Published by

on

Ouzbékistan Khiva les remparts

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 28 MARS 2024, 13e ANNÉE (n° 4105)

ILLUSTRATION : Ouzbékistan, lundi ‎18 ‎mars ‎2024, ‏‎07 h 13:05. Khiva, les remparts de la vieille ville (cl. H. Ribot).

FÊTES.

En ce 8ème jour du mois de germinal, ou « jour de la jonquille », autrement dit le 28 mars, nous fêtons les Gontran, prénom d’origine germanique signifiant « corbeau de combat », ce qui semble s’être appliqué fort bien à saint Gontran qui fut roi de Bourgogne et mourut en 592 (en Provence : « Sant Gountran, rei de Prouvènço ».

DICTON.

« S’il gèle à la saint Gontran, le blé ne deviendra pas grand ». Si oui, alors mèfi !.

LOCUTION PROVENCALE.

« Avé l’argent viéu dins la testo » (Jean Brunet) – Avoir l’argent vif dans la tête (locution française « avoir du vif-argent dans les veines », c’est à dire « avoir de la vivacité »). Par allusion à une pratique de maquignons qui versaient du vif-argent (ancien nom du mercure) dans l’oreille des mules pour les rendre plus vives.

PENSÉE.

« Rire de tout ce qui se dit ou se fait est d’un sot ; ne rire de rien est d’un imbécile (Erasme, La civilité puérile).

ÉPHÉMÉRIDES.

(Ouzbékistan, lundi ‎18 ‎mars ‎2024 Khiva – Kalta Minor, ou «minaret court», cl. H. Ribot)

1228 – 28 mars : GIRONDE – cours d’eau qui prend naissance dans le versant oriental du Rouet et va se jeter sur la plage du Prado, commune de Marseille (1872) ; Girunda cité le 28 mars 1228 (cartulaire de Saint-Victor n°899).

1281 – 28 mars :

1. Legura-Morta – Lieu-dit indiqué comme formant limite entre les territoires de Ners et de Roquevaire (charte aux archives de l’évêché de Marseille).

1. puteus de Laromese (charte aux archives de l’évêché de Marseille). PUITS DE LAROMESE – Lieu-dit de la commune d’Allauch, au quartier de Ners (1872) ;.

1515 – 28 mars : CLAUX DU MOURGUET – Lieu-dit de la commune de Marseille au quartier de Séon, près de Saut-de-Marot (registre aux archives de l’Evêché). –

1663 – 28 mars :

(Ollioules, vue aérienne prise lors d’une mission du programme de recherches dans l’Ouest varois).

1. A PROPOS DU FOUR NEUF D’OLLIOULES – François de Vintimille, seigneur d’Ollioules, se départit de la faculté d’achat du four neuf au profit de André Gaspard, conseiller au Parlement, afin qu’il en jouisse en pleine propriété (Castellan, 1937, p. 71-72 ; Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

(Allauch – Campanile de l’église paroissiale Saint Sébastien).

2. DAMPOUSSE – lieu-dit de la commune d’Allauch, au quartier de Gueyredon (1872) ; Dampouce cité le 28 mars 1663 (acte notarié à Allauch).

1789 – 28 mars : Le climat politique de ce mois de mars est assez curieux – Devant l’imminence des États Généraux, la noblesse et le clergé tentent, dans une grande partie du royaume, de se rallier les députés du Tiers État en leur faisant miroiter certains espoirs… Pendant ce temps, la population, qui n’est pas et ne se sent pas directement concernée par ce débat, affronte, au quo­tidien, une crise économique de plus en plus grave (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 28 MARS).

(Sanary, cadastre napoléonien, 1829. Archives départementales).

1791 – 28 mars : Début de la vente des biens nationaux à Sanary avec la terre composée de vignes du prieuré Saint-Jacques d’Ollioules au quartier Mortier, avec au midi et au ponant le grand chemin (Archives du Var, Draguignan, Saint-Nazaire 1Q 701 estimation des biens nationaux). 

1793 – 28 mars : bannissement des émigrés (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1794 – 28 mars : MORT DU REPRESENTANT EN MISSION BEAUVAIS – Après la prise de Toulon par les armées de la Convention, le représentant en mission Beauvais fut libéré de sa cellule du fort Lamalgue. Déjà malade avant son incarcération, il mourut à Montpellier trois mois plus tard, le 28 mars 1794. Son corps fut incinéré et ses cendres transportées à Paris. La Convention rendit hommage à Baille et à Beauvais considérés comme deux martyrs et deux héros de la nation (Henri Ribot, Les volontaires de l’An II). Au moment de la mort de Beauvais, le 28 mars 1794 (1er frimaire an II), sont exécutés Louis Jonquier, ex-capucin et Jean Barthélemy tonnelier, respectivement secrétaire et président de la section de Bandol qui avaient reconnu l’administration fédéraliste de Toulon et avaient brûlé les papiers de l’ancienne société populaire (Rotger B., 1984, p. 282).

