ÉPHÉMÉRIDES DU 2 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 2 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4110)

FÊTES.

Le 2 avril, nous fêtons les 14 000 ALEXANDRINE, Sandre, Sandrine, Sandra et Sandy, dont le prénom vient de celui de sainte Alexandrine, morte an 1589).

Le MARDI DE PAQUES se fête  SAINT-SIXT, le pape Sixte 1er, un des patrons d’Eygallières où il a sa chapelle, avec procession, grand’messe, chants provençaux)..

Ce 13e jour de germinal An II, la MORILLE était fêté au calendrier de Fabre d’Eglantine.

DICTON :

Si les quatre premiers jours d’avril sont venteux, il y en aura pour 40 jours.

LOCUTION PROVENCALE.

LEVER , SE LEVER – Locutions nombreuses (Voir Sauvages, Mistral, Rol­land, Masse. Gabrielli, Reynier):

Lever la table, desservir;

lever des épingles, les ramasser ; s’emploie surtout à la place de enlever, ôter;

lève-toi de là,

lève-toi de devant, ou se lever du milieu, se dit aussi pour : s’esbigner. Ils commen­çaient à se disputer, je me suis levé du milieu.

Lever le cha­peau, la casquette, saluer : quand tu rencontres le curé, tu peux lui lever le chapeau, c’est-à-dire le saluer.

Se lever la peau., tra­vailler comme un mercenaire. Espère un peu que je me lèverai la peau, pour qu’ensuite ils se moquent de moi.

Ça me lève le cœur, ça me dé­goûte…

Jamais, je me lève d’ici, si…, équivaut à : que je meure, si…

PENSÉE.

Je cours, j’écris, j’invente des scandales, / Pour les combattre et pour me faire un nom ; / Pieusement semant la zizanie / En l’arrosant d’un peu de calomnie (Voltaire).

ÉPHÉMÉRIDES.

1204 – 2 avril : Amiel de Fos, fils de Pons de Fos, donna le 2 avril 1204 une permission de navigation à Bertin de Marseille. Il combattit contre Ildefonse, comte de Provence, qui avait attaqué Hyères. C’est de lui qu’est issue la branche des Fos de Bormes (Ph. Giraud, 1859).

1213 – 2 avril : FAIT à Meyrargues – Raimond de Baux, vicomte de Marseille, et sa femme Alasacie, fille de feu Hugues Geofroi de Trets, avec le consentement de son oncle Hugues de Baux, également vicomte de Marseille, et de ses beaux-frères Rostan d’Agoult, Raimond Geofroi et Geofroi, vendent à Hugues Fer, représentant la commune de Marseille, le quart des leydes qu’ils possèdent dans la vicomté de Marseille, au prix de 80.000 sous de royaux coronats. Ils vendent également les deux tiers des lods, trézains et cens annuels, qu’ils perçoivent à Marseille et à Trets. (acte des vicomtes de Marseille n° 367, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a, Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 236. Ind. : T)r Barthélemy, Inventaire, n° 157).

1215 – 2 avril : DON DE SEL AUX CHARTREUX DE MONTRIEUX – Hyères, in cimiterio Sancti Pauli – Castelnou donne aux chartreux de Montrieux 2 oulles de sel par an à prendre sur les salines qu’il possède à Fabrégat. Parmi les témoins :] Amelio de Fos, Willelmo Raimundo, Poncio, Amelio,… (Boyer R. – le cartulaire de Montrieux, ex. dactylographié déposé à l’IAM).

1219 – 2 avril : AFFAIRE DE RONCELIN DE MARSEILLE – Au Latran : Bulle d’Honorius III, ordonnant à ses commissaires, sur la supplique des religieux de Saint-Victor, de reprendre aux Marseillais les biens de Roncelin de Marseille, destinés à l’extinction des dettes de ce dernier. (acte des vicomtes de Marseille n° 407, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. du Vatican, Regesta, Ilonorii III, liv. III, fol. 79. a. Horoy, Honorii papae III opera omnia, t. III, p. 189, n° 180. -— b. G. Doublet, op. cit., n° CLII. Ind. : P. Pressuti, n° 1990).

1308 – 2 avril : Cros stagnorum (charte aux archives municipales). Pierre-de-l’Etang lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière.

1342 – 2 avril : Droits seigneuriaux de Trets – Ratification à Ollières par Albaron de Lers, frère de Maradgde, femme de Raimond Geofroi de Trets, la cession faite le 5 septembre 1341 par Raimond Geofroi d’Agoult-Marseille, seigneur d’Ollières, sa femme Maragde de Lers et leur fils Jacques, à Raimond d’Agoult-Sault, seigneur de Trets, de tous les droits seigneuriaux qu’ils ont à Trets, en échange de ceux de Raimond à Hyères. (Acte 652 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. communales de Trets, BB, pièce non numéroté. Acte 654 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. communales de Trets, DD).

1372 – 2 avril :

Lieux-dits d’ALLAUCH – Cros stagnorum (charte aux archives municip.). Pierre-de-l’Etang – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Bouquière. Première mention : Stagna. 27 septembre 1309 (ibid.).

Lieux-dits de MARSEILLE – Puech gros (charte aux archives municip.). Pied-Gros – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme. Première mention : Puey gros, 22 juin 1301 (charte aux archives muni­cipales)..

1495 – 2 avril : lieux-dits de ROQUEVAIREeLas Planques ou Vergier (registre aux archives de Saint-Victor). Planques – lieu-dit, commune de Roquevaire, quartier de Saint-Estève, sur le bord de l’Huveaune.

1607 – 2 avril : lieux-dits d’ALLAUCH

1. La Bouquière (acte notarié à Allauch). La Bouquière – bastide (1872). Première mentions le 20 octobre 1213 : Balgueria (charte aux archives de la Major).

2. LES AUTINS – quartier rural de la commune d’Allauch (1872) – Première mention : Lo Cros dels Obtens, 22 juillet 1341 (charte aux archives de la Major). Fort des Autins sive la vigne Presse, 2 avril 1607 (acte notarié).

1721 – 2 avril : Depuis Toulon, la peste a gagné les villes d’alentour. Ollioules a son premier mort le 10 janvier 1721, puis un répit, puis plusieurs autres cas à partir du 2 avril, le dernier mort le 10 août 1721. Sur 2600 habitants, la moitié de la population est morte (Delattre G., ms, inédit).

Le 2 Avril 1721, simultanément avec les consuls du BEAUSSET, le chevalier du CASTELLET par lettre annonce à SAINT-NAZAIRE que la peste est à OLLIOULES : « J’ai reçu votre lettre avant laquelle j’avais eu des avis certains que la peste se découvrait à OLLIOULES. Vous avez donc agi prudemment en établissement des corps de garde sur le; . côtés du terroir d’OLLIOULES. Cette précaution était nécessaire quoique puissent dire messieurs d’OLLIOULES qui nous écrivent que la santé est fort bonne chez eux. Toute complaisance mise à part, je vous exhorte et vous prie de redoubler vos soins et votre attention pour nous préserver de cette cruelle maladie, ce qui nous procurera. le moyen de conserver l’union et le commerce entre nous. LOMBART-CASTELLET ». Les consuls du BEAUSSET le confirment : « Nous apprenons que le mal est à la campagne d’OLLIOULES; comme vous êtes les plus proches. vous devez être les plus vigilants et renouveler vos attentions sans que les messieurs d’OLLIOULES puissent s’en fâcher puisque vous pouvez leur donner les secours nécessaires à vos barrières sans aucun risque. Nous vous conservons la communication avec notre lieu et les voisins, mais de grâce ne vous négligez pas. Nous sommes avec vous avec attachement, GUERIN Consul ».

A plusieurs reprises, nous avons cité Joseph de Virelle, seigneur de la MILLIERE, près de la Penne sur Huveaune, qui était né à Marseille. A la fin du 17e siècle, il avait épousé Mlle Marie Martelly, fille du notaire Martelly d’Ollioules. A cette occasion, il avait eu une terre en terroir de Saint-Nazaire (Sanary) sur laquelle il établit son domaine qu’il nomma La Millière (cf. illustration ci-dessus datant de 1937). De son épouse, il eut trois enfants : Claire de Virelle, Anne de Virelle, Elzéard de Virelle. Ce dernier décéda à Ollioules en 1745. Les deux sœurs avaient épousé deux frères, fils de François de Flotte-Roquevaire. Claire épousa Jean-Baptiste de Flotte-Roquevaire, capitaine au régiment d’Agenois, et sa sœur Anne épousa Claude de Flotte-La Crau. Nous verrons plus tard que Jean-Baptiste de Flotte succédera à son beau-père à La Millière et au conseil de ville de Saint-Nazaire (Rotger B., 1984).

1731 – 2 avril : DES TESTAMENTS RECIPROQUES SONT PASSES le 2 avril, entre François Aube, capitaine de bâtiment marchand, de La Seyne, sur le départ, avec Claire Denans, sa femme (Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

1732 – 2 avril : Puech gros (charte aux archives municip.). Pied-Gros lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme. Première mention : Puey gros, le 22 juin 1301 (charte aux archives muni­cipales).

1769 – 2 avril : L’ACTION DE L’HOTEL-DIEU DE LA SEYNE SE CENTRAIT SUR LA CHARITE ET LE SECOURS EN «TEMPS DE MISERE». La réunion du conseil du 2 avril 1769 (AMLS – BB9 – F°51 recto), portant sur les legs de Marie Guigou et Laurent Isnard, est très explicite sur les missions et le fonctionnement de l’institution. « …Louis Guigou, Maire et premier consul a dit que les circonstances du temps ont occasionné dans ce lieu une si grande misère que les revenus de l’hôpital sont insuffisants pour fournir les secours indispensables à des familles honteuses (à cette époque, le terme n’est pas péjoratif) dont le nombre augmente journellement. » (Marie Mondet, archiviste, Annick Rohault de Fleury, bibliothécaire, et Stéphanie Thomas)

(château de Fonscolombe à La Mole, 1972)

1778 – 2 avril : CATALOGUE DES TITRES DE LA TERRE DE LA MOLLE, N° 3 ET 4 : 7 février et 2 avril 1778 : Louis Gibelin, de Cogolin, ayant introduit dans les prés de Bauduffe du terroir de la Molle le 7/02 et le 2/04/1778 ses vaches et ses juments fut dénoncé par l’agent de M. de Fonscolombe. Se soumettant au jugement du lieutenant d’Aix, il promet de n’introduire à l’avenir que des bêtes de labour et de bât, conformément aux usages de la communauté de Cogolin à la Môle, 29 décembre 1567.

1791 – 2 avril : lieux-dits D’ALLAUCH

(1900 – famille paysanne d’Allauch (photo-Detaille-Marseille)

  1. l’Aube (registre des biens d’émigrés). L’Aube – propriété, quartier de la Salle des Imbus (1872). Première mention en 1659 : valat de l’Aube (cadastre d’Allauch).
  • LA BOUTILLONE – propriété (registre des biens nationaux)..

1793 – 2 avril :

1. RUPTURE TOTALE DE LA CONVENTION AVEC PASCAL PAOLI – La Convention, à la suite d’un rapport de Lucien Bonaparte (18 ans), décrète l’arrestation de Paoli et de Pozzo di Borgo. C’est la rupture totale avec Paoli qui non seulement ne se laisse pas arrêter mais qui va bientôt séparer la Corse de la France pour l’unir à l’Angleterre (Napoleonicsociety / french / Tableau chronologique Ch. 2)

2. CANONNIERS AUX POSTES DE LA CRIDE ET DE PORTISSOL ET VEDETTES AUX SIGNAUX – Le Conseil de Sanary dut réclamer, le 2 avril, l’installation de canonniers aux postes de la Cride et de Portissol et de vedettes aux signaux, conformément à la délibération du 13 novembre 1792. Deux jours après, un renfort fut demandé pour la garde de ces postes (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001, d’après Registre des délibérations, n° 287 à 266).

(tour de guet de la Cride).

Rappelons qu’en 1746, le commandement militaire avait pris la décision de désarmer la batterie de la plage qui se trouvait sur l’esplanade face au boulevard de l’Avenir actuel et de transférer ses quatre canons de 36 à celle de Portissol. On dut payer aux soldats la somme de trente livres et les loger chez l’habitant. En même temps, on construisit une poudrière à La Cride. Dès janvier 1793, la municipalité de Sanary signalait le mauvais état de trois canons de la batterie de la Cride. Le 3 mars 1793, la batterie de Portissol était armée de 4 canons en fer de 18, avec 640 livres de poudre ; le Fortin de la Cride possédait 4 canons de 24 et 774 livres de poudre (ce fortin fut établi à une époque de peu antérieure à 1695, époque où il fut armé en mortiers, canons et poudre sous les ordres du maréchal de Tourville). Le 4 avril, la Société sanaryenne des amis de la liberté demandera avec instance diverses réparations à la batterie de la Cride et à sa poudrière (Roger Vallentin du Cheylard, id.).

Un état de l’armement de la batterie de Portissol, confié à la garde de Bailly, caporal au 2e régiment d’artillerie, et remis par le bâtiment commandé par Fournier, sera dressé le 26 juin. Le même jour, un tableau analogue sera établi pour la batterie de la Cride (Archives de Sanary H2.).

Fin juillet, les Toulonnais ralliés aux Anglais viennent saisir « manu militari » les canons de la batterie de Portissol, ce qui vaudra au maire de l’époque d’être fusillé en 1794 sur ordre des commissaires de la République qui l’accuseront de ne pas s’être suffisamment opposé à cette saisie. Le 11 octobre, par lettre entièrement autographes (Archives de Sanary, Hs), Barras, commandant l’artillerie à Toulon, écrira à Sanary de fournir huile et chandelles à la batterie de la Cride (Roger Vallentin du Cheylard, id.).

En février 1794, la batterie de Portissol, installé de 1794 à 1814, est sous les ordres d’un officier d’artillerie stationné dans la localité. Il semble que sa seule présence ait empêché la flotte anglaise basée aux îles d’Hyères de tenter des coups de main sur cette partie de la côte.

3. La Convention, suite à un rapport de Lucien Bonaparte (18 ans), décrète l’arrestation de Paoli et de Pozzo di Borgo. C’est la rupture totale avec Paoli qui non seulement ne se laisse pas arrêter mais qui va bientôt séparer la Corse de la France pour l’unir à l’Angleterre (http://www.napoleonicsociety.com/french/TableauChronologique_Ch2.htm).

1794 – 2 avril : DEBUT DU PROCES DE DANTON, ancien ministre de la justice et homme fort du Comité exécutif provisoire mis en place après le 10 août 1792, de Desmoulins et des Indulgents. Le même jour, les féministes Claire Lacombe et Pauline Léon sont arrêtés.

1798 – 2 avril :

1. ARRIVEE A TOULON DE L’ESCADRE DE L’AMIRAL BRUEYS VENANT DE CORFOU ; elle comprend les vaisseaux suivants : « Guillaume-Tell », portant son pavillon, « Tonnant », « Aquilon », le « Mercure », « l’Heureux » et le « Généreux », plus cinq bâtiments vénitiens, fort médiocres, qui sont le « Robert », le « Banel », le « Frontin », le « Dubois » et le « Causse ». A cette force navale s’ajoutaient la « Justice », le « Léoben », le « Mantoue », le « Montenotte » et l’ « Arthémise », soit cinq frégates. Ce même jour entre en rade la division du contre-amiral Ferrée qui se compose de quatre frégates qui sont : la « Junon », le « Muiron », la « Diane » et la « Carrière » ; cette division vient d’Ancône qu’elle a quittée le 12 février. Le ministre de la Marine, Pléville le Peley, ordonna de faire mouiller les navires dans les eaux de la baie du Lazaret et de les y laisser en quarantaine afin, écrivait-il, de prévenir de possibles désertions. Ce fut là une mesure très maladroite, une mauvaise inspiration qui a été jugée sévèrement par les historiens, après les contemporains. Inhumaine et absurde, elle affecta le moral des équipages et causa du retard dans les travaux de remise en état des bâtiments du fait de leur éloignement de l’arsenal. Un de ses résultats les plus clairs fut le débarquement de près de six cents hommes malades qui furent évacués sur l’établissement du Lazaret et sur l’hôpital de Saint-Mandrier, car la quarantaine imposée, longue et pénible, se prolongeant jusqu’au départ de la flotte, favorisa la détérioration de l’état sanitaire des équipages consignés à bord des vaisseaux. Le commandant en chef de l’escadre lui-même, Brueys, nommé vice-amiral par Bonaparte le 13 avril, eut à cœur de partager le sort de ses officiers et de ses hommes ; il ne put voir sa femme et ses enfants, venus à Toulon, qu’à travers la grille d’entrée du Lazaret et il ne put les recevoir qu’après l’arrivée du général Bonaparte. Pendant leur séjour à Toulon, Mme Brueys et sa famille logèrent dans une maison de la place d’Armes appartenant au sieur Chambry (Louis Baudoin, 1965, p. 408).

2. Toulon – La première école publique est inaugurée dans l’ancien palais épiscopal (F.Trucy, 2020).

3. AFFAIRE D’EGYPTE – Mardi 26 du mois de Shawwâl [2 avril 1799(«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801):

[Pèlerinage] Avis est publié dans les souqs que tout candidat au pèlerinage devra s’embarquer à Suez avec ceux qui convoient la kiswa et la sunna. Cette mesure a été prise après délibération.

[Demande du katkhudâ du Pacha] Ce jour, est arrivé l’imâm du katkhudâ du Pacha. Il était porteur d’une lettre de remerciements et de félicitations aux Français leur entreprise et l’intérêt qu’ils avaient porté au cortège de la kiswa. Dans cette lettre, il formulait des souhaits et assurait les Français de son indéfectible amitié. Enfin, il leur demandait l’autorisation de rentrer au Caire pour participer au convoi de la kiswa et des pèlerins, car le temps, étant déjà tard, pressait. « Si des gens malveillants, concluait-il, vous informent de quelque chose de mal à notre sujet, sachez que cela n’est que mensonge et calomnie. Ne les croyez pas ! »

La lettre fut lue au Dîwân. Quand les Français en eurent pris connaissance, ils accusèrent le katkhudâ du Pacha de mensonge et refusèrent de prendre la lettre en considération. « Pour nous, sa trahison est bien établie. Cette dérobade est inutile. » Ils lui répondirent par l’intermédiaire de son imâm, en lui disant que s’il était sincère dans ses paroles, il n’avait qu’à rejoindre le général en chef [Bonaparte] en Syrie. Ils lui donnaient pour cela un délai de 6 heures après la réception de cette lettre. Passé ce délai, ses propos seraient considérés comme mensongers.

[Finalement], des soldats furent dépêchés pour l’attaquer et saisir de lui.

Ce même jour, affichage dans les souqs et les rues de l’avis suivant : « Egyptiens, nous vous informons que l’émir du pèlerinage a été déposé de sa fonction en raison de sa conduite. Les ’Ulamâ’, la milice et le peuple sont étrangers à cette affaire. Dieu soit loué d’avoir épargné d’une telle rébellion le peuple d’Egypte, lequel est resté calme et serein. Qui désire faire le pèlerinage, doit se préparer à joindre le convoi maritime de la kiswa et de la surra. Les embarcations sont prêtes ; les accompagnateurs sont égyptiens et sont prêts à partir. Dites-vous bien que vous serez en toute sécurité. Laissez donc de côté ce que racontent les esprits turbulents. »

(à suivre).

1810 – 2 avril : LES CORSAIRES DE LA SEYNE –

M. Gérard, négociant à La Seyne , reçoit la Lettre de Marque n°974 pour armer en course le vaisseau Le Prosper (construit à La Seyne ?), capitaine Boyer.

D’autres ordres sont donnés pour l’armement du corsaire Vice-amiral Allemand (construit à La Seyne ?), du port de La Seyne (Louis Baudoin, 1965). Le “Vice-Amiral Allemand” est armé à la course.

1814 – 2 avril : DECHEANCE DE NAPOLEON 1er.

1838 – 2 avril : CORPS EXPEDITIONNAIRE D’AFRIQUE – Ollioules héberge 400 hommes du 3ème bataillon du 26ème régiment de ligne. – un détachement du 3ème bataillon du 24ème de ligne : 600 hommes, qui coucheront à Ollioules. Toutes ces unités appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1861 – 2 avril : GEORGES SAND A TAMARIS ; “ 2 AVRIL (MARDI) MALADE (De la main de Manceau) La journée, belle dehors, est au-dedans fort triste pour nous. Madame dort de ce sommeil, agaçant pour les autres, et ne mange que 3 cuillérées de soupe, sans plaisir. La fièvre recommence, celle de la veille mais moins fort cependant. Accès de 11 à minuit, et de 2 h à 3 h. Le reste calme.” (Georges Sand, 2012)

1898 – 2 avril : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Entré le 2 avril au bassin n° 2 de Missiessy, le cuirassé Jauréguiberry sera absent des exercices de l’Escadre marqués, le 16 avril, par la venue du président Félix Faure qui suivra les évolutions des navires depuis la passerelle du Brennus.

1902 – 2 avril : ATTENTION AUX EXCÈS DE VITESSE ! Le maire de Saint-Germain vient de prendre un arrêté par lequel il prescrit aux chauffeurs de na pas traverser la ville à une vitesse de plus de huit kilomètres à l’heure (Le Figaro).

1907 – 2 avril : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – La Division de Réserve se trouve alors réduite à deux bâtiments. Pour qu’elle retrouve son quota d’unités, le cuirassé Bouvet réarme, mais ne rallie que le 2 avril, une fois les premiers travaux d’allégement achevés. Son passage à la Division de Réserve, devenue 3ème Division le 1er avril, est court. Il n’y restera que quatre mois et demi. En effet, le cuirassé est désigné pour porter la marque du contre-amiral Marin-Darbel qui doit prendre le 16 août le commandement de la 4ème Division (Ancienne Division d’Instruction).

1910 – 2 avril : L’EQUIPAGE DU “VILLE DE NAPLES” SE MET EN GREVE – Le 2 avril, le vapeur Ville-de-Naples, de la Compagnie Générale Transatlantique, est arrêté au moment de son départ de Marseille par un refus de service de l’équipage. (CHARLES ROUX. Journal de la marine, 9 avril 1910)

Dans l’ordre du jour voté le même jour à la Bourse du Travail de Marseille, les grévistes affirment que “l’embarquement des indigènes est illégal ; que “l’Administration de la Marine s’est placée hors la loi” en acceptant l’enrôlement de ces indigènes et félicitant des marins du “Moulouya” qui ont mis pied à terre pour protester contre la présence de l’un d’eux à bord.


1913 – 2 avril : ACCIDENT DE SOUS-MARINS – Le Joule (Q 84, type Brumaire) et le Bernouilli (Q 83, type Brumaire) se frôlent légèrement au cours d’une formation en surface. Aucune avarie.

1914 – 2 avril : Brindejonc – L’aviateur français Brindejonc de Moulinais, originaire des Côtes-du-Nord, appelé à accomplir son service militaire le 1er octobre 1913, fut autorisé à participer à quelques épreuves civiles. Le 2 avril 1914, il fit Madrid-Vitoria-Bordeaux-Marseille (1083 kilomètres) en douze heures et cinquante-quatre secondes. Il fut tué le 10 novembre 1916.

1916 – 2 avril : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE– Le 2 avril, le cuirassé Henri IV est à Bizerte pour un petit carénage. C’est dans ce port qu’il apprend la réorganisation de l’Armée Navale. Le 16, la 4ème Escadre est dissoute. La Division de Complément est recréée avec l’apport des vieux cuirassés. Sa mission principale est la défense de Salonique et de son camp retranché.

1917 – 2 avril : LES ETATS-UNIS DECLARENT LA GUERRE A L’ALLEMAGNE – Le torpillage du paquebot « Laconia », le 25 février, l’interception de la dépêche Zimmermann par laquelle l’Allemagne propose une alliance au Mexique et au Japon, enfin, la destruction du paquebot « Aztec » le 2 avril déterminent le président Wilson à convoquer le Congrès en session extraordinaire, ce même jour. Le soir, les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne et rejoignent le camp des Alliés.

1920 – 2 avril : LA BELGIQUE ACCEPTE LE PRINCIPE DU VOTE DES FEMMES. Elles voteront pour la première fois le 24 avril. Les Françaises devront attendre 1945.

1941 – 2 avril :

1. AMIRAL JUBELIN « MARIN DE METIER, PILOTE DE FORTUNE » – Le 2 avril 1941, Portsmouth, « Huit heures du matin. Ciel pur, petite brise. Une vedette rapide est venue me prendre. Elle pousse. Rangés aux abords de la plage arrière (du Courbet), les vingt pêcheurs de Sein me rendent les honneurs. J’ai serré leurs mains avant de descendre. Nous nous éloignons à toute allure. J’emporte la vision du cuirassé inerte, accoté à la lagune, énorme masse sombre dans la claire matinée d’avril, et dont les reflets gris, sur les échos de notre sillage, zèbrent la surface pâle des eaux. Bientôt la silhouette du navire diminue. Mais de très loin, je peux distinguer encore, minuscule chose aux vives couleurs, notre pavillon qui flotte à la corne du « Courbet ». »

2. DES F.N.F.L. A LA POURSUITE D’UN SOUS-MARIN ALLEMAND – Le 2 avril à 15 h 35, par 26 ° 18 Nord et 18 ° 47 Ouest, soit approximativement 200 milles dans le Sud-Ouest des Canaries, l’hydravion du Mauritius repéra un sous-marin. Le convoi reçut aussitôt l’ordre de venir successivement de 20 puis de 30° sur la gauche. L’Arawa donna l’ordre au Commandant Dominé de se joindre à la poursuite, cependant que le croiseur britannique lui signalait : « Je suis presque certain qu’il y a un sous-marin en plongée dans le voisinage, là où se trouve actuellement mon avion. A tout prix il faut l’empêcher de faire surface tant que le convoi n’aura pas dégagé. Il va croiser aux alentours jusqu’à 18 h 00 et rejoindra ensuite le convoi par une route indirecte. » Après une recherche infructueuse qui se prolongea jusqu’à 18 h 00, le Commandant Dominé rejoignit le convoi et reprit sa place sur l’arrière de celui-ci. A 23 h 15, il aperçut un kiosque de sous-marin sortant de l’eau à 200 mètres par 20° bâbord, pour disparaître à nouveau une vingtaine de secondes plus tard. L’officier de quart mit à gauche toute. Le capitaine de corvette Jacquelin de la Porte des Vaux fit redresser pour passer sur la tache blanche qui marquait le point où le sous-marin venait de disparaître et fit larguer quatre grenades. Puis il manœuvra pour reprendre son poste dans le convoi, mais s’aperçut alors qu’il repassait sur la tache blanche marquant le point de la disparition du kiosque et voulut lancer une cinquième grenade. Le Commandant Dominé marchait alors à 8 nœuds. Ordre fut donné de mettre les deux moteurs à 340 tours, mais la grenade explosa avant que le second moteur n’eût démarré, et fit des avaries sérieuses à l’arrière de l’aviso (Rentrée de 35 tonnes d’eau dans la soute à armes portatives qu’il fallut quarante-huit heures pour épuiser avec une pompe Japy, le tuyautage d’épuisement s’arrêtant juste avant cette soute). NOTA. — Aucune trace de cette attaque n’apparaît au journal de la Seekriegsleitung

1942 – 2 avril : MARINE DE VICHY – Le 2 avril, l’aviso-dragueur « Commandant Rivière » part à 8 h pour faire des exercices d’une journée au large de Bizerte. Il est de retour à 18 h.

1945 – du 2 avril au 2 juillet : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – grand carénage de l’aviso-dragueur « Elan » aux Ateliers Généraux de la Compagnie du Canal de Suez (réarmement du bâtiment). Coque : reprise de l’étanchéité de deux coutures à bâbord sous mât principal. Réfection complète de la quille d’échouage. Réfection partielle des quilles de roulis. Visite de tous les orifices de coque qui présente, en outre, plusieurs enfoncements locaux, le plus important situé sous l’avant du moteur principal bâbord.

1948 – 2 avril : SEIZE PAYS EUROPÉENS ADHERENT AU PLAN MARSHALL QUE L’URSS REFUSE. L’European Recovery Program », « programme de reconstruction européenne », sera signé par le Président Harry Truman, à Washington, le 3 avril 1948. Crédit illimité pour une opération économique d’ampleur. Ainsi, dans l’après-guerre, l’Europe en ruine se rélève… en buvant du Coca Cola. En échange d’aides et de généreux prêts, les producteurs américains vont copieusement abreuver leurs anciens alliés. Le plan économique a été annoncé un an auparavant à Harvard, il est simple : les Etats-Unis injectent, pour commencer, 5 milliards de dollars dans la reconstruction européenne. Ce 5 milliards se multiplient rapidement puisque, au total, 16,5 milliards seront investis en Europe. Une somme colossale en 1947 équivalant à 165 milliards en 2018. Le Secrétaire d’Etat, Marshall, en fixe les conditions : les pays qui reçoivent cette aide doivent accepter l’importation massive de produits américains. Aussitôt signé ce plan, les grandes marques américaines envahiront aussitôt l’Europe. Outre l’aide directe votée par le Congrès, les pays bénéficiaires auront accès à des prêts avec la caution du gouvernement des Etats-Unis. Mais tout ceci est bien conditionné : il faut s’engager à construire une économie libérale, avec un marché ouvert et ne mettre aucun obstacle à l’entrée de capitaux américains dans les entreprises des pays signataires. Mais l’Europe en ruine, aux villes à reconstruire, aux usines à rebâtir, aux mines à rouvrir, aux routes et voies ferrées à refaire, n’est pas en mesure de refuser. Pas même le Royaume-Uni qui a supporté le plus long effort de guerre. C’est ainsi que le plan Marshall matérialise la guerre froide. D’un côté les Etats-Unis bombardent des milliards de dollars, de l’autre l’URSS poursuit sa politique du coup de force et, considérant qu’accepter le plan Marshall revient à soutenir les plans de l’impérialisme en Europe, réplique le 22 septembre 1947 par la création du KOMINTERN. 70 ans plus tard, alors que le KOMINTERN a disparu depuis longtemps et que les Etats-Unis ont engrangé les bénéfices de leurs investissements, et en dépit des rééquilibrages et des transformations du monde, l’Europe n’est toujours pas émancipée du magistère économique de son grand allié américain.

1949 – 2 avril au 24 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – – Du 2 avril jusqu’au 24 mai et, à partir du 12 juin, jusqu’au 25 juillet, en surveillance du Mékong, l’aviso « Commandant Dominé » effectue des relevés hydrographiques et capture 18 jonques, 190 sampans. Une grenade explose à 30 mètres de son avant au mille 152 du Mékong et le Viet Minh lance deux grenades au milieu de ses embarcations.

1961 – 2 avril : FRANCS-JOUTEURS DE SAINT-MANDRIER – L’Assemblée générale des Francs-jouteurs de Saint-Mandrier, vient de désigner le bureau suivant : Présidents d’honneur : Louis Clément, Théodore Aguilar, Laurent Mollet, Louis Mattia. Président : Victor Scotto Di Rinaldi (en remplacement de Louis Mattia). Vice-présidents : Antonin Esposito, Paul Aiguier. Secrétaire : Antonin Guerry. Secrétaire adjoint : Michel Calone. Trésorier : François Onorati. Trésorier adjoint : Serge Gendron. Conseillers techniques : Georges Esposito, Louis Dimajo. Porte-drapeau : Georges Montagne. Barreurs : Antonin Dimajo, Marius Coppola Ramasseurs de lancettes : François D’Isanto, Marius Coppola (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64).

1963 – 2 avril : Le Petit Varois publie – «Le samedi 30 mars, le Conseil municipal (de Saint-Mandrier) a voté à l’unanimité la résolution adoptée au 47eme congrès national des maires de France, concernant la défense des libertés communales, l’amélioration des finances locales et la réforme relative à l’aménagement du territoire. Dans la même séance (à l’unanimité), le Conseil municipal a accordé un secours sous forme de subvention de deux cents francs aux familles des mineurs en grève ».

1966 – 2 avril : l’incendie du pétrolier « Olympic Honour » dans le port de Marseille reste comme l’une des grandes tragédies maritimes. C’est aussi la première fois qu’un pétrolier est aussi rudement touché. En début de matinée, alors que le pétrolier était en arrêt technique, au cours de travaux à chaud, la soute à combustible tribord explosa. Un violent incendie se déclara dans la partie arrière du compartiment machines, ponctué par plusieurs explosions. Un immense champignon de fumée envahit la ville. Sept minutes après la première explosion, les deux bateaux-pompes « Pythéas » et « Lacydon » entraient en action., ainsi que Le « Provençal » et « Laurent Chambon »

Le bilan est lourd : 7 morts ( quatre marins grecs et trois ouvriers de la SPATT) deux corps sont retrouvés carbonisés – et 31 blessés, dont 5 marins pompiers qui seront blessés par une des explosions (Serge Maillefet).

1974 – 2 avril : DÉCÈS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, GEORGES POMPIDOU dans son appartement rue de Béthune. Il avait 64 ans. Georges Pompidou, Président de la Républi­que Française est mort hier soir à 21 h à Paris. L’annonce de son décès a été faite un peu après 22 h. Les différents postes radio et les chaî­nes de télévision ont interrompu leurs émissions pour communiquer la nouvelle. A 21 h 15, devant l’immeuble du Président de la République, quai de Béthune, rien ne permettait d’imaginer la mort du chef de l’Etat. Les fenêtres de l’appartement de Georges Pompidou étaient éclairées, le quai de Béthune totalement calme. Seul un agent en uniforme et deux inspecteurs de police montaient la garde comme à l’accoutumée. De rares passants se hâtaient vers leur domicile en longeant le quai où l’eau noire de la Seine bouillonnait silencieusement. Peu avant 22 heures, aucune animation quelle qu’elle soit ne se manifestait (PV du 3 avril 1974).

Le jour-même, avait été annulé l’entretien de M. Pompidou avec le chef de l’Etat du Rwanda, tandis que le secrétariat d’Etat à la Présidence de la République annonçait que M. Pompidou avait demandé à M. Messmer de présider le Conseil des ministres du lendemain. C’était le dix-septième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1979 – du 2 avril au 15 mai : LE « COLBERT » A MARSEILLE – Le 2 avril, le croiseur lance-missiles « Colbert » rejoint le port de Marseille, lors de cette escale il reçoit la visite de milliers de visiteurs.Le 15 mai, le« Colbert » reprend la mer pour l’exercice « Dawn Patrol », avec le « Clemenceau », le « Tartu », les sous-marins « Daphné » et « Agosta ».

1986 – 2 avril – CRISE MUNICIPALE A SAINT-MANDRIER – De nouveau mis en minorité, toujours à propos du budget, le premier magistrat retire leurs délégations aux Adjoints qui s’opposaient. Ceux-ci, par voie de presse interposée, se justifient auprès de la population (Gisèle Argensse, 2000, p. 135).

1992 – 2 avril – PIERRE BEREGOVOY REMPLACE EDITH CRESSON – Démission du gouvernement d’Edith Cresson remplacé par celui de Pierre Bérégovoy.

1998 – 2 avril : DÉCÈS DE JACKIE SARDOU, actrice et mère de Michel Sardou.

Du 2 avril au 30 septembre 2007 : Petit hommage, au musée de la Résistance et de la Déportation, à la résistante et déportéeJeanne L’Herminier, décédée le 7 mars précédent dans sa centième année.  En 1942, après que son frère Jean, commandant du sous-marin Casabianca, se fut illustré en quittant la rade de Toulon pour rallier l’Afrique du Nord, elle entre dans la Résistance.  Elle travailla sur Lyon pour le compte du S.O.E. britannique, au sein du réseau Jean-Marie relevant du commandant Buckmaster (la structure n’est guère appréciée par le général de Gaulle). Outre le renseignement et le sabotage, il s’agit aussi de cacher les aviateurs Alliés. C’est dans ces circonstances que Jeanne L’Herminier est arrêtée par la Gestapo, le 19 novembre 1943. Déportée à Ravensbrück, elle trouve par hasard un crayon et, alors qu’elle n’a aucune pratique, se met à dessiner. Au péril de sa vie, Jeannette brosse volontiers le « portrait » de ses compagnes du block 22. Elle continue ensuite dans le Kommando où elle est affectée, à Holleischen. Peu avant la libération du camp, les filles se partagent les dessins, afin d’éviter leur confiscation au cours des perquisitions. Elles ramènent ces précieux témoignages à Paris, où ils finissent par retrouver les mains de leur propriétaire. En 1987, mademoiselle L’Herminier visite le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon et choisit de faire don de 148 pièces. Dix-huit autres se trouvent au Musée de l’Ordre de la Libération et quelques autres pièces encore dans des collections privées (Petit hommage au musée de la Résistance et de la Déportation du 2 avril au 30 septembre 2007).

2016 – 2 avril : AMITIE – A 11h, nous avons perdu un ami, Serge Malcor, mon bon vieux Grizzly. Pensez à lui, à sa famille, à tous ceux à qui il va manquer, et ils sont nombreux !


2018 – 2 avril : TATIANA ANDRE AVEC DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Cet après-midi-là, à 14h 30, l’association sanaryenne « Découverte et Civilisations » accueillait Tatiana André venue nous entretenir de ses recherches sur les documents archéologiques découverts lors des fouilles du château médiéval d’Hyères.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 233e livraison : (suite)

Mariages entre les Signes d’Ollioules d’Evenos avec les Vintimille (1266) et avec les Simiane (fin XIIIe s.)

             L’union en 1266 des Signes d’Evenos avec les Vintimille survient au moment où Charles 1er, devenu roi d’Italie de la main du pape est en passe de s’allier avec la Hongrie et d’acheter le titre de roi de Jéruslaem. Les comtes de Vintimille lui ont cédé leurs droits sur leur comté en 1258 pour se ranger parmi ses plus fidèles vassaux. Aussi deviennent-ils Provençaux par le mariage de Bertrand de Vintimille, seigneur de la Verdière, qui épouse, le 9 février 1266, Sibille de Signes d’Evenos (De Gérin-Ricard, 1926, p. LXI ; de Ribbe, 1898, p. 194 et suiv). Par leur fils Bertrand IV, qui reprendra en 1324 par héritage le titre de vicomte de Marseille, les seigneurs d’Ollioules renoueront enfin avec la tradition vicomtale ollioulaise.  10 000 sous tournois constituent la dot de la mariée, dont 1000 remis au moment des épousailles, et le reste versé à raison de 50 sous par an jusqu’à extinction de la dette.

L’union avec la famille de Simiane, dont les ancêtres remontent à la période d’avant la « reconquête », se déroulera certainement selon un cérémonial identique.

En 1315, avec la mort du père de Sibille, disparaît le dernier Signes d’Evenos. Les fiefs d’Ollioules et de Saint-Nazaire deviennent alors une coseigneurie gérée par un fermier commun au nom de Bertrand de Vintimille et Guiran de Simiane, seigneur de Caseneuve. Ce ne fut qu’en 1608 que le dernier des Simiane,  cédera ses parts à Gaspard de Marseille, des Vintimille, ce qui fera disparaître la coseigneurie.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 433e livraison :

Rouyer trouvant inutile la présence d’un jury dans une commission militaire, le fait supprimer, en même temps qu’il fait transférer cette même commission militaire à Marseille. le 20 messidor (8 juin 1795).

[Delaforge G., 1995 : Rouyer trouvant inutile la présence d’un jury dans une commission militaire, le fait supprimer le 20 messidor, en même temps qu’il fait transférer cette même commission militaire à Marseille. En effet, malgré les condamnations et les exécutions déjà effectuées, Rouyer voulait éloi­gner les juges de Toulon, ville où les jacobins détenus pouvaient bénéfi­cier de nombreuses sympathies. La commission militaire fut donc trans­férée de Toulon à Marseille le 20 messidor (8 juin 1795). Quelques pri­sonniers profitèrent du trajet Toulon-Marseille pour s’évader et échapper ainsi à la « justice militaire ». Ce fut le cas en particulier de Jean-Louis « Rousseau » Bonhomme aîné, ancien agent national du district du Beaus­set, un des chefs de la révolte, qui échappa ainsi à une mort certaine (Delaforge G., 1995, p. 110

LA SEYNE-SUR-MER. 142e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) Par contre, le boulisme est entré dans son âge d’or en s’identifiant à la classe nombreuse des ouvriers et des modestes employés. Le Var sportif du 27 novembre 1908 rapporte que « depuis quelques années le sport de boules est à la mode« et que « ce jeu à la fois hygiénique, salutaire, moral, est sans conteste le jeu favori du prolétariat« . Le rédacteur ajoute qu’à cette date, la ville de Toulon comptait à elle seule plus de trente sociétés. La commune de La Seyne n’en avait alors que deux : les Boulomanes Seynois, autorisés en août 1899 (Archives départementales du Var. 8M16/19), puis la Boule ferrée seynoise en 1904 (Ibidem 3Z114). Suivront, en 1911, les Boulomanes de Saint-Mandrier et, à la veille de la guerre, la Boule Ferrée des Mouissèques. La société doyenne, dont le maître-d ‘œuvre a été l’instituteur Edouard Aillaud, a rassemblé des ouvriers et des employés des chantiers navals et de l’arsenal maritime. Aillaud a joué aussi un grand rôle dans la fondation, en 1909, de la Fédération Varoise des Boulomanes (FVB) dont il devint le premier président. Après une dissolution, elle sera refondée, sous le même nom, dans un bar de la place des Esplageolles, en avril 1912 (Ibidem 8M16/26 et Journal officiel du 24 avril 1912). Jusqu’en 1911, on jouait essentiellement au jeu provençal (« la longue ») avec des boules ferrées non plombées dont les principaux fabricants étaient des cloutiers et tourneurs sur bois du village d’Aiguines. A cette date, apparut à La Seyne la pétanque, née, semble-t-il, l’année précédente au jeu Béraud à La Ciotat.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

J’espère que vous avez compris que cette découverte qui m’avais rendu perplexe hier premier avril au matin, était une farce due à J. L. Asher. Cette fameuse DÉCOUVERTE D’UNE INSCRIPTION INCONNUE A CE JOUR faite par un de mes anciens élèves signifiait « réservoir »  et non “RESpublica ERigere VOluit ad IRriigandum” ou« IRVO.ERRES »! Honte à moi !

Pour me rattraper, je vous invite à partager avec moi ce court entrefilet publié dans Ouest-France le 1er septembre 1954 : « Un des grands spécialistes de la beauté, recommande d’appliquer au coin de l’œil, pendant la nuit, un écusson de sparadrap qu’on retire sans brutalité le matin en nettoyant la peau à l’acide sulfurique. »

J’en ai terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon mardi de printemps à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine.

(les illustrations sont de moi, exceptées certaines d’entre elles dont les auteurs sont précisés).

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