurs d’Orange, les fit tous passerai au fil de l’épée ou jeter dans le Rhône. Il déposa ensuite les cadavres dans une barque qu’il abandonna au cours du fleuve, avec cette terrible inscription : Ô vous, gens d’Avignon, laissez passer ces marchands, car ils ont pavé les droits à Mornas ! (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, conférence donnée à Sanary pour « Découvertes et Civilisations »).

1564 – 1er avril au 3 mai 1566 mars : Catherine de Médicis, alors régente, résolut de faire visiter à Charles IX une partie de son royaume. Le 13 mars 1564, la cour partit de Fontainebleau. Le roi et la reine-mère étaient suivis d’un long cortège de princes, de cardinaux, de hauts seigneurs, de pelo­tons d’armes et de maints serviteurs, Faisaient par­tie du cortège : le jeune duc d’Anjou, le futur Henri III, le jeune Henri de Bourbon, le futur Henri IV, le duc de Guise, etc. Après un pèlerinage à la Ste-Baume, le cortège royal se rendit à Brignoles, ensuite à Hyères, par Cuers et Solliès. Les délibérations de la Communauté de Solliès du 1er avril 1564 au 3 mai 1566 ont disparu ; ainsi manquent des renseignements précis et certainement intéressants sur le passage de la cour à Solliès. Nous savons seule­ment, par le récit des chroniqueurs, que le cortège dut arriver à Solliès dans la matinée du 29 octo­bre, qu’il admira le château et La Galerie, « où le Roi dîna avec toute sa suite. »

(1974 01 Hyères Enceinte. Cl. H. Ribot)

Les souverains allèrent le même jour à Hyères ; ils passèrent trois jours dans cette ville, où ils s’éton­nèrent de la grande quantité d’orangers et de citron­niers qui y étaient cultivés.

Le 2 novembre, la cour était à Toulon (Paul Maurel, 1936).

1608 – 3 mai : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Rascous, 3 mai 1608 (acte notarié à Allauch). Rascous – quartier rural (1872), quartier de Tourdineau. Première mention : Roascols, 8 septembre 1302 (charte aux archives municipales).

1629 – 3 mai : lieu-dit d’Aubagne – Les Perieres (acte aux archives de l’Evêché). Les Peirières – lieu-dit, quartier de Fenestrelle. Première mention : Las Peyrieras, 26 septembre 1344  (ibid.).

1705 – 3 mai : Saint-Nazaire, aujourd’hui Sanary, port de guerre par ses défenses et sa vocation, donne à la France nombre de ses enfants, parmi lesquels le Capitaine Barthélemy de Don disparu au cours d’un combat contre un vaisseau anglais, en décembre 1710, et le matelot François Achard, tué au combat en août 1712. Quant à Joseph Reboul, marin fait prisonnier et conduit dans les prisons musulmanes, où il s’est converti à l’Islam, il est rétabli dans la foi chrétienne après avoir été délivré, le 3 mai 1705 (Rotger B., 1984, p. 161).

1788 – 3 mai : Arrêt du Parlement qui proteste contre les atteintes aux droits de la nation : le roi fait arrêter deux magistrats (Pierre Goubert, 1984).

1792 – 20 avril au 3 mai : Déclaration de guerre de la France à l’Autriche (Duby Georges, 1987 .Jean-Charles Volkmann, 1997). La déclaration officielle de guerre intervient le 20 avril 1792, dix jours après la décision relative à l’octroi d’un drapeau par bataillon et une flamme par compagnie de la garde nationale du Beausset. Mais au village, comme sans doute dans toute la France, on a déjà compris que la guerre est inévitable. Le porteur spécial venu de Bandol apporter la loi sur la déclaration de guerre sera payé 12 sols, le 3 mai 1792 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1792 – 3 mai : Méhul consolide sa réputation avec des œuvres comme Stratonice (Favart, 3 mai 1792) ou bien Mélidore et Phrosine (Favart, 6 mai 1794).

1793 – 3 mai :

1. Napoléon Bonaparte, déjà victime en mars d’une tentative d’assassinat, est contraint de quitter Ajaccio. Bonaparte avait quitté l’armée pour combattre Paoli, ennemi de sa famille. Paoli l’emportera grâce à l’emporte grâce à l’appui de l’Angleterre. Bonaparte et les siens devront s’enfuir (Paul Maurel, 1945).

