ÉPHÉMÉRIDES DU 14 JANVIER

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 14 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n°4047).

ILLUSTRATION. Extrait d’une séquence de film vu au Musée du Cinéma – La Buzine, à Marseille (cl. H. Ribot).

LES FÊTES. Saluons les 20 200 NINA de France dont c’est la fête ce 14 janvier. Sainte NINA aurait vécu en Géorgie au IVe siècle et y aurait propagé la foi chrétienne après avoir obtenu que le roi et la reine se convertissent. Aujourd’hui, sainte NINA est la patronne de la Géorgie.

Le calendrier républicain avait dédié ce jour au CHAT.

DICTON : « Verdure en janvier, été fera pitié ! »

PENSÉE. La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste (Honoré de Balzac, La Philosophie du Mariage).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Au sujet de Napoléon, puisqu’il est à l’ordre du jour dans pas mal de messages, je vais livrer quotidiennement un ouvrage de notre bibliothèque se rapportant à ce personnage historique :

Dixième ouvrage : Pierre Vieillefosse – Bonaparte au siège de Toulon 1793, rééd. de l’original publié en 1995, Amis de La Seyne Ancienne et Moderne, 2021, 105 p. N° d’enregistrement : H 20694 B 8 4 A.

« Réalisé en 1995 par « Les Cahiers Seynois de la Mémoire », nous avons donc lancé une nouvelle édition de cet ouvrage jusque-là épuisé… Tout en conservant rigoureusement le texte initial et les illustrations d’origine, ce nouveau tirage améliore la qualité des documents, en propose de nouveaux, met les notes en bas de page pour une meilleure lisibilité. Nous sommes convaincus qu’il répondra à l’attente de nombreux Seynois curieux de redécouvrir un épisode très célèbre de notre histoire locale, et de s’intéresser aux premiers actes victorieux de BONAPARTE sur le chemin de sa future gloire. Cet ouvrage vous est proposé lors de nos conférences, colloques, etc., au prix de 10 €, mais vous pouvez également vous le procurer auprès de Bernard ARGIOLAS – Jean-Claude ÂUTRAN, Chantal et Damien Di SAVINO ».

ÉPHÉMÉRIDES.

1206 – 14 janvier : LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX REÇOIT DES PÂTURAGES A ROCBARON AINSI QUE L’EXEMPTION DU DROIT DE PACAGE – Hyères – Guillaume, seigneur de Rocbaron, donne aux Chartreux de Montrieux des pâturages sur le territoire de Rocbaron et les exempte du droit de pacage. (titre original perdu ; Copie Capus, p. 279 ; IND. Teissier, fol. 56 ; Dubois, p. 38) : Guillelmi de Rocabaron … octavo anno imperii Philippi, augusti felicissimi principis nostri… ego, Guillelmus de Rocabaron, dono deo et beate Marie domus Montis Rivi et tibi, Gaufrido, converso, nomine domus Montis Rivi, cujus frater es, pascua in territorio de Rocabaron, ita scilicet ut nullum pascarium dent fratres Montis Rivi michi vel meis successoribus de omnibus animalis suis, et libere ibi maneant quantum voluerint, scilicet in territorio castri mei de Rocabaron. [Parmi les témoins :]…Bertrandus Ato, diaconus de Oliolis…(Raymond Boyer, 1980, p.619-620.)

1211 -14 janvier : Marseille – Hugues des Baux, vicomte et seigneur de Marseille, prend sous sa sauvegarde l’hôpital Saint-Esprit de cette ville et celui du pont Saint-Geniès (acte des vicomtes de Marseille n° 350, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Ind. : Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, Hôpitaux de Mar­seille, Registre d’inventaire, ms. de 1399, fol. 58 v°. — Dr Barthélemy, Inventaire, n° 154).

1212 -14 janvier : ROQUEVAIRE – Castrum Roche Varie, 14 janvier 1212 (cartulaire de Saint-Victor, n° 930). Roquevaire, chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille, comprend six communes : Auriol, Belcodène, Gréasque, Peypin, Roquevaire et Saint-Savournin. Son territoire s’étend entre la montagne de Bassan au levant, Garlaban au couchant, Pierresca au nord et le pont de l’Etoile au midi. Après l’irruption des Barbares, il se forma sur ce territoire deux villages appelés Laza et Solobio. Ils furent abandonnés au commencement du XIIIe siècle, et le nouveau bourg fut bâti à l’endroit dit le Sarret où est le vieux quartier de Roquevaire. En 1583, les habitants ayant embrassé le parti de Charles de Duras contre Louis d’Anjou, le château fut assiégé et pris par les Marseillais ; dix ans après, il fut pris par le duc d’Epernon, et démoli en 1596 par ordre du duc de Guise. ‘Depuis lors, la population a fixé sa résidence sur les rives de l’Huveaune, qui partage le village en deux parties. Il n’est resté sur la hauteur que quelques chétives maisons.

1223 – 14 janvier : VILLE ÉPISCOPALE DE MARSEILLE –

1. Marseille – Jugement de Pierre [de Montlaur], évêque de Marseille, condamnant les empiètements de citoyens de la ville épiscopale contre sa juridiction. Parmi les chevaliers présents : Raimond de Marseille. (Acte 424 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. : A. La Major de Marseille, chartes, n° 73. a, Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 224).

2. Marseille – Reconnaissance de seigneurie et de juridiction à l’évêque de Marseille par les citoyens de la ville haute. Parmi les témoins : Guillaume, Bertrand et R. de Marseille (Acte 425 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 275. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. 1T, p. 93. — b. Guérard, n° 1120. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 225).

1242 -14 janvier :

1. château de la Roque (un quartier de Château-Gombert) – Trets – Sentence arbitrale rendue par Burgondion [de Trets] dans le litige entre Gui de Mandagout, prieur de la Celle, d’une part, et Guillaume Bertrand et Alasacie, sa femme, d’autre, au sujet d’une partie indivise entre eux du château de la Roque (un quartier de Château-Gombert, d’après Henry de Gérin-Ricard). (Acte 513  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Cartulaire de la Celle : Bibliothèque Méjanes à Aix, ms. n° 344, pièce 24).

1260 – 14 janvier  : (LO 15) MONTPELLIER – Neige abondante le 14 janvier (21janvier)

1316 – 14 janvier : Molendinum Guillelmi Jordani (charte aux archives municipales). Moulin de Saint-Loup, moulin à eau, commune  de Marseille, sur l’Huveaune. Première mention : Molendinum Bertrandi Dalmacii seu de Turri, le 6 juin 1286 (acte notarié)..

1358 – 14 janvier : ASSASSINAT DE JEAN BAILLET, trésorier royal, PAR MARC PERRIN. Jean Baillet, le trésorier du dauphin, est assassiné le 24 janvier 1358. Perrin Marc, le meurtrier (valet d’un changeur parisien), est saisi alors qu’il se réfugiait dans une église et le dauphin fait de son exécution un exemple. Étienne Marcel exploite les esprits qui s’échauffent : il y a deux cortèges funèbres, celui de la victime suivi par le dauphin et celui du meurtrier suivi par la bourgeoisie parisienne.

1439 – 14 jan­vier: lieux-dits de Marseille, quartier de Saint-Marcel (acte aux archives de l’Evêché) –

Langle de Revel. L’Angle de Revel – quartier rural. Donné comme Langle dau Revell, le 30 décembre 1392 (acte aux archives de l’Evêché), le nom du quartier vient de Petrus Revelli, possesseur de cette terre, cité le 2 décembre 1411 (acte aux archives de Saint-Victor).

-Las Arènes. Les Arènes – quartier rural. Parait tirer son nom d’un vallat appelé la Rénière , qui plus tard prit le nom de Vallon de done Eicarde (acte du 3 octobre 1486, aux archives de l’Evêché).

-Val crose. Valcros – près du pont de la Barrasse. Première mention Val crosa, 30 décembre 1392 (acte aux archives de l’Evêché).

1440 – 14 janvier : Larena (registre aux archives de l’Évêché). Val d’Arène – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Loup, près de Vaufrège.

1506 – 14 janvier : DÉCOUVERTE DU LAOCOON (cliché H. Ribot)- des fouilles près des anciens thermes de Trajan, à Rome, mettent au jour un groupe sculpté monumental d’origine hellénistique. Cette œuvre fameuse, réalisée à Rhodes vers 40 av. J.-C., représente Laocoon et ses fils assaillis par les serpents. Selon l’Énéide de Vigile, Laocoon est un prêtre de Troie qui aurait tenté en vain de dissuader ses concitoyens de faire entrer dans la ville le cheval de bois abandonné sur la plage par les assiégeants grecs. «Je crains les Grecs, même lorsqu’ils apportent des présents», aurait-il lancé en désespoir de cause. Là-dessus, des serpents sortis de l’eau auraient dévoré ses deux fils et lui-même avant de se réfugier sous l’autel d’Athéna. Les Troyens, terrorisés, y auraient vu la confirmation qu’ils devaient honorer le cheval, cadeau de la déesse, et l’auraient fait entrer dans leur ville… avec les guerriers grecs qui s’y trouvaient cachés. Cette œuvre monumentale était une pièce maîtresse de la Maison dorée (Domus aurea) construite par Néron après l’incendie de Rome (Hérodote Net).

1559 – 14 janvier : ELIZABETH D’ANGLETERRE – Couronnement de la reine Elizabeth d’Angleterre. Rien d’autre ne comptait que son rôle. Elle disait : « Je suis un roi. Je ne suis pas une femme. »

1584 – 14 janvier : Les habitants de Signes, réunis en assemblée générale, proposèrent à Frédéric de Ragueneau de trancher de la façon suivante le litige qui les mettait depuis longtemps en opposition : il s’agissait des moulins, fours, cens et terrains de pâture dont certains droits imprécis faisaient l’objet de nombreuses contestations.

(Signes, chapelle Saint-Clair, cl. H. Ribot)

1° Les moulins, fours, défends, censives, herbages et pâturages seront mis entre les mains de la commune.

2° Les cens, soit en argent, soit en blé, des quartiers de Tuben, Contrats, Séou-Blanc, Tirassades et de Meynarguettes appartiendront à la communauté.

3° Les habitants pourront mettre dans les pâturages acquis la qualité et la quantité de bétail qu’ils jugeront à propos.

En retour la commune s’engageait :

1° A payer au seigneur, une rente annuelle de 140 charges de blé et de 400 écus.

2° A acquérir, pour le compte du baron, le terrain situé en amont du château, en vue d’y établir une garenne.

3° A lui permettre de bâtir sa demeure près du four, qui devra être démoli s’il le désire, pour faire, à cet endroit, une place.

4° A construire un chemin convenable conduisant au château.

5° Enfin à accepter la contrainte par voie légale dans le cas où le payement convenu ne serait pas effectué dans le délais d’un mois.

Une copie de ces articles, acceptés par 80 voix contre 7 fut donc soumise à la ratification de Frédéric de Ragueneau qui ne fit aucune difficulté. L’acte de ce bail rédigé par Ganteaume, notaire à Aix et signé des parties contractantes, il ne restait plus dès lors qu’à en remplir les prescriptions (Arch. Not).

1660 – 1664 : Le fort Saint-Nicolas (voir ci-dessous carte envoyée en 1903, collection H. Ribot), classé Monument historique par arrêté du 14 janvier 1969, surplombe le Vieux-Port. « Il a été édifié de 1660 à 1664 par le chevalier de Clerville sur ordre de Louis XIV afin de mater l’esprit d’indépendance de la ville de Marseille. »

À cet emplacement se trouvait une petite chapelle fondée entre 1150 et 1218, placée sous le vocable de Saint-Nicolas et dépendant de l’abbaye de Saint-Victor.

Au pied de cette chapelle, au niveau de l’ouverture la plus étroite entre les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, le sénéchal de Provence ordonna en 1322 l’aménagement d’une palissade en bois à l’extrémité de laquelle était fixée une chaîne barrant la passe du port. Cette palissade est progressivement renforcée pour former en 1381 deux véritables piles de pont.

À cette date la chapelle Saint-Nicolas fit l’objet d’importants travaux avec édification d’un chemin de ronde et d’une muraille allant jusqu’à la chaîne du port. Ce système de défense s’avéra inefficace lors de l’attaque de la ville par le roi Alphonse V d’Aragon le 20 novembre 1423. Débarqués dans une anse voisine, les Aragonais prirent à revers la chapelle et les galères catalanes purent pénétrer dans le port. La ville fut pillée pendant trois jours et les Aragonais emportèrent comme trophée la chaîne du port qui se trouve toujours exposée dans la cathédrale de Valence (Espagne).

En 1591 quatre particuliers Louis Naudet, Gabriel Delassus, Jean Beolan et Antoine Mascaron firent rebâtir la chapelle Saint-Nicolas. Antoine Mascaron était un ami de Charles de Casaulx et fut directeur de la monnaie en 1593. Son fils, Pierre Mascaron fut le premier imprimeur à Marseille en 1596 en éditant le livre de Bellaud de la Bellaudière : « Obros et rimos provenssalos ».

Afin de reprendre en main la gestion de la ville de Marseille, le duc de Mercœur, gouverneur de la Provence, fait nommer consul Lazare de Vento seigneur de la Baume par lettres patentes d’octobre 1657. Les deux autres consuls étaient Boniface Pascal et Joseph Fabre.

Sous prétexte de défendre la ville contre les pirates mais surtout pour être agréables à Mercœur, les consuls décident d’armer aux frais de la ville la galère du chevalier de Vendôme, fils du duc de Mercœur. Cette décision provoque une vive opposition à la tête de laquelle figurait Gaspard de Glandevès de Niozelles. Des émeutes agitent la ville ; Niozelles et ses partisans s’emparent de l’hôtel de ville qui est repris par les troupes du gouverneur entrées dans la ville dans la nuit du 18 au 19 juillet 1658. En octobre 1658 les partisans de Niozelles remportent les élections qui sont cassées par le roi.

Louis XIV ordonne aux chefs de l’opposition de venir le trouver. L’entrevue a lieu à Paris le 6 janvier 1659, mais ensuite les incidents se multiplient. Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède, président du parlement de Provence estime que seule une intervention personnelle du roi est indispensable pour soumettre Marseille et propose cette solution à Mazarin. L’occasion est fournie par un grave incident. Gouvernelle, lieutenant des gardes de Mercœur, fut chargé de porter à Niozelles une nouvelle convocation à la Cour. Ce document portant la signature du roi lui est arraché et lacéré.

L’intervention du roi devenait inévitable devant une telle rébellion. De la côte basque où il venait de signer le traité des Pyrénées, Louis XIV, accompagné de Mazarin, de la reine mère et de la Cour, se rend à Toulouse, Beaucaire, Tarascon ; il est à Arles le 13 janvier 1660 et à Aix-en-Provence le 18 janvier 1660. Le 19 janvier 1660, le roi Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres. Cette lettre était accompagnée d’une instruction qui prescrivait à Mercœur plusieurs obligations dont la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre ». Ce projet avait été suggéré à Mazarin par le duc de Mercœur et Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède.

Mazarin envoya à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, qu’il avait fait venir exprès de Nancy. Clerville procéda en premier lieu au choix de l’implantation qui devait permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer. Clerville écarta la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer. Il retint donc l’emplacement actuel, derrière l’abbaye de Saint Victor et dont l’étendue était suffisante « pour y maintenir pour jamais l’autorité du roi » ». Cet emplacement était de plus doté d’une fontaine d’eau douce qui figure sur les anciennes cartes.

Mazarin ne se rangea pas immédiatement à cet avis et envoya à Marseille le maréchal du Plessis-Praslin pour avoir une autre opinion. Celui-ci aurait préféré une implantation à l’endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se rangea ensuite à l’avis du chevalier de Clerville. Clerville qui était allé à Aix-en-Provence pour faire approuver ses plans par Mazarin, fit commencer les travaux immédiatement en utilisant les matériaux de démolition de la Porte Royale et des murailles avoisinantes constituant les anciens remparts de Marseille. Les pierres du cap Couronne furent également utilisées.

Le duc de Mercœur posa la première pierre le 11 février 1660 sur laquelle on grava « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. ». Trois médailles commémoratives furent frappées pour rappeler cet évènement.

Le 2 mars 1660 à l’entrée de Louis XIV dans Marseille, le chantier battait son plein. La construction fut réalisée en un temps record pour un édifice de cette importance. En effet le haut fort était terminé par le maître maçon Jean Étienne Chieuse en 1663. Les travaux du bas fort, partie située au nord du boulevard Charles Livon et comprise entre le quai Marcel Pagnol et le port de la Réserve, furent interrompus à la mort de Mazarin le 9 mars 1661 ; Le Guette décida de les reprendre le 16 juillet 1663 en passant un marché avec sept maçons dont Pierre Puget, cousin germain et homonyme de Pierre Puget sculpteur. Les travaux furent achevés en 1664.

Vauban qui n’a pas été mêlé à la construction de la citadelle, visita le fort et écrivit le 16 mars 1679 une lettre très critique : « J’ai visité la citadelle de Marseille qui est un assemblage fort magnifique de tout ce qui a jamais passé d’extravagant et de ridicule par la tête des plus méchants ingénieurs du monde »8. En 1701, Vauban propose des modifications qui ne seront pas réalisées.

Le gouverneur de cette nouvelle citadelle fut contrarié de la proximité du Lazaret qui s’étendait du pied du nouveau fort jusqu’à l’anse des Vieilles Infirmeries, actuellement plage des Catalans. Il demanda le transfert du Lazaret qui fut implanté par la ville près de Saint-Martin d’Arenc.

Après la peste de 1720, quelques pêcheurs catalans vinrent exercer dans les environs et s’installèrent dans les locaux désaffectés de l’infirmerie d’où le nom donné au quartier.

Durant la Révolution, la présence des forts Saint-Jean, Saint-Nicolas et de Notre-Dame-de-la-Garde inquiéta la population car certains pensaient que leurs commandants y accumulaient des munitions. Le 30 avril 1790 le conseil général de la commune (équivalent du conseil municipal) se présenta à la porte de la citadelle Saint-Nicolas. Le major de la Roque, commandant du fort, pensant que sa petite troupe, ex-régiment du Vexin allait faire défection, signa un compromis aux termes duquel il laisserait entrer chaque jour autant de gardes nationaux qu’il y avait de soldats de son service. À la suite de divers incidents, la foule commença le 18 mai 1790 la destruction de la partie Est de ce monument symbole du despotisme, mais l’Assemblée nationale soucieuse de conserver un ouvrage utile à la défense de la ville, ordonna d’arrêter la démolition de la forteresse par décret du 28 mai 1790.

En 1833, le préfet Thomas fait rétablir les parties démolies mais cette restauration a été faite avec des pierres grisâtres de qualité médiocre tranchant nettement avec les parties non détruites faites en pierres roses du cap Couronne.

Afin de relier le Vieux Port au palais du Pharo qui n’était accessible que par le boulevard de la Corderie et l’avenue de la Résidence actuellement avenue Pasteur, la commission municipale vota le 18 avril 1860 l’ouverture d’une voie, actuellement boulevard Charles Livon. Les murs de soutènement de la tranchée réalisée pour le passage de cette nouvelle voie sont en calcaire urgonien blanc tranchant nettement les pierres roses du cap Couronne utilisées pour la construction du fort. La citadelle se trouva ainsi coupée en deux parties indépendantes.

Le fort reçut, en 1823, à la suite de l’expédition du duc d’Angoulême en Espagne, 569 prisonniers dont le soldat Valdès qui avait été un des organisateurs de la guérilla contre les troupes napoléoniennes après 1808.

Le 30 avril 1832, il servit également de lieu de détention pour les marins du bateau qui avait débarqué le 28 avril 1832 la duchesse de Berry près de Carry-le-Rouet et qui avait été arraisonné par le vapeur « Le Sphinx » près de l’île verte à La Ciotat.

Le fort Saint-Nicolas resta une prison jusqu’à la fin de la dernière guerre. Parmi les prisonniers célèbres on peut citer :

16 septembre 1939, l’écrivain Jean Giono qui avait été arrêté à Digne le  à cause de ses publications pacifistes antérieures, fut emprisonné au fort Saint-Nicolas. Il est libéré à la mi-novembre après la prononciation d’un non-lieu. Dans son roman Noé, l’écrivain rappelle cet épisode de sa vie : « …haut sur l’horizon et murant entièrement tout le fond de la Canebière, le magnifique corps en forme de couronne du fort Saint-Nicolas. Le grand mur du fort qui me fait face se termine vers la gauche par une belle arrête de proue. C’est exactement dans cette proue que j’avais ma cellule en 1939. »11 ;

Jean Zay (député socialiste, 1940, à la suite de sa condamnation pour « désertion » par le régime de Vichy) ;

Habib Bourguiba (homme politique tunisien, 1940-1942) ;

Hédi Nouira (homme politique tunisien, même période)

La partie située entre le boulevard Charles Livon et la mer est le bas fort qui a pris le nom de fort Ganteaume en hommage à un ancien vice-amiral, préfet maritime, Ganteaume. Il abrite le cercle militaire avec le mess des officiers.

L’autre partie au sud du boulevard est le haut fort qui est également appelé fort d’Entrecasteaux du nom d’un amiral parent du bailli de Suffren, Entrecasteaux. Il est composé de deux enceintes imbriquées.

Le haut fort est restauré depuis 2003 par l’association ACTA VISTA sous l’impulsion de son fondateur Arnaud CASTAGNEDE, dans le cadre de chantiers de formation aux métiers du patrimoine.

ACTA VISTA y a aménagé en 2005 son siège d’activité.

En 2009 ACTA VISTA crée son pôle de formation et d’apprentissage aux métiers du patrimoine bâti ancien et de l’eco construction, soutenu par l’union européenne, ce pôle de formation permet d’embaucher et de former chaque année plus de 350 personnes.

Grâce à ses nombreux mécènes, l’association ACTA VISTA a permis la restauration des remparts Est, Nord, et Ouest, (600 ml), de la demi-lune de Villeroy (Poudriere), de la Demi-Lune Dauphine et du Bastion de Beringhen, différents espaces du fort d’Entrecasteaux dédiés à l’apprentissage, la formation, l’insertion professionnelle et la culture des métiers d’art. L’ancien moulin à vent est devenu depuis 1954 un monument commémoratif des morts de guerre. L’accès s’effectue par une porte située à l’Est. La partie centrale du haut fort dépend de l’armée et ne se visite pas

Lire : Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon et Mireille Pagni, Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René : Actes du colloque international d’archéologie: 3-5 novembre 1999, Aix-en-Provence, Édisud, coll. « Études massaliètes, no 7 », 2001, 459 p.

1672 – 14 janvier : FABRICATION DU RETABLE DE L’AUTEL DE LA CHAPELLE SAINT-ELME DE SIX-FOURS – Quelques habitants de Six-Fours ayant voulu entreprendre de faire une confrérie ou compagnie de pénitents blancs, sous le titre de St Elme, pour y parvenir auraient élu pour premier prieur, Germain Audibert, quoi que pour lors n’eussent pas encore rien bâti de ladite chapelle. Et pour cet effet, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le 24 février 1566, ledit Germain Audibert, avec patron Estienne Alphand, confrère, tant à leur propres, que pour et au nom des autres confrères et successeurs, auraient acquis d’Anthoine et Honoré Denans, frères, une partie ou place de terre, proche les murs dudit Six-Fours et au-dehors d’icelles, et au lieudit St Roch, pour y faire et édifier une église et cazette pour ladite confrérie, contenant quatre cannes de largeur et de longueur. Tout ainsi que porte ladite terre, de midi à tramontane, confrontant ladite place ou luigue, de levant, vers le chemin tirant audit St Roch, de tramontane aussi, avec le chemin, de ponant, terre restante aux vendeurs, de midi, le patec de St Roch, pour le prix de quatre (4) florins provençaux, que lesdits Denans ont reçu. Le retable de l’autel de ladite chapelle, à cause de son ancienneté, se trouvant en mauvais état, Pierre Vidal, Anthoine Guigou, Louis Audibert et Maître Esprit Aycard, recteurs et banquiers de ladite chapelle St Elme, par acte reçu par Maître Vidal, notaire du 14 janvier 1672, auraient donné à prix fait à Laurens Portanier, maître menuisier, de faire ledit retable, moyennant la somme de cinq cent dix (510) livres. Le premier août 1676, Louis et Honoré Aycards, recteurs de ladite chapelle St Elme, assisté de divers autres, ont donné à prix fait, à Joseph Benoît, maître doreur de la ville de Cuers, de surdorer le retable de l’autel de ladite chapelle, moyennant la somme de quatre cent vingt (420) livres, comme apert de l’acte reçu par Maître Vidal, notaire (Jean Denans, 1713)

1709 – 14 janvier : MISÈRE EXTRÊME PROVOQUÉE PAR LES FROIDS EXCESSIFS DE JANVIER (-23.1° LES 13 ET 14 JANVIER) ET SIGNALES AUX ARCHIVES DE TOUTES LES COMMUNES DU VAR d’après Louis Honoré (« Récoltes anormales en Basse-Provence 1540-1817, Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224, qui donne en référence son article « Hivers rigoureux, …, n°24 du Var historique et géographique, année 1925, p. 80, 81, 82).

Cliché H. Ribot.

« Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de l’époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle dura jusqu’au 3 ou 4 février. Pendant ce temps-là, il vint de la neige d’environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu’elle fut tombée, il fit un vent fort froid d’entre bise et galerne (c’est-à-dire d’entre nord et nord-ouest) qui la ramassa sur les lieux bas, ils découvrirent les blés qui gelèrent presque tous ».

Les céréales manquèrent, en effet, dans la plus grande partie de la France, et il n’y eu guère qu’en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu’on pût juste récolter la quantité de grain nécessaire pour assurer les semences ; aussi dans la région parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés jusqu’à l’aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier ; le 11, le thermomètre s’abaissa jusqu’à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille. L’hiver de 1709 fit ressentir ses effet sur une grande partie de l’Europe. L’Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d’avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n’avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709 (Herage org / histoire climat 5).

1710 – 14 janvier : MARINS SANARYENS MORTS EN MER – Le 14 janvier 1710, nous trouvons le nom de Philippe GUIGOU sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer (Rotger B., 1984 ),

1721 – du 1er au 14 janvier : LA PESTE A PROVISOIREMENT CESSE A MARSEILLE OU LA JOIE RENAIT – Le 1er janvier 1721, ordre de purifier tous les meubles à l’eau bouillante et de désinfecter les maisons en les frottant au vinaigre. Le 14 janvier, on arrête le service des médecins recrutés à Marseille ou en Languedoc par affiches (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).

1738 – 14 janvier : A LA SUITE DE L’ARRÊT DU ROI, L’OFFICE DE MAIRE D’OLLIOULES EST DONNE A ÉTIENNE LEMERE : Nous ordonnons que par le sieur Garnier, nostre subdélégué à Toukon, que nous avons commis à cet effet, le sieur Etienne Lemère sera resceu et installé à l’exercice de la charge de maire de la commune d’Ollioules, dont il a été pourvu par ladite commission après avoir presté devant le sieur Garnier le serment en tel cas requis et qui luy aura fait apparaître de sa religion catholique, apostolique, romaine et de son âge compétent. Fait à Aix, le 14 janvier 1738, de La Cour (Castellan E., 1937, p. 167).

1762 – 14 janvier : tombe du consul Jean de Geoffroy d’Antrechaux au couvent des Minimes de Toulon –  Les Minimes avaient la faveur des notables. Le sous-sol de ce couvent, aussi bien celui des diverses salles que celui de la chapelle est un véritable cimetière aux sépultures extrêmement serrées, et variées : ici à même la terre, là dans des tombes de briques ou de pierres, communes, à plusieurs ¡morts ou particulières à certaines familles ou à certains personnages. On pourrait en faire le relevé d’après ¡»’obituaire du monastère.

Cet obituaire dont une grande partie est conservé aux Archives municipales de Toulon (sans côte) commence en 1612 et se termine en 1773; il manque malheureusement les années 1635 à 1737: donc environ un siècle. Pour une période de 60 ans, on dénombre 1534 sé­pultures; on peut donc supposer qu’il y a environ 4.090 morts qui dorment là leur dernier sommeil.

Ces sépultures étaient faites dans les tombes de Mourchou, des prieurs de Ste Anne, des Sœurs du Tiers-Ordre des Minimes, de Chausdegros, de Ginouvier, Cauvière, Ginesté, Saurin Martinengs, de Ville- neuve, d’Escrivan, dans la tombe commune, sous le marchepied de N. Dame de Bon Secours, dans la Chapelle de Sieur Bourguignon, de St François de Sales, de St Anthelme, de Ste Marthe, de l’Ange Gardien, dans la tombe des christians à la chapelle de N. Dame de Bon Se­cours, de Ste Anne, des Fournier, des confréries de Bon Secours, de St Anthelme, de la chapelle du Purgatoire, des Religieux, de la con frérie des Tanneurs, dans le cloître, dans les tombes n°s 37, 14, 36, 67, 61, 62, 46, 16, 13, 19, 3, 5, 39, 2, 7, dans la tombe des Dantrechaux, dans notre cimetière, dans la tombe des Fournier Dantrechaux, de St Elme, des Teisseire, Feissolle, Garnier, Julien, Simon, Tassy, Aubert, Isnard, Ferry, Thomassin, dans les chapelles du Cru­cifix, de N. B. Père, de St François de Paule, de St Louis, de Ste Ursuline, dans la tombe du presbytère, etc.

On y lit des noms illustres en 1626 : le 3 may : « Monseigneur Illustrissime evesqae de Thollon, egidius de Sceptris, de la maison de Paumont du Comtat d’Avignon : il est enterré au-devant du Grand Autel », — en 1762, « Messire Jean de Geoffroy d’Antrechaux, chevalier de l’ordre royal de St Michel, âgé de 69 ans, dans le cloître dans la sépulture de la famille (le 14 janvier 1762), fils de Jacques d’Antrechaux escayer, et de dame Madeleine Dasque époux de Dame Anne de Motheux de Grimaudet, c’est le fameux consul qui s’était illustré pendant la peste de 1720.

M. le Dr Raoulx a pu faire un relevé descriptif de ces tombes : elles étaient toutes pareilles : petites fosses de 2 m. de chaque dimension où l’on pouvait descendre par des encoches dans la bâtisse. On a repéré six tombes à 4 m. de l’extrémité du mur limite est de l’Eglise : donc au-devant de l’autel, ouvertes le 13 janvier 1933. (Chanoine Conférence sur le COUVENT DES MINIMES DE TOULON par M. le Chanoine BOUISSON aux “ Amis du Vieux Toulon le 3 Janvier 1935).

1789 – 14 janvier – AGENDA DU BICENTENAIRE – MERCREDI 14 JANVIER – A Lyon, il y a déjà… 20000 chômeurs ! Pendant ce temps, les débâcles conjuguées de la Saône et du Rhône détruisent les quatre cinquièmes des manufactures et des moulins dans les environs de la ville, réduisant ainsi à néant les deux principales ressources de la population.

1797 – 14 janvier : Victoire de Bonaparte à Rivoli (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Pierre Goubert, Initiation…).

1800 – 14 janvier : CAMPAGNE D’ÉGYPTE.

Bonaparte affiche une détermination sans faille, mais la logistique ne suit pas, au point que, le 14 janvier 1800, il est contraint de se rendre à l’évidence : ses ordres n’ont pas été exécutés et aucun des avisos requis n’a quitté Toulon! Il met en demeure son ministre de la Marine d’échelonner le départ des avisos tous les cinq jours. Cette fois, il obtient gain de cause et la corvette l’Osiris atterrira à Alexandrie le 2 mars, première manifestation de la Métropole depuis le départ de Bonaparte et plus de sept mois de total isolement. Il est à signaler que l’accès à Alexandrie est alors facilité par la levée du blocus anglais à la suite de la conclusion de la convention d’Al-Arîsh. Le 3 février, imperturbable, Bonaparte recommande à Kléber le citoyen Billy van Berchem de Marseille pour « encourager les spéculations commerciales particulières entre la France et l’Égypte »

Tombe de l’amiral Latouche-Treville au cimetière international de St-Mandrier (cl. H. Ribot)

1804 – après le 14 janvier : L’AMIRAL LATOUCHE-TREVILLE ARRIVE A TOULON ET HISSE SA MARQUE SUR LE « BUCENTAURE » – Nommé le 30 décembre 1803, Commandant en Chef de l’Escadre de Méditerranée, le vice-amiral Louis René Madeleine Le Vassor Comte de Latouche-Tréville, né à Rochefort en 1745, arrive le 14 janvier 1804 à Toulon et hisse aussitôt sa marque sur le “Bucentaure”, vaisseau de 94 canons. Pour amariner les équipages, jusque-là fort désœuvrés, il multiplie les exercices d’appareillage, les branle-bas de combat, les exercices de mouillage, et pousse ses frégates à chasser les frégates anglaises qui passaient impunément en bordure de la rade. C’est probablement au cours de ces manœuvres que son vaisseau “le Bucentaure” se prend dans la madrague de Saint-Mandrier. Rappelons que les madragues étaient prévues pour la pêche aux thons, et auraient donc dû fonctionner de mai à septembre. Mais elles étaient en fait utilisées presque toute l’année pour attraper tous les poissons vivant en bancs et migrant, sauf six semaines de la mi-novembre à la fin de l’année. Etaient donc attrapés des sardines, des maquereaux, des sévereaux. Même des bogues, et des cagarelles se prenaient dans ces filets. Le volume de ces autres poissons équivalait à ceux des thons, une trentaine de tonnes pour les madragues ordinaires. Les madragues étaient très mal vues des pêcheurs traditionnels qui les considéraient comme une concurrence déloyale et prétendaient qu’elles dépeuplaient la mer. La madrague de Saint-Mandrier était un filet fixe compliqué perpendiculaire à la côte et avait une longueur de 80 toises (160 m). Après rapport de l’Amiral, elle est supprimée par un décret du 21 frimaire An XIII. Elle avait déjà failli l’être à la fin du XVIIIème siècle, probablement pour la même raison (Gérard Delattre, doc. inédit.).

1808 – 14 janvier : LES « FRERES DE LA MISSION », FONT UN BON EFFET SUR LES SEYNOIS –  Dans sa lettre du 14 janvier 1808, adressée au sous-préfet de Toulon, le maire de La Seyne expose que la société, nouvellement établie, dite des « Frères de la Mission », a fait un bon effet sur la population de sa commune. « Cette confrérie, dit le maire, accomplit des tâches humanitaires : mise en bière, lors de leurs décès, des pauvres de l’hospice et de ceux secourus par le bureau de bienfaisance. Ils vont aux processions générales et sortent en compagnie du recteur de la paroisse. Ils s’occupent des malades, des gens dans le besoin ; ils ont, d’ailleurs, été établis suivant un règlement de Mgr l’Archevêque d’Aix approuvé par mes soins » (Louis Baudoin, 1965, p. 434-435, d’après Arch. Com. La Seyne.).

1832 – 14 janvier : RAPPORT DU PREFET GOUBAULT SUR LE COMMERCE ET L’INDUSTRIE DANS LE VAR – premier rapport sur le degré d’activité du commerce et de l’industrie dans le département adressé par le préfet du Var, François-Nicolas Goubault, nommé le 14 Mai 1831, installé le 28 Mai, en poste jusqu’en juillet 1832, au Ministre du Commerce : « 14 Janvier 1832. Le préfet du Var au ministre du Commerce. Conformément au désir exprimé dans la circulaire que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 4 de ce mois et qui ne m’est parvenue que le 11, je m’empresse de vous transmettre mon premier rapport sur le degré d’activité du commerce et de l’industrie dans le département. Le commerce, Monsieur le Ministre, est loin d’avoir acquis dans le Var le développement et les améliorations qui se font remarquer sur divers points du royaume. Quoique essentiellement agricole, le département renferme néanmoins des fabriques qui pourraient augmenter sa prospérité. Il y a des fabriques de drap et autres étoffes de laine, de savon, de sel de saturne, des tanneries, des papeteries et une manufacture de coton. Le défaut de recette d’huile depuis plusieurs années a dû nécessairement ralentir l’activité des savonneries et leurs produits, comme les demandes à l’extérieur, ont peu d’importance (D’après Noyon, 1838, il y avait 13 savonneries dans le département du Var : 6 à Grasse. 3 à Draguignan, 2 à Toulon, 1 à Brignoles et 1 à Cannes. Elles produisaient en tout 21 200 quintaux de savon.). Les fabriques de sel de saturne étaient autrefois en pleine activité, mais la concurrence de l’acétate de plomb fabriqué avec l’acide pyroliqueux leur a porté un préjudice considérable. La mévente de leurs produits en a été le fâcheux résultat. Le sel de Saturne était le nom donné à cette époque à l’acétate de plomb. Il servait en médecine et à la fabrication du blanc de céruse pour les peintures. Le commerce des tanneries n’ offre plus les mêmes avantages qu’il procurait autrefois aux fabricants (D’après Noyon C.-N. 1838, il y avait 113 tanneries dans le Var : 13 dans l’arrondissement de Grasse, autant dans celui de Toulon, 24 dans l’arrondissement de Draguignan, et 63 dans celui de Brignoles). Ceux-ci éprouvent des pertes qu’ils attribuent à un droit que la ville de Marseille perçoit sur les cuirs qu’on y introduit. Depuis lors, ils ont cessé leurs relations avec cette place et se bornent à faire des expéditions dans les foires du département. Les papeteries, au nombre de 20 papeteries en activité en 1838 dans le Var, la majorité se trouvant dans la vallée du Gapeau (à Solliès-Toucas, Belgentier et à Méounes), sont dans un état languissant ; elles ne peuvent espérer voir leurs produits soutenir la concurrence des autres fabrications de l’intérieur que par l’exportation à l’étranger et le défaut de commandes empêche. leur développement. Les fabriques de drap et de coton ne sont pas dans un état plus prospère (le Var compte 14 draperies en 1838 dont quatre à Signes et une à Ollioules) ; les produits et les expéditions sont moindres qu’autrefois. Le nombre des ouvriers que comportent ces fabriques, à l’exception des papeteries et de la manufacture de coton, est peu considérable ; aussi le décroissement se fait à peine remarquer. Leur salaire n’a pas éprouvé depuis deux ans de variations sensibles. Tels sont, Monsieur le Ministre, les renseignements qu’il m’a été possible de recueillir à la hâte et d’une manière générale. Mon second rapport que j’aurai soin de vous adresser à la fin du mois présentera des notions plus complètes que j’ai demandées à MM. les sous-préfets et maires des communes où il existe des fabriques. » (Bellenfant M., Rinaudo Y. – Le Var au 19ème siècle, CDDP du Var, Conseil Général du Var, Var-Matin, Toulon, 1990, p. 23 et 28. Source : A.D. VAR 3 M 1/15. Texte publié dans « Le Var Historique et Géographique », Oct.-déc. 1938, pages 263-264. Le second rapport n’a pas été conservé.)

1852 – 14 janvier : NOUVELLE CONSTITUTION – Adoption d’une nouvelle constitution inspirée de celle de l’An VIII.

