ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 22 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4127).
(les illustrations proviennent de notre fond iconographique))
FÊTES :
Le 22 avril, nous fêtons les Alexandre, « protecteurs des hommes », du nom d’un médecin originaire de Phrygie, en Asie mineure, martyrisé en 177 à Lyon lors des persécutions ordonnés contre les Chrétiens.
Rappelons que, dans le calendrier républicain, ce troisième jour du mois de floréal était dédié à la fougère.
DICTON :
« Après la saint Alexandre, dans les foyers plus de cendres », autrement dit : le beau temps sera tel qu’il ne sera plus nécessaire de se chauffer au coin de l’âtre. Acceptons-en l’augure.
LOCUTION PROVENçALE.
« Aquéu vin a que dous jour de mai que l’aigo ». Littéralement : ce vin n’a que deux jours de plus que l’eau. Pour dire « ce vin est faible » (en degrés, évidemment !).
PENSÉE.
« La France contient trente-six millions de sujets …sans compter les sujets de mécontentement ! » (Henri de Rochefort, La Lanterne, 30 mai 1868).
ÉPHÉMÉRIDES:

(Oran, 2017, cl. H. Ribot)
–978 – 22 avril : L’influence spirituelle de Cluny est grande dans les régions méridionales du royaume d’Arles et de Vienne. Donation de l’abbaye de Lérins à Mayeul et à Cluny – La bulle de 968-972 par laquelle le pape Jean XIII recommandait Maïeul à tous les évêques du pays de la Saône et du Rhône ne reste pas lettre morte en Provence. Certains terres reviendront quelquefois à leurs anciens propriétaires, mais doit-on considérer, lorsque le 22 avril 978, le pape Benoît VII donne l’abbaye de Lérins à Mayeul et à Cluny, que c’est à Mayeul, dont les parents ont été spoliés par Hugues de Provence avant 923, ou bien au monastère de Cluny en tant que tel que la donation est faite ? Juste retour d’un bien volé ou simple attribution de terres à un monastère en plein essor et à son abbé réformateur ? Il faudra attendre près de cent ans avant que les moines de Lérins fortifient l’Ile de Saint-Honorat (début des travaux en 1073, puis reprises en 1181, et agrandissement tout au long du XIIIème siècle). Les mâchicoulis couronnant le tout seront placés au XIVème siècle. Le roi de France y installera une garnison à partir du XVème siècle. Sur le continent, l’abbaye de Lérins possèdera en 1038 la seigneurie de Lérins sur les terres de laquelle sera édifié le château dont la chapelle reçoit aujourd’hui le « musée Picasso » (Charles Sach, 1988). En 978, Saint-Honorat de Lérins et Arluc sont confiés à l’abbé de Cluny : le texte que Syrus, moine de ce dernier monastère, écrit vers l’an mille sur le martyre de saint Porcaire et les cinq cents frères de Lérins aux mains des Sarrasins témoigne aussi bien des relations étroites entre Cluny et Saint-Honorat que du rôle de l’épisode du Fraxinetum dans la genèse de l’idée de croisade. D’autres maisons, situées pour la plupart en haute Provence, deviennent des prierés de Cluny: Sarrians, Ganagobie, Valensole, Piolenc, Saint-Amand de Clansayes… Dans un tel contexte, il n’est guère étonnant que de nombreuses donations accordées par l’aristocratie provençale aillent vers le monastère bourguignon, où l’archevêque d’Arles Annon prend l’habit en 994 (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, 2005, p. 41).

–1215 – 22 avril : DIVERS ACTES PASSES A MONTELIMAR PAR GIRAUD ADEMAR ET MABILE, SA FEMME –
1. Donation par Giraud Adémar, seigneur de Montélimar et vicomte de Marseille, et sa femme Mabile, en couches de son fils Raimond, à Hugues Béroard, prévôt de la Major, de tout ce qu’ils possèdent au château Babon, sous la suzeraineté de l’église de Marseille (acte des vicomtes de Marseille n° 385, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 10 v°. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1150).
2. Confirmation par Giraud Adémar, seigneur de Montélimar et vicomte de Marseille, et sa femme Mabile, en couches de son fils Raimond, de l’accord passé le 17 octobre 1164, entre l’évêque et les vicomtes de Marseille : Hugues Geofroi, aïeul de Mabile ; son frère Bertrand et leur neveu Hugues Geofroi Sarde. (acte des vicomtes de Marseille n° 386, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. La Major de Marseille; Livre jaune, fol. 11. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 113, 110 XXII, édit, partielle. – b. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 57. – r. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, 110 213. Ind. : Albanès et Chevalier, même ouvrage, n° 1149.
–1225 – 22 avril : Montélimar. Ratification par Giraud Adémar et Mabile de Marseille, sa femme, de l’accord passé entre les vicomtes et l’église de Marseille. (acte 442 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Bibl. de Garpentras, ms. 709, pièce 19, d’après les archives de la Major).
–1304 – 22 avril : Bordoneria (acte notarié). La Bourdonnière – ferme, commune d’Allauch, quartier de la Fève (1872).
–1305 – 22 avril : lieux-dits d’Allauch cités dans un acte notarié –
1. Adzaygueria, (acte notarié). L’ANGULENTIER – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Château-Gombert, près de la Baume-Loubière (1872). Première mention le 2 mai 1300 : Anguila Séria, (acte notarié). Le toponyme pourrait désigner un lieu où l’on cultive la garance. Nous avons son équivalent, in summitate podii de la Guilencier en 1253, site de la Garancière (Boyer R. 1980, p.393 : limite de Signes et Méounes, entre les Jounces et ad rocam que est Fabre / Siouvette, hauteur, cote 701m, à l’est du Jas de Laure).
2. Mons furenum (acte notarié). MONTFURON – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier du Caveau. Première mention : Montfuron, 4 août 1299 (charte aux archives municipales).
3. Reineria (acte notarié).Sainte-Croix, quartier rural, commune d’Allauch (1872). Par lettres royales, les lods de Sainte-Croix d’Allauch furent donnés à Antoine Cabassole. (registre Dromadarius de la Cour des Comptes, fol. 27).
–1322 – 22 avril : lieux-dits d’AURIOL cités dans un acte notarié –
1. Pas-d’Umbergo – lieu-dit, commune d’Auriol, quartier des Playes (acte notarié).
2. Lo Peyron / La Peyregosa (acte notarié). PEYREGUIER – Lieu-dit de la commune d’Auriol (1872). Il existe un vallon de la commune d’Evenos (Var) dénommé Las Peyregosas en 1240.
