ÉPHÉMÉRIDES DU 29 MARS

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Robe de mariée ousbèke, mars 2024 (cl. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 29 MARS 2024, 13e ANNÉE (n° 4106).

ILLUSTRATION : Robe de mariée ousbèke, mars 2024 (cl. H. Ribot)

FÊTES. Le 29 mars, nous fêtons les Gladys / GWLADYS, du nom d’une reine du pays de Galles qui vécut au Ve siècle et se fit ermite à la mort de son mari. Je ne sais si c’est pour cela que l’on dit couramment que « Soit au début, soit à la fin, mars nous montre son venin » ou bien que « Un fou y retourne, Un sage non » ? Ce qui est sûr, c’est que c’était le 9e jour de germinal au calendrier républicain, ou jour de l’aulne (en provençal, la verne)

DICTON. Le soleil de mars, donne des rhumes tenaces.

LOCUTION PROVENCALE. « Dins la resclauvo d’un moulin, s’es jamai pres baleno » (dans l’écluse d’un moulin, on n’a jamais pris de baleine.

PENSÉE. « Les vivants, ce sont les vivants qu’il faut aimer ! » clame Luka (Maxime GORKI, « Les bas-fonds », pièce de théâtre).

ÉPHÉMÉRIDES.

(Ousbékistan 2024, cl. H. Ribot)

1029 – 29 mars : Josmar, abbé de Montmajour (abbaye d’Arles), mentionné comme moine de l’abbaye en 1009 ; d’après J.P Poly, il serait mort le 29 mars 1029.

1200 – 29 mars : terre d’Orves au Broussan, COMMUNE D’EVENOS – « Le Broussan – Guillaume Isnard, Benicasa, fille de Pierre d’Orves, d’une part, et les chartreux de Montrieux, d’autre part, règlent à l’amiable un différend qui les opposait au sujet de la vente d’un bien de Pierre d’Orvès (au lieu-dit : alz estrez de val de Amarina) faite aux Chartreux. Guillaume Isnard et sa femme (Willelmi Isnardi et Benicase, ejus uxoris) abandonnent leur revendication et reçoivent des chartreux la somme de 300 sous ».(Acte n° 63, cartulaire de Montrieux – Boyer R., 1980, p. 452-453. Original perdu ; copie Capus p. 274 ;  IND. A.V., 1H3, fol. 70 v° et 73 v° ; Teissier, fol. 52 ; Dubois, p. 32). Reste à régler un autre différend concernant la colline du Revestet toujours entre le prieur de Montrieux, d’une part, et les fils de Pierre d’Orvès.

1272 – 29 mars : Tres fraires (charte aux archives municipales). Les Trois-Frères – quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier des Crottes. Première mention : Tres fratres, 6 mars 1213 (charte aux archives de la Major).

1324 – 29 mars : Pons des Cars (charte aux archives de la Major). CARS – commune de Marseille, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et a donné son nom à un quartier rural (1872). Première mention : Quartuns, le 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912)

1375 – 29 mars : Puech Picon (charte aux archives municipales de Marseille). Pié-Pigoun, quartier rural (1872), quartier de Saint-Pierre. Première mention : Tor Picon, 31 mai 1332 (acte notarié).

1549 – 29 mars : LARETS – lieu-dit de la commune de Roquevaire (acte aux archives de Saint-Victor).

1550 – 29 mars : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE d’après un acte aux archives de Saint-Victor –

Balme de Colombier. LA COLOMBIERE – chaîne de montagne qui enceint le territoire de la commune de Roquevaire sur la rive droite. Elle se lie au sud à la montagne de Garlaban et descend jusqu’au bord de l’Huveaune pour former les gorges du vallon de Saint-Vincent (1872).  

-Pié Rascas. Pierresca – hameau. Première mention : Peyreguar, 5 février 1549 (ibid.).

Saint-Vincens. Saint-Vincent – église, hameau, vallon resserré entre la rivière de l’Huveaune et les montagnes de Bassan ; il y a une chapelle et un ermitage. La chapelle de Saint-Vincent, patron du lieu de Roquevaire, était un prieuré du Chapitre de la Major (Calendr. 1713, p. 198). Première mention en 1056 : église Saint-Vincent de Lasa donnée à l’abbaye de Saint-Victor (Guérard, 1073).