Les dates de promotion de Bonaparte sont les suivantes : août  1793 – Capitaine depuis 1792. 29 septembre, chef de  bataillon provisoire, confirmé le 19 octobre (chef de bataillon ou  lieutenant-colonel). 27 octobre : adjudant général, chef de brigade, confirmé le 1er décembre (colonel d’état-major), 22 décembre 1793, général de brigade, confirmé le 7 janvier 1794. Le grade de  « commandant »  n’existait pas  en  1793,  l’on passait directement du grade  de capitaine à  celui  de  lieutenant-colonel.

2. Dès le 3 mai, le général Carteaux adresse une nouvelle circulaire aux administrateurs du directoire des districts de la Drôme, relative à la mise en route des volontaires et à la cessation des traitements et indemnités, attribués aux divers commissaires, agents militaires et autres, employés dans l’opération du recrutement, pour se servir des propres termes de ce document. Le même jour, les plaintes formulées par les officiers compétents ayant été unanimes, de nouvelles instructions pour les commissaires supérieurs du recrutement des armées des Côtes, des Pyrénées, du Var et des Alpes, avaient été, le 3 mai 1793, données par le ministre de la Guerre Bouchotte, et transmises par François, adjoint du ministre pour la 5e division, dès le lendemain. L’attention était appelée principalement sur l’habillement et l’équipement des volontaires, sur la fixation de chaque bataillon, au pied de 760 hommes, non compris les officiers, et sur l’admission dans leurs rangs des troupes de ligne et des gardes nationales (Henri Ribot, Les soldats de l’An II).

1794 – 3 mai (14 floréal An II) :

1. La réquisition des chevaux était rendue difficile, parce que les habitants, « éparpillés » dans les campagnes ou propriétés rurales, n’avaient pas encore regagné leur domicile (14 floréal) (3 mai 1794).

(l’ancienne église de Sanary et son clocher avec campanile. Coll. H. Ribot)

2. La vétusté de l’horloge installée dans le clocher de l’église paroissiale de Sanary transformée en temple de la Raison était telle que des réparations ne pouvant y être faites qu’en pure perte, tous les fers en furent offerts sans succès à la nation. Moyennant le salaire de 5o livres par an, Biaise fut chargé de « faire aller » la cloche laissée dans cette tour à 8 heures du matin, à midi, à 1 heure et à 5 heures du soir, conformément aux heures de travail et de repos des ouvriers (14 floréal). D’après une délibération de l’an  IX, relative à la réouverture au culte du Temple décadaire,  celui-ci renfermait les statues  de la  Liberté,  de Voltaire, de Rousseau, de Brutus et d’Helvétius (Vallentin du Cheylard, Sanary… réf. Registre des délibérations, f° g5, f0‘ 99 à 106).

1795 – 3 mai (14 floréal an III) : CONTRÔLE SANITAIRE DES NAVIRES – La commission municipale de Toulon attire l’attention des conservateurs de la santé sur les précautions d’hygiène à faire respecter par ceux qui arrivent tous les jours sur des bâtiments génois. Soumis et discrets au début, ils deviennent bientôt menaçants. La correspondance de l’agent national à Toulon souligne dès le 14 floréal au tribunal criminel de Grasse qu’une affiche a paru où « Sous le règne de Louis XVII » on annonce un renversement des lois de la République. Comment les nouveaux propriétaires de biens nationaux ne trembleraient-ils pas ? (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815)

1796 – 3 mai (14 floréal an IV) : GUERRE D’Italie – Bonaparte passe le Pô vers la ville de Plaisance, pour entamer la campagne en Lombardie contre Beaulieu.

1803 – 3 mai : Sans en référer à qui que ce soit, le Premier consul, Bonaparte, vend la Louisiane aux Etats-Unis (Jean-Charles Volkmann, 1997).

1814 – 3 mai  – Un homme obèse  et goutteux, vêtu d’un habit bleu et coiffé d’un énorme bicorne, fait son entrée à Paris dans une calèches tirée par huit chevaux. C’est le comte de Provence, frère de Louis XVI, qui vient de restaurer la monarchie sous le nom de Louis XVIII (Almanach Vermot).

1831 – 3 mai  – Sanary compte 2869 habitants. Les électeurs communaux sont répartis en sections, avec recensement de la population et création de trois sections nommant chacune sept conseillers (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).

1859 – 3 mai :

(Edouard D. Baldus PLM 66 Toulon 1859. Réf. Gallica)

1. Le chemin de fer arrive À Toulon, il va transformer notre région. Il faudra attendre le 18 janvier 1876, après une enquête publique, pour que l’agglomération  toulonnaise décrète que la ville sera équipée d’e’un transport en commun moderne  (inauguration du tramway tracté par des chevaux le 16 janvier 1886 « Place de la Liberté – St Jean du Var »).

2. armement à Toulon de la chaloupe démontable n° 2 « Précieuse », classe c n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne.

(Bouvet-cuirassé-LL-58-Marine-de-guerre-2e-escadre- Coll. H. Ribot)

3. Début de l’allégement des hauts du cuirassé « Bouvet » : – Suppression d’une partie du pont volant à la hauteur de la cheminée AV. sous le portique des embarcations. Les embarcations se retrouvent toutes sur le même pont. – Suppression de la passerelle volante allant de la plate-forme des canons de 100 mm milieu à celle arrière. – Modification de la cheminée AV. qui ressemble maintenant à la cheminée AR. – Suppression de la passerelle supérieure, de la chambre des cartes et de l’abri de l’homme de barre avec compas. -Ces derniers sont placés sur le plancher du blockhaus en avant de celui-ci. – Suppression des canons de 100 mm et des 37 mm AV. – Suppression de la chambre de veille. – Ajouté deux canons de 47 mm à tir rapide. – Suppression des deux tubes lance-torpilles aériens. – Supprimé les porte manteaux d’embarcations à la hauteur de la tourelle AR. – Ajouté sur le toit du blockhaus 2 télémètres Barr and Stroud et un compas de navigation (Gérard Garier, Le cuirassé « Bouvet »).

1886 – 3 mai : PARIS – Incendie du Bazar de la Charité où plus de cent personnes trouvent la mort et où les hommes, semble-t-il, n’eurent pas tous un comportement exemplaire (Almanach Vermot).

(AMIRAL-CECILLE-const-856-1888 – Cahier de l’ouest varois n°14)

1888 – 3 mai : FCM LA SEYNE – Amable Lagane présenta un bâtiment rapide inspiré des constructions déjà réalisées à La Seyne, ce sera le croiseur « Amiral Cécille ». Répondant à une consultation du Conseil des Travaux de la Marine, qui avait fixé les grandes lignes du programme, Amable Lagane présenta un bâtiment rapide inspiré des constructions déjà réalisées à La Seyne, le Tourville et le bâtiment russe Yaroslaw. La protection reprenait les études de l’ingénieur Emile Bertin qui depuis 1879 avait prévu de remplacer la cuirasse par un pont blindé en dos de tortue qui protège sous la flottaison les machines surmonté d’un entrepont divisé en grands nombres de compartiments étanches. Les soutes à charbon situées contre la coque constituent un matelas contre l’impact des obus. La coque est protégée contre les salissures par un revêtement de cuivre sur matelas de bois. Bâtiment à deux hélices de 9.600 ch en tirage forcé, 19 nœuds, prévu pour la protection des lignes commerciales françaises, il comporte également trois mâts carrés pour une surface de voilure de 1.800 m². Mis à l’eau le 3 mai 1888, il est livré à la Marine en septembre 1890. Il sera démoli en 1920. Un navire similaire, le Tage, est livré par les Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint Nazaire (Serge Razzanti).

1936 – 3 mai : Victoire du Front populaire aux élections législatives.

1941 – 3 mai : Du 1er au 3 mai, l’aviso-dragueur « La Gracieuse » prend en charge la protection du bananier Benty (convoi K 30) de Casablanca à Oran (Garier, Les avisos de 630 t.).

(La Gracieuse aviso 28 juillet 1947, coll. H. Ribot)

1942 – 3 mai : Le 27 avril, au départ de Dakar, l’aviso-dragueur « La Gracieuse » escorte jusqu’à Casablanca les sous-marins de 1 500 t Vengeur et L’Espoir. Les trois bâtiments arrivent dans le port marocain le 3 mai (Garier, Les avisos de 630 t.).

