ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 18 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4051).
ILLUSTRATION. 1946, Henri au Compeix, hameau de Bourganeuf dans la Creuse.
LES FÊTES. Le 18 janvier, nous fêtons les quelques 3900 PRISCA de France dont le nom et ses dérivés PRECILLA, PRESCILLIA, PRISCILLA, PRISCE, PRISCIANE, PRISQUE, PRISKA, etc., viennent de celui de sainte PRISCA qui fut martyrisée à Rome en 270 durant le règne de l’empereur Claude II le Gothique.
Il est bon de se souvenir qu’il existe aussi d’autres saints à fêter ce même jour, je pense aux ATHANASE et CYRILLE d’Alexandrie – ATHENOGENE – DESLE – LEOBARD – MARGUERITE de Hongrie – MAXIME de Serbie – MOSEE et AMMON – ULFRID – VENERAND – VOLUSIEN
Le calendrier républicain dédia ce 29e jour du mois de Nivôse An II au MERCURE, ce métal argenté brillant dont la particularité est de se présenter sous forme liquide dans des conditions normales de température et de pression. On le soupçonne d’être l’une des causes de la maladie d’Alzheimer.

(Capetown et la Table, cliché H. Ribot)
DICTONS . « Neige de la sainte PRISCA, la belle année que voilà ». « Neblo que tirasso / Mistrau que ramasso » (Brouillard qui traîne / Mistral qui ramasse ».
PENSÉE. « Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée. » E. et J. de Goncourt (Idées et sensations).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Quatorzième ouvrage : Napoléon Bonaparte – Œuvres complètes en 5 volumes, comprenant Lettres de Napoléon à Joséphine (1769-1821) et Tendresses impériales avec une lettre-préface par Abel Gri, Paris, bibliothèque internationale d’édition E. Sansot & Cien. Réédition : éditions La bibliothèque digitale. N° d’enregistrement H 11839 B 7 2.
Tome premier, C.L.F. Panckouke, éditeur, 1821.
Tome II, Première campagne d’Italie (suite), C.L.F. Panckouke, éditeur, 1821.
Tome III, Première campagne d’Italie (suite), C.L.F. Panckouke, éditeur, 1821.
Tome IV, Livre cinquième : Empire, 1806, C.L.F. Panckouke, éditeur, 1821.
Tome V, Livre septième : Campagne de Russie, C.L.F. Panckouke, éditeur, 1821.
Introduction à l’édition de 1821 : « Napoléon Bonaparte n’existe plus, sa vie appartient à l’histoire […] beaucoup de faits sont connus, sans doute, mais leur origine est loin d’être éclaircie, et ces faits ne peuvent être jugés qu’en appréciant sa position, qui l’a toujours commandé, la nature de son génie, qui lui a fait produire de grandes choses et commettre des fautes . […] Ce qu’il a écrit, ce qu’il a dit dans les diverses circonstances de son existence militaire et politique, servira mieux à le faire connaître que les discours de ses amis ou de ses ennemis. […] Sans doute, sa carrière si brillante a été ternie par des actions blâmables ; mais que ceux qui seront les moins indulgents se rappellent cette captivité si longue, supportée avec calme au milieu de la solitude de l’Océan. »
ÉPHÉMÉRIDES.

(Padirac, 2021. Cliché H. Ribot)
–1135 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sancta Maria de Balma, 18 janvier 1135 (cartulaire Saint-Victor, n. 844). Notre-Dame-de-la-Douane – hameau, quartier de Saint-Antoine (1872). Succursale de la cathédrale sous le titre de l’Assomption (Calend. 1713, p. 174). N.-D.-de-Septèmes. Un bureau de douane y avait été établi lors de la franchise de Marseille.
–1280 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp Long (acte notarié). Camp-Long, quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Palud. Première mention Campus Longus, 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
–1299 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Saletœ (acte notarié). La Salète – lieu-dit, quartier de Séon-Saint-André (1872).
–1302 – 18 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Thorum Jhacanieri (charte aux archives municipales.) Les Tourres – bastide, quartier de la Ponche. Première mention : Torum, 20 avril 1298 (charte aux archives munie.).— Totum longum, 19 avril 1296 (ibid.).
–1354 – 18 janvier :
1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp Long, 18 janvier 1280 (acte notarié). Camp-Long, quartier rural, quartier de la Palud (1872). Autre mention : Campus Longus, 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).

