ÉPHÉMÉRIDES DU 24 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 24 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4129).

FÊTES

Journée nationale de commémoration du génocide arménien.

Souhaitons une bonne fête aux 180 Fidel (en provençal Fidèu) et Fidèle de France. Du nom de Fidèle de Sigmaringen, un capucin missionnaire qui fut d’abord homme de loi et mourut poignardé en Suisse en 1622.

C’est par ailleurs, le jour du rossignol dans le calendrier républicain de l’An II.

Le 24 avril, les Provençaux fêtaient aussi Sainte Victoire. Eh oui ! car c’est bien une sainte : elle a sa statue à Volx (Alpes-de-Haute-Provence) où chaque année sa fête donnait lieu à la représentation d’un combat simulé entre les gardes de ville armés et cuirassés et les « sauvages » couverts de mousse et de feuillage. Les premiers défendaient la procession, les seconds tentaient de s’emparer du buste de la sainte. Prétexte à faire péter la poudre. Vaincus, les sauvages mettaient le feu à leurs cabanes de branchages et sainte Victoire regagnait son église (selon Bérenger-Féraud).

Commémoration.

La journée nationale du génocide arménien en France, déjà choisie par l’Arménie pour commémorer le génocide, commémore le 24 avril 1915, date d’une rafle d’intellectuels arméniens assassinés à Constantinople par le gouvernement.

DICTON :

II faut de la pluie en avril, pour le grenier et le fenil.

LOCUTION PROVENçALE.

« Il y avait une foule que j’ai été tout esquichée ». Pour « pressée », « écrasée ». Expression : « Esquicher l’anguille » : vouloir trop gagner, tirer trop de profit d’une situation (Auguste Brun, Le Français de Marseille, 1931).

PENSÉE.

« Trompettes de la renommée / vous êtes bien mal embouchées » (Georges Brassens).

ÉPHÉMÉRIDES :

(Marseille, coupole de la vieille Charité. Cliché H. Ribot)

972 – 24 avril : Mayeul, abbé de Cluny, est À Pavie où il a été appelé par l’impératrice Adélaïde afin d’aider à une série de réformes religieuses ; durant quelques mois, il  a réformé et restauré des monastères. Cette réforme est réalisée le 25 mai 972 (Bernardo Luppi citant le moine clunisien Syrus).

1254 – 24 avril : fin de la septième et avant-dernière croisade – Après avoir consolidé des forteresses, apaisé des conflits, versé une rançon pour ses chevaliers et rendu Damiette au sultan, Louis IX s’embarque pour la France. C’est la fin de la septième et avant-dernière croisade.

1278 – 24 avril : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Ecclesia Beatœ Mariœ de Valle Viridi (acte notarié). Première mention du Vallon-Vert, bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872).

1558 – 24 avril : Marie Stuart épouse le Dauphin François, héritier du trône de France, à Notre-Dame-de-France. Les époux ont l’un et l’autre 15 ans. Ils ont été élevés ensemble à la cour de France. La jeune reine d’Écosse, fille de Marie de Guise et du roi Jacques V, signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l’Écosse et l’Angleterre si elle venait à mourir sans enfant !

1595 – 24 avril : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –Le courrier circulait très lentement à l’époque, et une grande partie des lettres se perdait souvent. Filipo di Salvatore, l’un des chrétiens réduits en esclavages à  Alger, se lamentait ainsi : « Je t’ai écrit deux ou trois fois, se lamentait-il depuis le bagne à sa mère restée à Palerme, et je n’ai jamais eu de réponse ; je ne sais ce qui s’est passé – soit que tu n’aies jamais eu mes lettres, soit que tu m’aies oublié. » (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 229).

(La-Mole (Var) – Chateau de Fonscolombe, en 1973. Cl. H. Ribot)

1610 – 24 avril : Le château de la Molle devient propriété des ArcussiaHommage prêté à la chambre des comptes par François d’Arcussia, seigneur d’Esparron, en qualité de seigneur de la Molle [ Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 15]

1611 – 24 avril : LES OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES DE GALILÉE SONT RECONNUES EXACTES PAR L’EGLISE – Le Sacré collège romain confirme au cardinal Robert Bellarmin que les observations astronomiques de Galilée sont exactes.

