ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 3 FÉVRIER 2024 13e ANNÉE (n°4067)
ILLUSTRATION : cliché pris à Fabrégas (La Seyne) en 1959.
LES FÊTES.

(La Seyne – Tamaris en 1959)
Le 3 février, nous fêtons saint Blaise (Blaise de Sébaste), médecin et évêque, qui fut martyrisé en Arménie en 316 par ordre d’Agricola, gouverneur de Cappadoce. Il est le saint patron des troupeaux en Russie.
En Provence, la fête de saint Blaise était autrefois l’une des plus importantes de l’année.
Dans l’église inférieure de l’ancienne abbaye de Saint-Victor se trouvait le puits du saint où les Marseillais allaient prendre de l’eau bénite réputée guérir les maux du gosier.
A Marseille toujours, saint Yzarn construisit au XIe siècle la chapelle de Saint-Giniez qui devint un lieu de dévotion à laquelle s’ajouta l’imposition des cierges dits de Saint-Blaise. On raconte que Saint Blaise guérit un enfant atteint d’un mal terrible à la gorge, en appliquant sur son cou, les deux cierges de l’autel.
La paroisse marseillaise de Saint-Giniez faisait une neuvaine annuelle au cours de laquelle, à l’issue des vêpres, le desservant bénissait l’eau et le pain avant d’effectuer l’imposition des cierges. Cette imposition des cierges était assurée après chaque messe ainsi qu’à 10 heures, 10 heures 30 et 11 heures 30, et 15 heures. C’est uniquement pour la préservation ou la guérison des maux de gorges que cette paroisse invoquait le saint.
A Saint-Jean de Malte d’Aix, on distribuait des gâteaux de Saint-Blaise contre le mal de gorge.
A Arles, les malades posaient la tête sur les carreaux de Saint-Blaise.
Patron de la paroisse de Ceyreste, qui possède un riche reliquaire, on pratiquait aussi l’imposition des cierges que le prêtre faisait en disant ces paroles « Que par les prières et les mérites de Saint-Blaise, Dieu vous préserve du mal de gorge. » L’imposition était faite devant l’autel du saint. Les tambourinaires venaient donner l’aubade au saint.
A Peynier, bénédiction du pain et du sel, des légumes et du fruit à l’autel du saint.
Sur la colline de Saint-Blaise, dans la commune de Saint-Mitre, le 8 septembre pour Notre-Dame de Vie, des pains de Saint Blaise étaient bénis et distribués. On chantait une cantate au saint.
A Salon, les agriculteurs portaient des fruits à l’autel de Saint-Blaise, dans l’église St-Michel. Ils demandaient protection pour eux-mêmes et pour les arbres fruitiers.
Jadis, dans toutes les paroisses rurales, on bénissait le pain et le sel destinés aux bêtes des mas menacées de maladie. Dans diverses paroisses du Comtat Venaissin, l’usage demeura, au moins jusqu’à la dernière guerre, que cinq à six familles fassent bénir du pain et du sel donnés aux animaux en cas d’épidémie. Parfois, on présentait aussi des grains à la bénédiction.
A Montfort-sur-Argens (Var) la fête était toujours préparée par une neuvaine. Chaque jour à l’autel du saint, était dite une messe pour un des quartiers de la paroisse. Le jour de la fête, bénédiction et imposition des cierges, bénédiction de l’huile, messe chantée, petites vêpres. Le dimanche de la solennité, bénédiction du pain, messe de communion, grand-messe, vêpres, procession, bénédiction de la cité. Le lundi grand-messe des remerciements au saint.
A Thoard, jadis on tuait un bœuf. Par la suite, on distribua du pain béni.
De nos jours, on compte 2600 personnes prénommées Blaise et plus de 10 000 qui ont Blaise comme nom de famille.
Au calendrier républicain, ce quinzième jour du mois de pluviôse An II était dédié à la VACHE.
DICTONS.

Si saint Blaise est serein, bon temps pour le grain.
Février, entre tous les mois, / Le plus court et le moins courtois (Manuel du bon cultivateur pour le Midi de la France, 1861).
PENSEE.

(Sanary, 1959 : partie de boules)
« Quand j’étais plus jeune et plus vulnérable, mon père, un jour, m’a donné un conseil que je n’ai jamais cessé de retourner dans ma tête. Chaque fois que tu seras tenté de critiquer quelqu’un, m’a-t-il dit, songe d’abord que tout un chacun n’a pas eu en ce bas monde les mêmes avantages que toi. » (Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique »).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant, en tout ou partie – à ce personnage historique :

Vingt-neuvième ouvrage : Pirenne Jacques – « IV. De la Révolution française aux Révolutions de 1830 », dans Les grands courants de l’histoire universelle. Neuchâtel, éditions de la Baconnière – Paris, éditions Albin Michel, 1953, 430 p. Numéro d’enregistrement H 11930 CA 1 3 3 A.
Livre I – Chapitre VI : L’échec de la restauration d’une République constitutionnelle ouvre la voie à la dictature militaire et ramène la guerre (1795-1799.
Livre II – Chapitre VII : Napoléon Bonaparte tente d’imposer à l’Europe un Empire autoritaire. Il échoue devant la maîtrise maritime de la libérale Angleterre.
Chapitre VII : Bonaparte instaure son pouvoir personnel et vise à la constitution d’un Empire méditerranéen (1799-1802).
Chapitre VIII : Bonaparte instaure sur l’Occident de l’Europe l’Empire autoritaire (1802-1806).
Chapitre IX : Napoléon étend son Empire jusqu’à l’Elbe et prétend imposer son autorité à l’Europe entière. Il ouvre ainsi une nouvelle fois la crise de l’unité européenne (1806-1814).
Livre VIII : Le monde en 1814.
Chapitre X : l’Europe en 1814.
ÉPHÉMÉRIDES.

–1112 – 3 février : LA PROVENCE SE DOTE D’UN COMTE CATALAN – Raimond Bérenger III (1096-1131), comte de Barcelone, épouse, le 3 février 1112, Dolça, héritière de la Provence Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, 2005). «C’était mettre la restauration du pouvoir en de puissantes mains, mais c’était aussi abandonner tout espoir d’un gouvernement dans l’indivision » (J.-P. Poly, 1976). La rivalité des maisons de Saint-Gilles et de Barcelone va marquer l’histoire de la Provence pour plus d’un siècle, jusqu’à la mort de Raimond VII de Toulouse. Le 3 février 1112, le mariage du comte de Barcelone Raimond Bérenger et de Douce, la fille aînée de Gerberge de Provence, comtesse de Provence, se déroule à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille et non à Arles, alors capitale du comté de Provence, probablement en raison des attaches catalanes de l’abbaye Saint-Victor, mais plus certainement à cause de la présence de l’évêque banni Aicard sur le diocèse arlésien à cette date (Cahier de l’Ouest varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012)
–1250 – 3 février : Rosselin, abbé de Saint-Victor, met fin au litige existant entre Hugues Geofroi [de Trets] et les habitants de la Cadière au sujet d’une forêt dans laquelle ils prétendaient avoir le droit d’entrer et de faire paître des troupeaux, de couper du bois, de faire du charbon et d’opérer des défrichements, alors que Hugues Geofroi soutenait que cette forêt constituait un défends lui appartenant exclusivement. Acte n° 1129 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 93; IND.: Guérard n° 1129).
–1329 – 3 février : La Saffraniera (registre aux archives de la Major). La Saffraniére – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Camas, avec l’orthographe actuelle depuis 1430 (registre aux archives des Prêcheurs).
–1348 – 3 février : Trets. Hommage par Dragonet de Montauban pour le quart de Trets à Raimond d’Agoult-Sault. (Acte 661 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : Ind. : Notes de F. André sur Trets).
–1387 – 3 février : UN FAUX DIPLOMATIQUE DE LA PLUS BELLE ESPÈCE : LA LOI SALIQUE– C’est le 3 février 1387 que la loi salique est appliquée par les juristes de la dynastie royale des Valois pour justifier l’interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France. Cette loi sera ensuite appliquée par la plupart des monarchies européennes. Fondée sur un certain nombre de faux en écriture, de mensonges et d’omissions, cette éviction a suscité, dès le XIIIe siècle, des résistances et des conflits.
–1615 – 3 février :

(cliché H. Ribot)
1. lieux-dits de Marseille –
A. Un acte fait mention du fief de la famille Barras. En effet La Barrasse, bastide au quartier de Saint-Marcel, était de M. de Barras, conseiller à la cour du Parlement d’Aix, qui possède toutes les terres du lieu qui prennent alors son nom mais dont les premières appellations faisait référence à la présence d’un vallon : Vaugueton, puis Valgatun.
B. Camp d’Arène (acte aux archives de l’Évêché). Camp d’Arène lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près du pont de la Barasse. Première mention : Las Arenas, 18 mars 1506 (acte aux archives de l’Évêché). Le 25 mars 1516, Pierre d’Arène reconnut à l’Evêché de Marseille une terre audit lieu, (registre n” 61 des archives de l’Evêché).
C. Le Cast, (registre aux archives de l’Évêché). Le Cast – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près de l’ancien château (1872). Première mention : Cartengut,le 11 juin 1299 (acte notarié).
D. Cros de Nouguier, (registre aux archives de l’Évêché). l’Air Cros de Noguiers – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près de Gadelone. Première mention : Cros de Noguies, le 30 décembre 1392 (registre aux archives de l’Evêché) retranscrit Cros de Noguiers, le 8 décembre 1455 (ibid.).
E. La Fousque (registre aux archives de la Major) – lieu-dit, quartierde Saint-Marcel, à la Tuilière. Première mention : La Fosque aux Alonins,1501 (registre aux archives de la Major).
F. La Teuliere (registre aux archives de la Major) – hameau du quartier de Saint-Marcel, quartier de Romiquières. Première mention : La Tuilyere, 29 août 1579 (registre aux archives de l’Evêché).
G. Val Longue (registre aux archives de l’Évêché). Vau-Longue – lieu-dit, quartier de la Valentine, près la Serviane. Première mention : Vallis Longa, 7 août 1390 (charte aux archives municipales).
H. Plan des Hommes (registre aux archives de l’Évêché). Les Ormeaux – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Les Ormes, 29 août 1579 (registre aux archives de l’Evêché).
I. Les Raymonds, 3 février 1615 (registre aux archives de la Major). Les Raymonds – lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (1872). Première mention : Le Reymond, 13 octobre 1605 (acte aux archives des Trinitaires) puis La Reymone, le 22 septembre 1704 (registre aux archives de la Major).
J. Collet de Thollon (registre aux archives de l’Évêché). Le Tollon – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, entre la Salle et les Comtes. Première mention : Tollon, 20 avril 1288 (charte aux archives munie.).
2. lieux-dits d’allauch – Ourmes (acte aux archives municipales d’Allauch). Les Hourmes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872). Première mention : Houlmes , le 14 mai 1607 (acte notarié à Allauch).

(collection H. Ribot)
–1646 – 3 février : LES SANARYENS SONT MÉCONTENTS DE LEUR PRÊTRE – En 1653, plaintes des habitants du quartier de Saint-Nazaire (Sanary) contre le manque d’assiduité du curé Isnard Blanc qui sera finalement remplacé. Le seigneur d’Ollioules avait, dans une lettre adressée aux Syndics de Saint-Nazaire le 3 février 1646, donné à ceux-ci la marche à suivre pour remédier aux manquements de l’abbé Isnard Blanc (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 59)
–1696 – 3 février : lieu-dit de Marseille – Le Clos (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Clos des Pères Carmes – lieu-dit, quartier de la Belle-de-May.
–1766 – 3 février : lieu-dit de Marseille – La Sarragotte – propriété, quartier de Château-Gombert, au Gavau (registre aux archives de la Major).
–1770 – 3 février : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 30 : la baronnie de la Molle est achetée à Jean-Joseph-Baptiste de Suffren, marquis de Saint-Tropez et Saint-Cannat, commandant de la ville et de la Citadelle de Saint-Tropez, par Honoré-Hippolyte de Boyer de Fonscolombe, conseiller du roi en la cour du Parlement de Provence.]
–1778 – 3 février : Ourmes (acte aux archives municipales d’Allauch). Les Hourmes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872). Première mention le 14 mai 1607 : Houlmes (acte notarié à Allauch).
–1793 – 3 février : DÉCRET PAR LEQUEL LA RÉPUBLIQUE ÉTAIT EN GUERRE AVEC L’ANGLETERRE ET LES PROVINCES-UNIES – Effet de la circulaire du 3 février : Parvenu le 10 février au soir à Toulon, le décret par lequel la Convention avait déclaré que la République était en guerre avec le roi d’Angleterre et avec le stathouder des Provinces-Unies avait été signifié à minuit par exprès à toutes les municipalités par les soins de Ricard, procureur général syndic du département du Var. De grands préparatifs de défense furent effectués au port de Toulon et, dans le but d’augmenter le nombre des « armuriers » de l’arsenal, un pressant appel fut adressé par les administrateurs du directoire du district de cette ville aux ouvriers compétents se trouvant dans les villages voisins. A titre de frais de conduite, ils devaient recevoir six sous par lieue de poste et à titre d’indemnité pour port de leurs effets, une somme de deux sous six deniers (circulaire du 3 février). Peu avant, le chef de l’administration des chantiers et ateliers requérait quant à lui l’envoi à Toulon des tonneliers disponibles et cette demande fut agréée tout de suite par les municipalités le 30 janvier (Henri Ribot, Les Soldats de l’An II).
–1798 – 3 février : ARMEMENT ACCÉLÉRÈ DES NAVIRES DE GUERRE – Le ministre de la Marine ordonne de presser l’armement des navires devant, disait-il, « porter chacun deux mille hommes de troupe avec de l’artillerie » (Louis Baudoin, 1965, p. 406).
–1807 – 3 février : UN FRANÇAIS AUX CÔTES DES COLONIES SUD-AMÉRICAINES CONTRE L’ESPAGNE – François Mourdeille, de Bormes, commande les polacres corsaires “Légère” et “Diana”, puis la corvette “Dromadaire” de Toulon, et fait la chasse aux Anglais dans l’Atlantique. Il est à Loango en novembre 1805 avec un butin de trois frégates Anglaises, puis à Montevideo en juin-juillet 1806. Là, son destin bascule : les Anglais soulèvent les colonies Sud-américaines contre la métropole Espagnole. Il prend donc parti contre ces soulèvements, fait le siège de Buenos Aires, pris le 10 août 1806, et reprend Montevideo le 3 février 1807 (Henri Ribot, Ephémérides).
–1856 – 3 février : la municipalité d’Allauch achète l’église de la Bourdonnière par un acte passé avec Monseigneur Mazenod, évêque de Marseille, pour la somme de 8 019 francs (Louis Ardissone, 1981).
–1869 – 3 février : LA GYMNASTIQUE, MATIÈRE D’ENSEIGNEMENT A L’ÉCOLE – Le décret de Victor Duruy du 3 février 1869 faisant de la gymnastique une matière d’enseignement à l’école n’a pas eu de retombées ici et le rapport du 23 juillet 1870 sur la situation de l’enseignement primaire dans la Var (12) ne contient pas un mot sur la gymnastique. Les choses changèrent lorsque Jules Ferry arriva à la tête de l’Instruction publique en février 1879 (Jean-Pierre Gaugain, 2012).
–1886 – 3 février : LA JEUNE ÉCOLE EST A LA TÊTE DE LA MARINE FRANÇAISE – La nomination comme Ministre de la Marine de l’amiral Aube, chef de file incontesté de la “ Jeune École ”, entraîne, le 3 février, l’annulation de la construction des cuirassés Brennus et Charles Martel, lesquels n’ont d’ailleurs pas été mis sur cale. Les matériaux déjà reçus par l’arsenal de Toulon seront ultérieurement utilisés sur les Carnot, Bouvet et un transport d’escadre (Gérard Garier).
–1897 – 3 février : LE PROVENÇAL APPARAÎT COMME LA LANGUE DES PLUS DÉFAVORISÉS – En janvier 1897 se termine la grève des riveteurs, chanfreineurs et perceurs des FCM. Cette grève d’ouvriers non spécialisés, effectuant des travaux de force, unit des ouvriers français et de très nombreux ouvriers immigrés, des Italiens pour la plupart. Il ne s’agit plus là de la traditionnelle émigration piémontaise, mais de sujets du jeune royaume d’Italie, qui va désormais de Turin à la Sicile. Les Toscans dominent, et la plupart des noms italiens que nous repérons alors sont des noms en i. La familiarité de ces Italiens avec le français est beaucoup moins grande que celle des Piémontais, et qui plus est, beaucoup d’entre eux apprennent au travail un Provençal francisé, ou un Français provençalisé, qui est la vraie langue du travail. C’est l’école qui francisera leurs enfants. On trouve dans le dossier de police conservé aux archives départementales cette coupure significative : “Dans la matinée, à 9 h., une importante réunion des grévistes avait lieu au sous-sol sous la présidence du citoyen Maille, président du Comité. 800 ouvriers environ y assistaient. Au début, on a donné lecture des récents articles que nous avions consacrés à la grève. Afin de permettre à tous les assistants de comprendre, ces articles ont été successivement lus en français, puis traduits en italien par le citoyen Fio, vice-président du Comité, et enfin en provençal. Les grévistes ont vigoureusement et unanimement applaudi, puis ils ont voté un ordre du jour de chaleureux remerciements au Petit Provençal qui, à peu près seul dans la presse, avait soutenu leur cause. Camille Ferdy”. Ce sont souvent les détails qui font l’histoire. L’épisode de la traduction provençale a été signalé dans des ouvrages d’histoire locale, comme donné par Le Petit Var. Or c’est bien Le Petit Provençal, l’organe socialiste de Marseille, qui a mis ce fait en avant le 3 février 1897. Il est significatif que les deux journaux toulonnais, le radical Petit Var et le conservateur République, s’ils savent saluer Mistral, ignorent cet usage du provençal qui situe les travailleurs français maîtrisant mal le français au rang de ces Italiens si méprisés. Le provençal n’est plus ici, comme dans la chanson de l’émissaire, la langue de tous dans laquelle on traite plaisamment de politique locale. Il est encore moins, comme dans la littérature félibréenne, langue d’une nation mythique. Le provençal apparaît comme le parler des plus défavorisés, des moins instruits, des plus à l’écart de la modernité. C’est pourquoi, même s’il peut servir de vecteur à l’explication, il ne peut être pris en compte comme langue par les socialistes (René Merle, 1997).
–1903 – 3 février : ENSEIGNEMENT – Les écoles étaient régulièrement visitées par l’Inspecteur Primaire. Cette visite était un événement. Le mardi 3 février 1903 M. Bourrilly inspectait les écoles de la section de Saint-Mandrier. Satisfait de la bonne tenue des élèves, des livres, des cahiers et des renseignements obtenus, M. Bourrilly a accordé un jour de congé à tous les petits écoliers (Gisèle Argensse, 1989, p. 91).
–1913 – 3 février : DÉBUT DU PROCÈS DE LA BANDE A BONNOT.
–1915 – 3 février : LE MIROIR N°64, DU 28 JANVIER AU 3 FÉVRIER 1915, ÉDITORIAL “LA GUERRE” : “MERCREDI 3 FÉVRIER. — Redoublement de la lutte d’artillerie; attaques d’infanterie allemandes repoussées sur toute la ligne avec des pertes sérieuses. C’est le cas, par exemple à Guinchy, où les troupes anglaises ont non seulement rejeté un assaut, mais progressé entre Arras et la Bassée. Nous avons bombardé avec beaucoup d’efficacité la gare de Noyon où avaient lieu des opérations de ravitaillement de l’ennemi.

(coll. H. Ribot)
“A Saint-Paul, aux portes de Soissons, nous sommes demeurés à nouveau maîtres de la situation, après un vif combat. Progrès de nos troupes à Perthes-les-Hurlus ; échec allemand en Argonne (près de Bagatelle) ; autre échec allemand en Woëvre (près de Troyon) ; avance française en Haute-Alsace, près de Burnhaupt-le-Bas.
“Les Russes cheminent à leurs deux ailes en Prusse orientale et en Galicie, mais les combat les plus sanglants ont lieu en Pologne; le Allemands ont perdu plus de 6.000 tués à Borginoff où ils ont livré plusieurs assauts en masses serrées.
“Le gouvernement allemand réquisitionne les métaux ; la bière renchérit ; le rationnement du pain inquiète les esprits outre-Rhin.
“La Roumanie a demandé des explication au ministre d’Autriche, le comte Czernin, sur les concentrations de troupes qui ont été opérées à sa frontière.
“Le gouvernement italien déclare qu’il n’a pas songé à obtenir le Trentin par une négociation poursuivie durant la guerre.
“Le gouvernement russe décide de traiter en criminels de droit commun les aviateurs allemands qui lancent des bombes sur les villes ouvertes. »
–1916 – 3 février : VISITE DE FRANÇOIS FABIÉ A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – Le poète François Fabié était de passage dans la section de Saint-Mandrier. Avec M. Spariat, le curé-aumônier, il s’est rendu à l’hôpital militaire où il fit une visite au médecin-chef (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).
–1919 – du 3 au 8 février : CONFÉRENCE SOCIALISTE INTERNATIONALE À BERNE – C’est la première fois depuis la guerre que des représentants socialistes des pays en conflit se rencontrent. On se met d’accord sur un programme social à défendre. Mais deux points de divergence : les représentants français et alliés voudraient faire admettre par les Allemands que la responsabilité de la guerre incombe uniquement au Kaiser. Les Allemands évoquent la responsabilité du Tsar. Le second point de litige est l’attitude à l’égard de la Révolution bolchevique : tous sont d’accord pour condamner l’intervention militaire des Alliés, mais les positions divergent sur l’appréciation de fond. Pour une minorité, il s’agit bien d’une révolution anticapitaliste. Pour la majorité, la « dictature du prolétariat » est à condamner et Lénine ne peut prétendre représenter à lui seul le socialisme en Russie (Alain Rossel, 1984).
–1920 – 30 janvier : L’HUMANITÉ DU 30 JANVIER 1920 PUBLIE DEUX COURTS ARTICLES CONCERNANT LE DISCOURS PRONONCÉ PAR LÉON TROTSKI AU 3e CONGRÈS PANRUSSE DES SOVIETS ÉCONOMIQUES QUI S’EST TENU À MOSCOU.

Premier article : “Un discours de Trotski – La mobilisation du travail, dit-il, n’est pas une atteinte à la liberté. La liberté du travail, principe bourgeois, n’a jamais conduit qu’à la liberté de l’exploitation. La Constitution des Soviets prévoir la mobilisation des travailleurs. L’armée rouge entrant dans la vie économique va y apporter les meilleurs éléments du militaire : la discipline et la responsabilité de la stricte exécution des ordres Désormais toute l’administration militaire doit être adaptée aux conditions économiques. Au fur et à mesure de la disparition des fronts, le pouvoir des Soviets reviendra au principe de la milice. Toute la population de chaque région sera à la fois une association pour le travail et une unité pour l’armée. Les meilleurs élément de la classe ouvrière développeront dans la vie économique l’expérience organisatrice acquise pendant la guerre. On a déjà parlé de la création « d’armées révolutionnaires du travail »». Il en existe déjà une ; une autre est en formation. Une armée du travail est constituée en Ukraine ; une autre se prépare dans le Caucase du Nord pour l’exploitation du naphte de Grozny. Dans le Nord, la 7e armée sera utilisée pour l’exploitation des tourbières et schistes. Si les ouvriers, conclut Trotski, consacrent toute leur énergie, toute leur intelligence et leur passion révolutionnaire à lu tâche économique comme ils l’ont consacrée à la défense de la République, la Russie entrera prochainement dans la voie radieuse qui confondra ses ennemis et comblera de joie ses amis. De nombreux applaudissements saluèrent cette espérance.”.
Second article : “Les commentaires de la Pravda – … nous devons passer des détachements volontaires de travailleurs communistes à l’armée révolutionnaire du travail. Nous devons coordonner tous les efforts du prolétariat industriel selon un plan rationnel.” Suivent des exemples tirés d’un communiqué de la première armée du travail. L’article est signé “pour le Soviet révolutionnaire de la Première armée du travail : Galevski et Lokoskov”.

–1920 – 3 février : PROJET DE TRANSFORMATION DU CUIRASSE « BÉARN » EN PORTE-AVIONS – À la suite du rapport du lieutenant de vaisseau Latham du 3 février 1920, le chef d’État-major général ordonne au Service aéronautique d’étudier la transformation du cuirassé Béarn en porte-avions. La coque de ce dernier est toujours sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1921 – 3 février : c’est un Joseph Conrad vieillissant, âgé de 63 ans, et fatigué qui embarque à Marseille sur « L’Iberia » à destination d’Ajaccio. Parmi les passagers, un étranger, arrivé à l’âge où l’on sait bien ce que l’on perd à chaque heure qui passe. À sa démarche, on décèle un marin pour qui la terre ferme, après des années dans le balancement de la houle, semble ne jamais devoir être un terrain familier. Aujourd’hui, nul gros temps à l’horizon et la marche du vapeur se prévoit lente mais sûre. La traversée a toutes chances, pourtant, d’être inconfortable. Il est accompagné de Jessie et de l’infirmière dont elle a grand besoin. À soixante-trois ans, Joseph Conrad a plus de souvenirs que s’il avait mille ans. Nous sommes le 3 février 1921 (réf. Maddalena Rodriguez-Antoniotti, « Un 3 février 1921 », Bleu Conrad, Le Destin méditerranéen de Joseph Conrad, Albiana, 2007, pp. 17-18).
–1924 – 3 février : INTERNATIONAL – La presse nous informe que l’Angleterre a reconnu “de jure” la Russie soviétique.
–1936 – 3 février : SERVICES – La première réunion pour la formation du bureau de la future Caisse d’Épargne de Saint-Mandrier, se tient le 3 février 1936, salle de la mairie. Le bureau aura pour président M. Marc Baron, M. Barbe sera vice-président et M. Flachot Charles secrétaire, Douze administrateurs le compléteront (Gisèle Argensse, 1989, p. 205 et 2000, p. 28).
–1937 – 2 et 3 février : LA PRESSE SE FAIT L’ÉCHO DU PROGRAMME GIGANTESQUE D’ARMEMENT EN FRANCE (19 milliards de francs étalés sur quatre ans). Les espoirs de désarmement général et simultané sont maintenant révolus. Tous les pays réarment et s’efforcent de rattraper le temps perdu (Alain Rossel, 1984).
–1940 – 3 février :
-LES COMMUNIQUÉS SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT COMME LE PROUVENT CEUX-CI PUBLIÉS PAR L’AUTO, le vendredi 2 février : “153e jour de guerre/
“Communiqué n°301, 1er février (matin). Rien à signaler.
“Communiqué n°302, 1er février (soir). Journée calme dans l’ensemble. Tir des casemates de part et d’autre du sur le Rhin.”
Citoyens, dormez en paix , la drôle de guerre bat son plein !
-UN BRISE-GLACE EN PLEIN PARIS. L’hiver 1940 restera dans le souvenir des Parisiens. Ils avaient déjà vu la Seine gelée, mais nous ne pensons pas qu’un brise-glace ait jamais été utilisé dans la capitale. Ce n’est pas sur le fleuve, mais dans le bassin de la Villette qu’il a fallu faire circuler un remorqueur complété à l’avant par un éperon (Excelsior, samedi 3 février).
–1944 – 3 février :
1. NAVIRES SABORDES A TOULON – Les sous-marin français « Thétis » et « Diamant », sabordés en novembre 1942, déclarés inutilisables par les Allemands, sont remorqués à Brégaillon (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
2. NOTRE MARINE AU LEVANT – Pendant le premier trimestre, il reprend son activité de routine dans le Levant. L’aviso-dragueur Commandant Dominé opère dans le triangle de Famagouste, Port Saïd, Mersin, assurant les escortes du trafic entre les différents ports des « Échelles du Levant ». Les 3 février, 1er mars, 16 et 17 mars, il participe à des recherches de sous-marins ennemis (Gérard Garier).
3. LE MAJOR FRANKLIN L. ROBINSON DEVIENT «SQUADRON LEADER » (chef d’escadrille) du 48ème Fighter Squadron le 3 février 1944. Le 10 août 1944, il ralliera le terrain avancé d’Aghione en Corse en vue de l’opération ANVIL / DRAGOON (débarquement de Provence). Il mourra au combat le 16 août 1944 à Six-Fours, lors d’une mission de bombardement en piqué sur la région. Le major Franklin Louis Robinson repose au Rhône American Cemetery, de Draguignan (Claude Majastre, 2007).
–1945 – Du 1er au 3 février : NOTRE MARINE EN MÉDITERRANÉE – L’aviso-dragueur « Commandant Delage » patrouille devant Toulon (Gérard Garier).
–1955 – 3 février : CHUTE DU GOUVERNEMENT PIERRE MENDES-FRANCE.
–1962 – 3 février : VOYAGE INAUGURAL DU PAQUEBOT « FRANCE » ENTRE LE HAVRE ET NEW YORK.
–1967 – 3 février : LA SCOLARITÉ DEVIENT OBLIGATOIRE JUSQU’À 16 ANS.
–1970 – février : PREMIÈRE PIERRE DU CENTRE D’INSTRUCTION NAVAL DE SAINT-MANDRIER – « Le travail se poursuit très activement aux immenses chantiers du Centre d’Instruction naval dont la première pierre fut posée le 3 février 1970 par M. Fanton, secrétaire d’Etat à la Défense Nationale, au cours d’une imposante cérémonie, Saint-Mandrier a été résolument engagé sur la route du progrès. (…) La Marine et les autorités civiles ont efficacement contribué à ces transformations qui dotent Saint-Mandrier des équipements depuis longtemps espérés. Les réalisations dont il serait vain de méconnaître la valeur, concernent l’éclairage, les écoles, l’eau et la célèbre plage de la Vieille qui va pouvoir enfin être mise à la disposition du tourisme après une très audacieuse opération. (…) L’éclairage est celui d’une bonne partie de la route du Cap Cépet. Une première tranche vient de s’achever. Elle apporte la lumière du croisement de la route de la Coudoulière jusqu’aux Hauts Saint Georges. Les hauteurs de Saint-Mandrier sont ainsi maintenant tirées de l’ombre. (…) Grâce à l’action commune menée à bien par la Marine et l’autorité civile, Saint-Mandrier ne risque plus de manquer d’eau, même en période de grande sécheresse » (Gisèle Argensse, 2000, p. 88).
–1977 – 3 février : AGRANDISSEMENT DE L’HÔTEL DE VILLE DE SANARY – En 1909, le presbytère de l’église Saint-Nazaire fut transféré à la commune de Sanary en même temps que le terrain du Rosaire (J.O. du 26 mai 1909). Après avoir eu différentes destinations par suite du décès du chanoine Arnaldi, la maison abrita entre autres le Foyer des Anciens. C’est finalement l’Hôtel de Ville qui l’absorbera le 3 février 1977 sous la Municipalité Brunel (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
–1978 – 3 février : A PARIS, LE DOLLARS US S’ÉCHANGE A 4,93 FRANCS.
–1979 – 3 février : REMISE DES CÉSARS – MICHEL SERRAULT ET ROMY SCNEIDER, CESARS DES MEILLEURS ACTEURS – « L’Argent des autres », film de Christian Chalonge, est sacré meilleur film. Son rôle dans « La cage aux folles », d’Edouard Molinaro, vaut à Michel Serrault le César du meilleur acteur. Celui de la meilleure actrice revient à Romy Schneider pour « Un histoire simple », de Claude Sauter/
–1981 – 3 février : LA LOI « SÉCURITÉ ET LIBERTÉ » ENTRE EN APPLICATION.
–1990 – 3 février : LA VÉRITÉ SUR UN CHARNIER DÉCOUVERT A TIMISOARA – Un bébé mort, recroquevillé sur le corps de sa mère, morte elle aussi (…). A côté, plusieurs autres corps. L’image-choc avait ouvert les journaux télévisés du monde entier. Elle était destinée à prouver la réalité des « charniers » qui résultaient du « massacre planifié » de 4630 personnes, commandé par Ceaucescu. Image mensongère. Trois médecins de la ville ont aujourd’hui témoigné : des cadavres de personnes décédées de mort naturelle avaient été retirés de l’institut médico-légal et amenés par des « révolutionnaires » jusqu’au cimetière où ils ont été présentés comme des victimes de la Securitate (Pierre-Yves Grasset, « Chronique du XXe siècle », 1er trimestre 2000.
–1991 – 3 février : LA TERRE A FAILLI DISPARAÎTRE – Des astronomes américains révèlent que la Terre a échappé à une collision avec un astéroïde le 18 janvier dernier. Nota : Si cela avait été le cas, il n’y aurait pas un astronome pour en parler et encore moins de personnes pour en lire la nouvelle.
–1999 – 3 février : SORTIE DU FILM « ASTÉRIX », un long métrage de Claude Zidi, avec Christian Clavier, Gérard Depardieu et Laetitia Casta. C’est le film le plus cher de l’histoire du cinéma français.
–2018 -3 février : MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY : Samedi nuageux mais sans pluie avec un maximum de température de 11°. Il faut s’attendre à 5° la nuit prochaine et à un vent d’une quarantaine de km/h dans la journée.
–2019 – 3 février :
1. NAISSANCE DANS LA FAMILLE. Ce matin, à 4h, notre nièce, Maïté, a mis au monde une petite fille. La nouvelle vient de nous parvenir ! bises à la maman, au papa et au bébé.
2. MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY : De 7h à 10 h, éclaircies avec Mistral à 40 km/h pouvant atteindre 85 km/h en rafales, 7° attendus à 10 h. A partir de 10h, jusqu’à 16h, le vent, toujours du Mistral, s’atténuera quelque peu (20 à 25 km/h, mais toujours avec des rafales de plus de 50 km/h, associé à une température maximale de 10°. A partir de 19h, le vent devrait s’orienter plein nord et cela durant toute la nuit. Les températures prévues pour la nuit prochaine sont de l’ordre de 3 à 6°.
–2020 -3 février : MÉTÉO DU JOUR POUR SANARY : ensoleillé avec un assez fort vent d’ouest (30 km/h avec des pointes à 45 km/h) et des températures allant de 13° pour les minimales à 20° pour les maximales, tel se présente ce lundi.
–2021 – 3 février : « Une » de Var-Matin !
1. Décapitation lundi à Toulon – l’histoire d’une dérive : Le récit de la descente aux enfers du suspect – Ses voisins sous le choc témoignent de l’horreur.
2. Ouest-Var : immersion dans un élevage de « maine coon » (espèce de chats).
3. Sainte-Anne-d’Evenos : arrestation de l’homme qui avait tiré sur un policier.
4. La Seyne : risque de grève en mairie.
5. Hyères FC – Boudjellal Officiellement propriétaire du club
6. crise à l’OM – il voulait démissionner, Villas-Boas mis à pied.
–2022 – 3 février : « Une » de Var-Matin !
1. Le mal du logement. Le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre est alarmant. Elle se montre sévère à l’égard du quinquennat d’Emmanuel Macron. Etat des lieux et témoignages pour le Var.
2. Sanary : centre d’obésité Les Oiseaux : clap de fin !
3. La Seyne : les chasseurs au secours des animaux.
4. Concours : les vins du Var testés avant le Jour J à Paris.
5. Marseille : saisie record de plus de 500 kg de cocaïne.
6. Rugby : la borde un joker à la relance au RCT.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 181e livraison : [Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Depuis l’origine du bourg et même celui du « cellellani Sancti Nazarii » le cimetière était proche de l’église. En 1710, sur autorisation de l’Evêque de Toulon, on put le transférer dans l’actuelle rue de la Prud’Homie, sur l’emplacement de la maison n° 2 de la dite rue. Cette rue s’appela alors rue Saint-Pierre. Tous les ossements y furent transférés et on l’entoura d’un mur de ceinture.]

(Sanary – porte ancienne de la rue de la Prud’homie. Cliché H. Ribot)
[Rotger B., 1984 : De plus, en cette même année on vient de créer un nouveau cimetière. Il est établi. au nord de ce qui est aujourd’hui la rue de la Prud’homie et qui s’appelle alors rue Saint-Pierre et place Saint-Pierre. On décida d’y faire transporter la terre de l’ancien cimetière qui de temps immémorial et vraisemblablement du temps du « cellam Sancti Nazarii » se trouvait au devant de l’église et face au port. On en abattra les murailles dont on fera charrier les pierres et les débris de façon que la place qui prendra sa suite, vis-à-vis la porte de l’Eglise, soit régulière. Ce transfert fut autorisé par monseigneur l’Évêque de TOULON. Cette place qui. Sera la place de la paroisse, puis plus tard place Victor Hugo, sera la place Michel Pacha que nous connaissons aujourd’hui. C’est au bout de cette place, on avant du port, que se trouvait la fontaine de SAINT-NAZAIRE, alimentée par la source de Mortier et qui y fut construite en 1663-1664. Cette translation du cimetière avait été décidée par monseigneur l’évêque de TOULON lors de sa visite de l’église le 24 Juin 1709. D’après la relation de cette visite, l’ancien cimetière faisait coin devant la porte de l’église paroissiale et tout contre la maison de messire Joseph INFERNET, vicaire du lieu. Il était de peu de contenance. Le vicaire eut à payer le prix des places des maisons où fut installé le nouveau cimetière, la communauté n’eut à sa charge que la construction de la clôture.]
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 381e livraison :

–1511 : à propos des guerres d’Italie le pape Jules II format contre la France la sainte Ligue dans laquelle était entré le roi d’Angleterre. Marseille arma une flotte de galères composée strictement d’équipage provençaux et commandée par l’amiral Prégent de Bidoux, vice-amiral des mers du Levant. Celui-ci attaqua la flotte anglais non loin de Brest l’a vaincu tu as son chef l’amiral Howard et on en fit une chanson : « Or, anglais pervers et maudits, / Eveillés comme chat qui dort, / de faire la guerre au roi Loys / Arrivés estes Ah mauvais port ! / prégent, sur mer, puissant et fort / , vostre Amiral a mis Amor. »
–1511 – 3 décembre : Seyssel est nommé évêque de Marseille (bulles du pape Jules II).
–1515 : Dans la correspondance royale, la ville prend son nom moderne, Marseille (Jacques Marseille, 2002).
–1515 – 1er avril : Seyssel prend son poste d’évêque de Marseille.
–1515 – 8 mai, 5 et 9 juin Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 862 : Claudius de Sceysello, évêque de Marseille. 8 mai – Claudius de Sceysello, mi. Di. Massilien. Episcopus … castrum de Siigna, cum tota ejus valle, scilicet castro de Maynaguetas, Castro Veteris, castro de Meuna, castro de Nolis, Castro Viridis, castro de Bauceto, et castro de Ayroneves … (Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 862, p. 527).
–1516 – janvier : Le roi François Ier entre à Marseille. Après sa victoire de marignan, François premier arrivait à Marseille à bord de la Reale. Marseille le reçut somptueusement et lui donna le spectacle d’un combat d’oranges Auquel il participa. il le visita la colline de Notre-Dame de la garde et l’île d’If Sur chacune desquelles il devait faire construire un fort.
En 1516, c’est l’arrivée de François Ier triomphant, après la bataille de Marignan et la conquête du Milanais ; il était accompagné de la reine Claude. Un cortège municipal alla à sa rencontre jusqu’au Plan de St-Michel: enfants portant des banderoles, jeunes filles richement vêtues et chevelures au vent, trois corps de milice bourgeoise, les consuls, les notables, enfin le viguier Louis de Vento, précédé de six hallebardiers et suivi de tous les gentilshommes de la ville. Par un autre côté du Plan arrivèrent toutes les corporations, tambour battant, enseignes déployées. En même temps débouchait l’évêque, Claude de Seyssel, avec son clergé porteur de la châsse de saint Lazare. Les reliques de saint Victor étaient en bonne place, entourées des moines de l’abbaye. Dans la ville, à tous les carrefours, des tréteaux avaient été élevés, sur lesquels on représentait les principaux actes de la vie de saint Louis d’Anjou, le saint marseillais qui appartenait, comme François Ier, à la lignée des Capétiens (Boulaya d’Arbeaud).
LA SEYNE-SUR-MER. 89e livraison :

(Ollioules-La Seyne la petite Garenne Borne de l’ouest. Cliché HRibot PICT2468).
Limites d’Ollioules avec Evenos, Sanary, Six-Fours-La Seyne et Toulon : à partir du sud-ouest, Les Prats (limite entre Sanary, Six-Fours et Ollioules : borne enlevée et déposée à l’entrée de la Tour, sur le port de Sanary), Piédardant, la Grande Garenne, la Petite Garenne, Brégaillon (limite avec la Seyne, borne enlevée et déposée au musée de Balaguier à La Seyne) ; vers le nord, la Beaucaire (limite avec Toulon, borne enlevée et déposée au service des HLM de Toulon), Forgentier (borne enlevée et déposée à Ollioules, place de l’Eglise), escarpement du Croupatier (face sud, cote 638, gravée sur le rocher ; limite Ollioules, Toulon et Evenos) ; sur la ligne de crête du Croupatier jusqu’à la hauteur du Télégraphe (limite d’Ollioules et d’Evenos caractérisées par cinq murs en pierres sèches). Texte d’après Delattre G., Hervé R. 1995.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un bon mot d’Eugène Labiche (1815-1888) : Dès que le cœur d’un grand homme cesse de battre, on donne son nom à une artère.

(1989 – Grand chemin royal : Le Beausset, fontaine de cinq sous cliché H. Ribot)
Ce sera tout pour aujourd’hui ! Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber et à demain pour fêter les VÉRONIQUE !

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