ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 2 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4136)
Illustration : gabians dans le port de Sanary (cl. H. Ribot)
FÊTES

(Vatican, 10 mai 2012. Cl. H. Ribot)
Nous sommes le 2 mai – que le temps passe vite ! – et nous fêtons les Boris, du nom de l’un des premiers saints canonisés à Kiev en 1702 après avoir été assassiné.
Nous fêtons également Athanase, patriarche d’Alexandrie qui fut le plus déterminé des opposants à l’hérésie arienne. En 325, au concile de Nicée, il réaffirma le dogme de la divinité du Christ. Tout le reste de sa vie, en dépit des persécutions et des violences physiques, il lutta tant contre l’hérésie que contre l’empereur qui la soutenait. Il figure parmi les Docteurs de l’Église catholique.
Signe du destin ? C’est le jour du Bâton d’Or au calendrier républicain, soit le 13e du mois de floréal An II.
PENSÉE.

“La guerre n’a pas un visage de femme“ (Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de Littérature 2015)
LOCUTION PROVENÇALE :

« Metre la grando oulo dins la pichoto » / « Metre la granda ola dins la pichota », soit en français « Mettre la grande marmite dans la petite » pour dire « Faire l’impossible pour bien traiter quelqu’un » et donc le contraire de « Mettre les petits plats dans les grands » qui a pourtant le même sens.
ÉPHÉMÉRIDES :

73 de notre ère – 2 mai : la forteresse de Massada tombe aux mains des Romains. Le suicide collectif de ses défenseurs, des Zélotes aux ordres d’Eleazar ben Jair, met fin à la première révolte juive contre la domination romaine. Le seul récit que l’on ait de ce siège nous vient de l’historien juif Flavius Josèphe.
1208 – 2 mai : LES VASSAUX DU PAPES NE SONT PAS LES VASSAUX DU COMTE – Latran Bulle d’Innocent III ordonnant aux consuls et chevaliers de la cité et du bourg d’Arles, à Hugues de Baux et aux autres seigneurs du bourg, qui malgré leur devoir de fidélité ont lésé gravement l’église d’Arles en prêtant serment au comte de Provence et en lui remettant notamment, en la même cité, la saunerie et l’entrepôt des graines d’écarlate, de maintenir ladite église dans la possession de ses droits. (Acte 332 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. a, Epistolae Innocentii 111, édit. Baluze, t. II, p. 163. — b. innocenta 111 opéra, édit. Migne dans la Pal. Lat., t. 215, col. 1383. C. Albanès et Chevalier, Gallia… Arles, n° 794, édition incomplète. IND. : Bréquigny, t. IV, p. 419. Potthast, Regesta, n° 3993/ Dr Barthélemy, Inventaire, n° 136, à l’année 1209).
1223 – 2 mai : Diplôme royal confirmant l’acquisition de Hyères et de Brégançon par les Marseillais. Arrangement des différends opposant Marseille et les seigneurs d’Hyères, daté du 7 août 1223 Pour mettre fin à toute contestation, les Marseillais se font confirmer l’acquisition de Brégançon par Raymond-Bérenger V. Des difficultés avaient été soulevées par Amiel de Fos, seigneur d’Hyères, et Etienne, évêque de Toulon. Sont présents Amelium de Fos, le père, Bertrando de Fos, Guidone de Fos, domina Mabilia de Fos, ses fils, et Rogerium de Fos, et domina Raimunda, sa femme, et Gaufridum Irat, et Guidonem Carmalencum et Guillelmum de Gardia, et Poncius de Fos, seigneurs d’Hyères, tous milites et hommes du castrum.] [id. : ] Quittance de 100 livres donnée aux Marseillais par les enfants de Pons de Fos à la suite de cette transaction (Albanès, Chevalier – Gallia…Toulon, n°5). Le traité est conclu entre la ville de Marseille et les seigneurs d’Hyères : videlicet Amelium de Fos, pro se et Bertrando de Fos et Guidone de Fos et domina nobilia filiis dicti Amelii, et Rogerium, pro se et domina Raimunda ejus uxore, et Gaufridum Iratum et Guidonem Camarlencum et Guillelmum de Gardia et Poncium de Fos. A la suite de cette transaction, une quittance de 100 livres sera donnée aux Marseillais par les enfants de Pons de Fos. Le principe de l’indivision devait provoquer à la longue un affaiblissement de la puissance seigneuriale (tous les enfants ayant un droit héréditaire sur le titre et sur la seigneurie), car il entraînait l’émiettement des droits et revenus de chacun : ceci hâté par les rivalités entre coseigneurs, avec l’église et les croisades (P. Borricand).
1300 – 2 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Anguila Séria, (acte notarié) – l’Angulentier – quartier rural en 1872, quartier de Château-Gombert, près de la Baume-Loubière. Première mention le 14 novembre 1295 : Aquilanseria, (acte notarié).
1323 – 2 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Locus dictus Valaguier (charte aux archives de la Major). Première mention du lieu-dit Balanguier, quartier du Canet.
1355 – 2 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Valh de Falcon, 2 mai 1355 (acte notarié). Œil-de-Faucon, quartier rural en 1872 du quartier de Sainte-Marguerite. Premières mentions, Planas Falconis, le 6 janvier 1299 (acte notarié) et Occulus Falconis, 9 avril 1311.
1364 – 2 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Molendinum dels Vivaus, (acte aux archives de la Major). Moulin de Villages, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, sur l’Huveaune. Vers 1030, donation à Saint-Victor, par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, leurs femmes et les enfants de Guillaume : Aicard, Pons, Etienne et Bertrand, du tiers du moulin construit par les moines sur l’Huveaune, au lieu-dit Vadum de Margarita. (Acte 70 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7 v°. a. Guérard, n° 21. Ïnd. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 93).
1401 – 2 mai : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Remugali (acte aux archives de la Major). Le Regoli – propriété, quartier de la Treille, Saint-Julien.
1519 – 2 mai : MORT DE LÉONARD DE VINCI à Amboises, qui est le symbole de la Renaissance italienne.
1647 – 14 juin : BELCODENE, RELAIS DE POSTE – Le 2 mai, en conseil d’état, le Roi décide par arrêt, d’établir un relais de poste entre Aix et Aubagne pour éviter le détour par Marseille. Belcodène est désigné le 14 juin 1647. Belcodène – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Premières mentions : Belcodena ; Bulchodenes 1010.
1679 – 14 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major).
1. La Pièce – propriété, à Riousset.
2. Plaine de Gazan.
3. Plan de Seren. Plan-Seren – lieu-dit, première mention : Valon de Seren, Ribas de Seren (ibid .).
4. Barre de Vesque. Première mention : Affar de l’Evesque, 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major)
1727 – 2 mai : Consensus du Parlement de Provence donnant la terre de la Molle à M. le Doyen de Suffren sur le pied de 100 000 livres. (Catalogue des titres de la terre de la Molle, 29 ; Bérenguier R. : 1727, les Suffren deviennent propriétaires du château de la Môle.)
1792 – 30 avril à 2 mai : DÉMISSION DU JUGE DE PAIX DU BEAUSSET – Rappelons que « Le 30 avril 1792 « l’an 4 de la Liberté » (sic !), le curé Bonnet a présenté sa démission au conseil municipal du Beausset. » Le 2 mai c’est le juge de paix Louis David qui démissionne de son poste pour « raison de santé » lui aussi ! Il avait auparavant osé s’opposer au club… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
1793 – 2 mai : SALICETI COUVRE BONAPARTE – Le 2 mai 1793 — Buonaparte est toujours en situation fausse à l’égard de l’armée ; mais Salicetti le couvre, et a envoyé à Paris un message attestant « la nécessité de la présence en Corse du capitaine Buonaparte » . Celui-ci gagne Bastia où sont les émissaires du Pouvoir ; il installe, au passage, à Calvi, sa mère et ses sœurs, et organise un coup de main anti-paoliste contre Ajaccio. Il a donc renversé son jeu du tout au tout, car sa première attaque de la citadelle, un an plus tôt, était, en fait, séparatiste. Echec complet. Les assaillants, repoussés, se débandent et la « casa Buonaparte », dans la ville, est mise au pillage
1794 – 2 mai : MARSEILLE – Notre-Dame-des-Accoules fut vendue pour une somme dérisoire le 2 mai 1794 et un entrepreneur la démolit en quelques jours laissant toutefois subsister le clocher dont la base était le vestige d’une ancienne tour historique (Guide de la Révolution française,1989, p 246).
1799 – 2 mai – Nouvelles de l’expédition d’Egypte dirigée par Bonaparte alors général.