2. Las Playas, 22 avril 1322 (acte notarié). Les Playes – quartier rural, commune d’Auriol (1872). Il existe un quartier las Playas, las Plaias mentionné au XVème siècle à Six-Fours (Var) dénommé aujourd’hui Les Playes.
3. Veda, 22 avril 1322 (acte notarié). LA VEDE – Ruisseau qui prend naissance dans les montagnes de la Sainte-Baume, près du Plan-d’Aups, entre dans le territoire d’Auriol et se jette dans l’Huveaune à Auriol même après avoir reçu plusieurs petits affluents (1872). C’était autrefois une possession plus importante qui appartenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église était déjà détruite en 1872. Première mention : Rivus Savardus, janvier 1033 (cartulaire de Saint-Victor, n° 101).
–1332 – 22 avril : LA COLLETA – Lieu-dit de la commune d’Auriol (acte notarié).

–1342 – 22 avril : Trets – Compromis pour l’exercice des peines municipales entre Béatrix de la Roche, dame de Trets, et les syndics du lieu de Trets. Notaire, Alain Ruffi. (Acte 655 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : IND. : Arch. communales de Trets, répertoire de 1787, f° 225).
–1359 – 22 avril : lieu-dit DE MARSEILLE CITE dans un acte notarié – Fons d’Arcoas, 22 avril 1359 (acte notarié). ARCOLES, quartier rural, et FONT-D’ARCOLE (lieu-dit) de la commune de Marseille, territoire de Saint-Julien (1872). Première mention : Vallis que vocatur Archulas, octobre 1117 (archives de la Major).
–1364 – 22 avril : Etienne Aubert, 46e abbé de Saint Victor de Marseille mais 39e selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Etienne aubert, avril 1364 – janvier 1380. Il est déjà abbé le 22 avril 1364. Il est enterré le 24 janvier 1380 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium ; Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). Il est seigneur de Six-Fours.
–1435 – 22 avril : lieu-dit d’Allauch cité dans un acte notarié –Los Escalicis , 22 avril 1435 (ch. aux archives municipales). ESCALIERS – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de de la Palud (1872). Première mention : Als Escalies, 26 août 1354 (acte notarié).
–1471 – 22 avril : lieu-dit de marseille – Baume-Céleste, 22 avril 1471 (acte aux archives des Prêcheurs), lieu-dit, quartier Notre-Dame-de-la-Garde, commune de Marseille.
–1639 – 22 avril : Gelées extraordinaires (Herage / histoire climat 5).
–1658 – 22 avril :
Première administration communale de La Seyne avec les consuls (Marius Autran, Chronologie de La Seyne).
La première administration municipale fut mise en place à La Seyne le 22 avril 1658 sous la présidence d’un Conseiller du Roi, et en présence du viguier magistrat chargé de rendre la justice. Elle fut constituée et installée solennellement le jour de Pâques 1658, dimanche 22 avril, dans la grande chapelle des Pénitents-Blancs de La Seyne, au quartier des Cavaillons. Tous les chefs de famille et notables du pays étaient présents, réunis sous la présidence de M. François de Thomassin, conseiller du roi, président à la Cour du Parlement de Provence. Y assistaient, naturellement : le viguier, les officiers et les syndics en exercice, Laurent Daniel et Pierre Tortel élus un an auparavant, le 18 avril 1657, par devant Me Ambroise Cornier, avocat à la Cour, juge général de l’Abbaye de Saint-Victor (Louis Baudoin). Elle comprenait trois consuls, dont l’un prit le titre de Maire, et des Conseillers municipaux (Marius Autran, tome 2, 1988).
La création de la première administration municipale de La Seyne eut lieu le 22 avril 1658. Ces édiles n’étaient pas élus, mais choisis parmi les notabilités c’est-à-dire les possédants. Furent élus et nommés : — les trois nouveaux consuls : Antoine Lombard (premier consul et maire), Honoré Tortel et Jacques Pascal (deuxième et troisième consuls, adjoints au maire). Les premiers conseillers du corps municipal étaient au nombre de huit ; un auditeur forain ; le greffier et notaire royal ; le capitaine de ville ; le trésorier ; les quatre intendants de santé ; le capitaine de port ; des experts-jurés ; les recteurs de l’hospice et de l’œuvre de la Miséricorde ; un sergent de ville et trompette public ; un peseur public ; un fontainier et autres fonctionnaires municipaux. L’assemblée désigna, en outre, les marguilliers de la paroisse Notre-Dame-de-Bon-Voyage, du Saint-Sacrement, du Rosaire et de Saint-Jean-du-Purgatoire ; de plus, l’Enseigne de la Jeunesse. Il fut décidé, conformément d’ailleurs à la coutume de Provence, que le Conseil municipal serait renouvelé régulièrement, selon les usages en vigueur, électeurs et candidats devant être de bonne vie et mœurs, savoir lire et écrire, être inscrits au cadastre ou livre terrier, bons catholiques et fidèles sujets du roi. Tous prêtaient serment devant le viguier, lieutenant de juge. On votait avec des boules blanches et noires populairement appelées « balottes ». Un règlement intérieur fut établi pour définir les obligations et gages des officiers municipaux (Louis Baudoin, 1965, p. 174-175).
Parmi les édiles de la première administration publique fut nommé un Capitaine de port, dont la responsabilité était grande avec les problèmes d’entretien, de surveillance, de trafic de marchandises. Cependant on n’y trouve pas de préposé à la surveillance, à l’entretien ou à la création des voies de terre. À la vérité, rien ne précisait, sous l’Ancien Régime, à qui en revenait la charge. Ce ne sera qu’après la Révolution de 1789 que la ville, devenant propriétaire des chemins, des rues et des places, sera dans l’obligation d’en assurer l’entretien (Marius Autran, tome 1, 1987).
Pour assurer l’équilibre du budget qui comprenait, dans son passif, outre des dépenses ordinaires de toute communauté, des créances résultat des procès antérieurement soutenus par les syndics de l’ancienne succursale de Six-Fours, la nouvelle communauté de La Seyne recourut naturellement aux impôts et aux taxes. Il fallait compter aussi avec les prestations pour la province et le royaume. L’imposition directe la plus importante était la taille royale (qui a été remplacée, de nos jours, par la taxe foncière). Il existait trois sortes de tailles : la taille réelle perçue sur la propriété, la taille personnelle prélevée sur les revenus provenant du commerce et de l’industrie et la taille mixte provenant des deux premières combinées. La capitation, à payer au roi par les villes et communautés, était calculée par tête d’habitant. Voici quelques chiffres, concernant la Provence, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle : Toulon, 60.238 livres ; Marseille, 207.934 livres, 13 sols, 4 deniers ; les états de dettes des communautés de la Viguerie de Toulon, années 1690-1718, intéressent celles de La Garde, de La Valette, de La Seyne, du Revest, de Sainte-Marguerite et de Six-Fours. (Arch. départ, des Bouches-du-Rh., Intendant, de Provence, série C).