1850 – 14 janvier : la « Marie-Thérèse » (140 tx), du capitaine Gorget de Saint-Malo, avec 8 hommes d’équipage, est chargée de houille depuis Cardiff, alors le plus grand port charbonnier d’Europe. A destination de Marseille, le vaisseau est entièrement submergé au They d’Eugène. L’équipage est sain et sauf.

1858 – 14 janvier : ATTENTAT D’ORSINI – Attentat manqué d’Orsini devant l’opéra de la rue Le Peletier, à Paris, contre Napoléon III et l’impératrice Eugénie. L’auteur, Felice Orsini, en veut à l’empereur d’entraver l’unification de l’Italie. Napoléon III en profite pour faire passer une loi de sûreté générale. Le 11 mars 1858, deux jours avant d’être guillotiné, Orsini se repent dans une lettre. À propos de son acte, il écrit : « Que mes compatriotes au lieu de compter sur ce moyen apprennent de la bouche d’un patriote prêt à mourir que leur abnégation, leur dévouement, leur union… peuvent seuls assurer la délivrance de l’Italie… » Napoléon III transmet la lettre à Cavour, Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne, qui la publie dans la Gazette piémontaise. (Herodote Net).

1867 – 14 janvier : AGENDA D’HENRI FLOTTE – 14 ; Lundi. St Hilaire – Aujourd’hui, bonne pluie et vent d’Est.

1898 – 14 janvier : Mort de l’écrivain anglais Lewis Carroll, auteur d’Alice aux pays des merveilles.

1900 – 14 janvier : STENDHAL « CARNET DE VOYAGE EN Italie, 1817) – PREMIERE DE LA « TOSCA » A ROME : « à Rome, Teatro Costanzi, première de la Tosca, opéra de Giacomo Puccini (1858-1924), livret de Giuseppe Giacosa (1847-1906) et Luigi Illica (1857-1919) d’après Victorien Sardou (1831-1908)Dès la première scène, on reconnaît les grandes qualités du compositeur qui sont la clarté et l’élégance du style. L’orchestration est particulièrement soignée. Les applaudissements et les rappels ont commencé dès la première romance du ténor, le peintre Caravadossi. Mais le morceau culminant de l’acte est le finale, qui produit un effet merveilleux. C’est un chœur de peuple dans l’église, auquel se mêlent les sons des cloches. Le public enthousiasmé a réclamé et obtenu le bis.

« Les scènes dramatiques des deuxième et troisième actes produisent une très grande impression. Le succès est complet. La reine est la première, au théâtre Costanzi à Rome, à donner le signal des applaudissements » (d’après un article paru dans Le Figaro du 15 janvier 1900).

S’appuyant sur le mélodrame de Victorien Sardou, le compositeur nous transporte dans une Rome sublimée, protagoniste à part entière du drame. La cantatrice Floria Tosca, amoureuse du peintre Mario Cavaradossi, affronte Scarpia le chef de la police romaine. Ce trio exacerbé par la passion, le désir ou la violence, va entamer une terrible course à la mort. L’incandescence de la musique renforce l’intensité dramatique de façon saisissante (Opéra de Toulon, 2015).

1913 – 14 janvier : FREDERIC DUMAS naît le 14 janvier 1913 à Albi. Dès l’âge de six ans, sa santé fragile oblige ses parents à venir s’installer au bord de la mer à Sanary. Là, dans la baie de Portissol, il découvre avec ses deux frères les joies procurées par la Méditerranée, la natation puis la chasse sous-marine à partir de 1936 (il a alors 23 ans) grâce à un touriste canadien qui fréquente régulièrement la plage de Portissol, Lemoigne (Lebigot Y.).

1915 – 14 janvier :

1. LE MIROIR N°62 DU 31 JANVIER 1915. EDITORIAL « LA GUERRE » : “JEUDI 14 JANVIER.

a. “Notre artillerie tire efficacement sur les ouvrages ennemis près de Nieuport et d’Ypres. Un violent combat, au cours duquel nous avons eu des alternatives d’avance et de recul, s’est développé autour du fameux éperon 132, au nord-est de Soissons. Les Allemands ont mis de ce côté en ligne l’effectif d’un corps d’armée. Nous faisons sauter des batteries ennemies entre Soissons et Berry-au-Bac. En Champagne des duels d’artillerie très actifs ont eu lieu entre Reims et l’Argonne, et spécialement autour de Souain.

b. “Les opérations en Pologne n’ont pas changé de caractère. Ce sont toujours des contre-attaques allemandes repoussées coup sur coup.

c. “En Arménie, les Russes ont capturé encore 2.000 Turcs environ. Mais l’armée ottomane a pénétré en Perse, ce pays n’étant pas défendu, et son avant-garde est arrivée jusqu’à Tabriz.

d. “Le comte Berchtold, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, s’est retiré : il a été remplacé par un Hongrois, le baron Burian. Depuis quelques semaines déjà on parlait de ce départ du comte Berchtold qui, depuis son arrivée au pouvoir, en février 1912, n’avait subi que des échecs. Il est intéressant de constater qu’un Hongrois va diriger la diplomatie de la double monarchie. François-Joseph aura voulu par là rallier l’opinion magyare, de plus en plus lasse de la guerre. »

2. CONDAMNATION A 5 ANS DE PRISON DE FREDERIC JEAN SERT, 340e RI, PUIS 35e RIC. N° MATRICULE 1928, AU RECRUTEMENT DE GRENOBLE. Né le 14 septembre 1875, à Oz (38). Cultivateur à Oz. Réserviste rappelé.  » N’a pas rejoint « . Déclaré  » Bon absent, dispensé, art. 21: frère au service « .  » Insoumis le 8 septembre 1914. Arrêté le même jour « . » A été acquitté par le CG de la 14ème Région comme non coupable d’insoumission le 9 octobre 1914 « . Condamné à 5 ans de prison le 14 janvier 1915, pour « abandon de poste sur un territoire en état de guerre ». Transféré au 35ème RIC le 16 janvier 1915. Il refuse le 1er avril 1915 d’obéir aux ordres de ses supérieurs, dans les tranchées de Richecourt. Condamné à mort le 4 mai, par le CG de la 64ème DI, pour refus d’obéissance en présence de l’ennemi. Passé par les armes le 6 mai 1915, à Jouy sous les Côtes (Fiche sépulture sur la nécropole de Commercy, tombe N° 40, … avec mention MPLF).

1917 – 14 janvier : ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN « ARCHIMÈDE » (Q 73, type Archimède). À 22 h 30, le commandant, lieutenant de vaisseau du Paty de Clam, est emporté par une lame ; l’enseigne de vaisseau Aubin le remplace au commandement du sous-marin.

1918 – 14 janvier : ARRESTATION DE L’ANCIEN PRESIDENT DU CONSEIL JOSEPH CAILLAUX ACCUSE DE TRAHISON ET DE COMPLOT CONTRE LA SURETE DE L’ETAT. Il sera traduit devant le Sénat, réuni en Haute Cour de Justice et jugé deux fois avant d’être condamné, en février 1920, à trois ans d’emprisonnement et à la privation de ses droits civiques pour le seul chef de « correspondance avec l’ennemi » c’est-à-dire l’«aide involontaire » apportée à l’ennemi par ses paroles, ses relations et sa virulente opposition politique (Le Figaro du 15 janvier 1918).

1920 – 14 janvier : LEON BOURGEOIS A LA TETE DU SENAT – Léon Bourgeois, un des pères de la Société des Nations (S.D.N.), est élu président du Sénat (Le Figaro du 15 janvier 1920).

1922 – 14 janvier : DEMOLITION DE L’ANCIEN CENTRE D’AVIATION DE SAINT-MANDRIER – Faisant suite à la suppression du centre d’aviation maritime de Saint-Mandrier, le maire de La Seyne reçoit de M. le Directeur des Travaux Hydrauliques, la lettre suivante datée du 14 janvier : «M. le Maire. J’ai l’honneur de vous demander si la ville de La Seyne serait disposée à accepter les produits de démolition des murs (briques, pierrailles, mortier, chaux) de l’ancien Centre d’Aviation de Saint-Mandrier. Ces produits pourraient être employés utilement par vous, pour le remblaiement de la partie située au Nord de l’emplacement du Centre d’Aviation, laquelle partie est en contrebas du niveau du terrain. Dans l’affirmative, je me propose de soumettre la question au ministre de la Marine, en lui demandant que la cession des matériaux dont il s’agit à votre commune, soit faite à titre gratuit. Je saisis la présente occasion pour vous faire •connaître que le Ministre statuant sur la demande que vous nous aviez adressée, a décidé de vous céder, à titre gratuit, les bâtiments du centre suivants : «Bureau des officiers, corps de garde, locaux disciplinaires, lavoir et W.C., slipway ». Ces locaux seront mis à votre disposition dès que le Centre aura été complètement évacué… » La question relative à l’emploi des décombres de démolition sera très vite acceptée, du moment qu’elle permettra le nivellement de la grande place, quand les spacieux hangars auront disparu. La suppression du téléphone du Centre est regrettée car le village n’ayant pas le téléphone, celui-ci rendrait de grands services. «Les trois hangars sont démontés et les toits récupérés pour couvrir un hangar au Mourillon qui servira au logement des bois de l’Arsenal. Les locaux qui ne sont pas laissées à la commune de La Seyne sont vendus aux Domaines ainsi que la clôture du Centre. Les deux grues de 6 et 2 tonnes sont conservées par la Marine pour une utilisation ultérieure». «Au Creux Saint-Georges étaient restés là quelques F.B.A., quelques hydravions Donnet, Denhaut et seul de son genre, plus imposant, un triplan Tellier» (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 135 et 169).

1925 – 14 janvier : André Malraux et Clara partent de Marseille pour l’Indochine via Djibouti, Colombo, Singapour, Bangkok et arrivée à Saigon. A la veille du départ, Malraux rencontre Bernard Grasset qui lui propose un contrat pour trois livres. François Mauriac dira plus tard : « Il [Malraux] m’avait envoyé son manuscrit de « La Tentation de l’Occident », j’ai tout de suite téléphoné à Grasset en lui disant : « Je n’y comprends rien mais c’est sublime. Il faut absolument le prendre sous contrat. » On ne s’y trompe pas, il suffisait d’en lire dix lignes. » Rappelons que le 13 octobre 1923, André Malraux et Clara avaient déjà embarqué à Marseille à destination d’Angkor en vue d’une mission archéologique au Cambodge au cours de laquelle, ils découvriront, avec Chevasson, le temple de Banteai Srei. Après avoir scié et dégagés des sculptures du temple, au retour à Phnom Penh,  André Malraux et Louis Chevasson sont inculpés mais laissés en liberté.

1938 – 14 janvier : DEPART DES SOCIALISTES DU GOUVERNEMENT. Chute du ministère Chautemps (Le Figaro du 15 janvier 1938).

1940 – l4 janvier :

1. GUERRE DES BOBARDS : MORT DE KAGANOVITCH ET AUTRES “NOUVELLES”, dans le droit fil de cet article paru le 10 janvier,

“Le gouvernement déposera demain sur le bureau des Chambres un projet de loi aux termes duquel sera prononcée la déchéance des élus qui n’auraient pas répudié leur solidarité avec l’ancien parti communiste dissous en raison de ses connivences avec l’étranger”, le journal “Excelsior » du lundi 15 janvier publie le bobard suivant en provenance de Rome :

“Rome, 14 janvier. Le correspondant du “Messagero” à Tallin mande que, d’après des informations reçues de cette capitale, Kaganovitch, commissaire du peuple pour l’Aéronautique soviétique, a été passé par les armes, après un bref procès, de même qu’un certain nombre de chefs militaires rendus responsables des revers soviétiques en Finlande. Le journal cite, en particulier, les noms de Zdanov, ancien gouverneur militaire de Léningrad qui fut l’un des principaux promoteurs de la campagne contre la Finlande ; du général Mereskoe, chef de la garnison de Léningrad, à qui l’on a fait crime de n’avoir pas su préparer cette campagne et de Wladimir Derevlanski, qui fut ministre de l’U.R.S.S. à Helsinki et qui aurait mal informé Moscou sur les possibilités de résistance des Finlandais et sur l’efficacité des fortifications de la ligne Mannerheim.”

Petit détail que j’ajoute : Après la mort de Staline, en 1953, Kaganovitch réussit à conserver son influence. De mai 1955 à juin 1956, il fut ministre du Travail et des Salaires. Il mourut à l’âge de 97 ans, en 1991, très peu de temps avant les évènements qui aboutissent à la disparition de l’Union soviétique qu’il avait largement contribué à façonner. Pour un fusillé de 1940, il se portait donc bien !

Quant à Андре́й Алекса́ндрович Жда́нов (Andréi Alexandrovitch Zdanov ou plutôt Jdanov), il est mort le 31 août 1948 à Moscou.

2. LA GUERRE MODERNE SE GAGNE PAR L’ACIER (SIC !) – AUTRE ARTICLE, PUBLIÉ PAR PARIS SOIR, DIMANCHE 14 JANVIER, À LA LIMITE DE L’INTOXICATION DE MASSE :

“Vous pouvez abréger la guerre sans qu’il vous en coûte rien !

“N’avez-vous pas chez vous : une vieille marmite?… Un vieux seau?… Un vieux broc?… 10 boîtes de conserves ?… Un vieux soc rouillé?… Une fourche cassée?… Un lit-cage?… Un fourneau à gaz?… Un poêle à charbon?… Une cuisinière?… De vieux jouets?…

“Alors, vous possédez chez vous, dans votre cave, sous le hangar, au grenier : une mitrailleuse ;

deux obus de 75 ; 200 balles de fusil, etc…

“Bref, un véritable arsenal. Offrez-le à nos soldats. Donnez- leur ces armes en les livrant au gouvernement, qui organise en ce moment la « récupération des ferrailles».

“Vous pouvez concourir ainsi à abréger la guerre.

“Le gouvernement offre même de vous payer ces ferrailles 15 francs les 100 kilos. A Paris et dans toute la France, des centres de récupération sont créés. La guerre moderne se gagne par l’acier.”

1943 – l4 janvier :

1. VON RUNSTEDT A MARSEILLE – Le 14 janvier 1943, visite à Marseille du maréchal von Runstedt, chef du Haut Commandement à l’ouest. Pourparlers décisifs entre l’Allemand OBERG et le Secrétaire général à la police français BOUSQUET à propos des rafles, de la déportation des gens et du dynamitage du Vieux Port de Marseille. Il se rend ensuite à Toulon où débutent les travaux de renflouement des navires sabordée le 27 novembre 1942.

2. DEBUT DE LA CONFERENCE D’ANFA ENTRE W. CHURCHILL, F. D ROOSEVELT, ET LES GENERAUX DE GAULLE ET GIRAUD. Elle durera jusqu’au 27 en ayant adopté le principe de la reddition sans condition de l’Allemagne (Le Figaro du 28 janvier 1943).

1945 –14 janvier : FIN DE LA GUERRE CIVILE EN GRECE – Bien que non épaulé par Moscou, le Parti communiste grec (ELAS) tente depuis le 3 décembre de s’emparer d’Athènes. Un corps expéditionnaire britannique intervient. C’est le début d’une atroce guerre civile (tortures et meurtres de civils, femmes et enfants en grand nombre). Le combat cessera le 14 janvier et la victoire restera aux partis parlementaires pro-occidentaux.

1945 – 14 janvier : AGENCE INTERALLIÉE CHARGÉE DE LA RÉPARTITION DES RÉPARATIONS – A Paris, la conférence sur les réparations, présidée par Jacques Rueff et commencée le 3 décembre 1944, se termine, le 14 janvier 1946, avec la signature d’un acte final prévoyant la création d’une agence interalliée chargée de la répartition des réparations.

-1948 – 14 janvier : CHINE. – La police ayant tiré sur la foule et blessé plusieurs personnes qui tentaient d’empêcher la démolition de la cité chinoise de Kou-Loun, située en face de Hong-Kong, le ministre chinois des affaires étrangères a insisté pour que l’ordre de cesser de faire usage de la force soit immédiatement donné au gouverneur de Hong-Kong par le gouvernement britannique. Des négociations sont actuellement en cours. A la suite de ces incidents la presse cantonaise a décidé de boycotter les informations de source britannique (La Monde du 14 janvier 1948)..

1953 – 14 janvier : COMPLOT DES MEDECINS A MOSCOU – Le 13 janvier 1953 éclate à Moscou l’affaire des « médecins empoisonneurs ». Un article de la Pravda accuse ces médecins – tous juifs – de préparer des assassinats médicaux à l’instigation d’une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont prestement inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline.

1963 – 14 janvier : CONFERENCE DE PRESSE DU GENERAL DE GAULLE – La conférence de presse du 14 janvier 1963 marque la nouvelle phase de l’action du général de Gaulle après les événements majeurs de l’année 1962. La guerre d’Algérie est terminée; un nouveau Premier ministre Georges Pompidou remplace Michel Debré ; le référendum d’octobre a consolidé le système politique de la Vème République et les élections législatives ont procuré au pouvoir une solide majorité. En politique extérieure, le sujet principal est l’entrée de Grande-Bretagne dans le Marché Commun. De Gaulle explique longuement pourquoi l’entrée de l’Angleterre pose « des problèmes d’une très grande dimension ». Enfin, de Gaulle exalte l’amitié et la coopération franco-allemande à la veille de la visite à Paris du Chancelier Adenauer, et celle-ci aboutira effectivement à la signature le 22 janvier 1963 du traité de l’Elysée qui pose les bases de cette coopération (INA).

1969 – 14 janvier: Le fort Saint-Nicolas, classé Monument historique par arrêté du 14 janvier 1969, surplombe le Vieux-Port. Il a été édifié de 1660 à 1664 par le chevalier de Clerville sur ordre de Louis XIV afin de mater l’esprit d’indépendance de la ville de Marseille (voir supra).

1986 – 14 janvier : DANIEL BALAVOINE ET THIERRY SABINE – Disparitions du chanteur Daniel Balavoine et de l’organisateur du rallye Paris-Dakar, Thierry Sabine.

2013 – 14 janvier : LA BONNE PAROLE DE GERARD LANVIN – Gérard Lanvin : « J’ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir », (La Provence du 14 janvier 2013).

-2016 – 14 janvier : CASINO « JOA », LA SEYNE – Le club Kiwanis de « Six-Fours-La Seyne-Saint-Mandrier » ayant invité d’autres clubs de la division Côte d’Azur-Monaco à participer à un repas détente à La Seyne, six membres des « Baies de Sanary-Bandol-Ollioules » se sont retrouvés au Casino Joa avec une trentaine d’autres Kiwaniens. C’était la première fois depuis longtemps que je mettais les pieds dans un Casino. Après le repas, nous nous sommes rendus dans la salle des Bandits manchots où chacun a joué pour 5 euros – une somme énorme ! Bingo, j’ai remporté 45 parties gratuites, remboursant ainsi le prix de mon repas avec même un petit reliquat ! « C’est pas beau ça ? »

(Sainte-Sophie à Istanbul. Cl. H. Ribot)

2020 – 14 janvier : L’ASSOCIATION « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » recevait, Salle Marie Mauron de la Médiathèque de Sanary, Béatrice Tisserand qui intervenait pour évoquer un épisode majeur de l’histoire médiévale : « Constantinople au temps des croisades », en mettant essentiellement l’accent sur la quatrième croisade qui vit la prise de la capitale de la chrétienté orientale par les croisés chrétiens d’occident.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 158e livraison :

Lettre du commandant de Toulon à Sanary décidant de créer une barrière contre la peste au Pont d’Aran (cf. supra) afin de conférer avec les gens de Bandol, le 10 octobre 1720 : « Je serai demain matin huit heures à Senary, avertissez le greffier et 2 maîtres maçons; Il faut aussi un consul des communautés voisines. Ils se rendront au Pont d’Aran mais ne l’approcheront qu’avec moi. Accueillez, je vous prie, le syndic de BANDOL et le père FELIX avec quelques-uns des principaux. Au signal de deux coups de fusils, ils se trouveront au PONT D’ARAN pour conférer avec nous. Prévenez-les pour que nous n’attendions pas. DUPONT. »  

Il y eut bien d’autres conférences dans d’autres lieux du terroir. C’est l’origine du chemin des Conférences, aujourd’hui de la Conférence.

Leur curé demanda du secours pour les 122 personnes survivantes qui restaient à Bandol à la date du 10 octobre 1720.

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 358e livraison :

1347 : La reine Jeanne en Provence – Son mari, ayant été assassiné par les Napolitains, la reine s’enfuit et vint chercher un asile en Provence (1347).

(Le pavillon de la reine Jeanne, Les Baux-de-Provence).

Le temps des troubles. – La volonté de vengeance des Hongrois ne tarde pas à se manifester entrées dans le royaume en mai 1347, leurs troupes sont, à la fin de l’année, aux portes de Naples. La reine Jeanne s’enfuit en Provence, cherchant des secours et de l’argent. Chaleureusement accueillie à Marseille comme son grand-père, elle est conduite avec ses barons et ses gentilhommes au cimetière des Accoules où le peuple est assemblé ; elle y jure sur les saints Evangiles d’observer les privilèges et franchises de la Ville (). Elle trouve plus de réticences à Aix chez les nobles et les grands officiers réunis au palais comtal. Elle doit s’engager à ne nommer que des Provençaux à tous les offices et à ne rien aliéner du comté. La troisième étape de son voyage la conduit à Avignon; Elle attend du pape Clément VI qu’il la disculpe des soupçons que l’assassinat d’André fait peser sur elle et qu’il légitime par une dispense son second mariage. Elle parvient à ses fins et, surtout, retire 80 000 florins de la vente d’Avignon au pape, ce qui lui permet d’envisager un prompt retour. Le 28 juillet, elle s’embarque à Marseille. Elle ne reviendra jamais en Provence. La brièveté de ce séjour et ses circonstances contrastent avec sa légendaire image aimable tôt dessinée et la prolifération, plus récente, de maisons, ponts, tours, châteaux dits « de la reine Jeanne » (Dubois, Gaffarel, Sama ; M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

LA SEYNE-SUR-MER. 69e livraison :

LA SEYNE ET LA REVOLUTION(extraits du Cahier du Patrimoine de l’Ouest varois HS 1, en vente à Charlemagne, La Seyne et Toulon).

Au lendemain de la prise de la Bastille, les sept-cent vingt-neuf gardes nationaux de La Seyne disposaient de quatre-vingt-seize piques et de vingt-et-un fusils entreposés à la mairie et leur service avait lieu par roulement afin de ne pas gêner le fonctionnement économique du pays. Jouant d’abord un rôle de police auxiliaire dont l’accès était réservé aux citoyens actifs, ces unités communales représentaient cependant le Tiers-Etat en armes, par opposition aux troupes régulières et aux bandes populaires qui ravagèrent la Provence de mars à mai 1792, le district de Draguignan étant alors le plus touché par ces événements (note2). Ces unités, recrutées dans la société urbaine, donc bourgeoise, jouèrent un rôle appréciable au cours de la révolte toulonnaise de l’été 1793. Or, le 9 mars 1792, venait d’avoir lieu l’élection des officiers, sous-officiers et caporaux des diverses Gardes nationales qui reçurent pour la première fois leurs drapeaux à cette occasion.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un œil poché et le bras en écharpe, un employé se présente à son patron

-Monsieur le Directeur, à propos de mon salaire que certains jugent exagérément bas, j’ai eu une discussion d’homme à homme …

-Vraiment ? et avec qui ?

-Avec ma femme !

Je vous souhaite de nous retrouver dimanche à la même heure sur cette page pour notre chronique journalière et fêter les NINA !

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon DIMANCHE à tous-tes !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture