ÉPHÉMÉRIDES DU 8 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 8 AVRIL 20234, 13e ANNÉE (n° 4115).

FÊTES.

Source : https://ephemeridesribot.com/2023/04/08/ephemerides-8-avril/

Le 8 avril, jour du RADIS et 19e de germinal au calendrier républicain, nous fêtons les 190 000 JULIE de France dont la sainte éponyme – JULIE BILLIART – est décédée à Namur (Belgique) en 1816 après avoir fondé la congrégation des sœurs de Notre-Dame.

DICTON :

C’est une journée à ne pas mettre le nez dehors, s’il faut en croire le dicton qui veut que « A la sainte Julie, le soleil ne quitte pas son nid ». Manque de chance, ce matin, le soleil est au rendez-vous.

« Si tu vois des nuages sur le cap Sicié, la pluie est en route ! si tu ne vois plus le cap Sicié, c’est qu’il pleut » (John L. Asher, Œuvres, 2.14, dédicace à Christian Calabrese).

LOCUTION PROVENCALE.

ben estaca soun cascavèu – bien attacher son grelot : faire un bon choix.

PENSÉE.

(Brassens 1963 à Toulon)

 « Trompettes de la renommée / vous êtes bien mal embouchées » (Georges Brassens).

ÉPHÉMÉRIDES.

217 – 8 avril – L’empereur Caracalla meurt à Édesse (Orient). Fils de Septime Sévère, proclamé empereur en 211 avec son frère Geta, Caracalla se débarrassa de ce dernier l’année suivante, révélant une cruauté dont il ne se démentira pas jusqu’à sa mort. En 212, il publia un édit célèbre par lequel il octroyait la citoyenneté romaine, avec le prestige et les privilèges juridiques qui s’y rattachaient, à tous les hommes libres de l’empire. Jusque-là, le droit de cité se transmettait essentiellement par filiation. Elle pouvait aussi s’obtenir après vingt ans de service dans la légion ou s’acheter. Avec cet édit, aussi connu sous le nom de Constitution antonine (Constitutio Antoniniana en latin), la citoyenneté perdait sa valeur symbolique pour les provinciaux qui avaient précédemment à cœur de l’obtenir par leurs mérites et leur travail. C’est un motif de fidélité à l’empire qui s’efface. Plein d’ambitions démesurées, le jeune empereur érigea à Rome des thermes monumentaux qui perpétuent son nom. Il combattit aussi les Barbares. Au cours d’une campagne contre les Parthes, en Orient, il fut assassiné par le préfet des gardes, Macrin, qui ne supportait plus ses outrances, le 8 avril 217. Après lui, l’empire romain bascula dans une période qu’il est convenu de qualifier de « Bas-Empire » ou d’ «Antiquité tardive ».

1215 – 8 avril : Puyloubier. A Marseille – Donation d’une terre au luminaire de Notre-Dame de Puyloubier, par Raimond Geofroi, vicomte de Marseille, qui fait confirmer l’acte par sa femme Marquise (acte des vicomtes de Marseille n° 382, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 101, n° 493). Puyloubier : village du canton de Tretz, à 4 lieues d’Aix, situé au midi et au pied du mont Sainte-Victoire. Le sol produit principalement du vin. Population : 920 habitants (selon E. Garcin, 1835).

1217 – 8 avril : MOURIES – Fait à Trinquetaille – Confirmation par Hugues de Baux, en présence de Barrale et de leurs fils Gilbert et Barral, de la vente faite par divers à l’abbé de Pierredon d’une partie de la seigneurie de Mouriès, se réservant les chevauchées, l’albergue et autres droits. (acte des vicomtes de Marseille n° 395, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 1069, fol. 208 v°. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 185). L’abbaye de Pierredon, commune de Mouriè,s fut fondée par celle de Boscodon.

1289 – 8 avril : lieux-dits de Marseille –  Morris de Marropiano, 8 avril 1289 (charte aux archives municipales), première mention de MOUREPIANE, pointe avançant dans la mer au quartier de Séon, commune de Marseille (1872). C’est une ancienne vigie. Autre mention :  Marrupiana, 22 novembre 1304 (acte notarié).

1328 – 8 avril : Avènement de Philippe VI de Valois – À la mort de son cousin Charles IV le Bel (1er février 1328), le comte Philippe de Valois (31 ans) a été nommé régent du royaume par ses pairs en attendant que la veuve du précédent roi donne le jour à un héritier. Las, celui-ci est… une fille et donc interdite de couronne en vertu du précédent de Philippe V le Long. Il revient donc aux grands seigneurs du royaume de choisir le futur souverain. Plusieurs prétendants ont des droits équivalents :

– Philippe de Valois fait valoir sa filiation avec Philippe III le Hardi, dont il est le petit-fils par son père (mais il n’est que le neveu de Philippe le Bel),

– Le roi d’Angleterre Édouard III est le petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle, sœur des précédents rois,

– Le comte Philippe d’Evreux est en droit aussi de revendiquer la couronne car il est l’époux de Jeanne de Navarre, fille de Louis X le Hutin mais il n’insiste pas…

Après moult délibérations, à Vincennes, les Grands du royaume se décident le 8 avril 1328 à confier la couronne au régent. Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, celui-ci a pour principal avantage de n’être ni Anglais ni Navarrais ! C’est ainsi qu’il devient roi sous le nom de Philippe VI. Il est sacré à Reims le 29 mai suivant

1341 – 8 avril : PETRARQUE REçOIT UNE COURONNE DE LAURIER – Le 8 avril 1341, Francesco Petracco, dit Petrarca (en français, Pétrarque), reçoit sur le Capitole de Rome la couronne de laurier des poètes.

1364 – 8 avril 1364 :Avènement de Charles V le Sage -Le 8 avril 1364 meurt à Londres, en captivité, le roi de France Jean II le Bon. Son fils aîné, qu’il a eu 26 ans plus tôt de sa première femme Bonne de Luxembourg, passe du statut de Dauphin et de régent à celui de roi sous le nom de Charles V. Il a déjà fait ses preuves en surmontant les épreuves de la défaite et de la révolution, ainsi qu’en négociant la paix avec l’ennemi. À sa mort, quinze ans plus tard, il aura mérité pleinement son surnom de Charles V le Sage.

1378 – 8 avril : ELECTION DU PAPE puis début du Grand Schisme d’Occident – Urbain VI, né en 1318 à Naples sous le nom de Bartolemeo Prignano, fut le 202e pape de l’Église catholique romaine et le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle le 17 janvier 1377 (voir Grégoire XI). Élu pape le 8 avril 1378, il se rendra tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, éliront un pape « avignonnais », Clément VII. Ce sera le début du Grand Schisme d’Occident, qui verra deux (et même parfois trois) papes sur le trône de Saint-Pierre. Urbain VI est mort à Rome le 15 octobre 1389.

1498 – 8 avril : MORT DE CHARLES VIII. A sa mort, le 8 avril 1498 après une suspension d’armes à Naples, Charles VIII préparait une nouvelle offensive en Italie. Mort de Charles VIII, sans descendance, daté du 8 avril 1498 ; son cousin Louis d’Orléans (Louis XII) lui succède (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 436-442 ; Viguier Odile – Mémento d’histoire de France, Paris, Ed. Roudil, 1993, 110 p.).

1501 – 8 avril : A Ollioules, Honorat de la Préa, de paysan qu’il était, s’est fait meunier ; il vient d’affermer des seigneurs d’Ollioules leur moulin de la Torre, et, dans son besoin d’argent, au prix de 68 florins, il vend à Jaume Deydier la moitié d’une vigne qu’il partage avec son frère Johan. Ce dernier fera bientôt de même (De Ribbe, 1898, p. 418-419).

1576 – 8 avril : lieux-dits de Marseille – S. Benets (acte aux archives de l’Evêché, reg. 61, fol. 1). SAINT-MENET – hameau, commune de Marseille (1872). Mention de Eccl. Sancti Menne, citée en 1070 (cartulaire Saint-Victor, n. 105).

1632 – 8 avril : LOUIS XIII ACHÈTE LA SEIGNEURIE DE VERSAILLES à l’évêque de Paris. Devinez ce que deviendra cette seigneurie ?

1664 – 8 avril : Huveaune et La Pomme, lieux-dits de Marseille.

Levone  (registre aux arch. de la Major). HUVEAUNE – rivière qui prend sa source dans la commune de Saint-Zacharie (Var)  et parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pène et Marseille pour se jeter dans la Méditerranée sur la plage du Prado (1872). Si sa dénomination la plus usité au cours des Xe et Xe siècles fut Fluvium Vuelne, (cartulaire de St Victor, charte n°29, de mars 965), pour devenir Huveaulne en 1636 (archives de l’évêché), on trouve, à la date du 8 avril 1664, la graphie Levone dans un acte aux archives de l’évêché.

– Mention de la Pomme aux archives de la Major, village de la commune de Marseille en 1872. Une église succursale de la paroisse de Saint-Martin, sous le titre de Notre-Dame-de-Lumière, fut bâtie par les habitants de La Pomme en 1670.

1711 – 8 avril : Sanary est averti qu’un bateau de la Ciotat portant des pestiférés venant de Tripoli doit venir sur les côtes provençales (Rotger B., 1984) Depuis un certain temps, une menace planait sur la région. Le spectre de la peste et son cortège de misère et de mort semblait s’appro­cher de la Provence. (…) Le 8 avril 1711, le comte de GRIGNAN ayant été informé qu’une barque de LA CIOTAT venant de TRIPOLI et dans l’équipage de laquelle il y eut des matelots attaqués de la peste, devait venir sur les côtes de Provence, Sa Majesté lui avait ordonné d’envoyer les ordres nécessaires pour obliger les maires et consuls des lieux maritimes et les intendants et autres officiers de santé, à redoubler leurs soins en l’exécution des règles concernant les quarantaines. Il fallait prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir tous inconvénients. Il ajoutait: « je vous recommande très expressément de me donner avis de ce qui se passera et qui viendra à votre connaissance sur ce sujet ».

1787 – 8 avril : CHUTE DE CALONNE QUI DÉMISSIONNE ET ABANDON DE SA POLITIQUE DE REFORMES (Duby Georges, Histoire de la France, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1789 – 8 avril : UNION DES DÉPUTES FACE AU POUVOIR MONARCHIQUE CENTRALISE – A l’assemblée des bailliages de Péronne, Montdidier et Roye, la noblesse et le Tiers ont décidé d’établir un cahier commun. Ils ont déclaré que les membres des deux ordres s’étaient réunis comme les citoyens d’un même État, pour se concerter en vue d’un même intérêt, et que les signatures de ce texte ne devaient comporter aucune distinction d’ordre ni de rang. Parmi de nombreux autres, cet exemple reflète l’union des députés face au pouvoir monarchique centralisé (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 8 AVRIL ).

1792 – 8 avril : EXEMPLE d’APPLICATION DE LA LOI à la vente des biens des émigrés – Le 24 Brumaire An 2 (14 Novembre 1793), Antoine SOLEILLET, cultivateur, avait acheté à l’Administration centrale du Var, deux propriétés de terres incultes, situées dans le terroir, quartier de Pierrefeu, section B, C, confrontant du levant le terroir d’Ollioules, du midy la terre de Jean Baptiste CANOLLE, Antoine MICHEL, et autres, du couchant les hoirs CLAVEL et autres, et du septentrion le terroir du CASTEL LET et autres. Les dits biens dépendant de l’émigré VINTIMILLE, acquis à la nation en vertu de la loi du 8 avril 1792. Ces deux propriétés dont le revenu annuel fut estimé à 147 francs, formant un capital de 3.234 francs. Ces biens furent vendus, avec leurs servitudes actives et passives, et à charge par l’acquéreur de laisser jouir les fer­miers actuels pour le temps qu’il reste à courir de leur fermage.

1793 – 8 avril : ANNONCE DE LA PURGE DE « CY-DEVANT OFFICIERS SUR NOS VAISSEAUX » – Aux termes d’une lettre au procureur général syndic de la Drôme (Lettre entièrement autographe de Boisset), datée de Marseille, du 8 avril 1793, les commissaires de la Convention Bayle et Boisset réclamèrent de celui-ci la situation, dans le département de la Drôme, du recrutement, « principal t objet de leur mission », et insistèrent sur la nécessité de l’habillement, de l’équipement et de l’armement, Archives de la Drôme, L 562)), leur intention était de « ce partir demain pour Toulon où nous ferons, ce disaient-ils, une purge de cy-devant officiers sur nos vaisseaux en un mot nous ferons tout pour la chose publique et nous osons assurer que le Midi sauvera le Nord. »

Nombre d’officiers épargnés gardèrent, dans leur for intérieur, une haine profonde contre la Révolution. Plusieurs mesures intempestives allumèrent dans leur cœur une rancune tenace, qui les détermina à se joindre, quelques mois plus tard, aux sections de Toulon.

Dans cette circonstance, Bayle et Boisset manquèrent de mesure. Contrairement à leurs prévisions, le Midi ne sauva pas le Nord. Le mal était encore plus profond dans les départements des Bouches-du-Rhône, de Vaucluse et du Var que dans celui de la Drôme. Selon un état signalétique comprenant 1.675 noms, le 5e bataillon du premier de ces départements, composé d’un grand nombre de Vauclusiens, compta 267 fugitifs et le 7e bataillon du Var, formé à peu près uniquement au moyen de Varois, perdit par désertion 20^ hommes, antérieurement au 14 germinal de l’an II (Archives départementales de la Drôme, L 562).

1798 – 8 avril : EXPÉDITION D’ÉGYPTE – Le 8 avril 1798, la 2e demi-brigade légère, colonel Magny, d’un effectif de 1.565 hommes, ayant effectué son entrée à Toulon, musique en tête, sous les acclamation de la population, fut logée partie au fort Lamalgue, partie chez l’habitant. Le lendemain 9, ce fut la 25e demi-brigade de ligne, arrivée avec des éléments d’artillerie, soit près de 3.000 hommes, qui furent répartis entre Toulon, La Valette et les Solliès (Ce fut en 1793 que l’on constitua, sous le nom de Demi-Brigade, des groupements formés de trois bataillons, dont un bataillon de ligne, provenant des régiments de l’ancienne armée, et deux bataillons de volontaires instruits en 1792. Chaque demi-brigade comprenait une batterie de 6 pièces de canon. Il exista ainsi, en France, 196 demi-brigades de bataille ou de ligne, et 14 d’infanterie légère ; ces chiffres d’unités furent ramenés, en 1795, à 110 demi-brigades de bataille, dont 10 destinées aux colonies et 30 d’infanterie légère. Les demi-brigades prendront le nom de « régiment » en 1803, sous le Consulat (note de Louis Baudoin, 1965, p. 409)).

1799 – 8 avril : SOLLIES n’est plus – La communauté de Solliès éclate en quatre communes : Solliès-ville, Solliès-Toucas, Sollès-Pont et Solliès-Farlède (F.T., 1720).

1802 – 8 avril : CONCORDAT ENTRE LE PAPE ET LA FRANCE – Vote des Lois organiques pour l’application du Concordat signé entre le Pape et Bonaparte Premier Consul (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Le 8 avril 1802, le Corps législatif de la République française adopte et promulgue le Concordat signé le 15 juillet de l’année précédente par Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et le pape Pie VII. 8 avril 1802. Ce texte est encore aujourd’hui celui qui régit les rapports en Alsace-Lorraine entre l’Etat français et la religion catholique (quid des autres religions ?). Un certain nombre d’anciens évêchés, existant avant 1790, furent supprimés, dont celui de Toulon; quant au diocèse de Fréjus, qui englobera désormais tout le Var, il ne sera rétabli officiellement qu’en 1817 (concordat du 11 juin négocié par le duc de Blacas d’Aups avec le pape Pie VII). Le siège de Fréjus ne sera d’ailleurs occupé qu’en 1823 bien que son titulaire, Mgrde Richery, eût été déjà nommé à ce poste le 17 août 1817. Jusqu’à cette date, par conséquent pendant tout le Consulat, l’Empire et une partie de la Restauration, La Seyne dépendra, au point de vue religieux, du diocèse d’Aix-en-Provence qui englobait ainsi les deux départements des Bouches-du-Rhône et du Var. A cette époque, le siège d’Aix était occupé par Mgr Jérôme-Marie Champion de Cicé, né à Rennes, en Bretagne, en 1735 (Louis Baudoin, 1965, p. 422).

1824 – 8 avril : ORDONNANCE PLAÇANT TOUTES LES ECOLES CATHOLIQUES SOUS LA SURVEILLANCE DE L’ÉVÊQUE, LE RECTEUR NE FAISANT PLUS QUE DELIVRER LES BREVETS DE CAPACITE – Le 8 avril 1824, l’ultra-royaliste Villèle étant Président du Conseil, une nouvelle ordonnance place toutes les école catholiques sous la surveillance de l’évêque, le Recteur ne faisant plus que délivrer les brevets de capacité. Cette situation ne durera pas. L’ordonnance du 21 avril 1828 rétablira la situation de 1816 (Bellenfant Michel, 1983, p. 22).

Faisant suite à l’ordonnance du 8 avril, voici la « LETTRE CIRCULAIRE DE MONSEIGNEUR L’ÉVÊQUE DE FRÉJUS, CONCERNANT LES ÉCOLES PRIMAIRES. Du Saint Siège Apostolique, Evêque de Fréjus, a, nos Chefs de correspondance et de canton. Curés et Recteurs de notre Diocèse, Salut et bénédiction en N. S. JESUS-CHRIST. La sollicitude continuelle de notre auguste Monarque pour le Lien et l’avantage de ses peuples n’a point dédaigné de jeter ses regards paternels sur les dernières classes de ses sujets, et de s’occuper des moyens de donnera leurs enfans une éducation plus religieuse, et qui offre à la Société plus de garantie pour la conservation des mœurs publiques, la sécurité de l’Etat? le repos et le bonheur des familles. Par son Ordonnance du 8 avril dernier, SA MAJESTE a attribué aux Evêques la surveillance spéciale des écoles primaires catholiques, et le pouvoir d’autoriser et de révoquer les instituteurs. Cette disposition, émanée de sa sagesse, est en même temps un bienfait pour les enfans des classes peu fortunées, et un nouvel hommage rendu à la Religion par notre bon Roi. C’est la Religion en effet qui inspire et commande le plus touchant intérêt pour 1’enfance. JÉSUS-CHRIST lui-même nous en a donné l’exemple, en appelant et en attirant les enfans près de lui par ces paroles si pleines de charité et de douceur : Sinile parvulos venire ad me. C’est donc à Nous, Ministres de la Religion, à marcher sur les traces de notre divin modèle, et à veiller avec soin pour que ces enfans, et plus particulièrement ceux des pauvres reçoivent une éducation chrétienne, et des instructions solides et vertueuses. Nous devons mettre toute notre sollicitude à ne leur donner que des maîtres probes et religieux, qui non-seulement les forment à la vertu et à la piété par leurs leçons, mais encore qui les y invitent et les y encouragent par leur exemple. Aussi, nos très-chers Coopérateurs, nous ne saurions trop vous exhorter à user de la plus grande circonspection, sagesse et prudence dans le choix des instituteurs que vous aurez à nous proposer pour vos Paroissiens, et à vous dégager de toute considération personnelle qui pourrait vous porter à manquer à vos devoirs et à trahir notre confiance. Songez qu’il s’agit, pour vos ouailles et pour vous, de l’intérêt le plus cher et le plus sacre, de la conservation de la foi et des bonnes mœurs, de la tranquillité publique, du maintien de 1’ordre et de la société, et que si de bons maîtres sont un bienfait de la Providence envers les pères et les enfans, des maîtres irréligieux ou dissolus sont leur perte et le fléau des familles. A ces causes, pour remplir les vues paternelles et religieuses de SA MAJESTE , Nous avons ORDONNE ET ORDONNONS ce qui suit :

Article 1er : Conformément à l’art. 12 de l’ordonnance du Roi du 8 avril 1824, aucun individu, même muni d’un brevet de capacité, ne sera dorénavant admis à exercer dans notre Diocèse les fonctions d’instituteur des écoles primaires catholiques, qu’après en avoir reçu de Nous l’autorisation spéciale.

Art. 2 : Ceux qui voudront obtenir cette autorisation se présenteront devant le Chef d’arrondissement ou de canton de leur domicile, qui les examinera sur la doctrine chrétienne, et leur délivrera, s’il y a lieu, un certificat portant qu’ils sont assez suffisamment instruits de la Religion pour l’enseigner aux enfans.

Art. 3 : Outre ce certificat qu’ils devront nous présenter, ils nous exhiberont leur brevet de capacité de M. le Recteur de l’Académie, leur extrait baptistaire, ou l’extrait de l’enquête faite pour constater leur baptême, et une attestation de bonne vie et mœurs de la part du Curé ou Recteur de la dernière paroisse où ils auront demeuré au moins pendant un an.

Art. 4 : Il sera dit expressément dans ces attestations, si les candidats remplissent habituellement leurs devoirs de religion, et si l’on peut compter sur leur fidélité et leur attachement au Roi.

Art. 5 : Les individus qui demanderont notre autorisation spéciale pour établir une école nouvelle, auront à nous présenter de plus, l’avis du Curé ou Recteur, et du Maire, sur la nécessité ou l’utilité de la nouvelle école.

Art. 6 : Les autorisations spéciales que nous ferons expédier seront munies de notre sceau, de notre seing ou de celui d’un de nos Vicaires-généraux, et du seing de notre Secrétaire.

Art. 7 : Nous confirmons provisoirement et en tant que de besoin, les autorisations spéciales qui ont été délivrées jusqu’à ce jour par M. le Recteur de l’Académie , et qui n’ont pas été révoquées.

Art. 8 : Les Curés et Recteurs veilleront à ce que les instituteurs remplissent fidèlement leurs fonctions, et édifient par leur conduite, et en cas de fautes graves de la part desdits instituteurs, ils nous en donneront avis.

Art. 9 : Les Curés et Recteurs visiteront à des époques réglées, et hors de ces époques, toutes les fois qu’ ils le jugeront convenable, les écoles de leurs paroisses. Les chefs de correspondance et de canton, visiteront également celles de leur arrondissement, toutes les fois qu’ils le croiront utile, et particulièrement quand ils visiteront l’arrondissement.

Art. 10 : Les chefs de correspondance et de canton, les Curés et Recteurs examineront particulièrement dans leurs visites, si les instituteurs ont grand soin d’enseigner aux enfans le Catéchisme de le faire au moins deux fois la semaine, de leur apprendre à prier de les conduire eux-mêmes à la messe de paroisse, aux instructions et exercices religieux, au moins les Dimanches et Fêtes, et de les former à toutes les vertus chrétiennes et civiles.

Art. 11 : Quelque éloignés que nous soyons d’employer les moyens de rigueur, néanmoins, quand la grièveté des fautes l’exigera, nous userons du pouvoir qui nous est donné de révoquer 1’autorisation spéciale des instituteurs.

Art. 12 : Nous autorisons même les chefs de correspondance et de canton, dans le cas de scandale, et s’il y a urgence, à suspendre provisoirement les instituteurs de leurs fonctions. Ils ne pourront néanmoins prononcer celte suspension que de concert avec le Curé ou Recteur de la paroisse où exerce 1’instituteur, et ils nous en donneront avis sur-le-champ.

Art. 13 : Les chefs de correspondance et de canton, les Curés et Recteurs respectifs emploieront tous leurs soins pour faire établir des écoles dans les lieux où il n’y en a point, et pour procurer tout ce qui est nécessaire à l’entretien de celles qui existent.

Donné à Draguignan, sous notre seing , le sceau de nos armes et le contreseing de notre Secrétaire, le 2 septembre 1824, par mandement Martel, chanoine, secrétaire général de l’évêché. »

Draguignan, Fabre, imprimeur de monseigneur l’évêque.

(Monseigneur de Richéry fut évêque de Fréjus de 1823 à 1829).

1851 – 8 avril : SOCIETE DE PREVOYANCE ET DE SECOURS DES OUVRIERS DE SAINT-NAZAIRE – Le 8 avril 1851, fut créée la Société de Prévoyance et de Secours par les ouvriers de Saint-Nazaire, sous le titre de saint Joseph. Pour être admis : être de bonne conduite et avoir entre 21 et 40 ans. Le nombre de membres ne devait pas dépasser 100. Un secours était alloué en cas de maladie ou d’incurabilité. A partir de 60 ans, pour ceux qui auraient cotisé 20 ans, il serait alloué 4 francs par semaine. Plus tard, une autre société pour les pêcheurs sera instituée sous le nom de Société de Secours Mutuel saint Elme (Rotger B., 1984, p. 400).

1871 – 8 avril : la dernière des grandes rébellions algériennes AVANT CELLE DE 1954 – le grand maître d’une confrérie musulmane d’Algérie, Cheikh El-Haddad, proclame la guerre sainte contre l’occupant français. Un tiers de la population musulmane du pays entre en rébellion. C’est la dernière des grandes rébellions algériennes avant la guerre d’indépendance.

1888 – 8 avril : LA SEYNE DEVIENT LA SEYNE-SUR-MER – L’appellation La Seyne-sur-Mer ne fut décidée que le 8 avril 1888 (Marius Autran, tome 1, 1987).

La-Seyne-Le-port (coll. H. Ribot

1898 – 8 avril : LES GRÉVISTES DE LA SEYNE PERDENT DES SOUTIENS – Le 8 avril, les commerçants de La Seyne, dans une réunion avec les grévistes, demandent qu’un vote à bulletin secret soit fait pour décider de la continuation de la grève, sinon ils ne livreraient plus de nourriture. Chieusse, du POF, tendance guesdiste, au nom du comité, refuse catégoriquement devant l’obstination des grévistes de les soutenir davantage (Martinenq Patrick, 1983).

1904 – 8 avril : ENTENTE CORDIALE – La France et le Royaume Uni signent l’Entente cordiale, mettant ainsi fin à plusieurs siècles de conflits entre les deux nations. L’Entente cordiale est le fruit de la subtile diplomatie du ministre des Affaires étrangères français Théophile Delcassé et de son ambassadeur à Londres Paul Cambon. Elle a bénéficié de l’extraordinaire popularité en France du roi Édouard VII.

1915 – 8 avril : DEBOUT LES MORTS – Début avril 1915, sur ordre du généralissime Joffre, les troupes françaises tentent de reprendre aux Allemands le saillant de Saint-Mihiel, sur la Meuse. Dans le secteur du Bois Brûlé, le 95e régiment d’infanterie, chargé d’une manœuvre de diversion, réussit à s’emparer d’une tranchée. Pendant qu’on la réaménage, les troupes d’assaut se retirent dans un boyau voisin pour prendre du repos. Parmi elles figure la compagnie de l’adjudant Jacques Péricard (39 ans). Le matin du 8 avril, quand survient une violente contre-attaque allemande, la compagnie encaisse le choc. Pratiquement encerclée, elle est galvanisée par l’exhortation fameuse de son adjudant : « Debout les morts ! ». L’anecdote sera relatée par l’écrivain Maurice Barrès à la suite de sa rencontre avec Jacques Péricard. Ce dernier finira la guerre comme lieutenant. Il proposera en 1921 de ranimer chaque jour la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe et, sous l’Occupation, dirigera la Légion française des combattants fondée par le maréchal Pétain. L’un de ses huit enfants est Michel Péricard, réalisateur d’une émission célèbre des années 1960 : La France défigurée. Il fut également maire de Saint-Germain-en-Laye et président de l’Assemblée nationale.

1916-Somme-batterie-dobusiers-anglais-de-200-mm-Mle-V-pres-de-Mametz (coll. H. Ribot)

1916 – 8 avril : A VERDUN – Dès le 8 avril, les Allemands réalisent un gros effort pour tenter de percer en direction de la côte 304 et du Mort-Homme. Le gain de terrain est important mais la résistance française a été acharné. Ce ne sera qu’à la date du 1er mai, au prix de pertes humaines colossales, que les Français pourront enfin dire que le front du 8 avril est rétabli. Témoignage du soldat Romain DARCHY :  « L’orage passé, nous n’avons retrouvé dans une mare rouge qu’une tête, quelques restes de membres au fond du trou d’obus et des lambeaux sans noms plaqués contre la boue. C’est tout ce qu’il restait de nos pauvres camarades. La violence de l’explosion les avait enfoncés en pleine terre, trois étaient entrés presque complètement dans les parois de la fosse, tassés comme des chiffons.
Je vois ce qui tout à l’heure étaient deux êtres vivants et qui ne sont plus maintenant qu’un amas de boue et de sang. On a rassemblé leurs restes à la hâte au clair de lune et le soir, nous leur avons dit adieu.
On en a tant vu que le sang s’émousse, que le cœur se blase. L’inhumaine cuirasse nous protège de sentiments trop humains, et l’on n’y pense plus une minute après. Et pourtant, nous avions tout partagé, marché ensemble, souffert aux mêmes endroits, été enterrés par la même mine, enlisés dans la même boue. Nous avions courbé la tête sous les mêmes rafales. On a la gorge serrée et comme une envie de pleurer. C’est fini.
Ce soir la loterie recommence, heureux ceux qui ramèneront les bons numéros. »

1930 – 8 avril : PORTE-AVIONS « BÉARN » – Les avenants relatifs à la construction du porte-avions « Béarn » par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, depuis le N° 6, du 12 décembre 1923 portant sur l’adaptation clé plaques de blindages existantes, au N° 24, du 8 avril 1930, pour une dernière révision de prix (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

l938 – 13 mars au 8 avril : DEUXIÈME GOUVERNEMENT BLUM (Jean-Charles Volkmann, 2003). Ainsi le bloc de gauche s’effrite. Il s’effrite à l’Arsenal de Toulon où socialistes et communistes se livrent à une farouche compétition pour le contrôle des restaurants ouvriers. L’Amicale socialiste mise en place par Toussaint Fratani, Jean Cozzani, André Dupuis, Louis Giustiniani, Etienne Vernieri, entretient, avec les ouvriers du Port influencés par le PCF, des liens moins que chaleureux. La Confédération Générale du Travail reflète cette discorde renaissante. S’opposant à la tendance de la Vie Ouvrière (Benoît Frachon, Julien Racamond, Henri Raynaud), les ex-confédérés mettent en place la fraction Syndicats (René Belin, Raymond Froideval, Gorges Dumoulin, André Delmas). À la Bourse du Travail, Taffarani, un militant socialiste de Saint-Jean-du-Var ardemment unitaire, s’efforce d’apaiser les conflits qui se multiplient au sein de la commission locale du Rassemblement populaire. En ce moment de crise internationale, Léon Blum songe à la formation d’un « gouvernement d’unité française ». En Espagne, les chances d’un succès franquiste se renforcent. Pour la France, c’est la perspective d’une troisième frontière hostile. Les démocraties doivent, sans plus tarder, freiner les ambitions allemandes. Son programme: accroître l’effort militaire du Pays, resserrer les alliances. Mais Paul Raynaud, George Mandel, déclinent l’offre de participation qui leur est faite. Devenu secrétaire d’État au Trésor, le benjamin de la Chambre, Pierre Mendès-France (31 ans), avait préparé le train de Césures fiscales que le Sénat, une fois de plus, va rejeter. Léon Blum quitte l’Hôtel Matignon sans espoir de retour, son second ministère aura mené une vie artificielle pendant Vingt-six jours. Et le climat social ne s’est pas amélioré. Cent mille métallurgistes ont cessé le travail dans la région Parisienne (Charles Galfré, 2003).

1938 – début avril : B.A.N. SAINT-MANDRIER – AU DÉBUT DU MOIS D’AVRIL 1938, LA 7S2 COMMENCE A REMPLACER SES GOURDOU PAR DES LOIRE 130. Les appareils assemblés à St. Nazaire sont convoyés à Hourtin par les équipages du Service réception et convoyage où ils sont ensuite perçus par les pilotes de l’escadrille. La transformation « sur type » est réduite à sa plus simple expression et se traduit généralement par un simple vol de familiarisation avant le retour vers St. Mandrier. A la fin du mois de mai la transition est terminée et les derniers Gourdou sont transférés soit au Parc de la BAN, soit remis à l’escadrille 3S1 de Hyères, encore équipée du type (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1940 – 8 avril : Un décret fixera les modalités d’interruption du chauffage central collectif entre le 1er avril et le 15 octobre (Le Matin, 8 avril 1940).

1944 – 8 avril :

1. 16 immeubles démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).

2. Rapport de Jean Klimoff (AD 1. J. Art 68.  Rapport certifié exact par le capitaine Salvatori, chef FFI, Toulon), né en 1896, exploitant forestier à La Seyne et chef d’un des groupes Koutouzoff.  « Le 4 avril j’ai été arrêté par la Gestapo, signalé par 4 miliciens de La Seyne, tous de nationalité française… J’ai été passé à tabac, coups de crosse de fusil et de nerf de bœuf sur tout le corps par un Alsacien qui était de la Gestapo… Le reste me fut donné à Brégaillon et à Saint Jean du Var. Je devais être fusillé le 8 avril au matin. J’ai été sauvé par des fascistes qui m’ont signalé aux Allemands comme collaborateur. Ils ont démontré que j’étais souvent avec des Allemands auxquels je tenais des discours. Mais ils se trompaient. C’étaient des Russes et des Arméniens incorporés dans l’armée allemande. J’ai été relâché à 7 heures du soir le 7 avril » (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, article de Claude Majastre).

1946 – 8 avril :

1. NATIONALISATION DU GAZ ET DE L’ELECTRICITE (E.D.F.-G.D.F.) (Jean-Charles Volkmann, 2003).2. 2. Dernière réunion formelle de la Société des Nations qui sera remplacée par les Nations unies. Le 23 octobre, l’assemblée générale des Nations unies se réunira pour la première fois.

1950 – 8 avril : MORT DE VASLAV NIJINSKY – Le célèbre danseur étoile russe Vaslav Nijinsky meurt à Londres à l’âge de 61 ans. Il avait arrêté de danser en 1920, après avoir perdu la raison

1957 – 8 avril : UN PIN PARASOL S’ENFLAMME ENTRE LES SABLETTES ET SAINT-MANDRIER – à 21 h 15, la foudre s’abat violemment sur un bois situé entre Les Sablettes et Saint-Mandrier. Un pin parasol s’enflamme dans un déluge de pluie et de grêle ! Les pompiers de la marine interviennent aussitôt pour protéger, en premier lieu, les réservoirs de pétrole du Lazaret tout proches. Le courant électrique a été interrompu plusieurs heures dans le secteur (Ken Nicolas, vol. 1, p. 309).

1962 – 8 avril :

1. REFERENDUM SUR LA QUESTION ALGÉRIENNE. « A l’écrasante majorité de 90 %, la France a ratifié les accords d’Evian » (République du lundi 9 avril 1962).

Dans le Var : « oui » : 86,94 %, « non » : 16 %. A Saint-Mandrier (canton de La Seyne) : inscrits 1754 ; suffrages exprimés 1204 ; blancs ou nuls 31. « oui » : 1063 soit 88 % « non » : 141 soit 12 %. Les Français ont répondu massivement « oui » aux accords d’Evian qui mettent un terme au conflit algérien (1954-1962).

Le 21 avril, soit treize jours après ce référendum, le général Salan, un des chefs charismatiques de l’O.A.S., sera arrêté à Alger (Ken Nicolas, vol. 2, p. 116).

2. TRUFFAUT S’ENVOLE POUR NEW YORK – Le 8 avril, François Truffaut s’envole pour New York. Il vient y présenter « Jules et Jim » à des distributeurs indépendants et occasionnellement à la presse ; il sait qu’il sera accueilli à bras ouverts par son amie Helen Scott, personnage clef de la cinéphilie new-yorkaise. Cette femme, intelligente et francophile, travaille à promouvoir aux Etats-Unis les films de la Nouvelle Vague, avec une nette préférence pour les « 400 coups ». Truffaut compte aussi profiter de ce séjour pour activer la négociation des droits du livre de Ray Bradbury, « Fahrenheit 451 » (Serge Toubiana, Cahiers du cinéma, numéro spécial 100 journées, p. 91)

1965 – 8 avril : 35e remise des Oscars dominée par LAURENCE D’ARABIE de David Lean.

1973 – 8 avril – MORT DE PABLO PICASSO. Dans le domaine artistique, le XXe siècle demeure le Siècle de Picasso. L’artiste andalou a vécu au rythme de son temps, de la Belle Époque à la fin des Trente Glorieuses en passant par les guerres mondiales (auxquelles il n’a pas eu à participer) et le culte de Staline. L’artiste espagnol, né le 25 octobre 1881, meurt à 91 ans dans sa propriété de Mougins dans les Alpes-Maritimes. De son vrai nom Pablo Ruiz Blasco, Picasso est à la fois peintre, sculpteur, graveur et céramiste. Enfant prodige, il réalise ses premières œuvres à l’âge de huit ans. Venu en France au début du siècle, il deviendra le chef de file du mouvement cubiste avec son ami Georges Braque. Doté d’une exceptionnelle soif de créativité, il touche à tous les courants picturaux du XXème siècle, surréalisme, expressionnisme ou néo-classicisme, pour devenir un des maîtres incontestés de l’art moderne.

1994 – 8 avril 1994 : le pape Jean-Paul II inaugure la chapelle Sixtine , après une restauration de 14 ans . Elle a permis de redécouvrir les couleurs chaudes et éclatantes du Jugement Dernier de Michel-Ange. C’est l’un des plus fameux trésors de l’art de la Renaissance italienne; c’est aussi le lieu où les cardinaux se réunissent en conclave pour élire un nouveau pape.

1990 – 8 avril : PREMIÈRES ÉLECTIONS DÉMOCRATIQUES EN HONGRIE après plus de 40 ans de communisme.

2000 – 8 avril : pour la première fois, des jeunes filles sont convoquées à la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD).

2002 – 8 avril : le Tamazight (berbère) devient une des langues nationales en Algérie (Le Figaro).

2016 – 8 avril : LE « MOUVEMENT » DE MACRON ? EN FAIT, UN PARTI POLITIQUE TRÈS CLASSIQUE – « L’Obs » s’est procuré les statuts du nouveau mouvement du ministre de l’Economie, mais aussi ceux de son association de financement. Un montage juridique commun à toutes les formations politiques. (Actualités du 8 avril 2016 – L’Obs).

2017 – 8 avril : UN AUTEUR, UN LIVRE – De 9h30 à 12 h 30, librairie Baba Yaga, 5 place de la République, Sanary. Roger-Pol Cottereau dédicaçait son livre « Sanaryennes, poèmes et fragments de vie », publié aux Editions Livio Informatique (j’y étais).

2020 – 7 avril, 22 h : Trente-quatre des 109 résidents de l’Ehpad La Riviera de Mougins sont morts du Covid-19, après trois nouveaux décès enregistrés dans les dernières 48 heures dans l’établissement, où 33 autres pensionnaires ont été testés positifs à la maladie, a-t-on appris auprès du groupe Korian mardi. Sur les 75 résidents survivants testés lundi, selon le groupe, «33 sont positifs, 23 sont négatifs et 19 sont inconclusifs, c’est-à-dire qu’ils peuvent laisser penser à une suspicion de Covid sans toutefois être positifs» (Le Figaro).

2024 8 avril : réunion à 10 heures des participants au voyage en Crète qu’organise Découvertes et Civilisation à Sanary. Nous recevrons à cette occasion, un représentant d’Arts et Vie qui nous présentera le programme de ce périple.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 240e livraison : (suite) place de guerre, dès 1323.

La-Tour-de-St-Nazaire-porte-et-talutage-cliché-Henri-Flotte (coll. H. Ribot)

(suite) Après la mort du roi Robert, sa fille Jeanne, accusée en 1345 de l’assassinat de son mari André de Hongrie, doit faire face à l’armée hongroise qui, en mai 1347, arrive jusqu’aux portes de Naples. Elle se rend en Provence afin d’y trouver l’argent nécessaire à la guerre. Les nobles et les grands officiers réunis au palais comtal d’Aix acceptent de la soutenir sous réserve qu’elle ne nommera que des Provençaux à tous les offices et n’aliènera en rien le comté. A Avignon, elle rencontre le pape qui la disculpe des soupçons d’assassinat et légitime son second mariage. Pour parvenir  à ses fins, elle a vendu Avignon à la papauté, mais les  quatre-vingt mille florins qu’elle en a retiré lui permettent d’envisager un prompt retour à Naples (Le florin d’or, ainsi nommé parce que, depuis le règne de Charles 1er il portait une fleur de lis, valait au XVe siècle 16 sous). Le 28 juillet 1347, elle s’embarque à Marseille pour ne jamais revenir en Provence (Ce qui contraste avec la légende forgée ultérieurement autour du personnage et la prolifération de maisons, ponts, tours, et châteaux dits « de la reine Jeanne », M. Agulhon, N. Coulet, 1987 ).). Pour se rendre en Sicile, la reine et son second mari, Louis de Tarente, font escale le 30 juillet dans le port de Saint-Nazaire. A cette occasion Bertrand de Marseille, seigneur des lieux, assure à ses suzerains protection et escorte. Le 24 juin 1252, pour le récompenser, la reine confirmera Bertrand dans la possession de son fief d’Ollioules et de Sanary par un acte dit « Inféodat d’Ollioules » (Place A., Ribot H., Rotger B., 1982 ; M. Agulhon, N. Coulet, 1987 ; H. Ribot, 2003).

Rompant avec les engagements qu’elle a pris avec les grands officiers provençaux, la reine nomme dès son retour un Napolitain au poste de sénéchal de Provence, ce qui ouvre à partir de 1348 la première d’une série de guerres civiles, au seuil de laquelle, Marseille est la seule alliée de Jeanne opposée au reste du pays (En 1349, furieux de cette décision, les gens de Hyères saccagèrent le château de Brégançon dont la Reine Jeanne avait gratifié l’armateur marseillais Jacques de Gaubert). Ecartée du pouvoir au profit des Tarente, la lignée angevine des Duras entre en rébellion. Et fomente des troubles en Provence avec l’appui de certaines grandes familles du comté, dont la maison des Baux, et s’assure le concours de routiers, sans emploi depuis la bataille de Poitiers. En 1355, la reine Jeanne appelle aux armes les communautés fidèles..

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 440e livraison :

(Serment-du-recteur-de-la-Cite-de-Marseille)

1825 : Marseille – Située là où se trouvait, dans le rempart démoli en 1666, la porte de la Magdeleine, la place des Capucines fut appelée jusqu’en 1852 celle des Fainéants, « à cause des nombreux frères lais des couvents extérieurs qui stationnaient là avant d’entrer en ville« , écrit Arnaud Bouyala d’Arnaud dans Évocation du Vieux Marseille (éd. de Minuit). La fontaine commandée en 1778 fut deux fois déplacée, d’abord de l’actuelle place de Gaulle en 1825, puis sur la place même en 1863. L’aigle qui surmontait l’obélisque en 1805 fut détruit par la foule à la chute de l’Empire le 14 avril 1814.

1826 : Marseille – L’île et le phare de Planier (tableau, Chambre de Commerce de Marseille, 1949).

1828 : Marseille – Le fief des Eygalades  passe entre les mains du comte de Castellane.

1830 :

1. Armements marseillais – La Compagnie Gérard et Fils ouvre la ligne Toulon-Ajaccio-Bastia qui tisse des liens entre la Corse et le continent.

2. Blaise Marius Michel prépare le concours d’entrée au Collège Royal de la Marine de Brest – [Ortolan : Louis-Philippe ayant installé à Brest, le Collège Royal de la Marine, origine de l’École Navale, Blaise Marius Michel fut envoyé chez les Bons Pères à Marseille pour en préparer le concours d’entrée (Ortolan).

3. une partie de l’expé­dition dirigée contre Alger se rassemble a marseille. Dans les années de la conquête, la Canebière devient l’avenue de l’Afrique.

4. La musique du régiment étranger de Hohenlohe est particulièrement appréciée sur le cours Bourbon et un virtuose de l’ophicléide remporte tous les suffrages.

1830-1848 : Sous Louis-Philippe, les allées de Meilhan deviennent la promenade à la mode. Le dimanche à partir de quatre heures, on y voit, dans l’allée du milieu, tout ce que Marseille compte de connu, de lancé. Sur la double rangée de chaises qui s’allonge au pied des arbres trônent les « beautés nonchalantes »; et, devant elles, les fashionables passent et repassent pour les voir et pour se montrer. Là se côtoient la fortune et la galanterie, « la haute et la petite littérature », les habitués des coulisses, des cercles, des salons. Les allées de côté sont fréquentées par les petites ouvrières qui s’en vont en bandes, bras dessus bras des­sous, les dandys de second rang, les ouvriers endimanchés qui lancent au passage œillades et propos galants.

La cavalcade du mercredi des Cendres s’est transportée d’Arenc sur la grande avenue du Prado. La foule s’y porte pour voir défiler les équipages. Mais c’est un « tout y va » où guimbardes, carrioles, coucous tiennent plus de place que landaus et calèches avec « chasseurs à épaulettes, grooms en bottes à revers, valets de pied en bas de soie ». Aux piétons noyés dans la poussière et qui cherchent en vain un endroit pour s’asseoir, le Prado, interminable et vide, paraît trop grand et trop long pour Marseille. C’est «lu moins une avenue cavalière où l’on peut trotter à l’aise. Les petits chevaux corses y risquent des galops.

A l’extrémité du Prado, une plage nouvelle se déploie qui récompense l’effort des marcheurs entraînés. Sous la plume des journalistes, ce morceau de rivage encadré de hauteurs en portants de théâtre devient « un golfe napolitain », une « miniature de Baïa ». Joseph Autran écrit

…Nous aussi, nous avons notre plage sereine.

Le flot harmonieux y recouvre l’arène Et le pin qui, des flots, ombrage le penchant Sur le chant de la vague y module son chant…

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 148e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) Le Midi des 5 et 6 décembre 1904 rapporte que le match de rugby opposant l’Etoile Sportive Toulonnaise (E.S.T.) à l’Union Sportive Seynoise ( U.S.S. ), et gagné 7 à 3 par cette  dernière, a été émaillé de brutalités du côté  seynois à la suite d’une erreur de l’arbitre qui s’était trompé dans le décompte des points ! On pourrait penser qu’il s’agissait  d’une poussée de campanilisme, mais le même journal dans son numéro du 18 janvier 1905, lors du match revanche, nous apprend  que les joueurs de l’E.S.T., pour la plupart des militaires, ont été « reconduits au débarcadère par une cinquantaine de jeunes gens criant, sifflant, hurlant, chantant l’Internationale et faisant pleuvoir sur eux une grêle de pierres ». Avant l’Unification et la création de la Section Française de l’Internationale ouvrière (S.F.I.O.), c’est-à-dire le Parti socialiste, la Jeunesse socialiste seynoise, à l’origine société humanitaire, existait à La Seyne depuis le milieu des années 1890. Or, le 8 octobre 1910, le conseil municipal, présidé par Juès, un commerçant socialiste, vota une subvention de cinquante francs à la Jeunesse socialiste seynoise pour l’aider à organiser des sports athlétiques. Le 18 novembre suivant, le préfet annula la subvention au motif que « le président de la Jeunesse socialiste seynoise a fait lors du départ des conscrits une conférence antimilitariste »[1]. Le bras de fer avec la Préfecture dura encore  près d’un an. C’est aussi la municipalité Juès qui changea le nom de certaines rues en 1911 : la rue Berny devint la rue Blanqui Auguste, mort en 1881, dont la maxime-programme était « ni Dieu ni maître » ; la rue de la Paroisse prit le nom de Francisco Ferrer, anarchiste catalan qui venait d’être exécuté en Espagne (deux décisions vite annulées par l’Intérieur). Cette sensibilité semble être sortie du cadre restreint d’un groupe de quelques dizaines de jeunes sportifs. En outre, une soixantaine de femmes de ménage, se constituèrent en syndicat à la Bourse du Travail locale, avec le soutien du libertaire Chandre venu de Toulon[2]. Il y eut vraisemblablement aussi d’autres raisons pour expliquer la faible mobilisation conscriptive seynoise, car elle fut également faible à Hyères et à Saint-Raphaël. Pour l’ensemble du Var, naquirent seulement trois sociétés durables : la Pro Patria et la Renaissance mourillonnaise (à Toulon), et la Dracénoise.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Bruxelles 5 mai 2009 cl. H. ribot

– Ma femme m’a quitté, raconte un homme, et cela de la façon la plus bête qui soit. Je rentrais d’un voyage d’affaires en Thaïlande et, sans me prévenir, elle était venue m’attendre à Roissy. Là, elle n’a pas du tout apprécié ce que j’avais au bras.

– Une fausse montre Rolex ?

– Non. Une véritable hôtesse de l’air.

(Ouzbékistan 2024. Cl. H. Ribot)

C’est terminé pour aujourd’hui ! Passez un bon lundi de printemps.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine.


[1] Archives municipales de La Seyne-sur-mer. Délibérations du Conseil municipal du 8 octobre 1910 et du 25 février 1911.

[2] Archives départementales du Var. 4M42/1.

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