ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 16 FÉVRIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4080).
ILLUSTRATION : 2008 – extrait des Rubiyat de Omar Khayyam (acheté à Téhéran)..
LES FÊTES.
Sainte Julienne était fiancée au préfet romain de Nicomédie (Asie Mineure, actuelle Turquie) qu’elle refusait d’épouser tant qu’il demeurerait païen. Son propre père la fit battre puis livrer au préfet qui la martyrisa avec du plomb fondu.
Ce prénom, en vogue en 1900, est tombé en désuétude aujourd’hui où il n’est plus porté que par 11 000 personnes ayant une moyenne d’âge de près de 80 ans.
Le calendrier républicain avait dédié ce jour au CYCLAMEN.
DICTON.
« A la sainte Julienne, il faut toujours que le soleil vienne » dit le proverbe.
Locution provençale.
« Cafè sela e briga ». Littéralement : « Café sellé et bridé ». Expression désignant le café avec du cognac (Pierre Rollet).
PENSÉE

« Que restera-t-il demain des écrits des savants ? Seulement le mal qu’ils ont dit de ceux qui les ont précédés. On se souvient de ce qu’ils ont détruit dans la théorie des autres, mais ce qu’ils échafaudent eux-mêmes sera immanquablement détruit, ridiculisé même par ceux qui viendront après. Telle est la loi de la science. […] De grâce qu’on ne me parle pas de vérité ! » (texte mis dans la bouche d’Omar Khayyam par Amin Maalouf dans son roman « Samarcande » publié en 1988).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est passé à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je livre quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie, à ce personnage historique :
Trente-neuvième ouvrage : Ripert Pierre – « Les Bonapartes – Napoléon 1er (1799-1815), p. 247-251, dans Ils ont régné sur la France, Paris, éditions Pierre de Soleil, 2001, 272 p. N° d’enregistrement H13918 B 6 4 A

Extrait de la postface : « L’époque de Louis XIV marque l’apogée Marc l’apogée d’une France 2 21000000 d’âmes. Puis vient le déclin jusqu’à la mort de Louis XVI sur l’échafaud en 1793. La Révolution et ses abus conduisent à l’Empire. La Restauration des rois débouche sur le Second Empire de Napoléon III, qui fut, ô ironie, le premier des présidents de la République et le dernier des monarques. »
ÉPHÉMÉRIDES.

–1073 – 16 février : Mort de Pons II, évêque de Marseille, frère du vicomte Geofroi (acte 197 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Bibl. nat., lat. 12702, fol. 138 v°. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 131).
–1596 – 16 février : LE DUC DE GUISE QUITTE LA GARDE-LES-TOULON ET MARCHE SUR MARSEILLE – Le Seigneur de Guise, sur l’avis qui lui fut donné de la part de Sieur Pierre de Libertas, capitaine de la porte royale de la ville de Marseille, par le Sieur du Bausset, avocat à la cour, aurait quitté le siège du susdit château de la Garde, et il en serait parti avec toutes ses troupes, le 16 février de la même année 1596, ayant passé à la Valette environ sur les quatre heures du soir, (ainsi que depuis longtemps, j’ai appris de la bouche du Sieur Ricard, qui était, lors du passage dudit Seigneur de Guize, encore fort jeune), et ayant marché toute la nuit, se trouva le lendemain, bon matin, 17 dudit mois de février, posté proche les murailles dudit Marseille, vue de la porte royale. Auquel jour, Charles de Cazau fut tué à ladite porte par ledit Sieur de Libertas. Et ledit Seigneur de Guize entra dans ladite ville avec toutes ses troupes, où étant, il confirma la sauve garde qu’il avait donné auxdits habitants de Six-Fours, ci-dessus enregistrée, par ses nouvelles lettres étant de la teneur suivante : Ayant pris et mis en la protection et sauve garde du Roi et la nôtre spéciale, les consuls, manants et habitants du lieu de Six-Fours, avec tous et chacun, leurs biens meubles, immeubles, fruits, revenus, bétail, barques, vaisseaux de navigage et pêches, et généralement tout ce qui dépend et leur appartient, Nous faisons très expresse inhibitions et défenses à tous gens de guerre et autres de leur faire aucun tort et dommage, les troubler, inquiéter, ni molester en façon et manière que ce soit, en leurs personnes et biens, ni même de loger, prendre, ni emporter aucune chose que ce soit de leur dit lieu, ni des granges et bastides qui en dépendent, sur peine de désobéissance et de punition exemplaire s’il y eschet (si il essaye). En témoin de quoi, nous avons signé les présentes de notre main, et à icelle, fait mettre et apposé le cachet de nos armes, à ce que personne n’en prétende, cause d’ignorance. Fait à Marseille, le 9 jour d’avril 1596 dûment signé par ledit Seigneur et scellée de son cachet et armes, et plus bas, Laulmyer signe (Jean Denans, 1713).
–1598 – 16 février : QUITTANCE DE MILLE ÉCUS, QUE LA COMMUNAUTÉ S’OBLIGEA A PAYER AU SEIGNEUR ABBÉ, AU RECEVEUR DE LA DÎME : Il apert, par des écrits dans les archives, que la communauté de Six-Fours, par acte du 16 février 1598, s’obligea au Seigneur abbé de Médicis, de la somme de Mil (mille) écus, procédant de l’obligation de pareille somme que la communauté avait passé par la dernière transaction du 3 décembre 1583, a été payée à maître Jacques Bédarrides, receveur des dixime (dîme) au diocèse de Marseille, pour et en déduction de la cote du temporel, concernant le Seigneur abbé. Apert de la quittance du 10 mai 1600, reçue par maître Anthoine Barnier, notaire de Marseille, notée ci-après à folio 128 (Jean Denans 1713).
–1663 – 16 février : LIEUX-DITS DE CASSIS (acte aux archives de Saint-Victor).
1. Baux des Egaux (acte aux archives de Saint-Victor). Aigues-vives, torrent, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). Première mention : Aigas-vivas, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).
2. Camp de Brunet – lieu-dit, près du vallon d’Arnaud.
3. Le Grand Coûtant, dit le Grand Pas, lieu-dit.
4. Les Ombres ou Petit-Pas. Les Ombres – lieu-dit, quartier de Canaille, sur le bord de la mer. Première mention : Las Ombras, 18 octobre 1486 – (registre aux archives de l’Évêché).
5. Pas de la Colle. Pas de la Colle – lieu-dit, partie de chemin situé entre le Revestau et la Baume-Nègre. Première mention : Pas de la Cabra, 13 octobre 1486 (registre aux archives de l’Évêché).
6. Le Grand Vallon. Le Grand Vallon – commence au Pas de la Colle. Première mention : Los Valons, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Évêché).
7. Vallon du Faucon – lieu-dit, proche du Grand-Pas (acte aux archives de Saint- Victor).
–1722 – 16 février : PLANTATION D’ARBRES SUR LES GRANDS CHEMINS – L’État décide d’élargir les grands chemins et de planter des arbres sur les côtés.
–1789 – 16 février (28 pluviôse An II) : Les mauvaises récoltes des années précédentes ont entraîné une famine relative, qui frappe les campagnes. La Société royale d’agriculture annonce la publication de l’état des blés, qui, d’après les observations de ses membres et correspondants, semblent n’avoir pas souffert de la forte gelée de l’hiver dernier. Cette constatation ne concerne, hélas, que la prochaine récolte : le problème demeure entier. (AGENDA DU BICENTENAIRE – LUNDI 16 FÉVRIER).
–1794 – 16 février (28 pluviôse An II) : AVIS DE RECHERCHE LANCÉE CONTRE PORTALIS – Le 28 pluviôse (16 février), un gendarme de l’armée des Alpes qui se rend de « Port de la Montagne » à « Commune sans nom » (de Toulon à Marseille), dépose à la mairie du Beausset un bien singulier avis de recherche. C’est celui de Jean Etienne Marie Portalis, le futur ministre de Napoléon ! … On recherche « Jean Etienne Marie Portalis, natif du Beausset, domicilié à La Cadière, district du Beausset, département du Var, âgé de 47 ans, taille cinq pieds, quatre pouces, dix lignes, cheveux châtains, front grand, sourcils châtains, yeux bruns, nez ouvert, lèvres ordinaires, visage ovale, plein, bouche moyenne, menton rond et doublé, contre-révolutionnaire échappé à la surveillance et à la vengeance nationales » !… En fait à cette époque, Jean Etienne Marie Portalis se cache dans la ville même de Paris (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1798 – 16 février : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Paul Barthélemy, 41 ans, cultivateur à La Valette, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues ; Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1830 – 16 février : Laurent Marcellin ARNAUD, lieutenant de vaisseau en retraite, chevalier de St-Louis et de l’ordre royal de la Légion d’Honneur, fut nommé adjoint au maire de Sanary (Rotger B., 1984, p. 378).
–1835 – 16 février : CONQUÊTE DE l’Algérie – Ollioules héberge un détachement du 55ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).
–1862 -16 février: Accord de partage concernant le bois du Gros-Cerveau :

La propriété de la COLLE, par suite des transactions de 1507, et de l’an XI, quoique propriété des hoirs SOLEILLET, était pour eux une terre dont ils n’avaient pas l’entière disposition. Ils ne pouvaient en exploiter les bois, y construire, bref en disposer comme un véritable propriétaire. D’autre part, les habitants sûrs de leurs droits, ne souffraient aucune mainmise des SOLEILLET sur ces terres. Au cours des années passées de nombreuses contestations sujettes à procès, s’étaient élevées entre les divers partenaires. Les héritiers SOLEILLET voulant disposer de terres en toute propriété proposèrent alors un marché à la commune sous forme de partage des terres. C’est ce qui donna lieu à ce qui fut appelé « Le cantonnement de la Colle ». Une réunion générale des ayants droits et héritiers’ de Joseph SOLEILLET, (La liste en serait longue car Joseph SOLEILLET avait eu 6 garçons et quatre filles) et le Conseil municipal présidé par Marc Antoine ARNAUD, accompagné de ses deux adjoints HERMITTE Jean-Baptiste et FLOTTE Paul, ainsi que des conseillers, se tint à la mairie le 16 février 1862. Un projet de partage avait été proposé par un expert, monsieur JUSTE, ingénieur civil à BRIGNOLES. Après discussion, ce projet fut agréé. et le partage effectué comme prévu par Monsieur JUSTE. Trois lots furent faits. La partie centrale: 174ha08 à 40ca) confrontant au levant la partie indivise des propriétaires de la forêt, au midi, des propriétés particulières, du couchant une autre partie restante de forêt et du nord les communes du BEAUSSET et d’EVENOS, fut attribuée à la commune plus favorable aux habitants; les deux autres parties l’une au levant et l’autre au couchant, soit une contenance totale de 134ha08 à 40ca, restaient la propriété des hoirs SOLEILLET. De plus, ceux-ci pour s’affranchir des droits des habitants sur la partie qui leur est attribuée, payeront une somme de 800 francs à la commune (article 64 du code forestier). . Il est en outre décidé d’un commun accord, que les chemins et carraïres servant actuellement à l’exploitation de la forêt seront conservés pour l’usage de la commune et des propriétaires actuels sans que quiconque puisse s’en emparer. C’est ainsi que la commune devint propriétaire, au nom de ses habitants, de notre terrain de LA COLLE. Sur cette partie les droits des habitants prévus par les transactions de 1507: « droit d’usage de paître, couper des herbes, faire des fours à chaux, couper du bois pour construire des édifices, et tous autres usages qu’ils sont en possession de pratiquer et d’exercer dans la dite terre gaste ». Un droit de chasse y sera autorisé le 14 août 1864 sur simple demande faite à la mairie. Un décret impérial du 21 Mai de la même année avait soumis ces bois au régime forestier. Devenu propriétaire la commune fera aussi la même année une coupe de bois concernant les vieux pins pour, d’une part lutter contre l’incendie, et d’autre part, favoriser la pousse de jeunes pins. Au ‘bas de cette délibération, se retrouvent toutes les signatures des SOLEILLET présents à cette réunion. En 1884, une tentative d’annulation de ce partage sera faite. Elle ne pourra aboutir. Les hoirs SOLEILLET resteront dans l’indivision encore longtemps. Ils l’étaient encore en 1912 (Rotger B., 1984 ).
–1899 – 16 février : La mort « heureuse » de Félix Faure. Émotion à l’Élysée. Le président de la République est mort dans les bras d’une admiratrice, une demi-mondaine du nom de Maguy (Meg) Steinheil… Cela s’est passé le 16 février 1899. La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le «Président Soleil» en raison de son amour du faste … (“Émotion à l’Élysée. Le président de la République est mort dans les …”)

–1905 – 16 février : DURÉE DU SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE – Le Sénat vote la loi portant le service militaire obligatoire à deux ans.

–1912 – 16 février : APRÈS L’ÉCHEC DE ROBERT SCOTT AU POLE SUD – Carnet de Robert Scott : “Le 16 février, Evans meurt. Oates est, à son tour, bien bas. Le malheureux ne peut plus se servir de ses pieds et de ses mains gelés. Il se traîne sur les genoux entre ses compagnons », écrit Scott (André Castelot, L’Almanach de l’histoire, 1962). Cliché Le Point.
–1932 – 16 février : Moulinex « libère » la femme – Le 16 février 1932, un modeste industriel de la région parisienne, Jean Mantelet, dépose le brevet du presse-purée. C’est en voulant rendre service à sa femme qu’il a eu l’idée de cet appareil à manivelle. Le succès est immédiat. Après la Seconde Guerre mondiale, l’industriel lance les premiers appareils électroménagers à moteur. « Pour la sortie d’un moulin à café électrique, par crainte d’un insuccès fatal à son activité, il baptise son entreprise « Moulin X » ou Moulinex. » (“16 février 1932 – Moulinex « libère » la femme – Herodote.net”) On sait ce qu’il adviendra de ce nom. Pionnier de la décentralisation, Jean Mantelet a transporté ses ateliers dans les petites villes normandes. Faute d’héritier, il a échoué à transmettre son entreprise en de bonnes mains à sa mort en 1991.
–1940 – 16 février : « COSSAK » CONTRE « ALTMARK » – Le destroyer « HMS Cossack » de la classe « Tribal », s’est rendu célèbre le 16 février 1940 en prenant à l’abordage dans le Jossingfjord en Norvège le grand pétrolier allemand « Altmark » et en récupérant les 299 marins prisonniers sur ce dernier (Lire « Exécution immédiate » de l’amiral Philip Vian (alors Cdt. du « Cossack ») Presses de la Cité Paris 1960). « HMS Cossack » sera coulé le 24 octobre 1941n torpillé par le sous-marin allemand « U 563 » à l’ouest de Gibraltar 10° 04′ W et 35° 56′ N.

(Le « Courbet » au mouillage à Portsmouth. Coll. H. Ribot)
–1941 – 16 février : AMIRAL JUBELIN – LE CUIRASSÉ « COURBET » : Mémoires d’un Sanaryen – « Je suis arrivé ce matin à Portsmouth. Un maître secrétaire m’attendait sur le quai de la gare. J’eus dès la sortie mes premières visions d’une ville dévastée. Des rues entières ne sont plus marquées que par les trottoirs. Avec un louable souci d’ordre, les briques provenant des maisons écroulées pendant la nuit sont alignées chaque matin en tas roses. Ailleurs, des pans de murs noircis sont restés debout. En général, les planchers s’effondrent et il ne reste, touchantes et ridicules, que des choses inattendues : cheminée intacte, étagère de bibelots rangés sans dommage, tronçon d’escalier ouvert sur le vide, vase de fleurs artificielles posé sur le bord d’une fenêtre, seuls vestiges du lieu. Portsmouth est à moitié détruite. Certaines ruines fument encore depuis le 10 janvier, nuit du blitz qui a tué huit cents personnes. La gare du ferry-boat, avec ses poutres d’acier tordues, ses rails convulsés, est hallucinante.
« Une vedette m’emmena en vingt minutes à bord du Courbet, amarré au nord de l’arsenal, dans une espèce de lagune. Le lieutenant de vaisseau de Morsier, mince, visage ascétique très brun, actuellement second, m’accueille à la coupée. Je fis tout de suite la connaissance de la douzaine d’officiers, tous de réserve, qui allaient devenir mes auxiliaires. Après ce que j’avais entendu dire du Courbet, ils m’ont fait au contraire une excellente impression. La flamme de servir les habite et le goût d’aller se battre. Ils ne demandent qu’-à être guidés. Le capitaine de vaisseau Gayral, dont je fais l’intérim, est malade. » (Amiral Jubelin, MARIN DE MÉTIER – PILOTE DE FORTUNE, 1954 )
–1943 – 16 février :
1. INSTITUTION DU SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (S.T.O.) DANS LA ZONE SUD (Jean-Charles Volkmann, 2003). Cette décision, prise par le gouvernement de Vichy, va permettre ainsi de fournir de la main-d’œuvre à l’Allemagne qui manque terriblement de personnel pour ses usines et son agriculture, la plupart des hommes étant au front. De ce fait, les travailleurs forcés français sont les seuls à avoir été requis par les lois de leur propre pays et non pas par une ordonnance allemande.
2. L’ARMÉE ALLEMANDE EST SUR LE RECULOIR – Afin de donner du cœur au ventre des amis de l’Allemagne et de ses alliés, le « Petit Journal » écrivait, le 16 février, que “La supériorité stratégique de la Wehrmacht (NDLR : armée de terre allemande) déjoue les attaques désordonnées des rouges (NDLR : des soviétiques) par l’évacuation de Rostov et de Vorochilovgrad, procédant ainsi à un raccourcissement rationnel du front.” Apprécions-le “rationnellement” alors qu’il s’agit d’un recul qui ne prendra fin qu’à Berlin. (…) Face à ces chamboulements sur l’échiquier international, il faut bien évidemment serrer les boulons d’un édifice qui menace de s’écrouler si l’on n’y prend pas garde. Aussi, le Matin du 6 février, afin de redonner corps aux pays alliés de l’Allemagne, annonce-t-il “L’Europe résiste au blocus” ajoutant toutefois en intertitre : “Seules les armes décideront”. Le pôvre, il faut bien prévoir non ?
–1946 – 16 février : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 16 février, l’aviso « Commandant Delage » part de Toulon pour Sainte-Maxime, escale d’un jour, puis retour à Toulon le 18 (Gérard Garier).
–1948 – 16 février : BATEAU-FEU AUX FCM-LA SEYNE – Lancement du bateau-feu « BF 6 » par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. En 1978, il se trouvait sur le banc de Sandettié dont il avait pris le nom (wikipedia / Bateau-feu Sandetti).
–1954 – 16 février : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 20 janvier au 13 mars, phase ARETHUSE à Tuy Hoa et côtes du Phu Yen qui a pour but la conquête du Phu Yen dans le cadre de l’opération ATLANTE. Mission de la Marine : débarquement du groupement para (et commandos) puis de renforts à Tuy Hoa, appui feu et soutien logistique pendant toute l’opération. Lors d’ATALANTE, l’aviso « Dumont d’Urville » ravitaille le « Commandant Duboc » et, avec lui, tire sur le secteur de Qui-Nhon. Ils restent ensemble sur zone du 16 février au 1er mars (Gérard Garier).
–1975 – 16 février : NAISSANCE DU CLUB DE TENNIS DE SAINT-MANDRIER – La première réunion de près de vingt personnes intéressées ne sera pas sans lendemain. Un club indépendant (ou une nouvelle section de l’U.S.S.M.) va permettre aux amoureux de la petite balle de passer aux réalisations. La secrétaire en sera Mme Elisabeth Berry (Article de Marcel Bodréro dans Var-Matin du 2 mars 1975).
–1998 – 16 février : CATASTROPHE AÉRIENNE – Un Airbus A-300 taïwanais de la China Airlines (CAL) s’écrase sur l’aéroport international de Taïpeh, après avoir percuté plusieurs maisons : 202 morts.
–2000 – 16 février : L’ALLEMAGNE DEMANDE PARDON POUR L’EXTERMINATION DE SIX MILLIONS DE JUIFS – Le président allemand Johannes Rau, s’exprimant devant le Parlement israélien, demande pardon pour l’extermination de six millions de juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
–2005 – 16 février : PROTOCOLE DE KYOTO – Signé le 11 décembre 1997 au Japon, le protocole de Kyoto entre en vigueur le 16 février 2005. Il compte 184 Etats signataires sur les 193 États membres de l’ONU. Partant du constat que l’existence de changements climatiques potentiellement dangereux résulte des activités humaines, ce premier programme légalement contraignant déclare que les pays industrialisés en sont les principaux responsables. Il leur fixe ainsi l’objectif de réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2%, par rapport au niveau de 1990, les émissions de gaz à effet de serre, parmi lesquels le dioxyde de carbone, le méthane ou le protoxyde d’azote.
En 2014, même si les pays engagés ont globalement atteint l’objectif fixé, le bilan provisoire faisait état d’une augmentation de 50% des gaz à effet de serre, mettant le monde sur la trajectoire d’un inquiétant réchauffement. Un tel échec s’explique par une donne économique qui s’est profondément modifiée: faire peser l’effort uniquement sur les pays industrialisés sans prendre en compte les économies émergentes, qui ont explosé depuis, n’a plus aucun sens. La Chine est ainsi le premier pollueur au monde avec 25% des émissions mondiales de CO2, alors que l’Union européenne ne représente que 11% du total. C’est pourquoi les Etats-Unis, deuxième pollueur mondial (17%), ont toujours refusé de ratifier le traité, ne voulant pas payer pour les pays émergents.
Force est de constater que des actions sur des bases uniquement volontaires ne suffisent pas et qu’un nouvel outil impliquant cette fois-ci tous les pays paraîtrait plus judicieux. Un texte qui en somme se voudrait plus dans la contrainte et dans une répartition plus « équitable » de l’effort entre les États. En 2012, le protocole de Kyoto a tout de même été prolongé jusqu’en 2020, même s’il est affaibli par le retrait de la Russie, du Japon et du Canada.
–2021 – 16 février : CONFERENCE A SANARY – Ce mardi, à 14 h 30, dans son atelier d’Histoire et d’Archéologie portant sur le Moyen Âge, l’association Découvertes et Civilisations accueillait pour sa 6ème visio-conférence ZOOM, Mme Béatrice TISSERAND qui évoqua: « L’art des débuts de l’Islam de 632 à 750 ».
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 200e livraison :
Accord de partage concernant le bois du Gros-Cerveau (16 février 1862) :

La propriété de la COLLE, par suite des transactions de 1507, et de l’an XI, quoique propriété des hoirs SOLEILLET, était pour eux une terre dont ils n’avaient pas l’entière disposition. Ils ne pouvaient en exploiter les bois, y construire, bref en disposer comme un véritable propriétaire. D’autre part, les habitants sûrs de leurs droits, ne souffraient aucune mainmise des SOLEILLET sur ces terres. Au cours des années passées de nombreuses contestations sujettes à procès, s’étaient élevées entre les divers partenaires. Les héritiers SOLEILLET voulant disposer de terres en toute propriété proposèrent alors un marché à la commune sous forme de partage des terres. C’est ce qui donna lieu à ce qui fut appelé « Le cantonnement de la Colle ». Une réunion générale des ayants droits et héritiers’ de Joseph SOLEILLET, (La liste en serait longue car Joseph SOLEILLET avait eu 6 garçons et quatre filles) et le Conseil municipal présidé par Marc Antoine ARNAUD, accompagné de ses deux adjoints HERMITTE Jean-Baptiste et FLOTTE Paul, ainsi que des conseillers, se tint à la mairie le 16 février 1862. Un projet de partage avait été proposé par un expert, monsieur JUSTE, ingénieur civil à BRIGNOLES. Après discussion, ce projet fut agréé. et le partage effectué comme prévu par Monsieur JUSTE. Trois lots furent faits. La partie centrale: 174ha 8a 40ca) confrontant au levant la partie indivise des propriétaires de la forêt, au midi, des propriétés particulières, du couchant une autre partie restante de forêt et du nord les communes du BEAUSSET et d’EVENOS, fut attribuée à la commune plus favorable aux habitants; les deux autres parties l’une au levant et l’autre au couchant, soit une contenance totale de 134ha 08a 40ca, restaient la propriété des hoirs SOLEILLET. De plus, ceux-ci pour s’affranchir des droits des habitants sur la partie qui leur est attribuée, payeront une somme de 800 francs à la commune (article 64 du code forestier). . Il est en outre décidé d’un commun accord, que les chemins et carraïres servant actuellement à l’exploitation de la forêt seront conservés pour l’usage de la commune et des propriétaires actuels sans que quiconque puisse s’en emparer. C’est ainsi que la commune devint propriétaire, au nom de ses habitants, de notre terrain de LA COLLE. Sur cette partie les droits des habitants prévus par les transactions de 1507: « droit d’usage de paître, couper des herbes, faire des fours à chaux, couper du bois pour construire des édifices, et tous autres usages qu’ils sont en possession de pratiquer et d’exercer dans la dite terre gaste ». Un droit de chasse y sera autorisé le 14 août 1864 sur simple demande faite à la mairie. Un décret impérial du 21 Mai de la même année avait soumis ces bois au régime forestier. Devenu propriétaire la commune fera aussi la même année une coupe de bois concernant les vieux pins pour, d’une part lutter contre l’incendie, et d’autre part, favoriser la pousse de jeunes pins. Au ‘bas de cette délibération, se retrouvent toutes les signatures des SOLEILLET présents à cette réunion. En 1884, une tentative d’annulation de ce partage sera faite. Elle ne pourra aboutir. Les hoirs SOLEILLET resteront dans l’indivision encore longtemps. Ils l’étaient encore en 1912 (Rotger B., 1984 ).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 400e livraison :

(Le port de Marseille par Joseph Vernet).
–entre juin et fin décembre 1653 : Considérant que la guerre n’interdit pas le commerce, les Marseillais s’opposent à la guerre de course, comme le montrent leurs réaction à l’arraisonnement, par les corsaires français dont le cadiérenc Martinot, de navires génois sur lesquels ils ont des marchandises (Chazal J.-P., Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
[Pillorguet, 1989 : Les Marseillais se montrent très hostiles à tous les corsaires, qu’ils soient au service du roi d’Espagne ou au service du roi de France. En particulier, ils n’admettent pas que de corsaires français arraisonnent les bateaux génois, et qu’ils y saisissent des marchandises qui leur appartiennent. Ils n’admettent guère davantage qu’ils s’y emparent de marchandises appartenant à des négociants de pays ennemis : ces prises, fructueuses pour les corsaires, risquent d’entraîner, de la part des Espagnols, des représailles dont eux-mêmes feront les frais. Les Marseillais protestent contre la course auprès de Serroni, évêque d’Orange, qui a l’intendance et la direction générale de l’armée navale[1], et à Paris même. Ils réaffirment que le commerce avec l’Espagne «n’est point défendu, au contraire loisible et permis par les déclarations et arrêts» (MARSEILLE, Archives communales [ACJ, BB 251 B, f. 306]), et surtout que «rien ne préjudicie plus notablement au commerce que les courses et les prises que les armateurs font sur la mer» (PARIS, Archives du Ministère des Affaires Etrangères [AAEI, Mémoires et documents, MD], France, 1718,f. 172]). Cette hostilité profonde à la capture ou à l’arraisonnement des navires neutres se manifeste plusieurs fois, notamment fin 1653et fin 1655. Déjà, fin juin 1653, il se produit un incident dépourvu de gravité, mais qui annonce l’avenir: une «petite esmotion» contre un patron qui a armé en course, très probablement un certain Jean Martinot, de La Cadière – petite agglomération située non loin de La Ciotat (BOUCHES-DU-RHÔNE, Archives départementales [ADI, IX 132, f. 909]). Mais, le 15 décembre, il se produit un incident d’une toute autre gravité. Les officiers de deux galères françaises, dont les équipages n’ont pas été payés depuis sept mois (BOUCHES-DU-RHÔNE, Archives départementales [ADI, IX 132, f. 909]), décident de trouver de l’argent par eux-mêmes, c’est-à-dire de sortir du port pour se livrer au moins momentanément, à la course. Ils ont aperçu, au large, un vaisseau battant pavillon de Gênes, le Concorde, venant de l’Ouest, c’est-à-dire d’Espagne. Ils flairent la bonne prise, et ne se trompent pas: le navire «appartient à quelques marchands de Gênes et de Marseille», et «fait le trafic de Messieurs de Marseille pour l’Espagne» (PARIS, AAE, MD, France, 893 ter, f. 163). Il se trouve chargé, en particulier, de sommes d’argent qui doivent être remises à des négociants marseillais. Ces derniers, inquiets, se précipitent chez les Consuls. Ceux-ci ne demandent qu’à être mis devant le fait accompli. «Secrètement», ils leur permettent de «tendre la chaisne» du port, de «se saisir du passage» et de «s’opposer» à la sortie des galères. Ce dessein est «heureusement réussi», avec l’aide d’un grand concours de peuple, «esmeu et assemblé vers l’église Saint-Jean», celle du quartier des pêcheurs. Au facteur d’ordre financier s’est conjugué un élément d’ordre psychologique, d’une portée plus large; Quatre jours auparavant, le 11 décembre, Ces deux galeres, entrant dans le port, n’ont pas salué la ville de leurs canons, ainsi qu’il est d’usage. La susceptibilité des gens de mer s’en est trouvée froissée (MARSEILLE, AC, AA 67, pp. 601-602. Cf. L. BERCASSE et G. RAMBERT, Histoire du commerce dc Marseille, tome IV, p. 13). En tout cas, les deux galères ne peuvent. sortir du port. En dépit des invectives, le Concorde, prévenu, peut aller aborder à La Ciotat, «où les intéressés vont prendre leur argent», et continuer sa route vers Gênes. Quinze jours plus tard, nouvel incident. Le 30décembre 1653, on retrouve la conjonction de deux facteurs, l’un susceptible de faire agir des marchands, l’autre de rassembler et de mouvoir une véritable foule. Au début de l’après-midi, les alentours de l’église Saint-Jean et les murailles à l’extr6mitê Ouest de la ville se trouvent de nouveau couvertes d’une foule en émoi. Le temps est mauvais. Une barque génoise, le Saint Antoine de Padoue, s’est approchée de l’entrée du port. Mais elle ne peut y pénétrer à cause du mistral, qui souffle violemment du Nord vers le Sud. Son équipage la met à l’ancre «hors la chaisne», au-dessous du Fanal et des murailles de la ville (MARSEILLE, AC, BB 88, p. 104), or, elle est poursuivie, par la polacre[2] les Ames du Purgatoire, armée en course, et commandée par Jean Martinot, de La Cadière. Elle s’approche du Saint Antoine de Padoue, et le capture. Le câble de son ancre est tranché. Une équipe de prise composée d’une vingtaine de matelots monte à son bord, et les deux navires commencent à s’éloigner vers la haute mer… Spectacle qui déchaîne la colère de la foule. Celle-ci est peut-être d’une nervosité inhabituelle (le 30 novembre, les Consuls ont fait savoir à leur agent à Paris : «l’extrême besoin que nous avons de blé en cette ville, et le peu d’espérance qu’il y a d’en recouvrer du costé du Bastion de France, sur la côte d’Algérie. Ils songent à en faire acheter en Angleterre. Cf. MARSEILLE, AC, BB 251 B, ff. 215v-216).En tout cas, elle voit, dans cette prise audacieuse, une nouvelle injure faite à la ville. Il est de tradition que le port bénéficie d’une «franchise» que l’«on ne viole jamais» (MARSEILLE, AC, BB 251 B, f. 219), et qu’il constitue un lieu de «refuge et d’asile inviolable». D’autre part, le Saint-Antoine de Padoue vient bien d’Espagne, de Valence, plus précisément, chargé d’une cargaison de laine et de soie qui appartient, pour sa plus grande part, à des négociants marseillais. Comme ils l’ont fait quinze jours auparavant, ceux-ci adjurent les Consuls de secourir le bateau génois. Mais il ne saurait être question, cette fois, de faire quoi que ce soit «secrètement». Les Consuls ordonnent au capitaine de la garde bourgeoise du quartier du Corps de Ville de se rendre en barque auprès de la polacre et d’obtenir de Martinot qu’il renonce, à l’amiable, à sa prise. Ce capitaine fait diligence, rejoint la polacre, et engage une discussion avec son commandant (MARSEILLE, Archives de la Chambre dc Commerce [ACC], B2, f. 180; AC, BB 8, f. 105.). Pendant ce temps, le Troisième Consul, Etienne Jean, requiert le concours d’un navire malouin qui se trouve «casuellement à l’embouchure du port». Il fait voile, lui aussi, vers la polacre qu’à son approche Martinot fait mettre «en deffense». Le corsaire, cependant, demande à parler à Etienne Jean. «A quoy le commandant du vaisseau ayant consenty et donné sa parole qu’il ne lui seroit faiet aucun déplaisir» (MARSEILLE, AC, AA 67, p. 603), il fait mettre un esquif à la mer, monte à bord du vaisseau malouin, et fait part au Troisième Consul de sa détermination de ne pas abandonner sa prise. C’est alors que se produit le fait décisif: l’«esmotion populaire» déborde de la ville sur la mer. «Plusieurs [c’est-à-dire un grand nombre de] barques et autre bastimens» sortent du port, «à la foule, pour réparer l’injure et l’affront» qui ont été faits à la ville. Le rapport des forces se trouve complètement modifié. Martinot se trouve obligé de se rendre « à la discrétion» des Consuls (MARSEILLE, AC, B2, f. 181). Son équipage, en dépit de quelques gestes menaçants, ne fait aucune résistance. Les deux navires et toute la flottille font donc voile vers le Lacydon, et, le vent étant tombé, peuvent y pénétrer. Une foule indignée les y attend. Les Consuls ont beaucoup de mal à protéger l’équipage du corsaire «de la furie du peuple, qui les abordoit de tous costés, criant quy les falloit esgorger et traisner» (MARSEILLE, AC, BB 88, p. 105). Le Premier Consul doit même repartir sur une barque avec Martinot, aller au-delà de la chaîne, et attendre la pleine nuit pour lui faire rejoindre son équipage en prison. Les Consuls écrivent à Paris des lettres d’autant plus indignées – «un cas si énorme», «le plus horrible et plus méchant attentat», etc. – que leur bon droit n’est pas tout à fait sûr. Ils poursuivent Martinot devant le Lieutenant de l’Amirauté (MARSEILLE, AC, BB 251 B, ff. 218v-219, 235, 238). Ce dernier se montre très réservé: le corsaire a sans doute transgressé un usage, mais il n’a pas contrevenu aux ordonnances de la marine. Les Consuls font donc appel au Parlement. Mais Martinot, qui a pour armateurs «quelques personnes de condition de Marseille», ne manque pas de conseils juridiques. Il présente des «déclinatoires» et prétend n’être justiciable que du duc de Vendôme, Grand Maître et Surintendant de la Navigation et Commerce de France, qui lui a donné permission et «congé» de se livrer à la course. Mazarin se hâte d’intervenir, en raison des incidences politiques de l’affaire, et c’est le Conseil du roi qui est appelé à trancher. Il n’accorde à Martinot qu’une satisfaction partielle. Sa polacre lui est restituée, et il peut emporter une partie de la cargaison du Saint-Antoine de Padoue, celle qui est estimée propriété des «ennemis de l’État». En revanche, «pour certaines considérations et sans tirer à conséquence», le roi laisse les marchands marseillais entrer en possession de leurs biens, et la barque génoise continuer sa route (BOUCHES-DU-RHÔNE, AD, IX, B2, ff. 935-936). A cette décision, il est sans doute des motifs d’ordre intérieur – le désir de ménager Marseille et ses marchands, mais également une raison d’ordre diplomatique: le souci de conserver de bonnes relations avec la république de Gênes.]
LA SEYNE-SUR-MER. 102e livraison :

Le 17 mai 1762, un ordre émanant de M. de Vergennes, ambassadeur du Roi à Constantinople, prescrit l’arrestation du sieur Béguin, de La Seyne, et celle du sieur Granet, de Saint-Nazaire, lesquels embarqués sur le bateau « La Canarie », commandé par un Napolitain, pratiquaient la « Course » tantôt pour le compte des Turcs, tantôt sous pavillon français. En outre, ces individus avaient pris part au pillage d’une bombarde danoise, acte qui aurait suscité de graves ennuis au gouvernement français si ce dernier n’avait pris la décision d’indemniser les armateurs victimes de cette piraterie (Source : Archives de Bouches-du-Rh., série C : consulats et police des Echelles, XVIIIe siècle).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

-Et surtout réveillez-moi à Lyon, dit le voyageur au contrôleur des wagons-lits. C’est là que je descends. Et secouez-moi bien, parce qu’autrement, je me rendors…
-Bien, monsieur. Vous pouvez compter sur moi.
Mais le lendemain, le gars se réveille à Nice. Furieux, il se jette sur le contrôleur et il le prend par le revers de sa veste :
-Espèce de salaud ! Je vous, ai donné un gros pourboire… Je vous ai répété trois fois que je descendais à Lyon, qu’il fallait absolument que je descende à Lyon, qu’il fallait me réveiller à Lyon… Mais vous en foutez, hein ? Plus aucune conscience professionnelle !
-Ecoutez, fait le contrôleur, hurlez tant que vous voudrez… vous ne hurlerez sûrement pas autant que l’autre type que j’ai réveillé à Lyon, que j’ai pris par la peau des fesses et que j’ai obligé à rester sur le quai !

Il est temps, à présent, de se quitter.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon vendredi à tous et à demain pour fêter les ALEXIS !
[1] Hyacinthe Serroni, ancien Dominicain, doit ce siège d’Orange et cette intendance à l’amitié de Mazarin. En janvier 1654, il est chargé de présenter la demande de «don gratuit» du roi à l‘Assemblée des Communautés de Provence réunie à Brignoles. Puis il est nommé «visiteur général» auprès de l’armée de Catalogne.
[2] Une polacre est un navire ayant des mâts à pible (du vieux français (et du provençal), pible – peuplier) c’est-à-dire d’une seule pièce. Elle est souvent gréée en chébec; trois mâts à pible, avec deux voiles latines et un foc.

Laisser un commentaire