1574 – 29 mars : Julien de Médicis, cardinal, 10e abbé commendataire de Saint Victor de Marseille et 61ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 54ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier). Fils de Pierfrancesco de Médicis le Jeune et de Maria Soderini, Il se rendit à Rome en 1561 pour entrer dans l’état ecclésiastique, et à son retour en France il fut nommé, le 14 avril de la même année, évêque de Béziers, prenant la succession de son cousin Laurent Strozzi. Toujours à la suite de son cousin Laurent Strozzi, il devint abbé de Saint-Victor de Marseille et archevêque d’Aix, le 29 mars 1574 (J.H. Albanès, 1895).

Cardinal julien de Médicis, 1574-1584. Bulles de provisions du 29 mars 1574, évêque de Béziers, puis arche­vêque d’Aix et d’Albi ; avec la permission du roi résigna son abbaye en faveur de son neveu Robert Frangipani le 19 juillet 1584. Mort le 28 juillet 1588 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

1765 – 29 mars : Sanary reçoit l’évêque de Toulon en visite épiscopale – En 1765, à Saint-Nazaire, tant à la rue publique du Coquillon qu’au chemin des Prats, des réparations furent nécessaire. On dut aussi refaire la porte de l’église faisant face à la fontaine de la place de la paroisse. En mauvais état, elle avait été condamnée lors de la venue de Mgr l’évêque de Toulon, le 29 mars 1765. Cette porte fut faite en noyer double de bois du nord, sur le devis de MM Armelin et Lautier (Rotger B., 1984, p. 248).

1770 – 29 mars : DECES A PARIS DE l’épouse du dernier seigneur de Saint-Nazaire, Marie Marguerite Madeleine Adélaïde de Castellane Esparron. Elle était née en 1747.

1789 – 23 au 29 mars :

1. Famine engendrée par les grands froids de janvier et mentionnée aux archives de toutes les communes : nombreuses révoltes de paysans et d’ouvriers du 23 au 29 mars (Louis Honoré, 1929, p. 214-224 et 1925, p. 85). Depuis la fin 1788, les privilégiés bloquaient, dans la Provence qu’ils contrôlaient de par la « Constitution provençale », l’élection des députés aux Etats-Généraux que le Roi avait convoqués pour mai 1789 à Versailles. Ils refusaient que les députés soient effective­ment élus, que les députés du Tiers-Etat soient égaux en nombre à ceux des deux ordres privilégiés, etc. L’hiver 1788-1789 a été très rude et les difficultés économiques sont grandes. Conjonction de l’exaspération politique et de la misère, les émeutes de mars éclatent simultanément, et sans doute de façon organisée, dans toute la Provence. Les 23 et 24 mars, à Toulon, comme à La Seyne, des foules où les femmes sont nombreuses, s’attaquent aux postes de perception du droit sur les farines, le « piquet », rendu responsable de la vie chère et de la disette. Les consuls bourgeois de Toulon, l’archevêque, sont menacés. Une partie du peuple confond dans la même haine les privilégies de la naissance et ceux de la fortune. Les bourgeois modérés, réformistes, laissent faire dans un premier temps, et l’armée, Régiments du Barrois et de Dauphiné, n’intervient guère. Puis, très vite, les bourgeois organisent la Garde bourgeoise au service du pouvoir communal. Cependant que les Autorités représentant le Roi se reprennent (…) Trois pouvoirs se disputent Toulon : celui du Roi, appuyé sur la Marine, l’Armée, et une partie des Elites, celui de la bourgeoisie réformatrice modérée, celui des foules populaires, dont les ouvriers de l’arsenal fournissent les gros contingents. Dans ces conditions, le contrôle des masses est décisif, et chacun va s’y employer. (Pour l’étude générale de ces problèmes de l’écrit provençal aux débuts de la Révolution, nous renvoyons aux Cahiers Critiques du Patrimoine, 2, 1986.)

Dans son Histoire de la Révolution dans le département du Var, 1839, Lauvergne écrivait des bourgeois de Toulon, qui saluent dans l’enthousiasme les débuts de la Révolution et les idées nouvelles : « On entendit alors des bourgeois expliquer ces énigmes en idiome provençal à ce pauvre peuple devant qui on les posait pour la pre­mière fois, et sans s’en douter, ils réchauffèrent les serpents engourdis de la foule, les envenimèrent contre les aristocrates. »

De cette propagande orale, il ne nous reste pas de traces ; en revanche, Toulon est avec Aix la seule ville de Provence où nous avons le texte d’une intervention en provençal des Autorités royales : « De la part doou Rei, comte de Prouvenço. Sa Majesta es infourmado que leis Habitans de fouasso vilagis d’aquesto Prouvinço s’assembloun senso la permissien de seis Consous, & se rendoun en troupos dins leis Villos deis marquas publis, ounte demandoun ce que n’es pas poussible de li accourdar ; & coumo de pareilles seditiens countraris à l’ooubeissenço qu’es degudo oou Rei, ooucasiounarien la famino, & la mouer d’un grand noumbre d’habitans, que pouedoun susistar que per l’ordre publique deou estre establi per leis Counseous de Villo, lou Rei, ben persuadât que seis sujets Prouvençaoux soun trop fidèles à soun ooubéissenço per se pourtar en d excès capables de destruire per la famino la plus grande partido deis habitants de la Prouvenço, li ourdouno expressamen sous lei penou pourtado per leis Ordonnance per lei crimes semblables, de cessar aquelleis attroupamens & assemblados sediciousos, & li coumando de presentar seis demandes eis Administrateurs de la Prouvinço, per seis Consous, & per de memoris escrits, eisquaux li respoundran. De Coincy, Lieutenant Général des armées du Roi, Commandant dans Toulon & les environs. » (Texte in Bulletin Société d’Etudes de Draguignan, 1900-1901, p. 18., cité par René Merle, dans « Inventaire du texte provençal de la région toulonnaise, de la pré-révolution à la Seconde République ». 1986, 222p).

2. La crise sévit également à l’étranger : Des guerres affaiblissent les pays d’Europe orientale. Parallèlement, l’étranger représente une menace pour la France dans le domaine des importations : ainsi la production textile, très :concurrentielle, de l’Angleterre pose de graves problèmes à l’État français (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 29MARS).

1794 – 29 mars : mort en prison du philosophe et mathématicien Condorcet.

1795 – 29 mars (9 germinal an III) :

1. Bonaparte est rappelé de l’armée d’Italie où il commandait l’artillerie (Yann Fauchois, 2001).

2. REPRESSION DES JACOBINS TOULONNAIS – Jusque-là, le représentant du peuple Mariette avait avec lui deux autres représentants : Ritter et Chambon. Ils avaient appelé à la rescousse la 33ème demi-brigade qui était fidèle à la convention thermidorienne, et placé à sa tête le général Bizanet. En germinal, la situation demeure tendue. Le 29 mars, afin de réprimer les jacobins toulonnais, Cadoy, un représentant du peuple appelé en renfort, est obligé de faire débarquer des navires de la flotte les régiments destinés à une expédition en Corse. Des rassemblements de ces expulsés se produisent alors au Castellet (Gérard Delaforge, 1995, p. 106).

1796 – 29 mars (9 germinal an IV)  : Exécution de Charette et fin de la guerre de Vendée (Jean-Charles Volkmann, 1997 ; Pierre Goubert, Initiation…).

-1801 – 29 mars :

1. Fin de la guerre entre la France et le Royaume de Naples – Le traité de Florence mets fin à la guerre entre la France et le Royaume de Naples qui ferme ses ports aux bâtiments anglais et livre à la France l’île d’Elbe et Piombino.

2. EXPEDITION D’EGYPTE –  – [«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801] Dimanche 14 [29 mars 1801]

Transfert de Hasan Aghâ, le muhtasib, du fort à la mosquée al- Sâriyya auprès des cheikhs. Fourier s’installa également dans la mosquée. Il déclara que son but, en venant près d’eux, était de leur tenir compagnie. En fait, c’était à cause du manque de place dans la Citadelle et de l’encombrement provoqué par l’arrivée des Français et l’énorme quantité de matériel, de vivres, de grains et de bois qui y avait été transportée.

-1803 – 29 mars : l’hélice adaptée au bateau à vapeur entre dans l’histoire – Son père était un Français, un facteur d’orgue d’Amiens, et se nommait Charles Dallery. Il avait lancé sur la Seine, le 29 mars 1803, cinq mois avant le pyroscaphe, une embarcation mue par une hélice, mais l’expérience ne fut qu’à moitié réussie et fit encore moins de bruit que le bateau à feu de Fulton. Bien plus, on se moqua tant de l’inventeur et de son « tourniquet » que Charles Dallery, ulcéré, brisa de ses propres mains son bateau à hélice et déchira son brevet. Bien entendu il mourut dans la misère, à Jouy-en-Josas en 1833, deux années avant que le Suédois Ericsson devienne, pour le monde entier, «  l’inventeur de l’hélice » et, trois années après la mort de Jouffroy d’Abbans, créateur de la navigation à vapeur, mort, en effet, le 18 juillet 1832, aux Invalides, lui aussi totalement ruiné par d’innombrables faillites et entreprises malheureuses. Sa fa­mille n’eut même pas de quoi lui acheter une sépulture et son corps fut jeté à la fosse commune (André Castelot, 1962).

1805 -29 mars :

1. L’amiral de Villeneuve quitte Toulon avec l’escadre pour rejoindre les Espagnols (F.Trucy, 2020).

2. Y AURA-T-IL UN AUTRE UN NOM POUR LA PLACE DU SEPTEM D’OLLIOULES ?  21 pluviôse et 8 germinal an XIII (10 février et 29 mars 1805) – Le Maire d’Ollioules ayant fait abattre des maisons en voûtes, place du Septem, propose, le 21 pluviôse an XIII, de baptiser cette place du nom de Titus ; le 8 germinal qui suit, le préfet lui répond qu’il est d’avis qu’on donne à ce lieu le nom de place Napoléon ; mais cela resta lettre morte  (Castellan, 1937).

1815 – 29 mars : Murat déclenche en Italie les hostilités contre l’Autriche. Il occupe Bologne et Modène le 2 et le 4 avril. le 9 une contre-offensive le rejette sur Ancône. battu il se réfugie en Corse le 21 mai. 

1825– 29 mars : PORMIOU – La campagne de madrague 1825 a donné le résultat suivant : thons (34 752 kg), maquereaux (15 000 kg), pélamides (2 750 kg), sardines (5 300 kg).

1834 – 29 mars : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge une compagnie de sapeurs : 150 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Eugène Castellan, 1937, p. 295).

1842– 29 mars : PORMIOU – La campagne de madrague 1842 a donné le résultat suivant : thons (29 000 kg), maquereaux (14 000 kg), pélamides (2 500 kg), sardines (8000 kg).

1848 – 29 mars : LE BEAUSSET EST CONTRE LE TRACE RETENU POUR LA VOIE FERREE MARSEILLE – TOULON – La voie ferrée doit emprunter un tracé inhabituel puisque le “Groupe Talabot” promoteur du projet, prévoit, dès le départ, de passer par la côte. Tout est donc nouveau dans cette nouvelle réalisation, et apparait comme une révolution locale 5Delattre G., ms °. La municipalité du Beausset proteste par sa délibération du 29 mars 1848 (Jean Gavot, 1976), mais ce sera sans résultat. Celle de Cuges fait de même et accuse La Ciotat d’avoir usée d’influences (Cl. Bonifay, 1948). La municipalité d’Ollioules étudie le projet le 15 février 1852 (Eugène Castellan, 1937). Celle de Sanary, le 21 octobre 1855 (Barthélemy Rotger, 1984).

1859 – 29 mars : Le chemin de fer arrive à La Seyne et Toulon (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967).

La ligne de chemin de fer Marseille-Aubagne-Toulon fut inaugurée en 1859. La partie du trajet construite dans le Var est due à l’entreprise Borde. Les bâtisses des stations furent exécutées par l’entreprise Laroze] (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

Quand le tracé définitif sera soumis peu avant 1859, la municipalité du Beausset tentera encore de faire changer au moins l’emplacement de la gare la plus proche, Bandol, pour y avoir plus facilement accès depuis Le Beausset, mais toujours sans succès (Jean Gavot, 1976). Ollioules à cette occasion obtient que la gare soit construite de son côté, et non pas du côté de Sanary, et que son nom précède celui de Sanary (Eugène Castellan, 1937).

Pour cette nouvelle voie de communication, il n’ a été tenu aucun compte des chemins existants. Le but est de passer à proximité des villes de la côte : c’est le cas pour Bandol et Saint-Cyr, ou de prendre une distance moyenne entre deux villes, si les deux sont desservies par une gare commune : c’est le cas de Sanary et d’Ollioules, et de Ceyreste et de La Ciotat, ou encore de s’en rapprocher le plus possible, mais sans faire de détours importants : c’est le cas pour La Seyne, et accessoirement pour Six-Fours. A Toulon seulement, la voie ferrée pénètre dans la ville, et même à l’intérieur des nouveaux remparts. Des voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat.

1882 – 29 mars : Jules Ferry institue l’enseignement laïc, gratuit et obligatoire.

1892 – 29 mars : LA CAMPAGNE DE MADRAGUES DE 1892 A DONNE LES RESULTATS SUIVANTS – Gignac : 528 unités (2170,1 kg) ; Sainte-Croix : 763 unités (16119,8 kg ; Niolon : 262 unités (6068 kg).

1897 – 29 mars : le Châteaurenault (photo ci-dessous, coll. H. Ribot).

1898 – 28 et 29 mars : Cuirassés BRENNUS et CHARLES MARTEL – Les 28 et 29 mars, sortie aux Salins d’Hyères et retour. C’est au cours de cette sortie que l’ancien aviso Pétrel est coulé au cours d’une école à feu, le 29.

1901 – 29 mars : L’Assemblée nationale vote la loi qui régit le fonctionnement des associations.

1919 – 29 mars : L’ASSASSIN DE JEAN JAURÈS EST ACQUITTÉ – Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès durant toute la Première Guerre mondiale. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la Cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, à sa demande, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris, dans la nuit du 31 juillet 1914. Il est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès). Raoul Villain s’exile alors sur l’île espagnole d’Ibiza.

-1939 – 29 mars : Madrid a capitulé ! La guerre civile espagnole dont le sort était virtuellement réglé depuis la chute de Barcelone le 27 janvier, est terminée. Après trente-deux mois de lutte, l’Espagne enfin va retrouver la paix ! Le général Miaja, ancien chef des armées républicaines espagnoles, a trouvé refuge à Marseille (Alain Peyrefitte, Jean-Jacques de Bresson, 1986).

1941 -29 mars : création du Commissariat général aux questions juives à Vichy.

-1943 – 29 mars : Le général Leclerc entre dans Gabès – En Tunisie, à partir du 22 mars, la Force L. (pour Leclerc), participant au mouvement de débordement de la ligne Mareth, mène victorieusement une série de combats meurtriers et conquiert, le 25, un observatoire dans le djebel Matleb. Peu après, au pied de la montagne, dans la plaine, défile en toute sécurité une division de blindée britannique qui, sous un parapluie aérien de cent avions, ouvre l’avance des gros de la VIIIe armée. Le front ennemi est crevé. Le 26 la ligne Mareth n’est plus qu’un souvenir. Le 29 mars, le général Leclerc entre dans Gabès, première ville du protectorat libérée. L’accueil de la population est inoubliable. L’importante colonie française témoigne d’une sympathie particulière à l’égard des Forces Françaises Libres venant du Tchad et de leur chef.

1945 – 29 mars : Esprit Laurent Antoine ARMANDO MEURT À DACHAU – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 : Esprit Laurent Antoine ARMANDO – Ouvrier métallurgiste, militant communiste, né le 6 février 1904 à Toulon, déporté au départ de Compiègne par le convoi du 15 juillet 1944 à destination de Neuengamme (Allemagne), mort en déportation le 29 mars 1945 au camp de Dachau (Allemagne).

1947 – 29 mars : insurrection et répression à Madagascar (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1949 – 29 mars : Première parution du magazine « Paris-Match », fondateur Jean Prouvost.

-1952 – 29 mars : « La triste fin du Duguay-Trouin » (cliché ci-dessus, coll. H. Ribot) – L’ex-croiseur « Duguay-Trouin » est condamné puis démoli à La Seyne (Féron L., Marines et forces navales n°75, octobre-novembre 2001).

1955 – 29 mars : La locomotive BB 9004 atteint la vitesse record de 331 km par heure. Quel enfant, dans ses jouets de Noël, n’a pas trouvé cette année-là un petit train électrique doté du modèle réduit de la célèbre BB !

1959 – 29 mars : NAISSANCE DU « PETIT NICOLAS » – parution dans Sud-Ouest Dimanche de la première histoire du « Petit Nicolas », de Sempé et Goscinny.

1961 – 29 mars : à Toulon, Librairie du Collège, l’historien Henri NOGUERES  retrouvé l’un des principaux personnages de son livre« Le suicide de la flotte française à Toulon ». Assis à une table surchargée de livres, Henri Noguères signait son dernier livre « Le suicide de la flotte française à Toulon ». — Monsieur Noguères ? — Tiens,   Massot.   quelle   surprise !… Henri Noguères venait de retrouver l’un des principaux personnages de son livre : l’artificier qui, avant le sabordage, venait sur les bâtiments indiquer aux officiers et aux équipages, les mille et une meilleures manières d’envoyer leur unité par le fond. Le témoignage de l’artificier Massot, compte parmi ceux qui ont contribué à faire du « Suicide de la flotte à Toulon » un document assez extraordinaire, intéressant tout le monde et plus particulièrement. bien sûr, les Toulonnais témoins du drame (Le Petit Varois – La Marseillaise du jeudi 30 mars 1961).

1962 – 29 mars : 15 nouveaux attentats de l’OAS dans Paris.

1967 – 29 mars : Lancement à Cherbourg du premier sous-marin nucléaire français, le SNLE « Le Redoutable » qui entrera en service en 1970. Il sera désarmé le 13 décembre 1991, condamné l’année suivante puis exposé à la Cité de la Mer, Cherbourg, à partir de 2001.

1982 – 29 mars : ATTENTAT A LA BOMBE VISANT LE TRAIN PARIS-TOULOUSE, près de Limoges. L’acte est revendiqué par Carlos (5 morts, 77 blessés)

1983 – 29 mars : opérations « OLIFANT XIII » au Liban – En 1983, année du cinquantenaire de la base, les opérations au Liban vont se succéder. Début février, c’est un nouvelle épisode d’«Olifant» le douzième du nom avec deux Lynx de la flottille 31F spécialisée dans la lutte anti-sous-marine embarqué à bord de la frégate Dupleix, spécialisée dans la lutte anti-sous-marine, jusqu’au 5 avril, suivi de deux autres qui, à  bord de la frégate Montcalm assureront  la relève sur zone le 29 mars. Olifant XIII, s’achèvera le 1er juin 1983. Pour former les pilotes et diminuer les coûts de formation, le 27 février 1985 verra la livraison par Thomson du simulateur de vol Lynx WG13. Les premiers cours seront donnés le 21 mars. Note : Lynx (Mk II) : Vitesse de croisière 120 nd (222 km/h) – Longueur hors tout (rotor tournant) 15,16 m –  Autonomie avec sonar et 1 torpille 2 h 00. Nombre maxi passagers 8 + 1 chef cargo.

1985 – 29 mars : un attentat à la bombe détruit le cinéma RIVOLI BEAUBOURG (4e  arr. de Paris) lors d’un festival du film juif où l’on projette « Eichmann, l’homme du 3° Reich » . 18 blessés dont Fabrice Nicolino qui sera à nouveau blessé dans l’attentat contre Charlie Hebdo (2015).

1988 – 29 mars : assassinat, à Paris, de Dulcie September, représentante de l’ANC sud-africaine.

1989 – 29 mars :

1. mort de l’acteur Bernard Blier.

2. inauguration de la pyramide du Louvre.

2004 – 29 mars :

1. L’Irlande devient le premier pays du monde à interdire de fumer sur les lieux de travail, dans les restaurants et les pubs.

2. entrée dans l’O.T.A. N. de sept pays de l’Europe ex-communiste (Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Slovénie, Lituanie, Estonie, Lettonie).

2009 – 29 mars : décès de Maurice Jarre, compositeur de nombreuses musiques mythiques de films, comme « Docteur Jivago » et « Lawrence d’Arabie ».

2017 – 29 mars : la Grande-Bretagne déclenche l’article 50 permettant les négociations sur le Brexit.

2021 – 29 mars : Balade à Trets ce dimanche avec nos amis de « Marseille et son histoire », pilotés par Chantal Granger (cf. ci-dessous).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 229e livraison :

Organisation de la partie méridionale de la baronnie d’Evenos  à partir de la fin du XIIe siècle et au cours du suivant.

Dans un contexte extrêmement tendu au niveau religieux, conflictuel en politique, et en devenir économique, l’organisation de la seigneurie d’Ollioules, comme partie méridionale de la baronnie d’Evenos, nous échappe encore ; nous devons nous en tenir à quelques observations faites sur le terrain, et, pour le reste demeurer dans la conjecture. Il y a tout d’abord le château contre lequel se serre un petit habitat extérieur qui domine le territoire, mais ne doit pas être de grande importance, dans la mesure où le chef-lieu de seigneurie était établi à Evenos. Il y a ensuite l’église, qu’entoure le cimetière ; puis des défens et terres gastes sur les confins, ainsi que la route qui conduisait à Toulon et à Marseille. Enfin, il y a le prieuré de Saint-Nazaire, lui-même posé comme un ilot de civilisation au cœur des défens, et près duquel, entre 1266 et 1296, le comte impose l’établissement d’une tour qu’il accordera en fief au seigneur d’Ollioules (1266 : année du mariage d’Emmanuel de Vintimille avec Sibile de Signes, à Ollioules ; 1296 : année où échoit à Ollioules la garde du littoral de Lagoubran, du port de Sanary, des pointes de Portissol, de la Cride et de la Gorguette). Voir plus loin, l’enquête de 1323 sur les fortifications de la côte provençale qui mentionne explicitement le fief de la Tour Saint-Nazaire). Les textes suggèrent l’existence d’un habitat dispersé, accordé en fief à des chevaliers,  et établi en des points stratégiques de la seigneurie tels que le passage du pont de Toulon qui commandait la route de Marseille par les gorges où une tour dut être édifiée suffisamment tôt pour donner son nom en 1443 à un moulin ; ou bien le port de Sanary avec sa tour, et les divers gués qui permettent de franchir la Reppe pour se rendre à Six-Fours, ou encore le Grand Vallat pour rejoindre la Cadière.

L’une des conséquence des croisades, la plus durable certainement, a été celle de l’apparition au XIIe siècle des légendes concernant l’arrivée en Provence des saints orientaux (J.-P. Poly, 1976, p. 358-359 et note 265 p. 358. Voir à ce sujet le n° 5/6 des Cahiers du patrimoine ouest varois, tome 2. Ce ne fut pas par accident que, sur les terres des vicomtes de Marseille, le domaine de Sagalaria cité en 989 devint Saint-Zacharie à la fin du XIe siècle, ou qu’un prieuré du nom de Saint-Nazaire, aujourd’hui Sanary, vit le jour à Six-Fours vers 1113[1], ou encore qu’il existe un culte de saint Mandrier mentionné en 1268 toujours sur les terres de Six- Fours, mais sur la presqu’île de Cépet où il remplaça le culte arlésien de saint Trophime connu en 1156). Enfin, les croisades ont également permis l’importation récente du bossage, technique architecturale caractéristique d’origine byzantine utilisée entre 1270 et 1310 dans la construction des tours et châteaux de Sanary, du Revest, d’Evenos et de Dardennes.

(1939 – La-tour de Sanary vue de l’avenue Gallieni. Cliché Sans-Martinez)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 430e livraison :

1794 – 9 janvier : MARSEILLE – La parade est montée pour célébrer la prise de Toulon. Des tambourins, des trompettes et des timbaliers tirent la bannière de la République, le drapeau du 10 Août, les bustes des héros, des urnes funéraires. Des canons brisés, des drapeaux blancs sont traînés dans la boue. Dans le cortège se voient tous les dieux de l’Olympe incarnés par les artistes des deux théâtres Brutus et National. Apollon y paraît encadré des neuf Muses; la déesse de l’Abondance et les quatre Saisons promettent à la ville affamée de meilleurs lendemains. Hercule écrase de sa massue l’hydre fédéraliste. Mars porte sur son char les blessés des derniers combats. Un arc de triomphe enjambe la rue Thubaneau devant la porte de la Société populaire. Dugommier, vainqueur de la ville rebelle, y est couronné de laurier par la Gloire.

1794 : Armements marseillais – La suppression de la franchise portuaire de Marseille met son trafic maritime en danger.

1794 – 20 mars : MARSEILLE – on célèbre à la fois la fête de la Fraternité et l’inauguration du temple de la déesse Raison. Un banquet civique servi sur les Allées scelle la réconciliation de la garnison avec les habitants. Aubergistes, rôtisseurs, et restaurateurs sont trois jours à couper, à farcir et à cuire les viandes. Les liquoristes tirent le vin, le mettent en bouteilles. Les convives apporteront leur couvert et leur pain. Maignet fait tirer à des milliers d’exemplaires des chansons après boire. Par malheur, comme il pleut, il faut renvoyer l’agape au lendemain. Le défilé de la Raison passe entre deux averses. Pour temple, on a fait choix de l’ex-église des Prêcheurs où la section II incarna la fidélité à la République. La Raison est une actrice du théâtre Brutus. Elle prend place parmi les fumées de l’encens sur une montagne érigée au-dessus de l’autel. Maignet qui pré­side annonce que, « dans ces lieux, le culte de la philo­sophie remplace celui de l’imbécillité ».

1794 – 1er avril – 12 germinal an II : Jean-Joseph Granet, prévenu de contre-révolution, est acquitté par jugement – (Rotger B., 1984, p. 302) : Jean-Joseph Granet, marin, né le 16 novembre 1725, avait été arrêté en septembre 1793 par des soldats de l’armée de Carteaux. Conduit d’Ollioules à Marseille, puis à Grasse, il déclara faire partie de la Société Populaire de Saint-Nazaire, qu’il avait donné à la Nation 4 canons dont deux pour armer un corsaire. Il fut acquitté par jugement du 12 germinal an II (1er avril 1794).

1794 – 8 juin  : MARSEILLE – Le décadi 20 prairial (8 juin), la Raison ayant passé de mode, on processionne en l’honneur de l’Etre Suprême dont la Convention vient de consacrer l’existence. Le cortège s’avance jusqu’à la place ci-devant Castellane, à l’endroit où commencent, hors la ville, les champs et les jardins. De grands arbres encadrent la place, frémissants, en ce début de juin, d’un feuillage nouveau. Sur la fon­taine, un autel est dressé en forme de montagne.

LA SEYNE-SUR-MER. 139e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(cl. Chabert, 1959).

(suite) Les Seynois se distinguaient par une ou plusieurs spécialités lors des fêtes locales. Lors des courses à la nage, ils lâchaient des cochons et non des canards. Les joueurs de paume et de ballon y étaient, à la fin du XIXe siècle, renommés pour leur adresse et empochaient souvent les prix lors des fêtes de la région. Étant Italiens pour la plupart, cela a entraîné quelques complications au moment de la crispation nationaliste et italophobe lors de l’agitation boulangiste et de l’affaire Dreyfus. Le 5 juin 1891, Le Petit Var, quotidien toulonnais fondé et dirigé par Dutasta, maire radical de Toulon et ami de Clemenceau alors député du Var, proposa de mettre hors concours le « grand Estienne » de La Seyne, joueur hors pair, comme on l’avait fait quarante ans plus tôt du « grand Bonifay » de Belgentier. Le 2 août suivant, le journal revint sur le sujet en stigmatisant l’attitude xénophobe de certains comités des fêtes : « Le lauréat perpétuel  Estienne  n’est, paraît-il, accepté nulle part dans les concours et cependant son nom s’inscrit parmi les concurrents d’un jeu suffisant à attirer un millier de spectateurs en plus dans la localité où il était organisé …. On invoque dans certaines communes des raisons de nationalité qui n’ont rien à voir avec de telles questions. Le « grand Estienne » est d’origine italienne mais dans les grands tournois organisés en France, régates ou courses de chevaux, l’internationalité n’est jamais un motif d’exclusion. Nous osons dire que c’est quelquefois ce caractère cosmopolite qui consacre le charme de ces tournois nautiques ou hippiques. Les Espagnols ne furent-ils pas admis à nos régates à l’aviron l’année dernière lors des fêtes locales. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour le jeu de paume ? Le « grand Estienne » qui, jadis choyé, recherché par toutes les localités, se voit refuser les portes aujourd’hui, prétextant qu’il est étranger ! … . »

Quatre jours plus tard, la localité du Beausset le mit hors concours en lui décernant une médaille commémorative de son mérite et de son adresse mais l’écarta des gains de la victoire. L’allusion de l’article précité montre que la crispation nationaliste ne touchait pas les pratiques sportives qui avaient encore un caractère mondain et moderne affirmé et qui développaient une sociabilité ouverte incluant les étrangers mais qui gardaient une nette distance sociale.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Perle trouvée dans Le Progrès Civique daté du 8 janvier 1927 : « Les personnes d’âge moyen (à la Nouvelle-Orléans) parlent très volontiers un français très a pur. Cependant certaines fautes curieuses se glisseront : il est fréquent d’entendre « le char » pour « tramway ».

CIAO A TUTTI ! J’en ai terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon vendredi.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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