1. Abd-al-Rahman al-Jabartî- Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française (du 28 juin 1798 au 8 septembre 1801) : [Proclamation] Jeudi 27 du mois de Dhû I-Qa’da 1213 – Présentation, par les Français, au Dîwân, d’une proclamation qui a été imprimée à un grand nombre d’exemplaires et qui, suivant l’usage, fut affichée dans les souqs. [Cela fut fait parce que] les gens ne cessaient de parler, par suite du manque de nouvelles, du siège de ’Akka, [qui se prolongeait], ou des combats entre les Français avec Kilâni et les Ashrâf, ses compagnons, etc. Voici le texte de la proclamation : « De l’Assemblée du Grand Dîwân du Caire. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Paix sauf aux tyrans ! Nous informons toute la population du Caire qu’une lettre venant de ’Akka, de la part de S.E. le général en chef, à l’adresse de S.E. le gouverneur de la cité portuaire de Damiette, en date du 9 Dhû 1-Qa’da [14 avril 1799] nous communiquait ceci : “ Nous vous avons envoyé deux corvettes à Damiette : la première le 25 shawwâl [1er avril] et la seconde le 28 du même mois [4 avril]. Nous vous informions sur nos demandes d’envoi de munitions et de provisions pour nos soldats, qui occupent Gaza et Haïfa par surcroît de sécurité. Quant à ce qui concerne notre camp, nous avons des munitions en quantité ; provisions, boissons et autres commodités sont en abondance. Les munitions surabondent chez nous avec tout ce que nous avons récupéré du gaspillage de l’ennemi. C’est à croire que l’ennemi veut nous aider ! Nous avons creusé une mine à une profondeur de 30 pieds et nous avons avancé jusqu’à 18 pieds de la muraille qui est sous terre. Etc. »
2. Dans ses mémoires, Napoléon mentionne à la même date :
a) « Au camp d’Acre, le 13 floréal an 7 (2 mai 1799) – Au citoyen Bart, commandant à Jaffa. … Je compte sur votre zèle pour nous faire passer le plus tôt possible la poudre dont nous avons le plus grand besoin … Bonaparte.
b) Toujours au camp d’Acre, à la même date : Au général Junot, vous pouvez assurer citoyen général, le sheik Saleh-Daher que mon intention est de la nommer sheik de Saïd, place qui, par son importance est au-dessus de Sheffamme. … Nos pièces de 12 et de 24 sont arrivées …
c) Troisième lettre toujours envoyée du camp devant Acre : « Au général Kléber. J’envoie tous les ingénieurs géographies qui sont au camps pour prendre le croquis du pays. … Nos pièces de 18 jouent depuis deux jours. … L’ennemi n’a plus un seul canon qui tire …
d) Quatrième lettre envoyée du camp d’Acre : « Au commandant du génie. … envoyer les ingénieurs géographes pour lever le cours du Jourdain …
e) Cinquième lettre envoyée du camp devant Acre : « A l’ordonnateur en chef. … je vous envoie … 100 000 francs … faites activer l’évacuation des blessés et malades de Damiette.
Sixième lettre, au même : « Donnez 2000 francs au citoyen Desgenettes … même somme à la femme du citoyen Larrey. »
1801 – 2 mai – 12 floréal An II (Samedi 18 [2 mai 1801] : CAMPAGNE D’ÉGYPTE – (Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801– Samedi 18 [2 mai 1801] Libération d’Ibrâhîm Efendî, secrétaire des épices, afin qu’il participe à la collecte de la taxe du demi-million.
1808 – 2 mai – les Madrilènes se soulèvent contre les troupes françaises d’occupation de Murat. C’est le début d’une impitoyable guerre d’usure dont témoignent les magnifiques chef-d’œuvre de Goya. Selon la propre expression de Napoléon 1er, la guerre d’Espagne aura été pour lui comme un « ulcère » jamais guéri.