1943 – 3 mai : Arrestation d’officiers français à Sanary et ailleurs dans le midi : « M. FONTAINE Henri, colonel d’État-major en retraite, arrêté par la police allemande le 3 mai 1943. M. HURST, lieutenant-colonel en retraite, arrêté le même jour (ce dernier, malade, a été libéré à Compiègne quelques jours après). M. FORTAZ, résistant, arrêté par la police allemande, vers la même époque. On est sans nouvelles de lui et on craint qu’il ait été fusillé. » [Valloton B., 1945 : Face à la résistance qui s’organise contre les violences de l’occupant, ce dernier réagit avec sauvagerie : les otages tombent sous les balles. On perquisitionne, on déporte. Près de Marseille, la prison des Baumettes regorge. On arrête 6000 officiers supérieurs. Sanary n’est pas oublié. La Gestapo emmène le colonel Fontaine, le colonel Hurst, via Marseille – prison -, Compiègne – camp de concentration -, l’Allemagne – forteresse. L’un parvient là-bas, l’autre échoue à l’hôpital avec une double pneumonie (Mairie de Sanary : « Sanary, le 1er février 1945. Recensement des crimes de guerre b. Troupes allemandes » ; Valloton B., 1945, p. 172).

1944 – 3 mai : ARMÉE ALLEMANDE – Le maréchal Rommel, revenu en Normandie, place le général Blaskowitz à la tête du groupe d’armée G qui comprend les 1ère et 19ème armées (Friedrich Ruge, 1960, p. 189).

1946 – 1951 : NOTRE MARINE EN INDOCHINE –

1946 – 3 mai : Le 3 mai, l’aviso « La Gracieuse » appareille de Saigon, fait ensuite escale à Poulo Condor, Téhou, Poulo Obi arrivée le 6, départ le 8, pour le cap St Jacques, patrouille en Cochinchine Est et Sud Annam, Poulo Condor, et Poulo Ceicir de mer le 11. D’où l’aviso repart le 12, pour Kiga, puis Réam et retour à Saigon le 17 (Garier, Les avisos de 630 t.).

1948 – du 20 avril au 29 décembre : Le 20 à 20 h, l’aviso « La Boudeuse » quitte Saigon pour aller caréner à Bizerte. Elle fait escale à Singapour du 22 au 25, Colombo du 1er au 3 mai, Djibouti du 11 au 12, Aden du 13 au 14, Suez le 18, Ismailia du 18 au 19, Port Saïd du 19 au 20, Toulon du 25 mai au 5 juin ; elle arrive le 7 à Bizerte et entre en grand carénage à Sidi Abdallah, et en sort le 10 novembre, appareille le 12 pour Toulon où elle arrive le 13, y séjourne jusqu’au 22 pour ravitaillement et met alors le cap sur Saigon. Elle s’arrête à cap Cellino Castelli le 26, Port Saïd du 28 au 29, Djibouti du 3 au 7 décembre, Colombo du 15 au 18, Singapour du 24 au 25 et se présente le 29 à 3 h 40 à Saigon (Garier, Les avisos de 630 t.).

1951– 3 mai : Du 16 avril au 3 mai, l’aviso « Commandant Duboc » a assuré la surveillance des côtes d’Annam. Le 23 avril, il a tiré 53 coups de 102 mm contre la gare de Tanky lors d’une opération contre le littoral de la côte d’Annam (Garier, Les avisos de 630 t.).

Après une mission dans la zone A du secteur du Tonkin, l’aviso La Boudeuse est indisponible à Saigon du 12 avril au 3 mai. Le bâtiment est cité par Ordre n° 98 EM1/JD/REC du 12 mai 1950 à l’Ordre de la Division par le contre-amiral Jourdain, commandant la Division navale d’Extrême-Orient, avec le motif suivant :

« Du 29 décembre 1948 au 1er mai 1950, sous les commandements du capitaine de corvette Arnoulx de Pirey (G.M.J) et du capitaine de corvette Gabolde (P.M.A) a fait preuve d’une fructueuse activité au cours de huit missions de surveillance maritime, parcourant plus de 45 000 milles et totalisant 245 jours de mer.