Pour répondre aux besoins extraordinaires de l’Etat, on y ajoutait le vingtième du revenu imposé. En outre, le clergé des anciennes provinces, qui était exempt de l’impôt du vingtième et de la capitation, votait dans ses assemblées des dons gratuits qui rapportaient une moyenne de 3 à 4 millions de livres par an. Il y avait encore les impôts indirects, ceux des fermes locales : sur le vin, les spiritueux, les produits travaillés, les cartes à jouer, etc. ; ceux de la ferme générale (province et Etat) : sur le sel (la gabelle), droits d’octroi et de circulation, le tabac, etc. et aussi les journées de prestation (la corvée) pour des travaux publics : édifices, ponts, chemins. A toutes ces charges, il faut encore ajouter la dîme, redevance ecclésiastique perçue sur le seul revenu et qui variait selon le revenu lui-même. La dîme était affectée à assurer le culte religieux, l’entretien du clergé, celui des églises, des institutions et des œuvres d’assistance. Car il y a lieu de noter ici qu’il n’existait, avant la Révolution, ni budget de l’Assistance publique ni budget de l’Instruction publique et que ce sont les finances ecclésiastiques qui subvenaient aux dépenses de ces postes assurés par des milliers de prêtres, religieux et sœurs de charité au service des âmes, des pauvres, des malades, des vieillards, des étudiants et écoliers. Toutefois, l’Etat et la province y contribuaient par leurs subventions et des municipalités assuraient souvent le fonctionnement d’écoles ou collèges qu’elles avaient, elles-mêmes, créés (Louis Baudoin, 1965, p. 175-177).
–1664 – 22 avril: UN IMPOSTEUR EST CONDAMNÉ A MORT – Né à Jouques, Esprit Adaoust partit faire fortune à Paris. Un an après, on annonçait sa mort. En 1653, soit vingt-deux ans plus tard, il se présenta à son domicile et, reconnu à la fois par sa femme et ses amis, il raconta une vie pleine d’aventures. Mais à la fin sa femme eut des doutes. L’enquête révéla qu’il s’agissait d’un imposteur du nom de Jean Moynier, dit Mauvans. Il fut condamné à mort à Aix le 22 avril 1664 (Jean-Paul Clébert, 1985).
–1671 – 22 avril : lieu-dit de marseille – Sant Jerosme (registre aux archives de la Major). SAINT-JEROME – village, commune de Marseille. Eglise succursale de la cathédrale (1872). Première mention en 1470 : le roi René établit dans le quartier de la Cavalerie-Subeirane un couvent de religieux Observantins, sous le. titre de Saint-Jérôme.
–1701 – 22 avril : CONFLIT ENTRE PÊCHE TRADITIONNELLE ET MADRAGUES – L’industrie de la pêche occupait bon nombre de patrons « à pesche » comme l’on disait alors, mais à certaines époques celle-ci était gênée lorsque la saison des madragues arrivait. L’exploitation de Ces madragues sera souvent la cause du mécontentement des pêcheurs Car il était interdit de pêcher dans les eaux réservées aux madragues pendant la durée de leur calaison. Celle-ci était autorisée du 1er avril au 1er octobre. Cela restreignait l’exercice de la pêche libre. L’exploitation de ces madragues avait été obtenue par le sieur BOYER-BANDOL.
En 1701, ce fut le comte du LUC de VINTIMILLE qui s’occupa des madragues, car il en avait obtenu l’exploitation. Voici sa lettre :
« 22 Avril 1701 Messieurs les consuls. Je vous envoie, Messieurs, le sieur PASCAL qui va pour choisir un RAIS DE MADRAGUE, je vous serais très obligé de donner tous vos soins, pour que le dit RAIS soit le meilleur de tout votre pays, je compte aussi sur Joseph GRANET pour RAIS d’une autre madrague. Je vous prie encore de faire trouver le plus de femmes que vous pourrez car cela m’est absolument nécessaire, au moins une vingtaine de femmes. Je suis de tout cœur messieurs votre très humble et obéissant serviteur. A MARSEILLE, le comte du LUC. » (Rotger B., 1984.)
–1742 – 22 avril (certains la place en 1744) : LA PROVENCE N’EST PAS PREPAREE A LA GUERRE DE SUCCESSION D’Autriche – On ne s’étonne pas sans doute de voir la Provence intéressée sur sa façade maritime par la guerre de succession d’Autriche, dont les composantes méditerranéennes furent loin d’être négligeables. Les auteurs nous disent cependant combien peu elle y était préparée.
–1748 – 22 avril : Disette de blé à Ollioules : Réunion du Conseil d’Ollioules –
-Ollioules dégage 4000 livres afin d’acheter du blé à Aix, et établit une taxe (rêve) sur les cochons égorgés et vendus sur place, sur la vente des fruits, ainsi qu’un droit d’ensalage.
-Le même jour, 11 charges achetées par Ollioules à Rougiers lui sont volées. le Conseil fait comparaître devant lui Joseph Julien, charretier, qui avait été chargé de se rendre à Rougiers pour prendre les 11 charges de blé achetées le 13 au sieur Antoine Regimbaud. Après avoir chargé sa charrette, et prit la route, à dix pas du village, le sieur maire de la Communauté de Rougiers, accompagné d’une certain nomnbre de paysans armés de couteaux courbés, auraient coupé les câbles liant les sacx et auraient enlevé les dites 11 charges. Nul ne sait où elles ont été portées. Le charretier s’en est donc retourné à Ollioules, sa charrette vide. Devant ce geste inamical, Ollioules adresse une protestation sur le manque de blé et les moyans d’y parer. (Castellan E., 1937, p. 179).
–1773 – 22 avril : La tour de Sanary sert de prison – Le 22 avril 1773, eut lieu à Saint-Nazaire la capture d’un jeune moscovite, prisonnier à Marseille sur le vaisseau « La Favorite » et qui s’en était échappé. Au cours de son évasion, il avait volé le chirurgien du bord. Le Conseil le fit mettre dans la Tour en attendant que le commandant de Marseille l’en voie prendre. A cette occasion, les consuls lui écrivirent, non seulement pour l’avertir, mais encore pour lui dire que la tour avait grand besoin de réparations. Celui-ci répondit qu’il allait y mettre bon ordre. Peu de temps après, un second évadé de Marseille, pris à Saint-Nazaire, fut aussi enfermé dans la tour où il tenta de se suicider. La communauté obtint du Parlement d’Aix les remboursements des frais de garde, de nourriture, de soin et de transfert.