1798 – 28 mars (9 floréal an VI) : la commune de Toulon (coll. H. Ribot), sans moyens et sans ressources ne peut assurer la subsistances des troupes. Pauvres et faméliques les Toulonnais sont encore divisés et ombrageux. Si le parti royaliste est vaincu il a conservé des intelligences dans la place. Les Républicains vainqueurs ne sont pas sans se reprocher crimes et exactions. Même les purs voudraient être sûrs de conserver leur victoire. Tous ont peur, peur de Paris qui se méfie toujours, peur des Anglais qui croisent près de la Côte, peur des émigrés dont beaucoup tentent de rentrer. Tenus pour grands responsables des malheurs passés et de la misère présente, ces derniers sont accusés à tort ou à raison de projets fratricides. C’est pourquoi Rouyer peut écrire au Comité de Salut Public :  » Cette ville est à part et ne peut être assimilée à aucune autre. Les maisons sont démolies ou délabrées, une grande partie de la ville n’est pas habitée et les trois quarts et demi des habitants qui s’y trouvent dans le moment actuel sont des personnes qui s’y trouvent on ne sait comment et qui viennent on ne sait d’où. La plupart ont des formes affreuses et c’est une bande de sauvages qui a envahi un pays civilisé » [Cité par Gilbert Jauffret : Etude économique du département du Var sous la Révolution et sous l’empire (Diplôme d’Etudes supérieure) – Aix-en-Pce]. Peur et faim étant mauvaises conseillères, Toulon vivra des années d’insécurité et de troubles (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – du 28 mars au 17 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – En Syrie, Bonaparte fait en vain le siège de Saint-Jean-d’Acre. Le 28 mars, une mine fit sauter la contre-escarpe. Mailly se lança dans le trou de la mine, de là se précipita dans le fossé. Arrivé au pied de la tour, il y dressa trois échelles et monta au premier étage avec ses 40 hommes. Les autres pelotons suivirent. Mailly enleva le pavillon ottoman, seuls 10 braves étaient avec lui, les autres étaient morts ou blessés. Une panique se fait jour au sein des assaillants. Mailly est tué d’une balle ! Bonaparte s’était rendu au puits de la mine afin de voir pourquoi la colonne de Laugier hésitait ; il reconnut les difficultés de franchir l’obstacle de la contre-escarpe […] l’assaut était manqué. Il avait coûté à l’armée française 25 tués et 87 blessés (extrait de « Les batailles célèbres des armées françaises (1796 – 1815) écrites à Sainte-Hélène sous la dictée de l’empereur, édition de 1860).

(Le Caire, vu de la citadelle, cl. H. Ribot)

1801 – 28 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – [«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801]

[Le commissaire avec les otages de la Citadelle] Le commissaire Fourier a transporté ses affaires à la Citadelle auprès des cheikhs et est resté avec eux. Il a écrit au cheikh al-Fayyûmî une note pour lui demander de transporter les tapis du Dîwân en lieu sûr dans sa demeure. Ce qui fut fait. On ne laissa que les nattes. Le commissaire a cependant recommandé aux membres du Dîwân de se réunir comme d’habitude. Ceux-ci s’y rendaient donc, étendaient leur tapis de prière, s’asseyaient quelque temps puis s’en retournaient.

1803 – 28 mars : Création du Franc germinal (5 g d’argent ou 322,5 mg d’or) qui restera en vigueur jusqu’en 1914.

1815 – 11 mai : organisation des équipages de haut-bord destinés à l’armement des vaisseaux de guerre – Le maire de La Seyne reçut du préfet du Var une circulaire prescrivant d’appliquer le décret impérial du 28 mars 1815, concernant la organisation des équipages de haut-bord destinés à l’armement des vaisseaux de guerre et à la mise au complet des effectifs des régiments artillerie de marine et des bataillons d’ouvriers militaires. La circulaire précisait : « Les hommes seront réunis au chef-lieu du département, à Draguignan, pour être, de là, dirigés sur Toulon ; ceci pour tous les individus ayant appartenu au 2e régiment d’artillerie de Marine. aux équipages de haut-bord et de flottille. Cette mesure s’applique aussi à ceux ayant servi au bataillon des ouvriers de marine du port de Toulon, y compris les déserteurs, hommes en congé, etc. Cette levée est prévue en vue de la défense du port de Toulon et de sa belle flottille. Draguignan, le 11 mai 1815. « Signé : Baron dufermon (Louis Baudoin, 1965, p. 450-451).

1848 – 28 mars : SANARY ET LA FONDATION DE LA REPUBLIQUE – Le 28 Mars 1848, le Conseil de la commune de SAINT-NAZAIRE eut à se réunir extraordinairement. La RÉPUBLIQUE venait d’être pro­clamée. On ne note aucun incident dans la commune. Réunis, GEOF­FROY Antoine, HERMITTE Jean Baptiste, GUIGOU Joseph, MARLET Benonin, ANDRAC Jean Baptiste, OURDAN Pierre Nazaire, ROUSTAN Pierre Nazaire, GRANET Léon Blaise, AUDIFFREN Joseph, BRUNO Paul François, CANOLLE Laurent, AICARD Victor Siméon, FLOTTE Joseph Antoine, GASSIN Thimothée, GIBOIN Pierre, COULLOMB Joseph François, MONGE Joseph, soit tout le Conseil, à l’exception du Maire ARNAUD, décidèrent de faire une mani­festation publique. Dans ce but, ils adressèrent à la population l’adresse suivante : « Chers Concitoyens. Le Gouvernement qui préside aux destinées de la France a fait ses preuves. PARIS est tranquille. Partout, les popula­tions calmes, comme la nôtre, témoignent par leur attitude de leur con­fiance et de leurs espérances. La patrie tout entière saisie d’une sainte émotion, se rallie aux hommes qui après avoir vaillamment combattu pour la liberté, consacrent tous leurs efforts à consolider l’ordre sans lequel nulle constitution ne saurait durer Convaincus que la division des citoyens pourrait seule compromettre le salut de la France, nous procla­mons hautement notre adhésion ferme et sincère au nouveau gouverne­ment. Espérons que ces sentiments seront partagés par la nation entière, le jour où elle sera appelée à ratifier par un vote la résolution du gouver­nement provisoire. Vive la République. » Cet événement connu à TOULON dans la soirée du 24 Février ne provoqua pas les troubles qu’entraînent généralement les révolutions, ainsi que l’attesta l’ordre du jour de l’amiral Préfet maritime (D’après Paul MAUREL, Histoire de Toulon, 1945). Il en fut de même à Saint-Nazaire où rien ne semble avoir troublé la quiétude des habitants (Rotger B., 1984, p. 393-394)

1853 – 28  mars : La flotte française quitte Toulon pour la mer Égée. Début de la construction du fort du Cap Brun(1853-1858). L’envasement de la darse est tel que l’accès aux nouveaux bâ­timents en fer devient un problème et qu’il faut garantir une profondeur de 9 mètres 50. D’énormes dragues y travaillent (jusqu’en 1860) et les vases sont transportées au large par des chalands, les « maries-salopes » des Toulonnais (F.T., 2020).