Du 2 mai 1827 jusqu’à 1846 : GRAVE POLLUTION INDUSTRIELLE A SIX-FOURS – En 1846, des plaintes parvinrent à la connaissance du maire de Six-Fours au sujet des vapeurs non condensées de la fabrique de soude « factice » établie à l’île des Embiers. Ces vapeurs portaient atteintes au développement de la végétation. On rappela que l’ordonnance royale du 2 mai 1827 autorisait cet établissement à condition que le propriétaire condense le gaz acide muriatique au moyen d’un appareil qui devait absorber ces vapeurs. On prit la décision d’avertir le préfet de ce que le propriétaire ne s’était pas conformé à cette ordonnance. Les émanations délétères nuisaient à la croissance des herbes et arbustes (Rotger B., 1984, p. 392-393).

1832 – 2 mai : ON DÉCOUVRE GEORGE SAND – La critique littéraire salue la sortie à Paris d’un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il fait la critique de la vie bourgeoise. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand.
1857 – 2 mai : Mort d’Alfred de Musset dont la santé s’était gravement dégradée avec son alcoolisme ; il est enterré dans la discrétion au Père-Lachaise, après des obsèques religieuse et un éloge funèbre dit par un académicien. Court rappel : après un essai infructueux au théâtre et la fréquentation épisodique du Cénacle romantique de Charles Nodier et Victor Hugo, il révéla son talent de poète et de dramaturge à la faveur de sa rencontre explosive et passionnelle avec George Sand. Elle ne dura que quelques mois, de juin 1833 à mars 1835 mais l’amena à produire plusieurs chefs-d’œuvre : Lorenzaccio, Les Caprices de Marianne, La confession d’un enfant du siècle, Il ne faut jurer de rien, On ne badine pas avec l’amour, Fantasio », et bien d’autres ouvrages de ma bibliothèque.

(Saint-Mandrier, le Creux Saint-Georges. Tableau coll. familiale)
1886 – 2 mai : Création de la poste à Saint-Mandrier. Jusque-là, le Creux Saint-Georges n’avait pas de bureau de poste, les gens devaient aller à La Seyne ou à Toulon. Pour les télégrammes les sémaphores étaient autorisés à les expédier, donc celui du Cap Cépet fonctionnait dans ce gens, mais cela représentait des inconvénients. C’est ainsi que le 2 mai 1886 les habitants de la section adressent une pétition au Conseil Général pour obtenir son concours en faveur de la création d’un bureau postal et télégraphique Ils donnent à l’appui les motifs suivants : «En ce qui concerne le service postal, les habitants de cette section, qui compte une population de 1 100 âmes sont obligés de se rendre soit à La Seyne (distance 6 km), soit à Toulon(distance 10 km), pour les articles d’argent qu’ils ont à recevoir ou à envoyer, et qui constitue pour eux une perte de temps et des dépenses dont ils seraient affranchis si un bureau de poste ou un facteur boîtier étaient créés». La création d’un bureau télégraphique n’est pas moins d’une incontestable utilité. D’après un relevé des mouvements de la navigation, 250 à 300 navires viennent annuellement, soit en relâche, soit en opérations, dans l’anse du Creux Saint-Georges. Cette création permettrait aux capitaines ou patrons d’aviser de leur arrivée les armateurs ou les maisons de commerce à la consignation desquels sont les chargements dont les navires sont porteurs. Cette création serait d’une utilité réelle pour la population de la section qui se compose de familles de marins, ayant par conséquent intérêt à recevoir des nouvelles ou à leur en adresser pendant leur absence ou à leur arrivée dans les ports de France ou de l’étranger, où les circonstances de la navigation les amènent. «Le poste électro-sémaphorique du Cap Cépet peut, il est vrai, recevoir les dépêches privées, mais il y a lieu de considérer que ce poste est distant de 3 kilomètres du point où se trouve la population agglomérée, ce qui grève le prix des dépêches d’une surtaxe de 50 centimes par kilomètre, soit 1,50 F. Ainsi l’éloignement du poste du Cap Cépet, dont l’accès, en raison de son altitude, est sinon difficile tout au moins pénible, et le prix élevé des dépêches, par suite de la surtaxe dont elles sont frappées ne permettent pas de recourir à cette voie pour la transmission des dépêches privées» (Gisèle Argensse, 1989, p. 85.).