1650 – 24 avril : Chambre et Bureau du Commerce de Marseille – Nicolas de Félix, Sieur de la Reynarde, premier consul, faisait adopter par le Conseil de Ville la constitution en Chambre et Bureau du Commerce de « personnes capables et intéressées au négoce pour en avoir le soin, direction et conduite ». C’est la première fois que le nom de Chambre apparaît à Marseille, accolé à celui de Bureau ((La Chambre de Commerce de Marseille, 1599-1949, p. 15).

(SIX-FOURS-collégiale St-Pierre)

1656 – 24 avril : ORGUE de la collégiale Saint Pierre de Six-Fours : PRIX FAIT Serait (aurait) encore été donné à prix fait, les orgues de l’église collégiale Saint Pierre de Six-Fours, par lesdits Maître Denans et Anthoine Vidal, consuls, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 23 janvier 1656, par acte reçu par ledit Maître Lieutaud, le 24 avril audit an, assistés de plusieurs particuliers, des plus apparents du lieu, à Estienne Senault, organiste de la ville de Bourges, capitale du Berri, moyennant le prix de 1 350 (mil trois cent cinquante livres) (Jean Denans, 1713).

1700 – 24 avril : Lieu-dit de Marseille – Puits des Gaubs (registre de l’Ecritoire). PUITS DES  GAUX – Lieu-dit de la commune de Marseille, au quartier de Château-Gombert (1872). Puits de Gaud (cadastre, 1790). Bien que le toponyme moderne composé de la base « gaud », rappelant, selon Mortreuil, le souvenir d’une forêt (« wald » en germanique puis « gald » en langue d’oc et « gaud » en provençal), et d’un « puits » qui renverrait au français « puy » pour signifier « hauteur de la forêt » (Mortreuil, Dictionnaire topographique de Marseille, et Littré. Hist. de la langue française, I, 187, note), il faut cependant voir dans ces deux termes des hydronymes, puisque les première mentions du lieu sont bien Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major) et Pos de Aigals, 5 août 1530 (ibid.), c’est-à-dire « puits des eaux ».

1721 – 24 avril : FIN DE L’EPIDEMIE DE PESTE À SANARY – Vallentin du Cheylard Roger, 2000 : Une délibération du bureau de la Santé de St-Nazaire, prise le 24 avril 1721, constata l’absence de l’épidémie.

A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Grâce aux mesures prises par les édiles de Saint-Nazaire et préconisées par Dupont, commandant de Toulon et par le commandant local nommé par celui-ci, le Chevalier Pierre Lombard du Castellet, notre bourg ne sera atteint par la peste qu’en 1721. Alors que partout ailleurs, le nombre des décès sera très important, Saint-Nazaire ne comptera que 51 per­sonnes mortes de cette horrible maladie dont le chirurgien Combal. Bandol atteint en 1720, comptera aussi de nombreuses victimes malgré le dévouement du R.P. Félix. Une demande de secours de ce dernier fera état des 122 personnes vivantes qui restent à Bandol au 10 octobre 1720. Sauf pendant la période où Saint-Nazaire sera atteint, soit du 15 juillet 1721 au 7 septembre de la même année, le port continuera à commercer. On verra le sieur Joseph Virelle de la Millière, comman­dant d’Ollioules pendant la peste, demander qu’on laisse sortir ses vins de la Millière à destination de Marseille. Il en sera de même du sieur Decugis de la Tourelle qui demandera que ses vendanges de Porquerolles puissent entrer à Saint-Nazaire.

Après la peste, le pays se relèvera assez vite. Des réparations importantes seront faites au port, à l’église, aux rues.( Vallentin du Cheylard Roger – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, 2000)

1789 – 24 avril : L’assemblée générale de la prévôté et de la vicomté de Paris, hors les murs, est enfin ouverte ! Après de nombreuses contestations de toutes sortes, les assemblées générales de Paris, intra et extra-muros, s’engagent dans les dis­cussions concernant leur élection ; bien que généralement réso­lus, ces problèmes électoraux retardent cependant considéra­blement la formation des députations (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 24 AVRIL).

1801 – 24 avril : LE CAIRE – Vendredi 10 du mois de Dhû l-Hijja 1215 (24 avril 1801) – Mise en liberté d’Ibn Muharram, sur l’intervention de sa mère auprès du qâ’im maqâm Belliard, contre une transaction de 2000 riyâl farânsa. Ce jour, Abd al-‘Âl fit une sortie du côté d’Abû Za’bal ; il en ramena trois fellahs. Il en frappa un sur la nuque (‘Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l‘expédition française 1798-1801).

1831 – 24 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge, jusqu’à nouvel ordre, un bataillon soit 16 officiers et 356 hommes en attente d’embarquement pour Alger (Castellan E., 1937, p. 295).