–1789 – 22 avril : A Paris, les élections ne se déroulent pas comme prévu. Les commissaires à la rédaction du cahier de doléances du Tiers État, de la prévôté et de la vicomté Paris, hors les murs, désavouent la liste des commissaires des prévôté et vicomté de Paris, intra-muros : ils considèrent que ces listes sont inégales. Les assemblées ont donc soulevé de nouvelles protestations (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 22 AVRIL).
–1792 – 22 avril : A LA SEYNE, BANDES ARMÉES CONTRE CAPUCINS – Après l’élection, le 12 février 1792, de François Couret comme maire de La Seyne, la situation change pour les Capucins. C’est alors que les incidents du mois d’avril se produisent. Début avril 1792, 6 à 8 individus, puis le 22 avril suivant, une bande armée, veulent chasser les 21 Capucins réfugiés dans leur couvent de La Seyne (Louis Baudoin, 1962).
–1800 – 22 avril (2 floréal An 8) : Lettre autographe du général DESAIX retenu au Lazaret de Toulon à sa rentrée d’Egypte. On remarquera dans cette lettre, outre le ton graveleux et légèrement galant dans lequel elle est écrite, quelques indications, historiques importantes : d’abord celles relatives à Savary (voir après document) ; ensuite et surtout le rapprochement des dates entre le jour où Desaix a dû quitter le Lazaret (7 floréal) et celui où il paya de sa vie, son arrivée et son intervention décisive dans la bataille de Marengo (23 prairial) 11 juin 1800. Le premier Consul lui avait donné l’ordre de le rejoindre partout où il serait et c’est 35 jours après sa sortie du Lazaret qu’il arrivait, pour y mourir au champ de bataille de Marengo, en y établissant la victoire.
« A la Citoyenne Sevin Antoinette, rue de Sevré, n° 129, Faubourg St-Germain, Paris.
Toulon, le 2 floréal an 8.
Que vous êtes charmante, aimable dame, d’avoir la complaisance de vous ressouvenir de vos amis .qui vous ont quittée il y a si longtemps. Je suis dans la joie de voir que vous ne m’avez pas oublié et que malgré les agréments de la belle ville que vous avez habitée, vous m’avez encore consacré quelques pensées. J’ai bien partagé avec vous votre chagrin sur la perte de votre estimable père, je connais votre âme sensible et je sais bien tout ce que vous avez dû éprouver par une aussi grande et cruelle séparation, je désire bien vivement que vous n’ayez jamais aucune peine, que vous soyez heureuse comme vous le méritez. Je ne saurais assez vous dire combien je vous sais gré de votre complaisance d’avoir bien voulu me donner de vos nouvelles, j’aurais été bien fâché si vous aviez cru que je vous avais éloignée de ma pensée. Or, aimable dame, vous et votre intéressante famille ne sont pas dans ce cas. Quand on a passé quelques jours avec elle, on a le vif désir de la revoir bien souvent. J’avais prié un de mes amis de s’informer de vous, j’attendais sa réponse pour vous assurer que j’ai toujours pour, vous comme j’aurai sans cesse de l’amitié, telle que vous le désirez et que vous demandiez quand j’avais l’agrément d’être avec vous. Je suis devenu bien raisonnable depuis que je vous ai vue —j’ai changé sur bien des articles. Je suis devenu bien noir, j’ai perdu de ma vivacité, je n’éprouve plus de passion violente dans aucun genre et je m’en trouve plus heureux. Vous me demandez des détails sur ce qui m’est arrivé dans mon long voyage. Que de choses à dire — je n’en finirai pas, vous frémiriez mille fois pour les dangers que nous avons courus, ; les fatigues que nous avons éprouvées. Je vous dirai seulement que toujours heureux, j’ai eu le .bonheur de jouir d’une santé parfaite, d’être toujours gai et » content J’ai voyagé sans cesse, j’ai vu toute l’Egypte, j’ai été dans toute l’Egypte, j\ai vu l’Italie, la Syrie même, j’ai été jusqu’en Sicile, en Toscane, partout, fatigué, menacé de mille dangers, mais je n’y pense plus. Je me trouve trop heureux. Je me trouve dans le pays le plus admirable du monde, bien décidé à ne jamais le quitter, quand on s’en éloigne, on en sent trop le prix pour vouloir le perdre de vue. Je suis dans ce moment-ci en quarantaine pour la seconde fois, j’aurai fait cinquante jours. Rien n’est triste comme un lazaret. Enfin dans cinq jours j’ai la liberté. Je pars le 7 pour aller rejoindre le premier consul. Il m’a donné l’ordre d’aller le trouver partout où il sera. Le voyage sera long et fatiguant. J’ignore où cela me mènera, où je resterai. Si j’avais pu aller à Paris j’aurais été dans la joie. Je vous aurais vue avec un plaisir infini. Je vous aurais lassée à force de questions pour savoir ce qui vous est arrivé depuis mon départ. Mais, aimable dame, j’ose vous demander avec la plus vive instance de vouloir bien m’en donner des détails, votre santé est faible et languissante, elle m’inquiète, apprenez-moi quelle est meilleure, annoncez-moi comment va votre estimable et bonne mère et votre fille gentille. En avez-vous une autre, je le désire, on ne saurait trop avoir de jolis enfants. Vous ne me parlez pas de votre sœur. La belle Madame Durand ne s’occuperait plus de moi, quoi, cette dame n’aurait plus d’amitié pour ses anciens amis, elle aurait bien tort, nous nous sommes souvent occupés d’elle comme de vous. Rappelez-moi à son souvenir, dites-lui que je veux qu’elle me consacre quelques pensées Et ses jolies demoiselles, sont-elles grandes. Si Madame les élève toujours elle-même, elles doivent être un peu moins espiègles. Je vous prie de m’apprendre comment sont le général Durand et le citoyen Sevin….. Vous m’avez demandé des nouvelles de Savary, il est avec moi, se porte bien et n’a pas changé du tout, je le ramène à vos pieds ; la chaleur de l’Afrique l’a rendu encore plus ardent dans toutes ses actions et ses désirs, il est content d’être revenu, il voulait aller aux Indes. Je le grondais souvent, comment, lui disais-je, peut-on aller chercher des trésors si loin quand nous en connaissons d’inestimables. Enfin, Madame, vous le verrez peut-être bientôt, il a un recueil intarissable d’anecdotes de tout genre, peut-être bien à son prochain voyage vous les racontera-t-il, au prix de votre temps, vous fera-t-il rire par ses contes. Adieu, aimable dame, je vous salue et vous aime bien. Les nouvelles vous apprendront où j’irai, ayez la complaisance de m’écrire. Signé : Desaix » (Desaix, « Lettre autographe du général Desaix retenu au Lazaret de Toulon à sa rentrée d’Egypte »).
–1808 – 22 avril : Jacques AUBE nommÉ curÉ de Carqueiranne – Tant que la loi abolissant les vœux monastiques ne fut pas votée, les Minimes continuèrent à vivre dans leur couvent de Toulon, désigné pour recevoir les autres religieux dont les diverses maisons avaient été supprimées par la loi. Mais après 1792, ils durent à leur tour abandonner leur monastère. Ce fut le cas de Jacques AUBE, né à Toulon le 12 décembre 1737, qui exerça jusqu’au Concordat où le 22 avril 1808, il fut nommé curé de Carqueiranne (Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON par M. le Chanoine BOUISSON aux “ Amis du Vieux Toulon le 3 Janvier 1935).
–1809 – 22 avril : SAINT NAZAIRE, malgré le désir de nombreux habitants, reprendra son ancien et véritable nom. Par approbation du Préfet du Var à DRAGUIGNAN, en date du 18 Avril 1809, enregistré à la Sous-Préfecture de TOULON le 22 Avril 1809 sous le N° 166, le Sous-Préfet fait connaître que la commune prendra désormais le nom de SAINT NAZAIRE sans jamais employer les noms de SANARY ou SENARY. Voici la copie de cet arrêté. « Toulon, le 15, Avril 1809, le Sous-Préfet de l’Arrondissement de TOULON: Vu ‘l’arrêté du gouvernement du 9 fructidor an 9 portant que: « Il ne pourra à l’avenir être donné aux communes d’autres noms que ceux portés aux tableaux qui contiendront la division du territoire de la République en Justice de paix: Vu celui du 15 Brumaire an 10 qui fixe les Justices de paix du département du Var et compose l’arrondissement de celle d’OLLIOULES, des communes de BANDOL, EVENOS, SAINT NAZAIRE, OLLIOULES, LA SEINE et SIX-FOURS. « Considérant que nonobstant la disposition impérative de l’arrêté la commune de SAINT NAZAIRE a continué à porter le nom de SANARY ou SENARY qu’elle avait adopté pendant le cours de la Révolution, et que le gouvernement n’a pas jugé convenable de lui conserver; que cette dénomination ne peut pas subsister plus longtemps sans de graves inconvénients n’y eut-il que celui d’être en contravention formelle avec la Loi; est d’avis que par Monsieur le Préfet du département, il doit être dit et ordonné que conformément aux arrêtés ci-dessus mentionnés, la commune de SAINT NAZAIRE reprendra son nom sur le champ tel qu’il lui est donné au tableau contenant la division du territoire du département du VAR en justice de paix, sans que sous aucun prétexte, ceux de SANARY ou SENARY puissent être employés à l’avenir dans les actes publics soit administratifs soit judiciaires. » Le Préfet ayant donné son approbation, SAINT NAZAIRE repris l’ancien nom qu’il portait depuis sa formation autour du « Cellam Sancti Nazarii« .]
–1810 – 7 et 22 avril : MARIAGE DE MILITAIRES : Un arrêté du préfet du Var, du 7 avril 1810, transmis par une circulaire du sous-préfet de Toulon, demande au maire de provoquer une convocation extraordinaire du Conseil municipal de La Seyne afin de procéder au choix de deux militaires du pays comptant au moins une campagne, et de deux jeunes filles, de la localité, en vue de leur mariage qui devra être célébré le 22 avril courant, les garçons appartenant soit à l’armée de terre, soit à la marine. L’arrêté du préfet indiquait qu’une dot de 600 francs (franc-or) serait accordée aux jeunes époux, cette dote étant payable le jour même de leur union. Ces mariages étaient ordonnés par Sa Majesté l’Empereur à l’occasion de son propre mariage à Paris avec Marie-Louise d’Autriche (Louis Baudoin, 1965, p. 438).
–1823 – 22 avril : MARIUS MICHEL – libéré du service actif, Marius Michel est admis au service des paquebots-poste desservant le Proche-Orient.
–1854 – 22 avril : GUERRE DE CRIMEE – pour répondre à l’agression d’un navire anglais par les Russes, la flotte alliée, embossée devant Odessa, bombarde la ville et effectue des destructions massives (F.T., 2020).
–1855 – 22 avril :
1. Raymond-Siméon liautaud, curÉ de La Seyne – Précédemment curé de Besse (Var), Raymond-Siméon Liautaud devient curé de La Seyne le 22 avril 1855 ; décédé le 3 septembre 1860 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).
2. MARSEILLE : Eglise située dans le quartier du Chapitre, en haut de la Canebière, sur l’emplacement du couvent des Augustins Réformés. La première pierre fut posée le 22 avril 1855 par Mgr Eugène de Mazenod. Cependant, l’édification ne fut pas sans problème (nous verrons ensuite).
–1861 :
1. construction par les chantiers de La Seyne du paquebot Andalousie ; trois paquebots en fer, à aubes, construits le premier à La Ciotat (Provence), les deux autres à La Seyne sur les plans Delacour (Cerdagne, Andalousie) destinés initialement à la ligne Marseille Amérique du Sud, sont transformés sur cale (pont supplémentaire, machine modifiée, propulsion par hélice) pour être exploités sur la ligne de Suez à Hong Kong dans le cadre de la convention de concession du service postal du 22 avril 1861. Renommés respectivement Impératrice, Cambodge, Donnaï. Premier départ de Marseille le 1° février 1862 pour Alger et en août pour Suez via Le Cap puis assure le service vers l’Extrême Orient (Frenchlines / ship fr 1016).
2. GEORGE SAND A TAMARIS, LUNDI 22 AVRIL – Encore une journée sans vivre. Je m’éveille avec des vomissements. Je me lève bien fatiguée et je reste imbécille [sic] jusqu’à 5 h. je prends une tasse de chocolat et je sors un peu sur la colline. Il fait un tems charmant. Manceau va chercher le limodore qui ne se hâte pas de fleurir. Maurice qui a été au Cap Cépet vient nous rejoindre. Il rapporte des insectes et des plantes, serapias lingua, medicago marina, etc. un gros lapin de garenne saute d’une touffe de fleurs que Manceau allait cueillir. Nous rentrons, les enfants dînent. Moi je mange une soupe à 9 h et une tasse de café, bésig avec Manceau et patiences. Un peu de botanique mais je ne peux pas m’occuper sérieusement. Le père d’Anaïs a fait naufrage. On le rapporte éreinté et blessé. Son navire est perdu. Sa femme est très malade.
–1867 – 22 avril : Agenda DE JEAN-BAPTISTE HERMITTe, premier adjoint au maire de Sanary – A Sanary, aujourd’hui on a ouvert le travail de la nouvelle tranchée pour les eaux qui nous l’espérons seront abondantes. Le travail a commencé à l’ouest de l’ancien réservoir de la mère fontaine et va sur une ligne droite, suivant le chemin qui mène à la Guicharde et à la propriété Marloy. On creuse jusqu’à la profondeur de cinq mètres environ. Monsieur Michel, maire, se charge de fournir des fonds sans intérêt. Les membres du Conseil municipal formés en commission pour surveiller les travaux sont monsieur Joseph Coulon expert, messieurs Léon Flotte, Joseph Flotte, Hilarion Croze, et Guigou Joseph fils aîné de Jean Guigou.
–1872 – 22 avril : PROPORTION D’ETRANGERS EMPLOYES A BORD DES NAVIRES – Un décret du 22 avril 1872, non publié au journal officiel, permet aux paquebots naviguant dans la mer Rouge et dans l’océan Indien, même quand ils partent d’un port de France ou qu’ils y rentrent, de dépasser la proportion d’un quart d’étrangers dans la machine, autorisée par le décret du 28 janvier 1857. Cette exception a d’ailleurs été consacrée au regard de certaines compagnies postales par les cahiers des charges spéciaux qui les régissent et qui sont approuvés par des lois (Archives de Provence).
–1896 – 22 avril : Décès du compositeur Edouard Lalo. Édouard Victoire Antoine Lalo, compositeur français né à Lille le 27 janvier 1823, meurt à Paris le 22 avril 1892. Il repose au cimetière parisien du Père-Lachaise.
–1916 – 22 avril au 2 mai : BATAILLE DE VERDUN – Au soir du 5mai, le 170e Régiment d’Infanterie est relevé. Depuis le 22 avril, il a perdu 812 hommes tous secteurs confondus. Il est récompensé d’une citation officielle, mais il se trouve récompensé plus encore par le nom « d’Hirondelles de la Mort » que l’ennemi a décerné à ses hommes (Archives familiales).
–1925 – 22 avril : FCM, LA SEYNE, AVENANT N° 9 A LA CONSTRUCTION DU « BEARN » – Les avenants relatifs à la construction du porte-avions Béarn par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, tel le n° 9, du 22 avril 1925 : modifications d’aménagements et renforcement de la DCA (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1935 – 22 avril : l’aviateur Finat se tue en Afrique: MADAGASCAR-PARIS – En tentant de battre le record de vitesse l’aviateur Finat se tue en Afrique. SON COMPAGNON, DE FORGUES, EST GRIÈVEMENT BLESSÉ. DAAR-ES-SALAM, 21 avril. Les aviateurs Maurice Finat et- Paul de Forgues, qui étaient partis de Tananarive vendredi 19 avril, à 15 heures (G. M. T.) pour tenter de battre le record de vitesse Madagascar – Paris au retour d’un voyage qu’ils avaient effectué rapidement de Paris à Madagascar avec un monoplan biplace, Farman 359 F-ALMK à moteur Gipsy de 135 CV, ont été victimes d’un terrible accident. Ces aviateurs avaient fait escale à Moshi, où ils étaient arrivés à 14 heures, retardés par le mauvais temps, et étaient repartis ce matin en direction de Juba et Khartoun. Soudain, l’appareil fut pris dans de violents remous aux environs de la montagne Saya et vint s’écraser sur le sol. Les indigènes ont pu dégager des débris les deux malheureuses victimes mais Maurice. Finat avait été tué sur le coup. Quant au second pilote, Paul de Forgues, il est grièvement blessé. N. D. L. R. — Maurice Finat avait contribué pour une large part à répandre le goût de l’aviation en province. Aviateur de premier ordre, il était très connu dans l’Ouest, où il avait participé à de nombreux meetings de propagande organisés par L’Ouest-Eclair, notamment à Rennes et à Nantes, où ces manifestations aériennes, encore nouvelles à l’époque, avaient obtenu un succès considérable. L’aviation fait aujourd’hui en sa personne une perte irréparable (L’ouest-Eclair – 22 avril 1935) .
–1941 – depuis le 22 avril : Le capitaine de corvette Maurice Meaux (aérostier) commande la base de Saint-Mandrier.
–1944 – 22 avril : DEUX immeubles SONT démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).
–1945 – 22 avril : LE SEYNOIS RENÉ OSSEMOND meurt en déportation au camp de Ravensbrück – Premier Maître Pilote à la B.A.N. de Saint-Raphaël, né le 8 Janvier 1909 à Honécourt (Meurthe-et-Moselle), mort en déportation le 22 Avril 1945 au camp de Ravensbrück – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, parmi eux OSSEMOND René – Premier Maître Pilote à la B.A.N. de Saint-Raphaël, né le 8 Janvier 1909 à Honécourt (Meurthe-et-Moselle), mort en déportation le 22 Avril 1945 au camp de Ravensbrück (Allemagne).
–1962 – 22 avril : TERRORISME – Décret d’application relatif à l’état d’urgence par suite des attentats commis par l’OAS.
–1970 – 22 avril : DECOUVERTE DE L’EPAVE DU SOUS-MARIN « EURYDICE » – A partir d’avril 1970, des recherches pour trouver l’épave sont entreprises par un bâtiment de l’US Navy, le Mizar, puis par le bathyscaphe français Archimède. L’épave du sous-marin Eurydice est découverte le 22 avril et localisée précisément par 750 mètres de fond.
–1982 – 22 avril : TERRORISME – Attentat de la rue Marbeuf, à Paris – Une voiture piégée explose devant le siège du magazine « Al Watan Al Arabi » rue Marbeuf à Paris faisant un mort et 63 blessés (attentat revendiqué par Carlos)
–1985 – 22 avril : Premier tirage du loto sportif.
–1998 – 22 avril : Mort de l’historienne Régine Pernoud à qui nous devons, entre autres ouvrages, des études sur « Jeanne d’Arc », « Aliénor d’Aquitaine » et « La femme au temps des cathédrales ».
–2011 – 22 avril : HENRI RIBOT, CARNET DE ROUTE « AFRIQUE DU SUD – ZIMBABWE » – Après avoir visité le Grand Zimbabwé le jeudi 21 avril, nous rejoignons le 22 le site de La Rochelle, non loin de Mutare, un site merveilleux installé sur les contreforts occidentaux de la chaîne de montagnes séparant le Zimbabwé du Mosambique. Le manager de la maison d’hôte qui nous accueille, nous fait l’historique du château qu’une famille d’industriels britanniques a fait construire là pour y vivre sa retraite.
–2013 – 22 avril : Abbayes cisterciennes et monastères provençaux – Conférence d’Henri à l’Office de Tourisme des Sablettes, à 18 h, thème « Abbayes cisterciennes et monastères provençaux ».
–2016 – 22 avril : sortie du 22 avril 2016 au parc de Saint-Pons – 45 personnes ont participé à la sortie du 22 avril 2016 au parc de Saint-Pons à Gémenos organisée par l’association « Découvertes et Civilisations », de Sanary.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 251e livraison : (suite)

(Bouvet-Sourd 12 Sanay Bord de mer et plage de Port Issol, coll. H. Ribot)
De 1480 à 1525 Aspects économiques
Pour ce qui est de l’industrie à la fin du XVe siècle, les renseignements sont très succincts et peu précis. Après la fin des expéditions en Italie, quelques barques pontées sont demeurées avec leurs équipages au service du comte et participent à la surveillance des côtes. De 1447 à 1480, le roi René fait construire à Saint-Nazaire (Sanary) deux de ces navires, deux caravelles importantes, la Sainte-Magdeleine et la Sainte-Marthe, destinées à assurer le même service. Leur port d’attache est Marseille où en temps des guerres se fait l’ armement des navires. En temps de paix, la flottille du Comte et ses marins sont sous les ordres du Grand Sénéchal (Legoy de La Marche, « Le Roi René », cité dans Place R., Ribot H., Rotger B., 1982 ; B. Rotger, 1984 ).
La mise en valeur des produits du pays pour satisfaire les besoins locaux, entraîne la protection de l’industrie par des règlements tel celui des cordiers en chanvre, de février 1467, dont la profession concerne au premier chef les Ollioulais, puisque les terres humides du petit et du grand plan sont exploitées afin de produire du chanvre que l’on fait rouir à Lagoubran, au Negador et dans les fossés de la Tour Saint-Nazaire – « nayar canebes mascles et femels (Nayar, rouir, désagréger les fibres du chanvre par immersion) », que l’on fait ensuite sécher à Pierre Pigne et à la Cancelade. Nous notons également l’introduction d’industries nouvelles, avec le début de la préparation des fruits secs .
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 452e livraison :

Marseille-LEstaque-apres-1900-cl.-Roger-Viollet-coll.-HR
(suite)
–1871 – 22 mars : Face à la situation désastreuse du pays, un mouvement insurrectionnel éclate à Marseille, avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, tentant en vain de proclamer la République et d’instaurer une Commune révolutionnaire. Mais le mouvement ne dure que 15 jours et Crémieux est arrêté et déféré devant un conseil de guerre. Il sera fusillé le 30 novembre 1871 (Dubois Gaffarel Sama Marseille).
–23 mars 1871 : Une commission de 12 membres présidée par Gaston Crémieux proclame l’autonomie de la « Commune de Marseille ». Plus précoce qu’à Paris, son écrasement militaire interviendra dès le 4 avril, faisant près de 200 victimes (COMITÉ DU VIEUX-MARSEILLE).
[Rotger B., 1984 : Pour assurer l’ordre et la défense du canton SAINT NAZAIRE et BANDOL, PACTHOD, général de brigade, commandant la place de MARSEILLE en état de siège, prescrivit à la compagnie commandée par le capitaine LIONS fils, cantonnée à MARSEILLE, de se rendre à BANDOL le 10 Fructidor an III (27 août 1795)où elle tiendrait garnison et fournirait jusqu’à nouvel ordre un détachement à SAINT NAZAIRE. Elle devait y vivre en bonne police et discipline militaire (Rotger B., 1984, p. 307-308).
Le département du Var verse 15 000 livres à Ollioules pour payer les ouvriers affectés aux travaux de la grande route de Marseille à Nice par Toulon, daté du 10 nivôse an IV (31 décembre 1795) (Castellan E., 1937, p. 230.).
[Castellan, 1937 : 10 nivôse an IV (31 décembre 1795) : ] Département du Var – Nous, administrateurs du département du Var, ordonnons au payeur général du département du Var, de payer sur les fonds affectés aux travaux des routes au citoyens membres de l’administration du canton d’Ollioules, la somme de 15 000 livres pour servir au payement des ouvriers employés aux travaux de la grande route de Marseille à Nice par Toulon. Fait à Brignoles, le 10 nivôse an IV … (Castellan E., 1937, p. 230)
Le capitaine SARRAZIN, de la cinquième compagnie de canonniers de MARSEILLE s’empare d’un corsaire catalan mouillé à l’ouest de l’île du ROUVEAU et l’amène dans le port de Sanary, le 27 Floréal an 9 (17 mai 1800) (Rotger B., 1984, p. 334).
[Rotger B., 1984 : Le capitaine SARRAZIN, de la cinquième compagnie de canonniers de MARSEILLE, vint rendre compte le 27 Floréal an 9 (17 mai 1800), de la prise qu’il vient de faire. Voici l’affaire. L’officier du poste de vigie de La CRIDE lui avait signalé qu’un vaisseau ennemi venait de mouiller à une calanque à l’ouest de l’île du ROUVEAU. Il s’était posté pour capturer avec plus de sûreté des bâtiments français passant dans les parages. Il décida de faie une expédition avec un détachement de la garde nationale de concert avec ses canonniers, dans la nuit à bord de plusieurs bateaux, pour s’emparer de ce corsaire, quarante volontaires de la garde nationale et de marins répondirent à son appel. Ajoutant à ce nombre dix de ses canonniers, après les avoir bien armés ils s’embarquèrent dans deux bateaux l’un de la Madrague du BRUSC, l’autre de la madrague des RA VAUX (Rouveau). Pour donner plus de courage à ses hommes, il s’embarqua lui aussi avec Louis ROUDEN commandent la Garde nationale. Arrivés à l’île des Embiers, ils parcoururent toutes les ,calanques sans trouver le, corsaire. On passa ensuite dans l’île du ROUVEAU où, vers les cinq heures du matin, on aperçut enfin le corsaire. Il était ancré à terre à la calanque de l’ouest. Aussitôt les hommes firent feu sur lui, ce que voyant l’équipage se jeta à l’eau. Ayant cessé le feu, on n’eut qu’à s’emparer du navire. Quatre hommes suffirent à êela. On fit quinze prisonniers dont un était dangereusement blessé. La prise conduite dans le port, l’équipage fut mis en quarantaine avec les deux marins et les deux canonniers qui avaient conduit la prise pour éviter toute contagion. L’officier de santé en rendit compte aussitôt au Bureau de Santé de TOULON. Les papiers du capitaine prisonnier, après avoir été passés au vinaigre, le préposé à l’Inscription maritime les fit remettre au Préfet maritime à TOULON. Interrogé le capitaine déclara que ce bateau d’origine catalane n’était que la « mouche » d’un plus gros corsaire qui croisait sur nos côtes. Sur le corsaire, se trouvaient un canon de petit calibre, quelques fusils et quelques sabres à deux tranchants. Plus tard, la commune de SAINT NAZAIRE adressera un certificat élogieux au capitaine SARRAZIN..]