A procédé au cours de ses patrouilles à plus de 800 arraisonnements, et saisi ou coulé 19 jonques rebelles. Grâce à des tirs précis sur les côtes de l’Annam a, en plusieurs occasions, dégagé des éléments de l’Armée pressés par les rebelles.

Au cours de nombreuses mises à terre, son groupe de débarquement s’est heurté à plusieurs reprises à une violente opposition de l’adversaire et a néanmoins rempli chaque fois la mission qui lui était confiée, en particulier le 3 avril 1950 sur la plage minée de Son Thin. » (id.)           

1951 – 3 mai : De surveillance des côtes du Centre-Annam jusqu’au 3 mai, l’aviso « La Moqueuse » rentre à Saïgon où il sera indisponible jusqu’au 29 mai (id.).

(1945-St-Mandrier-Var-éditions-Yvon. Coll. H. Ribot)

1953 – 3 mai : Elections municipales de Saint-Mandrier.- Sont élus : Louis Clément, maire ; Victor Blanc, 1er adjoint ; Paul Colomb 2ème adjoint. La situation financière rétablie, cette municipalité fera donc un second mandat jusqu’an 1959. Il s’agit de réaliser les grands projets étudiés lors du précédent mandat. Grâce à la politique de Louis Clément qui favorisa l’établissement de lotissements et la construction de petits immeubles, la population passera ainsi de 1750 habitants en 1950 à 4370 habitants dont 1523 agglomérés en 1954 et à 6500 habitants en 1965. On verra se réaliser : l’amorce de la jetée, la terminaison du quai J. Guesde, la construction du nouveau groupe scolaire (1955), le redressement de l’avenue Marc Baron pour éviter un chemin de 3 m très passager et dangereux, la surélévation du monument- aux Morts, dont de l’entreprise Ferraro. Pour ce qui est ressenti par a population, c’est l’adduction d’eau qui donne une conduite indépendante de 250 mm de diamètre en provenance de la Colle d’Artaud (La Seyne) avec deux réservoirs d’équilibre de 600 m3 dont la commune est propriétaire. Cette réalisation a permis d’obtenir de l’eau sous pression et d’éviter les coupures de l’été (Gisèle Argensse, 1989, p. 236).

1956 – 3 mai :

Les Forces Maritimes d’Extrême-Orient (FMEO) furent dissoutes le 26 avril 1956 (ordre 123 E.M.l/ORG/F.M.EO du 13 avril 1956).  La cérémonie de fin de commandement de l’amiral Jozan eut lieu ce jour-là sur le porte-avions La Fayette, qui quitta Saigon le 3 mai. Les forces navales restantes, relativement peu importantes, prirent le nom de Forces maritimes du Pacifique (en abrégé Al. F.M. Pac.). Devant être basées à Nouméa, elles passèrent provisoirement sous les ordres du contre-amiral Douguct, qui en quittant le commandement de la D.N.E.O. le 1er novembre 1955 était resté en Indochine pour remplacer le 1er février 1956 l’amiral Cabanier à la tête de Marine Sud-Viet Nam (id.).

Le porte-avions « La Fayette » appareille de Saigon pour rentrer en France.

1962 – 3 mai : accident de sous-marin Narval (type Narval) dans l’Atlantique – Alors que le sous-marin est en plongée périscopique, il est entré en collision avec le pétrolier British Vision Dégâts sur la baignoire, et les superstructures de l’avant.

(Narval sous-marin 22 avril 1958 Marius Bar 9768 coll HR)

1968 – 3 mai : Début de l’occupation de la Sorbonne à Paris.

1971 – 3 mai : Disparition de l’écrivain Alexandre Vialatte.

1978 – 3 mai : Mise en liquidation de la Société Française d’Horlogerie d’horlogerie « LIP ».

1987 – 3 mai : A Paris, la chanteuse Dalida se donne la mort. De son vrai nom Iolanda Cristina Gigliotti, elle était née au Caire en 1933.