1849 – 24 avril (fol. 62). Conseil municipale – Théâtre de Toulon.

— Demande d’un secours de 4.000 fr. par les artistes du Théâtre de Toulon : le Conseil vote 2.000 fr. de secours en faveur des artistes et 400 fr. en faveur de M. Florenza, directeur.

— De­mande d’une subvention de 3.000 fr. par les artistes marseillais pour douze représentations dans le courant du mois de mai 1849.

– Rapport de la Commission du Théâtre : suppression du grand opéra et de la subvention de 24.000 fr. (délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852)

(1er-juillet-1639-Carte-de-la-rade-de-Toulon-avec-listhme-des-Sablettes)

1861 – 24 avril : George Sand à Tamaris  « 24 avril (mercredi) CAP SEPET ET SABLETTES – Tems magnifique, doux, calme et très chaud. Il passe un orage, il tombe deux gouttes de pluie. Maurice va nous attendre au-delà des Sablettes. Nous partons à 1 h avec Matheron, et nous le rejoignons au bas du fort. Promenade superbe, plantes en quantité sur la plage et sur la montagne. Scordigera très grand, orobanches, psoralea en fleurs, enfin ! C’est le jaune blanc à feuilles de romarin, luzerne marine, etc. etc. Un panier plein. Nous montons jusqu’au baou bleu. La vue est splendide, la côte effrayante, et sur cette roche à pic, il y a des hommes qui taillent tranquillement la pierre, attachés par une corde à des broussailles. C’est insensé, ça donne le vertige de les regarder. Quel beau pays par-là ! Nous redescendons par des sentiers un peu durs. Je me fais mal au pied et je boîte. On se repose dans les sables sous les pins. Que c’est donc beau ! Décidément les côtes ont ce qu’il ne faut pas quitter, elles sont sans reproche. Nous revenons avec un peu de mistral, mais pas froid. La mer a mangé le chemin. Matheron nous fait passer dans la mer. Nous rentrons. Je ne suis presque pas lasse.

Je range mes plantes. Je dîne de grand appétit. Je fais un bésig avec Maurice. J’écris à Poney et à Solange. Mancel est content de sa promenade, Marie aussi, moi aussi, Maurice aussi. 11 a pris des insectes.. »

1881 – 24 avril : EXPÉDITION DE TUNISIE – Sur décision de Jules Ferry, l’armée française, partie de Toulon, pénètre en Tunisie, prend Bizerte et Tunis. Signature du traité du Bardo. La Tunisie accepte le protectorat de la France (F.T., 2020).

1884 – 24 avril : NAISSANCE DE L’EMPIRE COLONIAL ALLEMAND – Le chancelier Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l’Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (actuelle Namibie). De ce jour date la naissance de l’empire colonial allemand. Il disparaîtra en 1918 par suite de la défaite de l’Allemagne au terme de la Première Guerre mondiale.

(Coll. H. Ribot)

1904 – 24 avril : voyage du Président Loubet à Naples et à Gênes – Avec ses compagnons d’escadre, le cuirassé « Bouvet » participe, le 24 avril, au voyage du Président Loubet à Naples et à Gênes. Peu de temps avant cette mission en Italie, la 2ème Division s’était rendue à Barcelone pour y saluer le roi Alphonse XIII. Puis, comme en 1899, l’Escadre de la Méditerranée accomplit une tournée au Levant. Le Bouvet, mettant le cap sur Syra et Beyrouth le 16 mai, est l’unique cuirassé à avoir participé à la précédente croisière. Pendant un mois, l’Escadre croise en mer Égée avant de revenir à Toulon le 3 juillet (Gérard Garier, Le cuirassé Bouvet).

1907 – 23 mars et 24 avril : sociétés scolaires et postscolaires de tir – Les sociétés scolaires et postscolaires de tir, nées dans le cadre des circulaires des 18 et 23 mars et du 24 avril 1907, n’ont vu le jour qu’au lycée de Toulon, à l’Ecole normale de Draguignan et dans une vingtaine d’écoles primaires. On relève une fois de plus l’absence de La Seyne. Pourquoi la faiblesse du tir conscriptif scolaire dans le Var ?

La Vie sportive du  20 juin 1908 lève un coin du voile :  « L’organisation du tir dans les écoles présente des difficultés et des dangers qui ont fait reculer les maîtres les plus audacieux. Comme une épée de Damoclès, l’instituteur a, suspendu sur sa tête, le fameux article 1384 du Code civil qui le rend responsable des accidents qui pourraient se produire pendant l’intervalle des classes« . Était-ce la seule raison ? (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012)

1912 – 24 avril : BANDE A BONNOT – Jules Bonnot est abattu par la police. La bande à Bonnot, qui a terrorisé la France, disparaît.

1913 – 24 avril : UN GRATTE-CIEL DE 241 m – Inauguration à Manhattan du plus haut gratte-ciel du monde de l’époque, le Woolworth Building (241 mètres).

1915 – 24 avril :

(Leon-Gambetta-croiseur cuirassé. Coll. H. Ribot).

1. le croiseur-cuirassé « Léon Gambetta » est torpillé – Le contre-amiral Sénès commande la 1ère Division Légère. Il disparaît avec le croiseur-cuirassé Léon Gambetta torpillé le 24 avril 1915 par le sous-marin de la Double Monarchie U 5 commandé par le LV August Ritter von Trapp (Gérard Garier, le cuirassé Charles Martel).

2. AFFAIRE DES DARDANELLES : Le 24 avril, pendant le débarquement principal contre la terre turque, le 6e Régiment d’Infanterie Coloniale a pour mission, en faisant diversion contre le fort de Koum-Kaleh dont les canons prennent à revers les troupes britanniques débarquées sur la rive européenne, de fixer sur la rive d’Asie les importants contingents ennemis de la 11e Division Ottomane (Le 6e RIC, commandé par le lieutenant-colonel Noguès, se composait de Français et de Sénégalais). Pendant que le Jauréguiberry, le Henri IV et les croiseurs Jeanne d’Arc et Latouche-Tréville pilonnent le fort, les coloniaux débarquent sous le feu de l’ennemi. Soutenus par les navires de Guépratte, ils enlèvent leur objectif au prix de mille morts et blessés. Leur chef, le général Amade, suit les opérations depuis la passerelle du Jauréguiberry. Les amiraux de Robeck et Guépratte proposent de continuer l’occupation de Koum-Kaleh en faisant débarquer le reste de la division française, opération redoutée par le général allemand Liman von Sanders, inspecteur général de l’armée du sultan et organisateur de la défense turque. Malgré l’attrait de ce plan, le général britannique Hamilton, commandant le Corps Expéditionnaire des Dardanelles, désireux de regrouper les troupes pour faire éclater le front, décide de faire rembarquer les Français dans la nuit du 26 au 27 avril (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).

3. Crime contre l’humanité – Rafle des personnalités arméniennes de Constantinople. 600 notables arméniens d’Istamboul sont assassinés sur ordre du gouvernement turc. C’est le début d’un génocide, le premier de ce siècle. Il fera un à deux millions de morts dans la population arménienne selon les estimations.

1916 – 24 avril : « PÂQUES SANGLANTES » en Irlande – Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, à Dublin, un groupe d’Irlandais du Sinn Fein et de l’IRB se soulève contre le colonisateur britannique, à l’initiative de Sir Roger Casement et James Connolly. Ils forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Parmi eux, Sean Mac Bride, qui deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix ! L’insurrection annonce l’indépendance de l’Irlande du sud, cinq ans plus tard. Eamon de Valera, rescapé de l’insurrection, deviendra le premier président de la nouvelle République.

(1916 15 septembre Somme char anglais mle 1, type mâle).

1918 – 24 avril : Premier combat de chars d’assaut dans l’histoire à Villers-Bretonneaux entre les Mark IV britanniques et les A7V allemands.

1924 – avril : expropriations dues à l’installation de la Marine en différents points de la presqu’île de Cépet – Question particulièrement importante qui inquiéta la population de Saint-Mandrier, celle des expropriations dues à l’installation de la Marine en différents points de la presqu’île. Ainsi, en avril 1924, la Marine projette l’établissement d’une batterie à la Coudoulière. Pour des raisons primordiales de santé et aussi pour pallier un peu les effets néfastes de cette batterie, pour lui et village, le propriétaire, M. Juvenal, menacé d’expropriation, a offert gratuitement à l’Etat les terrains en colline qu’il possède à droite et à gauche de l’emplacement projeté. Cette proposition est acceptée ; le ministre abandonnant cet emplacement fera établir cette batterie sur le plateau de la colline Ouest appelé La Renardière. Bien des inconvénients disparaîtront ainsi (Gisèle Argensse, 1989, p. 176).