1894 – 2 mai : A TOULON, Un violent incendie ravagea l’arsenal du Mourillon, anéantissant en quelques instants la grande scierie à vapeur qui avait fait l’admiration de Napoléon III lors de sa visite de 1863, ainsi que les stocks de bois et les ateliers voisins, illuminant toute la ville. (…). Ce qui frappa, à juste titre, les Toulonnais c’est qu’après l’incendie des ateliers de menuiserie du Mourillon du 2 mai 1894, les ateliers de montage de Castigneau furent, à leur tour, la proie des flammes… au mois de juillet suivant!… précisément au moment où on allait lancer le premier cuirassé d’escadre de 12 000 tonnes construit sur les cales du Mourillon (Amiral Lepotier, Toulon, porte du Levant, 1972).
1930 – 2 mai : Loi du 2 mai 1930 ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Il est institué dans chaque département une commission dite commission des sites, perspectives et paysages. Cette commission, présidée par le préfet, est composée de représentants de l’Etat, de représentants élus des collectivités territoriales et de personnalités qualifiées en matière de protection des sites, du cadre de vie et des sciences de la nature. Un décret en Conseil d’Etat détermine la composition, le mode de désignation et les modalités de fonctionnement des commissions visées aux articles 1er et 3.
[…]
TITRE II : Inventaire et classement des monuments naturels et des sites. Il est établi dans chaque département une liste des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général.
La commission départementale des sites, perspectives et paysages prend l’initiative des inscriptions qu’elle juge utiles et donne son avis sur les propositions d’inscription qui lui sont soumises, après en avoir informé le conseil municipal de la commune intéressée et avoir obtenu son avis.
L’inscription sur la liste est prononcée par arrêté du ministre des Affaires culturelles. Un décret en Conseil d’Etat fixe la procédure selon laquelle cette inscription est notifiée aux propriétaires ou fait l’objet d’une publicité. La publicité ne peut être substituée à la notification que dans les cas où celle-ci est rendue impossible du fait du nombre élevé de propriétaires d’un même site ou monument naturel, ou de l’impossibilité pour l’administration de connaître l’identité ou le domicile du propriétaire.
L’inscription entraîne, sur les terrains compris dans les limites fixées par l’arrêté, l’obligation pour les intéressés de ne pas procéder à des travaux autres que ceux d’exploitation courante en ce qui concerne les fonds ruraux et d’entretien normal en ce qui concerne les constructions, sans avoir avisé, quatre mois d’avance, l’administration de leur intention. Les monuments naturels et les sites inscrits ou non sur la liste dressée par la commission départementale peuvent être classés dans les conditions et selon les distinctions établies par les articles ci-après.
La commission départementale des monuments naturels et des sites prend l’initiative des classements qu’elle juge utiles et donne son avis sur les propositions de classement qui lui sont soumises.
Lorsque la commission supérieure est saisie directement d’une demande de classement, celle-ci est renvoyée à la commission départementale aux fins d’instruction et, le cas échéant, de proposition de classement. En cas d’urgence, le ministre fixe à la commission départementale un délai pour émettre son avis. Faute par elle de se prononcer dans ce délai, le ministre consulte la commission supérieure et donne à la demande la suite qu’elle comporte. Lorsqu’un monument naturel ou un site appartenant en tout ou partie à des personnes autres que celles énumérées aux articles 6 et 7 fait l’objet d’un projet de classement, les intéressés sont invités à présenter leurs observations selon une procédure qui sera fixée par décret en Conseil d’État. Le monument naturel ou le site compris dans le domaine public ou privé de l’État est classé par arrêté du ministre des Affaires culturelles, en cas d’accord avec le ministre dans les attributions duquel le monument naturel ou le site se trouve placé ainsi qu’avec le ministre de l’Économie et des finances.
Il en est de même toutes les fois qu’il s’agit de classer un lac ou un cours d’eau susceptible de produire une puissance permanente de 50 kilowatts d’énergie électrique.
Dans le cas contraire, le classement est prononcé par un décret en Conseil d’Etat.
Le monument naturel ou le site compris dans le domaine public ou privé d’un département ou d’une commune ou appartenant à un établissement public est classé par arrêté du ministre des Affaires culturelles s’il y a consentement de la personne publique propriétaire.
Dans le cas contraire, le classement est prononcé, après avis de la commission supérieure des monuments naturels et des sites, par un décret en Conseil d’Etat.
Le monument naturel ou le site appartenant [*personnes privées*] à toute autre personne que celles énumérées aux articles 6 et 7 est classé par arrêté du ministre des Affaires culturelles, après avis de la commission départementale des sites, perspectives et paysages, s’il y a consentement du propriétaire [*classement amiable*]. L’arrêté détermine les conditions du classement.
A défaut du consentement du propriétaire, le classement est prononcé, après avis de la commission supérieure, par décret en Conseil d’Etat. Le classement peut donner droit à indemnité au profit du propriétaire s’il entraîne une modification à l’état ou à l’utilisation des lieux déterminant un préjudice direct, matériel et certain.
La demande d’indemnité doit être produite dans le délai de six mois à dater de la mise en demeure faite au propriétaire de modifier l’état ou l’utilisation des lieux en application des prescriptions particulières de la décision de classement. A défaut d’accord amiable, l’indemnité est fixée par le juge de l’expropriation.
Si le Gouvernement [*droit de repentir*] entend ne pas donner suite au classement d’office dans les conditions ainsi fixées, il peut, à tout moment de la procédure et au plus tard dans le délai de trois mois à compter de la notification de la décision judiciaire, abroger le décret de classement.
Le classement d’un lac ou d’un cours d’eau pouvant produire une énergie électrique permanente d’au moins 50 kilowatts ne pourra être prononcé qu’après avis des ministres intéressés. Cet avis devra être formulé dans le délai de trois mois, à l’expiration duquel il pourra être passé outre.
En cas d’accord avec les ministres intéressés, le classement peut être prononcé par arrêté du ministre des Affaires culturelles. Dans le cas contraire, il est prononcé par décret en Conseil d’État.
A compter du jour où l’administration des affaires culturelles notifie au propriétaire d’un monument naturel ou d’un site son intention d’en poursuivre le classement, aucune modification ne peut être apportée à l’état des lieux ou à leur aspect pendant un délai de douze mois, sauf autorisation spéciale et sous réserve de l’exploitation courante des fonds ruraux et de l’entretien normal des constructions.
Lorsque l’identité ou le domicile du propriétaire sont inconnus, la notification est valablement faite au maire qui en assure l’affichage et, le cas échéant, à l’occupant des lieux.
Tout arrêté ou décret prononçant un classement est publié par les soins de l’administration des beaux-arts, au bureau des hypothèques de la situation de l’immeuble classé.
Cette publication, qui ne donne lieu à aucune perception au profit du Trésor est faite dans les formes et de la manière prescrites par les lois et règlements concernant la publicité foncière.
Les effets du classement suivent le monument naturel ou le site classé, en quelques mains qu’il passe.
Quiconque aliène un monument naturel ou un site classé est tenu [*obligation*] de faire connaître à l’acquéreur l’existence du classement.
Toute aliénation d’un monument naturel ou d’un site classé doit, dans les quinze jours de sa date, être notifié au ministère des affaires culturelles par celui qui l’a consentie.
Les monuments naturels ou les sites classés ne peuvent ni être détruits ni être modifiés dans leur état ou leur aspect sauf autorisation spéciale.
Aucun monument naturel ou site classé ou proposé pour le classement ne peut être compris dans une enquête aux fins d’expropriation pour cause d’utilité publique qu’après que le ministre des Beaux-arts aura été appelé à présenter ses observations.
Nul ne peut acquérir par prescription, sur un monument naturel ou sur un site classé, de droit de nature à modifier son caractère ou à changer l’aspect des lieux.
Aucune servitude ne peut être établie par convention sur un monument naturel ou un site classé qu’avec l’agrément du ministre des Beaux-arts.
Le déclassement total ou partiel d’un monument ou d’un site classé est prononcé, après avis des commissions départementale ou supérieure, par décret en Conseil d’État. Le déclassement est notifié aux intéressés et publié au bureau des hypothèques de la situation des biens, dans les mêmes conditions que le classement [*publicité*].
Le décret de déclassement détermine, sur avis conforme du Conseil d’Etat, s’il y a lieu ou non à la restitution de l’indemnité prévue à l’article 8 ci-dessus.
A compter du jour où l’administration des beaux-arts notifie au propriétaire d’un monument naturel ou d’un site non classé son intention d’en poursuivre l’expropriation, tous les effets du classement s’appliquent de plein droit à ce monument naturel ou à ce site. Ils cessent de s’appliquer si la déclaration d’utilité publique n’intervient pas dans les six mois [*délais portés à 12 mois par l’article 1er de la loi du 27 août 1941*] de cette notification. Lorsque l’utilité publique a été déclarée, l’immeuble peut être classé sans autre formalité par arrêté du ministre des Affaires culturelles.
TITRE IV : Dispositions pénales
Sont punies d’une amende de 2000 F [*à 60000 F taux résultant de l’article 16 de la loi 1468 du 30 décembre 1977*] les infractions aux dispositions des articles 4 (alinéa 4), 11 (alinéas 2 et 3) et 13 (alinéa 3) de la présente loi [*sanctions*].
Sont punies des peines prévues à l’article L. 480-4 du Code de l’urbanisme les infractions aux dispositions des articles 9 (alinéa 1er) et 12 ainsi qu’aux prescriptions des décrets prévus à l’article 19 (alinéa 1) de la présente loi.
Les dispositions des articles L. 480-1, L. 480-2, L. 480-3 et L. 480-5 à L. 480-9 du Code de l’urbanisme sont applicables aux infractions à l’alinéa 4 de l’article 4 de la présente loi et aux dispositions visées au précédent alinéa, sous la seule réserve des conditions suivantes :
Les infractions sont constatées en outre par les fonctionnaires et les agents commissionnés à cet effet par le ministre chargé des sites et par les fonctionnaires et agents commissionnés et assermentés pour constater les infractions en matière forestière, de chasse et de pêche.
Pour l’application de l’article L. 480-5, le tribunal statue soit sur la mise en conformité des lieux avec les prescriptions formulées par le ministre chargé des sites, soit sur leur rétablissement dans leur état antérieur.
Le droit de visite prévu à l’article L. 460-1 du Code de l’urbanisme est ouvert aux représentants du ministre chargé des sites ; l’article L. 480-12 est applicable.
Quiconque aura intentionnellement détruit, mutilé ou dégradé un monument naturel ou un site inscrit ou classé sera puni des peines portées à l’article 322-2 du Code pénal, sans préjudice de tous dommages-intérêts.
Les agents chargés de constater les infractions mentionnées aux articles 21 et 22 peuvent procéder à la saisie de l’objet de l’infraction ainsi que des instruments et véhicules ayant servi à commettre l’infraction.
Les frais de transport, d’entretien et de garde des objets saisis sont supportés par le prévenu.
Le jugement de condamnation peut prononcer la confiscation de l’objet de l’infraction ainsi que des instruments et véhicules ayant servi à commettre l’infraction.
Les dispositions de la présente loi sont applicables aux monuments naturels et aux sites régulièrement classés avant sa promulgation conformément aux dispositions de la loi du 21 avril 1906 [*champ d’application*].
Il sera dressé, pour chacun de ces monuments naturels et de ces sites, un extrait de l’arrêté de classement reproduisant tout ce qui le concerne. Cet extrait sera transcrit au bureau des hypothèques de la situation de l’immeuble par les soins de l’administration des affaires culturelles [*publicité*]. Cette transcription ne donnera lieu à aucune perception au profit du Trésor.
Dans un délai de trois mois, la liste des sites et monuments naturels classés avant la promulgation de la présente loi sera publiée au Journal officiel. Cette liste sera tenue à jour. Dans le courant du premier trimestre de chaque année sera publiée au Journal officiel la nomenclature des monuments naturels et des sites classés ou protégés au cours de l’année précédente.
Un règlement d’administration publique contresigné du ministre des finances et du ministre des affaires culturelles déterminera les détails d’application de la présente loi, et notamment la composition et le mode d’élection des membres, autres que les membres de droit, des commissions prévues aux articles 1er et 3, ainsi que les dispositions spéciales relatives à la commission des monuments naturels et des sites du département de Paris et de la région parisienne , les attributions de la section permanente des commissions départementales et les indemnités de déplacement qui pourront être allouées aux membres des différentes commissions.
La présente loi est applicable dans les territoires d’outre-mer dans des conditions qui seront fixées par décret en Conseil d’Etat. Un règlement d’administration publique fixera les conditions de son application aux départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.
La loi du 21 avril 1906 organisant la protection des sites et monuments naturels de caractère artistique est abrogée.

1942 – 2 mai : INSCRIPTION DE LA CORNICHE DE SANARY – Par arrêté du 26 janvier 1942, les parcelles cadastrales C 159, 166 et 167 de la corniche de Sanary sont inscrites à l’inventaire des sites au titre de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque (CAUE V83, 1998).
1944 – 2 mai : Le maréchal allemand Rommel fait deux tournées d’inspection dans le sud de la France en 1944. Pour ce qui est de la côte méditerranéenne, il visite Avignon, la Camargue, le Languedoc et le Roussillon, le 7 février 1944, puis la Camargue à nouveau, Marseille, Aubagne, Hyères, le 2 mai 1944. Ruge F. 1960 :] « Au début de novembre 1943, je (amiral Friedrich Ruge) fus affecté (…) à l’état-major du maréchal Rommel (Groupe d’Armée B) dès que celui-ci fut chargé d’inspecter la défense de la côte occidentale (…). Rommel avait également pour mission d’inspecter la défense du sud-est de la France. (…), le 7 février 1944 (…), nous franchîmes le Rhône (…) et atteignîmes Avignon (où) le général von Sodenstern, chef de la 19ème armée présenta un rapport fort satisfaisant (…). Le 8, nous (…) traversâmes la Camargue (… où) en guise de protection contre des débarquements aériens, les galets couvrant la plaine avaient été rassemblés en des milliers de petites pyramides. Nous nous arrêtâmes à Montpellier, au QG du IVe Corps de marche de la Luftwaffe (général d’aviation Petersen). Sète était bien fortifiée (… puis ce furent ), Perpignan, (etc.). 2 mai – Nous partons pour voir les 338e, 244e et 242e divisions DI. Nous traversons la Camargue, (…). Nous devons continuer vers Toulon (A Marseille,) le commandant de la 244e DI nous expose les dispositions prises à son aile droite, à son PC d’Aubagne, il nous fait un exposé pour l’aile gauche qui englobe les baies de La Ciotat et de Bandol. (…) Nous poursuivons, en voyant des inondations et des champs de mines jusqu’à Hyères où nous faisons demi-tour vers 17 heures. Retour par Aix (…) puis Avignon à 19 h 30. » (Ruge F., 1960, p. 99 et suiv., 185 et suiv.)

1957 – 2 mai : L’ex-contre-torpilleur « Le Fantasque » (cliché coll. H. Ribot) est condamné, n° de coque Q98 ; il est vendu pour démolition et démoli à La Seyne, chantier de Brégaillon (Infos de diverses sources)

(laubie-typ-VII-C-ex-u766 – coll. H. Ribot))
1960 – 2 mai : accident du sous-marin Laubie (ex allemand) en Méditerranée Collision en surface avec le paquebot Ville de Marseille. Dégâts sur les superstructures de l’arrière.
1964 – 2 mai : L’organisation du G.E.M. de Saint-Mandrier est définie par l’arrêté du 2 mai 1967. Le groupe des écoles de mécaniciens est un vaste ensemble réunissant en 1978 quelques 2400 personnes (élèves, officiers mariniers et officiers). Il est installé sur un terrain couvrant 17 hectares. L’effectif total de l’école varie de 2100 à 2400 hommes suivant les périodes de l’année. En quelques années, la physionomie de l’ensemble a beaucoup changé. De nouveaux bâtiments ont été construits L’ampleur des techniques particulières à chaque mode de propulsion a entraîné la nécessité, dès le cours de formation d’officiers mariniers, de créer une spécialisation en vaporistes et motoristes. Le niveau intellectuel a changé. En 1941 les apprentis entraient à l’E.A.M.F. avec le Certificat d’Études, en 1978 et plus tard la majeure partie d’entre eux pourrait prétendre entrer en 3e (Gisèle Argensse, 1989, p. 204).
1968 – 2 mai : Début du mouvement de mai 1968. À la Sorbonne, un incendie éclate au bureau de la Fédération générale des étudiants en lettres, la FGEL. Les pompiers accourent sur les lieux dans les minutes qui suivent et maîtrisent le feu. Sur le mur on découvre un cercle barré d’une croix celtique, l’insigne d’Occident. Personne n’a vu les incendiaires, et Occident dément par communiqué toute responsabilité. En protestation, les Groupes d’études de lettres (FGEL) annoncent un rassemblement le lendemain vendredi 3 mai, dans la cour de la Sorbonne : « Nous ne laisserons pas les étudiants fascistes maîtres du Quartier latin. » Mais ils prennent aussi la défense de Cohn-Bendit : « Jamais les étudiants ne permettront que la répression policière s’abatte sur un des leurs par le biais d’un tribunal universitaire. »
2015 – 2 mai :
1. TOULON, CHAMPION D’EUROPE – Toulon remporte pour la troisième fois consécutive la coupe d’Europe de rugby en battant Clermont par le score de 24 à 18. Bravo !
2. Tous ceux de « Sanary avant et maintenant » se sont retrouvés chez Daméro pour un aïoli du tonnerre. Belle journée fondée sur les retrouvailles !
2023 – 2 mai : à Sanary, salle Marie Mauron à partir de 14 heures avec Découvertes et Civilisations, nous accueillions à Sanary notre ami Jean Guyon qui venait évoquer pour nous les premiers temps de la Chrétienté en Provence.
2024– 2 mai :
A. Un panache de fumées impressionnant se dégage du port de Saint-Laurent-du-Var. Vers 22h30, ce mercredi 1er mai au soir, un bateau a pris feu. A côté, les trois autres embarcations, de 10 à 15m se sont elles aussi embrasées. Aucune victime n’a été prise en charge par les secours, mais les reconnaissances sur le terrain se poursuivent durant la nuit. Cet incendie nécessite un lourd dispositif : 67 sapeurs-pompiers sont engagés, appuyés par 34 engins (Emma Dehoey, France Bleue Azur).
B. C’est un premier mai à durée indéterminée qui s’annonce pour les guichets de quatorze gares des Alpes-Maritimes et du Var. Cela concerne les gares TER de Sospel, La Trinité, Cannes-la-Bocca, Mandelieu, Fréjus et Saint-Raphaël, pour la gare de Boulouris. En cas de question sur l’achat de vos billets, il faudra désormais vous en remettre aux distributeurs automatiques de billets. Maigre espoir en revanche dans huit autres gares, où des permanences seront assurées par des agents quelques jours dans la semaine pendant une poignée d’heures. En gare de Menton-Garavan, ce sera le mercredi et le samedi, de 13h30 à 15h30 ; à Carnoles, rendez-vous mercredi, vendredi et samedi, de 8h à 11h ainsi que le dimanche après-midi, de 14h à 16h. À Villefranche, ce sera le lundi, mardi, jeudi et dimanche, de 8h à 12h, à Cros-de-Cagnes, le mardi aux mêmes horaires, ainsi que le jeudi de 12h30 à 15h. Villeneuve-Loubet proposera cette permanence de 8h à 12h le mercredi, et de 14h à 18h le samedi ; à Biot, le mardi de 13h35 à 16h30 et le mercredi de 12h30 à 15h. Enfin la gare de Golfe-Juan mettra des agents à disposition le mardi et jeudi de 8h à 12h, et celle de Grasse, le lundi et vendredi de 8h30 à 12h30. Pourquoi sonner la fin de cette présence humaine ? La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur invoque une adaptation nécessaire aux « nouvelles pratiques d’achat de la clientèle et de la forte proportion d’abonnés sur cette ligne ». (Lise Tavelet, France Bleue Azur)
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 261e livraison : (suite)

(Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – au niveau du collège de Sanary. Cliché H. Ribot))
La section Sanary – Bandol de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, longue de 6,2 km, succède à la précédente. Peu après le carrefour de la Guicharde, il arrive au Carrefour des Roches. En continuant tout droit vers l’Ouest, un chemin mène à l’Anse de la Gorguette à distante d’un kilomètre. A partir de ce carrefour, l’Ancien Chemin oblique vers le Nord-Ouest pour rester parallèle à la direction générale de la côte, mais à l’abri de la première ligne de collines. Il n’est pas tout-à-fait en crête, mais très légèrement en ubac, que ce soit dans ce qu’on appelle maintenant la Plaine du Roi, ou le Logis Desprats, plaine étroite au pied de la deuxième ligne de collines, ou encore que ce soit au Pont-d’Aran où il arrive au Grand Vallat ou rivière de Bandol, mais qui s’est appelée autrefois l’Aran. La Plaine du Roi est le nom donné à ce quartier de Sanary que parcourait le chemin royal. Aux XVIe et XVIIe siècles, on trouve la mention de deux logis (auberges). L ‘un est le logis où pend l’enseigne de Saint Nazaire, l’autre est le logis Deprat qui laissera son nom au quartier où il se trouvait. Le quartier du Pont d’Aran est un des rares témoins conservant cet ancien nom. La liaison avec Bandol se fait par le Chemin de la Canolle qui franchissait autrefois la rivière sur un pont de six arches détruit au moment de la construction du viaduc du Chemin de Fer en 1859 (Ce pont, familièrement appelé le Six-Ponts, a vu deux de ses arches emportées par une crue vers 1840. Il n’a pas été remplacé, le pont de la D559 ayant été construit en 1841). Un autre pont a été construit en bord de mer pour la D559 . Après le Pont d’Aran, l’Ancien Chemin remonte la rivière en rive droite, côté Bandol jusqu’à l’entrée du vallon de Poutier. Cette partie de l’Ancien Chemin est commune avec le Chemin du Beausset à Bandol qui longe la rivière et met l’arrière-pays en communication avec la mer. Le nom du quartier est le Logis, Je Logis Neuf, appelé Logis d’Aran en 1720. A un kilomètre, en rive gauche, s’élève la Tour de la Clavelle, probablement la plus ancienne de toutes les bastides d’Ollioules et de Sanary, s’appuyant sur un contrefort du Gros Cerveau, surveillant ce passage obligé et servant de refuge en cas de danger. Ensuite l’Ancien Chemin pénètre dans le Vallon de Poutier, appelé aussi Vallongue, et, sort ainsi de notre champ d’étude. C’est cette partie du chemin qu’emprunta Charles IX lors du voyage qu’il fit en Provence en 1564 : Le samedi 4 novembre, il dîna à Ollioules, puis passa par « rochers fort hauts et fascheux pour aller coucher à la Cadière ».(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 461e livraison :

1903 – 7 juin : par temps clair et mer calme, eut lieu un naufrage comptant comme l’un des évènements majeurs de la marine Marseillaise. Elle se déroula entre deux navires de la Compagnie Fraissinet, le Liban et l’Insulaire à moins d’une heure de Marseille, non loin de l’île Maîre, à l’est de la cité, face au cap Croisette.
Ce tragique accident resta longtemps inexpliqué, les deux commandants se rejetant la faute, chacun pouvant porter une part de responsabilité.
Le Liban avait appareillé à 11h30 pour Bastia, en Corse, et l’Insulaire rentrait à Marseille. Dans le but de correctement se croiser, les deux commandants envoyèrent la barre à droite, mais un risque d’accrochage sur des rochers effleurant de l’Ile Maîre occasionna un « barre à gauche » de la part de celui de l’Insulaire, qui éperonna alors le Liban sur son flanc gauche. Le commandant de ce dernier tente alors de l’échouer à proximité de l’Ile pour sauver ses passagers, mais, heurtant un rocher, la proue se soulève, la chaudière se brise et explose rapidement.
Une seule chaloupe put être mise à la mer et le navire sombra très vite avant même que de nombreux passagers ne pussent se jeter à la mer. Malgré une intervention rapide de navires croisant dans le secteur, notamment les vapeurs Balkan et Bleschamp, grâce auxquels des naufragés furent récupérés, on dénombra 122 personnes mortes noyées, 180 victimes selon les sources, l’armateur minimisant celles-ci, et la presse les gonflant. En effet, les modalités d’embarquement n’étaient pas terminées lors de l’accident.
Le commandant de l’Insulaire qui avait continué sa route pour ramener son bateau avarié sans porter secours au Liban fut condamné par la suite pour ce manquement ainsi que reconnu responsable de l’accident, mais une fâcheuse habitude des navires sortant du port et naviguant vers l’est serait de frôler trop près l’ile Maîre(à gauche) pour gagner du temps, ce qui peut parfois gêner le navire rentrant à Marseille qui arriverait en face.
Il y eut énormément de réactions, du style « on avait dit qu’il fallait un code de routes maritimes, priorité, etc. », émises de navigateurs expérimentés, et de littérature à ce sujet.
Le deuxième navire mis en cause dans cette catastrophe, le paquebot l’Insulaire, dont l’avant était sérieusement touché mais présentait des voies d’eau de moindre importance, continua sa route à toute vapeur vers le port de Marseille, sans se préoccuper de son confrère en train de sombrer. Si ce comportement a été beaucoup critiqué à la suite de la catastrophe, les explications fournies par son commandant, le capitaine Arnaud, étaient somme toute très logiques : voyant que plusieurs navires se trouvaient à proximité des lieux de la collision et se rendaient au secours des victimes, il avait préféré amener le plus rapidement possible son navire en lieu sûr afin d’éviter un deuxième naufrage, qui aurait rendu la catastrophe encore plus meurtrière. En agissant de la sorte, il avait sauvé son paquebot et ses passagers (archives H. Ribot).
Aujourd’hui, l’épave du Liban de 28 mètres repose à 36 mètres environ de profondeur, la proue contre les Farillons du large, la poupe orientée vers Tiboulen de Maïre. Bien conservée, l’épave reste à la portée des plongeurs et l’eau y est généralement claire, car peu remuée par les courants. L’accès y est multiple, par le port du Cap Croisette, le port des Goudes ou encore le port de la Pointe Rouge. L’épave abrite une faune et flore abondantes, plaçant ce site parmi les plongées sur épaves les plus belles de Provence (Diana Melhem, « La Marseillaise » 20/06/2021).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 168e livraison :

(La Seyne chantiers sortie 1929)
Rappel : La création de La Seyne en 1657-1658, comme communauté séparée, fut l’événement majeur de l’histoire moderne de Six-Fours dont le territoire passa brutalement de 5499 à 2610 hectares.
(suite) Depuis Henri IV, la royauté était désireuse de se doter d’une marine de guerre puissante fondée sur les galères, donc méditerranéenne. Richelieu fut le premier à envisager de faire de Toulon une base militaire en décidant de renforcer la Grosse Tour du Mourillon avec la construction de celle de Balaguier. La présence de ces deux tours et l’apparition de l’isthme des Sablettes reliant l’île de Cépet au continent garantissaient le berceau de la marine royale naissante en contrôlant l’entrée de la petite rade.
Rappelons également que le rôle visant à construire et à entretenir les vaisseaux du roi dévolu à l’arsenal de Toulon par Henri IV et Richelieu fut amplifié par le Ministre de la Guerre de Louis XIV, Louvois, successeur de Mazarin. « Le quai qu’ils (les Seynois) construisirent (permettait) d’abriter les vaisseaux, y compris ceux de la marine royale qui prirent l’habitude de venir s’y ravitailler. » Ceci peut expliquer la position de Mazarin qui n’était pas sûr de l’appui sans faille des Six-Fournais quant au port de La Seyne alors que Toulon n’avait pour accueillir les navires du roi que la vieille darse. Ces projets royaux se doublaient de la nécessité de maîtriser la position stratégique de la presqu’île de Cépet où un lazaret allait bientôt voir le jour. Nous tenons peut-être là la raison – d’Etat !- qui rendait nécessaire la partition de Six-Fours.
Enfin, et à titre personnel, avec deux communautés à la place d’une, Mazarin, en tant qu’abbé de Saint-Victor, allait percevoir des rentes et des cens supplémentaires, ce qui était loin d’être négligeable.
(à suivre)
A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE

M. Lafarge était né le 14 mars 1892 à Jarnac (Charente) après des études approfondies (Sud-Ouest, 6 mars 1954)
En cas de deux réponses ex aequo , la meilleure sera classée la première (Benjamin du 9 mai 1954).
Trois milliards de Français cherchent un logement (Brive-Information du 19 juillet 1953)
Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite à tous et toutes un très bon jeudi. Bonne journée à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier ! Et à demain vendredi ! Adessiatz a totei !

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