1991 – 3 mai : Françoise Paulien Marguerite Marie Lugagne plus connue sous le nom de Françoise Lugagne, artiste française née le 10 août 1914 à Marseille, est morte d’un cancer le 3 mai 1991 à Puéchabon (Hérault). De son premier mariage était née une fille, Anne Basquin, décoratrice d’intérieur. Elle a été mariée en secondes noces avec l’acteur et réalisateur belge Raymond Rouleau avec lequel elle a eu deux fils :  Philippe Rouleau et Fabrice Rouleau. Essentiellement mise en scène par son mari Raymond Rouleau au théâtre, elle a notamment incarné, au cinéma, l’épouse effacée, mais amoureuse de « Landru » de Claude Chabrol (1963) et l’épouse frigide et maniaque du « Journal d’une femme de chambre » de Luis Bunuel (1964).  Elle est inhumée au cimetière annexe de Puéchabon.

2006 – 3 mai : Le trésor de la chapelle Notre-Dame du Beausset-Vieux disparaît – plusieurs statues de saints et vingt-quatre ex-voto ont été dérobés :

2006 – 3 mai : LE TRÉSOR DE LA CHAPELLE NOTRE-DAME DU BEAUSSET-VIEUX DISPARAÎT

(cliché de Pierre-Saliceti : ex voto du 15 septembre 1722 – Epidémie de la peste).

La consternation est totale au Beausset. Alors que le village ouest varois s’apprête, en septembre, à célébrer avec fastes la com­mémoration de l’anniversaire des 500 ans du début de la descente des habitants du Beausset-Vieux vers l’actuelle commune, la chapelle Notre-Dame du Beausset- Vieux vient victime d’un vol avec effraction. C’est un pro­meneur qui, hier matin, a donné l’alerte. Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs statues de saints et vingt- quatre ex-voto (sur un total de cent quatre) dont le plus ancien date de 1723, ont été dérobés.

Apparemment, des connaisseurs ont fracturé la porte de fer et de verre qui ouvre sur la gale­rie des ex-voto et jouxte la chapelle non gardée. Toutes les pièces sous­traites sont classées aux monuments historiques de­puis 1995. Comme le fait remarquer Pierre Salicéti membre du Centre archéologique du Var et spécialiste des ex-voto du Beausset : » aucun de ceux, dont se sont appropriés les malfaiteurs, ne figure sur le site internet consacré à la chapelle ». Ils seront ainsi plus difficiles à repérer.

Ce préjudice moral touche au cœur le patrimoine local. La statue principale polychrome, en bois d’olivier, dénommé Saumeto (ânesse en provençal) qui représente la « Fuite en Égypte », devait constituer la pièce angulaire de la future com­mémoration. Elle se trouvait dans une niche aménagée dans le rocher.

A l’entrée de l’église, le buste polychrome de Saint-Eutrope, patron du Beausset, manque à l’appel, comme à l’intérieur de la chapelle, Sainte Magdeleine patronne de la Provence, Saint Joseph et deux cou­ronnes dorées qui au-des­sus de l’autel coiffaient l’enfant Jésus et Marie.

Plainte va être déposé auprès de la gendarmerie par le père David Le Boursicaud curé de la paroisse, par ailleurs président des amis du Beausset, association qui entretient les lieux.

Toutes les pièces soustraites sont classées aux monuments historiques depuis 1995, comme le fait remarquer Pierre Salicéti, le spécialiste des ex-voto du Beausset-Vieux  (CHRISTIAN PICHARD ET J. L. VAR-MATIN, du mercredi 3 mai 2006, p. 2)

(Andalousie : la Medina az-Zahara. Cl. H. Ribot)

2016 – 3 mai : EN ANDALOUSIE AVEC LES SANARYENS DE « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » -Le matin, découverte de la Medina az-Zahara, ancienne capitale omeyyade en Al-Andalus: site archéologique abritant les vestiges du palais. À une dizaine de kilomètres à l’ouest de Cordoue se trouve l’ensemble archéologique de Madînat al-Zahrâ’. Commencée en 936 par ‘Abd al-Rahmân III, cette rési­dence de campagne fut pillée par les Berbères en 1010 ; dans les siècles qui suivirent, elle devint un champ de ruines où l’on venait prélever des matériaux de construc­tion. Des fouilles, entamées en 1911, permettent de se faire une idée de la structure et de l’ancienne splendeur de cette cité califale. L’après-midi : La ville romaine d’Italica dont la fondation date de 206 av. J.-C, sur ordre de Scipion l’Africain. « L’empereur Auguste fait ensuite d’Italica une cité dotée du droit de frapper monnaie. » C’est là que naissent les empereurs Trajan et Hadrien. « À son apogée, Italica développe son architecture en construisant de nouveaux édifices publics comme l’amphithéâtre, des logements décorés de mosaïques au sol et de larges rues reliant ses différents quartiers. » (“Site archéologique d’Italica à Santiponce | spain.info”) Les fouilles archéologiques débutées entre 1751 et 1755 sous la direction de Francisco de Bruna n’ont pas cessé jusqu’à aujourd’hui. « Ces vestiges sont classés comme site archéologique sur décret du gouvernement régional d’Andalousie depuis 1989. » (“classés comme site archéologique – Traducción al español – ejemplos …”) Puis route pour rejoindre Séville, installation à l’hôtel pour 2 nuits.

2018 – 3 mai : UN IMAM EST EXPULSE DE FRANCE – « L’imam salafiste El Hadi Doudi, 63 ans, qui officiait à Marseille et a été expulsé vers l’Algérie, était connu pour avoir appelé à la vengeance contre les caricaturistes de Mahomet, fait l’apologie du djihad, justifié la lapidation des femmes adultères, exigé la mise à mort des apostats et dénoncé les juifs comme des « impurs, les frères des singes et des porcs ». Assimiler les dérives d’El Hadi Doudi à une simple vision orthodoxe d’un « islam rigoriste », comme l’a dit son avocat, cela relèverait presque de l’islamophobie. » (Marianne, du 3 mai 2018, p. 26).

2022 – 3 mai : DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – A 14 heures 30, salle Marie-Mauron (médiathèque J. Duhamel de Sanary), Antoine Peretti intervenait dans le cadre de l’atelier d’histoire de la Provence sur le thème de « La Provence et la Renaissance ».

2023 – 3 mai :

Ce jour-là, à 10 heures, nous étions avec Paul Vanmalle et les siens, à la cérémonie célébrée à Six-Fours pour Simone Vanmalle qui venait de nous quitter. Pensez à elle en souvenir de ce moment de tristesse infinie.

Sécheresse 2022 – l’état de catastrophe naturelle reconnu dans de nombreuses communes françaises, les sinistrés ont un mois pour se signaler. En 2022, de nombreux dégâts ont été provoqués par des mouvements de terrain dus à la sécheresse. Les personnes concernées doivent se signaler au cours du mois pour être indemnisés (Radio Bleue).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 262e livraison : (suite)

Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – et ses modifications postérieures. (suite)

La section Sanary-Bandol du chemin est également modifiée sous Louis-Philippe, par l’adoption d’un nouveau tracé (la DSS9) long de 8,4Km jusqu’à la Colle de Rène). A Sanary, en 1841, le premier tracé de la D559, utilisait le quai entre la Tour et l’église, et sortait de l’agglomération par la Rue Saint-Antoine (actuelle Avenue du Général Chanzy), et l’actuelle A venue de la Résistance. Il y a toujours une assez forte pente à franchir, et un grand lacet permet d’atteindre le quartier de Beaucours. La déviation actuelle, qui contourne tout le centre-ville (l’ancienne bourgade), longe la Reppe,et rejoint le premier tracé par le Chemin de la Buge, en passant devant la Chapelle Saint-Roch devenue le centre d’un carrefour important en 1994, est beaucoup plus récente. A Beaucours, le point le plus haut de ce parcours est à 50 m d’altitude, puis la route descend sur trois kilomètres, en corniche surplombant la plage de la Gorguette, et la Plage Dorée, en pente douce et régulière, jusqu’au Pont de Bandol sur le Grand Vallat, en aval du viaduc du Chemin de Fer (tout comme à Sanary, le Pont de Bandolde 1841 comportait trois arches. Il a été emporté lui aussi par une crue en.1886, et remplacé par un pont à tablier de fer.). Cette route a/été en partie taillée dans le rocher du côté de la Gorguette et de la Morvenède, d’où le nom de Rochetaillée donné au passage le plus étroit, qui fut retaillée encore en 1991. Tout ce passage est un balcon avec vue magnifique sur la Baie de Bandol et l’île de Bendor. En 1841, sur question posée par le sous-préfet de Toulon, le Conseil Municipal de Sanary ne votait qu’une participation de 300 francs pour la réalisation de ce projet, ce qui était bien peu. En 1854, la, commune devait encore indemniser les propriétaires expropriés pour les travaux du chemin. Toujours sur intervention de la préfecture, elle a dû contracter un emprunt de 14 000 francs dans ce but). (A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 462e livraison :