1926 – 24 avril : A Calcutta, violents combats entre hindous et musulmans.

1927 – 24 avril : MARSEILLE – Inauguration officielle de l’escalier de la gare Saint-Charles en présence du président Gaston Doumergue. Le sculpteur marseillais Ary Bitter (1883-1973) est connu pour avoir réalisé à Marseille, le groupe Lion et Enfant de l’escalier monumental de la gare St Charles. Ce monument marque la fin des grands chantiers de sculptures monumentales à Marseille.

(Escalier de la gare Saint-Charles. Cliché H. Ribot)

Journal L’INTRANSIGEANT 25-4-1927 (collection BNF Gallica). Hier soir le ciel marseillais se couvrit tout à coup de nuages et une petite pluie fine bruina sur le sol et sur les oriflammes. On pouvait craindre que l’arrivée du président soit contrariée par le mauvais temps. Quelques averses tombèrent jusque vers minuit et dès les premières heures du jour le soleil brilla. Le temps lui-même a voulu être de la fête et le soleil dorait de ses rayons la verrière de la gare Saint-Charles, quand, à 9 h. 25, stoppa dans un décor fleuri, parmi les oriflammes, les drapeaux, les velours pourpre et or, train présidentiel. Sur le quai de la gare attendaient MM. Flaissières, maire de Marseille, Delfini, préfet des Bouches-du-Rhône; le général Maugin, commandant le 15e corps, l’amiral Picot, commandant le front de mer, les parlementaires du département et de la région voisine, les ministres, MM. Tardieu et Perrier, qui avaient précédé le président, et toutes les autorités civiles et militaires; M. Doumergue traverse le salon de réception, merveilleusement fleuri aux tentures somptueuses où sont faites des présentations rapides. Le cortège gagne à pied la plate-forme de l’escalier monumental de la gare que le président va inaugurer. M. Flaissières prononce une courte allocution. Après avoir souhaité la bienvenue à M. Doumergue, au nom du conseil municipal, il ajoute « Mais-ce sont aussi les populations elles-mêmes qui vont vous recevoir dans un sentiment unanime d’allégresse affectueuse. Ces foules vibrantes en leur cœur généreux savent bien ce qu’elles doivent à la République. Elles savent aussi ce qu’elles peuvent attendre de votre magistrature suprême s’exerçant dans une magnifique sérénité constitutionnelle au profit des intérêts généraux, de la nation tout entière. » Le cortège descend lentement l’escalier monumental au pied duquel, parmi les mâts enguirlandés et une foule enthousiaste, attendent les autos.

24 avril 1927 : MARSEILLE – Inauguration du Monument aux Morts de l’Armée d’Orient de la Première Guerre mondiale, et le lendemain inauguration du tunnel du Rove par le Président de la République, Gaston Doumergue.

1939 – 24 avril :

1. INCENDIE AUX CHANTIERS DE DEMOLITION DE LA SEYNE – L’ex-paquebot Angers est détruit par un incendie sur son chantier de démolition à La Seyne (Frenchlines / ship fr 1020).

2. MARINE NATIONALE – A Lorient, du 24 avril au 4 mai, l’aviso-dragueur « Elan » effectue un passage au bassin pour des démontages et des visites après essais (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, l’Elan).

1942 – 24 avril :  F.N.F.L –  l’aviso-dragueur FNFL « Commandant Dominé » ex-La Rieuse  attaque un sous-marin devant Tripoli, sans résultat observé (18 grenades larguées en quatre attaques) (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).

1943 – du 20 au 24 avril : EN AFRIQUE DU NORD, LE VERROU DE TUNIS SAUTE –  Du 20 avril jusqu’au 5 mai, les attaques du général Alexander contre les minces lignes du front germano-italien tunisiennes flambent. Au nord, le Régiment Barenthin qui, après que son commandant a été blessé, est aux ordres du major Baier, doit reculer pas à pas sur le tunnel de Jefna. Le 1er mai, une brèche menaçante oblige à reculer le front jusqu’à l’ouest de Mateur. Au même moment, des éléments de la 334e Division d’infanterie et du Régiment d’in­fanterie 47 combattent contre le 2e Corps américain sur la hauteur 609 qui est perdue le 1er mai. Les restes de la divi­sion et du 47e font de nouveau front à l’ennemi près de Mateur. La 78e Division britannique mène l’assaut contre un bataillon de la 334e Division d’infanterie à la montagne de Noël, si souvent disputée, Long Stop Hill est complètement bou­leversé par les obus. Les Allemands, qui le tiennent depuis Noël, le perdent le 24 avril. Avec cette attaque, le verrou de Tunis saute. A la montagne du Chameau, la 6e D. B. anglaise arrache la position aux batail­lons de la Division Hermann Göring , mais les grenadiers de la 10e D. B. allemande la reprennent aussitôt (Carell Paul – Afrika Korps).