–1870 – 7 septembre – Mais voici qu’arrive la nouvelle de la nomination d’Esquiros comme préfet des Bouches-du-Rhône, et c’est le 7 septembre 1870 que le nouvel élu arrive à Marseille avec le titre d’administrateur supérieur du département (Gabrielle Castellari, 1945).
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 160e livraison :

qu’à partir de 1580, les pêcheurs et commerçants marins de Six-Fours établis aux quartiers Beaussier, Tortel, et Cavaillon avaient commencé d’assécher les terres dites régales du bord de mer (mouissèques = marais asséchés), et à construire des maisons sur les hauteurs de Cavaillon.
En 1591, leur communauté était suffisamment nombreuse pour justifier la fondation d’un premier sanctuaire dédié à Notre-Dame à l’emplacement de l’église actuelle de La Seyne, à quelques mètres du rivage. Le 12 juillet 1614, la chapelle fut érigée en cure.
En 1593, après avoir reçu du seigneur abbé le droit de régale de bord de mer de la Seyne, ils commencèrent à creuser un port au lieu actuel de la place Martel Esprit, un port desservi en 1595 par un quai important nommé le Grand Môle, devenu la rue Hoche après comblement.
D’où venaient ces familles que, depuis plusieurs années, nous avons vues s’installer en terre seynoise depuis Cépet jusqu’à Saint-Jean mais surtout au quartier Cavaillon, toponyme désignant dans l’Ouest varois un lieu élevé, dominant l’église paroissiale actuelle ?
La prospérité de la commune explique l’accroissement d’une population confinée dans des murs trop étroits et qui avait besoin d’espace pour développer ses capacités comme en attestent les lettres patentes du duc de Guise déjà citées » le lieu de Six-Fours est habité par de riches et honorables familles ; il s’y fait un grand négoce par mer et un commerce appréciable avec les étrangers et les gens de la province « . L’attirance de nouvelles terres à exploiter – Cépet en est un exemple, comme Tamaris – et le développement du commerce maritime de la côte provençale que réclamaient les rois, surtout Henri IV, marquèrent le déclin du village de Six-Fours avec l’émergence de nouveaux centres économiques, comme Rainier (Reynier) dans la plaine, mais surtout La Seyne. A la fin du XVIe siècle et avec l’incontestable poussée démographique provençale, commença l’exode des habitants du village de Six-Fours qui choisirent de s’installer dans la plaine sur les terres déjà exploitées ou de quitter la commune pour exercer ailleurs d’autres métiers liés à la mer. Dans ce contexte migratoire, plusieurs familles s’installèrent aux quartiers de Tortel, Beaussier, Cavaillon, à l’origine du hameau puis de la future commune de La Seyne sur les terres où elles possédaient des biens à Cépet, à Tamaris, à Sicié, aux Moulières, et vraisemblablement à Saint-Jean et aux Plaines. Nous rappellerons simplement que ces quartiers, ceux de La Seyne en faisant partie, furent établis autour d’une rue, voire de deux et que leurs caractéristiques s’imposèrent dans le paysage jusqu’à une époque récente comme étant des bastides collectives.
En 1605, la communauté de Six-Fours arrentait des salines installées dans la baie du CROS Saint-Georges, première mention de ce type d’établissement en zone sud de la baie de Toulon, les autres se trouvant, rappelons-le, à l’Egoutier et à Brégaillon. L’urbanisme commençait à voir le jour avec, en 1607, la réalisation de l’alignement de la rue de l’Evêché sur la chapelle communautaire, actuelle rue d’Alsace où une porte s’orne toujours du millésime 1622. D’autres points de repère nous permettent d’affirmer que ce fut aux XVIIe et XVIIIe siècles que s’édifia la partie de la ville comprise entre la place Germain Loro (ancienne place des Capucins) et la place de Martel Esprit. Dans ce contexte de profond aménagement urbain s’insérera la construction du premier four à pain de La Seyne dans la rue portant actuellement le nom de Robert Frangipani à l’initiative de l’édification de ce four. Par acte dressé le 29 janvier 1608, les Seynois affirmaient pour la seconde fois leur prise de distance par rapport à leur métropole. Les raisons qui avaient milité en faveur de l’octroi à La Seyne de fours à cuire le pain se trouvaient également parfaitement valables pour lui faire accorder des étals pour la vente de la viande et de la charcuterie. Les Seynois purent établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie sous la réserve du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 15 00 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant. En 1614, et en suite logique de la montée en puissance de la communauté de La Seyne, la chapelle de Notre-Dame de Bon Voyage était érigée en paroisse distincte de Notre-Dame de Courtine à Six-Fours par le pape Paul V et un premier cimetière établi contre elle.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Dans une oasis, en plein désert donc, un message parvient, envoyé par un avion.
-Avons vu ce qui semble être un homme comme écrasé sur le sable d’une dune. C’est peut-être un parachutiste ? »
-Message reçu ! envoyons hélicoptère !
L’hélico s’envole et, peu après, se pose à proximité de ce qui semble être un étrange corps humain : c’est un plongeur sous-marin avec son équipement complet, masque, palmes, bouteilles, rien n’y manque. Intrigué le pilote descend de l’appareil et s’approche de l’homme qui semble totalement sonné et ne peut dire que ceci :
-Plutôt brutale l’évaporation !

(Dubrovnik, cl. H. Ribot)
Ce sera tout pour aujourd’hui !
Je vous souhaite un excellent lundi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.
Un grand bonjour à Isabelle. Bises à nos deux grands, Raphaël et Olivier qui vient de fêter son anniversaire avec ses copains et ses copines. Shake-hand à Webber !
Adessiatz !

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