1903 – juillet : Dutrieu, dans un cabaret de Marseille, l’Eldorado, présente un spectacle de haute voltige sur motocyclette.

1903 – octobre : Bouin se rend au parc Borély assister à l’entraînement de coureurs de marathon (dont Pautex).

1904 : Coen entre au lycée Thiers de Marseille.

1905 – Pagnol entre au Lycée Thiers de Marseille.

1905 : Signalés dès le XVIIe siècle dans le jardin de la Prévôté, c’est-à-dire à l’emplacement actuel de la Nouvelle Major, les vestiges du baptistère paléochrétien seront détruits lors de la construction de la Nouvelle Major, entre 1852 et 1855. Au nord-ouest de la ville antique, en lisière du rempart, à l’emplacement de la cathédrale de la Nouvelle Major et de l’ancienne Vieille Major romane, des traces de constructions romaines et des vestiges se rattachant au groupe épiscopal paléochrétien de Marseille ont été mis au jour.Cependant, avant le début des travaux, l’architecte Léon Vaudoyer fit complètement dégager le baptistère avec ses mosaïques, ainsi que les traces de bâtiments voisins. L’ensemble de ces données a été publié en 1905 par l’architecte des monuments historiques du Var François Roustan. Dans son ouvrage intitulé La Major et le premier baptistère de Marseille, il réunit l’ensemble des informations recueillies depuis le XVIIe siècle en les complétant par ses observations personnelles. Des fouilles récentes ont également contribué à une meilleure connaissance du site. .

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 169e livraison :

Rappel : La création de La Seyne en 1657-1658, comme communauté séparée, fut l’événement majeur de l’histoire moderne de Six-Fours dont le territoire passa brutalement de 5499 à 2610 hectares.

(suite) Enfin, le cardinal était en pleine période ascendante : en possession de 17 abbayes qui lui rapportaient chacune plus de 25 000 livres de rente, il avait décidé en 1653 d’investir son argent dans une société commerciale impliquant le marquis italien Pallavicini ; à cette société, il avait apporté quatre vaisseaux construits à Toulon plus l’argent frais pour en construire un quatrième. Des comptoirs furent établis à Tabarca et Madagascar. La création d’un port de commerce à La Seyne ne dépendant que de son bon vouloir était donc de première importance pour réaliser son dessein, mais il fallait pour cela se séparer de Six-Fours qui possédait de droit les terres régales de La Seyne cédées par ses prédécesseurs. En tout état de cause, et adhérant aux analyses de son ministre « l’unique solution que le Roi pouvait envisager fut de séparer les deux communautés qui n’avaient dorénavant plus rien de commun ». Aussi, Louis XIV signa-t-il ces lettres patentes qui stipulaient : « […] nous […) désunissons et séparons le dit lieu de La Seyne avec la Communauté de Six-Fours, ce faisant, […], créons, érigeons et établissons les dits habitants de La Seyne en corps de Communauté distinct, séparé et indépendant de celui de Six-Fours […]. » (à suivre)

A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE

L’amour est aveugle !

Monsieur et madame ont tous deux la cinquantaine. Leur dernier enfant vient de se marier et l’heure est à la nostalgie. Le soir, dans le lit, madame se fait romantique. Elle retire délicatement les lunettes de son mari et lui dit, les yeux pleins d’amour : – Tu sais, chéri, sans tes lunettes, tu ressembles toujours au beau jeune homme que j’ai épousé…

Et le mari répond : – Mais, chérie, sans mes lunettes, toi aussi tu as encore l’air pas mal du tout !

Bon vendredi à tous et toutes.

Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

A demain !

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