1944 –24 avril : Deux immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944)

1946 –24 avril : Nationalisation des houillères et des assurances qui donne naissance à l’EDF-GDF.

1950 – 24 avril : La Transjordanie annexe la Cisjordanie (Palestine arabe) et forme un unique État : le royaume Hachémite de Jordanie. La ligue arabe déclare que cette annexion est illégale. Abdullah se proclame souverain de l’unité palestino-jordanienne le 1er décembre 1950. Il sera assassiné par un jeune Palestinien le 21 juillet 1951.

1951 – 24 avril :

1. du 12 au 24 avril : GUERRE D’INDOCHINE – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » ex-La Rieuse est  indisponible à Saigon (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé ex La Rieuse).

2. 24 avril : La France légalise la corrida par un amendement de la loi Grammont.

1955 – 24 avril : Fin de la conférence de Bandoung marquant la prise de conscience anti-colonialiste des pays d’Afrique et d’Asie. Le mouvement des pays non-alignés condamne le colonialisme, le racisme et la guerre froide.

1957 – 24 avril : Réouverture du Canal de Suez par la première Force d’urgence des Nations Unies.

1961 – 24 avril : Renflouement du navire suédois « Vasa », datant du XVIIe siècle.

1971  – 25 avril : décès du lieutenant-colonel Marius (dit Marc) Ambrogi, né à Marseille en 1896, héros de l’aviation française de la Grande Guerre : 14 victoires aériennes homologuées (Comité du Vieux Marseille). Après avoir rejoint l’ Escadrille 90 équipée de Nieuport, entre le 30 octobre 1917 et le 16 mai 1918, il remporta trois victoires au Nieuport, dont une partagée avec Marie Lecoq de Kerland . À partir du 17 mai, Ambrogi, étant passé sur Spad, il commença une série de onze ballons détruits. Il s’associa à plusieurs autres as de la destruction de ballons tels que Maurice Bizot, Jean André Pezon et Charles JV Macé. La victoire finale d’Ambrogi lors de la Première Guerre mondiale fut un doublé le 18 octobre 1918. Il quitta l’aviation militaire française en 1920. Devenu d’abord officier, puis commandeur de la Légion d’honneur, le commandant Ambrogi revint au service pour la Seconde Guerre mondiale. Il utilisa le Bloch 152C-1 n°231 du GC 1/8 pour abattre un Dornier 17 le 18 mai 1940 au-dessus de Cambrai . Il a été aussi promu au Lieutenant-colonel. Actif dans une association d’aviateurs vétérans, les Vielles Tiges, il devint président de l’Aéro Club de Provence. Décédé à Marseille le 25 avril 1971.

1998 – 24 avril :

1. PARDON POUR GUERNICA – A Bonn, le Parlement allemand demande officiellement pardon à l’Espagne pour le bombardement de Guernica en 1937 ;
2 ; Décès au Pradet (Var) de Christiane Rochefort, auteur du « Repos du guerrier », connue également sous le pseudonyme de Dominique Féjos. En 1971, avec Simone de Beauvoir et Jean Rostand entre autres, elle participa à la création du mouvement « Choisir la cause des femmes ».

2002 – 24 avril : CREATION DE L’UMP – Le RPR approuve la création d’une Union pour la majorité présidentielle (UMP)..

2003 – 24 avril : François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, annonce le nouveau plan de réforme des retraites des fonctionnaires. Ceux-ci devront s’aligner sur le privé à partir de 2008, avec 40 années de cotisation (41 ans en 2020).

2005 – 24 avril : Voyage à Ravenne avec L’ASSOCIATION SANARYENNE « Découvertes et Civilisations » :

Matin : Eglise san Vitale (fondation des goths, et mosaïques remarquables), Musée national de l’abbaye de Saint Vitale (Antiquité tardive), Mausolée de Galla Placida, fille de Théodose et sœur d’Honorius.

Après-Midi : Baptistère de la cathédrale ou Néonien (sobre d’extérieur, mais décoration intérieure somptueuse ; Musée et chapelle épiscopale (mosaïques du VI° siècle) ;

Le soir : Conférence sur « L’Antiquité tardive » par Henri Ribot.