1882 – 28 mars : NEUTRALITE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE – Jules Ferry obtient le vote de la loi du 28 mars 1882 relative à l’obligation et à la neutralité de l’enseignement primaire qui abroge l’article 23 de la loi du 15 mars 1850 dite Loi Falloux qui prévoyait l’enseignement de l’instruction morale et religieuse, supprime la tutelle des ministres des cultes et affirme l’obligation scolaire. Cette loi qui ne retient plus l’éducation morale religieuse comme matière d’enseignement, fonde du même coup la neutralité religieuse de l’école populaire, elle abroge l’article 23 de la loi du 15 mars 1850 dite Loi Falloux qui prévoyait l’enseignement de l’instruction morale et religieuse ; elle supprime la tutelle des ministres des cultes et affirme l’obligation scolaire.] Article 1er – L’enseignement primaire comprend : l’instruction morale et civique, la lecture et l’écriture, la langue et les éléments de la littérature française, la géographie (particulièrement celle de la France), l’histoire (particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours), quelques notions usuelles de droit et d’économie politique, les éléments des sciences naturelles, physiques et mathématiques (leurs applications à l’agriculture, à l’hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers), les éléments du dessin, du modelage et de la musique, la gymnastique, les exercices militaires pour les garçons, les travaux à l’aiguille pour les filles. L’article 23 de la loi du 15 mars 1850 est abrogé. Article 2 – Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires. L’enseignement religieux est facultatif dans les écoles privées. Article 3 – Sont abrogées les dispositions des articles 18 et 44 de la loi du 15 mars 1850, en ce qu’elles donnent aux ministres des cultes un droit d’inspection, de surveillance et de direction dans les écoles primaires publiques et privées et dans les salles d’asile, ainsi que le paragraphe 2 de l’article 31 de la même loi qui donne aux consistoires le droit de présentation pour les instituteurs appartenant aux cultes non catholiques. Article 4 – L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans à 13 ans révolus…  (Palméro J., 1958, p. 312).

1885 – 28 mars : REVOLTE DES METIS AU CANADA – Les agents de la Police à cheval du Nord-Ouest abandonnent leur poste au Fort Carleton en Saskatchewan pour se soustraire à la violence des Métis et des Indiens des plaines, qui sont maintenant en révolte ouverte contre le gouvernement canadien.

(Paris – Notre-Dame. Cl. H. Ribot, XXe s.).

1891 – 28 mars : ON ENTEND POUR LA PREMIERE FOIS LES ORGUES DE NOTRE-DAME DE PARIS  – En 1885, le curé de la Basilique Notre-Dame veut doter l’église du plus gros orgue du pays. Après avoir hésité sur le choix du facteur, le contrat est finalement accordé aux frères Samuel et Claver Casavant qui auront six ans pour réaliser le projet. À cette époque, les frères Casavant cherchent à appliquer, à l’orgue de Notre-Dame, les découvertes du Français Albert Peschard. Un des frères se rendra même en Europe pour s’enquérir des derniers développements concernant l’utilisation de l’électricité dans l’orgue. L’instrument de Notre-Dame sera le premier grand quatre-claviers (81 jeux) des frères Casavant. Il sera entendu la première fois, à la messe de Pâques, le 28 mars 1891. Il sera inauguré en mai suivant par une série de trois récitals d’un organiste américain. L’orgue de Notre-Dame n’est cependant pas complètement électrifié: le tirage des jeux et les pédales de combinaisons sont électriques mais l’orgue, à traction mécanique, utilise des machines pneumatiques.

(coll. H. Ribot)

1895 – 28 mars : Arsenal de Brest – les chaudières du cuirassé Charles Martel sont allumées pour la première fois le 28 mars. Les machines subissent le premier essai sur place le 24 septembre (Gérard Garier).

1899 – 28 mars : Le physicien italien Guglielmo Marconi réussit pour la première fois une émission télégraphique entre deux villes distantes de 50 km. Dès l’âge de 21 ans, Marconi met au point un poste permettant des liaisons sans fil sur quelques centaines de mètres. Il souhaite déposer son brevet mais les autorités italiennes refusent de s’y intéresser. Marconi, dont la mère est d’origine irlandaise, part en Angleterre poursuivre ses travaux. Il y dépose son brevet en 1896. À partir de 1899, les innovations de Marconi révolutionnent la sécurité en mer. Les signaux radio remplacent peu à peu le morse. C’est lui qui, le 12 décembre 1901, réalise la première transmission TSF (télégraphie sans fil) par-dessus l’Atlantique, entre Les Cornouailles et Terre-Neuve (3400 Km).

(Carte du bassin d’Aix-Marseille)

1910 – 28 mars : premier vol d’un hydravion sur l’étang de Berre. L’inventeur de l’hydravion, l’ingénieur français Henri Fanre, réussit pour la première fois à faire voler son appareil sur l’étang de Berre dans les Bouches-du-Rhône. Baptisé « Canard », l’hydravion réalise quatre vols successifs.

(« Bouvet cuirassé », carte LL « 58 Marine de guerre 2e escadre, le Bouvet », coll. H. Ribot)

1913 – 28 mars : cuirassé « Bouvet » – Le cuirassé Bouvet revient à Cherbourg le 28 mars afin d’y subir de nouvelles réparations et changer une hélice avariée le mois précédent aux Salins d’Hyères. Durant le séjour du cuirassé dans le port normand, son personnel assure le transfert de Cherbourg à Brest du Charles Martel (Gérard Garier).

1910 – 28 mars : VOL DU PREMIER HYDRAVION FRANçAIS – Le premier hydravion, inventé par le Français Henri Fabre, effectue son premier vol au-dessus de l’étang de Berre. Sans avoir jamais appris à piloter, Henri Fabre décolle de l’étang de Berre sur un appareil qu’il a conçu et construit lui-même. C’est le premier hydravion au monde. Dans un article paru dans l’Aéronautique n° 55 de décembre 1923, Henri Fabre écrivait : « Le lendemain marin, en me rendant de la Mède à Martigues, je fis quelques montagnes russes inquiétantes mais, diminuant les gaz, je réussis à amerrir sans casse et à redécoller paisiblement. »

1913 – 28 mars : les sociétés sportives seynoises se fédérent – Le Petit Var du 28 mars 1913 nous apprend que les sociétés seynoises se fédérèrent par le regroupement des sociétés de secours mutuel, des sociétés artistiques, des amicales, des sociétés sportives (Boulomanes seynois, Avant-garde seynoise, Vélo sport seynois, Club nautique) et des sociétés italiennes (sans précisions). Il est vrai que depuis 1901, les relations franco-italiennes s’étaient réchauffées autour de la rade avec l’arrivée de l’escadre du duc de Gênes immortalisée par le tableau de Lévéré, jeune artiste local, puis en 1905 avec la participation de trois sociétés gymniques italiennes de San Remo, Gênes et Terni pour la fête fédérale de Toulon organisée par l’Union des sociétés de gymnastique et de tir de Provence et du Sud-Est (USGTPSE) (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012)

1928 – 28 mars :

1. Création de Police-secours qui s’appelle alors « Danton-police ».

2. Sortie de la première PEUGEOT 202.

(1965 Istamboul, cl. Henri)

1930 – 28 mars : CONSTANTINOPLE DEVIENT ISTAMBOUL – L’ancienne Byzance, appelée Constantinople depuis 324 en l’honneur de l’empereur Constantin, prend officiellement le nom d’Istanbul. La ville d’Angora, capitale de la Turquie depuis 1923, devient Ankara

1933 – 28 mars : FRITZ LANG S’ASSIED à LA TABLE DE GOEBBELS – « Je fus convoqué chez Goebbels […] pour apprendre , à ma grande surprise, que le ministre de la propagande du IIIe Reich était chargé par Hitler de m’offrir la direction du cinéma allemand : « le Führer a vu votre film Metropolis et a dit : voici l’homme qui créera le cinéma national-socialiste ». Le soir même, je quittai l’Allemagne. » (Bernard Eisenschutz, Carnets du Cinéma, 1995).

1939 – 28 mars : On annonce la reddition de Madrid aux troupes du général Franco. Les nationalistes espagnols entrent à Madrid. Ils font le défilé de la victoire devant leur chef ou caudillo, Francisco Franco y Bahamonde, un général de 46 ans. Les forces loyalistes se rendent aux Nationalistes du général Franco après avoir vainement tenté de négocier une entente de paix. C’est la fin d’une guerre civile de trois ans qui aura coûté à l’Espagne plus d’un million de victimes et un grand nombre d’exilés. C’est en 1937 que Franco avait réuni les Nationalistes en fondant la Phalange, le parti fasciste espagnol, tandis que les Loyalistes passaient sous le contrôle des Communistes. L’Allemagne et l’Italie ont soutenu l’armée nationaliste en lui fournissant une abondance d’avions, de chars et d’armes diverses, tandis que les Loyalistes s’assuraient l’aide de l’Union soviétique et des Brigades internationales formées de radicaux provenant d’un peu partout à travers le monde.

1939 – 28 mars : essais des pièces d’artillerie de cepet – Armée – Population – Un tir d’épreuve à boîte fictive est exécuté par la batterie du Lazaret. Ces tirs pouvant occasionner des dégâts légers (bris de vitres et objets fragiles) aux immeubles situés dans un périmètre de 500 m autour de l’ouvrage, les habitants de ces immeubles sont invités à coller des bandes de papier sur les vitres et les glaces, à ouvrir les portes et les fenêtres et à mettre les objets fragiles à l’abri. Malgré ces précautions les dégâts étaient nombreux comme quand les batteries de 340 tiraient et les demandes d’indemnités consécutives aux pertes et dégâts occasionnés par ces tirs devaient être adressés dans les trois jours aux autorités compé­tentes de la Défense (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1941 – 28 mars :

(coll. H. Ribot)

  1. La bataille du Cap Matapan, au sud du Péloponnèse, a lieu entre la 3e division navale italienne et la flotte britannique, dont l’escadre de l’amiral Cunningham. C’est un grave revers pour la marine italienne, qui perd trois croiseurs, le Zara, le Fiume et le Pola, et deux contre-torpilleurs, l’Alfieri et le Carduce, malgré une victoire tactique mitigée pour la Royal Navy qui n’a pas pu couler le navire de ligne récent Vittorio Veneto atteint par les appareils du porte-avions Formidable, mais stratégiquement importante car elle affiche la puissance de l’arme aérienne montée sur porte-avions d’une part et entraîne, d’autre part, le repli des grandes unités italiennes qui ne tenteront plus de s’opposer à celles de la Navy.
  2. Mort de l’écrivain Virginia Woolf. La romancière britannique née le 25 janvier 1882, se suicide par noyade dans la rivière Ouse.

1942 – 28 mars :

1. MOUVEMENTS DE BÂTIMENTS VICHYSTES – Etant remplacé par le Chamois, le Commandant Delage avait quitté Casablanca le 5 janvier ; il séjourna en A.O.F. du 13 janvier au 28 mars. Le 28 mars, l’aviso partant de Dakar avec le convoi D 40 (cinq bâtiments) rallia Casablanca le 7 avril, au terme de son détachement en A.O.F.

2. MOUVEMENTS DE BÂTIMENTS F.N.F.L. – Le 28 mars, la 1ère Division d’avisos-dragueurs F.N.F.L. (Commandant Dominé, chef de division, et La Moqueuse) touchent Port-Saïd le 28 mars  après avoir franchi le canal de Suez dans la journée du 27. Elle en repartira le 29 mars escortant les cargos grecs Potosianos et Leonidas à Beyrouth où elle arrivera le 31 mars sans incident (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

3. raid britannique contre saint-nazaire – Le 28 mars 1942, les commandos britanniques réussissent à détruire la grande cale de Saint-Nazaire qui était capable de recevoir les plus grand navires allemands.

1943 – 28 mars : Mort de Serge Rachmaninov, pianiste et compositeur.

1944 – 28 mars : DEMOLITION D’IMMEUBLE A SANARY- Par ordre des autorités allemandes, un immeuble est démoli dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).

(Le fort de Six-Fours vu du Cap Nègre 8 novembre 2014. Cl. H. Ribot)

1945 – 28 mars : DEMANDE DE STATION RADIO POUR LE FORT DE SIX-FOURS – A partir de 1945, le fort de Six-Fours est occupé par une cinquantaine d’hommes fournis par le dépôt de la Marine de Toulon. La station radio de Six-Fours, prévue par la Marine, est demandée dès le 28 mars 1945. Les travaux d’aménagement commencent le 15 décembre 1945 et sont terminés en septembre 1946 pour le centre-vie et effectués du 14 décembre 1946 au 23 janvier 1947 pour la partie technique. Le matériel est installé en juillet 1947. L’effectif est alors de 30 à 35 hommes. La cession définitive du Fort de Six-Fours de la Guerre à la Marine, demandée le 30 août 1948 est effective le 2 juin 1949. L’armement lourd défensif du centre radio est supprimé fin 1949. Ainsi la Marine peut moderniser comme elle l’entend son Centre Radio, ce qu’elle continue de faire (Robert Hervé, Cahier du patrimoine ouest-varois  n°11, Six-Fours, 2007).

1947 – 28 mars : CONDAMNATION DE L’AMIRAL DE LABORDE par la Haute Cour de justice – Interné un moment à Aix-en-Provence par les Allemands le 27 novembre 1942, l’amiral de Laborde fut révoqué sans pension en mai 1945, décision annulé par le Conseil d’Etat en décembre 1949, et condamné par la Haute Cour de justice, le 28 mars 1947, à la peine de mort, bientôt commuée en quinze ans de détention. Libéré en septembre 1951, amnistié par décret du 1er septembre 1959, il mourut à Castillon-la-Bataille –Gironde), le 30 juillet 1977 (Etienne Taillemite, 2002).

1950 – 28 mars : nouvelles de notre marine – Le 28 mars, ravitaillement d’eau à la mer du Commandant Delage par le croiseur Jeanne d’Arc remorquant en flèche le ravitaillé (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Delage).

1956 – nuit du 27 au 28 mars : GUERRE D’ALGERIE – Dans la nuit du 27 au 28 mars, le croiseur Georges Leygues débarque des éléments de l’armée et le commando Trépel. Il  bombarde le massif de Collo en Algérie où s’abritent des rebelles. L’aviso Elan et des hélicoptères participent à cette opération nommée TOKLA (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, l’Elan).

(La Créole, sous-marin S 606 – accident du 28 mars 1962)

1962 – 28 mars : accident du sous-marin « Créole » (type Aurore) – Collision au large de Marseille de « La Créole » avec le paquebot mixte Sidi-Ferruch qui l’escorte jusqu’aux abords de  Toulon ; puis pris en charge par Andromède ;  réparations DCAN Toulon jugées trop importantes (kiosque coupé en deux ) ; 07 : désarmé ; 1963 – 16/07 : condamné (Q 345).

1969 – 28 mars :

Mort de Dwight D. Eisenhower, commandant des forces alliées en Europe durant la Seconde Guerre mondiale puis président des Etats-Unis de 1953 à 1961. David Dwight Eisenhower, qui a été le 34e président des États-Unis, meurt d’une crise cardiaque à Washington à l’âge de 78 ans. C’est à partir de 1941 que sa carrière militaire brille de tous ses feux et lui vaut le grade de général. Chargé de la coordination entre les états-majors britannique et américain, Eisenhower a la responsabilité totale du débarquement du 6 juin 1944. Son prestige de chef militaire en fait un candidat idéal à la présidence, élu en 1952 et réélu en 1956.

RETOUR DE TOUSSAINT MERLE –  Toussaint Merle fit sa rentrée au Conseil municipal et espérait reprendre un rythme de travail normal. Il était visible qu’il y parvenait difficilement. Son visage souffreteux, son état permanent de nervosité inquiétaient son entourage. Ce fut le moment choisi par la classe politique hargneuse qui le combattait violemment depuis plus de vingt ans, pour donner de nouveau toute la mesure de son abjection. Elle inscrivit sur les murs, comme elle l’avait d’ailleurs déjà fait lors de la campagne municipale de 1965 :  » MERLE, va soigner ton cancer ! « . Faute d’arguments sérieux pour convaincre les électeurs, ses suppôts en étaient venus à espérer la souffrance et la mort de ce militant incorruptible. Quelle ignominie ! Par surcroît, les mêmes individus le calomniaient en disant à la cantonade qu’il s’était fait construire une superbe villa à Issy-les-Moulineaux ! ! On se demande comment il aurait pu le faire en touchant le salaire d’un ouvrier qualifié comme l’exigeait la discipline du Parti. Fort heureusement, les Seynois savaient que cet enfant de la classe ouvrière seynoise n’avait jamais rien possédé d’important. L’appartement dont il fit l’acquisition à son départ à la retraite n’était qu’un modeste F2 dans une copropriété du Chemin Hermitte, et sa première auto, il l’acheta à 56 ans, et ce n’était qu’une petite voiture d’occasion !  (Marius Autran, tome 2, 1988)

1976 – 28 mars : Rétablissement de l’heure d’été à la suite du choc pétrolier.

1979 – 28 mars : accident à la centrale nucléaire de Three Mile Island (Etats-Unis)

1981 – 28 mars : Dernier vol commercial de la « Caravelle ».

1985 – 28 mars : Décès de Marc Chagall, peintre biélorusse.

1993 – 28 mars : victoire de la droite aux élections législatives en France

1994- 28 mars : décès d’Eugène Ionesco, dramaturge et écrivain d’origine roumaine

2006- 28 mars : : un à trois millions de personnes manifestent contre le Contrat première Embauche (CPE)

(cl. M. Quiviger)

2011 – 28 mars : Saint-Mandrier : La ville retrouve ses sarcophages. Depuis deux semaines, les Mandréens s’interrogeaient sur le petit chantier installé sur le parvis de la mairie. Le mystère a été levé dimanche après la messe des rameaux. Gilles Vincent, le maire a eu la fierté de lever le voile du drapeau tricolore qui recouvrait deux couvercles de sarcophages datant du Ve siècle av. J.C. (sic !) mis au jour lors de fouilles en 1816, dans l’hôpital militaire de Saint-Mandrier. Des vestiges bien conservés : Ces deux sarcophages étaient entreposés depuis 1931 dans l’une des salles du musée bibliothèque de l’ancien hôpital Sainte-Anne de Toulon. Après de multiples démarches ad­ministratives, la municipalité de Saint-Mandrier, fortement soutenue par Marc Quiviger (président de l’office municipal de la culture et des arts, La Seyne) a pu récupérer ces vestiges magnifiquement conservés et mis en valeur sur une stèle. La lourde tâche des études de datation des pierres et roches qui les composent est revenue à Robert Hervé, Antoine Peretti (docteur en ethnohistoire) et Henri Ribot (licencié de l’université de Nice) tous trois du centre archéologique du Var. Une fois les présentations faites et l’histoire contée, le maire a invité les Mandréens venus nombreux à s’approcher afin de con­templer ce qui leur revenaient de droit (L.F., article dans Var-Matin du 19 avril 2011).

2016 – 28 mars : Serge Malcor nous a quittés hier soir. Pour lui, pour Eliane et tous les siens : 

« Serge, je ne crois pas t’avoir appelé ainsi une seule fois de ta vie, pour moi tu resteras à jamais Grizzly, celui des éclaireurs avec qui nous avons fait de merveilleuses batailles au foulard, des camps fantastiques en Auvergne, en Autriche, au Logis du Pin, à Néoules, à Solliès. C’est avec toi que j’ai découvert Siou Blan et ces lieux merveilleux qui hantent à présent mes journées et mes nuits depuis que je te savais condamné. Tous les patrouillards de La Seyne se souviendront de toi, de ta gentillesse, de ton amitié, de .. et puis, zut ! la camarde t’a fauché à nous. J’espère que tu sauras lui rendre au centuple ce qu’elle t’a fait subir depuis des années. Le Jonquet sera triste désormais ! il va lui manquer plus qu’un être humain, une âme. Les Deux Frères sont également orphelins, eux qui t’ont vu y installer un camp de patrouille, il y a … si long temps. Tu as fermé le livre de ta vie ! et « La mer et les filles » se retrouvent bien seules à présent. Tu me manques, mon vieux Grizzly, tu me manques et tu me manqueras à tout jamais !

Ton vieil Okapi qui trinque une dernière fois à ta santé avec une CPMG. »

2020 – 28 mars :

DERNIERES NOUVELLES CONCERNANT L’EPIDEMIE DUE AU CORONAVIRUS – (il y a 9 heures) Le nombre de cas en France a grandi considérablement avec 32 964 cas confirmés par les tests de dépistage, soit 3809 cas supplémentaires en 24 heures en tenant compte en outre de 3788 passages aux urgences et 1384 interventions de SOS médecin. Depuis le 9 mars, 14 000 tests ont par ailleurs été réalisés dans des laboratoires de ville, 4566 sont positifs selon Jérôme Salomon, soit un taux de positivité de 31 %, « ce qui confirme que le virus circule activement dans la population ». Le nombre d’hospitalisations passe à 15 732 personnes admises, dont 76 Outre-Mer. Au total, 3787 personnes sont dans un état grave en réanimation, dont un tiers ont moins de 60 ans. 42 patients en réanimation ont moins de 30 ans souligne le Directeur de la Santé. 59% ont entre 60 et 80 ans. 1995 décès sont répertoriés, dont un en Martinique et un en Guadeloupe, soit 299 de plus en 24 heures dans le pays. 85% des décès surviennent chez des personnes de plus de 70 ans. Près de 5700 personnes sont considérées comme guéries. Dans le monde 566 000 cas de coronavirus étaient confirmés ce vendredi soir, ainsi que 26 000 décès et 128 000 guéris. Plus de 300 000 cas et 17 000 morts sont désormais cumulés en Europe. Les États-Unis ont dépassé la barre des 100 000 cas officiellement déclarés. Le Premier ministre a, comme cela était prévisible, acté la prolongation de la durée du confinement pour deux semaines, soit jusqu’au 15 avril, minimum. « J’annonce aujourd’hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain », a-t-il déclaré depuis le palais de l’Élysée.

METEO (Sanary) : la journée s’annonce relativement belle avec un ciel voilé dans un premier temps puis un beau soleil à partir de 10 h Le vente d’ouest-sud-ouest sera bien présent lui aussi, mais faible (10 km/h maximum). Les températures sont semblables à celles d’hier : 9° pour les minimales et 16° pour les maximales.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 228e livraison :

A nos amis disparus : Didi, Françoise, Laurent, Gérard, Barthé et Pierre

qui faisaient partie de la première équipe de l’Ouest varois, mais l’ont quittée en cours de route et dont les places restent vides à jamais. Aucun d’eux n’était Sanaryen. Le plus proche du pays était Laurent Porte, d’Ollioules, mais né à Toulon, les autres  arrivaient du Tarn (Frédéric Dumas), d’Algérie (Françoise Brien), du Loiret (Gérard Delattre) et de l’Hérault (Barthélemy Rotger). Leur origine et leur métier ne les prédisposaient pas pourtant en 1982 à se retrouver au sein d’une entreprise commune : Frédéric Dumas était retraité du personnel civil de l’arsenal et auteur de nombreux ouvrages dont aucun n’avait trait à Sanary ; Françoise Brien, doctorante, s’apprêtait à étudier le site de Tauroeis-Le Brusc ; Laurent Porte, ancien médecin général des Armées, prenait sa retraite de cardiologue ; Gérard Delattre, ancien marin de la Royale et de la Marchande, travaillait comme technicien informatique au Laboratoire de l’Arsenal, au Brusc; Barthélemy Rotger, ancien militaire, était depuis cinq ans retraité des Chantiers de La Seyne.

          Ce qui les a réunis, ce fut l’amour de cette région – souvent d’adoption – et l’envie de partager les connaissances qu’ils en avaient :

          Frédéric Dumas apportait sa pratique de la plongée sous-marine et de l’archéologie (Il fut l’un des découvreurs de peintures rupestres dans les gorges d’Ollioules où une grotte porte son nom), ainsi que sa connaissance de le calanque de Portissol où il avait découvert des fours de potier avant guerre, et acquis, en 1966, la certitude qu’une villa romaine s’y trouvait. Il suivit tous nos travaux de 1983 jusqu’à sa mort en 1991[1].

          Françoise Brien, qui avait déjà participé en archéologie terrestre aux fouilles du Clos de la Tour à Fréjus, partagea des responsabilités, dans le cadre du programme de l’Ouest varois, au sein de chantiers tels que la Courtine, le Château d’Ollioules et Portissol. Elle étudia le matériel que M. Marius Augier avait découvert à la Gorguette avant la guerre. Puis elle dégagea avec le Centre Archéologique du Var le port romain de Toulon avant de diparaître en 1996. Elle avait soutenu à l’Université de Provence, une thèse de troisième cycle sur le site de Tauroeis.

          Laurent Porte, était l’homme au franc parler ; sa formation de pharmacien lui fut d’un grand secours tout au long de sa vie professionnelle qui le conduisit de l’Indochine, où il fut prisonnier des Japonnais en 1945, jusqu’en Centre Afrique, après être passé par Madagascar. Partout il créa, ou fit fonctionner, des hôpitaux. Il fut le premier à tester les effets de l’acide acétasalycilique (aspirine) sur les maladies cardio-vasculaires. Il sut employer ses connaissance en les appliquant à sa recherche concernant l’emploi de l’huile de cade à des fins médicales. Parti à la recherche des fours à cade et à poix de l’Ouest varois, il en avait découvert près de 230 en 2001, contre quatre connus en 1982, dont un à  Sainte-Trinide. Son livre sur « Fours à cade, fours à poix dans la Provence littorale », réédité deux fois, fait encore autorité. Il nous a quittés en 2002.

          Gérard Delattre se lança à corps perdu dans toute une série d’enquêtes tout azimut : cartes informatisées de l’Ouest varois, articles sur les villages fortifiés, les monuments religieux, les bastides, les manoirs à tourelle, les fortifications, les chemins, les bergeries et leurs vanades, les cochonniers, les fours à chaux, les limites territoriales, rien ne le rebutait. Infatigablement, il arpentait le terrain en compagnie de Pierre Saliceti, de Gérard Julien et de Robert Hervé. Il a participé à la plupart de nos Cahiers en y rédigeant de nombreux chapitres. Une grande partie du Cahier sur Sanary s’inspire de ses travaux. Nous avons publié en 2002, année de sa mort, son œuvre posthume : Les monuments religieux de l’Ouest varois qu’il avait co-écrit avec Pierre Saliceti, lui aussi trop tôt disparu.

          Barthélemy Rotger s’attacha à sauver et à classer les archives de Sanary et d’Ollioules. Lorsque nous avons fait sa connaissance, il avait déjà beaucoup avancé dans ce travail fastidieux dans lequel il excellait. Doté, comme Gérard Delattre, d’un solide bon sens, il oeuvra suivant des pistes très diverses : botanique – il était un orchidophile averti –, aménagement de la Tour de Saint-Nazaire (qu’il appelait Tour romane), cession à la Mairie de la Maison Flotte, création du Musée Frédéric Dumas, lancement de l’Association des racines sanaryennes et de la Fête du nom. Il est l’auteur de  deux livres : De Saint-Nazaire à Sanary, en 1984, et La tour Romane en 1996. Comme pour Gérard, une grande partie du cahier de l’Ouest varois n° 10, dédié à Sanary, s’inspire de ses travaux. Il décéda en 2003. Un rond-point porte son nom.

          Pierre Saliceti, le Beaussetan de l’équipe, l’un des fondateurs du Centre archéologique à Toulon, le défenseur acharné du prieuré du Vieux Beausset, s’en est allé un jour rejoindre tous ceux qui, comme lui , voulaient que l’on n’oublie pas notre histoire, celle de nos Grands.

          Et puis, il y a les amis qui ont partagé ce merveilleux voyage à travers cet ouest varois dont le passé est un gage d’avenir.

          A eux tous, BRAVO !

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 429e livraison :

1793 – 16 décembre : La prise de Toulon marque à Marseille le début de la Grande Terreur. La prolongation du siège a entretenu jusque-là chez les habitants l’esprit de résistance. « Ils ne voient que Marseille, écrit Fréron, Marseille est leur patrie; la France n’est rien. » (F. Tavernier) ?

1794 : Abbaye de Notre-Dame des Accoules – Marseille. située dans le quartier des Accoules (13002, 10 place Daviel), fait partie d’un ensemble comprenant un clocher, classé monument historique par arrêté du 7 juillet 1964 (inscrit MH), seul vestige de l’église médiévale rasée à partir de 1794, un calvaire érigé en 1820, et une nouvelle église édifiée en 1824-1826. Propriété de la commune.

1794 – 6 janvier : MARSEILLE – De Toulon devenu Port-la-Montagne, les proconsuls qui ont mené le siège dressent contre Marseille, le 6 janvier 1794, un acte d’accusation qui s’achève par un verdict impitoyable. « Marseille a, la première dans le Midi, sonné le tocsin de la rébellion…; ses bataillons ont marché contre les armées nationales; de concert avec Toulon, elle a envoyé des émissaires aux flottes ennemies; la stupeur dans laquelle l’a plongée la chute de sa fidèle alliée atteste sa complicité dans le crime. » L’arrêté qui suit déclare que la ville coupable cessera de s’appeler Marseille et, jusqu’à la décision de la Convention, « demeurera sans nom et sera ainsi désignée… Les repaires où se sont tenues les assemblées des sections seront rasés ». En même temps, le tribunal, accusé d’indulgence coupable est suspendu et remplacé par une commission militaire réduite à quatre membres et qui prononce à trois. Dans sa première séance elle envoie 14 accusés à l’échafaud. Fréron peut écrire à Paris : « La Commission va un train épouvantable. Les conspirateurs tombent comme grêle sous le glaive de la loi. » (F. Tavernier).

LA SEYNE-SUR-MER. 137e livraison :

Organisation des équipages de haut-bord destinés à l’armement des vaisseaux de guerre – Le maire de La Seyne reçut du préfet du Var une circulaire prescrivant d’appliquer le décret impérial du 28 mars 1815, concernant la organisation des équipages de haut-bord destinés à l’armement des vaisseaux de guerre et à la mise au complet des effectifs des régiments artillerie de marine et des bataillons d’ouvriers militaires. La circulaire précisait : « Les hommes seront réunis au chef-lieu du département, à Draguignan, pour être, de là, dirigés sur Toulon ; ceci pour tous les individus ayant appartenu au 2e régiment d’artillerie de Marine. aux équipages de haut-bord et de flottille. Cette mesure s’applique aussi à ceux ayant servi au bataillon des ouvriers de marine du port de Toulon, y compris les déserteurs, hommes en congé, etc. Cette levée est prévue en vue de la défense du port de Toulon et de sa belle flottille. Draguignan, le 11 mai 1815. « Signé : Baron Dufermon (Louis Baudoin, 1965, p. 450-451).

UNE BLAGUE (au choix) POUR LA ROUTE.

C’est l’histoire de deux jumeaux, Robert et Richard. Robert était propriétaire d’une vieille barque. Par pure coïncidence, la femme de Richard est morte la même journée que la barque de Robert coula.

Quelques jours plus tard, une vieille dame voit Robert et le méprend pour son frère Richard et la conversation s’engage :

– Je suis terriblement désolé, j’ai entendu parler de votre perte. Vous devez être atterré.

Robert pense que la veille dame parle de sa barque et dit :

– Je suis en fait content de m’en être enfin débarrassé. Elle était une veille chose pourrie déjà en partant. Elle avait le bas tout ratatiné et elle sentait le poisson mort. Elle perdait constamment son eau, elle avait une trou en arrière et aussi un gros trou en avant. A toutes les fois que je l’utilisais, son trou devenait de plus en plus grand et elle mouillait comme c’est pas possible. Je crois que ce qui l’a achevé, c’est quand je l’ai loué à ces quatre gars qui cherchaient quelque chose pour s’amuser. Je les avais avertis qu’elle n’était pas très bonne, mais ils voulaient s’en servir quand même. Les crétins ont essayé d’y monter tous en même temps et elle a fendu en plein milieu.

La veille femme perdit connaissance.

(OUsbékistan 2024, cl. H. Ribot)

J’en ai terminé pour aujourd’hui et vous souhaite un bon jeudi de printemps à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui se trouvent dans la peine.

 


[1] Voir le n° 3 des Cahiers.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture