ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 18 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4052).
ILLUSTRATION. Portugal, 2023 (cliché H. Ribot)
LES FÊTES. Avant toute chose, un grand salut à tous ceux et toutes celles dont c’est la fête en ce jour d’hiver : les Faustine et Faustin, Faustinien, Faustina, Faustino, Faustinus, les Knud, Canut et Knut, les Pia et les Wulfstan.
Toutefois, ce jeudi 19 janvier, nous célébrons essentiellement les 24 000 Marius de France. Si leur fête est connue par sa résonance historique – le général romain Marius vainquit les Cimbres et les Teutons en 105 avant notre ère non loin d’Aix en Provence, épisode étudié par Bérenger-Féraud en 1895 – et par la célèbre trilogie de Marcel Pagnol –« Marius », « Fanny », « César » -, il n’en demeure pas moins que saint Marius fut aussi un chrétien martyrisé en 270.
Toujours égal à lui-même, le calendrier républicain dédia ce 30e jour du mois de nivôse An II au crible, cette grille servant à trier les particules solides. Au passage, nous remarquons que Fabre d’Eglantine, concepteur de ce calendrier, ne s’est pas trompé en nommant Nivôse une grande partie du janvier grégorien.

DICTONS. Sous le signe astrologique du Capricorne d’Abondance ascendant Ecume de Mer, voici quelques dictons qu’il faut repasser avant de s’en servir :
« À la Saint Marius, on voit clair à l’Angélus. » (parole d’opticien)
« Quand le froid à la saint Marius frappe, la charrette dérape » (parole de vulcaniste).
« Entre le 10 et le 20 janvier, les plus contents sont les drapiers » (parole d’acheteur).
Dicton provençal : « L’aigo gasto lou vin, / La carreto lou camin, / E la fremo l’ome ».

(02 Agence Etoile 18 Marseille sous la neige 14 janvier 1914, coll. H. Ribot)
PENSÉE. « La vie est un oignon qu’on épluche en pleurant. » (A. Masson)
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Quinzième ouvrage : Aubry Octave – Sainte-Hélène I La captivité de Napoléon, Paris, Ernest Flammarion, collection « L’Histoire », 1935, 316 p. N° d’enregistrement : H 13914 B 3 5 A.
Extraits de la préface « Parmi les sources françaises ou plutôt de langue française, les plus considérables de beaucoup sont le Journal de Gourgaud, merveilleux de franchise et de brutalité (surtout quand on le lit dans son texte original, car l’édition qu’on en connaît a été fort expurgée), le Mémorial de Las Cases, flatteur et calculé, mais dont souvent la rhétorique se déchire pour laisser entendre la voix même de Napoléon. Viennent ensuite les Souvenirs du Mameluck Àly, mal rédigés, mais pittoresques, les dépêches du comte Balmain, commissaire russe, le seul qui de 1816 à 1820 ait dit la vérité. Moins indispensables, quoique encore précieux, sont les rapports du commissaire autrichien Stürmer et de son collègue français, le ridicule Montchenu. Enfin les lettres de Montholon à sa femme offrent un vif intérêt pour les dernières années de la Captivité, encore que passant sous les yeux des Anglais, on y trouve d’obligés mensonges. Les Souvenirs de Mme de Montholon précisent quelques curieux détails. On doit se défier à l’extrême des Récits écrits par Montholon à la prison de Ham, vingt ans plus tard, et qui sont arbitraires et faux. Quant aux Mémoires d’Antommarehi on n’y peut voir qu’un tissu d’impostures où presque tout est à rejeter.
« Deux mémoriaux attendent encore leur publication, qu’on voudrait prochaine, ceux de Bertrand et de Marchand. Je n’ai pu malgré plusieurs tentatives obtenir communication du premier, jalousement gardé, mais on en connaît la tournure et l’esprit. Il a été rédigé bien après le retour en France par un homme déçu, aigri, qui fait surtout parler ses rancœurs. Par là ce document semble d’ordre secondaire. Les souvenirs manuscrits de Marchand, dont Frédéric Masson s’était déjà servi, et dont j’ai trouvé une copie fidèle dans ses papiers, ont beaucoup plus de valeur. »
ÉPHÉMÉRIDES.

–379 – 19 janvier : L’empereur Théodose infléchit la ligne de la politique religieuse de l’empire – En Orient, à partir du 19 janvier 379, le général d’origine espagnole Théodose devenu empereur, chrétien fervent et, en bon occidental, nicéen convaincu, infléchit en conséquence la ligne de la politique religieuse de l’empire. Le 28 février 380, il promulguera à Thessalonique un édit imposant à ses sujets l’orthodoxie catholique, définie en référence au siège de Pierre, à son titulaire Damase et son allié l’évêque d’Alexandrie. Comme toujours, la volonté impériale entraînera un changement à vue : ainsi à Constantinople, à peine arrivé, Théodose chasse du siège épiscopal l’arien Démophile et installe à sa place celui qui jusque-là n’avait été que le chef de la petite communauté orthodoxe de la capitale, Grégoire de Nazianze (Henri Ribot).
–1278 – 19 janvier : LIEUX-DITS DE GEMENOS – Eccl. S. Michaelis de piano castri de Geminis, (charte aux archives de la Major). Saint-Michel-de-Gémenos – ancien prieuré qui sera uni à la manse du Chapitre de la Major en 1446 (registre du notaire Caulèri à Aix).
–[1306] – 19 janvier : à propos de Roquefeuil – Avignon – Privilège concédé par Richard de Gambatesa, sénéchal de Provence, à Burgondion IIIde Roquefeuil, seigneur de Puyloubier. (Acte 600 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B.Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 142, fol. 110 v°).
Ricard us de Gambatesa, miles, régi us magister hostiarius ac comitatuum Provincie el Forcalquerii senescallus, universis ofïicialibus dictorum comitatuum … salutem et amorem incerum. Gum ad requisitionem illustris domini dueis Galabric, vir nobilis dominus Borgondionus de Rocafolio, domi- nus Podii Luperii, cum eodem domino duce ad summum pontificem sit iturus, vobis et vestrum cuilibet mandamus expresse quatenus creditores ipsius omnes inducatis et exortemini, ut, occasione debitorum ad […] illis teneretur, ipsum dominum Borgondionem, vel pro eo aliquem, nullo modo molestent, vel faciant, usque ad ejus reditum in Provinciam, quomodolibet molestari, subjuugendo mandantes ut terrain suam, homines atque bona manuteneatis, protegatis et favo- rabiliter pertractetis. Si autem post dicessum dicti nobilis de terra sua, contra eum seu fidejussorem ejus aliqualiter pro- cessum extiterit minus juste, volumüs in irritum revocari. Volumus insuper quod si vos etiam, nomine curie, aliqualiter contra ipsum nobilem, vel aliquem pro eodem, post dictum ejus dicessum, injuste forsitan processistis, ad s latum pristinum reducatis instanter. Reddite litteras exibenti. Datum Avinione, die xix mensis januarii, IIII indictionis.
–1660 – 19 janvier :
1. Réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.

2. Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres. Cette lettre était accompagnée d’une instruction qui prescrivait à Mercœur plusieurs obligations dont la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre »5. Ce projet avait été suggéré à Mazarin par le duc de Mercœur et Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède. Mazarin envoya à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, qu’il avait fait venir exprès de Nancy. Clerville procéda en premier lieu au choix de l’implantation qui devait permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer. Clerville écarta la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer. Il retint donc l’emplacement actuel, derrière l’abbaye de Saint Victor et dont l’étendue était suffisante « pour y maintenir pour jamais l’autorité du roi » »6. Cet emplacement était de plus doté d’une fontaine d’eau douce qui figure sur les anciennes cartes. Mazarin ne se rangea pas immédiatement à cet avis et envoya à Marseille le maréchal du Plessis-Praslin pour avoir une autre opinion. Celui-ci aurait préféré une implantation à l’endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se rangea ensuite à l’avis du chevalier de Clerville. Clerville qui était allé à Aix-en-Provence pour faire approuver ses plans par Mazarin, fit commencer les travaux immédiatement en utilisant les matériaux de démolition de la Porte Royale et des murailles avoisinantes constituant les anciens remparts de Marseille. Les pierres du cap Couronne furent également utilisées. Le duc de Mercœur posa la première pierre le 11 février 1660 sur laquelle on grava « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. »7. Trois médailles commémoratives furent frappées pour rappeler cet évènement.

–1668 – 19 janvier : REFUS ROYAL DE SEPARER SANARY D’OLLIOULES – Arrest de nostre Conseil du 19 janvier 1668, y susnommés à la requête des dits Consuls et communauté d’Ollioules faire tout commandement, sommation et défense, sous peine y contenues et autres actes et exploits nécessaires sans autre permission… Notification faite aux habitants de St-Nazaire de la sentence extraite des Registres du Conseil d’Etat : … que le lieu et quartier de Saint-Nazaire soit du territoire d’Ollioules, qu’il en soit inséparable. A l’annonce de ce rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tint le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89).
–1721 – 19 janvier : Dès le 19 Janvier 1721, le sieur Charles DANIEL de LA SEYNE écrit aux consuls au sujet du mal contagieux (la peste) apparu dans ce lieu de LA SEYNE :

« Un faux bruit a fait dire que la maison de BARRI était attaquée du mal Celui-ci est parti en laissant sa femme et sa servante à la maison pour se réfugier à sa bastide avec ses deux enfants. Il a fait une grande sottise d’avoir pris l’épouvante. Sa femme guérie s’est levée aujourd’hui disant qu’elle n’avait eu aucune incommodité. Nous avons fait sortir depuis deux jours la famille BRASSEVIN qui était enfermée pour avoir communiqué avec la maison du potier chez qui est mort un enfant depuis trois jours, nous l’avons mis au quartier Mouisséques. La famille se porte bien. Ce qui nous a obligé de le mettre hors du village c’est qu’il n’avait pas déclaré la maladie de son enfant… Nous n’avons pas eu depuis de cas extraordinaire, nous vous en aviserons. »
La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms, inédit).
–1789 – 19 janvier : Les tensions politiques sont puissamment exacerbées par la crise économique – Les assemblées des trois ordres qui viennent de se tenir dans certaines villes du sud de la France demandent, sans exception, une constitution nouvelle : elle devra être plus représentative des habitants que celle des États actuels. On aborde avec passion le problème du nombre des députés du Tiers, du vote par tête, etc. (AGENDA DU BICENTENAIRE – LUNDI 19 JANVIER):
–1793 – 19 janvier : JARDIN BOTANIQUE DE LA MARINE A TOULON – François Martin, jardinier botaniste de la Marine et donc soumis au médecin du port. Il assume la création puis la direction du jardin botanique de la Marine à Toulon Martin est aidé d’un « garçon jardinier », Gaspard-Nicolas Robert né à Toulon le 23 décembre 1776. Ses difficultés, surtout au début, sont nombreuses. Le 19 janvier 1793, Monge, ministre de la marine écrit à l’ordonnateur de la marine à Toulon : Le citoyen Martin, directeur du jardin botanique de la marine, m’a proposé, citoyen, de vous autoriser à lui donner les secours nécessaires au jardin de Toulon. Il m’a représenté qu’il venait de se procurer une collection nombreuse d’orangers, mais qu’il lui manquait des pots. Il évalue cette dépense à trois louis. Je vous prie de me mander si cette demande est utile, et si elle ne s’élèvera pas plus haut, et quels sont les autres secours qu’il désirerait qu’on lui procurât (Musée Balaguier, le voyage des Plantes, 2008).

(cliché H. Ribot)
–1800 – 19 janvier : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANCAISE 1798 – 1801 (Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Mois de Sha’bân 1214 [Retour des parlementaires au Caire] Vendredi 22 [19 janvier 1800] – On apprend que [les deux parlementaires] sont arrivés à al- Sâlihiyya. On leur envoie des chevaux et tout le nécessaire. A leur entrée au Caire, la nouvelle que la paix était conclue se répandit. Du côté ottoman, on vit arriver le secrétaire général et le daftardar pour confirmer que la paix avait été signée. Les deux parties s’empressèrent de faire savoir que les combats avaient cessé et que le sang n’était plus répandu.
Les Français manifestèrent une attitude habile de conciliation jusqu’à ce que la convention fut établie. Cette convention comprend 22 articles. Elle forme un document important qui a été imprimé.
Quand cette nouvelle parvint au Caire, ce fut une grande joie.
Le général [Kléber] envoya au qâ’îm maqâm Dugua un rapport (mukâtaba) sur la situation. Il réunit le Dîwân et lui fit lire le document. Quand le texte de la Convention fut porté à la connaissance des gens, on le fit traduire en arabe ; on en imprima un grand nombre d’exemplaires que l’on distribua aux notables et que l’on afficha dans les souqs et dans les rues.
En voici la reproduction littérale, à l’exception des lignes qui sont en français :
CONVENTION D’AL-‘ARISH
« L’armée française en Egypte, voulant donner clairement une preuve de son désir intime d’arrêter l’effusion du sang et de voir cesser rapidement les malheureuses querelles survenues entre la République française et la Sublime Porte, consent à évacuer l’Egypte, d’après les dispositions de ladite convention, espérant que cette concession pourra être un acheminement à la pacification générale de l’Occident.
(à suivre)
–1801 – 19 janvier (29 nivôse an IX) : RETOUR D’EMIGRES – audibert Pierre, mousse sur le Pompée. Citoyen de Six-Fours émigré. Rentré par Calais le 29 nivôse an IX par le bateau prussien les Trois Sœurs. Venait de Southampton. ganivet Melchior, 2e maître canonnier sur le Puissant. Citoyen de Six-Fours émigré ; rentré par Calais le 29 nivôse an IX par le bateau prussien les Trois Sœurs. Venait de Southampton (Louis Baudoin, 1965).
–1832 – 19 janvier : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Cinq compagnies du 1er bataillon, en attente d’embarquement pour Oran, sont logées à Ollioules ; elles appartiennent au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)

–1843 – 19 et 24 janvier : ARMEMENT MARSEILLAIS – L’alternance des campagnes de navigation d’été en Baltique et d’hiver en Méditerranée s’explique sans doute à la fois par des raisons de rentabilité commerciale liée aux aléas du commerce dans ces zones (Opinion de M. Ermisse, conservateur-adjoint au directeur des Archive, départementales de la Seine-Maritime, que je remercie pour son obligeance)et par la nécessité d’utiliser des navires plus puissants en Méditerranée pendant la saison d’hiver fort redoutable à la navigation (Tous deux navires en bois à roues, mais présentés comme navire, de 500 tonneaux, 200 CV. Cf. l’Algérie du 26 févr. 1845, n° 81, qui présentant les vapeurs de la Cie Bazin, signale que le Sully et le Charlemagne sont « trop faibles pour la navigation d’hiver ». La compagnie a frété trois navires, Tage, Elbe et Phénicien en attendant l’achèvement de trois navires « établis de manière à résister aux mauvais temps d’hiver ». Akhbar, 17 juillet 1845. « L’hiver, le service est fait par des paquebots venus des mers du Nord… »). En janvier 1843 est signalée une nouvelle tentative, cette fois entre l’Algérie et l’Espagne. Il s’agit d’un service à vapeur assuré par le navire l’Elbe d’Alger vers Oran, Valence, Alicante, Carthagène, Malaga, Gibraltar et Cadix (Akhbar, 19 janvier 1843 ; Sémaphore, 24 janvier 1843).
–1855 – janvier : 39 cm de neige au jardin des plantes de Paris – L’hiver 1854 – 1855 a été bien froid. Du 16 au 27/01/1855 un froid exceptionnel c’est abattu dans le Sud de la France. Le 17/01/1855 on a relevé un minimum de -10,20°C à Montpellier et du 18 au 19/01/1855 il y a eu 39 cm de neige au sol au jardin des plantes. Le 21/01/1855 le minimum est même descendu jusqu’à -18°C suivit de -13,20°C les deux jours suivant et le 27/01/1855. 31/01/1855 : le thermomètre a chuté jusqu’à -11,30°C à Paris (La climatologie / intempéries / tableau 4).
–1857 – 19 janvier : Loi sur les Landes favorisant l’extension des terres agricoles.
–1865 – 19 janvier : Décès de Pierre Joseph Proudhon. Originaire d’un milieu populaire, il faut tout à la fois penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire anti-autoritaire. Convaincu de la nécessité de l’action directe, il fit de la théorie, non une fin en soi, mais un levier pour la pratique. Pour lui, l’éducation et l’instruction forment des hommes capables de se gouverner eux-mêmes sans avoir besoin d’un gouvernement que la fraternité de l’atelier fera disparaître. Pas de dictature du prolétariat pour lui ni d’Etat jacobin centralisateur mais une société fondée sur le concept de fédération avec une mutualisation d’institution de production. Son ouvrage « De la capacité politique des classes ouvrières » a nourri la réflexion sur l’anarcho-syndicalisme permettant ainsi de définir le clivage avec le socialisme selon Marx. Rappel : Proudhon – « Qu’est-ce que la propriété ? » Garnier-Flammarion, n° 91, 1966, 317 p. – K. Marx – « Misère de la philosophie, réponse à la philosophie de la misère de Proudhon », Editions Sociales, 1961, 220 p.
–1867 – 19 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – 19. Samedi. S. Sulpice – Calme, ciel nuageux, pas de gelée.
–1899 – 19 janvier : CONCERT VOCAL D’ARTILLEURS A SAINT-MANDRIER – Sur l’initiative prise par un groupe d’artilleurs détachés dans les forts, un concert vocal «charmant en tous points» était donné au Creux Saint-Georges dans un des salons de l’établissement Peyret. Aux amateurs de chants s’étaient joints un virtuose mandoliniste, artilleur aussi, ainsi que le désopilant et abracadabrant chanteur fin de siècle, un habitant du village, lequel par sa verve et sa bonne diction a fait «tordre l’assistance». Comme toujours c’est avec force bocks offerts par l’adjoint spécial Siffroy Peyret, propriétaire de l’établissement que cette agréable soirée s’est terminée (Gisèle Argensse, 1989, p. 111).
–1902 – 19 janvier : Naissance du Cénacle littéraire DU prix Goncourt.
–1903 – 19 janvier :
1. L’académie Goncourt est officiellement reconnue par le gouvernement. Cénacle littéraire fondé en 1900 suivant le désir d’Edmond et de Jules de Goncourt, cette académie a pour objet de décerner un prix pour un ouvrage d’imagination en prose paru dans l’année, des indemnités substantielles devant être versées aux membres de la société. Chaque année, par la suite, d’autres prix Goncourt verront le jour : poésie, nouvelle, biographie, jeunesse et premier roman.
2. LA CHINE ET L’EUROPE – La cour impériale chinoise se déclare incapable de rembourser les dommages de guerre consentis aux puissances européennes (Le Figaro, 20 janvier 1903).
–1911 – 19 janvier : Isadora Duncan est au Chatelet, à Paris, où elle danse l’Orphée de Gluck.
–1912 – 19 janvier : affaire de l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte – Une commission municipale chargée d’étudier, avec la commission syndicale, l’affaire de l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte, est désignée. En même temps les habitants de Saint-Elme protestent contre l’annexion de leur quartier à la future commune du «Gros Saint-Georges» (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1915 – 19 janvier :
1. Le Miroir n°62 du 31 janvier 1915. Editorial « La Guerre » : “Mardi 19 janvier.
« La canonnade d’artillerie a, comme toujours, retenti en Flandre. A la Boisselle, l’éclatement d’un obus avait provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions et l’incendie du village. Ce dernier a momentanément été évacué par nos troupes mais par une vigoureuse contre-attaque, nous l’avons réoccupé. Les Allemands bombardent Saint-Paul, près de Soissons. Autour de Perthes, notre artillerie a tiré efficacement sur les positions ennemies. Des avions allemands qui ont survolé nos lignes ont été atteints par nos projectiles ; deux sont tombés dont les occupants ont été capturés. Dans l’Ain toutes les offensives dirigées contre nos tranchées ont été refoulées. Nos progrès s’affirment à l’ouest de Pont-à-Mousson, où nous réoccupons presque tout le bois Le Prêtre. Dans les Vosges, la neige tombe en abondance. L’ennemi s’est contenté de bombarder Thann.
« L’armée russe chemine toujours le long de la Vistule dans la direction de Thoorn. Elle a repris Plock, ville importante qui commande les passages du fleuve. La victoire de Karaourgan, remportée par nos alliés dans le Caucase, est si décisive qu’il ne reste plus que de rares vestiges de l’armée turque de ce côté, encore sont-ils privés de toute artillerie.
« La situation intérieure en Autriche-Hongrie devient de plus en plus mauvaise. Les journaux de Vienne et de Pesth épiloguent sans fin sur le départ du comte Berchthold insistant sur la gravité de la tâche assignée au baron Burian. Il se confirme d’ailleurs que des troubles sérieux ont éclaté dans les principales villes qui ont été occupées militairement. La population ne veut plus combattre; et s’en prend ouvertement aux Allemands rendus responsables de la guerre et de tous les désastres.
2. Georges Claude dépose son brevet pour son invention du tube à néon.
–1916 – 19 janvier :
1. A L’ASSAUT DE LA MONTAGNE « MANGEUSE D’HOMMES » – Le Hartmannswillerkopfest un mont des Vosges. Au début de la Première Guerre mondiale, alors en territoire allemand, il est un point stratégique convoité par les deux camps. Alors que les deux camps cherchent depuis quelques semaines un moyen de contrôler le sommet, les Allemands réussissent à prendre le Hirtzenstein, le 19 janvier 1915, une position essentielle pour atteindre le sommet. Pendant près d’un an, les forces françaises tenteront de prendre le contrôle du Hartmannswillerkopf. Les combats feront environ 15 000 morts dans chacun des camps, et donneront à cette montagne le surnom de « mangeuse d’hommes ».
2. PROBABLE ATTAQUE TURQUE CONTRE LE CANAL DE SUEZ – Au mois de janvier, les services de renseignements alliés croient possible une deuxième attaque turque contre le canal de Suez. Comme l’année précédente, les navires de guerre accourent pour prendre part à la défense du canal. Pour sa part, le cuirassé Jauréguiberry s’embosse au kilomètre 42 dès le 19 janvier. Puis il mouillera le 25 devant Ismaïlia avant de revenir à Port Saïd : les Turcs ne sont pas venus (Gérard Garier).
–1918 – 19 janvier :
1. En Russie, le gouvernement bolchévique dissout l’assemblée constituante à majorité socialiste-révolutionnaire (S.R.) La fiction d’une république démocratique s’achève (Le Figaro, du 19 janvier 1918).
2. Le sous-marin diesel-électrique BERNOUILLI (Q83, type Brumaire) REPREND LA MER POUR LA DERNIÈRE FOIS. Construit à Toulon ; lancé le 1er juin 1911 ; en service : 1912, parti pour une croisière à 20h, le 6 janvier 1918, fut obligé de rentrer aussitôt à Brindisi pour une avarie de moteur. Il reprit la mer le 19 janvier. Entre le 13 et le 15 février, il fut perdu au large des Bouches de Cattaro, après avoir sauté probablement sur une mine par environ 42°N et 18°E. La catastrophe fit 29 morts dont le commandant LV René Audry.
–1919 – 19 janvier :
1. En Allemagne, le parti socialiste remporte les élections à l’Assemblée constituante.
2. L’aviateur Jules Védrines atterrit sur le toit des Galeries Lafayette à Paris.
–1927 – 19 janvier : le musée des erreurs – Alors, nouveau Salomon, mais ne pouvant trancher d’un coup de hache le nœud qu’il doit dénouer, M. Jaspar semblerait décidé à prendre lui-même le portefeuille actuellement sans titulaire. (L’Indépendance belge, 19 janvier 1927.)
–1936 – 19 janvier : LES RADICAUX QUITTENT LE GOUVERNEMENT – Le comité exécutif du parti radical élit Daladier comme président, tandis qu’Herriot annonce son intention de quitter le gouvernement Laval. Ce départ annoncé entraîne celui des ministres radicaux : Georges Bonnet, Joseph Paganon et William Bertrand. Le 22, Laval sera contraint de démissionner (Jean-Louis Panné, 2001).
–1937 – 19 janvier : MISE EN APPLICATION DE LA SEMAINE DE 40 HEURES – La presse informe ses lecteurs que le gouvernement décide la mise en application, à partir du 25 janvier, de la semaine de 40h dans les chemins de fer, mesure accompagnée de nouvelles embauches (Jean-Louis Panné, 2001).
–1940 – 19 janvier : SURVEILLANCE DE LA CÔTE ESPAGNOLE – Le 19 janvier, eut lieu une courte alerte qui ne devait avoir aucune suite : le patrouilleur auxiliaire Aspirant Brun, en surveillance devant Vigo, aperçoit à 10 h un bâtiment lui paraissant suspect qui appareille de Bilbao route au 290, à 12 h. L’Amiral Ouest donna aussitôt l’ordre au Commandant Duboc, chef de la surveillance rapprochée, d’aller reconnaître ce bâtiment et prescrit en même temps à la base d’Aéronautique navale de Biscarosse d’envoyer un avion sur les lieux. Ces deux recherches ne donnent aucun résultat (Gérard Garier).
–1941 – 19 janvier :
1. Début de l’offensive anglaise en Ethiopie. Les combat se poursuivront jusqu’au 27 septembre et se termineront par la reddition de toutes les garnisons italiennes (Alain Rossel, 1985).
2. PETAIN ET LAVAL SE RENCONTRENT – Sous la pression des Allemands qui souhaitent un accord entre eux, Pétain et Laval se rencontre à la Ferté-Hauterive (Allier) (Jean-Louis Panné, 2001).
–1942 – 19 janvier : LES F.N.F.L ET LE BLOCUS DE DJIBOUTI – Arrivé à Aden, le Commandant Dominé va prendre la relève du Savorgnan de Brazza affecté depuis le 2 mai à la patrouille du blocus de Djibouti et repartile 11 janvier 1942 pour le Royaume-Uni par la route du Cap. Première mission, du 10 au 19 janvier 1942 Appareillé d’Aden le 10 janvier à 17 h 00. Rencontre le 11 janvier à 06 h 0 le sloop anglais Shoreham qui lui passe les consignes et reviendra le relever le 17 janvier à 16 h 30. Retour à Aden le 19 janvier. Au cours de cette patrouille, le Commandant Dominé a aperçu de nombreux boutres mais n’en a visité qu’un seul, sans contrebande, se rendant d’Assab à Berbera (Gérard Garier).
–1943 – du 14 au 26 janvier :
1. Entrevue entre Roosevelt et Churchill à Casablanca. Les deux hommes décideront d’exiger une capitulation sans conditions des puissances de l’Axe. Le général de Gaulle est invité à rencontrer le général Giraud en vue d’une collaboration qui s’avère difficile (Alain Rossel, 1985).
2. L’année 1943 est celle du « STO » (Service du travail obligatoire) et de la « relève ». A ce sujet, un article du journal LA CROIX du 19 janvier informe les Français que
“Le service de la main-d’œuvre du front du travail allemand communique que deux millions de travailleurs provenant des régions occupée de l’Est sont arrivés dans le Reich en 1942. On annonce, d’autre part, que ce nombre s’accroîtra incessamment de plusieurs centaines de milliers d’autres travailleurs. On souligne que le rendement de travailleurs, qui représentait auparavant 70 à 90 % de celui des ouvriers allemands, atteint à présent le niveau normal de la production allemande. Par ailleurs, le gauleiter Sauckel s’est entretenu à Paris avec des représentants de la presse, du sens à attacher à l’utilisation par le Reich de la main-d’œuvre étrangère. « La communauté européenne, a-t-il déclaré notamment, se réalise déjà par la « bataille du travail » en cours, où les ouvriers étrangers viennent des pays alliés ou occupés rejoindre les ouvriers allemands ou même travailler à leur place. »”. Par ailleurs, le même journal La Croix publiait quelques jours plus tôt, le 6 janvier exactement, que, « dans certains départements on distribuera des pâtes et du riz pour remplacer le lait – Le ravitaillement de certaines régions en lait entier se heurte à de nombreuses difficultés (…) il est malheureusement souvent très difficile de satisfaire de façon régulière (aux besoins) des enfants de 6 à 13 ans, parfois même ceux des femmes enceintes ou allaitant (…). Il a donc paru nécessaire d’offrir aux consommateurs de certains départements particulièrement désavantagés la possibilité d’acquérir, en substitution de lait entier, des pâtes et du riz. Les départements bénéficiaires de la mesure sont : 1* Les départements des Bouches du Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes (…).»
3. LA DIVISION ESPAGNOLE « AZUL » EST RETIREE DU FRONT RUSSE par décision de Franco (Alain Rossel, 1985).
–1945
– 18-19 janvier : dissolution de la direction des FFI – Tirant les leçons de la modification du rapport des forces et saisissant l’occasion offerte par Maurice Thorez qui ne revendique plus que l’éviction des anciens « collaborateurs actifs » de l’armée, le gouvernement décide la dissolution de la direction des FFI. L’Etat restaure ses prérogatives : il n’y a plus qu’un état-major des forces armées (Jean-Louis Panné, 2001)
– 19 janvier : Condamnation à mort de Robert Brasillach. Bien des biographes s’interrogent sur les raisons ayant poussé le général de Gaulle à laisser exécuter Robert Brasillach. Selon les témoignages successifs de Louis Vallon et de Louis Jouvet, qui l’interrogèrent sur le sujet, de Gaulle aurait vu dans le dossier de Brasillach la couverture d’un magazine le montrant sous l’uniforme allemand. Il y aurait eu une confusion avec Jacques Doriot. Lacouture, qui rapporte cette rumeur, ne croit pas à cette interprétation. Il penche pour l’hypothèse d’une concession faite aux communistes pour pouvoir être plus ferme sur d’autres points : « […] Le général de Gaulle a écouté Mauriac, et a refusé la grâce. Quoi qu’il en pensât, de Gaulle ne pouvait s’opposer à toutes les exigences des communistes qui constituaient un tiers du pouvoir, sinon davantage. Ils exigeaient la tête de Brasillach, qui avait conduit bien des leurs au poteau. Je pense que de Gaulle a fait la part du feu. […] ».
Toutefois, dans le fonds de Gaulle déposé aux Archives nationales, on a retrouvé une note relative à l’« affaire Brasillach » dressant une liste des charges pesant sur l’écrivain. Parmi elles, il est présenté comme « un des responsables de l’assassinat de Mandel », personnalité dont il demandait régulièrement la mise à mort dans son journal Je suis partout et pour laquelle de Gaulle éprouvait estime et respect. Enfin, de Gaulle écrit dans ses « Mémoires » que « le talent est un titre de responsabilité », faisant de ce talent une circonstance aggravante, car il accroît l’influence de l’écrivain. Robert Brasillach fut inhumé au cimetière de Charonne, à Paris.
Chaque année, le 6 février, le Cercle franco-hispanique organise un dépôt de gerbes sur sa tombe.
–1946 – 18-20 janvier : LE RAPPROCHEMENT ENTRE SOCIALISTES ET COMMUNISTES ENTRAÎNE LA DÉMISSION DE DE GAULLE – A l’issue de la réunion du comité d’entente socialo-communiste, les socialistes se rapprochent des communistes sur la question de la Constitution (18 janvier). Le 20, le général de Gaulle, en désaccord avec le projet de Constitution soutenu par le Parti communiste, démissionnera, espérant vraisemblablement être rappelé peu après (Jean-Louis Panné, 2001).
–1947 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 3 janvier, l’aviso-dragueur Commandant Bory appareille de Brest pour l’Extrême Orient. Au passage devant Bizerte le 19 janvier, il prend en escorte quatre dragueurs qui avaient appareillé de Toulon le 15, Y.M.S. D311, D332, D338, D351 destinés à l’Indochine. Il s’agit des futurs Anémone, Glycine, Myosotis et Perce-Neige, dont le deuxième et le troisième seront coulés par le Viet-Minh et irrécupérables (Gérard Garier).
–1948 – 19 janvier : Inauguration du barrage de Génissiat (Ain) en béton massif (hauteur : 100 m). (Frédéric Gugelot, 2001).
–1950 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 19 janvier au 21 février, l’aviso-dragueur Commandant Dominé prend part à l’opération TONNEAU (transport, débarquement de troupes en liaison avec réseau Viet Nam du Secteur de Than Hoa). Il effectue des tirs sur objectifs terrestres dans la région de Quang Ngai et Sa Hihne(Gérard Garier).
–1951 – 19 janvier :
1. GUERRE D’INDOCHINE – La presse annonce que l’offensive Vietminh contre Hanoï a été stoppée par le général de Lattre. Le Tonkin, et en particulier Hanoï-Haiphong, reste aux mains des Français (Frédéric Gugelot, 2001).
2. RELATIONS SAINT-MANDRIER LA SEYNE – Les registres d’inscription de concessions du cimetière, pièces comptables importantes, étant restés à La Seyne, le Maire de Saint-Mandrier demande à M. le Préfet l’autorisation d’en ouvrir un nouveau (Gisèle Argensse, 2000, p. 31).
–1954 – 19 janvier – LA PRESSE EN FOLIE – L’Afrique du Nord et l’Europe vont célébrer le 16e anniversaire de la naissance de saint Augustin (Dépêche, 19.1.54)
–1956 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN EXTREME-ORIENT – Le 10 janvier 1956, un groupe occasionnel formé du Dumont d’Urville et de la division d’escorteurs côtiers d’Extrême-Orient (Commandant Duboc, Glaive et Trident) appareille de Saigon pour exercices à Port Dayot. Le 19 janvier ces bâtiments participent à l’exercice interarmes PHENIX comme groupe opérationnel d’appui. Cet exercice mettait en action une force navale de débarquement, un escadron de marche du 1er R.C.C., la compagnie du 22ème R. I C. basée à Cam-Ranh, le commando Jaubert. Le thème était la mise en place rapide et le renforcement d’un dispositif de défense de la base de Cam-Ranh et l’hébergement d’éléments de différentes armes dans cette base et dans celle de Car-Lo. L’exercice se déroula en présence de l’amiral Jozan, commandant les F.M.E.O. et du général Aubert, adjoint Terre au commandant en chef (Gérard Garier).
–1957 – 19-21 janvier : GUERRE D’ALGERIE – Le navire yougoslave « Slovenia » est arraisonné au large d’Oran avec à son bord une importante cargaison d’armes, vraisemblablement destinées au FLN (Frédéric Gugelot, 2001).
–1970 – 19 janvier : ELECTIONS A SAINT-MANDRIER – Le maire de Saint-Mandrier étant décédé, il faut procéder à des élection complémentaires qui ont lieu 19 janvier 1970. Quatre nouveaux conseillers municipaux sont élus : Argensse Roger, Clément Jean, Carcolse Laurent et Taminiaux Marcel (Gisèle Argensse, 2000, p. 83).
–1979 – 19 janvier :
1. émeutes contre la hausse des prix alimentaires en Egypte – Durant deux journées, les 18 et 19 janvier, des émeutes contre la hausse des prix alimentaires en Egypte font soixante-dix-neuf morts et neuf cents blessés.
2. Décès à Paris de l’acteur Paul Meurisse. Roger Boussinot (1986) : « Il était l’un des comédiens les plus caractérisés du cinéma français tant par son physique que par le type de personnage flegmatique, élégant et fantaisiste qu’il incarna avec un sérieux imperturbable à tel point qu’on le qualifia d’homme qui ne sourit jamais. Né en 1912 , il ne débuta au cinéma qu’en 1941 puis tourna un film commercial par an jusqu’en 1946. De 1954 à 1958, on considère qu’il joua fort peu d’œuvres dépassant ce stade, hormis évidemment « Les diaboliques » et « La Vérité », mais aussi « Le déjeuner sur l’herbe », « Du mouron pour les petits oiseaux », « La tête contre les murs » mis en scène par Clouzot, Renoir, Carné et Franju. En 1961, avec Lautner, il créa le personnage du « Monocle » qu’il tint dans plusieurs films. On le vit dans « L’éducation amoureuse de Valentin » de Jean L’Hôte (1974) et « Le gitan » de Giovanni (1975) ».
-1983 – 19 janvier : Arrestation de Klaus Barbie, surnommé le «boucher de Lyon», qui fut chef de la gestapo de Lyon pendant la deuxième guerre mondiale. Parmi ses victimes tristement célèbres, les 44 enfants d’Izieux âgés de 3 à 13 ans, raflés le 8 avril 1944 qui ont fini dans les fours crématoires d’Auschwitz quelques jours plus tard. A la fin du conflit, il s’était évadé en Amérique du Sud avec la complicité des Etats-Unis et n’avait été extradé vers la France qu’en 1983. Le procès ultramédiatisé de ce nazi reconverti en agent des services secrets américains dès le printemps 1947, a eu lieu en 1987. Le 4 juillet 1987, au terme d’un procès long de neuf semaines, il fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion à perpétuité (réf. Ministère de la Justice).
–1984 – 19 janvier : Yasser Arafat seul représentant de l’Organisation de Libération de la Palestine – Le sommet islamique de Casablanca, qui s’est tenu du 16 au 19 janvier confirme Yasser Arafat comme seul représentant de l’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.).
–1985 – 19 janvier : Mitterrand en Nouvelle-Calédonie – Voyage du président Mitterrand en Nouvelle-Calédonie au cours duquel il a reçu les personnalités représentatives de la vie politique, socio-professionnelle, syndicale et administrative du territoire. Le 22 mai, Edgard Pisani sera nommé ministre chargé de la Nouvelle-Calédonie.
–2001 – 19 janvier : LE « VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT » est retrouvé – Le manuscrit original du « Voyage au bout de la nuit », le roman le plus connu et le plus lu de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline, perdu depuis 1943, a été retrouve par l’intermédiaire d’un collectionneur anglais et d’un libraire parisien. Il sera vendu aux enchères à Paris.
–2004 – 19 janvier : France-Télécom annonce un plan de suppression de 14 500 postes dont 8 800 en France.
–2011 – 19 janvier : Les Français ? Ils sont minables – Lors d’une interview donnée au Daily Mail, Carla Bruni déclare : « Les Français ? Ils sont minables » (Daily Mail du 19 janvier 2011),
–2014 – 19 janvier : LA NUIT PORTE-T-ELLE CONSEIL ?– Ce matin-là, j’écrivais : « Ayant arrêté mes choix de textes hier soir vers minuit, je me suis benoîtement endormi en pensant que j’aurai une longue nuit de sommeil devant moi. Fadaises ! Réveil vers 3h 30 et mise en route, après avoir achevé la lecture d’un roman, de ma chronique du 19 janvier. Moralité : Il ne faut jamais jouer à saute-mouton avec une licorne.
–2016 – 19 janvier :
1. La Semaine du Son à la Médiathèque de Sanary : Expositions « Marcel Mule, saxophoniste classique », « A la découverte du bruit » et « travaux réalisés par l’ALSH de Sanary », … Evénement divers du mardi 19 au samedi 30 janvier 2016 Médiathèque de Sanary, rue Robert Schumann Centre-ville, 83110 Sanary.
2. Offre exceptionnelle sur la collection Mémoire en Images, des Editions Alan Sutton, le spécialiste de l’édtion régionaliste en France. 50% de réduction sur plus de 500 ouvrages régionaux (soit 10,10 au lieu de 20,20 euros). La collection Mémoire en images valorise à travers ses ouvrages le passé et les traditions des villes et des villages de France. Une approche très visuelle à base de photographies et de cartes postales anciennes accompagnées par des textes sur l’histoire locale de la ville ou de la région concernée. Parmi ces ouvrages : Sanary-sur-Mer, tome II, qui dévoile de nouvelles anecdotes et de nouveaux faits historiques. Les anciens retrouveront les fêtes et les coutumes qui ont accompagné leur jeunesse. Quant aux plus jeunes, ils pourront prendre connaissance des paysages naturels et du patrimoine désormais disparu. L’ouvrage aborde également la triste période de la seconde guerre mondiale car, contrairement aux idées reçues, la ville et ses habitants n’ont pas été épargnés. La ville de Sanary-sur-Mer fut, tour à tour, occupée dès 1942 par les Allemands, puis par les Italiens et à nouveau par les Allemands. L’auteur, Olivier Thomas, est un passionné de l’histoire de sa ville.
–2017 – 19 janvier : L’un des trois TERRORISTES qui se sont fait exploser le 13 novembre à l’entrée du Stade de France a été identifié. Il s’agit d’un Irakien né en 1993. L’un des nombreux mystères qui entourent les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été levé. Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) pensent avoir identifié l’un des kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France, révèle Le Parisien mercredi 18 janvier.
Les agents estiment que l’homme à l’origine de l’explosion près de la porte D de l’enceinte sportive, dans laquelle un passant avait trouvé la mort, est Ammar Ramadan Mansour Mohamad al-Sabaawi.
Cet Irakien, né en 1993 (selon une source proche de l’enquête) dans un village du district de Gayara (nord), résidait avec sa famille à Mossoul, seconde ville d’Irak et bastion de l’organisation État islamique (EI) depuis juin 2014. Les enquêteurs avaient pourtant trouvé un passeport syrien à côté de son cadavre après l’attentat, avec la fausse identité d’Ahmad al-Mohammad.
Sur les trois assaillants du commando du Stade de France, un seul était connu jusqu’à présent : Bilal Hadfi, un Français résidant en Belgique, âgé de 20 ans. Le troisième membre, retrouvé également en possession d’un faux passeport syrien, n’a toujours pas été identifié, d’après la source proche de l’enquête. Dans sa vidéo de revendication des attentats, l’EI avait indiqué qu’il s’agissait aussi d’un ressortissant irakien.
Après l’attaque, « des cadres du groupe État islamique ont remis à (sa) famille l’équivalent de 5 000 dollars (environ 4 670 euros) en dinars irakiens » ainsi que « des moutons », selon deux notes de la DGSE, datées de janvier et février 2016, déclassifiées début décembre.
« C’est en s’intéressant au versement de cet argent que les agents de la DGSE sont remontés jusqu’au jeune homme », explique la source proche de l’enquête. Les familles des victimes « saluent le progrès réalisé dans l’enquête » mais « sont choquées et désemparées devant les méthodes barbares utilisées par Daech (autre nom de l’EI, NDLR) qui réduit la vie d’un être humain à quelques milliers de dollars ou à un troupeau de mouton », a réagi dans un communiqué Me Samia Maktouf, qui représente plus d’une vingtaine de parties civiles.
Pour gagner l’Europe, le terroriste irakien et le kamikaze non identifié s’étaient dissimulé parmi le flux des migrants arrivés par bateau sur l’île de Leros, en Grèce, le 3 octobre 2015 avec au moins deux complices présumés : un Algérien et un Pakistanais, interpellés en décembre 2015 dans un centre de réfugiés en Autriche.
Le kamikaze du Stade de France était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants, parmi lesquels deux frères auraient rejoint les rangs de l’EI. L’un d’entre eux, Ahmad, né en 1990, inquiète particulièrement les services de renseignement qui se demandent « s’il n’a pas gagné l’Europe avec l’objectif d’y conduire des attaques », d’après les notes de la DGSE (France 24, info du 19 décembre 2017)
–2022 – 19 janvier : Le musicien Marcel Zanini, grande figure du jazz français, mais également chanteur de variétés, connu pour son tube Tu veux ou tu veux pas, est mort ce mercredi à l’âge de 99 ans à l’hôpital à Paris, a indiqué à l’AFP son fils, l’écrivain Marc-Édouard Nabe (pseudonyme d’Alain Zannini).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 164e livraison : La Tour de Sanary (cliché H. Ribot) :

Situation :
Elle est située à quelques mètres du rivage sur le quai du port de Sanary, donc en plein centre de la vieille ville. La parcelle cadastrale porte le numéro 655, feuille 2, section AB. Ses coordonnées Lambert sont 881,825, et 3096,775, altitude 2m. Son nom a toujours été la Tour de Saint-Nazaire car elle a été construite à proximité de la chapelle Saint-Nazaire déjà existante.
Description :
Elle est constituée d’une tour carrée de 22,70 m de hauteur au parapet, 22,10 m à la plateforme supérieure. La longueur du côté est extérieurement de 8 m, et intérieurement de 4,20 m, ce qui fait des murs de 1,90 m d’épaisseur. Elle est divisée intérieurement en trois niveaux.
Le rez-de-chaussée a son niveau bas à 2,16 m au-dessus du niveau de la mer. Il est voûté en plein cintre d’axe est – ouest. La voûte est au niveau 8,35 m. La hauteur de la salle est donc de 6,19 m. L’épaisseur de la voûte est de 0,70 m. Un escalier de pierre, construit sur des demi-arches, et s’appuyant sur les murs nord et ouest permet d’accéder au premier étage. Huit longues meurtrières, droites et à base plongeante, donc des archères, sont percées, deux par côté, à cet étage.
Le premier étage a son niveau bas à 9,05 m. Il est lui-aussi voûté en plein cintre d’axe nord – sud. La voûte est au niveau 14,75 m. L’épaisseur de la voûte est de 0,45 m. La hauteur de la salle est donc de 5,70 m. L’accès au second étage se fait par un escalier de fer, mais se faisait peut-être à l’origine par une échelle. Il a existé une ouverture en forme de porte romane sur le côté sud qui a été bouchée.
Le second étage a son niveau bas à 15,20 m. Il est encore voûté en plein cintre d’axe est-ouest. La voûte est au niveau 20,90 m. Comme la précédente, la hauteur de la salle est de 5,70 m. L’épaisseur de la voûte est de 1,30 m. L’accès à la plateforme se fait par un escalier de bois rejoignant un passage percé dans la voûte avec marches d’escalier incorporé. Huit longues meurtrières, deux par côté, existent à ce niveau. Elles sont adaptées au tir à l’arc. L’arbalète a été interdite par le deuxième concile de Latran de 1139, car trop meurtrière. Cette interdiction a été plus ou moins respectée, mais la généralisation de cette arme n’est apparue qu’au XIVème siècle. Au-dessus des meurtrières, il existe toute une série de trous réservés dans la maçonnerie pour faire un pigeonnier. On sait en effet que les pigeons étaient un privilège de seigneur.
La plateforme est au niveau 22,10 m. La sortie de l’escalier est couverte par une construction légère maçonnée mais néanmoins ouverte en sens contraire de la mer d’où venait un danger éventuel. Le parapet de pierre, continu sans merlon, fait 0,60 m de hauteur et autant de largeur. Il a pu exister autrefois des créneaux et des merlons.
L’entrée de la tour se fait par une porte en plein cintre percée dans la face est, mais plus près du côté sud de la salle du rez-de-chaussée, et surmontée, au-dessus des pierres d’encadrement, d’une ouverture carrée. Ces pierres d’encadrement sont à léger bossage. L’apparence générale de la construction est un beau “petit appareil” de pierres calcaires bien taillées. Le fait que cette porte soit au rez-de-chaussée, montre qu’il y avait déjà une difficulté à l’atteindre. On dit en effet que cette tour a été construite sur un récif affleurant que les alluvions de la Reppe ont ultérieurement rattaché à la côte. Il existe néanmoins une porte bouchée au premier étage curieusement située au Sud, côté mer.
Les toutes premières tours de pierre ne comportaient qu’une seule voûte pour soutenir la plateforme. Les niveaux intermédiaires étaient faits de planchers de bois, accessibles par des échelles. L’inconvénient évident était que tout ce bois pouvait être incendié en cas d’attaque. La tour de Sanary, avec ses trois voûtes superposées représentent donc un progrès important qui n’est apparu qu’au milieu du XIIème siècle.
L’alternance des sens de ces voûtes répartissait mieux leur poids sur les murs latéraux. L’accès par des échelles de bois retardait néanmoins la prise des niveaux supérieurs quand les inférieurs étaient atteints.
Le pied de la tour a ensuite été chemisé d’un talus de pierre à fort fruit, ce qui est le signe extérieur de prévention d’attaque par bélier, sape ou mine, techniques utilisées pour faire brèche. Il est donc très probable qu’un hourd de bois à machicoulis pouvait être posé au niveau de la plateforme en cas de nécessité. Des pierres lâchées depuis ce hourd ricochaient ainsi sur les assaillants qui ne devaient pas disposer d’un grand espace pour se déployer.
Historique :
Un document postérieur attribue la construction de la tour à l’année 1300. Les caractéristiques techniques et militaires de sa construction corrobore cette date, tant la forme des archères que la construction des voûtes.
En 1323, Robert de Millet, trésorier du Roi Robert, inspecte l’état des côtes et leur possibilité de défense. Pour la Tour de Sanary, il énumère, une baliste et sa caisse de carreaux, onze épées, onze lances, des flèches en quantité suffisantes.
En 1417, Ollioules dont dépend la tour est déchargée de tenir la garde à La Cride.
En 1436, le Roi René demande à Ollioules de la fortifier par un fossé et un boulevard qui en feraient le tour, et aussi de l’approvisionner en 50 cuirasses et des armes nécessaires à la défense. Si, un siècle après la construction de la tour, un fossé doit être creusé c’est que la plage a gagné du terrain et l’entoure. Tout assaillant devra donc désormais franchir le boulevard en principe protégé par une palissade, puis combler le fossé, ce qui est fait pour le retarder dans son action. Des renforts pourraient alors être acheminés depuis le château et la place principale d’Ollioules. Il est en effet probable que les communications se faisaient entre ces deux points fortifiés par l’intermédiaire de la chapelle de Sainte-Barbe, à l’extrémité est du Gros Cerveau, chapelle munie d’une tourelle d’angle et habitée en permanence par un ermite. Les communications directes ne peuvent se faire.
En 1508, la tour est mentionnée et on apprend qu’elle a résisté autrefois à une attaque de galiotes d’Espagne, sans en subir aucun dommage. Cela justifie l’autorisation à seize familles de s’installer à son pied.
La tour est de nouveau visitée par ordre du Roi Louis XIII, donc de Richelieu, le 28 janvier 1633 par Monsieur de Seguiran qui y répertorie deux pièces d’artillerie moyenne, 20 boulets, 55 livres de poudre, et douze mousquets.
En 1667, elle est de nouveau mentionnée comme grande et forte tour carrée. Pourtant en 1689, il y a déjà 5 maisons construites sur le boulevard qui la ceinture.
En 1704, les fossés sont comblés.
En 1707, pendant le siège de Toulon par les Austro-Sardes, une flotte anglo-batave de 22 navires mouille dans la baie, à partir du 3 juillet, veille du passage du Var par le Duc Amédée de Savoie. Le 27 juillet cette flotte canonne la ville pendant trois jours et demi, faisant des dégats, mais la tour résiste et intimide suffisamment l’ennemi pour empêcher tout débarquement, ce qui aurait pris la place de Toulon à revers. Les habitants avaient été évacués dans l’arrière-pays. Pour permettre aux canons de la tour de tirer plus aisément, le parapet a été à cette occasion, abaissé de 0,50 m.
D’après l’Histoire de Sanary de Barthélémy Rotger, l’armement de la tour était alors de :
– 2 canons de 8, 2 affuts garnis, 70 boulets ronds de 8 livres,
– 2 canons de fer de 6, 200 boulets ronds de 6 livres,
– 1 canon de fer de 4, 2 affuts de 4, 100 boulets ronds de 4 livres,
- 600 livres de poudre, + 200 livres de poudre, 40 boulets ronds (poids non précisé), 25 livres de mèche, + 30 livre de mèche, 120 gargousses, 100 livres de balles de plomb, 4 roues d’affut (taille non précisée), 1 pavillon bleu pour les signaux, et des fanaux de signalisation.
Le 28 février 1737, la foudre met le feu à la tour. Des agrès et des apparaux de canon, entreposés, brûlent toute la nuit.
En 1759, l’auditoire de justice construit peu auparavant en annexe de la tour, est mis par les consuls à la disposition de troupes de passage comme corps de garde. Le seigneur, toujours propriétaire en réclame la remise en état.
Episodiquement, la tour sert de prison. En 1725, deux marins Génois mutinés contre leur capitaine y sont enfermés. En 1767, c’est un fou furieux qui y est maintenu, puis en 1773 un Russe évadé d’un navire de Marseille, et peu après un étranger y est mis en quarantaine. En 1793, un cordonnier Génois y est gardé pendant deux mois puis relaché.
En 1788, l’auditoire de justice et des enclos attenants sont vendus à un particulier.
-Le 13 frimaire An VII (1798), le Commandant militaire de l’armée républicaine et la municipalité demandent un barreaudage de la fenêtre de la Tour, car des prisonniers, militaires et manutentionnaires, s’en sont échappés. En fait, cette fenêtre sera condamnée en grande partie. Il n’en reste qu’une archère.
– en 1819, une construction est autorisée à s’appuyer sur la tour.
– en 1989, travaux et transformation de la tour en petit musée local.
-en 1995, le musée Frédéric Dumas, relatif à la naissance de la plongée sous-marine à Sanary, s’installe dans la tour.
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 364e livraison :

–1350 – 27 août : Marseille – mention de Mazargues, Massaneges, 27 août 1350 (ch. aux arch. municipales).
–1351 – 15 juin : Aix. Hommage de Robert de Mandagot, évêque de Marseille, au sénéchal de Provence. … item et tria castra vallis de Signa, scil. Castrum de Signa de Brancha et castrum de Signa de Barayrens et castrum vetus … de Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves et in castro de Bauceto. (Gallia Chr. Nov., II , n° 531, p 323.)
–1356 – août : Résistance des villes à Amiel des Baux et à ses lieutenants – Août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers. (Encyclopédie des Bouches du Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).
–1357 – 8 janvier : ravages commis par une troupe de cavaliers et de fantassins, commandés par le prévôt de Marseille. La communauté de la Cadière donne avis à celle de Toulon, des ravages commis par une troupe de cavaliers et de fantassins, commandés par le prévôt de Marseille, et engage les Toulonnais à se tenir sur leur garde. Le conseil réuni le 8 janvier dans le palais royal, sous le mûrier où d’usage il s’assemble, reçoit communicationd’une lettre adressée par le bailli et la communauté de la Cadière au bailli et à la communautéde Toulon. Voici cette lettre :] « Très chers Seigneurs, aujourd’hui vers midi, est venu ici le prévôt de Marseille, avec 100 cavaliers armés et des fantassins en très-grand nombre, et en ce moment ils nous ont envahi, tant les susdits que ceux du Castellet; ainsi, ils ont pillé tous nos animaux, tant bœufs que chèvres .qu’ils ont pu trouver dans nos forêts, et les ont conduits au Castellet. Donc tenez-vous sur vos gardes, car nous doutons et nous croyons qu’ils s’avanceront dans votre pays : pour vous causer du dommage, ainsi prenez vos précautions de la manière la plus convenable. On dit (le commun proverbe est) « Fol non cres tro que pren »(ne crois pas fou .celui qui prend trop) et assurément si le Castellet avait été détruit nous jouirions, dans ce pays, de la paix et de la tranquillité. Peu de mots suffisent à qui comprend (à bon entendeur salut). «Ecrit à la Cadière, le7 février,vers l’heure des complies..» (archives de toulon).
–1357 – 4 juillet : Exactions commises par Amiel et Raymon des Baux ainsi que par leurs lieutenants. Amiel des Baux s’empara de Saint Cannat, puis avec son frère Raymond, il occupa Saint-Maximin, Brignoles et incendia Draguignan. Leurs lieutenants, les chevaliers Gaillard de Bazarino et Galfarin, marchèrent sur Toulon, mais s’étant attardés à piller Signes, Méounes, Solliès et la Valette … la ville put se mettre en état de défense … (Lepotier, 1972).
–1357 : Une ligue pour la défense de la Reine – les seigneurs de Forcalquier et de Trets, Raymond d’Agout, ceux de Cuers et de Pourrières, Isnard et Guillaume Féraud, invitaient Marseille à former une ligue contre les ennemis de la Reine. (Léonard E. 1932-1936, p. 299)
–1359 – 21 avril : Défense d’user de représailles – «Rostang Fresquet, damoiseau et Jean Pavés, notaire vont à Naples exposer à la reine Jeanne, en qualité de députés de la communauté do Toulon, que les Marseillais et les habitants des autres lieux de la Provence ont commis des actes d’hostilité envers les Toulonnais, et demandent l’autorisation « d’user de marque (droit de représailles) « et de représailles contre ceux qui leur feront des insultes « manifestes et des dommages importants. » « Dans cette plainte, dit la reine Jeanne écrivant à son sénéchal, » « ce que nous voyons de plus essentiel, c’est « qu’il faut veiller avec soin, afin d’éviter les motifs de « confit entre nos sujets. » et la reine au lieu d’accorder les lettres de marque; qu’on lui demandait, ordonne de punir sévèrement ceux qui commettront des actes d’hostilité.» (archives de toulon).
–1359-1360 : Marseille se ravitaille avec difficulté à Arles (Stouff L., 1970).]
LA SEYNE-SUR-MER. 73e livraison :

Notification des lettres patentes portant désunion et séparation du lieu de la Seyne d’avec la commune de Six-Fours, daté de juillet 1657, registrées au Parlement le 1er février 1658. [Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Un événement important pour la tentative de séparation de Saint-Nazaire et d’Ollioules vint renforcer le désir des habitants de Saint-Nazaire de se séparer. En effet, Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, comte de Provence, sur les conseils du Sieur Cardinal Masariny, pair de France, Duc de Mayenne, Abbé de Saint-Victor de Marseille, ordonna la séparation de Six Fours et de La Seyne, à compter du 1er février 1658.]
Délimitation du territoire de La Seyne (Baudoin L. 1965, p. 173 et sq) : « L’acte d’élection en communauté indépendante consommé, il fallut procéder aux opérations de délimitaion des nouveaux terroirs respectifs de La Seyne et de Six-Fours comme il était prévu dans les actes des mois de juillet 1657, 1er février 1658 et leurs annexes… La commission des experts… se rendit sur les lieux… Des termes furent mis en place… en y comprenant ceux déjà existants depuis le lieu-dit Boudaï jusqu’à Cancélié qui furent maintenus ; les autres bornes tirant vers le midi jusqu’à la tour de garde du sommet de Sicié, laquelle tour fut déclarée comme devenant com. aux deux terroirs, les veilleurs devant être entretenus désormés à frais communs par les communautés de La Seyne et de Six-Fours (De Notre-Dame-de-Bonne-Garde, la limite des deux communes suit pratiquement le chemin des oratoires jusqu’à l’intersection de voies qui se place entre Francillon et Barruelles. Si ce chemin est en majeure partie sur le territoire six-fournais, il convient de noter que plusieurs oratoires sont proches des limites communales, l’un d’eux étant même exactement situé dessus. Quant au calvaire breton planté au nord de la chapelle, il s’élève également sur cette limite). Les frontières de La Seyne confrontèrent au nord les limites du territoire d’Ollioules qui rejoignaient celles de Toulon à La Goubran ; Le nouveau territoire confrontait au nord les limites d’Ollioules qui rejoignaient celles de Toulon à La Goubran en suivant un decumanus du cadastre impérial ; à l’ouest, du côté de Six-Fours, la ligne de séparation fut jalonnée par les quartiers Farlède, Millonne, Pourquier, Allègre, Janas et les terres gastes de Sicié, la chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Garde continuant à appartenir à la paroisse et à la com. de Six-Fours. Il fut convenu que le lieu-dit Boudaï, où la jeunesse du pays avait coutume de danser et de se réunir les jours de fête, resterait indivis et à la disposition des deux parties, mais que les moulins qui s’y trouvaient demeureraient la propriété de Six-Fours. A l’est, la commune de La Seyne fut uniquement bornée par la mer ; … ; elle engloba toute la presqu’île de Saint-Mandrier… »
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Conversation :
– Je ne comprends pas dit un amateur de jeux de plein air. J’avais acheté un boomerang qui fonctionnait mal ; j’ai écrit à son fabricant, en Australie, pour me plaindre et demander le remboursement de cet article défectueux.
-Et alors ?
-Ma lettre m’est revenue !

J’en ai terminé. Il est 5 h du matin !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon vendredi à tous !
A demain, pour fêter les Sébastien !

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