2009 – 24 avril :

1. DÉCÈS de l’humoriste et acteur suisse Bernard Haller.

2. DÉCÈSde l’écrivain et mathématicien français Denis Guedj.

2011 – 24 avril : Décès accidentel à Bandol de l’actrice française Marie-France Pisier. Vers 3 h 30 du matin, Marie-France Pisier est retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. Sa tête et ses épaules étaient coincés dans un croisillon métallique d’une « lourde chaise en fer forgé » et elle était chaussée de bottes en caoutchouc. L’autopsie révélant le peu d’eau dans ses poumons suggère que Marie-France Pisier n’est pas morte par noyade, ce qui mène à évoquer la possibilité d’une mort par crise cardiaque ou par hydrocution. L’actrice est inhumée le 30 avril 2011 dans l’intimité familiale au cimetière de la Guicharde à Sanary-sur-Mer, dans le tombeau de la famille Duhamel-Brentano, allée des Pivoines (Var Matin, 30 avril 2011).

2016 – 24 avril : marche de milliers d’Arméniens marquant le 101e anniversaire du génocide par les Arméniens en Turquie – L’acteur américain et défenseur des droits de l’Homme George Clooney a défilé dimanche 24 avril à Erevan en tête de la marche de milliers d’Arméniens marquant le 101e anniversaire du génocide par les Arméniens en Turquie pendant la Première Guerre mondiale.

Plaidant depuis longtemps pour la reconnaissance comme génocide du massacre de centaines de milliers d’Arméniens – un million et demi selon Erevan, 300.000 à 500.000 selon les Turcs – en 1915, Georges Clooney est arrivé samedi dans l’ancienne république soviétique pour participer à cette marche annuelle.

L’acteur, le président arménien Serge Sarkissian, le chanteur Charles Aznavour et des milliers d’Arméniens ont marché jusqu’au sommet de la colline où se trouve le mémorial du génocide et ont déposé des fleurs devant la flamme éternelle qui y brûle, tandis que des services de commémoration avaient lieu dans de nombreuses églises du pays.

2020 – 24 avril : Pour la « JOURNEE DE COMMEMORATION DU GENOCIDE ARMENIEN », nous nous devons de rappeler la rafle des personnalités arméniennes de Constantinople qui marqua le début du massacre des Arméniens par la Turquie, lequel fera de 800 000 à 1,5 million de morts selon les estimations.

2022 – 24 avril : ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN FRANCE – DEUXIEME TOUR AUJOURD’HUI – Pour cause de décalage horaire, à Saint-Pierre-et-Miquelon, on a commencé à voter dès le samedi 23 avril. Ouverture aussi des bureaux de vote en Martinique et en Guadeloupe.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 254e livraison : (suite)

De 1480 à 1525  Aspects économiques

Apparition du premier habitat individuel dispersé. Les bastides.

(1939 Bastida de Fornery au Lançon. Cliché Sans Martinez)

Un trait marquant du paysage s’impose au cours de cette première période post-médiévale : le terroir se compose de deux pôles, l’un centré sur le chef-lieu, l’autre groupé entre la tour et la chapelle. Pour le reste, l’habitat dispersé n’en est encore qu’à ses balbutiements, loin de la multiplication des mas et des bastides dont l’éparpillement coïncide généralement  au XVe siècle avec l’accroissement des populations rurales et leur descente dans le plat pays (V.-L. Bourrilly, dans Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, tome III, 1920, p. 165 et suiv.). Jusque-là les seules bastides mentionnées sont des forteresses : celles du Revest, cité en 1316 et appartenant à Sibile de Trets – probablement la Tour du Revest (de Gérin-Ricard : IND.: Bibl. Nat. fr. 90884, dossier n° 9 : Acte des vicomtes de Marseille 620, Testament de Sibile de Trets, daté du 16 avril 1316), la tour ou bastide de Saint-Nazaire, l’un des fiefs du seigneur d’Ollioules (B. Rotger : En 1322 …turrem sive bastidam Sancti Nazarii…), et la bastida de Miramarsio à Sainte-Maxime, possession de l’abbé du Thoronet (Enquête de 1323 déjà citée).

Nous voyons toutefois apparaître, dès la fin du XVe siècle, un nouveau type d’habitat ouvert, dont le nombre grandira à mesure que la petite propriété ira se développant. Il  garde l’allure de maisons fortes, d’où le nom de bastides que l’on va tout de suite donner à ces constructions. Commencée en 1490, la bastide de Jaume Deydier au quartier de Darbosson est achevée en 1506, prototype du nouvel habitat d’Ollioules, situé hors de l’agglomération (Cahier n° 7, « Ollioules… ») ; puis, en 1520, ce sera la bastide de Bernard Lantier, au quartier Saint Laze (Castellan 1937 ; Delattre, Saliceti 1996. Aujourd’hui, la Lentière) ; et en 1525, la grande bastide des seigneurs d’Ollioules, au Petit Plan (Castellan, 1937, Delattre G., Julien G. 1998, p. 155-156). Bourgeois et nobles se confondent dans un grand élan économique et social, mais aussi dans le contrôle des axes de circulation. (à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 454e livraison :

Vue prise du parvis de Saint-Victor (cl. H. Ribot)

(suite)

1871 – 8 février : Le 8 février 1871, les élections légis­latives aboutirent à l’élection de candidats célèbres parmi lesquels on relève des noms comme Léon Gambetta, Adolphe Thiers, Jules Grévy, Casimir Périer, A.-A. Ledru-Rollin. Mais l’agitation révolutionnaire ne désarmait pas et allait produire des troubles plus graves que ceux du 1er novembre 1870 (Gabrielle Castellari, 1945).

1871 – après le 30 novembre : L’évolution politique à Marseille. —Bientôt le gouvernement envoyait dans les Bouches-du-Rhône un préfet à l’humeur particulièrement agressive, le comte de Fératry : son attitude hostile envers le parti républicain provoqua maint conflit aigu. Son successeur, Limbourg, se montra tout aussi belliqueux. Quant à M. Jacques de Tracy, nommé préfet des Bouches-du-Rhône, le 19 décembre 1873, il entra, à peine arrivé, en conflit avec le conseil général et son président M. Labadié ; c’est que Marseille et le département étaient, non sans raison, considérés comme un bloc d’action républicaine avancée, heurtant sans cesse le conservatisme du gouvernement (Gabrielle Castellari, 1945).

1872 :

Les Abuyes, hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins. Mention : 1872.

Les Acates, hameau, commune de Marseille, quartier des Eygalades (1872).

1873 : La Compagnie Fraissinet devient adjudicataire officiel des services postaux de La Corse, pour près d’un demi-siècle.

1874 – 11 novembre : Mort de l’architecte Henri Espérandieu qui était né le 22 février 1829. Il fut notamment l’architecte de la Cathédrale, du Palais Lonchamp et de Notre Dame de la Garde. (à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 161e livraison :

(La Seyne Six Fours Cap Sicié 2007. Cl. H. Ribot 2007)

Le paysage seynois s’enrichit entre 1621 et 1636 de trois nouveaux édifices religieux : le couvent des pères capucins en 1621 et sa chapelle dédiée à Sainte-Anne bénite en 1630 (propriété actuelle des Maristes), fondés en  ex-voto par Michel Tortel, seigneur de Ramatuelle, pour avoir été guéri de la peste  contracté à Constantinople ; la chapelle Notre Dame de Bonne-Garde au sommet de la presqu’île du Cap Sicié particulièrement chargée de veiller sur les marins ; la petite chapelle bâtie en 1625 en ex voto selon la légende, fut remplacée huit ans plus tard par l’édifice actuel. En 1636, sous l’abbatiat du cardinal Louis de Nogaret d’Epernon de La Valette, fut construite la chapelle des Pénitents blancs à La Seyne sous le vocable de Notre-Dame de Miséricorde (actuelle place Séverine).

Ce développement de La Seyne servait malgré tout l’ensemble de la collectivité de Six-Fours et les consuls étaient désireux de l’amplifier en effectuant  d’importants aménagements à son port de commerce et de pêche. (à suivre)

UNE BLAGUE INVOLONTAIRE ( ?) POUR LA ROUTE :

C’est par erreur que dans notre dernier numéro nous avons annoncé que M. Yves Le Cloarec était pêcheur de poules. Nos lecteurs auront rétabli d’eux-mêmes. En réalité, M. Le Cloarec est lécheur de moules. (Maroc-Presse, 14 janvier 1954).

(La Cigogne 83 « 123 Sanary Plage du Lido » en 1957. Coll. H. Ribot)

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent marché du mercredi à Sanary et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle. Bises à Olivier et à Raphaël. Shake-hand à Webber !

Adessiatz !

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