EPHEMERIDES DU VENDREDI 17 NOVEMBRE 2023, 12e ANNÉE (n° 4012).

ILLUSTRATION : Vallée du monastère de Sainte-Catherine dans le Sinaï (cliché H. Ribot, octobre 2023).
LES FETES :
Souhaitons une bonne fête aux ELISABETH.
Elisabeth est un prénom féminin d’origine hébraïque composé de « Eli » (mon Dieu) et « sheva » (serment ou subsistance). Le nom « Elisheva » pouvait donc signifier soit « mon Dieu est mon serment » soit « mon Dieu est ma subsistance ».
Sainte Elisabeth, ou Elisabeth de Hongrie, est née en 1207 et morte en 1231. Elle était la fille d’André II de Hongrie et de Gertrude d’Andrechs-Mera (assassinée en 1213). Elle fut fiancée à 4 ans et mariée à 14 ans au landgrave Louis IV de Thuringe. On dit qu’elle portait secrètement du pain aux pauvres d’Eisenach, à pied et seule, ce que réprouvait son mari. Un jour, elle le rencontra sur le chemin. Furieux, il lui demanda ce qu’elle cachait sous son manteau. Elle lui répondit que c’étaient des roses et non du pain. Et lorsque son mari lui ordonna d’ouvrir son manteau, il n’y trouva que des roses. C’est le miracle de sainte Elisabeth de Hongrie.
Aujourd’hui, on compte un peu plus de 3000 personnes qui ont Elisabeth pou patronyme et 135000 qui portent ce prénom qui fut populaire dans les années 1950.
Dicton du jour : « A la sainte Elisabeth, tout ce qui porte fourrure n’est point bête. »
Le calendrier républicain dédia ce 27e jour de brumaire An II au « macjonc », plante de la famille des Fabacées qui porte également le nom de « souris de terre », de « châtaigne de terre », de « pois tubéreux » ou de « souris de Hollande ».

PENSEE : « Les grandes pensées viennent du coeur » (Vauvenargues).
EPHEMERIDES :

–597 – 17 novembre : Augustin de Cantorbéry est consacré archevêque de l’Église d’Angleterre – Augustin de Cantorbéry de retour à Arles après avoir converti le roi, la reine et les principaux officiers d’Angleterre, est consacré archevêque de l’Église d’Angleterre à Saint-Trophime par l’archevêque d’Arles, Virgile, alors vicaire du Saint-Siège en Gaules.
–1220 – 17 novembre : Aubagne. Privilège de passage et pâturage sur leurs domaines, accordé par Hugues de Baux, Barrale, sa femme, Gilbert et Barral, leurs fils, au monastère de Silvacane, dont ils prennent tous les biens sous leur protection. (acte des vicomtes de Marseille n° 414, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, abbaye de Silvacane, liasse 20. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 199.
–1285 – 17 novembre : lieux-dits D’ AURIOL –
–Clusa (charte aux archives de Saint-Victor). La Clue – lieu-dit, commune d’Auriol.
–Rupis de Podio Garino (charte aux archives de Saint- Victor). Cros de Garin – lieu-dit, commune d’Auriol.
–1332 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – Massargues, 17 novembre 1332 (charte aux archives municipales). Mazargues – village en 1872, aujourd’hui quartier de la commune de Marseille. L’église de Mazargues dépendait de la paroisse Saint-Martin ; consacrée à Saint Roch, elle est située au 2 de la rue Raoux, place Saint-Roch dans le 9ᵉ arrondissement. Première mention : Vallis de Marsanges, 1096 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
–1336 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – Vinea loco dicto Vuenna confrontans cum maire Ybeline, 17 novembre 1336 (acte notarié du 9 juillet 1359). Huveaune (Vuenna et Ybeline dans le texte), rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872).
–1349 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – Locost (acte notarié). Lascours, quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de Sainte-Marguerite. Première mention : Cotes, vers 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).
–1405 – 17 novembre : lieux-dits D’AUBAGNE –
–Longa Lancea (acte aux archives de la Major). Longue-Lance – quartier rural, commune d’Aubagne.
–Mater Paludis (acte aux archives de la Major). les Paluds – quartier rural, commune d’Aubagne, déjà cité Paludis le 30 décembre 1322. Le nom indique l’existence de lieux marécageux ; il désigne ici un grand bassin sans écoulement qui était autrefois un lac que la commune d’Aubagne partageait avec celle de Gémenos.
-Podium Paganum (acte aux archives de la Major). Peipagan – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Longue-Lance.
-Las Tors (registre aux archives de la Major). La Tourette – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier du Passon, devenu Tortels le8 septembre 1453 (registre aux archives de l’Evêché).
–1405 – 17 novembre : lieux-dits D’AUBAGNE –
1. Podium Paganum (acte aux archives de la Major). Peipagan lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Longue- Lance.
2. Mater Paludis, 17 novembre 1405 (acte aux archives de la Major). les Paluds – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Le nom indique l’existence de lieux marécageux ; il désigne ici un grand bassin sans écoulement qui était autrefois un lac que la commune d’Aubagne partageait avec celle de Gémenos
–1461 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – La Toure de l’Evesque (charte aux archives de l’évêché). Babilone – quartier rural de la commune de Marseille en 1872, au quartier de Séon-Saint-Henri. Première mention : Affare turris, 2 septembre 1254, puis Babilonie , le 11 juillet 1343 (chartes aux archives de l’évêché).
–1471 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – Vallat du Pissadour (registre aux archives de l’Evêché). Le Pissadour – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Aygalades.
–1475 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – La Montelhana (registre aux archives de la Major). La Montiane – bastide , commune de Marseille, quartier de la Valentine (1872). Première metion : Montcalhana, 28 novembre 1399 (charte aux archives municipales). —
–1590 – 17 novembre : UN ESPAGNOL AUX COMMANDES DE LA PROVENCE AU COURS DES GUERRES DE RELIGION ? – Charles-Emmanuel fit son entrée à Aix le 17 novembre. Le Parlement lui confia tous les pouvoirs, mais n’osa pas pousser sa démarche jusqu’au bout et refusa de le reconnaître comme comte de Provence. Puis le duc alla soumettre diverses places de la région (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).
–1612 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – La Petite Clue, 17 novembre 1612 (acte aux archives de l’Évêché). La Clué – vallon et torrent, commune de Marseille, quartier des Camoins, qui se jette dans le vallat des Capourières. Première mention : Clusa, 28 novembre 1399 (charte aux archives municipales)
–17 novembre 1622 :
1. Un tableau fut commandé à Guillaume-Ernest Grève, peintre à Avignon, par Jacques Lombard, curé de Six-Fours ; dans ce prix-fait, Guillaume-Ernest s’engage à « faire un maistre autel de l’église perochielle de Siffours représentant le dit autel noutre seigneur Jésus Christ donnant les clés à saint Pierre, où tous les apôtres seront, de l’auteur de dix-sept pans et treze de largeur, avec un frontispice qu’il y aura un saint Esprit de cinq pans de auteur et un escabeau où il y aura istoires de saint Pierre avec un crucifix au milieu ». (Extrait du prix-fait transcrit et publié par le chanoine REQUIN, « Les Guillaume Grève, peintres flamands à Avignon », Revue de S.B.D.A, 1896, pp. 437-450.)L’escabeau est en fait une prédelle, un panneau sculpté ou peint, posé juste en bas de la toile principale. « L’escabeau » prévu, s’il a été livré, a disparu à une date et dans des circonstances inconnues.
Le 4 mars 1624, Guillaume Grève est intégralement payé (80 écus). Le tableau, commandé le 17 novembre précédent est vraisemblablement livré à la collégiale vers cette date, mais il ne sera définitivement installé qu’en 1626, si l’on en juge les divers travaux d’aménagement, de menuiserie et de dorure dont on trouve mention dans les délibérations communales de Six-Fours (Archives communales de Six-Fours, délibérations communales 1624-1626 ; transcription et traduction de Claude Métairie).
2. lieux-dits DE MARSEILLE – Baume-Laugière ou le Vallon des Fabres (acte aux archives de l’Évêché). Baume-Laugière – quartier rural des Camoins en 1872, commune de Marseille. Première mention le 10 novembre 1448 : Baume-Laugière ou Poux de Vallier (acte aux archives de l’Évêché).
–1644 – 17 novembre : Marseille – Les Trinitaires furent remplacés par les Grands-Carmes. Eglise de Saint-Roch à Mazargues : Marguerite de Pontevès, veuve d’Alphonse d’Ornano, donna l’église de Saint-Roch au couvent des Trinitaires (acte du 6 mars 1616, à leurs archives) ; ils furent remplacés par les Grands-Carmes à partir du 17 novembre 1644. Notice historique : Au commencement du XIV* siècle, la tour de Mazargues appartenait à Raimond de Soliers (acte notarié du 19 juillet 1304) ; elle passa dans la maison de Boniface et plus tard (vers 1500), dans celle de Pontevès, par le mariage de Marguerite de Boniface avec Durand de Pontevès, seigneur de Flassans ; celui-ci ayant établi un juge au lieu de Mazargues et interdit le droit de chasse, les Marseillais, sous la conduite de Philippe Altoviti, consul en 1580, démolirent les murailles et la tour dudit lieu ; mais ils furent condamnés à les rétablir par arrêt du Parlement. Ensuite une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues. C’était Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon. Cette terre entra dans la famille de Grignan par le mariage de Marguerite d’Ornano avec Louis Gaucher de Castellane Adhémar, comte de Grignan, contracté le 20 mai 1628. Louis Gaucher mourut en 1668; son fils aîné le comte de Grignan, commandant en Provence, reçut la terre de Mazargues dans la succession de son père. L’aumônier de Saint-Victor ayant élevé des prétentions sur la seigneurie de Mazargues, en alléguant que le seigneur de ce lieu n’était qu’emphytéote, il fut débouté par sentence du lieutenant principal, en date du 20 juillet 1633. Le seigneur de Mazargues fut reconnu seigneur direct, avec droit de juridiction et un juge a fonctionné en son nom jusqu’à la Révolution. L’église de Mazargues dépendait de la paroisse Saint-Martin, cf. supra. (Références : Charles Rostaing, 1950 ; Mortreuil J.-A.-B., 1872).
–1662 – 17 novembre : lieux-dits DE MARSEILLE – Les Hormes, 17 novembre 1662 (registre aux archives de l’Evêché). Les Ormeaux – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Les Ormes, 29 août 1579 (registre aux archives de l’Evêché).
–1688 – 17 novembre : SEPARATION DE SANARY ET D’OLLIOULES – DELIMITATION DES DEUX COMMUNAUTES : ayant nous déclaré aux consuls de Saint-Nazaire qu’il nous estoit nécessaire de faire planter des termes au cartier du terroir d’Ollioules appelé les Prads ou Figuières, avons partis du dit Saint-Nazaire avec le dit maistre Maistre qui nous estoit venu joindre suivis des sieurs Infernet et Bernard consuls du dit lieu assistés de maistre Bonnefoy leur procureur, des sieurs Maurice et Bernard, députés et de plusieurs autres habitants du mesme lmieu pour nous rendre au dit cartieret y arrivés, avons fait décharger les deux termes qui y avoit esté porté sçavoir un pour le grand chemin d’Ollioules à Saint Nazaire, l’autre sur les confins du terroir de Six-Fours.
De suite ayant nous préalablement du dit Maistre exigé le serment requis en la présence des susnommé et en défaut et absence des Consuls d’Ollioules avons aidé le dit sieur Maistre à faire planter le premier des dits termes sur les confins de Saix-Fours au pied de la propriété du cartier de Figuières appartenant à Jacques Teisseire qui confronte du midy le dict terroir de Six-Fours lequel terme faict face au midy et au septentrion la graveure d’une tour sur deux palmes et d’une croix au-dessus pour les armes de Saint-Nazaire, pour marquer au dict endroit la séparation qu’il y fera du dict territoire de Six-Fours d’avec celluy de Saint-Nazaire ayant nous faict creuser sur le dessus du dict terme une ligne diagonalle qui a esté tirée par le dict Mr Maistre du midy au septentrion à travers la propriété du dict Teisseire, d’Antoine Sabatier, de Jean Gautier, jusqu’au dict grand chemin pour marquer que le mesme terme séparera encore dans cette ligne pour le terroir de Saint-Nazaire ce qui se trouvera dans icelle du costé du couchant dans ce qui se trouvera du levant pour le territoire d’Ollioules.
Avons faict planter un second terme sur le dict grand chemin d’Ollioules à Saint-Nazaire au coin d’une propriété du mesme cartier appartenant à Jean-Pierre Guillet à la distance du précédent de 108 cannes lequel répond à la ligne du premier et faict passer au couchant avec les mesmes armes pour marquer que depuis icelluy les propriétés Martelly et Jacques Demoliny et des hoirs d’Antoine Bigaud qui sont du costé du couchant seront du terroir de Saint-Nazaire et que toute la propriété du dict Guillet qui est du levant sera de cellui d’Ollioules durant toute sa longueur jusque au grand chemin de La Ciotat auquel elle aboutit ce qui a esté encore marqué par une mesme ligne au-dessus du dict terme tirant à la précédente du dict midy au septentrion jusque au dict chemin.
Avons faict planter un troisième terme au cartier dict le Val de Saquy que les consuls ont faict apporter sur nostre ordre au coin d’une propriété appartenant à Malchior Imbert qui confronte du midy le dict chemin de la Ciotat, du couchant un chemin voisin à la distance de 8 cannes 5 pieds du coin de la propriété du dict Guillet qui aboutit au chemin de la Ciotat le quel terme faict face au couchant avec les mesmes armes pour marquer que depuis icelluy les propriétés d’Antoine Imbert et des hoirs de Louis Guigou, du sieur Martelly, de Joseph Jean, du sieur Bernabel Infernet et de Jean Cadière qui sont du couchant seront du terroir de Saint-Nazaire, et que les propriétés de Melchior Imbert, d’Estienne Audibert et des hoirs de Jean Tournaire avec une autre du sieur Infernet qui sont du levant seront de celluy d’Ollioules jusqu’à un rocher que nous avons trouvé dans le dict chemin voisinal au-dessous de la muraille de la dicte propriété du dict Tournaire et sur lequel nous avons faict graver une croix à la distance de 217 cannes et 2 pans de troisième. Du dict rocher qui fait face à un viol (petit chemin) qui tire au couchant de la distance d’icelluy de 7 cannes nous avons pris pour ligne de nostre séparation un petit fossé ou ruisseau qui reçoit les eaux supérieures et traverse le dict viol avec les propriétés de Guilheaume Gaudemard et Laurens Hermitte lequel séparera en suivant de midy à septentrion pour le terroir de Saint-Nazaire ce qui se trouvera des propriétés du dict Gaudemard et Hermitte du costé du couchant aussi bien que la propriété d’André Artigues, d’Estienne Sicard, du sieur de Noble sieur du Meunst ( ?) et de Jean Bionne qui aussi du couchant dans les propriétés de Jean Boyer dict les Plans et Mtre Jean Decugis notaire qui sont du costé du levant et seront du terroir d’Ollioules jusque au chemin qui va de Ollioules à la Cadière auquel long fossé ou ruisseau prend son commencement entre un puits commun qui est au bas du dict chemin et un oratoire qui est à un coin de la propriété du dict Mtre Decugis (La Tourelle) et le dict fossé ou ruisseau a de longueur 248 cannes depuis son commencement jusque au de la propriété du dict Gaudemard avec des lignes parallèles de différentes largeurs jusqu’au bout. Des dicts puits et oratoire continuant la dicte séparation du levant d’avec le couchant tant par le dict chemin de La Cadière que par un autre chemin qui va encore à La Ciotat et au cartier dict de Mortier disons que tout ce qui est de l’un et de l’autre des dicts chemins depuis le puits et l’oratoire en tirant au couchant sera du terroir du dict Saint-Nazaire et que ce qui au-dessus du chemin de la Cadière en tirant aussi du couchant sera du terroir d’Ollioules …
jusqu’au quatrième terme que nous avons faict planter dans la chemin de la Cadière tout joignant à la muraille d’une propriété du cartier de la Tourelle appartenant au sieur Guilheaume Payan qui confronte du midy le dict chemin de la Cadière à la distance du dict puits de cinquante-sept 107 pans lequel terme faict fasse au couchant avec les mesmes armes que les autres et faict aussi en tirant sans aucunes armes pour montrer que depuis icelluy suivant la ligne diagonalle que nous avons faict marquer et creuser au-dessus du dict terme qui tire du midy au septentrion ce qui se trouve sur le dict chemin de La Cadière dans la ligne du couchant sera du terroir de Saint-Nazaire et qui s’y trouve dans la mesme ligne du costé du levant sera dans celluy d’Ollioules jusqu’à un rocher qui nous avons trouvé dans la dicte ligne au haut d’une propriété du cartier de Valbernarde appartenant au nommé Aubert, laboureur, acquise par les dicts aux hoirs d’un nommé patron Buisson en dessus duquel nous avons faict graver une croix et marquer la continuation de la dicte ligne du midy au septentrion jusque au coin d’une propriété appartenant au nommé Nègre du mesme cartier …
où nous avons fait planter un cinquième terme sans aucunes armes pour sépare le terroir de Saint-Nazaire les biens qui se trouvent dans la dicte ligne du costé du couchant d’avec ceux qui se trouvent du costé du levant (…). Le susdict terme planté au susdict chemin de la Cadière sous la propriété Payan est distant de deux cent quatre-vingt-quatorze cent quatre pans du rocher trouvé sur la propriété du dict Aubert auquel la croix a esté gravée la ligne marquée et creusée sur le dict terme coupe successivement jusque à la croix diverses propriétés durant d’environ longueur de 72 cannes jusque à celle du sieur Pierre Portallis. La propriété du sieur Pierre Portallis durant la longueur de 22 cannes jusque à celle du sieur Pierre Decugis. La propriété du sieur Decugis durant la longueur de 72 cannes jusqu’à un viol qui joint une propriété de Mtre Foulcou notaire, la dicte propriété du dict maistre Foulcou durant la longueur de 19 cannes jusqu’à celle du dict Aubert, la propriété du dict Aubert durant la longueur des 80 cannes 4 pans jusqu’à la dicte croix gravée du dict rocher et de la dicte. Elle continue durant la longueur de 21 cannes jusque au dict terme en la propriété du dict Negre auquel il finit et sur le dessus duquel nous avons faict marquer et creuser deux lignes, une coupée qui répond à celle-cy devant l’autre pour en montrer la fin et l’autre non coupée qui tire du couchant au levant pour montrer qu’il va répondre …
à un autre terme que nous avons faict planter sur le ponant à la distance de 12 cannes du précédent en un coin d’une propriété de vigne au cartier du Lansont appartenant au dict Mtre Foulcou confrontant du midy celle du dict Negre et du levant celle d’Estienne Pignol.
Le dernier terme a été planté au dict coin de la dicte propriété du dict Mtre Foulcou pour faire en cet endroit la séparation des biens du levant pour la communauté d’Ollioules tout le long de la muraille de la dicte propriété du dict Pignol d’avec ceux du couchant pour la communauté de Saint-Nazaire …
jusqu’au septième terme que nous avons faict planter au bout de la mesme muraille joignant le chemin qui va d’Ollioules au cartier de la Piolle sur la face duquel qui vise au couchant avons faict graver un « D » un « N ». « D.N. » signifie « Saint-Nazaire pour marque de la séparation de Saint-Nazaire du costé du couchant.
Despuis le dict septième terme planté joignant le dict chemin qui va d’Ollioules au dict cartier de la Piolle nous avons continué la dicte séparation par les mesmes chemins et disons qu’icelluy séparera le dict terroir tant du midy que du septentrion que du couchant levant en façon que les biens qui se trouvent au-dessus du dict chemin de la Piolle seront du terroir de Saint-Nazaire, et ceux qui sont au-dessus d’icelle seront de celuy d’Ollioules jusqu’à l’endroit que le dict chemin se trouve soutenu par une muraille en forme de chaussée …
vers la fin de laquelle nous avons faict planter un huitième terme dans la partie supérieure du dict chemin qui joint la muraille d’une propriété appartenant à Damoiselle Marguerite Germaine veuve de Laurens Gilly et y avons faict graver en la fasse d’icelluy qui vise au couchant de « D » et « D.N. » et sur le dessus du terme une ligne qui tire au septentrion pour le territoire de Saint-Nazaire une colline qu’il y a du côté du couchant avec tout son pendant jusqu’au bas pied d’icelle dans le vallon qui joint le dict bas pied et que le dict vallon avec la colline seront fu terroir d’Ollioules jusque à un gros rocher que nous avons trouvé en suivant le dict vallon à quelques distances d’un viol par lequel on commence d’entrer du dict vallon du couchant au levant des escaliers ayant nous faict graver sur la face du rocher qui vise au midy un « S » et « N » pour montrer que depuis le dict rocher les collines supérieures à icelluy tant du couchant que du levant seront aussi bien que la colle séparées par le petit vallon qui aboutit au dict rocher et que depuis le dict rocher va répondre en la dernière ligne à la pointe d’une grande ellevation et montaigne prise du Grand Serveau et que depuis la dicte pointe la colle et colline du couchant avec tout ce qui panche d’icelle vers le levant dans ce petit vallon seront du terroir de Saint-Nazaire et la partie restante de la dicte colle et colline avec tout ce qui panche d’icelle dans les mesmes vallons vers le couchant seront du terroir d’Ollioules pour marquer de quoi nous avons faict graver sur un autre rocher près de la dicte élévation au-dessus de la dicte pointe ».
–1791 – 19 novembre : LES PESEURS JURES DE MARSEILLE – Le conseil municipal délibérait l’établissement des peseurs de commerce : ceux-ci étaient au nombre de 75 comme par le passé. Les nouveaux peseurs étaient pris parmi les élèves dont le nombre était fixé à quatre, et qui avaient au moins servi dix mois sous In responsabilité de quelques anciens pour apprendre à faire usage de la romaine ; ils étaient reçus par la municipalité sur le certificat de l’ancien peseur avec lequel ils avaient travaillé, le dit certificat visé par les commissaires des peseurs. lesquels attestaient que l’élève avait la capacité requise et qu’il était de bonnes mœurs. Les peseurs étaient classés entre eux suivant leur ancienneté de grade et répartis dans sept bureaux. Aux termes d’un arrêté, la tête et la queue de liste (n i à 28 et 62 à75) se tenaient au bureau principal, les numéros du centre (29 à 61 ) alternaient exclusivement dans les bureaux secondaires, mais ils ne pouvaient peser au-delà d’un certain poids et d’un certain nombre maximum de colis, le bureau principal échappant seul à toute limitation.
–1793 – 17 novembre (27 brumaire) : liste de toutes les personnes absentes et de celles qui s’étaient réfugiées dans la ville rebelle de Toulon – Comme il était aisé de le prévoir, une lettre de l’administration provisoire du district du Beausset, adressée aux officiers municipaux de Sanary, réclama la liste de toutes les personnes absentes et de celles qui s’étaient réfugiées dans la ville rebelle de Toulon (27 brumaire – 17 novembre 1798). Elle fut suivie d’une lettre écrite par la municipalité de Bandol au sujet d’Andrac, qui s’était échappé, lors de la création de la compagnie franche (2 frimaire) (Archives de Sanary, I2). Bientôt un arrêté des représentants prescrivit la tenue d’un registre destiné à recevoir le nom des citoyens désireux de concourir à la défense des droits de l’homme, afin qu’un poste leur soit désigné dans le département (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1794 – 17 novembre (27 brumaire an III) : ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE – Le décret Bouquier de décembre 1793 sur les écoles primaires est abrogé et remplacé par le projet Lakanal le 28 octobre. La Convention décide de rétablir une école pour 1000 habitants ; les instituteurs seront payés par l’Etat (Yann Fauchois, 2001 p. 1233.). Les diverses désaffectations de locaux furent confirmées par le décret du 25 brumaire an II (cf supra) et l’art. 5 chap. Ier de la loi ,du 27 brumaire an III : « Dans toutes les communes de la République les ci-devant presbytères non vendus au profit de la nation sont mis à la disposition des municipalités, pour servir tant au logement de l’instituteur qu’à recevoir les élèves pendant la durée des leçons ». Le programme des écoles primaires tel que les prévoyait l’ambitieuse loi du 27 brumaire an III (17 novembre 1794) se réduit à peu près partout à la lecture, à l’écriture et au calcul le plus usuel, ce que confirmera un an plus tard la loi scolaire de l’an IV en ramenant le programme au minimum. Aperçu des livres de l’école élémentaire et des méthodes de travail au travers de la Méthode pratique de lecture de Neufchâteau ; aperçu des livres de l’enseignement classique (Bourrilly, 1894, p. 48 et suiv.).
–1796 – 15 – 17 novembre : Victoire de Bonaparte à Arcole sur les Autrichiens (Pierre Goubert, Initiation). 15-17 novembre: victoire de Bonaparte à Arcole (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Après 2 jours de combat, Bonaparte, commandant en chef de l’armée d’Italie, franchit le pont d’Arcole (Italie) et bat les Autrichiens commandé par le maréchal Alvinczy.
-1849 – 17 novembre : NAUFRAGE D’UN BATEAU ENTRE TOULON ET SAINT-MANDRIER – A la suite d’un fort coup de vent, le gros bateau à voiles assurant la liaison Saint-Mandrier-Toulon se perd corps et biens (Gisèle Argensse, 1989, p. 53).
–1855 – 17 novembre : En Afrique sur le fleuve Zambèze, l’explorateur écossais David Livingstone découvre les chutes « Mosi-oa-Tunya », qu’il renomme les « chutes Victoria » en l’honneur de la reine d’Angleterre. Ces chutes font plus de 100 mètres de haut.
–1862 – 17 novembre : En 1860, Napoléon III fait un séjour à Marseille pour poser la première pierre du Palais de la Bourse. L’empereur nomme une commission chargée d’analyser les eaux de Camoins. Les résultats étant positifs, Napoléon III signe le décret du 17 novembre 1862, reconnaissant la source de Camoins-les-Bains d’utilité publique.
–1867 – 17 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Dimanche 17 novembre – S. Agnan. La labèche qui menaçait hier s’est déclarée cette nuit. Aujourd’hui, on peut voir nos quais envahis par les vagues ; mais la promenade des quais n’est pas partout mouillée, ainsi devant l’église (nota : rappelons qu’à cette date, l’église est encore celle de 1570 qui ne sera démolie qu’en 1890), l’eau est à peine montée en d’autres endroits, par exemple au coin de Mme Guigou. L’eau est allée jusqu’au jardin public près de la fontaine. Le môle vieux qui reçoit la mer du large est de temps en temps couvert par celle-ci qui déferle sur les blocs. Le môle des palangriers (Nota : îlot des pêcheurs détruit par le souffle d’une explosion à Noël 2021), disparaît sous la vague. Mais sans cela, le temps est agréable, c’est-à-dire qu’il fait beau soleil, le vent de sud-sud-ouest est peu fort et n’est pas froid du tout. On peut même dire qu’il est chaud. A 8 heures (du soir), il tombe une forte ondée qui dure 10 minutes. Pendant toute la nuit, beau temps ; le vent cesse ; le ciel est serein.
–1869 – 17 novembre :
1. Le canal de Suez est inauguré en présence de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l’empereur d’Autriche François-Joseph. Les travaux ont duré 10 ans. Le canal, d’une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l’isthme de part en part. Il a été construit par la compagnie de Ferdinand de Lesseps.
2. SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mercredi 17 novembre – S. Asciscle. Temps calme, ciel couvert et air très doux. Aussi, les amateurs d’oursins sont partis de bonne heure pour faire bonne prise. A 10 heures, le vent prend un peu de force, à l’Est. Il continue l’après-midi (quand) nous avons la visite demandée de monsieur le vétérinaire Mouttet ; il a été visiter le troupeau malade et ils sont restés d’accord avec Joseph le berger que demain il y aurait l’opération de la clavélisation ou vaccination des bêtes qui sont ou qui paraissent valides. De cette manière, le vétérinaire pourra arrêter le mal. C’est d’abord dans l’intérêt général et aussi dans l’intérêt particulier du berger.
–1883 – 17 novembre : Un réseau de chemins d’ordre secondaire a été créé et est entretenu dans la presqu’île de Saint-Mandrier concurremment avec le génie militaire. Une convention a été passée le 17 novembre 1883 entre la commune et le service de la guerre. Pour cet entretien des services spéciaux sont utilisés : les Ponts et Chaussées et le Génie Militaire.
–1885 – 6 septembre : DEMANDE DE SEPARATION DE SAINT-MANDRIER ET DE LA SEYNE – Le Maire informe le Conseil de la demande des habitants de Saint-Mandrier de se séparer de la commune-mère en faisant état de l’éloignement de celle-ci, des communications précaires et surtout de ce qu’elle ne faisait pas grand-chose pour le développement de la section. Pour réfuter ces arguments le Conseil énumère ce qui a été fait pour elle :
– De 1873 à 1876 le chemin de Saint-Mandrier à La Seyne ayant été reconnu insuffisant la commune a fait construire un nouveau chemin traversant le hameau du Cros Saint-Georges dans toute sa longueur et aboutissant à La Seyne. Ce chemin a été classé vicinal de grande communication, il a coûté 54 780 F à la commune de La Seyne pour l’acquisition de terrains et 3 000 F chaque année pour l’entretien.
– Un réseau de chemins d’ordre secondaire a été créé et est entretenu dans la presqu’île de Saint-Mandrier concurremment avec le génie militaire. Une convention a été passée le 17 novembre 1883 entre la commune et le service de la guerre. Pour cet entretien des services spéciaux sont utilisés : les Ponts et Chaussées et le Génie Militaire.
– Le comblement de l’anse du Creux Saint-Georges a été obtenu ainsi que la construction d’une ligne de quais sur 500 m de longueur. Ces travaux ont été exécutés en 1878.
– En instance prolongement de ces quais vers l’Ouest de façon à assainir complètement le hameau et achever la transformation commencée.
– 1883 : projet d’un groupe scolaire avec services communaux.
– Projet d’adduction d’eau à La Seyne, un traité est dressé par la commune avec la Compagnie Générale des Eaux le 27 avril 1882, il comporte l’établissement des conduites jusqu’à Saint-Mandrier qui sera doté d’eau potable en grande quantité. Les conduites abîmées ont été réparées. Un puits a été loué à Dame Allègre au prix de 200 F par an pour prévenir toute éventualité.
– Il existe un projet de construction d’un nouveau cimetière. Dépense : 10 000 F + 5 000 F pour le terrain.
– Le cimetière actuel a été agrandi, ainsi les corps pourront rester plus longtemps que prescrit le règlement. – 1884 : des travaux ont été faits à l’église. – Onze réverbères ont été installés en 1884.
– Des plantations ont été faites en 1880 sur le bord du chemin de grande communication N° 18 dans toute la traversée du hameau du Creux Saint-Georges. Ces plantations n’ayant pas réussi, de nouveaux sujets ont été plantés en 1883 à titre d’essai sur la place qui existe au-devant de l’église. Les travaux seront continués si les résultats sont favorables. – Il n’y a pas de bureau de poste mais la section est desservie deux fois par jour par des agents de la poste et elle possède un bureau télégraphique à Cépet. Le rendement annuel moyen de l’octroi à Saint-Mandrier est de 2 000 F et 1 200 F pour l’hôpital.
– Il y a 1070 habitants non agglomérés dans la section. Or la 1ère classe comprend 4 000 habitants et au-dessus. La Seyne avec ses 12 000 habitants fait partie de la 3ème classe (entre 10 000 et 20 000). L’état n’autorisera pas l’établissement d’un octroi. Le budget ne serait jamais équilibré. La séparation réduirait les ressources de La Seyne» (Gisèle Argensse, 1989, p. 85).
–1890 – 17 novembre : AJELLO’S SAGA – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr « a reçu un témoignage officiel de satisfaction du vice-amiral commandant en chef, préfet maritime du 5ème arrondissement maritime, le 17 novembre 1890, pour le dévouement dont il a fait preuve en participant au sauvetage d’un trois-mâts russe échoué à l’entrée du port de Marseille. Bord, le 21 mars 1891, l’officier d’administration (signature illisible) (Livret de solde pour officier et marin de Aiello François Cyr (archives familiales)).
–1917 – 17 novembre : ALERTE SUR SAINT-MANDRIER – L’adjoint spécial informe la population qu’en cas d’alerte un clairon de la garnison sonnera la retraite sur tout le parcours du chemin entourant la baie. A cette sonnerie, les habitants sont’ prévenus qu’ils ne devront plus stationner sur la voie publique. – En cas d’alerte de nuit, les sonneries seront répétées. L’éclairage public sera éteint. Les établissements fermeront leur devanture, ainsi que les maisons leurs volets, afin qu’aucune lumière ne soit aperçue de l’extérieur. La cessation de l’alerte sera indiquée par la -B reloque-. Vous savez que la breloque dans la marine militaire est une sonnerie de clairon ou coup de sifflet pour faire rompre les rangs (Gisèle Argensse, 1989, p. 158).
–1936 – 17 novembre : SUICIDE DE ROGER SALENGRO – Le 17 novembre 1936, ne supportant plus les calomnies, le ministre de l’Intérieur, fragilisé et déprimé , décide de mettre fin à ses jours dans sa ville natale. Il organise sa mort en laissant en vue deux exemplaires de Gringoire ainsi que deux lettres testamentaires pour son frère et Léon Blum. «Il n’y a pas d’antidote contre le poison de la calomnie» déplore Léon Blum, président du Conseil, aux obsèques de son ami Roger Salengro le 22 novembre 1936. En effet, rien n’a pu empêcher le ministre de l’intérieur et maire de Lille de mettre fin à ses jours après les terribles attaques diffamatoires menées contre lui par la presse d’extrême droite. Ni le soutien fidèle de Blum, ni le vote des députés en sa faveur après que la commission d’enquête l’a innocenté. «S’ils n’ont pas réussi à me déshonorer, du moins ils porteront la responsabilité de ma mort. Je ne suis ni un traître ni un déserteur» écrit le malheureux avant de se donner la mort à son domicile lillois du boulevard Carnot.
–1937 – 2 novembre au 8 décembre : LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Une section de la 7B2 est 0 nouveau embarquée le 2 novembre et mise à l’eau par la rampe au sud de l’île de la Galite le 8. Les trois appareils gagnent ensuite Bône pour rejoindre Bougie et rembarquer le lendemain. A partir du 17 novembre, les patrouilles vont se continuer jusqu’au 8 décembre. Le 17, la 7B2 est de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1942 – 17 novembre : LA MARCHE VERS LE SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON –
Hitler ordonne la dissolution de l’armée d’armistice (dont les troupes de Toulon). Seule la marine défend Toulon. A l’aube, fausse alerte à une attaque anglo-saxonne sur les croiseurs Foch, Jean-de-Vienne, Galissonnière. De Laborde met à l’étude un plan de sortie de la flotte vers Marseille en serrant la côte pour se protéger des U-boote (Antier Jean-Jacques). Occupation de Sanary et Ollioules par la 335ème DI allemande du général Kasper; protestations de l’amiral Marquis, préfet maritime.]
–1943 – 17 novembre. — BORD DU « SAVORGNAN DE BRAZZA », AVISO FNFL – « Aujourd’hui, départ de Crèvecœur, nommé commandant d’une flottille de vedettes rapides. Je regretterai mon second, avec son sourire de bon bougre, son cœur d’or et ses colères qu’il rumine longtemps avant d’oser les faire éclater contre moi. Il était un excellent second de guerre, près des hommes, aimé d’eux et n’hésitant jamais à mettre la main à la pâte. Au moment de son départ, l’équipage pousse un triple ban, tandis que je lui donne l’accolade sur le plateau de coupée. Capitaine le remplace » (Amiral Jubelin, Marin de métier, 1954 p. 370).
–1951 – 17 novembre : « Une importante affaire d’avortements à Saint-Mandrier. La «faiseuse d’anges » est écrouée» (titre en première page du Petit Varois du samedi 17 novembre 1951). Depuis trois ans, Madame L., née à Céréa (Italie) en 1912, « rendait des services » aux femmes venues la solliciter. Elle habitait Aubagne, mais venait régulièrement séjourner dans la presqu’île. Pour des sommes variant entre trois et cinq mille francs, elle « opérait » à l’aide d’une sonde dans son habitation ou ailleurs. Huit mandréennes sont compromises dans cette affaire. Madame L, a été écrouée à la prison Saint Roch à Toulon.
–1954 – 17 novembre : Le 17 novembre 1954, en Égypte, Gamal Abdel Nasser devient président de la République.
–1975 – 17 novembre : Emile Ajar refuse le prix Goncourt ! il n’est autre que Romain Gary, déjà lauréat du prix.
–1994 – 17 novembre : ouverture du trafic ferroviaire dans le tunnel sous la manche. Le centre de Paris est à moins de 3 heures du centre de Londres.
–1997 – 17 novembre : en Égypte, devant le temple de la reine Hatshepsout à Louxor, six extrémistes du groupe islamiste, Jamaa Islamiya, ouvrent le feu. Ils tuent 58 touristes et 4 Égyptiens. Ils sont arrêtés par la police Égyptienne.
–2000 – 17 novembre : Le 17 novembre 2000, pour les attentats qui ont frappé Paris en 1995, Boualem Bensaid et Karim Koussa sont reconnus coupables et condamnés respectivement à 30 et 20 ans de prison.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 125e livraison :
Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – et ses modifications postérieures (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary). Jusqu’au XIVe siècle, la principale voie de communication reliant Ollioules à Ceyreste, passait par le quartier de la Tourelle, et gagnait le vallon de Sainte Ternide – c’est l’actuel chemin de la Tourelle -puis de là le Grand Vallat en passant sous la Clavelle. Trop éloigné du fief de Saint-Nazaire et du bord de mer dont le rôle devenait de plus en plus important, son parcours devait être révisé.
Au début du XVe siècle, fut donc tracé le nouveau chemin de Toulon à La Ciotat, rendu nécessaire par l’occupation du bord de mer. Sur son parcours, il est protégé par des maisons-fortes, dont le rôle est plutôt défensif, comme tous les points fortifiés fixes. Mais surtout, il peut servir de voie d’intervention rapide contre tout débarquement ennemi Ce souci d’ordre stratégique – il appartient à une époque où les collectivités locales n’ont pratiquement plus leur mot à dire dans l’aménagement du territoire – qui a imposé de le placer en retrait de la côte, pour ne pas être coupé immédiatement, et légèrement en ubac pour ne pas être trop rapidement repéré. A partir de ce chemin, il y a, depuis le XVIIème siècle, un accès facile à toutes les batteries côtières.
Nous allons étudier la portion qui traverse Sanary, en commençant par son ancien tracé.
Comme le vieux chemin médiéval, le Grand Chemin Royal ou le chemin de Six-Fours, partiellement décrits dans le n° 7 des Cahiers de l’Ouest varois, l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, qui date des environs de 1400, partait de Toulon par la Porte d’Amont ou de Bonafé, et entrait dans Ollioules par le Pont Neuf (Sur le territoire ollioulais, il fut appelé par la suite Chemin de la Cagnarde, du nom d’une bastide, le Chateau Cagnard, construite au XVlIIème siècle). Il franchissait à nouveau la Reppe à la sortie d’Ollioules par un gué pavé qui existe toujours, bien qu’interdit à la circulation depuis 1991, puis rejoignait le chemin latéral qui va d’Ollioules à Saint-Nazaire par la rive droite de la rivière. Dès le Moulin dit de la Reppe, que les Sanaryens ont eu le droit d’utiliser après la séparation d’avec Ollioules en 1688, il reprend sa marche solitaire vers l’Ouest. Solitaire, car il laisse Ollioules à 1,5 km au Nord, Six-Fours à 2,5 km au Sud, et les agglomérations plus récentes de La Seyne à 3 km au Sud, et Sanary à 1200 m au Sud. C’est un chemin direct qui évite les agglomérations intermédiaires.
Du Moulin de la Reppe à la limite de Sanary, il est en partie confondu avec la déviation du quartier de la gare au Petit Plan, sur la liaison Ollioules – Sanary (D 11) réalisée en 1973 en liaison avec l’autoroute, et qui franchit celle-ci par un pont supérieur. Mais aussitôt après ce pont, on le retrouve. Il s’appelle toujours à cet endroit et pendant toute la traversée du territoire de Sanary « Ancien Chemin de Toulon » (Les Sanaryens ont oublié d’ajouter « à La Ciotat » car ils l’empruntaient et l’empruntent toujours, au moins en partie, bien plus souvent pour aller à Toulon, que pour aller à La Ciotat.).
Du gué de la Reppe à la Baou, il laisse la Baume et les Côtes du Plan au Nord, et la Colline de Tante Victoire, qui domine la Chapelle ancienne de Pépiole, au Sud. Après la Baou, il passe entre les collines de Pierredon et du Colombet et débouche enfin dans la plaine, au château de la Millière construit vers 1700. Cette section, longue de 11 km, s’arrête au carrefour de la Guicharde : c’est là que le Chemin de l’Huide mène au centre de Sanary et au port. Au pied de la tour, il n’y avait au moment de sa construction que quelques magasins de pêcheurs qui seront complétées par des familles d’exploitants agricoles à partir des accords passés entre 1447 et 1520 entre le seigneur et les habitants. Jusqu’à la Révolution et même au-delà, les quartiers de Portissol, de la Cride, de la Gorguette et de la Morvenède seront des défends. Sur la colline de Portissol plus particulièrement, autour de la Chapelle Notre-Dame de Pitié, qui date de 1560, les pêcheurs faisaient sécher leurs filets (Rotger B., 1984).
A partir du XVIIe siècle, et surtout du XVIIIe siècle, cette partie de l’Ancien Chemin, de la sortie de Toulon au carrefour des Roches, où le seigneur avait une demeure particulière appelée le Châteauvert, sera bordée des bastides que la bourgeoisie urbaine fera construire : Châteaux du Colombet et de la Millière au Sud, Château de Pierredon au Nord (qui ne date que de la fin du XIXème), – souvent établis un peu en retrait, et séparés du chemin par une allée plantée de platanes et de palmiers.
La section Toulon-Sanary de ce chemin fut modifiée sous Louis-Philippe et portée à 14,3 km. Le tracé direct est alors abandonné, et la nouvelle route, la D559, joint au contraire toutes les villes entre elles. Datant de 1841, il part de Toulon, prend le Chemin de Six-Fours qu’il abandonne une fois passé Lagoubran, pour se diriger au Sud vers La Seyne par Bregaillon. Ce n’est qu’à l’entrée de La Seyne qu’il oblique de nouveau vers l’Ouest par l’actuelle Avenue du docteur Mazan et le Chemin de La Seyne à Six-Fours. La déviation de l’hôpital est toute récente. Il se dirige alors vers le quartier de Reynier, qui déjà en 1841, supplantait le Vieux-Six-Fours. Il contourne Chateaubanne, le Vallon de Signes, et la Colle d’Artaud, en passant par Vignelongue, et rejoint Reynier entre les quartiers Lombard et le Verger. Jusqu’à Reynier, il utilise, à peine modifiés, les chemins de Toulon à La Seyne, et de La Seyne à Six-Fours. De Six-Fours à Sanary, il innove. L’ Avenue de la Mer, rectiligne de Reynier à la Plage de Bonnegrace, date de cette époque. Précédemment, un chemin longeait de très près le ruisseau du Pontillau depuis le Pont-Faraud, maintenant Pont du Brusc, à la Font de Fillol, aux Hoirs et à Sauviou. Le nouveau tracé rejoint ensuite Sanary en longeant la Plage de Bonnegrace, au quartier marécageux des Lônes. Il ne pénètre sur le territoire de Sanary qu’au Pont de la Reppe faisant limite avec Six-Fours (Pont de la Reppe: ce pont était en dos d’âne et existait avant le tracé de la route de 1841. Il était peu pratique pour une circulation importante et ralentissait les attelages qui étaient obligés de doubler les colliers. Il avait été mis hors d’usage, mais non emporté par la crue de la Reppe de 1821, ce qui avait nécessité de grosses réparations. Michel Pacha, maire de Sanary, l’a remplacé par un pont à tablier de fer en 1902, ce qui a diminué la hauteur de 2 m).
Très vite, un raccourci fut nécessaire pour éviter à la fois le détour par La Seyne et la traversée de Reynier et, depuis Lagoubran jusqu’aux Lônes, une nouvelle route a été aménagée par la gare de La Seyne, datant de 1859, la Cité P.L.M., le quartier Berthe, et le Camp Laurent, suivant jusque-là le tracé de l’ancien chemin de Toulon à Six-Fours, et croisant le chemin d’Ollioules à La Seyne au carrefour du Pêle-Mêle. Il n’a fallu que peu de travaux pour rejoindre ensuite Les Playes en passant entre les quartiers Saint-Jean et Léry, Bernard-Haut et Bernard-Bas et atteindre la D559 aux Lônes, au Nord de Bucarin. Ce n’est que dans les années 1950 que la déviation de 1’Hôpital de La Seyne, puis celle de Reynier, actuel Boulevard de Lattre de Tassigny ont été construites.
La section Sanary – Bandol de l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, longue de 6,2 km, succède à la précédente. Peu après le carrefour de la Guicharde, il arrive au Carrefour des Roches. En continuant tout droit vers l’Ouest, un chemin mène à l’Anse de la Gorguette à distante d’un kilomètre. A partir de ce carrefour, l’Ancien Chemin oblique vers le Nord-Ouest pour rester parallèle à la direction générale de la côte, mais à l’abri de la première ligne de collines. Il n’est pas tout-à-fait en crête, mais très légèrement en ubac, que ce soit dans ce qu’on appelle maintenant la Plaine du Roi, ou le Logis Desprats (« La Plaine du Roi » est le nom donné à ce quartier de Sanary que parcourait le chemin royal – réf. A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982. Aux XVIe et XVIIe siècles, on trouve la mention de deux logis (auberges). L ‘un est le logis où pend l’enseigne de Saint Nazaire, l’autre est le logis Deprat qui laissera son nom au quartier où il se trouvait), plaine étroite au pied de la deuxième ligne de collines, ou encore que ce soit au Pont-d’Aran où il arrive au Grand Vallat ou rivière de Bandol, mais qui s’est appelée autrefois l’Aran. Le quartier du Pont d’Aran est un des rares témoins conservant cet ancien nom. La liaison avec Bandol se fait par le Chemin de la Canolle qui franchissait autrefois la rivière sur un pont de six arches détruit au moment de la construction du viaduc du Chemin de Fer en 1859 (Ce pont, familièrement appelé le Six-Ponts, a vu deux de ses arches emportées par une crue vers 1840. Il n’a pas été remplacé, le pont de la 0559 ayant été construit en 1841). Un autre pont a été construit en bord de mer pour la D559 . Après le Pont d’Aran, l’Ancien Chemin remonte la rivière en rive droite, côté Bandol jusqu’à l’entrée du vallon de Poutier..
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 326e livraison :
–1216 à 1232 : La politique provençale de Raimond Bérenger V (M. Agulhon, N. Coulet, 1987, p. 32). D’abord prudent et porté aux compromis, tel celui qui enraye, en 1220, la révolte de Guillaume de Sabran, Raimond Bérenger découvre, à partir de 1226, de plus énergiques desseins. Il impose l’autorité comtale aux seigneurs et aux villes de Provence orientale que ses prédécesseurs ont toujours eu du mal à tenir en mains. Il contraint Grasse à renoncer à son consulat (1227) et soumet Nice (1229). Les communes du bas Rhône et leur allié Raimond lui offrent plus de résistance. Le conflit prend ici de plus vastes dimensions. Il affermit l’alliance avec le roi de France. Il desserre ses relations avec l’empereur Frédéric II qui se range un temps aux côtés des Arlésiens révoltés. Il renforce la communauté d’intérêt et de vues avec l’Eglise. Le même comte qui brise l’esprit d’indépendance des villes de Basse-Provence, à sa mort seule Marseille résiste encore encourage l’émancipation des bourgs et villages des Alpes du Sud pour affaiblir une noblesse peu sûre à ses yeux. Il dote ainsi d’un consulat la ville neuve qu’il crée à Barcelonnette (1232).]
–1216 – 1er avril : Marseille. Seconde vente à la commune de Marseille, par le vicomte Raimond Geofroi, sa femme Ixmile et leurs enfants, d’un huitième de la seigneurie de cette ville, au prix de 143.000 sous royaux coronats. Parmi les témoins : Raimond Hugolin, Hugues Alain et Guillaume Bertrand, de Trets, chevaliers. (acte des vicomtes de Marseille n° 391, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie presque contemporaine, faite à la demande du podestat Spino de Soresina : Arch. comm. de Marseille, AA 10. a. Méry et Guindon, Histoire des actes et délibérations de la municipalité de Marseille, t. I, p. 250 (copie très fautive et incomplète).
–1216 – septembre : Aldenbourg – Diplôme de l’empereur Frédéric II confirmant à l’ordre du Temple la charte par laquelle Hugues de Baux, sa femme Barrale, Raimond de Baux, G. Adémar et sa femme Mabile, Raimond Geofroi et Roncelin. vicomtes de Marseille, lui concédèrent la faculté de construire et de garder à Marseille et tout son territoire des navires qui navigueront outremer, en Espagne ou partout ailleurs, pour la défense de la chrétienté, et serviront au transport de pèlerins ou de marchands. (acte des vicomtes de Marseille n° 392, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, de Marseille, H, Ordre du Temple. a. Winkelmann, Acta Imperii inedita, t. 1, p. 116, n° 138. Ind. : Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 880).
LA SEYNE-SUR-MER. 43e livraison : Cahier du Patrimoine ouest varois n°15 –:
La catastrophe aérienne du Cap Sicié (texte de Claude Majastre). Selon le « courrier British Airways » du 28 juillet 2000 adressé à Dorien Clifford, le 14 juillet 1948 à 9 h 38 un avion civil anglais « DAKOTA » de type DC3 immatriculé G-AGKN qui assure le transport de courrier Le Caire-Londres avec escales à Malte et Marignane, s’écrase contre les rochers du Cap Sicié, commune de La Seyne. Il appartient à la société BOAC (British Oversea Aircraft Corporation), représentée en France par M. Evans, à l’aéroport de Marignane (Rapport de la gendarmerie de Toulon du 15 juillet 1948). L’avion est parti vers les huit heures de Malte et doit faire escale à Marignane vers 9 heures 30.
Des pêcheurs du Brusc et de Fabrégas ont leur attention attirée par un gros avion qui survole la mer à 250 mètres d’altitude environ et se dirige, gêné par une légère brume et des couches de nuages, vers l’ouest en direction du Cap Sicié. L’appareil ne peut pas prendre de la hauteur et vient se fracasser à 50 mètres plus bas que le sommet, sur les falaises du promontoire entre le sémaphore de Sicié et Notre-Dame du Mai dans une puissante explosion, suivie d’un « bruit de casseroles » dégringolant la pente de la colline.
Les pêcheurs alertent aussitôt la Gendarmerie et la Préfecture Maritime de Toulon. Les secours s’organisent sur le champ. L’Amiral Lambert, Préfet Maritime de Toulon, dépêche par mer deux remorqueurs ayant à bord médecin, infirmières et personnel ambulancier, cependant que la base de Saint-Mandrier fait sortir une vedette rapide.
La station de sauvetage en mer de Marignane, en liaison avec la Marine, fait survoler les lieux de la tragique chute par un « Wellington » (Rapport de l’Aéronautique de la IIIème Région Maritime du 1er octobre 1948.). L’équipage de cet avion de sauvetage repère des débris de l’appareil accidenté qui, accroché à la falaise entre Sicié et la Chapelle du Mai, présentent aux observateurs un spectacle de désolation. Démantelé, il gît dans un lieu presque inaccessible sur un plateau surplombant de 250 mètres la surface de la mer, jonché de débris métalliques (« La Marseillaise », journal du 15 juillet 1948).
Cet accident paraît avoir pour cause l’intensité du brouillard durant toute la matinée du 14 juillet. L’appareil est entièrement détruit dans l’accident et un incendie s’est déclaré. La carlingue s’est brisée en deux, les ailes arrachées, le poste de pilotage se trouve un peu plus bas, les deux moteurs ont roulé jusque sur la grève (« Le Provençal », journal du 15 juillet 1948).
Vers 13 heures, les autorités prévenues commencent les recherches : voiture radio de la police, ambulances, camions transportant les matelots de la BAN. Les premières personnes arrivées sur les lieux sont l’adjudant Assemat et ses gendarmes suivis des Marins Pompiers de Saint-Mandrier et un médecin de la Marine. Tout secours est inutile.
Les six membres de l’équipage sont tués sur le coup. Certains d’entre eux sont carbonisés, seul le lieutenant commandant l’appareil est identifié sur place.
Trois corps sont découverts dans le poste de pilotage (le pilote, le mécanicien et le radio). A 35 mètres de la carlingue se trouvent deux autres corps et plus loin à gauche, un autre effroyablement déchiquetés par les débris de tôle. Partout des fragments de lettres à demie brûlées sont retrouvés ainsi qu’une carte d’identité au nom de S.W. Smith (« Le Provençal », journal du 15 juillet 1948).
Les corps des malheureux aviateurs sont péniblement hissés à l’aide de cordes sur la crête vers le sémaphore par les marins pompiers. Les six cadavres retirés des débris de cet appareil sont d’abord transportés au fort de Peyras puis acheminés vers l’hôpital maritime de Sainte-Anne à Toulon par les services de la Marine. Une chapelle ardente est dressée.
Le commandant de la brigade de gendarmerie de La Seyne a pu récupérer quatre kilos environ de courrier. Parmi ce courrier se trouvent quatre plis secrets, partiellement brûlés, destinés à l’état-major de l’armée de l’Air à Paris. Le courrier destiné à des particuliers résidant en France, en Italie et en Angleterre est remis à l’inspecteur des PTT de Toulon (Rapport de la gendarmerie de Toulon du 15 juillet 1948).
Les membres de l’équipage ainsi constitués sont, selon le « courrier British Airways » du 28 juillet 2000 : Frank MELLING, Capitaine, E. C. WEATHERSTONE, Officier Pilote, Harold John SMITH, Officier Radio, Donald Percy TAILOR, Officier Navigateur. Les deux passagers : Walter SAMSON, Kenneth Reid WARTON. (Wing Commander dans la R.A.F.)
Les corps des malheureux aviateurs reposent au cimetière Saint-Pierre, à Marseille, carré C47, côté Est, où sont inscrits les mots :
” Youth cannot die – They as they flew passed death upon the wing / – Then deathless rose to immortality (Visite au Cimetière Saint Pierre le 11 Février 2011. Texte en vieil anglais, très académique et poétique)“.
Le corps de l’officier pilote Weatherstone ne figure pas sur la pierre tombale du cimetière Saint-Pierre, son corps ayant sans doute été ramené en Angleterre.ne note de service du Sous-Préfet de Toulon à l’Ingénieur des Ponts et Chaussées précise que le Maire de La Seyne demande l’enlèvement des débris de l’avion tombé sur le territoire. Le paiement des frais sera assuré par la compagnie BOAC (Archives Départementales du Var 1625 W Art2).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Weis René – Les Derniers Cathares, trad. Béatrice Bonne, préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie. Editions Tallandier, coll. Texto., 550 p.
Une blague pour la route :
-Papa, quand je suis né, qui m’a donné son intelligence ? – Sans doute ta mère, fiston, parce que, moi, j’ai encore la mienne.

Nous sommes le 17 novembre et il est 7h 10. J’arrête ici ces éphémérides et vous souhaite un bon et beau vendredi à tous.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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