(Paluns orientaux – La Cadière vue du Castellet en 1973, avant que l’Autoroute A 50 effectue sa percée entre les deux agglomérations perchées. Cliché H. Ribot)
2. LES PRUD’HOMMES ESTIMATEURS ET LA FONT D’ABELHA A LA CADIERE – Des statuts locaux et des actes d’arbitrage du moyen âge donnent le nom de sages, sapientes, à ceux qui, avant que le régime électif de la commune fût régulièrement institué, la gouvernaient en fait ; (ils étaient les) assesseurs du juge dans les causes où leur présence et leurs informations étaient requises, concouraient aux plaids, et leurs jugements faisaient loi dans les questions intéressant le commun peuple] « Am lo conselh e am la voluntat des prod’homs » [portent les délibérations auxquelles ils prennent part. Les prud’hommes estimateurs constituent une juridiction de premier degré spéciale… ils jugent « sommairement sans forme de procès,… d’après l’évidence des faits manifestée sur la vue des lieux » ;] « summarie, sine strepitu judicii absque involutione processuum, facti veritate prospecta« .
De toute éternité, la commune de La Cadière avait possédé, sans conteste, une fontaine dite Abelha à l’usage des habitants. En 1352, par le fait d’un voisin, Alexandre Gamel qui s’était emparé de terrains l’avoisinant, son accès est devenu impossible.
Le 18 janvier 1354, par mandement du bailli Monnier, les estimateurs du pays, Raynaud Gayroard, Pierre Giraudi et Barthélemy Laugier, descendent avec lui jusqu’à la fontaine, et, toutes informations prises, condamnent Gamel à désemparer les terrains usurpés. Appel émis par ce dernier. Ordonnance rendue à Marseille par Guilhem de Montolieu, juge de la Cadière, ajournant les parties jusqu’aux prochaines assises.
Le 25 octobre 1354, nouvelle descente sur les lieux, nouvelle enquête à laquelle Montolieu préside en personne, et finalement gain de cause est donné à la commune ; sur quoi le notaire Mérolis de rédiger incontinent la sentence… libellée selon une formule qui n’a jamais changé… :] Sur ce, nous juge, après avoir, de nos propres yeux et avec grande application, pris connaissance de la question pendante, audition faite de tout ce que nous ont exposé les parties, ayant Dieu devant les yeux, nous munissant du signe vénérable de la sainte croix et disant : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, afin que de nos lèvres sorte un jugement équitable et que nos yeux sachent discerner ce qui est droit et juste, nous déclarons et prononçons (De Ribbe, 1898, p. 272, reprenant Magloire Giraud, Les capitouls de la Cadière, p. 94).
–1405 – 18 janvier : ABBAYE DE SAINT-VICTOR ET SEIGNEURIE DE SIX-FOURS – Pierre Flamenc, 50ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 43ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Pierre Flamenc, 1er juin 1405 – mort le 18 janvier 1424 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
–1480 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Vallon dan Garni (acte aux archives de Saint- Victor). La Garniêre – quartier rural (1872). Première mention : Vallatum Garnerie, 23 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor).
–1481 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Romegoa, 18 janvier 1481 (registre aux archives de Saint-Victor), première mention de Romiguiere lieu-dit vers Saint- Zacharie (1872).
-1535 – 18 janvier : FONDATION DE LIMA – Le conquérant espagnol Francisco Pizarro fonde la ville de Lima qui deviendra la capitale du Pérou.
–1561 – 18 janvier : Les Bastonnades – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Camoins (acte aux archives de l’Evêché). Dénommé la Bastonnade le 5 février 1615.
–1650 – 18 janvier : LOUIS XIV ET LA FRONDE – Début de la Fronde des princes et arrestation des princes de Condé, de Conti et du duc de Longeville, événement qui va marquer l’esprit du jeune roi Louis XIV, au point de l’amener à envisager de transférer la cour à l’extérieur de Paris. Rappel : L’arrestation du prince de Condé, qui voulait prendre la place de Mazarin, et celles de son frère, Conti, et de son beau-frère, Longueville, provoquent la « Fronde des princes » : dans les provinces, les partisans des princes se soulèvent et rallument la guerre civile (l’armée royale y mettra un terme au mois d’octobre).
–1661 – 18 janvier : LOUIS XIV est à aix – De la côte basque où il venait de signer le traité des Pyrénées, Louis XIV, accompagné de Mazarin, de la reine mère et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire, Tarascon ; il est à Arles le 13 janvier 1660 et à Aix-en-Provence le 18 janvier.
–1695 – 18 janvier : CREATION DE LA CAPITATION, impôt qui frappe les contribuables en fonction de leur rang social.
–1702 – 18 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Les Tourres, 18 janvier 1702 (registre de l’Écritoire). Les Tourres – bastide, quartier de la Ponche (1872). Première mention : Torum, 20 avril 1298 (charte aux archives muni).
–1712 – 18 janvier : UN MORT EN MER – Le 18 janvier 1712, nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de ANDRIEU Jean (Rotger B., 1984).
–1721 – 18 janvier : LAGET, CONSUL D’OLLIOULES, DECLARE A SANARY QUE LA COUPURE D’EAU SURVENUE AUX MOULINS EST DUE A DEUX PAYSANS QUI ONT PROFERE DES MENACES A LA SUITE D’UN REPAS. (Affaire qu’il convient de restituer dans le contexte de la propagation de la peste) » Si l’eau a été coupée aux moulins les empêchant ainsi de travailler. Les coupables sont deux paysans qui ont fait des menaces à la suite d’un repas. Ces deux hommes viendront s’excuser demain matin car ils ont parlé de leur propre mouvement. Nous apprendrons à leur retour si vous êtes contents d’eux car s’ils ne font pas leur devoir nous ferons le nôtre. A l’égard des billets de santé, ils sont toujours refusés à deux boulangers qui vont chercher du blé pour les habitants. Peut-on trouver un accommodement pour ce cas. » En contrepartie, Laget demande que l’on puisse trouver un accord afin que les boulangers puissent avoir leurs billets de santé (Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms, inédit).
–1765 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Barre d’Evesque ou Ribas, 18 janvier 1765 (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Barre d’Avesque – propriété, quartier. de Château-Gombert (1872). Première mention : Affar de l’Evesque. Mention : 16 septembre 1595 (acte aux archives de la Major).
–1768 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Pinède – propriété, quartier de Saint-Julien (registre aux archives de l’évêché, 1872).
–1778 – 18 janvier : JAMES COOK, EXPLORATEUR DÉCOUVRE LES ILES SANDWICH (Hawaï de nos jour).
–1789 – 18 janvier : AGENDA DE LA RÉVOLUTION – DIMANCHE 18 JANVIER : Dans la capitale, la situation est dramatique. Elle est encore amplifiée par la vague de provinciaux qui déferlent sur Paris dans l’espoir d’y trouver du travail et de la nourriture, et, en second lieu, par la débâcle de la Seine qui s’amorce… Dans le même temps, on continue à évoquer avec passion les États Généraux.
–1790 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – L’Eymar – propriété, quartier de Saint-Just (1872). Mention au registre des biens d’émigrés. Cette propriété appartenait aux Chartreux.
–1791 – 18 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
-L’Olivette – bastide, quartier de Saint- Pierre (1872). La traverse de l’Olivier, près de la plaine Saint- Michel, en a gardé le nom. 1er mention : Ollivette, 24 mars 1516 (acte aux archives des Prêcheurs). Cette propriété appartenait aux Dominicains ; elle fut vendue comme bien national le 18 janvier 1791.
– La Victoire – propriété, quartier de Saint-Just (1872). Elle appartenait aux Chartreux; vendue le 18 janvier 1791, comme bien national.
–1793 – 18 janvier : Louis Capet, dit autrefois Louis XVI, et ex-roi de France, est condamné à mort.
–1800 – 18 janvier :
1. PAIX DE MONTFAUCON QUI MET FIN A LA REBELLION DES CHOUANS.
2. CREATION DE LA BANQUE DE FRANCE, BANQUE CENTRALE DONT LE CAPITAL APPARTIENT A L’ETAT. Par décret du Premier consul, Bonaparte, la Caisse des Comptes Courants devient la Banque de France dont les statuts sont déposés le 13 février.
–1802 – 18 janvier :
1. BONAPARTE CHASSE LES MEMBRES DU TRIBUNAT QUI LUI SONT HOSTILES. Le Premier consul, fait éliminer par le Sénat vingt tribuns hostiles au régime.
2. CREATION DES HOSPICES CIVILS DE LYON.

–1816 – 18 janvier : BARRAS EST EXCEPTE DE LA LOI CONDAMNANT LES REGICIDES – Paul-François-Jean-Nicolas vicomte de Barras dit « Barras », né à Fox Amphoux (Var) le 13 juin 1755, est le seul régicide excepté par la loi du 18 janvier 1816. Il mourra à Chaillot (Seine) le 29 janvier 1829.
–1825 – 18 janvier : INAUGURATION A MOSCOU DU THEATRE BOLCHOÏ

–1848 – 18 janvier : ABDELKADER EST TRANSFÉRÉ AU FORT LAMALGUE – L’émir Abdelkader et sa suite, ayant terminé leur quarantaine au Lazaret de Toulon, furent transportés dans les grandes chaloupes de la Direction du Port, escortés de la troupe armée, sur le terre-plein de l’entrée du Fort Saint-Louis et dirigés sur le Fort Lamalgue, situés tous deux sur le bord de la mer de la grande rade au Mourillon, pour attendre les ordres du gouvernement, au sujet du lieu de la résidence choisie par l’Emir (Gisèle Argensse, 1989, p. 59-60). Nota : La chaloupe est une embarcation non pontée, dont on se sert dans les ports et que les grands navires embarquent pour le service du bâtiment. Terme écrit chaloppe en 1522 qui a donné également « marie-salope ». Même origine : l’anglais sloop.
–1862 – 18 janvier : L’EGLISE RECONNAIT LES APPARITIONS DE LA VIERGE A LOURDES
–1863 – 18 janvier : MORT DU VICE-ROI DE SAÏD, AMI DE LESSEPS – A la mort, le 18 janvier 1863, du vice-roi Saïd, ami de Lesseps et protecteur de la compagnie, la diplomatie anglaise tente une nouvelle offensive contre le canal. L’acte de concession n’a jamais été approuvé par la Turquie et l’utilisation des ouvriers indigènes mis à disposition des entreprises dans le cadre de la corvée est remise en question (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1867 – 18 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – 18. Vendredi. Ch. S. P. à R.. – Le vent a passé à l’Est. Ciel couvert, le froid continue, intense.
–1871 – 18 janvier :
1. AJELLO’S SAGA – Décès à Saint- Mandrier de Antoine Lucien Ajello, âgé de 18 jours, fils de Ajello Nicolas et Cancelin Anne Joséphine (Etat-civil de Saint-Mandrier).
2. GUILLAUME 1er DE PRUSSE A VERSAILLES – Le roi Guillaume 1er de Prusse est proclamé empereur d’Allemagne au château de Versailles après la victoire des troupes allemandes sur celles de la France.
–1876 – 18 janvier : TOULON SERA ÉQUIPÉ D’UN TRANSPORT EN COMMUN MODERNE – Il faudra attendre le 18 janvier 1876, pour que l’agglomération toulonnaise décrète que la ville sera équipée d’un transport en commun moderne. L’inauguration du tramway tracté par des chevaux reliant la place de la Liberté à Saint Jean du Var n’aura toutefois lieu que le 16 janvier 1886 (Serge Sappino, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

–1905 – 18 janvier : VIVE L’ESPRIT SPORTIF ! – Le Midi des 5 et 6 décembre 1904 rapporte que le match de rugby opposant l’Etoile Sportive Toulonnaise (E.S.T.) à l’Union Sportive Seynoise (U.S.S. ), et gagné 7 à 3 par cette dernière, a été émaillé de brutalités du côté seynois à la suite d’une erreur de l’arbitre qui s’était trompé dans le décompte des points ! On pourrait penser qu’il s’agissait d’une poussée de campanilisme (querelle de clochers !), mais le même journal dans son numéro du 18 janvier 1905, lors du match revanche, nous apprend que les joueurs de l’E.S.T., pour la plupart des militaires, ont été « reconduits au débarcadère par une cinquantaine de jeunes gens criant, sifflant, hurlant, chantant l’Internationale et faisant pleuvoir sur eux une grêle de pierres » (Jean-Pierre Gauguin, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012.).
–1906 – 18 janvier : M. FALLIERE EST ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.
–1911 – 18 janvier :
1. ATTENTAT A LA CHAMBRE DES DEPUTES – « Un fou a tiré hier en pleine séance deux coups de révolver. L’attentat a blessé M. Mirman, directeur de l’Assistance publique. On commence à prendre au sérieux l’examen des propositions relatives au port d’arme. Depuis la bombe de Vaillant, on a pris quelques mesures, mais insuffisantes. Espérons que ce drame aura été de quelque utilité » (Le Figaro, du 18 janvier 1911).
2. ISADORA DUNCAN AU CHATELET – « Très loin d’Athènes, dans le fin fond de l’Amérique, naquit un jour une petite fille qui devait incarner la grâce et l’esprit de la Grèce antique. Le hasard mit devant ses yeux des images où étaient représentées les peintures des vases grecs. Souple et svelte, elle essaya d’imiter — et elle imita parfaitement — les attitudes qu’elle avait vues aux prêtresses, aux déesses et aux jeunes filles des vases peints. Miss Isadora Duncan est à Paris. Elle va danser l’Orphée de Gluck. Et Paris applaudira. » (Le Figaro, du 18 janvier 1911).
–1912 – 18 janvier : ROBERT SCOTT ARRIVE AU POLE SUD. “Des savants s’enterrent pendant de longs mois dans les glaces du pôle Sud tandis que des lignes aériennes de plus en plus nombreuses passent par le pôle Nord. L’un et l’autre paraissent naturels à nos esprits que trop de prodiges ont blasés et nous oublions aisément qu’il y a moins de cinquante ans deux expéditions, l’une norvégienne et dirigée par Amundsen, l’autre britannique et conduite par Scott, partaient à l’assaut d’un pôle Sud encore inviolé.
“Le 18 janvier 1912, Robert Scott arrivait en vue du Pôle. Il traçait alors ces lignes sur son carnet — ce carnet que l’on devait découvrir à côté de son cadavre gelé : “ La catastrophe s’est produite ! A deux heures, les yeux perçants de Bowers découvrent dans le lointain comme un cairn; à cette vue, il éprouve une angoisse; après tout, cela peut être simplement une vague de neige. Une demi-heure après, droit devant nous, il distingue une tache noire. Cette tâche ne peut être évidemment un tas de neige. Poursuivant notre route, nous apercevons qu’elle est formée par un drapeau noir attaché à une barre de traîneau. Autour des vertiges de campement; des traces d’allées et venues de traîneaux, de skis et des empreintes très nettes de nombreuses pattes de chiens. Un simple coup d’œil nous révèle tout. Amundsen et ses Norvégiens nous ont devancés au but I Les premiers ils ont atteint le Pôle ! ”
“A l’emplacement du Pôle, Scott et ses compagnons trouvent la tente brune d’Amundsen et un message affectueux de l’explorateur norvégien. Ce n’est pas un baume sur la blessure de Scott. Les cinq hommes ont les larmes aux yeux. Silencieusement, ils plantent le drapeau anglais aux côtés du fanion norvégien. D’un mois ! Ils ont été battus d’un mois ! “ Maintenant, écrit encore Scott, nous tournons le dos au but de notre ambition, pour entamer un nouveau labeur singulièrement rude : 1.280 kilomètres pendant lesquels nous aurons à haler notre traîneau au prix de pénibles efforts. Adieu à la plupart de nos rêves l ” Et c’est le retour… le terrible retour.
“La température de moins de 300 persiste. Oates et le sous-officier Evans la supportent mal. Chez ce dernier, le moral est mauvais. Il ne parvient pas à surmonter la déception. On suit le chemin de l’aller… ce chemin où l’espoir les aidait à surmonter la terrible fatigue, le froid paralysant tout, cet épouvantable blizzard qui, sans relâche, vous cisaille le visage ».” (André Castelot, L’Almanach de l’histoire, 1962).
–1915 – 18 janvier :
1. LE MIROIR N°62 DU 31 JANVIER 1915. EDITORIAL « LA GUERRE » : “LUNDI 18 JANVIER.
« Nos troupes ont progressé dans la région de Nieuport et de Lombaertzyde et les Allemands ont dû évacuer plusieurs ouvrages qu’ils avaient construits dans les dunes.
« Des combats d’artillerie ont eu lieu dans les régions d’Ypres, de la Bassée et de Lens.
« A proximité d’Arras, à Blangy, les Allemands s’étaient emparés d’une fonderie, mais une contre-attaque nous en a rendu maîtres à nouveau.
« Nous avons continué à démolir les tranchées ennemies près de la Boisselle. Aucun incident près de Soissons, mais entre Vailly et Craonne, nous avons refoulé deux offensives. Nos progrès se poursuivent avec méthode dans les régions de Perthes et de Beauséjour. L’attaque allemande quotidienne a été brisée au bois Le Prêtre, près de Pont-à-Mousson ; dans les Vosges, nous avons gagné du terrain à l’ouest d’Orbey, mais la neige tombe en abondance et ralentit les opérations.
« La plus grande incertitude continue à régner sur le plan que les Allemands adopteront en Russie. Battront-ils en retraite ou von Hindenburg se bornera-t-il à modifier légèrement sou dispositif d’attaque?
« L’armée russe du Caucase a fait encore un millier de prisonniers aux Turcs dans la région de Karaourgan.
« Les autorités militaires de Cuxhaven, le grand port militaire allemand de la mer du Nord, ont adopté des mesures extraordinaires pour protéger la ville contre les hydravions alliés.
« Les aviateurs alliés, jetant des bombes sur Ostende, y ont endommagé la gare et les casernes
« Des troubles graves ont éclaté dans des villes d’Autriche. »
2. CHINE ET JAPON – A Pékin, présentation des « vingt et une demandes » récapitulant les prétentions du Japon sur la Chine.
–1916 – 18 janvier : CAPITULATION DU MONTENEGRO. « La capitulation du Monténégro n’a pas été une surprise. Depuis la déroute serbe, on savait que de mystérieuses négociations se déroulaient entre Vienne et Cetinje. Les 30 000 hommes de la petite armée monténégrine ont donc déposé les armes, donnant aux empires du centre leur premier succès, la seule victoire complète qu’ils puissent inscrire à leur actif. » (Le Figaro, du 19 janvier).
–1917 – 18 janvier : DES JAPONAIS AU CREUX SAINT-GEORGES – Deux officiers/ingénieurs de la marine japonaise en mission à Toulon viennent au Creux Saint-Georges accompagnés d’un officier de vaisseau visiter les constructions du centre d’aviation en cours d’achèvement (Gisèle Argensse, 1989, p. 166).
–1918 – 18 janvier : LES EMPRUNTS RUSSES NE SONT PLUS QUE DE VULGAIRES MORCEAUX DE PAPIER – Les Soviets annoncent qu’ils ont annulé les emprunts russes souscrits par les Tsars à l’étranger.
–1919 – 18 janvier :
1. CONFERENCE DE LA PAIX A VERSAILLES – Ouverture à Versailles de la Conférence de la paix sur les lieux mêmes où avait été proclamé, en 1871, l’Empire allemand. 32 Etats y participent. Cette conférence débouchera sur la signature du traité de Versailles qui mettra fin à la guerre mondiale.
2. EN ALLEMAGNE, LES SOCIAUX-DEMOCRATES ARRIVENT EN TETE DES ELECTIONS A L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE – Alors que débute la conférence de paix qui doit même fin à la guerre de 1914-1918, en Allemagne, les sociaux-démocrates arrivent en tête des élections à l’Assemblée constituante avec 37,9% de suffrages et 163 députés. Les socialistes « indépendants » qui avaient quitté le parti en raison de leur opposition à la guerre n’ont que 22 sièges et 3,6% des voix, parmi eux, on aurait dû compter Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg qui, emprisonnés, venaient d’être libérés par la Révolution de novembre mais avaient été assassiné le 15 janvier. Le Centre (catholique) 91 sièges et 19,7% des voix. Le parti démocratique, 75 sièges. Ce succès des socialistes est relatif car ils espéraient obtenir la majorité absolue comme en 1914, où ils avaient réunis près des deux tiers des suffrages. A cette époque Karl Liebknecht avait été le premier député au Reichstag à refuser de voter les crédits militaires, dès décembre 1914. L’Humanité du 18 novembre développe un long article intitulé « La Révolution en Allemagne – Comment furent assassinés Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, avec les portraits des deux dirigeants. Après avoir développé le déroulement du «Drame » puis dégagé « Les responsabilités » de ceux qui permirent ou couvrirent plutôt le meurtre de Karl tué alors qu’il s’enfuyait, le journal relate « L’assassinat de Rosa » qui, bien que protégée par une escorte qui tentait d’empêcher la foule de la lynchée, avait été placée dans une voiture alors qu’elle était évanouie « alors que, tout-à-coup un homme sauté sur le marchepied et tira un coup de révolver sur » elle (Alain Rossel, 1984 ; L’Humanité du 18 janvier 1919).
3. FONDATION DU PARTI DEMOCRATE-CHRETIEN ITALIEN – En Italie, le prêtre Don Styrzo fonde le « Parti populaire » qui est le premier parti démocrate-chrétien. Ceci constitue un fait nouveau car, jusque-là, le Vatican avait interdit aux catholiques de participer aux élections d’un régime qui avait annexé les Etats pontificaux.
–1920 – 18 janvier : SURPRISE DANS LA PRESSE, DECHANEL EST PRESIDENT – On peut lire dans la presse du jour que si la France vient de clore son premier cycle électoral de l’après-guerre et que l’élection présidentielle de Clemenceau ne faisait aucun doute jusque-là, c’est en fait l’élégant président du Sénat, Paul Deschanel, qui a été élu le 17 par le parlement.

–1927 – 18 janvier : LE MUSEE DES ERREURS – On a enregistré à New-York, la température la plus basse qui y ait été constatée depuis bien des années. Le baromètre est descendu à 6° Fahrenheit au-dessous de 0°. (L’Indépendance belge, 18 janvier 1927.)
–1931 – 18 janvier : LIGNE LONG COURRIER MARSEILLE, DAKAR ET SAÏGON – La presse informe ses lecteurs que la première ligne française long courrier de voyageurs est créée. Elle relie désormais Marseille à Dakar et Saïgon.
–1933 – 18 janvier : ET GAMELIN S’EN VINT – Le général Gamelin remplace le général Weygand à la vice-présidence du Conseil de la Guerre..
–1936 – 18 janvier :
1. DISSOLUTION DES LIGUES D’EXTRÊME DROITE EN FRANCE.
2. LE LIVRE DE LA JUNGLE EST ORPHELIN – Mort de l’écrivain britannique Rudyard Kipling.
–1938 – 18 janvier : CHAUTEMPS DIRIGE UN CABINET RADICAL, AVEC LA COLLABORATION DE SOCIALISTES INDEPENDANTS – Chautemps forme son quatrième ministère, sans les socialistes qui ont refusé d’y participer tout en s’étant prononcés pour le soutien. Chautemps dirige donc un cabinet radical, avec la collaboration de socialistes indépendants.
–1940 – 18 janvier :
1. LE DANEMARK, LA SUEDE ET LA NORVEGE PROCLAMENT LEUR NEUTRALITE. Deux de ces Etats apprendront à leurs dépens ce que neutralité veut dire dans la pensée hitlérienne.
2. ON LIT DANS EXCELSIOR, JEUDI 18 JANVIER : “-18° DANS L’EST -12° À PARIS – La vague de froid persiste. Elle s’accentue même de -18° dans l’Est à -12° hier à 15 heures à Paris, au Pont-Neuf.
Cette bise est d’autant plus vive qu’elle est précédée ou suivie de chutes de neige assez abondantes. A Paris, le verglas, la chaussée glissante ont rendu la circulation difficile. Compensation : on a pu patiner sur le lac des Cygnes, à Versailles. Mais y attache-t-on de l’importance? On pense plus encore à ceux qui montent la garde quelque part en France ou à ceux qui veillent sur nos mers.
Les services publics, secondés par des œuvres privées, notamment par l’Armée du Salut, se dépensent sans compter pour atténuer les rigueurs d’un hiver particulièrement terrible pour les sans-logis !
Que sont les nuits? Plus rudes encore. Cette vague de froid, qui logiquement n’aurait dû se manifester qu’en mars, progressera- t-elle encore ou ira-t-elle s’atténuant? On l’ignore, mais les services compétents inclinent à adopter la seconde hypothèse. Aux affres de la guerre s’ajoutent celles d’un hiver particulièrement méchant :1940 exige de tous courage et volonté pour tenir tête à tous les assauts.”
3. CONDAMNATION DE RAIMU PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE VIENNE – Le Progrès, du jeudi 18 janvier, publie : “La condamnation de Raimu par le tribunal correctionnel de Vienne – Le tribunal correctionnel de Vienne, sous la présidence de M. Jacquelin, a rendu à son audience d’hier après-midi son jugement dans l’affaire Auguste Muraire (Raimu de son nom de cinéma), poursuivi pour homicide par imprudence et délit de fuite. Raimu est condamné à deux mois de prison avec sursis, trois mille francs d’amende, trois mille francs de pension annuelle pour chacun des trois fils de la victime jusqu’à leur majorité. Le jugement a été prononcé hors de la présence de l’inculpé, devant son défenseur, Me Datry. »
–1941 – 18 janvier :
1. LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE – Les jeunes seront astreints, à la place du service militaire, à un stage de huit mois dans les « Chantiers de la Jeunesse » (Ernst Jünger, Journal de guerre).
2. NOTRE MARINE EN AFRIQUE – L’aviso-dragueur Commandant Rivière a séjourné en Afrique du 23 juin 1940 au 18 janvier 1941.
–1943 – 18 janvier :
1. FIN DU SIEGE DE LENINGRAD – L’offensive générale de l’Armée Rouge sur le front s’étendant de Léningrad au Caucase, commencée en janvier se poursuit en mars. Au cours de sanglants combats pour le Caucase en janvier et dans la première moitié de février, les troupes soviétiques ont progressé de 160 à 600 km. Elles ont libéré la majeure partie du Caucase du Nord, le territoire du Kouban et les régions de l’Ukraine orientale. L’événement tant attendu s’est produit au début 1943 près de Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg). Le blocus de la ville a été brisé les 12 et18 janvier et la communication par terre avec le reste du pays a été rétablie. Au total, la deuxième campagne d’hiver sur le front soviéto-allemand s’est soldée par l’anéantissement de plus de 100 divisions de l’ennemi qui a perdu près de 1,7 million de soldats et officiers et a été repoussé à 600-700 km vers l’Ouest. L’U.R.S.S. a récupéré des régions industrielles et agricoles importantes (Henri Ribot).

2. EPURATION DE MARSEILLE – Himmler exige à nouveau «pour l’épuration de Marseille une solution radicale et complète…». Le préfet régional LEMOINE donne des instructions à la police française pour arrêter, entre autres, tous les juifs (Henri Ribot).
–1948 – 18 janvier : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE
1. Du 26 au 18 janvier, l’aviso-dragueur « Commandant Delage » patrouille devant Toulon. Le 18 janvier, arrivée à Toulon de l’aviso-dragueur « Commandant Bory » (Gérard Garier).
3. UN ANCIEN NAVIRE DE GUERRE EST TRANSFERE A LA MARINE DE COMMERCE – Le grand patrouilleur auxiliaire de 1 179 tx de jb « Président Houduce », réquisitionné en 1939 (P 40), fut le premier bâtiment de combat français à rallier Gibraltar, et le premier à recevoir une mission de guerre après l’armistice en tant que F.N.F.L. Après une vie guerrière très active, il fut déréquisitionné le 24 mai 1945 à Saint Pierre. Après son désarmement et sa retransformation en navire de pêche, il reprit son activité d’origine sous les couleurs de la Cie. Générale de Grande Pêche (la Morue Française) de Fécamp. Le 20 novembre, il était cité à l’ordre du Corps d’Armée. Le 18 janvier 1951, il est vendu à l’armateur Saint-Martin Legasse sans changer de nom (Gérard Garier).
–1955 – 18 janvier :
1. EN TUNISIE, INSURRECTION DANS LA REGION DU CAP BON. – En Tunisie, le nouveau résident, Jean de Hauteclocque, ordonne l’arrestation des leaders du Néo-Destour ; une insurrection éclate dans la région du Cap Bon.
2. FRANCO DESIGNE SON SUCCESSEUR – Le dictateur espagnol Franco désigne le Prince Juan Carlos comme son successeur.
–1956 – 18 janvier : LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE (R.D.A.) AURA SON ARMÉE NATIONALE – La Chambre populaire de la R.D.A. vote une loi portant création d’une « armée populaire nationale » et d’un ministère de la Défense.
–1959 – 18 janvier : LE MANDREEN MAX DIOT ET LE SAUVETAGE DES NAUFRAGES DU CARGO AMERICAIN, VALIANT EFFORT – On apprend, par le journal « Cols Bleus » du 9 mai, que le second maître Max Diot, en poste sur le porte-avions Arromanches, a fait preuve, le 18 janvier dernier, « au cours des opérations de sauvetage des naufragés du cargo américain, Valiant Effort, de réelles qualités d’endurance et de courage, n’hésitant pas malgré l’état de la mer forte avec creux de 4 à 5 mètres à se jeter à l’eau ». Max Diot est un des quatre fils d’Henri Diot, conseiller municipal de Saint-Mandrier (Le Petit Varois du vendredi 22 mai 1959).
–1960 – 18 janvier : 50 MORTS DANS LE CRASH D’UN AVION AUX ETATS-UNIS – Crash d’un avion de compagnie Vickers Viscount de la Capital Airlines à Charles City (50 morts).
–1962 – 18 janvier : DE TROUBLANTES COÏNCIDENCES
1. VALERY GISCARD D’ESTAING DEVIENT MINISTRE DES FINANCES.
2. L’EGLISE RECONNAIT LES APPARITIONS DE LA VIERGE A LOURDES.

(Sous-marin « Flore », coll. H. Ribot)
–1962 – 18 janvier : PRÉSENTATION EN RECETTE DU SOUS-MARIN « FLORE » – Le sous-marin Flore (S645), de la série des Daphné, construit par l’Arsenal de Cherbourg et lancé en décembre 1960, est présenté en recette le 18 janvier 1962. Il sera mis en service le 21 mai 1964. Cinquième bâtiment de la série, il était le troisième construit à Cherbourg. Il était le dixième bâtiment de la Marine nationale française, mais le premier sous-marin, à porter le nom de Flore (Georges Kékorian, 2005 : Le sous-marin Flore fut retiré du service en mars 1989 après avoir poursuivi sa carrière. Il a retrouvé une nouvelle jeunesse en tant que bâtiment-musée installé dans l’enceinte de l’ex-base sous-marine de Kéroman, à Lorient, à l’initiative de l’association pour le Musée de l’Escadrille des sous-marins de l’Atlantique).
–1968 – 18 janvier :
1. LA GRÈVE EST QUASI GENERALE DANS LES UNIVERSITÉS ESPAGNOLES.
2. AFFRONTEMENTS VIOLENTS ENTRE ÉTUDIANTS ET POLICE EN ALLEMAGNE – A Brême en Allemagne de l’Ouest, les affrontements entre la police et les étudiants font un mort.
–1969 – 18 janvier : CONFÉRENCE SUR LE VIET-NAM – Ouverture, à Paris, de la conférence sur le Viêt-Nam, réunissant les délégués des États-Unis, du Nord-Viêt-Nam et du F.N.L.
–1974 – 18 janvier :
1. BAUXITE DU VAR – LA DIRECTION CONFIRME LA PROCHAINE FERMETURE – La Société Aluminium – Péchiney annonce, dans un communiqué, la prochaine fermeture du bassin de bauxite du Var. Celle-ci interviendrait, selon elle, « dans une quinzaine d’années ». Ainsi, les craintes exprimées par le Comité de défense du bassin minier » se trouvent confirmées.
2. ARLES – DÉCOUVERTE DE SARCOPHAGES DU IVe SIÈCLE – Une découverte importante a été faite à Arles. Trois sarcophages, datant du IVe siècle ont été mis au jour, et dans l’un d’entre eux se trouve un squelette entièrement conservé. Les tombeaux, en marbre de Carrare, sont en très bon état malgré les 1600 ans passés sous terre. Ils seront remis au Musée d’Art Chrétien (F.V).

(« Arromanches » au cimetière marin de Toulon, cliché H. Ribot)
3. La marine nationale fera ses adieux au porte-avions « Arromanches » le 22 janvier à Toulon, au cours d’une cérémonie qui se déroulera à son bord sous la présidence du vice-amiral Brasseur-Kermadec, commandant en chef en Méditerranée et préfet maritime de la 3e région.
La dernière cérémonie des couleurs à bord de l’Arromanches sera marquée par une allocution du contre-amiral Banuls, chef de la division aéronautique de l’Etat-major de la Marine, et par un défilé d’Appareils de l’aéronautique navale.
L’Arromanches est désarmé après vingt-sept année de service. Il a parcouru 600 000 milles nautiques. 1600 catapultages, trente mille appontages, et 900 appontages ont été effectués à son bord au cours de sa longue carrière.
Ce bâtiment qui a tenu une place essentielle au sein de la marine nationale avait été cédé à la France par la Grande-Bretagne en 1946. Il portait alors le nom de « Colossus ». Le 15 mai il reçut le nom d’Arromanches » en souvenir des opérations sur les côtes de Normandie de juin 1944. En 1953, l’Arromanches fut définitivement remis à la France. Seul porte-avions français jusqu’au prêt par les Etats-Unis de deux porte-avions d’escorte, il est alors le « Fer de Lance » des forces navales et aéronavales françaises à ce titre il participe aux opérations en Indochine de à 1954.
En 1962, après l’entrée en service des porte-avions « Foch » et « Clemenceau », l’ « Arromanches » devient porte-hélicoptères d’assaut.
Cinq citations, la Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre T.O-E. avaient été décernées à ce bâtiment dont voici les caractéristiques : déplacement : 14.000 tonnes, longueur 211,15 m, largeur 24,5 m, puissance 40.000 chevaux, vitesse : 25 nœuds. Piste oblique inclinée à 4 degrés par rapport à l’axe du bâtiment. (PV 18 janvier 1974).
–1975 – 18 janvier :
1. PLUS DE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN CHINE POPULAIRE – La Chine supprime le poste de président de la République. La Constitution de 1954 est révisée : les pouvoirs du parti communiste sont renforcés.
2. PREMIÈRE PARUTION DE LA REVUE « MÉTAL HURLANT » avec comme programme BD, science-fiction et rock.
–1977 – 18 janvier :
1. MALADIE DU LÉGIONNAIRE – Découverte à Atlanta de la « maladie du légionnaire », forme de pneumonie, due à une bactérie très rare.
2. MORT D’YVONNE PRINTEMPS, actrice dramatique et lyrique.
3. ÉMEUTES CONTRE LES HAUSSE DES PRIX ALIMENTAIRES – Première journée d’émeutes contre la hausse des prix alimentaires.
–1978 – 18 janvier : RAYMOND BARRE EN CHINE – Première journée de visite officielle du Premier ministre français, Raymond Barre, en Chine..
–1985 : DÉCOUVERTE DE LA GROTTE COSQUER – Découverte d’une grotte ornée datée de la période paléolithique, dans les calanques de Marseille. Il s’agit de la grotte Cosquer.
–1986 – 18 janvier : CRASH D’UNE CARAVELLE, AU GUATEMALA (93 morts)
–1987 – 18 janvier : VAGUE DE FROID SANS PRECEDENT EN FRANCE (71morts).
–1988 – 18 janvier : CRASH A CHONGQING D’UN AVION ILYUSHIN 18 de la compagnie China Southwest Airline faisant 108 morts
–1989 – 18 janvier : INTERDICTION DE LA DIFFUSION DU LIVRE « LE GRAND SECRET » – Le tribunal de grande instance de Paris interdit la diffusion du Livre « Le Grand Secret » non pas pour diffamation mais pour violation du secret médical. Le docteur Claude Gubler affirme dans ce livre que F. Mitterrand, atteint d’un cancer, a menti sur sa maladie dès 1981. « »À partir de 1994, écrit-il, il n’était plus capable d’assumer ses fonctions ». ». L’Élysée publiait régulièrement un état de santé du président délibérément erroné, mentait aux Français sur l’état de son plus haut fonctionnaire … et on attaque le médecin qui révèle la vérité.
–1991 – 18 janvier ; PREMIER TIR DE SCUD IRAKIEN SUR ISRAËL : cinq missiles Scud irakiens atteignent Tel Aviv et Haïfa en Israël.
–1995 – 18 janvier : LE PAPE EN AUSTRALIE – Le Pape Jean Paul II vient pour la première fois en Australie.
–1996 – 18 janvier :
1. AVIS SUR LA DEMANDE D’ADHÉSION DE LA RUSSIE AU CONSEIL DE L’EUROPE, 18 janvier 1996 : la conclusion du rapport amène à : « se demander si l’adhésion de la fédération de Russie pourrait par elle-même contribuer à créer des conditions conformes aux normes du Conseil de l’Europe (…). Ainsi, la décision finale dépendrait de savoir dans quelle mesure une évaluation critique de la situation actuelle en matière juridique et des droits de l’Homme l’emporte ou non sur une évaluation politique des chances et perspectives d’amélioration. »
2. DÉMISSION DE JACQUES CROZEMARIE, président fondateur de l’association pour la recherche sur le cancer, ARC
–1999 – 17 et 18 janvier : INONDATIONS ET COULEES DE BOUE A SAINT-MANDRIER (Mairie de Saint-Mandrier).
–2000 – 18 janvier :
1. DÉMISSION D’HELMUT KOHL de la fonction de président d’honneur de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). La direction de la CDU demande à l’ancien chancelier Helmut Kohl de renoncer à son poste de président d’honneur du parti, ou de révéler le nom des mystérieux donateurs qui ont alimentés les caisses noires du parti politique. L’ancien chancelier préfère démissionner.
2. PIPIN PORTE LE RECORD DU MONDE DE PLONGÉE, « NO LIMITS », A -162 M, EN 3’12, A QUINTANA ROO, MEXIQUE. Le « No Limit » : L’apnéiste descend à l’aide d’un poids (la gueuse) et remonte à l’aide d’un ballon ou d’une combinaison gonflable, le « no limits » est la discipline qu’a montré Luc Besson dans le film « Le Grand Bleu », très dangereux, le « no limits » est seulement homologué par l’AIDA, c’est aussi la discipline ou les records sont les plus profonds (366 Jours par An).
–2001 – 18 janvier : LA FRANCE RECONNAIT OFFICIELLEMENT LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN DE 1915 EN TURQUIE.
–2002 – 18 janvier :
1. SPORTS ET DOPAGE – Natalia Baranova-Masokian, skieuse de fond est contrôlée positive à lEPO durant les jeux Olympiques. Elle sera suspendue pour deux ans.
2. SAINT-ZACHARIE – Domaine du Moulin Blanc (RN 560). Inscription par arrêté du 18 janvier 2002 : le pigeonnier est situé sur la parcelle n° 371, d’une contenance de 40 ca, cadastre section A. L’ancienne ferme est située sur la parcelle n° 21, d’une contenance de 58 a 46 ca, cadastre section B. Les autres éléments protégés et leurs parcelles N° 20, 22, 23, 961 d’une contenance respective de 26 a 85 ca, 1 ha 56 a, 24 a, 5 ha 35 a 30 ca figurent au cadastre section B. (cad. A371, 40ca ; B21, 58a 46ca ; B 20, 26a 85 ca ; B 22, 1 ha 56a ; B 23, 24 a ; B 961, 5 ha 35a 30ca.):
–2005 – 18 janvier : AIRBUS 380 – Inauguration du plus gros avion du monde l’Airbus A380 à Toulouse devant quatre chefs d’Etat, le premier essai en vol de l’appareil a lieu avec succès le 27 avril.
–2007 – 18 janvier : AU PANTHÉON, LE PRÉSIDENT JACQUES CHIRAC REND HOMMAGE AUX « JUSTES DE FRANCE », Ils ont été quelques 2 700 héros anonymes à avoir sauvé des milliers de juifs durant la seconde Guerre Mondiale. Ils recevront l’hommage de la Nation.
–2008 – 18 janvier : GEORGE CLOONEY EST NOMME « MESSAGER DE LA PAIX » PAR L’ONU pour son aide au Darfour.
–2008 – 18 janvier : L’ÉPAVE DU CUIRASSÉ « DANTON » EST RETROUVEE – Le cuirassé « Danton » parti la veille de Toulon à bord duquel le commandant Delage disparut volontairement le 19 mars 1917, fut torpillé par le sous-marin allemand U 64. Le 18 janvier 2008, l’épave du cuirassé fut retrouvée par la société néerlandaise Fugro Geo Consulting Ltd gisant à 20 km au sud-ouest de la Sardaigne, par 1 000 m de fond.
–2013 – 18 janvier :
1. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU FJEP PIERRE SINGAL – Vendredi 18 janvier 2013, 19 heures, au Centre Culturel, 1er étage, avenue Leclerc, 83110 Sanary-sur-Mer : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE du FJEP Pierre Singal. Rapport moral du président, Henri RIBOT et des vice-présidents, suivi du vote du rapport moral par les membres présents. Rapport financier par France Castes, suivi du vote du rapport financier. Les sections du Foyer se sont exprimées par la bouche de leurs responsables : SECTION « SANARY TENNIS DE TABLE » ; SECTION DANSE ; SECTION « NATURALISTES EN HERBES » ; SECTION « RECHERCHES SUR LE PATRIMOINE ». Renouvellement du tiers sortant du conseil d’administration suivi d’une réunion du nouveau Conseil et l’élection du bureau pour 2013 (Henri Ribot).
2. VOICI CE QUE J’ÉCRIVAIS IL Y A 11 ANS A LA MEME DATE : « Mes petits poulpiquets, paraphrasant Léo Campion, j’aurais pu écrire « Quand le baromètre se passe la patte derrière l’oreille, c’est que le chat est à la pluie », mais, comme d’une part pour tuer un mime, il faut user d’un silencieux et que, d’autre part, il y a tellement de mercure dans l’eau que les poissons peuvent eux-mêmes y prendre leur température, je ne le ferai pas. Il est actuellement 7h, je suis levé depuis une petite heure, un record, mais, fort heureusement, hier soir, j’avais bien débroussaillé la question et cela, après deux réunions coup sur coup à Sanary, l’une pour inaugurer les cérémonies officielles du centenaire de la guerre de 1914-1918, l’autre pour définir les actions que nous allons conduire avec mon équipe d’histoire et d’archéologie de l’ouest-varois. Lançons à présent la machine, ou comme l’a dit l’un de mes excellents amis : « Fallait pas allumer la mèche ! »
–2022 – 19 janvier : Le musicien Marcel Zanini, grande figure du jazz français, mais également chanteur de variétés, connu pour son tube Tu veux ou tu veux pas, est mort ce mercredi à l’âge de 99 ans à l’hôpital à Paris, a indiqué à l’AFP son fils, l’écrivain Marc-Édouard Nabe (pseudonyme d’Alain Zannini).
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(cliché H. Ribot)
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 163e livraison :
Un nouveau bail en date du 10 février 1507 fixa les conditions et « capitouls » que les habitants de Saint Nazaire (Sanary, alors quartier maritime d’Ollioules), présents et à venir, devaient remplir et reconnaître pour être autorisés à demeurer sur les terres du lieu ou posséder des biens. Il prévoyait qu’il fallait y demeurer et y faire habitation principale, y placer la majeure partie de ses fortunes, faire hommage et serment de fidélité au seigneur, faire cuire son pain au four du seigneur, moudre les grains aux moulins du seigneur, de même pour les olives ; pour les pêcheurs, obligation de payer une dîme sur les poissons qu’ils prendront, de donner au seigneur le huitième des récoltes et une poule grasse à chaque Noël ; de payer le lods (droit de mutation) pour chaque vente de terre, un droit de huitain sur les propriété rurales, en cas de construction d’une maison, le délai de construction était de dix-huit mois et on ne pouvait se livrer à la culture avant que la maison ait été terminée, obligation d’avoir du seigneur l’autorisation pour prendre ou accepter quelque chose en provenance des terres gastes.
L’acte d’habitation du 10 février 1507 fut dressé par Maître Morteriis, notaire à Ollioules. Par celui-ci, le seigneur d’Ollioules, Magdelon de Vintimilles « pactisa » avec 16 familles désireuses de s’installer elles aussi autour de la tour Saint Nazaire. Il leur donna des terres, des places à bâtir des maisons, mais il assortit cette attribution d’un nouveau bail plus restrictif que celui accordé aux habitants précédents. Cette attribution fit l’objet des conventions et capitouls suivants :
Conventions et capitouls du lieu de Saint Nazaire.
- Toute personne habitant ou voulant habiter au lieu de Saint Nazaire est tenue et obligée pour lui et les siens demeurer au dit lieu y résider ordinairement et y passer la plus grande partie de ses fortunes avec son ménage et sa famille.
- Item sont tenus les hommes et personnes faire hommage et serment de fidélité à leur seigneur et à ses successeurs en la forme de droit.
- item sont obligés pour eux et les leurs, cuire leur pain au four du seigneur en lui baillant ou à son rentier et procureur de 40 pains un franc c’est-à-dire que le seigneur n’est point tenu de pourvoir le dit four en bois ni de fournier, mais seulement de le maintenir droit et en bon état pour cuire.
- Item sont obligés à moudre leurs grains aux moulins que le seigneur a au dit lieu Saint Nazaire ou à Ollioules, ou qu’il pourrait avoir à l’avenir en payant la mouture à raison de 24 deniers, étant de son côté le seigneur obligé de maintenir les dits moulins bien pourvus de toutes choses nécessaires.
- Item sont tenus de faires leurs olives et grignons aux moulins du seigneur ou qu’ils soient en la terre d’Ollioules, ou sous peine de 10 livres de coronats pour chaque fois et de confiscation de bled, olives et grignons pour lesquels le seigneur est obligé de faire au moulin du dit Saint Nazaire pour la plus grande commodité aux habitants du dit lieu.
- Item sont obligés de bailler au seigneur une livre pour quintal de poisson qu’ils prendront gros ou petit sous peine de la perte de tout leur poisson et de 10 livres de coronats pour chaque fois qu’ils failliront.
- Item sont tenus et obligés bailler au seigneur la huitième partie de tous les bleds qu’ils recueillent sçavoir de l’annone tuzelle, avoine, seigle, orge peute consegal, le même des légumes comme sont fèves, lentilles, fajouls, garoubes, gaisses, pois, peze de toutes autres sortes et espèces de graines, blet ou légumes qui se recueilleront aux terres de l’huitain, le même des raisins, figues et olives et de tous autres fruits qui se recueilleront Dieu aidant aux dites terres, comme poire, pommes, prunes, glands et sorbes, agriottes, cerises, greffions, amandes, noix, noisettes.
- Item sont tenus les dits habitants de Saint Nazaire bailler annuellement au seigneur une poule grasse à la Noël et pour chaque chef de maison, et quoique soient plusieurs chefs dans une maison ayant leurs biens par indivis, chacun d’eux doit la dite poule.
- item doivent encore le huitain du foin des prés et des devendudes.
- item si arrivait que les biens et héritages des dits habitants ou d’aucun d’iceux parvint par quelque occasion au titre que ce soit à quelqu’un qui ne fut pas habitant du dit lieu de Saint-Nazaire, tel nouveau propriétaire est obligé d’aller habiter au lieudit y faire sa résidence ordinaire comme faisant celui duquel il a droit et cause duquel il a eu les biens en tout ou partie, sous peine de perte et confiscation de tels biens lesquels en ces cas-là de manquement d’habitation sera permis au dit seigneur les prendre de sa propre autorité et puissance, comme bien et légitimement acquis.
- Item sont obligés à payer le lods à raison de un florin de tout ce qu’ils acquerront ou permettront en terre d’Ollioules et de Saint Nazaire et de prendre investiture sauf au dit seigneur son droit de prélation si bon lui semble.
- item le droit de huitaine se paiera au seigneur pour les hommes et habitants de Saint Nazaire de tous les fruits ci-dessus spécifiés qu’ils recueilleront aux terres, prés, vignes et autres possessions que d’à présent ont ou pourront avoir et acquérir en quelle manière que ce soit au lieu de Saint Nazaire depuis la termine d’en bas laquelle termine est contenue et déclarée en la transaction faite entre le seigneur et la communauté d’Ollioules.
- Item sont tenus et obligés les dits habitants passer et concéder cette reconnaissance des biens du huitain toutes les fois que par le seigneur en seront requis.
- Item lorsque le seigneur de Saint Nazaire baillera quelque place pour bâtir maison tel acceptant et habitant du dit lieu est obligé de faire bâtir telle maison dans dix-huit mois comptables du jour du bail d’accepter d’ icelle.
- item les habitants ne peuvent cultiver les possessions qui leur ont été baillées jusqu’à ce qu’ils aient fait bâtir leurs maisons et mis en état d’habitation.
- item il est expressément défendu à toute personne de prendre ou accepter rien de la terre gaste d’Ollioules et de Saint Nazaire sans l’expresse licence de seigneur ou de son procureur ou rentier.
De la part de messire Charles Emmanuel Marie Magdelon de Vintimille des comtes de Marseille, du Luc, marquis du lieu du Luc, des Arcs, de Vins, de Sevigne-sur-Orge, baron de Castelnaud, d’Ollioules et de Saint Nazaire, Maréchal des camps et armées du Roi, colonel propriétaire du régiment de Vintimille, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint Louis, gouverneur pour sa Majesté des Isles de Porquerolles et Lingoustier. Fait le Dix février mille cinq cent sept. Notaire Maître Pierre de Morteriis à Ollioules.
Ce bail fut l’objet de contestations, et une transaction fut passée le 10 mai 1520 entre les seigneurs et les habitants d’Ollioules et de Sanary.
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 363e livraison :

(coll. H. Ribot)
–1349 : Les gens de Hyères saccagent le château de Brégançon dont la Reine Jeanne avait récemment gratifié l’armateur marseillais Jacques de Gaubert (Cet événement est à mettre en relation avec la nomination d’un sénéchal italien à la place de Raymond d’Agout).](Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).
–milieu du XIVè s. : Il y avait 9 vigueries (Aix, Draguignan, Hyères, Grasse, Nice, Forcalquier, Marseille, Tarascon, Arles) et 15 baillies qui dépendaient toutes de la cour d’Aix. Le titre de viguier, réservé au début au représentant du comte dans les grandes villes, s’était étendu par la suite à toutes les circonscriptions rurales importantes ; en fait, viguier et bayle avaient les mêmes attributions et en 1540 toutes les circonscriptions s’appelleront des vigueries. (Baratier E., Démographie…).
–milieu du XIVè s. : Marseille. A l’entrée du port, donjon carré couronné de mâchicoulis, dit « tour Saint-Jean ». Fondée au milieu du XIVe siècle par les chevaliers de Saint-Jean, elle est reconstruite en 1447 par le roi René. Sa base est entourée d’une braie carrée. L’intérieur est divisé en trois niveaux voûtés d’arête et un quatrième voûté d’une coupole sur pendentifs. Les niveaux communiquent par un escalier à vis ménagé dans l’épaisseur du mur. L aplate-forme peut recevoir une douzaine de canons. Les angles étaient munis d’échauguettes en encorbellement (Salch, 1977).
–Dans la deuxième moitié du XIVe s. : Marseille – à la suite de la peste noire et des ravages des routiers, les faubourgs sont désertés et en partie détruits, et les couvents se replient à l’intérieur des murailles, surtout dans la ville haute où les constructions n’étaient pas très serrées. La ville médiévale, dont la topographie a été restituée précision par les travaux de Mortreuil, Mabilly et Roberty, était située entièrement sur la rive nord du vieux port. Les remparts commençaient à peu près à l’emplacement de l’actuelle Canebière ; après avoir englobé la butte des Carmes, ils atteignaient le rivage un peu au-delà de la cathédrale. Au fond du port, se trouvaient, à l’extérieur de l’enceinte, le plan Fourmiguier, chantier de constructions navales, puis, à l’angle sud-est, des salines ; toute la rive méridionale appartenait à l’abbaye bénédictine de St-Victor, que son ancien abbé, Guillaume de Grimoard, devenu pape sous le nom d’Urbain V, avait recouverte d’une chape fortifiée en 1365. Ce point d’appui complétait les défenses de l’entrée du port, commandées, du côté de la ville, par la tour Maubert, vers St-Victor, par une estacade fortifiée, reliée à la chapelle Saint-Nicolas ; une chaîne, divisée en deux parties par une tourette sise au milieu de la passe, fermait l’entrée du port.
LA SEYNE-SUR-MER. 72e livraison :

La Bataille de Malogineste, datée de 950
[Après les réserves de Duprat mentionnées dans la livraison précédente de nos éphémérides, et les conséquences qu’il fallait en tirer pour l’histoire de Six-Fours, on aurait pu espérer l’affaire close, il n’en fut rien :]
[E. Davin, 1941, en rajoute encore en écrivant : « Le combat épique laisse supposer que les Barbaresques de l’époque avaient établi leur base non loin de là, aux Embiez. Ils débarquèrent, dit-on, sur la plage de la Gardiole, tout près de l’Ile. » Toutefois, sans remettre en cause l’hypothèse de la bataille, il refuse l’étymologie de Malogineste qui « tirerait son nom de l’expression « malo-gent » (mauvaises gens), donnée soit par les Six-Fournais aux Sarrasins, soit par les Sarrasins à leurs vainqueurs, ce qui paraît invraisemblable. Disons simplement qu’il s’agit du quartier de la Gineste. »( E. Davin, Monographie de l’archipel des Embiez, Toulon, 1941)]
[Baudouin 1965, p. 79: C’est de là (la plate-forme du château de Six-Fours) qu’elles (les vigies du castrum) donnèrent l’alarme aux habitants du bourg quand les Sarrasins ayant débarqué à la plage de la Gardiole, proche le Brusc, voulurent atteindre le castrum de Six-Fours après avoir pillé les bastides de la plaine. Le combat se déroula, aux dires des chroniqueurs, au quartier dit de « Malogineste » aux abords de la route du Brusc, vers le quartier Barras, entre la R.N. 559 actuelle et le lieu-dit « le Grand-Camp ». Après une chaude lutte, les Sarrasins durent abandonner la partie en laissant de nombreux morts sur le champ de bataille ainsi que des prisonniers aux mains de Six-Fournais: les ennemis regagnèrent leurs navires à la Gardiole… Au bord même de la route du Brusc, à l’endroit approximatif du combat, une plaque de marbre commémorative a été apposée en 1861 sur un oratoire élevé là pour remplacer celui, dit-on, qui fut édifié au Xe s., l’année même de l’événement. L’oratoire actuel daterait de 1710, mais a dû subir plusieurs réfections; il est dédié à Saint Pierre, patron de Six-Fours. On peut lire sur la plaque l’inscription suivante: « Aux Six-Fournais qui arrêtèrent les invasions ennemis par la victoire décisive de Malogineste remportée ici sur les pirates Sarrasins le premier août de l’an 950. Oratoire élevé au Xe s. 1861. »
(A suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

A la poste, un monsieur dont la main est dans le plâtre s’approche d’une dame qui fait la queue au guichet :
– Pardon, Madame, voudriez-vous m’écrire l’adresse sur cette carte postale ? La dame s’exécute de bonne grâce, acceptant même d’ajouter quelques mots et de signer pour lui.
– Voilà ! dit-elle, puis-je faire autre chose pour vous ?
– Oui, répond le monsieur, pourriez-vous ajouter en post-scriptum « prière d’excuser l’écriture ».

(Sanary, la place du Coquillon vers 1900).
Il est 6 heures, vous pourrez bientôt vaquer à vos occupations journalières, j’en ai terminé.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon jeudi à tous !.
A demain, pour fêter les MARIUS !

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